13 MAI 1972

13 Mai 1972, témoignages et des photos inédites. Un dossier « complet » sur la Françafrique etc…

 

Photo. R. Standley, Les flammes ont embrasé le ciel de la capitale ce 13 Mai 1972.

13 MAI 1972. Les jeunes lycéens Malgaches et les Accords de Coopération.

Les Lycéens. Dès le mois de décembre 1971, quelques jeunes des trois Lycées de la capitale (Galliéni, J. Ferry et J. Rabearivelo), se sont  entendus pour constituer le noyau du début. Par groupe de trois (un ou une représentante par établissement) et douze lycéens en tout, ces jeunes (de 16 à 21 ans) n’ont pas hésité à sillonner la ville et frapper à toutes les portes pour expliquer et  démontrer l’absurdité de ces « accords de coopération franco-malgache », qui freinent et rendent impossible le développement du pays (intelectuellement, économiquement …).

–  L’enseignement en français et le programme scolaire (primaire, secondaire et universitaire)  furent vigoureusement dénoncés, car  facteurs d’aliénation « mentale » selon  nos lycéens.

La présence massive de la France dans tous les domaines, publiques et privés -secteurs économiques et militaires- était ressentie comme une forme d’asservissement qui ne dit pas son nom. Bref, remontés et véritables « petits guerriers » révolutionnaires et idéologues, nos jeunes étaient encensés et respectés par la majorité . Paradoxe de la situation : ils étaient de surcroit « bien élevés » et « éduqués » (à la malgache). Jamais ils n’ont mis en avant leurs identités et ne le feront pas. A partir du mois d’avril (grèves et manifestations), et le seul que tout le monde connait -un étudiant (capacitaire) de la Faculté de Droit- était le « préposé au micro » pour animer les manifestants : Le chef du service d’ordre du mouvement. Une sorte de DJ à cette époque.

La presse (Gazety Hehy, Imongo, Basy vava, Sahy, Maresaka, Gazety vaovao…),  les associations, collectifs, comités, clubs et même les ministères les avaient reçus « gentiment ». Intrigués, les interlocuteurs adultes les écoutaient calmement. Le message était clair mais  ces derniers  n’accordaient guère de crédit et d’importance aux demandes et revendications de ces jeunes : « Ces accords qui nous lient à la F/ce doivent être « revus, eradiqués ». Vous les adultes,  pourriez vous nous aider, car un mouvement est en marche et demande l’adhésion et le soutien de tout le monde… ». Tous les établissements secondaires et autres lycées, techniques et professionels furent visités, sollicités. Deux délégués pour chaque établissement étaient désignés et ils feront partie de la  Grande Assemblée Générale des Etudiants (1ère Réunion à Ambohijatovo, l’actuel ministère des Sports).

Et les jeunes du debut, débordés par l’ampleur du succès, et l’enthousiasme général, ont fait appel à leurs ainés (Ankatso*, Befelatanana**) pour continuer ensemble la lutte. D’inquiétants personnages, des profiteurs et plus tard des traitres s’immiscèrent d’une manière insidieuse au sein de la Direction. Ils furent tout de même repérés mais c’était trop tard.

« Expliquer  et convaincre » tout le monde, avec des communiqués, des messages et tracts sans équivoque qui sonnent la Révolte de la jeunesse de la capitale. La Société Civile, les politiques (sauf le parti du pouvoir, le psd), les populations, les jeunes comme les adultes ont suivi et accepté les arguments. Tous ont finalement compris l’urgence des mesures à prendre pour couper les liens bilatéraux « économique, militaire… » avec la France. Un appel en faveur d’une prise de conscience citoyenne des malgaches, épris de justice et d’une vraie liberté.

Car l’indépendance (1960) n’est en réalité, pour ces jeunes audacieux, qu’une vitrine bien lisse et propre pour cacher les bases de la politique Françafricaine.

Qualifiée de « néo colonialisme »,  cette indépendance était effectivement « virtuelle », car des conditions et des « chantages » furent imposées aux malgaches (et les anciennes colonies africaines), ce sont les fameux « accords de coopération ».  Des accords abjetcs  et humiliants  (tena fanandevozana : véritable esclavagisme) qui conduisirent à la Révolte de Mai 1972.

Nosy Lava. Quatre (4) des douze lycéens du début furent arrêtés, avec environ deux cent autres délégués, lors de la réunion du 12 Mai au soir à Ankatso, et déportés à Nosy Lava. Le jour du 13 Mai, ils étaient ailleurs (Arivonimamo, Antsohihy, Analalava, Nosy Lava). De retour le 16 Mai au soir, les délégués déportés déclinaient chacun à tour de rôle leur identité… devant l’hotel de ville encore fumante.

Les pyromanes malgaches venaient de montrer leurs visages, hideux et criminels. Plus tard ils recommencèrent : Le Rova en 1995, puis le Palais d’Andafiavaratra. En  Janvier 2009, tous les magasins Tiko et Magro à travers le pays, des bâtiments publics, des magasins et locaux privés. En 2012 (Octobre-Novembre), dans le SUD de l’île lors de l’opération tandroka  » 21 villages composés de quelques 400 toits ont été anéantis par le feu. Les habitants ,  dont les bébés et les femmes enceintes ont été obligés de se réfugier dans la forêt... » tous brûlés par les contre révolutionnaires à la solde de L’ARGENT ROI… Ces traitres qui vendent nos terres et nos richesses aux étrangers, et à l’heure où nous écrivons (Mai 2014) ils sont toujours actifs. Vous les connaissez

 

*Réunion au mois de Février (Famille Rabenoro). Puis Avril 1972: L’AUPELF, ouAssociation Universitaire Partiellement ou Entièrement de Langue Française, tient ses assises à l’Université de Madagascar dont les étudiants déclenchent aussi leur grève

** Février 1972: Grève de l’Ecole de Médecine de Befelatanana à Antananarivo.

MCM de Paris le 13 Mai 2014.  

Forum Mouvance Ravalomanana.
Envoyé par: Fano (Adresse IP journalisée)
Date: ven. 23 mai 2014 10:57:30
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Ny 13 Mai tao Arivonimamo.

« Nifandimby niainga ireto fiaramanidina, misy aza niverina rehefa avy nanatitra ireo mpianatra (tany Antsohihy)… Fiaramanidina DC3 sy ny an’ireo miaramila.Ireo fiaramanidina kely ihany mantsy no zakan’ny « piste » ao Analalava ka mifindra « avion » ao Antsohihy… Nampiasaina tao koa ny an’i Tsiranana (Jet tsara tarehy izay)… Vazaha daholo ny mpitondra (pilotes).
Tokony teo aminy roa na telo ora teo (14h ou 15h) tsy dadidiko tsara : Efa lasa ny ankabezan’ireo mpianatra ka vitsy kely sisa no farany tao Arivonimamo. Malaina (sy matahotra !) ka ahemotra ny fihaingana sao mba miova ny toe-javatra.Teo aminy roa polo (une vingtaine) izany no niandry teo ivelany.
Tsy hay izay mitranga, ho ankaiza ireto fiaramanidina ary manao ahoana ny ao Iarivo. Tampoka tampoka teo dia namahana ny basiny avy ireo FRS… kay ry zareo mahazo vaovao avy ao Tanà (misy maty ny namany… kianjan’ny ny 13 Mai) ka tena romotra sy maimbo rà. Raha mbola gaga sy nivandravandra fotsiny ireo mpianatra (tsy mahalala n’inon’inona) dia tampoka be koa dia teo anolohana, nanelanelana ny zandary maro, tonga niaro ny mpianatra. Nahazo baiko malaky angamba ka nanao « barrage » dia ny zandary indray no nanatrika ireto FRS. Tena sary mihetsika. Ny tadidy, nolazain’ireo zandary taminy FRS : « Ankizy, zaza ireo… ». Nasain’ireo zandary nihiditra tany anaty trano… ka saika nihazakazaka mihintsy niakatra ny fiaramanidina. Io fiaramanidina farany io no nisy koa an’ilay mopera Rémy Ralibera, izay nalaina tany an-tranony tany. Asa raha mba misy afaka manamarina io tantara kely io. Asa ? Efa ela ihany sady efa manodidina ny enim-polo taona daholo ireo « ankizy sy zaza » tamin’izany fotoana izany ». Fano (MCM de Paris).

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Quelques dates et témoignages

 

– 1er Avril 1971 : Mouvement des populations du Sud, dirigé par Monja Jaona (Monima). Répression par la Gendarmerie… Un millier de morts.

– Décembre 1971 :  Début du Mouvement des trois grands Lycées de la Capitale (voir plus haut)

– Janvier : Grève de L’Ecole de Médecine de Befelatanana et début d’un mécontentement généralisé.

– 30 Janvier 1972 . Tsiranana est réelu président, avec 90% des suffrages.

– 6 Mars 1972 : Négociations Etudiants-Autorités (M Ramalanjaona Gabriel).  Grève partielle des étudiants de la Capitale.

– 8 Mars : Grève Générale des étudiants (Lycéens, collégiens) de la Capitale.

– Les étudiants d’Ankatso rejoignent le Mouvement.

– Le Préfet d’Antananarivo, M Radavindrason, ferme l’Ecole de Médecine-Pharmacie  de Befelatanana. Les pensionnaires renvoyés.

– Réunions diverses des étudiants à Ankatso, Antsahamanitra, Entretien avec des responsables étatiques pour trouver des solutions. Avec le ministre de la Santé, M. Ramangasoavina, le 23 Mars.

– Le ministre de la Défense français, M. Michel Debré,  s’invite les 24 et 25 Mars à Antananarivo.

– Réunion le 4 Avril de quelques  délégués des établissements de la Capitale à Antsahamanitra.

– La Grève générale continue, et les étudiants de Befelatanana, durant le mois d’Avril, manifestent tous les jours.

– Le 22 Avril, le Mouvement se durcit et le 24 Avril tous les établissements, sans exception, même privés, catholiques, protestants… y participent.

– Le mardi 24 Avril, les étudiants décident de manifester en dehors de leurs établissements. La première grande manifestation en plein air avait lieu dans le jardin d’Ambohijatovo. Les pompiers arrosaient les manifestants, tandis que les éléments armés (FRS) encerclaient Ambohijatovo. Puis  marche jusqu’à la Gare de Soarano, et ce fut la Première aussi.

– Le mercredi 25 Avril : La première grade marche des étudiants. Départ à la gare de Soarano et arrivée dans le stade d’Alarobian’Amboniloha. Apparition des banderolles, telles que «  Où en est la démocratie dans l’Enseignement, Aoka hanjaka ny rariny sy ny hitsiny, union force… ». Très très grande manifestation, et à l’arrivée dans le stade d’Alarobia… la présence du ministre Botokeky. Discours du ministre et présentation des révendications et doléances des jeunes. Tensions et huées. Du côté des manifestants et publiquement les demandes sont directes… « Rejet total, donc arrêt des accords de Coopération entre la France et Madagascar ». M. Botokeky « Inona ao anatin’ny accord de Coopération no tianareo ovana ? ». Huées des manifestants car on demandait « l’Indépendance totale, sans main mise de la France sur les affaires malgaches.

Dia nirava maina. Fin de la manifestation. Nulle solution, car chaque partie ne voulait pas céder.

Les partis politiques emboitent le pas et soutiennent le Mouvement : Akfm (Henri Andrianasolo), l’UDECMA (Randriamarosata Solo), etc..

– Le samedi 29 Avril : Grande Réunion à Ankatso (Stade). Tous les étudiants de Fianarantsoa et d’Antsirabe rejoignent le Mouvement (grève générale).

– 1er Mai : Investiture de Tsiranana.

–  2 Mai : Grève générale des étudiants à Ambatolampy, Ambositra, Ambalavao, Miarinarivo. Heurts violents à Ambalavao entre policiers et jeunes manifestants, devant le CEG. Quelques jeunes filles étaient blessées.

– Le mercredi 3 Mai : Grève générale suivie par les étudiants de Toamasina, Mananjary, Ifanadiana, Amlbihimahasoa, Fandriana, et dans le calme.

– Le jeudi 4 Mai, la ville de Majunga rejoint le Mouvement.

–  Le vendredi 5 Mai. Appels en boucle -sur les ondes- du ministre Johasy pour que cesse immédiatement les grèves des étudiants. Le président Tsiranana se repose à Ranomafana (Ifanadiana).

– Le samedi 6 Mai : Réunion à la place de la Goulette des deux parties, les délégués des étudiants et le ministre Johasy de l’Intérieur (lehibean’ny Ati-tany). Réunion qui s’est soldée par un échec. Les étudiants n’ont pas cédé.

– Toujours le 6 Mai, Grande Marche pour rejoindre le Stade d’Ankatso (30 000 manifestants environ). Les parents étaient conviés. Une manifestation de Deuil -décés d’un manifestant à Ambalavao- sans autre précision sur le nom du défunt. En fait il était malade mais pas encore décedé.

– Le dimanche 7 Mai, Botokeky est de nouveau nommé ministre de l’Enseignement. Ce qui provoqua la colère des étudiants.

– Le Lundi 8 Mai : L’annonce officielle de la mort d’un collégien-manifestant. Décès à Ambalavao de Modeste Randrianarisoa, âgé de 17 ans et 1/2. Arrêté le 2 Mai par la Police avec quatre camarades, il fut victime de coups et blessures de la part des policiers mais relaché, il pouvait rentrer chez lui. Le 7 Mai, fièvre et choc psychologique sans doute. Car ce jour là trois policiers sont venus le voir (malgré le refus de la famille)  pour l’interroger, au sujet des manifestations. Décès le 8 mai, et autopsie le 9 Mai. Constat Médical de décés « Forme maligne de la Fièvre ». Acte de décés « permis d’inhumer » car décés qui n’est pas causé par une maladie « transmissible ». Et le corps DOIT ETRE ENTERRE TRES VITE… « Tsy maintsy alevina anio talata 9 Mey eto Ambalavao » (Autorités).

– Le 11 Mai : Discours de Tsiranana « Remaniement gouvernemental après la nouvelle constitution, en cours d’élaboration ». Le parti Psd demande à tous les étudiants de réintegrer leurs écoles, car les examens approchent. Mais la grève s’intensifie dans toute l’île.

–  Le 12 Mai : Réunion politique, le parti PSD d’Antananarivo et d’Ambohimanarina exhorte les grévistes à cesser le Mouvement, et pour la Securité de la Nation demande aux autorités de prendre leurs responsabilités  dans ce sens « dia hanatrika ny adidiny hampitandro ny filaminam-bahoaka amin’izay ny fanjakana ».

– Le 12 Mai : Grève des collégiens de Maevatanana.  Ceux de Marovoay et Tsaratanana les ont précedés.

Anecdote : Toujours ce jour là  (vendredi 12 Mai), la population de la Capitale était de très mauvaise humeur. L’angoisse des parents concernant l’avenir de leurs enfants. Et puis la veille un Match de rugby avait opposé l’équipe de Dijon aux internationaux malgaches. L’arbitre étant français, d’où la lourde défaite des locaux (10-0)… selon tout le monde.

Le soir du 12 Mai : Réunion exceptionnelle à Ankatso car les sujets à traiter sont nombreux. Dont la préparation de la grande marche prévue pour le lendemain. Chaque collège, lycée, école, faculté avait envoyé leurs délégués (2 de chaque).

– Le 13 Mai : Vers 1 heure et 1/2 du matin et en pleine réunion, un étudiant pris de panique annonçait « Ankatso est encerclé par des éléments armés, des FRS, des gendarmes, policiers… ».

Au courant de leur venue, nous les attendons avec appréhension. Une entrée fracassante, presque barbare des Forces de l’ordre… Nous demandant de se coucher (par terre) avant de nous demander de s’asseoir en vue de dresser un procés verbal, établi par plusieurs policiers en civil : Nom, date et lieu de naissance, établissement… etc…

Puis dans la nuit noire, embarqués dans des voitures militaires, nous avons chanté pour conjurer nos peurs, avec deux FRS armés dans chaque voiture, inutile de faire le « héros » pour une évasion « rêvée ».

A Nosy Lava, plus de FRS ni gendarmes, les requins « de vrais » gardaient les lieux tout autour, et sur nos bateaux à l’aller comme au retour, nous les avons croisés.

– Le mardi 16 Mai. Retour de tous les exilés de Nosy Lava. 10 avions militaires et civils étaient mobilisés pour les ramener, et envoyés à Antsohihy et à Analalava. Et d’Ivato à Tana, il a fallu 25 cars…  Arrivée vers 20h devant l’Hotel de Ville (en ruines).

MCM de Paris. 13 Mai 2015.

 

En conclusion.  D’un 13 mai à l’autre

13 mai 12:49, par sorajavona

 

« 1972 est un mouvement à part qui ne peut être assimilé à ceux de 1991, 2002 ou 2009 sauf à travestir les réalités des époques par des analyses aussi simplistes que paresseuses. Ce qui distingue déjà ce mouvement de mai est le rôle marginal joué par les politiques professionnels.

Le contexte néocolonial est également un élément de différenciation. L’armée française campait dans nos murs. Les conseillers techniques français pullulaient dans les ministères. Et le massacre de nos compatriotes du sud en 1971 était encore brûlant dans les mémoires. Il n’était nullement question pour les meneurs de 1972 de prise de pouvoir. Il s’agissait surtout de mettre fin à un système qui ne laissait aucune perspective à la majorité des malgaches. Ce qui s’ensuivit est de la responsabilité des politiciens qui se sont succedés aux commandes de l’Etat et non de ceux qui se sont révoltés contre un système inique et aliénant ». Sorajavona. Forum-M/car Tribune.

Il y a 40 ans: Le Président Tsiranana balayé par les événements de Mai 72

par Richard Claude Ratovonarivo | 09/05/2012

(MADA.pro) Pour la première fois depuis d’indépendance de Madagascar en 1960, la Grande Ile est secouée en mai 1972 par un mouvement de contestation populaire de grande envergure. Récit sur les six jours qui ébranlèrent le gouvernement Tsiranana.

20 heures, ce vendredi 12 mai 1972. Les pelouses du campus d’Antananarivo se sont vidées. Les lampadaires diffusent une lumière blafarde. Les étudiants qui logent sur place ont rejoint la cité universitaire. Et comme chaque nuit, le comité de grève va se réunir; Il s’agit de préparer sérieusement la manifestation du lendemain avec les travailleurs qui intervient après trois semaines de grève des élèves et étudiants d’Antananarivo.

PLUS DE 400 ETUDIANTS AU BAGNE DE NOSY LAVA

Minuit. Le campus dort. De temps à autre, le gardien qui veille à l’entrée du grand domaine, sort de son poste, tout emmitouflé et tire la barrière pour laisser le passage à une voiture qui ramène à la cité quelques étudiants qui ont passé la soirée en ville. Tout est calme, trop calme. En cinq minutes tout va changer. Personne, pas même le gardien, n’a prêté attention à un bruit de moteurs qui transperce le silence, le vacarme s’amplifie. La route qui monte au campus est couverte d’une longue file de véhicules. Et le gardien qui sort pour tirer la barrière, sollicité par un appel de phare, ne réalise pas. Un camion militaire lui passe sous le nez, puis deux, puis dix, puis trente… Des policiers du corps urbain occupent le poste de garde. Des gendarmes casqués, en tenue de combat, sautent des camions, des FRS (forces républicaines de sécurité), têtes noires et brillantes, pistolets- mitrailleurs à la bretelle ferment les issues. Des voitures banalisées, chargées d’inspecteurs de la police, foncent vers la cité universitaire. La grande rafle commence. « Police, ouvrez ». Pendant deux heures, des coups de poing frappés aux portes des chambres vont ponctuer cette phrase. Certains étudiants parviendront à s’enfuir, mais beaucoup seront arrêtés. Quand le jour se lève sur la journée du 13 mai, plus de 400 étudiants – certains ont été arrêtés en ville – entassés dans des camions sont emmenés vers Arivonimamo. Ce ne sera qu’une étape vers le bagne politique de Nosy Lava.

Dans la nuit, le téléphone a fonctionné. Le directeur d’Air Madagascar a été réveillé par un coup de fil du ministère de l’Intérieur: sur ordre du gouvernement, une partie de la flotte aérienne civile est réquisitionnée pour une mission spéciale. Sans savoir exactement de quoi il retourne, on se doute bien à Air Mad que les voyageurs seront d’un genre particulier.

UNE MESURE SANS EFFET SUR LES GREVISTES

Dans la ville, au petit matin, la nouvelle des arrestations s’est déjà répandue, confirmée d’ailleurs par les premiers bulletins d’information de Radio Madagascar. Le communiqué du ministre de l’Intérieur, Barthélémy Johasy, est sans mystère: les cerveaux de la grève sont neutralisés, déclare le communiqué. Les meneurs seront livrés en temps opportun à la justice pour répondre de leurs crimes. La suite du communiqué coule de source : « La grève étant terminée et l’ordre rétabli, les cours pourront reprendre dès lundi en province et à une date qui sera précisée ultérieurement dans les établissements d’Antananarivo ».

Cette mesure d’autorité n’aura cependant pas sur les grévistes l’effet qu’escomptait le ministre Johasy. Dès huit heures le matin, par groupes compacts, des lycéens, des étudiants, des travailleurs, se dirigent vers l’avenue de l’indépendance. C’est un mouvement spontané. Les mots d’ordre donnés la veille fixaient le rendez-vous à 14 heures. La colère gronde. La nouvelle des arrestations et le communiqué diffusé à la radio ont servi d’agent recruteur. Puisque le campus est fermé, on va tout naturellement vers l’avenue de l’indépendance. Les forces de l’ordre sont d’ailleurs au rendez-vous. A 10 heures, ils seront quelques milliers de manifestants rassemblés devant l’hôtel de ville. Les gendarmes casqués ont pris position en travers de l’avenue, face aux bureaux d’Air Madagascar. Les FRS occupent la cour intérieure de l’hôtel de ville. On sent qu’il va se passer quelque chose. Du côté des manifestants, comme du côté des forces de l’ordre, on a beaucoup de mal à cacher une certaine nervosité. Les grévistes décident d’occuper la place jusqu’à l’après-midi, jusqu’à l’heure fixée du grand meeting étudiants- travailleurs.

C’est un peu après dix heures que tout commence. Les manifestants s’en prennent à un car de police et le renversent. Les FRS invitent les manifestants à se disperser sans succès. Et à 10 h 15, ils reçoivent l’ordre d’utiliser les gaz lacrymogènes. En hâte, les manifestants confectionnent des masques de tissu humides pour se protéger contre l’action des gaz. Les premières grenades éclatent à 10 h 45. Le signal de la violence est donné.

DES MORTS, DES BLESSES, BEAUCOUP DE SANG

Le car de police renversé trois quarts ‘d’heure plus tôt est incendié. Les manifestants mettent également le feu au podium du rallye Agip édifié devant l’hôtel de ville. Cependant, la foule dans son ensemble reste étonnamment calme. Vers 11 h, les FRS sont lâchés. Ils ne se contentent plus de balancer des grenades lacrymogènes. Cette fois, ils tirent. Des rafales de mitraillettes crépitent autour de l’hôtel de ville. C’est la tuerie. Des dizaines de manifestants restent couchés au sol. Des vitrines de magasins bordant l’avenue s’effondrent. De grenades de « dissuasion » éclatent. Des cocktails Molotov lancés par des manifestants explosent dans les jambes des FRS. Des morts, des blessés, beaucoup de sang. Certains magasins sont transformés en infirmerie de fortune. Des ambulances arrivent. Des voitures particulières sont réquisitionnées pour transporter les blessés vers les hôpitaux. La foule entonne l’hymne national. Les gendarmes, toujours déployés en travers de l’avenue, n’ont pas bougé.

Pendant toute la matinée, en l’absence du président Tsiranana, en cure à Ranomafana, Victor Miadana, ministre des Finances, préside un conseil de cabinet qui décide la création d’une commission technique d’étude permanente de 72 membres – représentants du gouvernement, des enseignants et des enseignés – sur les problèmes de l’enseignement.

Sur l’avenue de l’indépendance, vers midi, les violences continuent. On ramasse les blessés et les morts. Les policiers procèdent à de nouvelles arrestations. Des manifestants arrachent les pancartes « place Philibert Tsiranana » plantée devant l’hôtel de ville et donnent au lieu un nouveau nom de baptême: « place du 13 mai ».

Les victimes de la fusillade affluent à l’hôpital de Befelatanana et à l’hôpital Girard et Robic. A Befelatanana, vers 13 h, des FRS paniqués ouvrent le feu sur les personnes stationnées devant le service des urgences.

En fin de matinée, quelque 500 jeunes gens ont quitté l’avenue de l’indépendance et ont foncé en courant vers l’immeuble de la radio à Anosy. Malgré la présence des forces de l’ordre et quelques affrontements mineurs, les manifestants causeront de sérieux dégâts aux vitres de l’immeuble.

DES MANIFESTANTS, REGROUPES EN COMMANDOS, VONT PARCOURIR LA VILLE

Dans l’après-midi, de nouveaux coups de feu seront tirés sur l’avenue de l’indépendance. Des voitures seront incendiées et des manifestants, regroupés en commandos, vont parcourir la ville. Des manifestations ont lieu devant divers édifices publics, bris de vitres, véhicules incendiés, etc.

Vers 17 h, un incendie s’est déclaré dans les locaux abritant l’atelier de composition et les bureaux du quotidien Courrier de Madagascar. Une bouteille d’essence enflammée est lancée par les manifestants dans les ateliers. En cinq minutes, l’immeuble entier est la proie des flammes. Les rotatives et le groupe technique de fabrication des plaques offset, situé dans un immeuble voisin seront épargnés. L’incendie se propage à trois pavillons du marché du Zoma. Deux camions-citernes de pompiers qui se rendent sur les lieux du sinistre sont interceptées par les manifestants et incendiées. Pour lutter contre la fournaise, les sapeurs-pompiers d’Antananarivo ne vont pouvoir mettre en batterie qu’une seule lance à incendie. Les bureaux, les archives, l’atelier de composition et les linotypes duCourrier de Madagascar sont détruits à 100 %.

Tenu au courant heure par heure de l’évolution de la situation, le président Tsiranana quitte précipitamment Ranomafana en début d’après-midi pour regagner Antananarivo.

DISCOURS HYSTERIQUE DU PRESIDENT TSIRANANA

Dans le courant de l’après-midi, le président Tsiranana, de retour à Antananarivo, décrète « l’état de nécessité ». Il faudra attendre 19 h 30 et un communiqué diffusé par les ondes de Radio Madagascar pour connaître l’existence d’un couvre-feu qui entre théoriquement en vigueur à 20 h. Le communiqué précise que toute personne circulant dans les rues entre 20 h et 6 h du matin « sera passée par les armes sans sommation ». Ce soir-là, les consignes de couvre-feu ne seront pas appliquées effectivement avant 23 h. Des FRS sillonnent la ville sur des autos équipées de mitrailleuses.

Malgré le couvre-feu, de nouveaux coups de feu seront entendus dans la nuit dans le secteur d’Isotry.

Saoulés de sang et de feu, les habitants d’Antananarivo s’endorment difficilement ce soir du 13 mai. Ils ont encore dans les oreilles le discours hystérique prononcé le soir même par le président de la République sur les antennes de Radio Madagascar. Les menaces n’ont aucun effet. Les enfants sont prisonniers à Nosy Lava et le régime a déjà beaucoup trop de sang sur les mains.

Dimanche matin 14 mai, c’est un peu la trêve: les touristes, appareils-photo ou caméras au poing, sont nombreux avenue de l’indépendance et devant le Courrier de Madagascar. On filme les carcasses des voitures calcinées, les murs en ruines du plus grand quotidien malgache…

Les forces de l’ordre sont invisibles. La veille, déjà, plusieurs FRS ont été victimes de règlements de compte. L’après-midi, un commando de jeunes attaque l’hôtel de ville et y met le feu. Cette demi-trêve ne prépare que mieux la journée de grève générale prévue pour le lendemain.

La radio annonce dans l’après-midi la démission de Laurent Botokeky, ministre des Affaires culturelles. Il est aussitôt remplacé par Norbert Ranohavimanana, un technicien de l’enseignement, dont la nomination devrait satisfaire les étudiants.

Le soir, les communiqués concernant le couvre-feu parlent de « sommation d’usage ». La veille, on menaçait encore de passer par les armes sans sommation toutes personnes circulant dans les rues entre 20 h et 6 h le matin.

Le ton a changé du côté du gouvernement qui a décidé de rendre à leurs familles tous les jeunes de moins de 18 ans arrêtés au cours de la nuit du 12 au 13 mai.

LA GREVE GENERALE PARALYSE LA CAPITALE DURANT UNE SEMAINE

Mais toutes ces mesures décidées in extremis par un gouvernement aux abois ne changent rien: le lundi 15 mai, Antananarivo sera paralysée par une grève générale.

Le rendez-vous manqué de samedi après-midi a lieu le lundi 15 mai. Et pour de bon, la grève générale est effective.

Elle paralyse la capitale durant toute la semaine. Très tôt dans la matinée, l’avenue de l’indépendance est le théâtre de ce rendez-vous. La manifestation est pacifique. La plupart des boutiques du Zoma sont fermées et les magasins de l’avenue de l’indépendance ont leurs portes closes. Cette journée du lundi sera celle des parents venus manifester dans le calme. Très vite, le cortège qui s’est formé au centre de la ville converge vers les rues qui conduisent au palais d’Andafiavaratra où les membres du gouvernement sont réunis.

Cette journée du lundi sera émaillée par plusieurs incidents très graves. Des rafales sont tirées par les FRS à l’entrée de la route qui mène au campus universitaire. On tire également avenue de l’indépendance. L’hôtel de ville continue de brûler. Et tout près du lycée Jules Ferry, des incidents ont lieu.

Quand le cardinal Jérôme Rakotomalala arrive place de l’hôtel de ville, il a fort à faire pour calmer la foule dont la vindicte populaire est dirigée vers les FRS, tenus responsables du déclenchement des fusillades de samedi. On sait depuis la matinée que les étudiants déportés à Nosy lava seront libérés. La foule, estimée à quelque 50 000 personnes, attend. Le couvre-feu est repoussé à 23 h. Les chefs des quatre grandes communautés religieuses de Madagascar (catholique, anglicane, et les deux communautés protestantes) ont lancé un appel au calme.

TOUS SONT IMMOBILES, LE POING TENDU

L’incendie de l’hôtel de ville draine au centre de la cité un nombre impressionnant de badauds. L’annonce de l’arrivée à l’aéroport d’Ivato de douze étudiants apparaît comme une première mesure salutaire décidée par le gouvernement. L’attente commence. Vers 23 h, cette attente est récompensée: les « douze » sont là et la foule, évaluée à plusieurs milliers de personnes, se lève en silence pour accueillir les camarades étudiants. L’hymne national est entonné à la mémoire des disparus et une minute de silence est observée. Tous sont immobiles, le poing tendu. Une étudiante présente les douze étudiants. Quelques-uns prennent la parole pour annoncer qu’ils veulent repartir dès le lendemain pour Analalava, rejoindre leurs camarades.

Dès l’après-midi du mardi, le tiers des exilés est de retour à Ivato. Le nouveau gouverneur militaire de la province d’Antananarivo, Gilles Andriamahazo, dont la nomination date de la veille, ainsi que le nouveau ministre des Affaires culturelles, Norbert Ranohavimanana, de même que le chef de la province, Jean-Jacques Rakotoniaina, sont là pour accueillir les déportés qui, à leur arrivée, subissent un examen médical. A 18 h, tous les étudiants exilés à Nosy lava auxquels il faut ajouter une dizaine d’adultes, arrivent place de l’hôtel de ville.

Il est près de 20 h. Vingt-cinq « taxi-brousse » remontent l’avenue de l’indépendance pendant que la foule, imperturbable, lève le bras dans un silence impressionnant. Pour saluer le retour des déportés de Nosy Lava.

Les 375 exilés de Nosy lava se rendent alors vers le podium, situé juste en face de l’hôtel de ville. Ils saluent l’assistance en levant le bras droit. Coiffés de chapeaux de paille pour qu’on les reconnaisse facilement, ils ne passent pas inaperçus. Tout près d’eux, les autorités ecclésiastiques et l’autorité militaire. L’hymne national, une fois de plus, est repris par la foule tout entière. L’instant est solennel. Le discours du président Tsiranana diffusé dans la soirée n’aura eu que peu d’effet. Le président a mis la jeunesse en garde contre les dangers du « rongony », le chanvre malgache. La réalité, ce soir, était ailleurs. Et les imprécations du président apparaissent alors bien vaines. Selon le chef de l’Etat, le « rongony » serait, ni plus ni moins, la cause de tous les maux. Ceux qui attendaient les déportés de Nosy lava étaient loin de le penser. Et ce discours, le dernier avant la déclaration historique du jeudi 18 mai, prouvera s’il en était encore besoin, à quel point le président vivait en marge des réalités du pays.

«OTEZ LES MARIONNETTES DU POUVOIR»

La nouvelle la plus importante, mercredi, est l’ouverture de l’université. C’est l’une des conditions posées par les étudiants pour la reprise du dialogue. Au palais présidentiel d’Andafiavaratra, les allées et venues vont bon train. Une décision importante, selon les observateurs, est attendue. Elle n’interviendra que jeudi. Tsiranana reste muet. On réclame des « hommes nouveaux ». Le « comité des droits de l’homme » demande que « pour symboliser l’unité nationale », tous ceux qui ont été tués à Antananarivo au cours des événements soient enterrés dans un même caveau au parc d’Ambohijatovo, là où s’est tenue la première réunion des étudiants ». Ce même comité demande également que« tous ceux qui ont été arrêtés au cours des événements intervenus depuis le 1er avril 1971 soient relâchés et traduits en justice si des charges sont retenus contre eux ». Ce même comité rappelle que de nombreuses personnes sont encore en prison depuis un an sans qu’aucun jugement ne soit intervenu.

On apprend que, durant cette même journée de mardi, deux personnalités avaient été relâchées. Il s’agit du RP Rémy Ralibera, responsable des émissions catholiques à la radio malgache, et du directeur du Secours catholique, Odon Rafenoarisoa.

Le mercredi 17 mai, un nouveau rassemblement a lieu place de l’hôtel de ville. Les étudiants et leurs aînés se sont rassemblés pour discuter non seulement de l’amélioration de l’enseignement dans la Grande Ile mais également des réformes sociales et politiques à entreprendre dans tout le pays.

La radio nationale diffuse des chants religieux en l’honneur des victimes de la journée de samedi. Les parents des victimes assistent, ce même jour, à des services religieux, et accompagnent les disparus au tombeau familial, situé souvent sur les terres ancestrales tout autour d’Antananarivo.

Des pancartes sont brandies place de l’hôtel de ville. On y lit : « Etudiants et travailleurs luttent ensemble pour que les accords de coopération (avec la France, ndlr) tombent en ruine comme l’hôtel de ville » ; « Otez les marionnettes du pouvoir » ; « Madagascar aux Malgaches ». Un membre du comité de grève lit un communiqué du SNES (Syndicat national français de l’enseignement) selon lequel les Français résidant à Madagascar, bouleversés par les événements actuels, partagent les deuils de la population, et estiment nécessaires la révision de la position de la coopération, et la non intervention des forces françaises.

Une rencontre, prévue à 16 h au campus universitaire, entre le nouveau ministre des Affaires culturelles, les délégués des étudiants et des syndicats d’enseignement, est reportée à jeudi.

«LA FRANCE N’INTERVIENDRA PAS DANS LA CRISE INTERNE DE MADAGASCAR»

Ce même jour, le nouveau porte-parole du gouvernement français déclare que le conseil des ministres a convenu que « le gouvernement français n’intervient pas ni n’interviendra dans la crise interne de Madagascar ». La grève continue. C’est ce que déclare un communiqué du « congrès national malgache » qui réunit les délégués des étudiants et des travailleurs. Selon ce communiqué, « la fonction publique et ses délégués confirment leur solidarité totale avec le mouvement contestataire et déclare prolonger la grève jusqu’à complète satisfaction ».

Jeudi 18 mai, la foule est toujours massée sur l’avenue de l’indépendance, devant l’hôtel de ville. A l’issue d’un conseil de gouvernement qui s’est réuni le matin même au palais d’Andafiavaratra, le président Tsiranana a recommandé aux députés et aux sénateurs « d’adopter dans l’après-midi même » la reforme constitutionnelle créant le poste de premier ministre, troisième personnage de l’Etat.

Dans l’après-midi, la grève générale se poursuit. La foule massée devant l’hôtel de ville s’apprête à monter vers le palais présidentiel. Mais toutes les cinq minutes, la radio nationale exhorte ses auditeurs à la patience. « Ne quittez pas l’écoute, une nouvelle de la plus haute importance va être diffusée d’une minute à l’autre ». La foule reste massée devant l’hôtel de ville. L’ambassade de France sera la première informée de la décision présidentielle de confier les pleins pouvoirs au Général de division Gabriel Ramanantsoa, ce qui permet à l’Agence France Presse d’annoncer aux auditeurs français avant même que les Malgaches ne soient au courant, la nouvelle.

LES MANIFESTANTS JUCHENT LE GENERAL RAMANANTSOA SUR LEURS EPAULES

A 14 h 45, un camion militaire se fraie difficilement un chemin à travers la masse des manifestants. Un officier annonce la prise du pouvoir par le général Ramanantsoa. C’est du délire sur l’avenue de l’indépendance. Mais les leaders temporisent. « Attendons confirmation » disent-ils. Une demi-heure plus tard, le général Ramanantsoa descend du palais présidentiel. Il est arraché de sa voiture par les manifestants qui le juchent sur leurs épaules. Le général soulève sa casquette, un peu ahuri de ce qui lui arrive, salue la foule. Il arrive tant bien que mal, dans la liesse populaire et le délire général. Jusqu’au podium où il parle en employant les termes qu’il utilisera lors de sa déclaration radiodiffusée du soir même.

Vers 16 h 15, le Président Tsiranana s’adresse au pays sur les ondes de Radio Madagascar.« Je donne,dit-il, pleins pouvoirs au général de division Ramanantsoa pour diriger le pays et je le charge de former le nouveau gouvernement ».

A 19 h, le nouveau chef du gouvernement s’adresse au pays: « Le Président de la République m’a donné les pleins pouvoirs… Pour le bien du pays, la vie politique sera mise en sommeil… Je vais constituer un gouvernement apolitique de militaires et de techniciens… ». Mada-pro

A Tout Jamais la place gardera le nom du 13 MAI.

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Hotel de Ville avant 72

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2015.

Mai 2015. Ils sont toujours sur place… les militaires français.

Mille commandos s’entraînent à Antsiranana

Les forces armées françaises marquent de plus en plus de terrain à Madagascar. De plus en plus présentes au pays depuis la Transition, elles entament un appui sur l’entrainement des forces armées des pays membres de la Commission de l’Océan Indien à Antsiranana.

La manœuvre militaire, baptisée « DIANA 2015 », sous la houlette des forces armées françaises se déroulera le jeudi 21 mai au mardi 26 mai prochain à Antsiranana. Selon les informations fournies par l’Etat-major général de l’armée malgache, 1000 soldats, dont la plupart sont des commandos, s’entraînent durant cette période sous la direction de l’armée française. « Le but majeur de l’exercice est l’entrainement des troupes des Forces Armées Malagasy et des militaires des l’Océan Indien à la conduite d’un engagement interallié commun et renforcer la reprise de la coopération opérationnelle de Madagascar avec les pays de la région » annonce l’Etat-major général de l’armée malagasy. Il s’agit d’ « entraîner les militaires à agir dans le cadre d’une opération d’entrée en premier de moyenne intensité et de renforcer la capacité opérationnelle de nos militaires à agir dans une opération interarmée et interalliée de maintien de la paix », poursuit la missive de l’Etat-major de l’armée.
La France marque alors son terrain dans l’Océan Indien à travers un projet pareil, surtout en matière de défense et de sécurité régionale. Elle met à sa disposition des militaires suffisamment entrainés et capables de se déployer pour servir dans des missions spécialisées dans la région, particulièrement au service des intérêts français. Et le choix des corps militaires qui participent à cet exercice était réfléchi. Pour Madagascar, les corps d’élite de l’armée figurent dans la première liste des participants, notamment les commandos parachutistes du 1er RFI Ivato, les commandos fusiliers marins du 2ème RFI d’Antsirananana, ainsi que des éléments spécialisés du 1er régiment de la région militaire n°7 d’Antsiranana. Pour les Comores et l’île Maurice, des troupes d’élites des éléments terrestres participeront à cette manœuvre. La France quant à elle dépêche des commandos d’élites membres de la légion étrangère, aguerris dans les missions d’interventions spécialisées dans les zones à conflits. Des moyens militaires terrestres, maritimes et aériens de ces armées participeront également à cet exercice.

La Nation.

Et ils continuent…

Jean Ravelonarivo partira en France

Après la visite privée en territoire française du président de la République, on sait également que le Premier ministre se rendra lui aussi en France d’ici la fin de ce mois de mai. Cette visite à l’hexagone serait déjà prévue dans l’agenda du Premier ministre malgache depuis quelques temps et n’aurait pas l’air d’un voyage hâtif. Cette visite serait l’occasion, a-t-on entendu, pour Jean Ravelonarivo d’établir des contacts auprès de personnalités influentes françaises dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale entre les deux pays.

L’ambassadeur français, François Goldblatt, a affirmé sur son compte twitter, les réformes menées par le Premier ministre malgache, surtout dans le cadre de la lutte contre la corruption. Les ambassadeurs étrangers dans le pays, eux aussi, ont déjà marqué le soutien de leur pays respectif auprès du Premier ministre malgache, lors d’une séance de travail organisée, il y avait quelques mois, au Palais de Mahazoarivo. Jean Ravelonarivo avait annoncé urbi et orbi sa volonté de mener les réformes surtout au niveau de l’Administration publique, notamment à la douane, à la police et à la gendarmerie nationale ainsi qu’à la magistrature. Les ministres auront alors 100 jours pour démontrer leur efficacité dans le cadre de cette vision du régime. Les premiers indicateurs devront être vérifiables au bout de ce délai au niveau de chaque secteur ministériel. La Nation (20 mai 2015)

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 Ne nous voilons pas la face « Madagascar et la France » en 2015?

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La communauté française « karana »

gujarat Indiens

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Ny filoha P. Tsiranana. Kabary ny andron’ny 13 Mai hariva (Radio Nationale) :

« … Izaho malahelo dia malahelo ireo maty ireo : Malagasy ray, malagasy reny. Mampalahelo ahy na ny mpanao grevy na ny miaramila, na ny polisy maty. Izao, samy misy maty jiaby noho ny hadalan’ireo « meneurs de grèves » na ireo mpitarika ny grevy ireo »… »Tandremo! Tandremo ! Tandremo Izany no anatra an’ahy »… « Ny fanjakana tsy mbola hampiasa « armes ». Fa raha ilainareo izany na olona 2000 aza, matinay indray mandeha e ! Na 2000, na 3000 indray mandeha… tssak ! maty iny… tssak !maty iny. Raha afaka eo, na dimy arivo, na enina arivo, na zato arivo ianareo tratra eo, dia… tssak ! … tssak !… Tapitra ianareo jiaby, raha izany no tadiavinareo »… « Ka anatra farany ny ahy ity :… aza manaraka ny hadalan’ny olona e ! Koa mitandrema e ! Izany ! Efa maro amin’ireo no tratra. Efa misy lasa any Nosy-Lava any araka ny henoko… Avy any Ranomafana aho, tonga androany eto amin’ny kapitalintsika, mba hilaza aminareo : Mialà amin’ity « raha » tsy manjary ity… Mitandrema » (p.54. Mey 1972, Raharizafy Rémi). sy Gazety HEHY laharana faha-2271 nivoaka ny talata 16 Mey. Tsiahivina fa ny 1er Avril 1971, izay fiantsiana notarihin’ Monja Jaona, dia  nahatratra 900-1000 no maty (chiffre-Monima) novonoin’ireo Zandary tany Atsimo.

L’Hotel de ville d’Antananarivo avant le 13 Mai.

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Les photos inédites des événements du 13 Mai 1972 de Richard Standley.

 

Le photographe Richard Standley et safemme

R. Standley


Vona Ny Riana ‘(FB)
 Lava be tokoa ny tantara rehefa tenaidirana lalina. Tena liana te hahalala ny

tantaran’ny firenena iray manontolo raha
namaky ity. Mbola feno « suspense » be ka
mbola mety mampiroaroa saina. Mbola any
ve io raki-tsoratra io. Mila iverenana
matetika mantsy vao tena mipetraka.
Misaotra ny namoaka e.
Sombin-tantara tena anisan’ny goavana be eto amin’ny firenentsika ity ka zaraiko.

JR Ifalina . 28 Juin 2016.

TANTARA:1972 SY NY TAO AMBADIKANY(TOHINY):

Nisy hazakazaka niafina tao @y nanondidina an« Tsiranana ,indrindra fa izay nieritreritra ny handimby azy satria iangahirainy efa antitra no efa manomboka nanana olana ara-pahasalamana .
Dia nalefa tampoka tany France izy ny 1970 satria nisy aretina saika nahafaty azy..Teo dia efa mieritreritra izay hasolo azy ny mpikambana tao @y PSD,i Resampa aloha no efa pressenti saingy taloha kely nadehanan’i tsiranana tany France dia efa nisy fanamboarana tao antin’ny gvt ka ny ministre sans porte feuille Calvin Tsiebo no natao premier vice presidenta ary niarahany nitantanat@y ministra sasany ny vacance presidentielle…
Rehefa tafaverina i Tsiranana dia nisy korontana tao anatiny ka voampanga sy voalaza ho saika hanonagam-panjakana miaraka @y amerikana i Resampa Andre ka mnalefa natao residence surveillée tany Mantasoa vao sainte Marie avy eo..(tsy afaka tany raha tsy vita ny 13 mai 1972)…
Fa ny mikasika ny 13 mai manokana dia izao: izaho tsy hiverina ny mikasika iny fa izao fotsiny nolazaiko: ireo elite na intello teto M/kara izay nifandray t@reo mpikambana tao @y parti de gauche tany France no nivoy ilay hevitra hoe: governementa fantoche io an’i Tsiranana io satria mahaleo tena nefa mbola vazaha ihany no mibaiko , tahaka izany koa ny fianarana…tantaran’i France no betsaka hianaran’ny ankizy tany an-tsekoly tahaka ilay lesona malazanay fahizay hoe:

nos ancêtres les gaullois…sy ny fianarana ny geographie de France fa tsy ny geographie teto Mkara….
Dia nisy iny grevy nataon’ny mpianatra dokotera teo Befelatanana iny ka nitarika ny grevy tetoTana sy nanerana an’i M/kara…

Mikasika io hetsika io dia izao niarahana mahita izao ny voka-dratsiny satria lasa culture politique teto M/kara ny fitondrana vahoaka teny (1991-2oo2-2009)

rehefa nozohina anefa ilay hetsika t@y 1972 dia izao no tsapa…..ireo antoko politika nisy teto tahaka ny AKFM dia tsy hita nandray anjara t@reny, fa ry zareo mpikambana tao @ny MFM sy ireo intello nanana firehana de gauche no tena nitarika iny hetsika iny.. Ary ny tena tao ambadik’iny raharaha iny dia izao: ry zareo izay nanana na koa te handray an-tanana tanteraka ny economie teto no tena tao ambadika, izany hoe karazana tsy nisy iny hetsika lehibe iny raha tsy nisy ireo verouillage politique nataon’ny PSD sy Tsiranana mikaSIKA NY EXCLUSION NY TETO ANIVON-TANY TEO @ny fitantanana ny firenena sy ny ireo toerana tokony nomena ny intello malagasy..Fitaovana nentina nanararaotana hampidaraboka ny Fil Tsiranana ireny hoe olana niseho tao @y mpianatra ho dokotera sns ireny, slogan ireny hoe ho malgachiser-na ny fianarana..satria tsy mbola nisy akory plan executoire ireny doleance natao nandritra ny fivoriana nataon’ny KIM fahizany (komity iombonana’ny Mpitolona) fa dia tora-po no betsaka…teo no voafandrika ny gal Ramanantsoa raha nandray ny fitondrana satria ireo karazana fehi-kevitra nivoaka nandritra ny fivoriana nataon’ny KIM dia dia noterena araka izay azo natao nampidirina tao antin’ilay projet de société hampiharina mandritra ny 5 taona, raha tsorina dia mbola tsy voadinika tsara ny fomba hanatanterahana azy fa dia tery vay manta satria tsy nampoiizin’ny KIM sy ireo nitolona teny @ny 13 mai ny reaction nataon’ireo mpikambana tao @ny PSD eran’i Madagasikara..satria vao 2 volana nadraisana fitondran fotsiny ny gal Ramanantsoa dia efa nanomboka nanakorontana sy nitaona olona tsikelikely hikomy ry zareo…Dia natao ilay projet de société..ary ny tena loza dia izao..betsaka ireo gasy izay intello sy tompona entreprise no te hitantana ny economie @zay kanefa tsy dia afaka firy fa nobahanan’ireo compagnie vahiny tahaka ny compagnie marseillaise, compagnie lyonnaise, sy ireo entreprise sasany izay tantanin’ny vahiny..Betska koa anefa ny malagasy nampiasa vola betsaka t@reny entreprise ireny izany hoe actionnaire tao… Raha tsorina dia karazana valifaty politika iny 13 mai 1972 iny satria tsy nitondra na inona na inona akory hatreto….

Fa taloha io dia nahatsiaro tena naharary ry zareo tany atsimo vokatry ny exaction nataon’ireo chef de canton,sous prefet, ary indrindra ireo mpikambana sasany tao @y Psd ..dia nikomy notarihin’i Monja Jaona….dia iny niarahana nahita iny ny vokany….Ka rehefa voafidy ilay projet de sociétésy ny fijanonan’ny miaramila eo @ny fitondrana mandritra ny taona dia nifidy karazana assemblée nationale ny malagasy ka ny anarany dia natao hoe: FIPIEFA= fialn-kevim-pirenena entim-bahoka @y fampandrosoana …
I Fety Michel no filohany t@zany
Raha tsorina dia azo fintinina ny zavatra hita tao @lay projet de société:
– fanagasiana ny rafim-pampianarana teto Madagasikara,
– fandraisana an-tanana ny economie malagasy ka ny gasy no mitantana azy,
-fampandraisana anjara ny vahoka ny fampandrosoana ny faritra misy azy ka ny rafitra mianga avy @y fokonolona no hitantanana ny teo-karena malagasy (raha jerena kimaikamaika ilay izy dia karazana pseudo socialiste izany)
– fanavaozana ny accords de coopération malgacho-frantsay(anisan’izany ny fanesorana ny base militaire tany diego sy Ivato), fametrahana ny officier malagasy teo @ny lafiny teknika,
-fanafoanana ny karatra isan-dahy(tena namoa-doza fa lasa tsy nivaky loha niasa intsony ny olona sasany no sady tsy nisy vola intsony nampandehanana ny commune sns…)…..

..Ahitsiko ilay izy…Tsy ny volana desambra 1972 akory no natao ilay referendum fa ny volana octobre 1972..Fa raha vao nandeha ny propagande ka efa hita soritra fa handresy ny ENy dia efa nanomboka @zay ny karazana sabotaqge isa-karazany, ary anisan’izany ny doro-tanety saiky hita nanerana an’i Madagasikara…
Raha vao vita ny referendum ka lany ilay fanitsiana ny constitution sy ny projet de société dia efa hita taratra sahady fa efa nisy tsy fifankazahoana tao ny gvt ny gal Ramanantsoa…vokany+ volana desambra1972 dia raikitra ny korontana sy fandrohana mpihavy tany @ny province Toamasina, noroahina ireo merina mpihavy tany, ary anisan’ny may t@izany ny pharmacie an’i Razanamasy, ny hotel Myramar an’i Ludget Andrianjaka…Dia nilamindamin-dratsy iny avy teo…fa ny 1973 dia voatery tsy maintsy natao ny fanavaozana ny accord de cooperation tao @iFrance sy Madagasikara, ka ireto no zavatra 2 lehibe tena nisongadina ary lasa saika fototry ny gidraka rehetra:
nisintaka tao @y zone franc i Madagasikara , ary tsy miantsy niezahana ny nametraka ireo technicien sy elite malagasy teo @y fitondrana sy ny sehtatra hafa notantanin’ny frantsay, nogasiana ny progamme scolaire fa tsy natao niankina t@y programme scolaite tany France intsony, nesorina teny Ivato sy Diego ny tafika Frantsay. Mikasika io dia isaorana an’Andriamanitra t@y korontana teto Tana ny 13 mai 1972 fa ny vahoaka no nanosika ny gal Ramanantsoa handray ny fitondrana, fa raha toa ka nisy ny tentative de coup d’Etat nataon’ny tafika malagasy dia afaka niditra an-tsehatra niaro ny fil Tsiranana ny tafika Frantsay…Tahaka izay niseho tany Afrika…
Voatery io izany nesorina satria danger hoan’ny souverainneté nationale..Dia vita iny ..fa vao vita ilay fanasoniavana ny accord de cooperation dia niseho daholo indray ny olana:
– ny PSD aloha na ireo antoko politika hafa dia nahazo mise en veilleuse avokoa izany hoe tsy misy mahazo manao hetsika politika aloha , saingy tany ambvadika kosa dia niova ho PSM ny PSD rehefa nifanraka sy nifamitram-pihavanana indray i Resampa sy atoa Tsiranana, dia nanomboka nanao ny fanakorontanana madinika tany @ny sisiny..
– raikitra indray koa ny tsy fitiavana mpihavy tany Diego indrindra fa ny avy eto anivon-tany satria noampangaina fa ny gvt Ramanatsoa no mampijaly ny mponina avy any satria betsaka ireo vhv no niteraka t@ireo tafika frantsay, betsaka koa no nahita asa nikarama t@y tokatranoin’ireny offficier frantsay sy administrateur frantsay ireny…
-nanomboka ny filaharam-bary satria nanomboka tsy nanafatra vary intsony ireo compagnie vahiny mpanao izany teo aloha, indrindra rehefa nanomboka nanao ny fanentanana ny mikasika ny fananganana ny rafitra fokonolona ny Col Ratsimandrava izay efa hita tao antin’io rafitra io ireeto: fampandrosoana miainga avy any ifotony, dia avy zay no miainga tonga aty ambony, izany hoe ny any @ny ifotony no mijery ny oalana sy ny vaha olana ary ny fomba hanatanterahana ilay vaha olana, fa ny aty an-tampony kosa manao izay hanampiana ny fanatanterahana ireo vinavinan’asa kasain’ny any ifotony hotanterahana
Tafiditra tao antin’izany rafitra sy programa ho tanterahana izany ny fandraisana an-tanana ireo sehatra ara ekonomika notantanin’ny compaginie vahiny…
Nanomboka teo kao no nahitana olna ny EEM (eau et electricité de madagasikara izay niova ho JIRAMA), teo koa no efa nieritreretana ny hitantanan’ny fanjkana ny fanfarana solika tany ivelany sy ny handraisana ny fitantanana ny raffinerie de petrole tao Toamasina… BETSAKA ny olana niainga avy @irero satria ireo technicien dia saika vahiny avokoa ka raha vao vita ilay accord de cooperation dia saika nisintona ny capital niasa teto daholo ireo compagnie vahiny rehetra…tsy gaga isika raha betsaka ny penurie teto..
Tetsy an-daniny koa dia nanomboka nitaky ny decentralisation budgetaire ny tany @ny province, …..

Tao @ny tafika no nanomboka ny olana goavana satria nitaky koa ry zareo officier avy any anindran-tany ny mikasika ny avancementn’izy ireo hisondrotana grade ho lasa colonel sy general..Anisan’izany ohatra i col Rajaonarison Brechard, izay niaro fitakina politika ny fitakiana nataony… Teo koa dia efa nihetsika koa ireo elite avy any anindran-tany ny mba hanomezana azy ny fitantanana ny sehtr,asa sasany izay mety amin’izy ireo sy ny fampandrosoana ny any @y faritra misy azy avy….
Tetsy an-kilany koa ny PSM tsynitahatra nanao ny activité sy ny paikady hamerenana ny fitondrana indray eo an-tanany, ny MFMK koa efa nanomboka nihetsika mangina satria i Manandafy dia nanatena fa horaisina ao anaty governemanta 1taona taorian’ny 13 mai 1972, ary nitaky ny hamerenana @ny sivily ny fitondrana..Izay no antony nisamborana azy ny 13 mi 1973 raha nanao fihetsiketsehana teo Ambohijatovo…..

Teo an-kilany dia betsaka ireo operateur economique malagasy na avy eto anivon-tany na avy anyh anindran-tany izay efa samy nampiasa ny volany teo @y sehatra hafa rehetra izay nivondrona tao anatin’ny CLUB des 48 no efa nanomboka nanao menace koa satria izao no antony:
– politika liberale no nitantanana an’i Madagasikara fa tsy regime sosialiste, ny programme napetraka hitondrana ny firenena anefa dia mitady hiroso any @ny regime socialiste izay i Ratsimandrava no tena nivoy ilay izy dia ny fananganana rafim-pitantanana miainga avy @ny fokonolona….
Tao anaty governemanta koa dia efa niseho ny tsy fitovian-kevitra..ny sasany nirona tany @ny PSM nitaky ny fanalalahna politika sy hamelana ireo antoko hisokatra indray, ny sasany izay manana havana sy fianakaviana tao @ny club des 48 manohana an-kolaka ny hetsiky ny club des 48, Ratsiraka sy Ratsimandrava efa tsy nifanara-tsaina intsony mikasika ny politika hitantanana ny firenena: Ratsimandrava nifikitra t@lay rafitra fokonolona, i Ratsiraka kosa nahita fa tsy adapté ny faritra maro any anindran izy io noho ireto antony ireto: ny any anindrana, malgré ny independance efa azo dia mbola nanana ilay rafitra izay mampiavaka azy dia ny fisian’ireo tangalamena sy ampanjaka izay leader d’opinion, izany hoe ny decision ara-piaraha monina dia miainga avy @reo sokajin’olona ireo avokoa, fa ilay rafitra fokonolona tian’i Ratsimandrava hapetraka anefa dia tsy adapté @izany rafitra izany..(azo natao ihany ny miadapté io saingy maika loatra fa mbola fametrahana tsikelikely ilay izy vao tena tafatopmbina io..)

..Tao anatiny koa dia izao no zavatra nisy: I Ratsiraka sy Ratsimandrava dia efa hitan’ny avy eti ivelany fa izy roalahy no afaka hitantana ny firenena raha misy fialan’ny gal Ramanantsoa satria i ratsimandrava dia nanana soutient interne noho izy nahatety an’i Madagasikara betsaka indrindra, i Ratsiraka indray dia manana soutient externe noho izy ministry ny affaires etrangères…
Fa noho ireo antony hafa izay mbola tsy dia mazava koa dia tsy nifanara-tsaina izy roalahy…I Ratsiraka dia efa pressenti hisolo an’i Ramanantsoa ary efa somary nanakinan’i Ramanantsoa ny confiance-ny, I Ratsiraka dia efa nanana projet en cours fa raha izy no eo @y fitondrana dia tsy hiantso an’i Ratsimandrava intsony hoi ao anatin’ny governemanta ary tsy hametraka i rafitra fokonolona io…

Betsaka ny menace niseho t@reo mpikambana tao anaty governemanta…ary indrindra ny acte de sabotage isa-karazany saika natao teto..betsaka izy ireny….na avy any ivelany na saika nataon’ny samy malagasy

I Ratsimandrava dia nanana soutient avy @ Fety Michel izay filohan’ny FIPIEFA izy nisolotena ny malagasy .Izay no nahasahian’i Ratsimandrava nandray ny fitondrana na dia teo aza ny avertissement efa nataon’i Père Remi Ralibera taminy fa ho faty tokoa izy raha mikiry handray io fitondrana io, noho ireo antony betsaka mifamatotra izay mbola mila famahana miaraka….
Tetsy an-daniny (nandritra ny taona 1974) dia efa betsaka ireo karazana destabilisation: ny miaramila tao « ny RTS sy Capsat efa nanomana fikomiana sy coup d’Etat izay tsy tanteraka fa saika natao ny alin’ny 31 Decembre hifoha ny 1er Janvier 1975 ..Betsaka ireo officier ary avy any anindrana avokoa izy ireo no nioko saika hanongana…Anisan’izany i Col Brechard izay rehefa tsy nahomby io tetika io dia lasa nitsoaka nandositra niafina teny @ny camp GMP Antanimora (FIP « izao fotoana)…
Nisy ministra sasany tao @ny gvt Ramanantsoa no nanohana miafina io hetsika io, betsaka ny politicienteo aloha no nifinancer ireo GMP tao Antanimora anisan’izany ry Resampa, Ratsiraka sns…rehefa nanontaniana izy ireny dia ny hoe nanome vola hiveloman-dry zareo satria efa nanomboka nogiazan’ny fanjakana ny volan-dry zareo …dia tao no nanomanana ny coup d,Etat nahafaty ny col Ratsimandrava..Raha vao tafiditra tao ny col Brechard dia efa sur les pieds de guerre ny Miaramila tao ary efa vonona ny @zay fanafihana mety ahazo azy satria efa nanomboka nanao pression ny fitondrana …
nandritra izany dia tsy afa-bela ny gal Ramanantsoa satria nanomboka tsy nifankahazo intsony izy sy ny col Ratsimandrava…
Ramanantsoa dia somary nanataraiky ny fantanterahana ireo fehi-kevitry ny KIM t@ny 1972 ary natao projet de société, ireo mpikambana tao @ny FIPIEFA efa nanao pression koa satria efa manomboka mitaraina ny tany @ny faritany…
Ny PSD sy ireo antoko politika hafa efa manomboka mihetsika ary ny sasany nadrangaranga ny adim-poko, ny tao @ny tafika na dia foiré aza ilay fanonganam-panjakana dia mbola tsy azo antoka noho ireo officiers sasany izay niandry kendry tohina fotsiny, ny club des 48 tsy manaiky ny handraisan’ny fanjakana ny part d’action-ny teo @reo secteur clé nandrasiany anjara, ny compagnie vahiny tsy manaiky ny ho very profit sns..izany no korontana politika nisy..ary Ratsimandrava no tafiditra tao am-povoany indrindra.

Vokany nametraka demission ny gal Ramanantsoa satria tsy voavahny intsony ny olana rehetra…(ny fianakaviany koa nisy mpikambana tao @y club des 48)
Ny nanaovaka fikarohana sy fanadihadiana dia niainga avy t@reto zavatra ireto.
-nisy boky maro novakiako, anisan’izany ny boky nosoratan’i atoa Rahajarizafy mikasika ny 13 mai 1972, ny tahirin’ny raibeko dia ireo gazety niseho isan’andro tany @ny taona 1970 hatraty @ny taona 1975, ny gazety niseho taloha natao hoe ZOKO izay karazana gazety sahy namaky bantsilana ny zavatra niseho sy niainana teto Mkara, ny gazety hehy, ny gazety izay navoakan’ireo mpikambana sasany tao @ny PSM, ary ireo gazety izay tsy tadidiko fa nisinisy ihany izy rehetra tsy tadidiko ny anrany, ny horonam-peo voatahirin’ilay RaR naman izay mirakitra ireo kabary nisesisesy nataon’i Ratsimandrava nadritra ny

fanazavana hevitra mikasika ny rafitra fokonolona tiana hajoro teto Madagasikara, ka t@o horonam-peo io no nahalalana ny tsy fitovian-kevitra intsony tao amin’ny gvt Ramanantsoa ka nahatonga ny col Ratsimandrava nohahiahiana hanongam-panjakana sy nanaovany dementi am-pahibemaso (mbola hazavaina io fa nisy fifandraisany t@ny nandraisany fitondrana), t@io horonam-peo io koa no nahafantarako fa ny compagnie marseillaise dia efa saika namatsy fitaovam-piadiana antsokosoko saika nentina hanoganana an’i Ramanantsoa ary ny PSM no nifandray taminy t@izany fotoana izany…
Tao koa ny gazety boky jeune afrique izay tsy nitsahatra nanao analyse politique indrindra fa ny zavatra nitramga taty M/kara.

Fa misy iray izay izay tena nanao analyse de fond ny zavatra rehetra niseho teto madagasikara hatramin,ny nandraisan’i Ratsiraka ny fitondrana: vao niongana Ratsiraka t@y taona 1993 dia nivoaka io boky io satria tsy nahazo niditra teto Madagasikara mihintsy, dia raha vao tafaverina indray Ratsiraka ny 1996 dia najavona tsy hita intsony indray.Vitsy no nahavidy azy.izaho tsy nahavidy fa sendra novakiako tao @y centre culturel albert camus ilay izy.Fa raha vao niverina Rtsiraka dia efa nosintonina tsy tao intsony koa ilay boky..Ny titre dia izao, une revolution en marche à Madagascar…

Rehefa nisavoritaka tahaka izany ny zavatra rehetra dia izao no nitranga:
– tsy nifanara-tsaina intsony ny mpikambana tao @y gvt,,nanao menace hi decreter etat d’urgence ny gal Ramanantsoa=karazana dictature militaire, tsy nety ilay option satria tsy maintsy hanontany ny hevitry ny FIPIEFA saingy ny fivoriana anefa mbola lavitra, dia nitady lalana hivoahan izy ka saika hanome ny fitondrana t@ Ratsiraka..Ileio anefa tsy nety satria tsy mazava ny cadre politique hilalaovana eto Madagasikara, izany hoe tokony mbola misy fiantsoana ny mpanao politika rehetra handinihana ny lalana tokony hizorana na ny rafitra tiana hapetraka eto Ma/kara, tetsy an-daniny dia nanomboka nanao pression

Ratsimandrava sy Fety Michel ny @y hanatanterahana ny zavatra tapka t@ny fikaonana-doham-pirenena sy ny fampanantenana ny vahoaka t@ny referendum, Ramanantsoa tsy nety satria natahotra koa ny pression nataon’ireo hery rehetra nandrirotra ny gvt, ny tena natahorany dia ireto: efa nanomboka nisy clash tao @ny tafika ary efa natahorana ny zavatra hiseho, ny ady an-trano sy ny adim-poko efa mananontanina,ny affaire GMP mbola tsy niravona, ny FIPIEFA efa niandry koa ny tatitra avy @ny gvt ary efa nivonona handray fepetra koa…..
Dia nanapa-kevitra ny gal Ramanantsoa fa handrava ny gvt dia notanterahany tokoa ilay izy….
Nadritra izany sy fisian’ny gvt izany dia nadeha ny tractation isa-karazany, nihetsika ny syndicat sy ny parti politique sasany , tao no nanao pression azy hamerenana ny fitondrana @ny sivily , tao no nanao soso-kevitra ny hiantsoana ny col Berchard hidinika ambony latabatra aminy sy hanendry azy ho isan’ny gvt mikasika ny fangatahana dia ny decentralisation effective sy ny famerenanana indray ny decentralisation budgetaire…
Nandritra izany koa no nanao pression i Fety Michel sy Ratsimandrava ny hanolorana @i Ratsimandrava ny fitondrana hametrahany ny rafitra fokonolona….Ratsiraka efa tsy teto intsony fa lasa nanao congé tany Toamasina ka tsy hita nantsoina…….

Nisy delegasiona avy any @y faritra atsimo atsinanana tonga teto Tana niangavay ny col Ratsimandrava mba hihaona @ny col Brechard mba hidinika sy hamaha ireo olana misy nampifanolana azy sy ny gal Ramanantsoa…
(marihina aloha fa i Ratsiraka koa dia efa nanomboka tsy laitran’i Ramanantsoa natao inona ihany koa ka nahatonga ny vadin’ny gal Ramanantsoa nilaza taminy hoe: inona intsony no maha general anao raha iny commandant iny aza tsy voafehinao intsony….)
DIA iny natolotry ny gal Ramanantsoa ny col Ratsimandrava iny ny fitondrana…
Fa ny zava-nisy teny Antanimora kosa dia izao: nitombo ihnay ny mpanohana ny GMP sy Brechard nandritra izany fotoana izay ary efa nipetrapetraka daholo ny zavatra rehetra ny @izay hatao sy ny tetikady rehetra entina hangalana ny fitondrana..betsaka ny zavatra niseho teny araka ny fitantaran’ny vavolombelona nohenoina teny @ny fitsarana ary voarkitra t@y bande magnetique nohenoina ..betsaka ireo tetika maloto sy mahatsiravina efa voapetraka …..betsaka ireo mpanao politika no voaonina teny @y fitsarana fa nifandray resaka t@-dry zareo teny…
Fa ny zavatra nisy dia izao: tsy nisy nanam-po ny rehetra fa i Ratsimandrava no notolorana ny fitondrana, satria ny rehetra dia nisaina fa mbola ny gal ramanantsoa ihany no hitondra ny firenena kanjo tsy izay no niseho…..

Raha vao fantatra ny harivan.’ny 05 fevrier fa Ratsimandrava no voatendry ho filohan’ny gvt vaovao dia korontana ny echequier politikan-dry zalahy…Tezitra ny col Brechard (araka ny fitantaran’ny capitaine Bora Christian)ka isaky ny manonona anrana ministra ny col Ratsimandrava dia izao foana no fiteniny: à éliminer, à éliminer….

Izany hoe tsy nahafaly azy ny tsy mba niconsulter-na azy na ny niantsoana azy hanontaniana ny heviny mikasika ny olana niseho nandritra ny herinandro iny dia efa nandeha ny fikarakarana ny elimination izay noventesin’ny col Brechard Rajaonarison, ary matetika araka ny fitantaran’ny vavolombelona sy ireo FRS teny izay nalaina am-bavany dia nisy olona nifanolosolo nitsikilo teny Anosy izay nisy ny siège du gouvernement ny mouvement rehetra niseho…Io aloha dia tsy ho voatantarako eto daholo ny zavatra niseho rehetra tao @ny biraon’i Ratsimandrava nandritra ny naha ministra azy sy ireo karazana menace nahazo azy, ny zavatra niseho tany an-tokatranony izay matetika tsy niarahany nantory t@y vady aman-janany intsony fa lasa mitokana matory any @y biraony miaraka @y grenade sy ny PA ary PM49, ny renseignement azon’ny RG mikasika ireo fiokona hamono azy vokatr’ilay rafitra tiany hajoro ka nikitikitka ny profit ny olona izay nanana profit manokana,ny saika hanaovana azy kidnaping teo mahamasina ny taona 1974 raha nanatrika ny match de football nihaonan’ny gendarme sy ny genie militaire ary teo @lay nanolorany ny coupe iny indrindra no saika hanaovana ilay kidnapping..izaho sendra teo indrindra nanatrika ilay match de football ary teny aloha mihintsy nahita azy nanolotra ilay coupe..Betsaka ny olona natrika io match io ary nifanotofan’ny olona izy raha nanolotra io coupe io..Io fahabetsajhan’ny olona sy ny ankizy teo akaikiny io no tsy nahatanteraka ilay kidnapping.. Fa ny tena nisongadina dia ilay kabariny tany Soalala izay namakiany ny tetika rehetra hankorontanana sy hampiadina ny samy mlagasy ary ny fikasan’ireo tao @y compagnie marseillaise ireo tetika rehetra hidestabiliser-na ny firenena sy ny fitondrana….

Dia ny capitaine Bora Christian izany no nasaina nandinika ny zavatra hatao hikidnapper-na ny col Ratsimandrava hanerena azy hamerina ny fitondrana na eo @y sivily na hoan’ny col Brechard…..
Ny chef d’escorte ny col Ratsimandrava indray andro dia nahatsikaritra 4L iray izay nanaraka ny esorte vao niala teo Anosy ry zareo indray andro…dia nanao tatitra io t@y colnel Ratsimandrava izy ny ampitson’iny fa toa tsy nisy resaka ilay izy…
Ny col Rabetafika raha vao nandray fitondrana izy dia efa niteny taminy hoe: renforcer-o ny securité an’ialahy fa efa lasa filoha ialahy izao ary ho befahavalo..na mifindra ialajhy birao ka eny @y toby la Catalane(toby Ratsimandrava @zao fotoana) ialahy no mipetraka..
Tsy nety izy fa ny valiteniny dia ny hoe: tian’ny vadiko loatra io trano hoinenanay eny Anjohy io ka tsy tiako hialana… Marihana aloha fa na mbola samy tao @ny gvt Ramamantsoa aza ny col Rabetafika sy ny col Ratsimandrava dia efa nisy ihany ny tsy fitovian-kevitra nampifandoana azy mirahalahy indraindray: ny iray ministra ny iray kosa Sg du gvt…Dia rehefa nojerena ny toerana hanaovana ny embuscade hisamborana ny col Ratsimandrava dia sahirana ry zareo satria raha any @ny biraony dia hamaly ny mpiambina azy sady risque be ilay izy, ka rehefa nojerena ny trajet ny cortège presidentile dia teo Ambohijatovo no hita fa toerana tsara..Nisy lavaka nanamboarana ny tuyau ny EEM teo ary efa ho herinandro mbol,a tsy vita foana Ny nahagaga koa dia ilay commissariat nikatona ho efa volana maromaro nefa hatramin’izay nisokatra foana io commissariat io….dia teo no natao ilay embuscade..
Ka rehefa tapaka ny hevitra dia izao.olona dimy avy tao @ny FRS no halefa ka ilay 4L nentina nanrahana ny col Ratsimandrava ihany no nentina hanatanterahana ilay attentat…

Dia ireto avy ireo olona 5 lahy.
-Zimbo,
-Mara Seta,
– BOto,
– Maurice Aphonse,
– Laza Petit Jean

Fa nisy olona iray teny Anosy isa-kariva milaza sy manome information foana ny mouvement de va et vient tao @y siège de gouvernement …Ny ora fodiana sy ny fidiran’ny col ratsimandrava…nandritra ny 5 andro io hetsika io..dia ny Talata 11 fevrier izany no hotanterahana ilay acte rehefa avy nanao briefing farany ry zareo teny Antanimora…
Hatramin’izay dia saika reduit foana ny escorte presidentiel araka ny zavatra tsapan’ny rehetra,
( ny an’ny Fil Tsiranana dia tahaka izao ny composition’ny escorte presidentiel hitako matetika: motard mpialoha lalana roa, voiture pie miaraka @ny girophare sy sirène iray,voiture misy officier maromaro roa,dia ny voiture presidentielle, dia aoriana misy jeep telo miaraka @y gendarme sy FRS dia ny mamarana azy dia motard iray, ny an’ny gal Ramanantsoa talohan’ny referendum dia motard mpisava lalana iray, dia ilay R16 mpitondra azy mivady, dia jeep iray misy parachutiste 4 dahy izay afrikana ny iray..io afrikana io dia maty nisy nitifitra t@ny 1974 rehefa saika hovonoina ny gal ramanantsoa …hatreto aloha dia tsy dia mari-pototra io fa ny fantatra dia ity.
Nisy fotoana nandehanan’ny gal ramanantsoa tany Moramanga ka nikasa handeha train izy fa nisy ny wagon presidentiel manokana t@zay…dia nisy nametraka dynamite efa ho 50 kg teo @ny tetezan’i Mangoro, izany hoe efa saika hapoaka io raha nandalo teo ny gal Ramanantsoa, saingy au dernier moment dia naleon-dry zareo nandeha fiara indray satria sendra mpanjono iray no nahita ilay dynamite dia nilaza t@y gendarmerie akaiky azy…dia izay no tsy nahavoa ny gal Ramanatsoa ka ty lalana nandehan-dry zareo iny no toa hoe nisy nitifitra ilay afrikana parachutiste..teo dia renforcer ny garde presidentielle mandra-pialan’ny gal Ramanatsoa teo @ ny fitondrana…)

Fa ny an’ny col Ratsimandrava dia tahaka izao no composition’ny escorte: motard mpialoha lalana iray, voiture pie iray, dia ny fiara nitondra ny col Ratsimandrava, dia taoriany ny jeep izay nisy gendarme 8 lahy ary namarana azy ny motard iray…

Raha vao tonga teo Ambohijatovo dia , araka ny fitantaran’ny chauffeur sy ny zavatra hita t@ny reconstitution ny zavatra niseho dia izao: somary lasa aloha ireo motard sy voiture pie ,ka ny voiture presidentielle sy ny escorte sisa no tato aoriana ary somary ny retrograde ny chauffeur satria nisy ilay lavaka dia tsy maintsy nandeha mora….
Ny position’ireo olona nitifitra dia tahaka izao : ny iray teo @ny vavahadin’ny commissariat, ny iray somary tery akaikin’ilay tohatohabato midina mankany Ambohijatovo iny, ny iray somary aty ambany manamorona ilay toerana misy ballustrade misy seza vao fipetrahana io, ny roa teo @lay lalana miaktra mankany @ny Maria manjaka iny…
Ka raha vao niseho ny lohan’ny fiara ka iny ilay somary niretrograde iny izy dia nanaomboka ny tifitra rafale nataon’ilay teo akaikina’ny varavaran’ny commissariat, dia nanaraka avy ato aorina ny tifitra nataon’ilay tery akaikin’ny ballustrade ilay misy seza vato day niazakazaka izy nanenjika ny fiara nnitondra ny col Ratsimandrava hoy ny chef d’escorte.
Dia raha vao nanomboka ny tifitra dia calé ilay fiara satria voatifitra teo @ny feny ilay chauffeur izay temoin occulaire directe ka tsy afaka nanindry accelerateur intsony ka nanao marche arrière ary nidona teo @ny rindrin’ny commissariat….Fa osa ihany hoy ilay chef d’escorte fa tsy nasiana tafo ilay jeep fa nesorina ilay tafo lamba na dia avy aza ny erika t@o ka nahafany nitsambikina nitifitra avy ahatrany ilay avy aty aoriana ary koa ilay teo akaikin’ny varavaran,ny commissariat, fa raha tsy izany dia maty daholo ny escorte rehetra ..Ireo telolahy dia nitsoaka raha vaoniandoha ny tifitra avy any @ny escorte satria ny basin’ny iray dia raillé izany hoe bloqué ka tsy nahafahany nitifitra fa raha tsy izany koa dia vita daholo ny escorte rehetra…izay ny t@iny rahraha iny…
fa ny zavatra niseho dia izao ary nahabetsaka ny ahiahy rehetra ..Ny tranon’ny col rabetafika dia tsy lavitra loatra an’anjohy ka raha vao naheno ny poa-basy izy dia nanontany ny miaramila izay mpiambina azy ka io no niteny hoe: reko ny sirène presidentiel ary henoko ny tifitra nifamaliana tany @y lalan’ny esorte, dia niala haingana ny col Rabetafika ka nandeha niazakazaka nakany ary izy no voalohany tonga teny an-toerana,dia nanaraka azy ny docteur Blaise Randriarimanga izay chirurgien nanao autopsie ny faty sady cousin’ny col Ratsimandrava koa…Dia ry zareo no naintso ambulance haingana..
Io fahatongavana’ny col Rabetafika teo Ambohijatovo io no nisian’nhy suspicion tany aminy ka nilazan’ny sasany fa izy no nitifitra ny col Ratsimandrava…Ny zava-nisy dia izao: balle tifitra variraraka izany dia betsaka ny probabilité mety ahavoa ny ati-doha na ny fo indrindra moafa hoe en mouvement ilay cible ho tifirina..Ny filazan’ny docteur(docteur izy t@zany fa tsy mbola Professeur) Blaise teo @y fitsarana ity teny ity no tena nahatonga ny suspicion sy ny resaka betsaka nandeha tetsy sy teroa : Hoy izy teo @y fitsarana: bala iray nanitsy ny fony izay tahaka nokendrena manokana no nahafaty azy…io no nororitina hatramin’izao hoe:
Nisy olona manokana nitifitra azy sns…ny examen balistique izay natao t@reny dia nilaza fa mitovy ny @ny nentin-dry Zimbo sy ireo namany ihany nohita na ny nahafaty ireogarde de corps roalahy na ny nahafaty ny col Ratsimandrava na ny hita teo @ny rindrin’ny commissariat, na koa ny hita tao @ilay fen’ilay chauffeur ( izay marihina fa maty t@ny taona 2007)= samy balan’ny PM 49 avokoa.

Roa no maty ireo FRS nitifitra dia i Zimbo sy Mara Seta.Izy telolhay kosa dia afaka nandositra nidina ilay tohatohabato midina mahazo ny tunnel Ambanidia iny dia lasa niazakazaka sy nandeha tongotra namonjy ny camp GMP
Ry zareo teny Antanimora dia nihaino ny tatitra nataon-dry Laza Petit jean sy ry Boto ary Maurice Alphonse…

Tsy hitantara ny zavatra niseho ny 12 fevrier sy ny manaraka aho fa ireto no karazana analyse nataoko nadritra izay taona marobe izay:
– ny fitsarana aloha dia fitsarana natao haingana.Tsy ampy ny élément d’enquête,izany hoe mbola nisy élément betsaka tsy feno ahafahana nisambotra sy nanaovana recoupent ny zavatra niseho rehetra sy izay tena tompon-kevitra t@ny raharaha iny..Izay nonahatonga ireo avocat 8 minaadahy nalain-drtoa Thérèse Ratsimandrava hiarao ny fianakaviany nitaky t@ny fitsarana hoe`: iza no responsable t@ny famonoana ny col Ratsimandrava, ry zareo tao @ny fampanaovana (Roger Andriamiseza) sy ny president ny fitsarana ( Rabemalanto) namaly hoe : natao io fitsarana io handihadiana izay tena tompon’antoka..tsy dia voafaritra ary tsy voa designé izany izay tena responsable.
Natao kimaikamaika iny fitsarana iny..fa natao haingana satria saika nivadika adim-poko
Izao no zavatra nitranga.Raha vao maty Rasimandrava ny alin’ny 11 fevrier dia constitué nyh directoire militaire izay nisy ireo chef de corps rehetra erak’i madagasikara ary mi représenter ny foko rehetra teto madagasikara.Ny zokiolona hitantana azy raha ny tokony ho izy dia ny gal Ramamantsoa satira izy no plus haut gradé .Izy anefa vao nidemissionne sady mbola nisy olana teo @y fitondrany, dia izay izay plus gradé no tsy maintsy mitondra azy io.Tsy nisy afa-tsy general roa izany no azo antoka fa hitantana azy dia ny gal Andriamahazo sy ny gal Ramarolahy Philibert izay chef d’Etat major @zany dia ny gal Andriamahazo izany no natao psident ‘io directoire io.
Fa teo koa dia efa nisy zavatra hafahafa: satria ny gal Ramanantsoa mbola plus haut gradé dia natao ny decret mametraka azy ho retraité ary nakarina ho general de division ny gal Andriamahazo..natahorana angamba hoy aho ny mbola mety hiverenany teo @ny fitondrana indray…..
Rehefa nisasaka ny fitsarana dia nisy baiko sy decret avy any @y directoire izay i Ratsiraka no nanao sonia ilay izy novakiana teny @ny fitsarana ny hanafahana ireo vata-miaramila tao @y FRS izay noheverina fa tsy nanana andraikitra nivantana t@ny rahraha iny.dia nohafahana izy ireo, ary dia teo koa dia nisintona ny avocat-ny rehetra rtoa Thérèse Ratsimandrava tsy hiaro intsony ny tombontsoany ary nisintona koa ny fitoriany …dia nadeha ny fitsarana dia iny niarahana nahita iny ny vokany..
Afaka avokoa ireo olona suspect fa izy telolhay velona sisa t@ilay commandos noi nigadra 5 taona travaux forcés.saingy ny 2 taona sy tapanyh ihany no vitany dia efa nohafahan-dRatsiraka koa ry zalahy…

Ny conclusion-ko dia izao:
nisy zavatra nifamahofaho be t@iny rahraha iny..samy responsable avokoa ny acteur politique rehetra teto :PSM, GMP sy col Brechard na dia nilaza aza izy fa tsy tompon’andrakitra t@ny satria baiko avy aminy no nanirahana azy 5 lahy hanao ilay attentat, ireo mpikambana tao @ny gvt Ramanantsoa, ireo compagnie vahiny teto, ny mpanao gazety izay nandranitra adi-poko ny sasany tahkany gazety ZOKO, Basy vavasy irao hafa rehetra …
Ny procureur Andriamiseza raha nanao ny requisitoire dia nanao izao fehiteny izao hoe:
Milaza ny naniraka fa hanao kidnaping ny filoha Ratsimandrava no nanirahana azy, nh nampaniraka koa dia tahaka izany , tahaka ny milaza hoe hisambotra azy velona,….dia ahoana no ataohisamboarana azy anefa ny escorte mitondra fiadiana ary tsy maintsy hamaly tifitra avy hatrany..aiza izay fitaovana netinareo hampatoriana azy….hita t@io requisitoire io fa tahaka ny hoe efa voabaiko avy htrany ny fitsarana ny @zay didy tokony havoakany..tahaka n hoe didim-pitsarana nentina hiappaiser-na ny climat politique teto ilay izy…..satria ny voakasik’iny raharaha iny dia ry zareo avy any anindrana daholo ka mety natahorana ho lasa adim-poko ilay izy..
Ny zavatra tsapa aloha dia izao…nanafaingana ny namonona an-Rasimandrava ny nanolorana azy ny fitondrana izay efa nampitandremana azy tsy hikitikitika io..majaray maty maina araka ny filazan’ireonanao analyse politika teto hatramin’izay..

Ny gazety t@ireny dia tsy dia azo nianteherana loatra fa samy mananana ny interpretation-ny avokoa ka izay no tsy maintsy nitadiavanao source hafa.
Sady nisy censure nataon’ny directoire militaire koa t@ireny ny gazety.

Ny niaingako nanaovako ny fandihadiana dia ireto.ankoatry ny boky sy ny gazety dia nisy RaR rain’Ilay namanay izay nahavita nanao enregistrement ny deroulement ny audience teny @ny fitsarana ary bande magnetique maromaro no nandraisan’io lhl io ny feo rehetra nivoka tao @ny RNM satria ny fitsarana t@izany hoanareo izay efa hary saina t@ireny raharaha sy fotoana ireny dia nalefa direscte t@ny Radio avokoa tahaka ny zavatra niseho t@ny audience natao t@ny fitsarana ny raharaha Andriamaholison t@ ny 1983. Ireto no zavatra nisy ankoatry ny lazaiko teto:
– nandritra ny mutinerie nataon’ireo teo Antanimora dia izao no tsikaritry ny olona maro teny Ambanidia ary hita hoe tsy voafehy intsony ny krizy t@ireny fotoana ireny: isaky ny tonga eo @ ny tsena Ambanidia ry zalahy FRS manao approvisionnemt dia izao » tonga ry zareo efa ho iray camion ary ary tena armés jusqu’Aux dents mihintsy hoy ny fitenenana tahaka ny hoe efa vonona ny hiady @izay miaramila alefa hisakana sy hisambotra an-dry zalahy
– Efa tsy voafehin’ny fibaikona ny polisy nationale intsony ry zareo teny satria aza hadino fa corps des policiers ireo FRS ireo saingy kosa tsy misahana ny asan’ny police judiciaire fa natao ho police de repression na anti-emeute ….Ankehitriny moa dia ny emmoreg sy emmonat no miaraka mano io, a teo aloha dia ny gendarmerie misahana izay hetsika miseho any ambanivohitra , ny FRS misahana ny anti-emeute eto an-drenivohitra ary miaramila natao hiaro ny firenena @izay mety fanafihana avy any ivelany..izay no rafitra teo aloha…

– Nandritra ny audition natao t@ny capitaine Bora Christian dia izao no filazany: Tsy nisy olona sahy hanatanteraka ilay attentat tao @ny GMP fa nisalsala avokoa rehefa nohazaina t@-dry zalahy ny strategie.
I Zimbo no nanaolo-tena sy nitady namana .I Zimbo hoy izy dia izao no zavatra niseho taminy am-bolana maromaro izay: niova ny fihetsiny rehetra ary indrindra moa raha vao tonga tao @ ny camp ny col Brechard…lasa olona m’en foutiste izany izy ary tsy mety manao tenue règlementaire intsony fa izay tiany hanaovana no hataony..indraindray sarotra ny manome baiko azy…
Ny col Brechard indray andro nangataka tamiko mba ho olona maromaro no halefa hanao ilay mission ary somary efa tsy azo niadiana hevitra koa izy fa lasa trop autoritaire, dia nekeko saingy rehefa hanao mission ry zalahy dia olona 5 lahy ihany no nalefako fa nicontredire ny col Brechard aho satria tsapako fa toa lasa zavatra hfa ny heviny rehetra teo aloha , indrindra moa fa ireo teniny hoe: il faut eliminer Ratsimandrava, c,est un traitre….Ny Capitaina Bora christian dia nilaza tahaka izao teo @ny fitsarana hoe: raha nihoatra ireo olona 5 lahy ireo no nalefako dia potika avokoa ireo olona niaraka t@ny col Ratsimandrava satria vitsy ny equipe ny escorte presidentiel, …..
Marina io satria araka ny voalazako dia mieux équipé ny FRS raha mitaha @ny tafika
( io ilay stratégie efa nomanin’i Tsiranana fahizay satria ny FRS no tena nianteherany satria tsy nahatoky ny tafika izy noho ireo Generaux 3 lahy sy officiers merina maromaro tao @ny tafika izay natahorany hanogam-panjakana satria en vogue t@izany ny coup d’Etat militaire nanerana an’i Afrique…, dia ireo FRS ireo no tena bien équipé, ny miaramila izany rehefa tena nodinihina dia tsy dia opérationnelle akory satria tsy dia natahorana ny fanfihana avy any ivelany satria mbola teo ireo base militaire frantsay teny Ivato sy Diego ..)

Ny escorte t@izany dia izao: ny chef d’escorte dia nanana PA sy PM49 ary ny sisa dia saika MAS 36 avokoa, ka tsy nisy dikany ireo raha nitaha ny fiadiana nentin-dry zalahy nanao ilay attentat na koa raha nihoatra noho ireo ny olona nanao ilay mission satria efa araky ry zalahy avokoa ny mouvement rehetra tao @ny siège du gouvernement tao Anosy izay tao @ny ministeran’ny ati-tany…

Ny procureur Andriamiseza raha nanao ny requisitoire dia nanao izao fehy teny izao ary nisaotra manokana ny capitaine Bora Christian hoe;…..isaorana manokana ny capitaine Bora tsy nanaraka ny baiko avy @ny col Brechard fa nohavitsiany ny isan’ireo olona nanao ilay mission fa raha tsy izany dia tsy hisy olona azo natao ho vavolombelona teto ahafantarana ny zavatra niseho teny Ambohijatovo…

Ny zavatra iray mbola tiako lazaina dia izao: nisy teny iray nataon’ny col Rabetafika dia ity: …tsy ato hoy izy ny tena namono ny col Ratsimandrava…Io aloha tsy dia mazava izay tiany ho lazaina fa ny azo antokoa dia ity: Ivereno vakiana ny nosoratako tany am-boalohany fa nisy efa ela ny disadisa tao @ ny tafika…ary nitombo nitombo foana izy io, indrindra moa fa nisy disadisa teo @ ny gendarmerie sy ny tafika , ary ny col Ratsimandrava no no anisany nandamina io rehefa izy no lasa komandy ambony tao @ ny gendarmerie…
Manamafy izany ny teny nataon’i Col Rakotomanga Mijoro raha natsoina izy hanao vavolombelona teo @ny fitsarana mikasika ny raharaha Andriamaholison ary saika nabaribariny teo ny lamba maloton’ny tafika rehetra araka ny nambarany fa nosakanan’ny fitsarana izy fa hoe mivaona @ ny fanontanianana nataon’ny mpitsara ny valiteniny…Ka raha niteny iny teny iny ny col Rabetafika dia aza hadino fa ilay disadisa teo @ ny col Ratsimandrava sy ny tsy fifankahazoan-kevitra teo aminy sy Ratsiraka no mety antony nilazany io, ary indrindra moa fa i Ratsiraka dia anisan’ireo olona izay nanome fanampiana ny teny Antanimora raha nikomy ry zareo teny ka efa lasa teny ny col Brechard….

Raha nanao fanafihana tao Antaninarenina izay nisy ny siègen’ny PSM ny miarmila ny alin’ny 13 Fevrier( ministeren’ny energie et mines @izao fotoana ambadiky ny tresor ) dia izao no hita tao: betsaka ny fitaovam-piadiana hita sy tratra tao….
Teo @ireo audition natao t@ ny vavolombelona sy ireo mpikambana sasany tao @ny PSM ankaotry ry Resampa, Tsiranana,Ramilamanana Samuel,

Ramananjato Gabriel talen’ny gazety basyvava, no nahafantarana teo @ny fitsarana ny tetika ratsy rehetra izay efa noketrehina hatramin’izay: ny fomba hamonona any filoham-pirenena, ny fomba hangalana ny fitondrana , ny acte de terrorisme hatao @ ireo mpihavy indrindra fa ny avy eto anivon-tany, ny fomba hangalana ny fitondrana indray sns….
Mikasika ilay hoe efa voapoizina ny col Ratsimandrava raha notifirina teo Ambohijatovo…tsy fantatro aloha hoe taiza no nahafahan’io olona prof de medecine io nilaza izany…tsy fantatro..fa araka ny teny ny vavolombelona ary indrindra ilay FRS iray izay nirahina nitsikilo sy nampita ny vaovao avy eny Anosy dia izao noteniny « hitako ny col Ratsimandrava niditra tao anaty fiara (ny fiara nitondra azy dia peugeot 404 berline mainty ary 0091TH ny numero d’immatriculation)..ka mahagaga ny nahafahan’io prof de Médecine légal niteny io (fantatro io olona io ary any Toamasina izy no monina) Ny nolazain’ny chauffeur nitondra ny col Ratsimandrava dia izao: raha vao nandeha ny tifitra hoy izy dia nahatsiaro nagotsoka ny tongotro havia ary tsy afaka nanitsaka embrayage intsony aho dia nihemota ny fiara ary nidona teo @ ny rindrin’ny commissariat..@vao nitsahatra ilay tifitra variraraka dia izao no feo henoko avy aoriana hoe: voa aho leitsy hoy ny col Ratsimandrava…dia nitodika aho ary nahita azy nirona nankany @ ny ankaviany ary ny lohany somary nitodika nankany aoriana no lasa niondana teo @ ilay GP2 Rakotoarison Bernard(garde de corps io), nezahako notsapaina izy ka teo @ ny tratrany ny tanako no niantefa fa ehnoko misy zavatra mahamay tapako ka rehefa nojereko dia hitako fa nisy rà nivoaka teo @ ny tratrany…
izay no fitantaraN,ilay chauffeur izay lazaiko etoana fa maty t@ny 2007.
Ny zavatra tiako lazaina rahya izay rehetra izay dia izao..betsaka ny olona nioko hamono azy : ny PSM, Ny mpikambana sasany tao @ ny club des 48,ny col Brechard sy ireo GMP izay natao fitaovana fotsiny ny ankamaroany, ny sasantsany tao @ ny tafika…saingy izao ..ny action nataon-dry Brechard teny Antanimora no lasa nialoha ny tetika nokasain’ny rehetra hatao…

Dia iny fitsarana niafara t@ ny queue de poisson iny.
Ny verdict dia natao ho verdict d’appaisement satria krizy politique ilay izy ka sarotra ny hanendry olona itsy na iro ho 1er responsable na dia efa fantatra aza ny tena 1er responsable satria mety nanakorontana firenena efa teo akaikin’ny adim-poko nahatsiravina isika t@ireny fotoana ireny….itodiho ny tantara dia ho fantatrareo ny zava-nisy…
Marihina fa ny col Brechard dia tsy tadidiko izy iny na t@ny 2009 na 2010 no nahafaty azy..
Fa ity ny zavatra nahalsa saina ahy.maninona raha vao maty ny col Brechard dia aty aoriana dia nilaza ny teo anivon’ny gendarmerie fa hatsahatra koa ny fikarohana ny nahafaty ny col Ratsimandrava???????
Ity koa misy anecdote iray: t@ny 2002 dia nisy gal Iray maty novonoina de sang froid tao @ ny service de reanimation tao @ ny hopital Fianarantsoa…Io general io raha tadidinaeo ilay general nipetraka teo @ ny arabe teo alohan’ny vavahadin’ny primature ilay niteny hoe : aleoko izaho no maty eto ary @#$%& aho fa tsy tantiko ny ahita anareo marobe voatifitra eto satria zone rouge ity palais primature ity…raha ilay saika haka an-keriny ny palais primature ny vahoaka hametraka na,I jacques Sylla ho 1er ministre….
Io gal io dia miaramila izay niandany t@i Ratsiraka t@ireny fotoana ireny..zanaky ny col Brechard io gal io ..Gal Andrianaivo no anarany..ny nampamono io gal io dia tsy fantatra satria commando encagoulés no nanao ny famonoana azy…anontanio an’i Pety izay responsable… mbola misy koa miaraka @ireo miarmilan’ny FAT @izao fotoana zanaky ny col Brechard.

Fa ity misy zavatra iray tiako hosaintsainintsika rehetra.
Zavatra niseho t@ ny 1972: rehefa nametraka nanome ny plein pouvoir ny gal Ramanantsoa ny fil Tsiranana dia nahita ny vahoaka fa mbola mijanona eo @ ny fitondrana ihany fil Tsiranana dia nilahatra niainga teo @ ny 13 Mai hiakatra ho eny Andafiavaratra hanao manifestation teny ..saingy nosakan’ny gal Ramanantsoa sy ny gal Andriamahazo sy ny gal Ramarolahy ary ny col Ratsimandrava teo Andohalo dia izao nolazain’ny gal Ramanantsoa: miverena ianareo midina eny @ ny 13 mai fa aza mikatra any..Raha voa ihoaranareo ity faritra hijoroanay ity dia tsy

afaka hiantoka ny ainareo intsony izahay ary ho be lavitra nihoatra ny t@ ny 13 mai ny faty eto satria zone rouge tsy azo hanaovana fihetsiketsehana ny manodidina ny lapan’ny filoha, ary mety hanararaotra hiditra an-tsehatra ny hery vahiny( ny tafika frantsay no lazainy t@io)..midika izany fa rehefa zone rouge dia tsy azo hanaovana hetsika politika…
Hitako tsara ireo miarmila efa vonona hitifitra ireo…ireto avy ny composition-dry zalahy t@izany: FRS, Gendarmerie, Beret rouge , fusiller marin avy any Antsiranana..ireo no garde presidentielle izay norenforcer-na aza taorian’ny 13 mai 1972.Ny ina.fr izay namoaka ny fandihadiana natao t@ireny fotoana ireny dia nahitako tsara ireo miaramila efa bien placé hitifitra raha nisy saika hanao fihetsiketsehana teny…Dia niverina ireo vahoaka ireo rehefa notoron’ny gal Ramanantsoa hevitra..

ny zavatra iray koa dia ity: ireo commandos suicide nalefa hanatanteraka ny mission dia tsy navela hitondra zavatra hamantarana azy avokoa.na ny basy nentina aza dia tsy ilay fitondran’ny polisy dia ilay UZI israelien fa PM 49 izay iombonany @ny gendarmerie sy ny tafika…
Saika tsy nisy nahafantatra ry zalahy tonga teny Ambohijatovo rehefa lasa nitsoaka ireo telohaly sisa-paty, fa miaramila iray teo ambohijatovo no nahafantatra an’i Zimbo ka nahfahana nanao ny recoupemnet rehetra hoe avy aiza ary iza no naniraka ireto olona nitifitra ny col Ratsimandrava ireto.

Izany hoe efa vita tsara tokoa ary nisy professionalisme tokoa ilay attentat..
ny iray koa dia izao: t@iny lalana mankany Fianarantsoa iny dia misy toerana iray izay atao hoe Mandalahy..tao no toerana fanaovana formation commando hoan’ny polisy ary matetika ny FRS no manao formation any, dia tao koa ny formation israelienne azon-dry zalahy..Tsapa @ izany fa nanana formation paramilitaire avo lenta ireto FRS ireto t@izany.
Tsy nahagaga raha tany ny col Brechard no nitady fialokalofana sy nanomana ny tetika reehtra hanaovana pression ny fitondrana hanao negociation taminy, satria fantany fa nanana ireo atout rehetra ireo ny FRS raha nitaha t@ ny tafika malagasy

Betsaka ny zavatra nifamahofaho t@ireny toe-javatra ireny ary na tao @ ny directoire militaire aza dia erfa nisy zavatra betsaka nifamahofaho ihany koa satria betsaka ny fifandonana tao na dia samy miaramila aza ry zalahy tao..
anisan’izany ilay fifidianana lazaina miafina fa handaniana izay ho filoha hitarika ny firenena : tsy maintsy nadalo fifidianana indroa ny tao satria ny filohan’ny directoire dia tsy nifidy teo @ ny 1er tour fa noterena hanome ny vatony kosa teo @ny 2ème tour.Ny mpifanandrina dia ny commandant SOJA sy Ratsiraka ..betsaka no niandany t@i SOJA satria nanakaiky ny firehana nizoran-dratsimandrava izy. Ratsiraka anefa talohan’io fifidianana miafina io dia efa nanao tractation taty ambadika ny hanomezana azy ny fitondrana satria nihevitra ny tenany fa en pole position tsara noho izy efa nahavita ireo exploit politique izay nataony nadritra ny fitondran’ny gal Ramanantsoa…
Marihina aloha fa raha mbola attaché d’embassade tany France Ratsiraka dia efa betsaka ny olona no nahaita azy manamboatra fihetsika foana hoe : tahaka izao aho rehefa president de la République….
Marihina fa fony i Tsiranana narary tany France dia efa nisy olona naniraka an-Ratsiraka hanongam-pnajakana tahaka ny fanaon’ny tany afrikana t@izany fotoana izany..fa noho ireo tafika frantsay mbola teto Madagasikara dia tsy afaka izy na dia niteny aza hoe tsy azoko atao izany fa miaramila aho fa tsy mpanao politika…
Ka rehefa natao ilay 2ème tour tao @ilay fifidianana dia nomen’ny Gal Andriamahazo an0Ratsiraka ny vatony na dia hita aza fa tsy dia nakaitrahany koatra ilay izy noho ireo korontana niseho teto @ ny firenena ary hitazonana ny unité teo @ ny tafika sy ny ny firenena…
Ny zavatra tsapa dia izao.Io adim-poko io foana no voizina sy atao fampitahorana teto hatramin’izay..ka hatramin’izao.na dia eo aza ilay hoe efa nilaozan’ny toetrandro izany….
mampalahelo ilay toe-tsaintsika gasy…
Anjarantsika ny maka conclusion hoe iza no namono an-dRatsimandrava….efa fantatra ilay izy fa samy menetra avokoa duay sahy amabribary..Raha ny ahy manokana dia izao: ny acteurs politika rehetra teto Madagasikara no responsables saingy izy 5 lahy sy ireo nanome ny baiko hanatanteraka ny attentat no instruments sy 1er responsable
Betsaka no miala bala hoe tsy izaho no responsable sy ny hoe tsy nisy zavatra fantatro ny mikasika iny tahaka ny fanaon’ny @izao fotoana hoe iry no responsable ny famonona teny Ambohitsorohitra …

Farany dia izao: tadidio ny teny nolazain’ny fil Tsiranana ny alin,ny 13 mai 1972 hoe : tsak tsak zato harivo, tsy maintsy mitifitra ireo miaramila ireo raha mbola torahanareo vato voasary….
rehefa zohina iny horonam-peo iny dia izao no izy..enregistrement natao ho fampitahorana sy avertissement ny marain’ny 13 mai mialoha ny fihetsiketsehana iny enregistrement iny..izany hoe efa pre enregistrement halefa ny maraina tao @ ny radio nationale, saingy tsy nalefan0dry zalahy fa nadrasan-dry zalahy ny hariva rehefa vita ny fifandonana ka natao handetehana ny fil Tsiranana ilay izy tahaka ny natao t@ ny 1991, sy 2009 hoe hatao izay ahafeno rà ny tanana’ny mpitondra..
Raha zohina ny zavatra nitranga t@ny 1972 dia izao: nanantena ry zalahy baron de PSD sy ny manodidina azy fa rehefa hametraka demission ny fl Tsiranana dia hanome ny fitondrana @ny lohandohan’ny mpisorona tao @ ny PSD, na dia teo aza ny acte mangina nataon’ireo ireo olona sasantsasany avy aty @ ny syndicat sy ireo olona nanana firehena communiste sy socialiste sinoa sy sovietika nanohana iny fihetsketsehana nataon’ny mpianatra iny…kinanjo natolotry ny fil Tsiranana ny gal Ramanantsoa ilay fitondrana ary hita hoe ni échapper an-dry zalahy ny fahefana…dia avy eo indray diso fanantenana indray koa vokatr’ilay referendum anatao t@ ny octobre 1972 dia nanaomboka nyacte de destabilisatioj rehetra ka niafara t@iny affaire 1975 sy ny tohiny rehetra iny ka hatramin’izao io….
lasa revolisiona sosialista ilay izy satria maromaro no antony:
i- vao nisintaka t@ny zone franc isika ary mbol a ady be ny ny zavtra natao tany vao vita ny accord de cooperation ary koa fananesorana ny tafika frantsay Vokany somary nangatsiaka ny fifandraisana teo @ ny tany roa tonta….betsaka ny vola vahiny niasa teto no notsoahina ary nampodiana tany France…vokany kely ny tahiry vola vahiny na ny devise izany
Raha ny vola nentina niasa tao @ny directoire aza zara raha nisy. Vokany tsy maintsy nitady lalana hafa ny directoire hampandehanana ny raharaha… Ka Ratsiraka no natao hanao ny negociation tany @ireo firenena hafa tahaka an’i Algerie,URSS,Chine

Dia raha nitady fiarahana miasa dia tany @ny tany manana firehena sosialista izany .Ny tsy azo hadino koa dia ity: ireo olona nitarika ny hetsika t@ 1972 dia nanana fireahana sosialista avokoa,ka noheverina fa tena aspiration’ny malagasy ny firehana sosialista vokatr’iny hetsika iny…..

Raha tiana ny hanana stabilité politique t@izany dia tsy maintsy nifidy ny bloc hiarahana miasa na ny bloc sosialista na ny bloc capitalisme izay vao notsipahana teo aloha…ity farany anefa dia sarotra ihany,dia tsy maintsy nofidiana ny bloc socialiste izany dia izay no antony nisafidianana ny socialisme na dia tsy mety aza fa t@zany no efa hita taratra fa afaka taona vitsivitsy dia ho rava ny bloc de l’Est…
Mila tsiny @lay misy teny frantsay fa zay mihintsy no nanoratan’ny mpanoratra azy talohan’ny nahafatesany.
LOHARANO:JR Ifalina

 Le « rotaka »

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Nosy Lava.

http://youtu.be/R0TLYIrRgbE

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NOSY LAVA

nosy lava,bagne

LE BAGNE DE NOSY LAVA.

texte et photos: Michel BORDIEU

L’enfer au paradis

Nosy Lava est une île qui se situe au nord-ouest de Madagascar face à la ville d’Analalava sur la grande terre. Avec ses eaux turquoise et ses cocotiers, cette magnifique île de roches calcaires blanches et de savane a abrité la dernière maison de force de Madagascar. Servant d’abris pour quelques pêcheurs de dinga-dinga (concombre de mer) de passages, le bagne est aujourd’hui à l’abandon après avoir fermé définitivement ses portes en 2000 grâce à l’obstination d’un journaliste malgache.

L’histoire du bagne.

nosy lava,bagne

A l’époque de son expansion coloniale, la France a construit à Madagascar des casernes, des lieux de cultes et des bagnes. Celui de Nosy Lava, appelé « maison de force » a vu le jour en 1911 après la gouvernance du général Gallieni (1896-1905), proconsul qui dut imposer la souveraineté française d’une main de fer.
L’année 1947 a vu naître un mouvement national malgache de résistance à l’oppression croissante de l’administration coloniale. L’éveil politique de la population, la situation économique instable, la pénurie alimentaire ainsi que la reconnaissance de la souveraineté d’une ancienne colonie française -le Vietnam- furent des circonstances favorables à une rébellion généralisée dans tout l’île de Madagascar. Des incidents graves éclatèrent, suivis d’une répression sanglante marquée par plusieurs milliers d’arrestations. Certains rebelles furent internés au bagne de Nosy Lava. Parmi eux, quelques-uns ne furent libérés qu’en 2000, à la fermeture du bagne, bien que graciés ou ayant purgé leur peine depuis longtemps.
Il y a peu d’informations datant de cette période et contrairement aux bagnes de Guyane, il est difficile de trouver des documents concernant Nosy Lava. On ignore comment le site a été choisi, le nombre de détenues qui y étaient internés, les raisons de leur détention, le fonctionnement administratif de la maison de force, etc.

nosy lava,bagne

Le bagne et l’indépendance.

nosy lava,bagne

En 1960, l’indépendance de Madagascar fut promulguée. Néanmoins, les déportations et les atrocités continuèrent, les régimes postcoloniaux perpétuant les méthodes du passé. Après les années 1980, le démantèlement du régime socialiste a entraîné l’abandon progressif de la maison d’arrêt. Pourtant l’établissement ne ferma pas, et reçut même de nouveaux condamnés, malgré l’absence d’entretien des locaux par l’administration.
Les prisonniers ainsi que le personnel durent se débrouiller pour se nourrir et subvenir à leurs besoins élémentaires. Le Ministre de l’intérieur de l’époque expliqua au directeur du pénitencier qu’il devait se débrouiller au mieux… Ce dernier décida de libérer les prisonniers pendant la journée afin qu’ils trouvent eux-mêmes de quoi se nourrir. Et ce en dépit de la présence sur l’île d’habitants, conjuguée à la dangerosité avérée de certains détenus.
Petit à petit, le bagne, ses prisonniers et Nosy Lava furent oubliés. L’île est pourtant située sur une route maritime très fréquentée. A l’origine interdite aux civils pour des raisons de sécurité, l’île est en quelque sorte devenue « fady »: taboue/interdite dans la tradition malgache. N’y accostant plus, les habitants de la grande île l’oublièrent peu à peu.

nosy lava,bagne

Le goulag tropical.

nosy lava,bagne

L’île et son bagne seraient restés dans l’oubli sans le travail d’enquête de Rivoherizo Andriakoto, un journaliste malgache qui a réalisé un documentaire de 52 minutes intitulé « Les Damnés de la Terre ».
Il fut le premier civil à pénétrer dans ce « goulag tropical » où il rencontra les derniers forçats de l’île qui, pour certains, portaient toujours des chaînes aux pieds. Ce reportage, qui a obtenu le prix Albert Londres en 2000, a été diffusé sur la télé nationale malgache.
La diffusion de ce documentaire eut tant d’écho que le président Didier Ratsiraka fut contraint de gracier l’ensemble des bagnards encore détenus. Certains avaient purgé jusqu’à dix fois leur peine initiale.

nosy lava,bagne

Nosy Lava

nosy lava,bagne

A partir d’Analalava, on peut traverser en pirogue la dizaine de milles qui séparent la grande terre de Nosy Lava. Le bagne n’est plus qu’un ensemble de ruines que l’on peut visiter en restant prudent.
C’est sous le regard bienveillant du phare que l’on peut se baigner avec pour décor une plage de sable fin, des cocotiers, une baie couleur saphir et émeraude, entourée de falaises blanches.
Derrière les bàtisses, un chemin traverse la mangrove et permet de s’enfoncer dans la savane jusqu’au phare, d’où l’on peut apprécier le point de vue. Petit à petit, l’enfer cède la place au paradis.

Toutes les photos de Nosy Lava et du bagne >
texte et photos: Michel BORDIEU

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Les accords de Coopération.

              Ou les règles entre la France et ses anciennes colonies.

Par Mawuna Koutonin . (Extrait)

« … La France a accepté une « indépendance sur le papier » pour ses colonies, mais a signé en parallèle des accords de coopération », précisant la nature de leurs relations avec la France, en particulier les attaches envers la monnaie (le Franc), le système éducatif français, les ententes militaires et les préférences commerciales.

     Voici les 11 principales composantes  :

1- La dette coloniale  pour les avantages de la France colonisation
Les pays nouvellement « indépendants » doivent payer pour l’infrastructure construite par la France dans le pays pendant la colonisation…

2- Confiscation automatique des réserves nationales. Les pays africains doivent déposer leurs réserves monétaires nationales en France à la banque centrale… La finalité reste : Les pays africains n’ont pas accès à cet argent… La France leur permet d’accéder à seulement 15 % de leur argent par an. S’ils ont besoin de plus, les pays africains doivent emprunter, à des taux commerciaux, sur les 65% de leur argents détenu au Trésor français… Si les pays ont besoin d’emprunter plus de 20% de leur propre argent, la France a un droit de veto.

L’ancien président français Jacques Chirac a récemment parlé de l’argent des pays africains dans les banques en France. “Nous devons être honnêtes et reconnaître qu’une grande partie de l’argent dans nos banques viennent précisément de l’exploitation du continent africain”.

3- Droit de priorité sur toute ressource brute ou naturel découvert dans le pays.
La France a la priorité en matière d’achats de toutes les ressources naturelles de la terre de ses ex- colonies. C’est seulement un refus de celle-ci que les pays africains sont autorisés à chercher d’autres partenaires.

4- Priorité aux intérêts et aux entreprises françaises dans les marchés publics et constructions publiques
Dans l’attribution des marchés publics, les entreprises françaises doivent être considérées en premier lieu, et seulement après les marchés étrangers sont considérés. Le fait que les pays africains pourraient obtenir une meilleure offre financière ailleurs n’est pas pris en compte.
En conséquence, dans la plupart des ex- colonies françaises, toutes les plus grosses compagnies et acteurs économiques sont dans la main des expatriés français. En Côte d’Ivoire, par exemple, les entreprises françaises possèdent et contrôlent tous les grands services publics – eau, électricité, téléphone, transports, ports et les grandes banques. Idem dans le commerce, la construction et l’agriculture…

5- Droit exclusif de fournir des équipements militaires et de former les officiers militaires des pays.
Grâce à un système sophistiqué de bourses, de subventions, et les « accords de défense » attachés au pacte colonial, les africains doivent envoyer leurs officiers supérieurs de formation en France ou dans des infrastructures militaires françaises.
La situation sur le continent est telle que la France a formé et nourri des centaines, voire des milliers de traîtres...

6- Droit pour la France de pré-déployer des troupes et intervenir militairement dans le pays pour défendre ses intérêts Sous la dénomination « Accords de défense » attachés au pacte colonial. La France a le droit d’intervenir militairement dans les pays africains, et aussi de stationner des troupes en permanence dans des bases et installations militaires, entièrement gérées par les Français…

7- Obligation de faire du français la langue officielle du pays et de la langue pour l’éducation.Oui, monsieur. Vous Devez parler français, la langue de Molière ! La langue française ! Et une organisation de la diffusion de la culture a été créée. Appelée « Francophonie » elle regroupe avec plusieurs branches et organisations affiliées, toutes contrôlées par le ministre français des Affaires étrangères…

8- Obligation d’utiliser la l’argent de la France coloniale le FCFA
C’est la véritable vache à lait pour la France, un tel système maléfique, est dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d’environ 500 milliards de dollars en provenance de l’Afrique, et ce par année…

9- Obligation d’envoyer le rapport annuel France du solde et de réserve
Sans le rapport, pas d’argent. Quoi qu’il en soit le secrétaire des banques centrales des ex- colonies, et le secrétaire de la réunion bi-annuelle des ministres des Finances des ex- colonies est effectué par la France banque centrale / du Trésor…

10- Renonciation à entrer en alliance militaire avec tout autre pays, sauf autorisation par la France
Les Pays africains en général sont ceux avec le moins d’alliance militaires inter-état. La plupart des pays ne disposent que d’alliances militaires avec leurs ex- colonisateurs ! ( drôle, mais vous ne pouvez pas faire mieux ! ).

11- Obligation de s’allier avec la France en situation de guerre ou de crise mondiale
Plus d’un million de soldats africains se sont battus pour la défaite du nazisme et du fascisme pendant la seconde guerre mondiale…

Mawuna Koutonin .http://www.madagascar-tribune.com/Le-saviez-vous-14-pays-africains,19894.html

L’après 1972

https://www.youtube.com/watch?v=JoDcA63hgPo&feature=player_detailpage#t=289

[DOCUMENTAIRE] JACQUES FOCCART LE PÈRE DE LA FRANÇAFRIQUE


[DOCUMENTAIRE] JACQUES FOCCART LE PÈRE DE LA FRANÇAFRIQUE

 Avec l’indépendance de l’Algérie en 1962, la France perd l’exploitation du pétrole saharien. Charles de Gaulle, pour qui il n’y a pas de grande puissance sans indépendance énergétique, décide donc de se tourner vers les pays de l’ancien Empire colonial français en Afrique, qui regorgent de richesses minières et pétrolières. L’exploitation de ces ressources, qui s’effectue sur des cycles longs de 5 à 10 ans entre la découverte des gisements et la mise en service de l’exploitation, requiert dans les pays concernés une authentique stabilité politique si bien qu’est décidée une politique de soutien très active aux dirigeants particulièrement francophiles et dociles de ces pays devenus indépendants de la France en 1960.

.FOC
Cette volonté politique forte est confortée par le souhait des pays de l’OTAN, dans le contexte de la Guerre froide, de barrer la route de l’Afrique au communisme. Ainsi, la France est investie implicitement du rôle de « gendarme de l’Afrique », en échange de quoi son activisme énergétique particulièrement autoritaire est toléré.Les méthodes de Jacques Foccart s’avèrent extrêmement directives et expéditives, visant à rendre les Chefs d’États dépendants de la France pour exercer et se maintenir au pouvoir. À l’instar des mouvements de Résistance dont il fut un acteur majeur, il met en place une structure centralisée et cloisonnée, de façon à en rester l’unique ordonnateur. Cette organisation en réseau est une organisation de terrain, entièrement tournée vers l’efficacité opérationnelle.
FOCCCes réseaux sont à la fois des réseaux de renseignement et d’action. Concernant l’information, ils puisent naturellement dans les rangs des services de renseignement, des services secrets et de la diplomatie, mais, aussi, dans ceux des hommes d’affaires et notables œuvrant localement (les « correspondants »). Pour l’action, aux côtés des services secrets sont fréquemment mobilisés des mercenaires.
FOCCC
Ce système d’influence de la France en Afrique, appelé couramment « Françafrique » par ses détracteurs – terme emprunté à Houphouët-Boigny, repris par François-Xavier Verschave dans son ouvrage La Françafrique, le plus long scandale de la République -, qu’il a fondé, puis, profondément installé, est encore en vigueur aujourd’hui, poursuivi sous les présidences successives de Valéry Giscard d’Estaing (qui remplace Foccart, mais garde son adjoint René Journiac, ancien magistrat dans les colonies), François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, chacun confirmant l’existence même de la cellule africaine de l’Élysée, indépendante des autorités du Premier ministre et du ministère des Affaires étrangères et confiant le pilotage de celle-ci à un proche. L’avocat d’affaires franco-libanais, Robert Bourgi, a prétendu succéder à Jacques Foccart mais ne faisait que la transmission de messages entre certains dirigeants africains et français et le portage de valises.

NegroNews

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Les dictateurs africains, installés par la France.

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40% des dictateurs africains ont été installés par la France tandis que les Etats-Unis sont aux aguets

06/04/2015

La campagne « Tournons la page » entend inciter la société civile, les forces non-partisanes et non-violentes, les citoyens, les artistes, les intellectuels, les responsables religieux, les associations, les syndicats, à faire pression sur les dynasties et les régimes dictatoriaux pour aller vers l’alternance démocratique comme ce fut le cas au Nigeria, au Ghana et en Afrique du Sud.

La campagne « Tournons la page » entend inciter la société civile, les forces non-partisanes et non-violentes, les citoyens, les artistes, les intellectuels, les responsables religieux, les associations, les syndicats, à faire pression sur les dynasties et les régimes dictatoriaux pour aller vers l’alternance démocratique comme ce fut le cas au Nigeria, au Ghana et en Afrique du Sud.

C’est une sage résolution mais encore faudrait-il aussi faire pression sur les gouvernements impérialistes occidentaux qui ont mis en place bon nombre des dictateurs qui sévissent actuellement en Afrique.

Sur les 14 dynasties et régimes totalitaires sévissant en Afrique (recensés par la campagne « Tournons la page »), six ont été installés par l’Etat français soit plus de 40%. Nous nous sommes cantonnés à cette liste bien sûr (voir la carte ci-dessus).

A savoir la dynastie gabonaise des Bongo, la dynastie togolaise des Eyadéma après le meurtre françafricain du président élu démocratiquement Olympio, le dictateur Déby installé au pouvoir par l’armée et les services français au Tchad, le règne de l’ex-dictateur burkinabé Compaoré installé par les services franco-étatsuniens et exfiltré par l’armée française à la demande du « chef de guerre » François Hollande, le règne du dictateur camerounais Biya installé par la France à la suite d’Ahidjo et d’une terrible guerre menée par la France au Cameroun, et le régime du dictateur Sassou Nguesso qui fut installé en 1997 au prix d’une terrible guerre civile par Elf, l’ELysée et l’Etat-major français.

A noter que tous ces dictateurs en place depuis des dizaines d’année sont régulièrement reçus par le « chef de guerre » qui officie à l’Elysée dans le silence complice de l’immense majorité des médias français (libres ou traditionnels) qui les rebaptisent « président » et participent à l’anesthésie de l’opinion publique française.

Il est vrai que face à la force militaire française, face au pouvoir d’aliénation d’une grande partie des médias français, la société civile n’a que peu de marge de manoeuvres, l’exemple de la Côte d’Ivoire et la manière dont la France a installé son pion Ouattara en est un triste paradigme.

Et pour ne pas être accusé de partialité, nous n’oublierons pas le soutien inconditionnel des Etats-Unis et d’Israël au dictateur ougandais Museveni, au dictateur rwandais Kagamé qui devrait à priori quitter le pouvoir en 2017.

Il en va de même pour le chaos généré par les forces atlantistes (USA, Israël, France, Grande-Bretagne) – sur fond de montée économique des BRICS en Afrique – en Libye, en Somalie, au Soudan et ailleurs…contre lesquels la société civile est souvent réduite à ne faire que de la figuration là où les forces militaires occidentales déchaînent la fureur des armes et divisent pour mieux imposer leurs intérêts et leur règne prédateur sans se préoccuper du moins du monde des populations locales. Au nom du lobby militaro-industrio-financier, et… des valeurs de l’Occident ! L’horreur, l’horreur !

Blog Sam La Touche

Cameroonvoice

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Comment la France pille ses anciennes colonies en Afrique

 

A chaque fois qu’un président français ou ses ministres visitent les anciennes colonies françaises, ils sont généralement accueillis par les protestations de la foule. Chaque protestation est différente, mais le sentiment général est le pillage continu de la France sur ses anciennes colonies.

La faillite monétaire

Avant que la France n’accepte les demandes pour l’indépendance dans les années 1960, elle a bien organisé ses anciennes colonies (qu’on appelle les pays du CFA) dans un système de solidarité obligatoire qui consiste à obliger 14 pays africains à mettre 65 % de leurs réserves de devises étrangères dans le Trésor français et 20 % sur leur viabilité financière.

 

Cela signifie que ces pays africains ont accès seulement à 15 % de leur argent. Et s’ils ont besoin de plus d’argent, alors ces pays doivent l’emprunter aux français aux taux d’intérêts commerciaux. Et c’est le cas depuis 1960.

Mais il y a pire

La France a le premier droit d’acheter ou de rejeter les ressources naturelles trouvés dans les pays francophones. Donc, même si les pays du CFA bénéficient de meilleurs prix sur le marché, ils ne peuvent pas vendre leurs ressources jusqu’à ce que la France déclare qu’elle n’a pas besoin des ressources.

Dans les contrats gouvernementaux, les compagnies françaises sont prioritaires et ensuite seulement, les pays africains peuvent choisir d’autres entreprises étrangères. Les présidents de la zone CFA qui ont tentés de quitter le système ont subi une pression abominable de la part des présidents français. Dans les cas les plus extrêmes, cela s’est terminé par un Coup d’Etat organisé par la France.

Aucune échappatoire à la zone CFA

 

De ce fait, ces Etats africains sont des contribuables français et ils sont imposés à des taux exorbitants. Pourtant, les citoyens de ces pays ne sont pas considérés comme des français et ils n’ont accès à aucun des services qui sont financés par leurs taxes. On demande aux zones CFA de fournir des financements privés aux politiciens français pendant les élections en France.

Le pacte colonial

Le pacte colonial est à l’origine de la monnaie dans les pays francophones qui est le Franc CFA. C’est ce pacte colonial qui exige que les pays africains mettent 65 % de leurs finances dans le Trésor français.

Et les pays africains ne peuvent pas emprunter plus de 20 % du crédit qu’ils avaient demandés l’année précédente. De plus, les accords du CFA sont gérés par le Trésor français qui enquête sur les finances des pays africains au nom de la Bourse de Paris.

Le propriétaire des ressources naturelles

C’est également le pacte colonial qui donne la priorité des ressources à la France. C’est également les entreprises françaises qui ont la priorité dans les accords gouvernementaux. Et ces entreprises françaises ne se privent pas pour exiger des sommes astronomiques. Un audit indépendant sur la construction d’un pont à Abidjan a révélé que l’entreprise française qui avait obtenu le contract avait facturé avec une majoration de 354 % par rapport au prix du marché de cette construction. Et le paiement doit se faire obligatoirement en dollar et en euros.

 

Une entreprise chinoise avait proposé un prix bien plus intéressant pour la construction de ce pont et elle acceptait le paiement en cacao dont la Cote d’Ivoire est l’un des producteurs mondiaux. Les Français ont mis le véto sur cet accord en refusant l’accès à l’entreprise chinoise.

Le crime international de la colonisation

Dans n’importe quelle situation, la France serait sur le banc des accusés pour colonialisme et esclavagisme moderne, mais tout le monde semble trouver son bonheur. Les français ont mis des hommes acquis à leurs causes dans les systèmes politiques des pays du CFA et de ce fait, chaque décision gouvernementale suit les directives de la France.

Pendant les 50 dernières années, les pays du CFA ont perdus des milliards de dollars à cause ce pacte colonial. On estime que l’évasion fiscale des entreprises françaises est évalué à 854 milliards de dollars. La population française sait-elle que son train de vie est entièrement financé par les anciennes colonies de la France tandis que la population de ces pays crève de faim. Bien sûr qu’elle le sait, mais elle s’en fout totalement.

Traduction de l’article source

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La charte de l’impérialisme/servitude… les fondements de l’apartheid, du colonialisme, de la françafrique.

Madagascar-Afrique. La présente « charte » a été élaborée à Washington pendant la « traite négrière », ensuite discrètement négociée à la « conférence de Berlin en 1885 » pendant que les puissances Occidentales se partageaient l’Afrique ; renégociée secrètement à Yalta au moment du partage du monde en deux blocs après la deuxième guerre mondiale et pendant la création de la « Société des Nations », l’ancêtre de l’« ONU ». Source : « Musée de Tervuren [*]

I. DISPOSITION GÉNÉRALE

Article 1° :
De la Devise : – Devise  de  l’impérialisme : Gouverner le monde et contrôler les richesses de la planète ; Notre politique est de diviser pour mieux régner, dominer, exploiter et piller pour remplir nos banques et faire d’elles les plus puissantes du monde.

Article 2° :
Aucun pays du tiers-monde ne constitue un Etat souverain et indépendant.

Article 3° :
Tout pouvoir dans les pays du tiers-monde émane de nous, qui l’exerçons par la pression sur les dirigeants qui ne sont que nos marionnettes. Aucun organe du tiers-monde ne peut s’en attribuer l’exercice.

Article 4° :
Tous les pays du tiers-monde sont divisibles et leurs frontières  déplaçable selon notre volonté. Le respect de l’intégrité territoriale n’existe pas pour le tiers-monde.

Article 5° :
Tous les dictateurs doivent mettre leurs fortunes dans nos banques pour la sécurité de nos intérêts. Cette fortune servira des dons et crédits accordés par nous comme assistance et aide au développement aux pays du tiers-monde.

II. DU RÉGIME  POLITIQUE

Article 6° :
Tout pouvoir et gouvernement établi par nous est légal, légitime et démocratique. Mais tout autre pouvoir ou gouvernement qui n’émane pas de nous est illégal, illégitime et dictatorial, quelle que soit sa forme et sa légitimité.

Article 7° :
Tout pouvoir qui oppose la moindre résistance à nos injonctions perd par le fait même sa légalité, sa légitimité et sa crédibilité. Il doit disparaître.

III. DES TRAITES  ET  DES  ACCORDS

Article 8° :
On ne négocie pas les accords et les contrats avec les pays du tiers-monde, on leur impose ce qu’on veut et ils subissent notre volonté.

Article 9° :
Tout accord conclu avec un autre pays ou une négociation sans notre aval est nulle et de nul effet.

IV. DES DROITS  FONDAMENTAUX

Article 10° :
Là où il ya nos intérêt, les pays du tiers-monde n’ont pas de droit, dans les pays du sud, nos intérêts passent avant la loi et le droit international.

Article 11° :
La liberté d’expression, la liberté d’associations et les droit de l’homme n’ont de sens que dans le pays où les dirigeants s’opposent à notre volonté.

Article 12° :
Les peuples du tiers-monde n’ont pas d’opinion ni de droit, ils subissent notre loi et notre droit.

Article 13° :
Les pays du tiers-monde n’ont ni culture ni civilisation sans se référer à la civilisation Occidentale.

Article 14° :
On ne parle pas de génocide, de massacre ni des « crimes de guerre » ou des « crimes contre l’humanité» dans les pays où nos intérêt sont garantis. Même si le nombre des victimes est très important.

V. DES FINANCES PUBLIQUES

Article 15° :
Dans les pays du tiers-monde, nul n’a le droit de mettre dans leurs  banques un plafond d’argent fixé par nous. Lorsque la fortune dépasse le plafond, on la dépose dans l’une de nos banques pour que les bénéfices retournent sous forme des prêts ou d’aide économique au développement en espèce ou en nature.

Article 16° :
N’auront droit à l’aide précitée, les pays dont les dirigeants font preuve d’une soumission totale à nous, nos marionnettes  et nos valets.

Article 17° :
Notre aide doit-être accompagnée des recommandations fortes de nature à empêcher et briser toute action de développement des pays du tiers-monde.

VI. DES TRAITES  MILITAIRES

Article 18° :
Nos armées doivent être toujours plus fortes et plus puissantes que les armées des pays du tiers-monde. La limitation et l’interdiction d’arme des destructions massive ne nous concerne pas, mais les autres.

Article 19° :
Nos armées doivent s’entraider et s’unir dans la guerre contre l’armée d’un pays faible pour afficher notre suprématie et se faire craindre par les pays du tiers-monde.

Article 20° :
Toute intervention militaire a pour objectif de protéger nos intérêts et ceux de nos valets.

Article 21° :
Toute opération d’évacuation des ressortissants des pays Occidentaux cache notre mission réelle, celle de protéger nos intérêts et ceux de nos valets.

VII. ACCORDS INTERNATIONAUX

Article 22° :
L’ONU est notre instrument, nous devons l’utiliser contre nos ennemis et les pays du tiers-monde pour protéger nos intérêts.

Article 23° :
Notre objectif est de déstabiliser et détruire les régimes qui nous sont hostiles et installernos marionnettes sous la protection de nos militaires sous la couverture des mandats des forces de l’« ONU ».

Article 24° :
Les résolutions de l’« ONU » sont des textes qui nous donnent le droit et les moyens de frapper, de tuer et de détruire les pays dont les dirigeants et les peuples qui refusent de se soumettre à nos injonctions sous la couverture des résolutions du Conseil de Sécurité de l’« ONU ».

Article 25° :
Notre devoir est de maintenir l’Afrique et d’autres pays du monde dans le sous-développement, la miser, la division, les guerres, le chaos pour bien les dominer, les exploiter et les piller a travers les « Missions » de «Nations-Unies ».

Article 26° :
Notre règle d’or est la liquidation physique des leaders et dirigeants nationalistes du tiers-monde.

Article 27° :
Les lois, les résolutions, les cours et tribunaux des « Nations-Unies » sont nos instruments de pression contre les dirigeants et les leaders des pays qui défendent les intérêts de leurs peuples.

Article 28° :
Les dirigeants des puissances Occidentales ne peuvent être poursuivis, arrêter ni incarcérer par les cours et tribunaux de l’« ONU », même s’ils commettent des « crimes de guerre », de « génocide » ou des « crimes contre l’humanité ».

NOTE :

[*] À Tervuren se trouve le « Musée royal de l’Afrique centrale », Tervuren (anciennement Tervueren et également en français) est une commune néerlandophone de Belgique située en Région flamande dans la province du Brabant flamand. C’est la seule commune périphérique de la Région de Bruxelles-Capitale à être située dans l’arrondissement de Louvain (les autres sont situées dans l’arrondissement de Hal-Vilvorde). Elle compte environ 20 600 habitants.

LA CHARTE DE L’IMPÉRIALISME 3 La charte de l’impérialisme: Voici le document exclusif élaboré à Washington en pleine traite négrière et négocié à la conférence de Berlin en 1885, mediaafrik.com

 

La charte de l’impérialisme élaborée à Washington en pleine traite négrière, puis ensuite négociée à la conférence de Berlin en 1885 autour du partage du gâteau africain a quelque chose à voir avec la Cour Pénale Internationale aujourd’hui. Aussi à Yalta, fut-elle renégociée secrètement au moment d’un autre  partage du monde en deux blocs. A peine deux siècles après sa mise sous fonts baptismaux que les pontes issues de  la double conférence, de Berlin et Yalta, respectivement en SDN (Société Des Nations) et l’ONU (Organisation des Nations Unies), la situation des pays du tiers monde  et la mentalité des impérialistes occidentaux n’ont véritablement pas évolué.

Ainsi, cette charte se déclinera-t-elle en 28 articles d’un cynisme sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Au demeurant,  nous mettrons pour l’heure un zoom sur l’article premier d’une série de 28 articles qui seront examinés de près au cours d’une succession d’analyses.  Les dispositions générales sont composées de cinq articles, dont le premier est libellé comme suit: « De la devise : de l’impérialisme : gouverner le monde et contrôler les richesses de la planète. Notre politique est de diviser pour mieux régner, dominer, exploiter et piller pour remplir nos banques  et faire d’elles les plus puissantes du monde ».

Ainsi verrons-nous les différents actes qui  motivent leurs besoins effrénés de suprématie sur le monde entier et comment effraient-ils les pays pauvres avec la CPI en remplissant et rendant fortes leurs institutions financières.

Une véritable administration terrestre qui ne dit pas son nom est celle établie secrètement par l’occident pour s’approprier tous les biens de ce monde et dominer tous les hommes qui ne sont de leur race. En quelque sorte une copie satanique de l’administration saine voulue par Dieu le créateur de l’univers.

En installant leur décor dont seuls ils ont le secret, les occidentaux affichent désormais leur mépris pour toutes espèces humaines ne leur ressemblant pas et qui osent les défier dans leur cheminement impérialiste. Les faits qui expliquent leurs actes sont légion. D’aucuns ont qualifié l’assassinat de Patrice Lumumba au Congo-belge en 1961 de fait banal. Or en réalité ce fut le premier Africain qui avait véritablement défié ce « gouvernement du monde » en affirmant en face du roi belge que le Congo traiterait d’égal à égal désormais avec la Belgique, pays souverain comme le Congo.

Et retenez bien que c’est la CIA (Central Intelligence Agency) par le truchement de l’ambassadeur américain au Congo, Timberlay qui avait manigancé et ordonné l’arrestation et la mise à mort de Lumumba par les forces onusiennes sous ordres américain. Après lui, Kwamé N’krumah lui aussi était victime de ce gouvernement mondial pour avoir fait montre d’une gestion rationnelle du Ghana au point que le pays était en passe de se passer des aides sataniques du fonds monétaire international et de la banque mondiale.

Ces deux banques, organes de pression sur les pays pauvres ont été sévèrement dénoncés en 1986 par Thomas Sankara les qualifiant de « structures de conception de la pauvreté africaine ». La suite on la connait. Sur ordre de ses maitres, Félix Houphouet-Boigny de Côte d’Ivoire mit en marche le plan de suppression physique du jeune capitaine trop dérangeant. Ce fut chose faite en octobre 1987, installant l’homme de leur réseau, Compaoré, au pouvoir au Burkina Faso. Leurs récentes victimes en Afrique sont Kadhafi et Gbagbo.

Car Kadhafi a posé deux actes majeurs pour l’émergence de l’Afrique. Le satellite Africain RASCOM1 et le fonds monétaire africain. Le satellite permettrait de baisser les couts des communications et ferait perdre 500 millions de dollars que l’Europe encaisse jusqu’aujourd’hui par an sur les conversations téléphoniques même à l’intérieur du même pays africain, pour le transit des voix sur les satellites européens comme Intelsat.

L’autre acte c’est d’établir la mouture du fonds monétaire africain. C’est ce fonds qui enrayerait les effets négatifs des banques occidentales qui a précipité son assassinat par les forces de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord), une armée occidentale coalisée pour mettre hors d’état de nuire tout Etat pauvre ou un président du tiers monde s’opposant à l’impérialisme occidental. Malheureusement le président Gbagbo leur a déclaré la guerre en demandant le démantèlement et le rapatriement des bases militaires onusiennes et françaises en décembre 2010 du sol ivoirien. Ce crime de lèse-majesté ne lui sera jamais pardonné.

Koné Katina, ministre du budget sous Gbagbo, soutient que la côte d’ivoire voudrait sortir du colonialisme financier, raison pour laquelle elle projetait de créer une monnaie commune avec le voisin ghanéen. Selon lui,  ces deux pays détiennent plus de 60% de la production mondiale du cacao. Ce qui a poussé la même armée occidentale coalisée à bombarder tout le pays et même la résidence officielle de Gbagbo, à la grande satisfaction des occidentaux et leurs suppôts. Son internement à la CPI aujourd’hui n’est que l’exécution logique de la charte occidentale qui méprise tout homme opposé à leurs intérêts.

Désormais la formule toute trouvée pour décourager les pays pauvres de s’opposer à leurs intérêts c’est la Cour Pénale Internationale. La tactique c’est de fomenter des tueries dans les nations du tiers monde où leurs intérêts sont menacés, faire intervenir leur armée coalisée et arrêter les leaders, s’ils ne sont pas tués, qui luttent pour l’affranchissement de leur pays.

Pour ce faire les impérialistes suscitent des opposants fantoches qu’ils arment pour créer la chienlit dans tout le pays. Cette tactique a été appliquée en Côte d’Ivoire de 2002 à 2011. D’abord, ils profitent du cafouillage pour voler et piller les ressources minières du pays.

Ce sont ces mêmes occidentaux, auteurs d’embargo sur l’or, le diamant, le manganèse, le binôme cacao-café…ivoiriens transitant par le Burkina Faso arrière base de déstabilisation devant satan  qui sont les premiers acheteurs de ces matières premières interdites. C’est vraiment en divisant conformément à leur charte qu’ils règnent, exploitent, pillent et remplissent leurs banques les rendant puissantes (FMI,BM,club de paris…). Aujourd’hui la CPI n’est qu’une tactique très raffinée de ce manège datant plus de cent ans. Vivant sur des sols et sous-sols pauvres, les occidentaux ont en mémoire leur triste passé fait de misère extrême en telle enseigne que dès le 15e siècle, ayant acquis le savoir chinois en armement leur conférant une suprématie certaine,  ils avaient cherché des contrées pour apporter des bouées de sauvetage à leur grande pauvreté.

De Christophe Colomb (génocidaire de plus d’un million de Taïnos-mayas) au gouverneur Angoulvant(génocidaire des ivoiriens au début du 20ème siècle) l’objectif est resté inchangé : exterminer les indigènes pour s’approprier leurs richesses. De nos jours le pétrole de Benghazi en Lybie leur revient gratuitement comme butin de guerre après leur forfait commis sur Kadhafi. De même Gbagbo à la CPI c’est à cœur joie que les français et américains s’adonnent au pillage des richesses ivoiriennes.

Pour preuve, la grande misère sévit en ce moment même en Côte d’Ivoire malgré la disposition de l’entièreté du territoire et les promesses de pluies de milliards de francs par Ouattara aux ivoiriens.

La charte de l’impérialisme reste sans conteste la matrice d’action des pays occidentaux dans des contrées qu’ils qualifient eux-mêmes de tiers monde. C’est elle qui justifie les crimes de sang et crimes économiques qu’ils ne cessent de commettre çà et là. Des femmes et des enfants impunément massacrés en Afghanistan, en Lybie, en Côte d’Ivoire… ne pourront jamais constituer de crimes contre l’humanité. Puisqu’ils ne font pas partie de la race que la charte de l’impérialisme protège.

Et d’ailleurs la CPI n’est pas faite pour les occidentaux. Comme il serait saugrenue de déporter un leader du tiers monde aujourd’hui d’une colonie à l’autre, cf. Samory Touré(Gabon), Behanzin(aux Antilles), Aniaba, roi Abouré(Togo), déportation des résistants Abbeys(Congo et Centrafrique), la CPI devient la forme raffinée de l’application de la charte de l’impérialisme. Et le FMI et la banque mondiale, usuriers et vampires des richesses du tiers monde.

Claude Fernando Ayewa

 Source: moacinter

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http://mediaafrik.com/la-charte-de-limperialisme-voici-le-document-exclusif-elabore-a-washington-en-pleine-traite-negriere-et-negocie-a-la-conference-de-berlin-en-1885/

 

CHRONOLOGIE

Les principaux faits marquants de l’histoire de la Francophonie.
Date Lieu Événements
1880 Invention du terme « francophonie » par le géographe français Onésime Reclus (1837-1916)
1926 Naissance de la première association francophone : l’association des écrivains de langue française (Adelf)
1950 Naissance de l’Union internationale des journalistes et de la presse de langue française
1955 Création de la Communauté des radios publiques de langue française (CRPLF)
1960 La Confemen, la Conférence des ministres de l’éducation nationale des pays francophones, est la première institution francophone à voir le jour
1961 Création de l’Association des universités partiellement ou entièrement de langue française (AUPELF)
1967 Constitution de l’Association internationale des parlementaires de langue française (AIPLF)
1968 L’ AIPLF adopte une résolution concernant la création d’une agence de coopération francophone
1969 Création de la Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports des pays francophones (Confejes)
20 mars 1970 Niamey (Niger) Naissance de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT)
1970 Jean-Marc Léger est le premier Secrétaire général de l’ACCT. Il le restera jusqu’en 1973
1971 Lomé (Togo) Conférence des ministres francophones de la Fonction publique
22 janvier 1972 Inauguration de l’Ecole internationale de Bordeaux (EIB)
1973 Bamako (Mali) Conférence des ministres francophones de la Coopération
1974 L’aide à la circulation du spectacle vivant est initiée avec le festival « Francofête » à Québec
1974 Dankoulodo Dan Dicko, Secrétaire général de l’ACCT jusqu’en 1981
1975 Lancement du Programme spécial de développement (PSD)
1977 Luxembourg Conférence des ministres francophones de la Politique scientifique
1978 Ndjamena (Tchad) Conférence des ministres francophones de l’Artisanat
1978 Création du Conseil international des radios télévisions d’expression française (CIRTEF)
Novembre 1978 L’ACCT est admise comme observateur aux Nations unies
1979 Création de l’Association internationale des maires francophones
1980 Paris (France) Conférence des ministres francophones de la Justice
1981 Paris (France) Conférence des ministres francophones de l’Agriculture
1981 Cotonou (Bénin) Conférence des ministres francophones de la Culture
1982 François Owono-Nguema, Secrétaire général de l’ACCT jusqu’en 1985
1983 Yamoussoukro (Côte d’Ivoire) Conférence des ministres francophones de la Recherche scientifique et de l’Enseignement supérieur
1984 Naissance de la chaîne TV5, principal vecteur de la Francophonie dans le monde
1985 Le Caire (Égypte) Conférence des ministres francophones de la Communication
29 novembre 1985 Paris (France) Naissance de la Conférence internationale des Barreaux de tradition juridique commune (CIB)
17-19 février 1986 Versailles (France) Ier Sommet de la Francophonie
1986 Bénin Inauguration du premier Centre de lecture et d’animation culturelle (CLAC) de l’OIF
1986 Paul Okumba D’Okwatsgue, Secrétaire général de l’ACCT jusqu’en 1989
1986 Naissance du Réseau pour l’éducation nutritionnelle en Afrique (RENA), né d’un protocole d’accord entre l’ACCT et l’Université de Liège.
2-4 septembre 1987 Québec (Québec-Canada) IIe Sommet de la Francophonie
1987 Fonds de soutien à la création radiophonique ou télévisuelle francophone
1988 Création de l’Institut de l’énergie et de l’environnement de la Francophonie (IEPF)
1988 Création de TV5 Québec-Canada
1988 Création du Fonds francophone de production audiovisuelle du Sud
20 mars 1988 La Journée internationale de la Francophonie est instituée
24-26 mai 1989 Dakar (Sénégal) IIIe Sommet de la Francophonie
8 juillet 1989 Casablanca et Rabat (Maroc) Les 1ers Jeux de la Francophonie réunissent 1 700 participants venus de 38 pays
1989 Paris (France) 2e Conférence des ministres francophones de la Justice
1990 Liège (Communauté française de Belgique) 2e Conférence des ministres francophones de la Culture
1990 L’écrivain et journaliste québécois Jean-Louis Roy est nommé Secrétaire général de l’ACCT. Il effectue deux mandats jusqu’en 1997
19-21 novembre 1991 Paris (France) IVe Sommet de la Francophonie
1991 Naissance de TV5 Afrique
1991 Tunis (Tunisie) Conférence des ministres francophones chargés de l’Environnement
27 Septembre-11 octobre 1992 Roumanie L’OIF envoie sa première mission d’observation d’un processus électoral
1992 Montréal (Québec – Canada) Conférence des ministres de l’Education de l’ensemble des pays ayant en partage l’usage du français
1992 Mise en place de la Banque internationale d’informations sur les Etats francophones (BIEF)
29 Mars au 1er avril 1993 Abidjan (Côte-d’Ivoire) 1er Marché des arts du spectacle africain (Masa)
16-18 octobre 1993 Grand-Baie (Maurice) Ve Sommet de la Francophonie
« L’unité dans la diversité »
1993 31 OING partenaires de la Francophonie
1993 Dakar (Sénégal) Conférence des ministres francophones chargés de l’Enfance
30 octobre 1995 Le Caire (Égypte) 3e Conférence des ministres francophones de la Justice
2-4 décembre 1995 Cotonou (Bénin) VIe Sommet de la Francophonie
9-21 mai 1997 Montréal (Québec – Canada) Conférence des ministres chargés des Inforoutes
14-16 novembre 1997 Hanoï (Viet Nam) VIIe Sommet de la Francophonie
Boutros Boutros-Ghali devient le premier Secrétaire général de l’OIF.
Janvier 1998 Le Belge francophone Roger Dehaybe est nommé Administrateur général de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie. Il exercera deux mandats, jusqu’en 2005.
1998 Création du Fonds d’appui à la presse francophone du Sud et du réseau Médiaf
Mai 1998 Bamako (Mali) Assises de la formation professionnelle et technique
4-5 Décembre 1998 Bucarest (Roumanie) La 12e Conférence ministérielle de la Francophonie adopte l’appellation d’Organisation internationale de la Francophonie (OIF)
18 décembre 1998 L’OIF devient observateur auprès des Nations Unies
3-5 septembre 1999 Moncton (Canada-Nouveau-Brunswick) VIIIe Sommet de la Francophonie
14-15 avril 1999 Monaco Conférence des ministres de l’Economie et des Finances
2000 Programme de Mobilité des jeunes dans l’espace francophone (PMJ)
4-5 février 2000 Luxembourg Conférence des femmes de la Francophonie
3 novembre 2000 Bamako (Mali) Symposium international sur les pratiques de la démocratie, les droits et les libertés dans l’espace francophone. Adoption de la « Déclaration de Bamako » sur la démocratie.
20-21 juin 2001 Cotonou (Bénin) 3e Conférence ministérielle sur la Culture. Adoption de la « Déclaration de Cotonou » sur la diversité culturelle
20-21 mars 2001 Paris (France) Colloque « Trois espaces linguistiques face aux défis de la mondialisation ». Lancement du dialogue entre la Francophonie et les grandes aires linguistiques internationales.
Novembre 2001 Remise du premier Prix des 5 continents
Août 2002 Lancement de Médiaterre, le premier réseau d’information francophone sur le développement durable
18-20 octobre 2002 Beyrouth (Liban) IXe Sommet de la Francophonie :
« Le dialogue des cultures ».
Abdou Diouf est élu Secrétaire général de la Francophonie.
Le Chef de l’Etat algérien, Abdelaziz Bouteflika, y participe pour la première fois, à titre d’invité spécial.
11 Janvier 2002 Plan de promotion du français au sein de l’UE
2002 Johannesburg (Afrique du Sud) Contribution des Etats et gouvernements de l’OIF au Sommet sur le développement durable
17-20 mars 2003 Libreville (Gabon) Etats généraux de l’enseignement du français en Afrique subsaharienne francophone
25-28 avril 2003 Paris (France) Conférence des structures gouvernementales chargées des droits de l’homme dans l’espace francophone
4-5 septembre 2003 Rabat (Maroc) Conférence ministérielle sur la société de l’information
19 janvier 2004 Le Haut conseil de la Francophonie, jusque-là placé auprès du Président de la République française, est transféré à l’OIF
5-7 mai 2004 Paris (France) Symposium de la Francophonie sur l’accès aux financements internationaux
26-27 novembre 2004 Ouagadougou (Burkina Faso) Xe Sommet de la Francophonie
« La Francophonie, un espace solidaire pour un développement durable »
27 novembre 2004 Ouagadougou (Burkina Faso) La Francophonie adopte un Cadre stratégique décennal pour la période 2004-2013.
2004 Hervé Bourges, Grand Témoin de la Francophonie aux Jeux Olympiques d’Athènes
2005 Lancement du projet Hub & Spokes : un partenariat entre l’OIF et le Commonwealth, financé par l’Union européenne, et destiné à l’insertion des pays ACP dans la mondialisation
Mars 2005 Contribution de la Francophonie à l’examen décennal du programme d’action de la Conférence mondiale sur les femmes de Beijing (Beijing + 10)
Mai 2005 Lancement du programme de renforcement du français dans les organisations internationales africaines
Octobre 2005 Convention de l’Unesco sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles
22-23 novembre 2005 Antananarivo (Madagascar) Au cours de sa 21e session, la Conférence ministérielle de la Francophonie adopte la nouvelle « Charte de la Francophonie »
14 mai 2006 Saint Boniface (Manitoba-Canada) Conférence ministérielle sur la prévention des conflits et la sécurité humaine. Adoption de la Déclaration de « Saint Boniface » sur la prévention des conflits.
2006 Célébration de l’Année Senghor
Janvier 2006 Clément Duhaime prend ses fonctions en tant qu’Administrateur de l’OIF.
février 2006 L’écrivaine et journaliste canadienne Lise Bissonnette est le Grand Témoin de la Francophonie aux Jeux Olympiques d’hiver à Turin.
Mars à octobre 2006 « Francofffonies ! » : le festival francophone en France
28-29 septembre 2006 Bucarest (Roumanie) XIe Sommet de la Francophonie : « Les technologies de l’information dans l’éducation ». Le Secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, est reconduit pour un mandat de 4 ans
Janvier 2007 Lancement du projet de volontariat francophone, qui encourage la mobilité Sud-Sud pour les jeunes âgés de 21 à 34 ans.
Juin 2007 Lancement du programme de valorisation de l’enseignement du français en Asie du sud-est (Valofrase)
14 février 2008 Paris (France) 4e Conférence des ministres francophones de la Justice
09 août 2008 Beijing (Chine) L’OIF organise un « Evènement francophone » destiné à promouvoir l’usage du français aux J.O.
Jean Pierre Raffarin est le Grand Témoin de la Francophonie pour ces 29e Olympiades.
17-19 octobre 2008 Québec (Canada) XIIe Sommet de la Francophonie
27 septembre – 6 octobre 2009 Beyrouth (Liban) 6es Jeux de la Francophonie
2010 L’OIF fête ses 40 ans
22 – 24 octobre 2010 Montreux (Suisse) XIIIe Sommet de la Francophonie
6 juillet 2011 Paris (France) Colloque : Le français dans les Organisations internationales – rôle des groupes des ambassadeurs francophones
2-6 juillet 2012 Québec 1er Forum mondial de la langue française
13 – 14 octobre 2012 Kinshasa (RD Congo) XIVe Sommet de la Francophonie

Francophonie et droits de l’Homme (Extrait du XIV Sommet de l’OIF).

34. Nous réaffirmons l’importance du développement de la Justice pénale internationale et de son rôle dans la protection des droits de l’Homme, le rétablissement de l’État de droit et la lutte contre l’impunité. À cet égard, nous saluons la signature de l’accord de partenariat entre l’OIF et la CPI. Nous appuyons également les efforts engagés par l’OIF pour définir une position francophone en matière de justice, vérité et réconciliation pour soutenir les États francophones en crise et en transition.

35. Nous reconnaissons le rôle de la société civile et des organisations de défense des droits de l’Homme dans les progrès en faveur de la paix et de la démocratie dans l’espace francophone. Nous encourageons les activités des ONG et la mise en place des mécanismes appropriés pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme.

36. Nous saluons l’accord-cadre de coopération qui lie l’OIF et l’ONU Femmes et souscrivons pleinement aux priorités identifiées, notamment celles qui contribuent au renforcement des initiatives et des projets en faveur des femmes africaines. Nous affirmons notre volonté d’actualiser la Déclaration de Luxembourg pour favoriser la pleine et égale participation des femmes à la vie politique, économique, sociale et culturelle de nos États, notamment par le biais de l’égalité d’accès à l’éducation et à l’emploi.

37. Nous nous engageons à combattre les pires formes de travail des enfants : le travail forcé, l’esclavage et le trafic d’enfants, leur utilisation dans les conflits Source officielle.

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La députée française Eva Joly

Nous ne résistons pas à l`envie de publier pour nos lecteurs ces extraits du dernier livre de la députée française Eva Joly, détaillant les «crimes» de la France en Afrique en général et au Cameroun en particulier; elle parle notamment du massacre des Bamilékés par son pays.

Je n`avais rien compris à ce que l`écrivain Slimane Zeghidour appelle «le secret de famille de la République».

Lorsque j`ai pris en charge l`instruction de l`affaire Elf, j`avais en face de moi les puissants du pétrole français, je n`aimais pas leur arrogance, la façon qu`ils avaient de se servir dans les caisses, mais lorsqu`ils invoquaient les intérêts supérieurs du pays, j`étais prête à les croire.

Je sortais de plusieurs années en détachement au Ministère des Finances, entourée de hauts fonctionnaires intègres, d’une compétence absolue.

J`avais confiance dans les institutions de mon pays d`adoption. Je n`imaginais pas que la finalité des dirigeants des sociétés nationales du pétrole fut autre chose que le bien commun. Je traquais les dérives et non le système lui-même.

Pourtant au fil de mon enquête, j`ai découvert un monde souterrain. Magistrate, limitée par le cadre de ma saisine et des compétences nationales, je devais m`arrêter sur le seuil de certaines portes, qui menaient vers l`étranger.

Je découvrais des chemins qu`il aurait été passionnant de remonter, des connexions qui m`ahurissaient. Avec des chiffres, des comptes, nous avions sous nos yeux le déchiffrage d`un vaste réseau de corruption institutionnalisé, dont les fils étaient reliés en direct à l`Elysée.

Ce n`était pas mon rôle d`en tirer les conclusions politiques, mais j`en ai gardé l`empreinte. Nous avions dessiné alors un vaste schéma, que j`ai toujours avec moi. Il fait huit mètres une fois déplié.

Il serpente depuis le bureau d`un directeur des hydrocarbures d`Elf, jusqu`à des comptes obscurs alimentés par le Gabon, aux mains d`Omar Bongo: quarante ans de pouvoir et une difficulté récurrente à distinguer sa tirelire et sa famille d`une part, le budget de l`Etat et le Gouvernement d`autre part.

J`emporte souvent ce schéma avec moi, au fil des rendez-vous. Je l`étale sur les tables, un peu comme un capitaine au combat sort ses vieilles cartes.

Les positions ont sans doute varié, les techniques de camouflage se sont sophistiquées, mais le système est là: les tyrans sont des amis que la France a placés au pouvoir et dont elle protège la fortune et l`influence par de vastes réseaux de corruption; en échange ils veillent sur les intérêts et les ressources des entreprises françaises venues creuser le sol. Tout ce beau monde a intérêt à ce que rien, jamais, ne stimule ni les institutions ni l`économie des pays.

La France aide à appauvrir le Gabon.

Et si je m`arrête un instant au Gabon, qu`est-ce que j`y vois? Un pays riche qui exporte plus de treize milliards de dollars de pétrole brut par an et affiche un PIB par habitant largement au-dessus de la moyenne africaine (6 397 $)? Ou un pays pauvre où l`espérance de vie est estimée à 55 ans pour les femmes et 53 pour les hommes, ce qui leur laisse un an de moins que les Malgaches nés sur un sol sans pétrole? Le taux de mortalité infantile est au Gabon particulièrement élevé, le taux de vaccination contre la rougeole est de 40% contre une moyenne de 79% dans les pays en développement.

Voilà où en est le Gabon, chasse gardée de la France, fournisseur des trésors du pétrole et de l`uranium, fief de Total-Elf, la première capitalisation boursière française.

Si les habitants de Libreville n`ont pas bénéficié de la richesse de leur pays, c`est parce que la France s`est accaparée ses ressources minières, avec la complicité d`un Président, enrôlé dès son servicemilitaire par l`armée française et ses services secrets, placé à la tête du pays à 32 ans par Paris, il était alors le plus jeune Chef d`Etat du monde. La France contrôle son armée, ses élections et protège sa fortune.

En retour, Omar Bongo fait table ouverte plusieurs fois par an, Avenue Foch ou l`Hôtel Crillon, où il reçoit les hommes politiques, des publicitaires et les journalistes français qui comptent. Chacun se presse à ces audiences.

Dans les années 1990, un homme politique français de premier plan, alors en fonction, bénéficiait en parallèle d`un contrat de «consultant» signé par Omar Bongo et largement rémunéré. De Roland Dumas, le Président gabonais dit qu`il est un «ami intime». Prévoyant, il apprécie aussi NicolasSarkozy, venu «prendre conseil» en tant que candidat à l`élection présidentielle.

Lorsqu’au cours de l`instruction, nous avons perquisitionné au siège de la FIBA, la banque franco-gabonaise, nous avons consulté le listing des clients qui paraissait tenu à la plume sergent-major. C`était une sorte de Who`s Who de la France en Afrique, qui en disait long sur l`envers de la République et des médias.

La France fait semblant d`aider des pays qui sont riches en matières premières.

A ceux qui croient encore à l`aide désintéressée de la France en Afrique, il suffit de consulter les chiffres du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement). La corrélation est régulière entre le montant de l`aide française et la richesse en matières premières.

En clair, celui qui n`a rien dans son sous-sol ne doit pas attendre grand-chose de Paris. Il n`est pas étonnant de retrouver le Gabon comme l`un des premiers bénéficiaires de l`aide publique française au développement. Le résultat est affligeant en termes de système de santé et d`éducation. L`argent s`est perdu en route. Il est justement fait pour cela.

Il ne s`agit pas d`une dérive mais d`une organisation cohérente et raisonnée. Dans chaque audition durant notre instruction, nous entendions parler de pressions physiques, d`espionnage permanent et de barbouzes.

Les perquisitions dans la tour Elf à la Défense livraient une moisson de documents révélant la confusion des genres, nous les transmettions au Parquet de Nanterre, qui se gardait bien d`ouvrir des enquêtes. Car Elf hier, Total aujourd’hui, est un Etat dans l`Etat, conçu par Pierre Guillaumat, un ancien Ministre de la Défense, patron des services secrets et responsable du programme nucléaire français afin de servir les intérêts géopolitiques de Paris.

La Norvège a utilisé son pétrole pour construire et assurer le paiement des retraites futures. La France se sert d`Elf Total pour affirmer sa puissance.

La compagnie intervient dans le Golfe de Guinée, au Nigeria, au Congo-Brazzaville, en Angola… Tous ces pays ont connu la guerre civile et la dictature, derrière laquelle la main française s`est fait sentir. Le chaos, lorsqu`il se produit, ne trouble pas le système. Il n`est qu’à voir l`Angola en guerre pendant des dizaines d`années, mais dont aucune goutte de pétrole, jamais, n`a raté sa destination.

Pendant la guerre, les affaires continuaient…les banques françaises, Bnp-Paribas en tête, ont même profité de l`occasion pour élaborer des montages financiers destinés aux pays en guerre, à des taux affolants, tout en sachant qu`elles ne prenaient pas le moindre risque. L`argent, là aussi, n`a pas été perdu pour tout le monde. C`est un miroir dans lequel il ne faut pas trop souvent regarder les élites françaises.

Depuis que j`ai ouvert le dossier Elf dans mon bureau de la galerie financière, j`ai voyagé physiquement et intellectuellement bien loin de la Seine et de ses quais gris et bleus…j`ai appris en marchant. A l`arrivée, le tableau est effrayant.

L`Afrique a refait de moi une Norvégienne, fière de l`être. Mon pays est riche, mais, il se souvient avoir été pauvre, un peuple d`émigrants regardant vers le nouveau monde américain.

Son esprit de conquête, ses allures vikings sont des traces d`un passé très lointain, vinrent ensuite les tutelles danoise puis suédoise, dont il fallut se libérer, Il envoya vers l`Afrique des missionnaires protestants, personnages austères au visage buriné, taillé par la parole chrétienne et l’œuvre humanitaire, plutôt que des nouveaux colons, comme on les croise encore dans les quartiers d`expatriés blancs.

Pendant que la France fondait Elf, la Norvège mettait en place l`exploitation des ressources de la mer du Nord, accumulant un fonds de réserve, aussitôt placé pour les générations futures et soigneusement contrôlé. Ce petit pays des terres gelées est devenu la première nation donatrice en dollars par habitant.

Bien sûr, les pétroliers norvégiens ne sont pas des enfants de chœur. De récentes enquêtes ont montré que certains d`entre eux ont versé des commissions et que la tentation d`abuser de leur pouvoir est permanente. Mais la Norvège n`a pas à rougir de ce qu`elle a fait de son pétrole. Ce que j`ai vu, les rapports internationaux qui l`attestent, est une œuvre d`espoir.

La République française, à la même époque, a mis en place en Afrique un système loin de ses valeurs et de l`image qu`elle aime renvoyer au monde. Comment des institutions solides et démocratiques, des esprits brillants et éclairés, ont-ils pu tisser des réseaux violant systématiquement la loi, la justice et la démocratie? Pourquoi des journalistes réputés, de tout bord, ont-ils toléré ce qu`ils ont vu? Pourquoi des partis politiques et des ONG, par ailleurs prompts a s`enflammer, n`ont-ils rien voulu voir?

L`Occident a fermé les yeux sur les crimes de la France

Je ne condamne pas. J`ai partagé cet aveuglement. J`étais comme eux, avant de glisser l`œil dans le trou de la serrure et de prendre la mesure de ce secret de famille: la France reste un empire et ne se remet pas de sa puissance perdue. L`indépendance politique a été largement une mascarade en Afrique de l`Ouest.

L`Occident a fermé les yeux, car la France se prévalait d`être le «gendarme» qui défendait la moitié du continent contre le communisme. Les Français ont laissé faire, car astucieusement, De Gaulle et ses successeurs ont présenté leur action comme un rempart contre l`hydre américaine. Elf était l`une des pièces maîtresses de cette partie géopolitique.

Le double jeu a été facilité par la certitude, ancrée dans les mentalités, que «là-bas, c`est différent». Là-bas, c`est normal la corruption, le népotisme, la guerre, la violence. Là-bas, c`est normal la présence de l`armée française, les proconsuls à l`ambassade ou à l`état-major, les camps militaires. Là-bas, c`est normal l`instruction des gardes présidentielles. Là-bas, c`est normal la captation des richesses naturelles.

D`ailleurs, «tout le monde fait pareil». Jeune ou vieux, de gauche ou de droite, nul Français ne songe à s`offusquer de voir nos soldats mener, presque chaque année, une opération militaire en Afrique, au Tchad, en Côte d`Ivoire, au Rwanda, quand tous se gaussent de cette Amérique venue faire la police en Irak, en maquillant d`un fard démocratique les intérêts géopolitiques et pétroliers de Washington. Il y a pourtant bien des symétries.

J`ai vu récemment un documentaire sur la guerre du Biafra, quatre ou cinq demi-heures de témoignage brut des principaux acteurs, sans commentaires. Je suis restée sans voix. A ceux qui sont nés après 1970, le Biafra ne dit rien. Dans cette région du Nigeria, riche en pétrole, une ethnie, chrétienne et animiste armée par la France, réclama l`indépendance. S`ensuivit une guerre meurtrière de trois ans, révolte financée depuis l`Elysée via des sociétés suisses.

La télévision française aimait alors montrer les enfants affamés que les militaires français ramenaient par avion pour les soigner, jamais elle ne laissait voir la cargaison de l`aller, remplie d`armes. A l`image maintenant, les anciens collaborateurs de Jacques Foccart, repus dans leurs fauteuils Louis XV, détaillent sans émotion ces montages illégaux. Les officiers, lieutenants d`alors, généraux d`aujourd`hui, racontent ce bon tour le sourire aux lèvres. Fin du documentaire. Pas un mot, pas une ligne dans les livres d`histoire.

La France au cœur de la guerre du Biafra et du massacre des Bamilékés au Cameroun

Des drames comme celui-ci, l`Afrique en contient des dizaines, soigneusement passés sous silence. Les massacres des Bamiléké au Cameroun par la France du Général De Gaulle, le génocide des Tutsi commis par un régime soutenu par François Mitterrand, les assassinats d`opposants, les manipulations d`élections.. Le passif de la France sur le continent africain n`a rien à envier à l`impérialisme américain en Amérique latine ou au Moyen-Orient.

Il est à la mode parmi les intellectuels français de se plaindre du mouvement de repentance qui s`est répandu depuis quelques années. Les bienfaits de la colonisation, à inscrire dans les manuels scolaires, ont même fait l`objet d`une proposition de loi, largement soutenue par les députés.

Bien sûr, l`histoire de la France en Afrique ou en Asie du sud-est a compté aussi des aventuriers sincères, exportateurs, instituteurs ou pionniers, qui ont fait corps avec les pays qu`ils ont découverts. A Madagascar, les Vazas, ces pieds noirs malgaches, ne cessent de louer devant moi l`état des routes et des infrastructures françaises au moment de l`indépendance.

Mais les peuples sont comme les familles. On ne peut pas faire le tri de la mémoire. Il est des secrets soigneusement cachés dont l`onde portée va bien au-delà d`une ou de deux générations. Les enfants héritent de tout: du malheur comme du bonheur, de la richesse comme des dettes.

La République française paie aujourd`hui la facture de son passé. Il suffit de dérouler la liste des appellations officielles des Maghrébins nés dans un département français avant 1962 ou sur le sol hexagonal depuis les années 1970. Par la loi, ils furent et sont des Français comme les autres.

Les gouvernements successifs n`ont pourtant cessé d`inventer des périphrases : «indigène musulman», «sujet africain non naturalisé», «JFOM» (Jeune français originaire du Maghreb), «jeune issu de l`immigration», «fils de harkis», «jeune des quartiers», «Arabo-musulman», «Français d`origine arabe», «Français musulman»…

La France vit encore comme si en Afrique, elle était chez elle, et comme si, ses enfants d`ascendance africaine n`étaient pas Français. Le développement de la Françafrique, notre tolérance vis-à-vis des réseaux, tout ramène à ce secret colonial, cet empire qui hante les esprits comme un fantôme. Oui, Total, la première entreprise française, est riche et prospère.

Mais la manière dont la firme s`est bâtie fait partie de l`héritage. Qui osera un jour rendre au Nigeria, au Cameroun, au Gabon, au Congo-Brazzaville ce que la France leur doit? Qui contestera les contrats conclus par Areva pour l`uranium du Niger ou ceux des mines d`or de Sadiola au Mali, deux pays parmi les plus pauvres du globe, qui ne touchent qu`une part dérisoire des richesses prélevées dans leur sol? La République a contracté une dette qu`il lui faudra bien honorer.

Notre prospérité est nourrie de richesses que nous détournons. A certains de ces sans-papiers qui risquent leur vie pour gagner l`Europe, il pourrait-être versé une rente au lieu d`un avis d`expulsion. Je rêve pour ce pays que j`aime, d`un réveil collectif.

Une France digne de son idéal et de son héritage de 1789 est incompatible avec la Françafrique: ce qu`une génération a fait, une autre peut le défaire. C`est possible.

Extrait de :
La force qui nous manque
Eva Joly. Editions des Arènes (Paris) 190 pages.
Les intertitres sont de la rédaction .

Regard sur l’Afrique

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La France en Afrique, Mugabe accuse « coups d’état et pillages des ressources naturelles »

 Robert Mugabe: «l’Afrique n’est indépendante qu’à moitié»

10/04/2015

Mugabe

Au terme de sa visite d’Etat de deux jours effectuée en Afrique du Sud, le président du Zimbabwe, s’en est pris aux Occidentaux, et notamment à la France l’accusant d’avoir fait main basse sur l’Afrique.

Robert Mugabe était allé à Pretoria pour négocier une coopération économique entre le Zimbabwe et l’Afrique du Sud. L’économie du Zimbabwe, mal en point, a besoin d’être relancée. Lors de sa visite, le président Robert Mugabe s’en est pris aux Occidentaux, à l’ONU, à la France. Répondant à ceux qui le critiquent pour sa réforme agraire, il a estimé que la lutte d’indépendance a justifié les invasions de fermes détenues par les Occidentaux.

Mugabe n’a pas manqué l’occasion de dénoncer le pillage de ressources naturelles du continent africain par les occidentaux. S’adressant à des chefs d’entreprises jeudi à Pretoria, le président Mugabe a justifié sa politique de nationalisation des entreprises, rappelant que les ressources naturelles de l’Afrique appartiennent à l’Afrique.

Le Président en exercice de l’Union Africaine a appelé les pays francophones à reprendre leur indépendance économique, notamment de la France soulignant que l’indépendance n’a été obtenue qu’à moitié dans la plupart des pays africains.

«Certains ne contrôlent même pas leurs ressources naturelles. Allez au Gabon, toute la richesse du sous-sol est détenue par la France. C’est l’accord qui a été passé, et c’est la même chose dans la plupart des pays francophones. Ils découvrent du pétrole, c’est pour la France. Ils découvrent des diamants, c’est pour la France. Et les mineurs bien entendu français. Et qu’est-ce que vous obtenez en échange ? 12%, peut-être 15% des revenus ? Et c’est pour cela que ces pays sont victimes de tentatives de coup d’Etat l’un après l’autre. Mais malheureusement les Espagnols, les Français, tous sont derrière ces coups d’Etat», a déploré Robert Mugabe au micro de Rfi.

Par ailleurs, le président zimbabwéen a demandé à l’Afrique du Sud de contribuer au développement de la région et exhorte les hommes d’affaires sud-africains à venir investir au Zimbabwe.

«Nous nous sommes battus pour vous, pour que vous ayez la liberté de pouvoir utiliser les ressources naturelles comme actifs dans vos affaires. Je peux vous assurer que le Zimbabwe est ouvert pour les affaires», a-t-il déclaré.

Mugabe n’entend pas abandonner sa politique d’indigénisation, qui prive les entreprises étrangères du contrôle de leurs filiales locales et qui inquiète fortement les investisseurs étrangers.

Le voyage en Afrique du Sud lui a permis d’appeler la diaspora zimbabwéenne à revenir investir au pays.

«La politique de diaspora nationale entend créer des opportunités pour les Zimbabwéens à l’étranger pour qu’ils puissent contribuer via leur investissement, leur expertise, au développement économique du pays», a-t-il annoncé.

En Afrique du Sud, on compte plus d’un million de Zimbabwéens ayant fui la pauvreté et les violences politiques qui ont cours dans leur pays.

Oeil d’Afrique

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LES PREUVES SONT NOMBREUSES EN VOICI UNE :

Les Karana ou la communauté d’origine indo-pakistanaise de Madagascar

gujarat Indiens

On désigne par Karana, la population d’origine indienne et pakistanaise installée à Madagascar. C’est une communauté qui a commencé à émigrer à Madagascar au 19ème siècle voire 18ème siècle, elle est devenue incontournable dans la gestion de l’économie du pays. En effet, bon nombre des multi-milliardaires du pays sont des Karana(s). Combien sont les Karana(s) à Madagascar? Je ne sais pas exactement mais on l’estime à plus de 15 000 personnes.

Mais les Karana(s) sont issus de communautés différentes mais pour la plupart musulmans chiites :

Les Banians sont des habitants de l’Inde appartenant à la religion brahmanique, membres de la caste des marchands

Les Khojas

Les Bhoras

Les Agakhans ismaéliens

Les Gounbars (sunnites)

Les hindous non banians

Étant une communauté minoritaire à Madagascar, ils ont été favorisés par les colonisateurs français. Des noms de familles puissantes sont karana(s), ne citons que les Akbaraly, les Hiridjee, les Barday, les Rajabali, etc.

Madatoday 1/10/2014

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1964. Repère historique.

Extrait.

LES MINORITÉS ASIATIQUES A MADAGASCAR

Daniel BARDONNET*

« Ce pays est le vôtre. Ne craignez ni d’investir, ni de créer des industries. Mais dites à vos compatriotes de ne pas se livrer à des commerces usuraires ». C’est dans ces termes qu’un responsable malgache pouvait inaugurer, le 17 avril 1964, en présence des chefs de congrégations indiennes, la première réunion de l’association «Amitiés Indo-Malgaches»(1) . D’après cette déclaration, également applicable aux Chinois de Madagascar, le problème serait simple. Les autorités malgaches accepteraient tous ceux, quelle que soit leur origine ethnique, qui voudraient sincèrement servir Madagascar. Qu’ils participent seulement à la promotion économique et au développement du pays, qu’ils cessent de se livrer à certaines pratiques bien connues et condamnables, au risque d’être expulsés, et la question des minorités asiatiques à Madagascar se trouverait résolue.

(*) Daniel Bardonnet, Agrégé des Facultés de Droit, Professeur à la Faculté de Droit de Tananarive, articles à l’Annuaire français de droit international (1961 sur l’état des ratifications aux Conventions de La Haye sur le règlement pacifique des différends), à la R.G.D.IP. (1962, sur La largeur de la mer territoriale).

(1) Le Courrier de Madagascar, 18 avril 1964.

Persée Revues Scientifiques. Les minorités asiatiques à Madagascar.

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Actualités.

Marc Ravalomanana : cible les Karana !

Publié le samedi 11 avril 2015 06:00

«Le futur maire devrait être capable de lutter pour la population pauvre, de lutter contre les étrangers qui remblaient les rizières et qui font porter aux malgaches des fardeaux », a affirmé Marc Ravalomanana pour décrire le profil du futur candidat à la mairie de Tiako i Madagasikara (TIM).

Même s’il généralise en utilisant le terme étranger (européens, américains, asiatiques, Karana…), Marc Ravalomanana pointe du doigt principalement les ressortissants Karana qui sont majoritairement présents dans les opérations de remblayages et dans les expropriations d’une partie de la population dans les capitales telles qu’Ankadimbahoaka, Nanisana, … Le fils Abdoul Rasoul est l’un des Karana figurant dans le collimateur de Marc Ravalomanana. Le grand projet immobilier nécessitant des expropriations et des remblais lui appartient en effet.

L’avertissement lancé aux étrangers mais surtout aux ressortissants Karana par Marc Ravalomanana ne répond pas seulement à un besoin de lutter pour la population, c’est peut-être aussi un désir de revanche ou d’une prévention. Durant la période transitoire, des membres de la communauté Karana ont été pointés du doigt par les pro – Ravalomanana comme étant les principaux financiers du mouvement « Orange » qui s’est terminé par la mutinerie des Forces armées forçant l’ex-chef de l’Etat à s’enfuir au Swaziland puis en Afrique du Sud.

Le retour du clan Ravalomanana à la mairie de la capitale et peut-être au sein du pouvoir consistera à neutraliser ces Karana non seulement en guise de revanche mais surtout pour éviter que ces indo-pakistanais rééditent le « putsch » de mars 2009. En tout cas, Marc Ravalomanana n’a pas mâché ses mots en lançant : « Désolé pour les étrangers qui se comportent en terrain conquis et qui oppriment les pauvres malgaches, le mieux serait de rentrer chez-eux ! ».

L.T. La Gazette de la Grande île.

L’accord du 17 avril 1964 entre les deux parties (Malgache et Indienne), et cité plus haut « Qu’ils participent seulement à la promotion économique et au développement du pays, qu’ils cessent de se livrer à certaines pratiques bien connues et condamnables, au risque d’être expulsés, et la question des minorités asiatiques à Madagascar se trouverait résolue. « … n’a jamais été respecté, comme nous allons le voir dans ce petit dossier. MCM.

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Un riche karana propriétaire de grand magasin à Tanà

Madagascar a été cité, il y a quelques semaines, dans une grosse affaire de trafic illicite démontée par les autorités thaïlandaises. En fait, un Indo-pakistanais, c’est-à-dire un « karana » du pays serait mouillé dans ce trafic. Ce dernier est le propriétaire d’un grand magasin d’électroménager de la capitale.

L’information qui se confirme de plus en plus. Un « karana », jeune et richissime, très connu dans le monde des affaires dans la capitale malgache, serait l’homme à abattre par les autorités thaïlandaises dans une affaire de trafic de drogue. Il fait actuellement l’objet d’une restriction administrative à Thaïlande et ne peut mettre ses pieds hors de ce pays d’Asie du sud-est, très sévère contre le trafic de drogue.

En fait ce jeune « karana », qui vit dans l’opulence dorée de la capitale malgache avec de belles voitures de sport, n’est autre que le propriétaire d’un grand magasin d’électroménager. Il est très connu dans le domaine des affaires, mais son nom est parfois cité dans les business louches du pays. Ce jeune karana est déjà cité dans la liste des trafiquants de bois de rose publiée par l’ancien Premier ministre Omer Beriziky. Mais il n’a jamais fait l’objet d’aucune poursuite sur le dossier bois de rose. Il ne s’inquiète même pas et pavane toujours dans les grands salons de la capitale avant d’être, cette fois, démasqué par les autorités thaïlandaises. Multimilliardaire, ce jeune karana, de nationalité malgache, bénéficie des entrées au plus haut sommet du pouvoir. Mais les autorités thaïlandaises semblent ne pas céder, malgré le poids de ce jeune karana dans les affaires à Madagascar. Il serait présenté comme le cerveau de ce trafic de drogue à Thaïlande. Le trafic, ce karana est bien rodé à ce genre de pratique à partir de laquelle, il aurait bâti sa fortune personnelle. Malheureusement pour lui, face à l’inflexibilité des autorités thaïlandaises, il serait à sa première expérience. Comme dit un dicton bien malgache, « Ela nitoratorahana ka nahavoa voamason’angatra ».

La Nation.

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Les karana impliqués dans le « coup d’Etat de 2009.

« …Sans les financements apportés par les groupes et les personnalités dont les noms suivent , le double coup d’Etat commandité par Andry Rajoelina n’a pas pu être réalisé.
Monsieur SAID, Quincaillerie SAMBATRA à Andravoahangy.Montant du financement :2 Milliards d’Ariary.
-Monsieur GALIB, Quincaillerie 2000 à Andravoahangy.Montant du financement :1,6 Milliards d’Ariary.
-Groupe RAJABALY.Montant du financement :03 Milliards d’Ariary.
-Groupe SIPROMAD,Monsieur ELIAS .Montant du financement :04 Milliards d’Ariary

etc… »

Source, Madagasikara Malalako

Madagascar huit mois après le putsch (Novembre 2009).

Extrait : « Au fond, le plus dommageable n’est pas la perte des biens, juge José Rasoanaivo, un ancien parlementaire proche de Ravalomanana, c’est la perte de credibilité de la classe politique. Cela a entrainé un changement de mentalité dans la population : les incivilités augmentent, la désobéissance, les pillages, les enlèvements contre rançons se multiplient. » Il regarde, nostalgique les cendres de Magro, l’un des fleurons de « l’entrepriseRavalomanana », brûlée par des manifestants.

Ce constat n’est pas sans fondement : les exemples d’incivilités sont légion et les routes, autrefois relativement sures, sont devenues le lieu d’attaques armées. Ici et là, des meurtres sont enregistrés, certains touchant la communauté française, indo-pakistanaiseou chinoise. Il y a aussi des comportements immoraux… »

Par Laurence D’Hondt. Afrique Asie n° 200 M/car « Les poules ont été vendues, il n’y a plus de nourriture ».

Les mutins, payés par les putschistes malgaches et étrangers.

26/01/2009, le symbole de leur barbarie

Magro Ankorondrano

Magro et Tour Orange

Les ruines de Magro-Ankorondrano, et derrière, intact la tour Orange des Karana

Photos : Mcm (1), La Nation (2).

Six ans après(Juin 2013, selon la Banque Mondiale et le FMI)? Madagascar est devenu le pays le plus pauvre du monde.

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Corrompre les dirigeants.

Corruption : Magistrat et « missionnaire » d’un Karàna

Il a été un nom respecté et célèbre dans le corps de la magistrature. Il a d’ailleurs beaucoup milité pour l’indépendence des juges. Et pourtant, il n’a pas pu résister à l’effet de la corruption, ce mal qui ronge le pays. Il est devenu le missionnaire d’un Karàna influent dans la capitale notamment pour faciliter les affaires de ce dernier. Il y a deux mois, le magistrat en question veillait à l’embarquement des marchandises (du bois de rose, a-t-on appris) appartenant au ressortissant indopakistanais. Il utilise ses influences pour tout débloquer.

Connu comme il est dans le territoire national, personne n’ose intervenir pour le contrer. Une situation de « tsimatimanota » qui fait bien l’affaire du Karàna qui décide alors de l’engager pour le prix fort. Pour les simples observateurs, la situation relève tout simplement d’une folie de la corruption. « C’est fou d’être à la fois magistrat et ‘coursier’, deux statuts diamétralement opposés » nous a expliqué un juge, qui se sentait indigné par cette affaire. Encore une fos, dame corruption a pris le dessus, laissant de côté l’éthique du métier.

MidiM/car

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Etat de droit ! Rossanaly Nawaz Moulou, Ylias Akbaraly.Riaz Barday… Les Indo-pakistanais.

Etat de droit du régime Rajaonarimampianina –Mis à nu par l’affaire Molou ! Selon des confidences, Rossanaly Nawaz Molou aurait été auditionné hier par la Brigade criminelle. Une convocation qui réactualise ainsi le dossier pénal le concernant. Notamment les circonstances qui entouraient sa libération spectaculaire de la Maison de force de Tsiafahy.Des confidences ont dévoilé que Rossanaly Nawaz Molou aurait été auditionné hier par la Brigade criminelle de la Police nationale. Comme cette dernière n’a pas jugé utile et nécessaire de rendre publique une telle audition, personne n’est en mesure de savoir sur quel motif  celle – ci a été faite. Tout comme personne n’a également pas pu connaître si, oui ou non, ce ressortissant pakistanais a été placé en garde en vue. Toujours est – il que cette convocation, pour audition, de Rossanaly Nawaz Molou ne peut que réactualiser son dossier pénal. Notamment les circonstances ayant entouré sa libération spectaculaire de la Maison de force de Tsiafahy.A moins que, l’article 20 de la loi sur la cybercriminalité étant en vogue actuellement, ce serait lui qui aurait porté plainte au pénal contre quelqu’un, et pourquoi pas contre un journaliste, pour que son affaire judiciaire soit mise à jamais dans les oubliettes. Et que sa présence hier à la Brigade criminelle entrerait dans le cadre de sa déposition en tant que plaignant.Ordre venant « d’en haut lieu »Quoi qu’il en soit, ce dossier sulfureux a littéralement mis à mal le régime Rajaonarimampianina. En effet, depuis plus de deux mois déjà, des médias nationaux ont crié au scandale quant aux circonstances qui entouraient la libération spectaculaire de ce Karana de la Maison de force de Tsiafahy. Rappelons, en effet, que, selon des informations avérées  émanant du Palais de justice à Anosy,Rossanaly Nawaz Molou, poursuivi judiciairement de trafics d’or et de blanchiment d’argent, a été placé,  par un Juge d’instruction, sous mandat de dépôt à Tsiafahy. Ce lieu où l’on emprisonne notamment les criminels dangereux. En tout cas, cet individu n’avait séjourné dans cette geôle pour les bagnards que trois heures seulement. Et ce, dans la mesure où un ordre venant « d’en haut lieu » a enjoint les pénitenciers de le remettre immédiatement en liberté. Et, contre toute attente, ce fut même des responsables pénitentiaires qui l’ont recueilli à sa sortie de Tsiafahy et l’ont ramené, sous bonne escsorte, à son domicile. Comme un Prince. Et ce ne fut que quelques jours plus tard que la Justice a régularisé cette libération  de tous les scandales, par un ordre d’élargissement.

Identité et fonction, connues. Depuis, des rumeurs et autres révélations ont fusé de partout pour dévoiler des faits littéralement inimaginables, se rapportant à cet élargissement rapide. Quoi qu’il en soit, les investigations, que nous avons menées, nous ont permis de savoir que ce serait un très haut responsable à la Présidence de la République qui aurait donné ordre, par un simple acte écrit,  à ce que Rossanaly Nawaz Molou soit libéré sur le champ. Nous connaissons tant l’identité de ce haut responsable que la fonction qu’il détient au sein de cette première Institution de l’Etat. Mais, pour le moment, nous le gardons secret, en respect au concept du secret de l’instruction. Néanmoins, plus d’un observateur averti attend, d’une manière ferme, la décision que le Président de la République va prendre contre cet individu. Ce dernier qui, faut – il le matraquer ici, l’a carrément mis à  nu. En effet, Hery Rajaonarimampianina n’a – t – il pas claironné sur tous les toits, depuis son accession à la crête de la Nation, de faire l’Etat de droit son unique raison de vivre ? Et voilà que, l’un de ses sbires l’a tout simplement mis sous la guillotine des critiques et autres attaques acerbes de l’opinion publique, en ayant carrément « assassiné » sa seule raison de vivre. Plus grave encore, Hery Rajaonarimampianina, pour des motifs qu’il lui appartient de rendre publics, n’a guère levé le petit doigt pour soit élucider cette affaire scandaleuse soit sanctionner sévèrement cet énergumène par qui son image a profondément été noircie. Pour de mauvaises langues, ce silence assourdissant du Chef de l’Etat serait la marque indélébile de son incontestable complicité dans ce dossier enflammé.

Vulgaire tromperie

Quoi qu’il en soit, rien qu’avec cette affaire Molou, l’Etat de droit, le pion fondamental de la politique de gouvernance de Hery Rajaonarimampianina, n’est qu’une vulgaire tromperie. Un concept qui, pourtant harangué partout par le Chef de l’Etat, est ainsi vidé de toutes ses valeurs, de par l’acte perpétré par l’un de ses proches et de par le silence abasourdissant qu’il a enveloppé ce dernier pour le protéger.  Normal si, rien que dans la Ville d’Antananarivo, l’Etat de non – droit règne en maître : kidnappings se succédant à des attaques à main armée ; escroqueries à grande échelle ; trafics d’influence ; corruptions à tous les échelons ; etc. Même, en plein centre – ville, des charrettes à main et autres pousse – pousses circulent en toute quiétude, sous le regard complice des policiers, tant nationaux que municipaux. Ceux – là même qui sont trop
« occupés » à tordre le cou aux chauffeurs de véhicules portant des immatriculations Wwt ou de provinces. Pour arrondir leur fin du mois et celle de leurs supérieurs à qui ils versent une grande part de leurs gains. Enfin ! En tout cas, le fait est têtu : c’est donc le régime Rajaonarimampianina lui – même qui dévoile au grand public qu’il ne cesse de commettre des actes assassinant l’Etat de droit sur quoi il assoit pourtant  son existence à la tête de la Nation.

Recueillis par Damien Velonjara

La VéritéÉcrit par Nantenaina    Jeudi, 07 Août 2014 07:45

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200 milliards empruntés illégalement pour finir le « Tour Orange »

Le « Tour Orange » à Ankorondrano est un projet d’Ylias Akbaraly, mais grâce à un prêt illégal de la Caisse d’Epargne, ce karana avait pu terminer les travaux de construction de gros bâtiment à usage commercial. L’opération financière a été finalisée en toute illégalité sans que les bras armés de la lutte contre la délinquance financière ne se soient manifestés.

Le « Tour Orange » figurait jusqu’à présent comme le tour le plus haut dans la capitale. Mais, derrière son statut imposant, le projet est bâti sur fonds illégal qui risque fort de faire écrouler son image. Une partie des travaux de construction du bâtiment a été financée par un fonds propre à la Caisse d’Epargne de Madagascar (CEM). En février 2013 et mai 2013, la Caisse d’Epargne de Madagascar a emprunté une somme colossale s’élevant jusqu’à 41 500 millions Ariary au Groupe Sipromad appartenant à Ylias Akbaraly, un richissime karana très célèbre dans la haute sphère politique. En l’espace seulement de 7 jours, au cours du mois de février 2013, la Caisse d’Epargne de Madagascar avait décaissé une somme de 10 milliards Ariary au profit du Groupe Sipromad, alors que cette opération est interdite par les textes en vigueur régissant cette institution financière nationale. La Caisse d’Epargne de Madagascar n’est pas un établissement de crédit, ni une banque, ni une institution de micro-finance, lesquelles sont les seules institutions financières autorisées par les lois en vigueur à octroyer des crédits. La Commission de supervision bancaire et financière (CSBF), l’autorité disciplinaire du domaine des institutions financières, elle, reconnaît les opérations d’emprunt effectuées par les établissements de crédits agréés, mais ne défend pas les emprunts établis par la Caisse d’Epargne. L’opération faite entre la société d’Ylias Akbaraly et de la CEM était donc illégale.

Ylias Akbaraly était l’initiateur du projet de construction du « Tour Orange »à Ankorondrano. Mais il fut un moment où la construction a été interrompue en cours de route. C’était durant la Transition d’Andry Rajoelina. Un problème de financement aurait été à l’origine de cet arrêt temporaire des travaux. Mais comme Ylias Akbaraly était un proche des dirigeants de la Transition, il semble que les questions finance ne seraient pas un problème pour le karana. Il a trouvé la manne financière tombée du ciel de la Caisse d’Epargne de Madagascar, institution financière sous tutelle du ministère des Finances et du budget. A l’époque, l’actuel président de la République était l’inamovible Grand Argentier. Mais, d’après de sources concordantes, il semble qu’Andry Rajoelina, président de la Transition en 2013, était contre la transaction. On se demande de qui provient alors l’ordre de décaisser la grosse somme d’argent au profit de la société du karana Ylias Akbaraly ? La direction générale de la Caisse d’Epargne de Madagascar avait-elle pris le risque en solitaire ? Jusqu’à quel point le ministre des Finances et du budget de l’époque était concerné dans cette affaire ?
Bien que la transaction ne réponde à aucune conformité avec les textes en vigueur, les différents responsables, eux, sont tous à l’abri de toutes poursuites actuellement. Ils ont carrément pillé la Caisse d’Epargne mais ne s’inquiètent d’aucune enquête des autorités responsables, dont la plupart sont, eux aussi, mouillés au plus haut point dans l’affaire. Le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), lui qui promet la « tolérance zéro » contre la corruption, étonne par son inertie face à cette preuve grandeur nature donnée par l’affaire CEM-Sipromad. Aucune enquête n’est diligentée jusqu’présent pour démonter le réseau qui a pillé la CEM à travers cet emprunt illégal au groupe Sipromad. Ou bien, au pire, le régime a-t-il la peur au ventre d’atteindre comme cible Ylias Akbaraly dans ce scandale ? Pourquoi ? Il s’agit là-dessus d’une affaire d’une extrême importance de par l’origine des fonds empruntés illégalement, lesquels appartenaient entièrement aux épargnants de la Caisse d’Epargne. Mais comme le pays est dirigé par une bande d’incompétents, même les voleurs y trouvent facilement leurs comptes. D’autant plus que l’expérience de l’affaire BICM démontraient suffisamment que beaucoup d’épargnants ou déposants, comme la CNaPs qui avait laissé volatiliser plusieurs milliards d’ariary, ont perdu inutiment leurs argents. La Nation. http://www.lanation.mg/article.php?id=13118

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CSPI, COTECNA: Comment le franco-karana Ylias Akbaraly va se sucre sur le dos des malgaches. 

… Signature de Hery Rajaonarimampianina…

http://www.tananews.com/2013/06/cspi-cotecna-comment-le-franco-karana-ylias-akbaraly-va-se-sucrer-sur-le-dos-des-malgaches/

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Riaz Barday cité dans des sales affaires

La réputation de certains hommes d’affaires Karana est loin de convaincre l’opinion. Parfois cités, à tort ou à raison dans les coulisses comme de véritables magouilleurs de hauts niveaux, ces Karana, qui sont bels et bien présents dans le tissu économique malgache, n’hésitent pas à faire usage des méthodes douteuses pour remplir leurs paniers de devises.

Corruption, trafic d’influence, assassinat, tels sont les méthodes qui sont monnaies courantes dans le cercle mafieux des Karana. En fait, ces hommes d’affaires karana, qui n’ont aucun scrupule, ni état d’âme lorsqu’il est question d’argent pour leur compte, usent de leur influence dans le milieu politique corrompu malgache pour se tirer d’affaires dans leurs entreprises. Le régime en place qui promet des changements dans le pays devrait alors faire preuve d’intransigeance à l’endroit de ces hommes d’affaires Karana qui nuisent le monde économique à Madagascar.

L’homme d’affaires Riaz Barday, un ressortissant Karana, n’avait pas bâti une bonne réputation à Madagascar. Cité dans des sales affaires, comme l’assassinat du ministre Nadine Ramaroson à propos duquel la lumière n’a jamais été portée à la connaissance du public, l’image de Riaz Barday est complètement écornée. Il est dans certains cercles, une personnalité peu recommandable. En effet, cette mauvaise réputation se répercute dans ses affaires. Ses sociétés, dont l’Aéromarine, une compagnie de location d’avion, fut un temps interdit d’exercer suite à des problèmes de régularités par rapport aux normes requises en matière d’aviation civile. Du coup, la licence d’exploitation de la compagnie Aéromarine de Riaz Barday a été retirée en attendant un renouvellement. Il figurait aussi parmi les rares ressortissants Karana qui disposent des îles entières dans le Nord du pays. Un avantage suspect pour un étranger de son origine. D’ailleurs, il semble que le « Nosy Iranja » parmi la propriété de Riaz Barday dans le nord du pays ferait encore, semble-t-il, l’objet de litige foncier qui reste toujours pendant au tribunal jusqu’à présent.
En politique, le nom de Riaz Barday sortait parfois des mauvaises langues comme un des « faiseurs de rois » de la transition chaotique de 2009. Lorsque la Transition d’Andry Rajoelina a vu le jour après des coups de forces des militaires putschistes, le nom de Riaz Barday est entendu dans les coulisses comme le véritable fer-de-lance du renversement du régime Ravalomanana. Très emporté après l’emprisonnement de sa femme Natacha Barday, Riaz Barday qui s’exilait en France sous le règne de Ravalomanana aurait contribué pour déstabiliser le régime d’alors.

Une réunion entre quelques personnalités politiques français et malgaches, dont Robert Bourgi et Patrick Leloup, au Restaurant Le Fouquet’s à Paris, la veille de la crise de 2009, aurait été organisée sous l’impulsion de la famille Barday. Une grosse somme d’argent, à hauteur de quelques millions d’Euros, serait évoquée dans cette réunion afin de renverser le régime Ravalomanana. M/car Liberté.

 

« Ampamoaka » de l’ACS

NAZA Electronic, Abdoulrassoul, Tour Orange

Les Indopakistanais à Madagascar sont parfois mal réputés. Surtout certains hommes d’affaires qui n’ont ni foi ni loi, dans un pays rongé par la corruption comme Madagascar. Ils se font des fortunes d’une manière louche et suspecte, mouillés dans de sales affaires. Mais ils ne s’inquiètent d’aucune poursuite judiciaire, car ils bénéficient de la protection privilégiée de certains hommes au pouvoir. Le groupe « Amicale des anciens CST et Sénateurs » dévoilent des noms comme Abdoulrassoul, et crache des sociétés comme Naza Electronic.

Place au déballage. Des anciens hauts responsables dans le pays, regroupés au sein de l’Amicale des anciens CST et sénateurs ou ACS, ont franchi le Rubicon et choisissent de dévoiler au grand public certains noms et sociétés citées dans affaires suspectes. Leur dénominateur commun, ce sont des noms de karana qui reviennent. Ces anciens sénateurs et hauts conseillers durant la transition, affirment devant la presse hier, que ce sont les « karana » qui participent aux pillages des ressources naturelles du pays. Pillages qui précipitaient le pays dans la paupérisation presque généralisée. Mais, ils bénéficient pourtant la protection de certaines personnalités haut placées. Ces karana reçoivent, en effet, des traitements de faveur très particuliers.

L’ACS veut alors des éclaircissements autour de certains dossiers dans lesquels des noms de karana, et non des moindres, apparaissent. L’ACS citait le nom d’Abdoulrassoul, consul général du Pakistan à Madagascar et non moins patron du groupe Filatex, et de la société Naza Electronic, dans des affaires foncières. Ces deux gros bonnets karana, devenus très célèbres ces derniers temps, ont eu plusieurs centaines d’hectares de propriété respectivement à Ambohidratrimo et du côté d’Analamahitsy. L’acquisition de ces terrains, bien que gardée jalousement secrète par certains responsables, suscitait des doutes sur leur régularité.

L’ACS rappelle aussi le manque de clarté vis-à-vis du public du déblocage de plusieurs milliards d’Ariary au sein de la Caisse d’Epargne de Madagascar (CEM) au profit de la construction de la Tour Orange. Mais, les anciens sénateurs et CST s’interrogent ainsi comment se fait-il que ces karana puissent bénéficier des titres de Consul de certains pays comme le Pakistan pour Abdoulrassoul, l’Espagne pour son fils Hassanein Abdoulrassoul et le Viet-nam pour un patron de Naza Electronic.

D’autres affaires tiennent aussi l’attention de ces groupes d’anciens parlementaires. L’affaire du trafic de bois de rose, sujet auquel notre rédaction s’est penchée pendant plusieurs semaines, est loin d’être résolue aux yeux des anciens parlementaires. Alors si le régime soutient une lutte acharnée contre ce trafic, c’est loin d’être la réalité estime l’ACS. Les exportations illicites se poursuivent sous le nez et à la barbe des autorités. Rien que durant la IVème République, selon toujours l’ACS, 1700 à 2000 containers de bois de rose ont été exportés illicitement. Et les cerveaux du trafic ne s’inquiétaient guère d’une quelconque poursuite, affirme l’ACS. Jean Eddy Maminirina, Arlan, Thunam, sont des noms de véritables cerveaux du trafic, qui vivent actuellement à l’étranger loin des mailles du filet des forces de sécurité et de la justice malgache. L’ACS dénonce ainsi le laxisme du régime sur ces questions. Du coup, l’ACS demande à ce que le régime dévoile le propriétaire du bateau MV-TIANAH, interpellé à Mombassa, mais qui appartient à une personnalité hautement placée dans le régime. Mais l’ACS revendique aussi la lumière sur les 5 tonnes d’or qui sortent illicitement par an sur les frontières malgaches. Les noms des trafiquants doivent être crachés et le réseau à démanteler afin que tous les membres de cette mafia malgache du trafic d’or soient jugés. Ils doivent se trouver derrière les barreaux.

L’ACS revient aussi sur le dossier Nadine Ramaroson. Selon Cyrille Rasambozafy, qui a dirigé une enquête parlementaire sur le dossier, l’ancien ministre de la population a été bel et bien victime d’un assassinat. Ces parlementaires affirment avoir les noms de l’auteur et des commanditaires de ce meurtre. Mais, du côté du régime, le dossier semble être étouffé. Par ailleurs, les anciens parlementaires dénoncent, lors de leur conférence de presse d’hier, l’attitude de l’Union Européenne par rapport aux affaires nationales malgaches. Alors que l’Union Européenne, selon l’ACS, humilie les Malgaches, rien qu’avec le prix très dérisoire de la tonne de thon acheté par l’Union Européenne à seulement 65 Euros la tonne, soit 200 Ariary par Kg. Et une société européenne dans le sud malgache, loue plusieurs milliers d’hectares de terrain à 3 Ariary par m2 par an. Quant au cas de Marc Ravalomanana, ces anciens parlementaires roulent pour un retour à Antananarivo de l’ancien président assigné à résidence depuis deux semaines à Diego-Suarez. Parmi les membres de l’ACS, on cite, Alain Ramaroson, Joseph Yoland, Jules Andriamaholison, René Rasolofo, Sylvain Rabetsaroana, Elysée Ratsiraka.

24/10/2014 (La Nation).

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Madagascar,ronger par les rats!

« … Nous avons le devoir de les arrêter et de ne les laisser sortir du territoire. Il faut qu’on récupère les biens du pays. De plus, parmi ces mafias en place, il y a les mafias karana finançant la mise en place du directoire militaire pour maintenir Andry Rajoelina et son équipe au pouvoir :

1. Quincaillerie SAMBATRA 2. Naza Electronic 3. Quincaillerie 2000 4. SIPROMAD. Ces Karana ont donné la fin du mois de Mai 2,5 milliards chacun au villa Pradon pour le directoire militaire.

En sortant du sous sol du villa Pradon, Galib (Quincaillerie 2000) a demandé à Elias Akbarally (Sipromad) qui venu seul sans chauffeur au volant de sa propre Mercedes, si 2,5 milliards n’est pas trop d’argent alors qu’ils n’ont pas l’assurance que Andry Rajoelina va rester au pouvoir ».

Ph. Divay. Mediapart.Le 11 novembre 2013. « Madagascar ronger par les rats »

 

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L’ETAT (Iavoloha) COMPLICE.

Le cartel Karana fait main basse sur l’aéroport d’Antsirabe

Transport aérien
Le secteur privé finance l’extension de l’aérodrome d’Antsirabe
jeudi 19 février 2015, par Léa Ratsiazo

Le secteur privé met la main à la poche pour financer la remise en état et l’extension de l’aérodrome d’Antsirabe pour un montant de 356 millions d’ariary. Cette enveloppe provient de 9 grands opérateurs installés à Antsirabe. Le protocole d’accord entre l’État – car l’aérodrome appartient à l’État – et le secteur privé a été signé au palais d’État d’Iavoloha ce 18 février. Les travaux seront assurés par la société ETRAD et une fois finis, ils permettront la programmation par Air Madagascar de vols Antananarivo-Antsirabe-Fianarantsoa à partir du mois de mai 2015.

L’absence d’aéroport digne de ce nom à Antsirabe handicape beaucoup les opérateurs de la région Vakinankaratra qui ne peuvent plus faire sortir leurs produits par voie aérienne. D’où cette décision. Pourtant, Antsirabe est une des villes industrielles les plus industrielles de Madagascar.

M. Salim Ismail, PDG de la Sté COTONA Real Estate avec le PRM.
« Time for Madagascar is now » ; c’est le message passé par Salim Ismail, PDG de la Sté COTONA Real Estate, mais surtout porte-parole des opérateurs économiques signataires du Protocole d’accord 3P (Partenariat Public Privé). « C’est la confiance retrouvée entre l’État et les opérateurs économiques » a-t-il ajouté, avant de conclure à l’adresse du président de la République : « Vous pouvez compter sur nous ! »

« Lorsque le Public et le Privé se donnent la main dans le sens de l’intérêt général, alors tout devient possible » lui a répondu le président Hery Rajaonarimampianina après avoir souligné que le 3P est désormais une ligne de force de la politique de l’Etat et que cette signature est le premier maillon d’une série de grands chantiers structurants qui vont démarrer cette année, dont l’agrandissement de l’aéroport international d’Ivato. Les opérateurs économiques d’Antsirabe et les Banques donnent un signal fort qui sera sans doute entendu par d’autres Sociétés estime le président.

Les opérateurs du secteur privé signataires sont :

Vololomanitra Rakotondralambo – DG Adjoint BOA
Salim Ismail – PDG de COTONA Real Estate
Pascal Naud – DG de Holcim
Emmanuel de Tailly – PD Adjoint STAR Madagascar
Hervé Flipo – DG Adjoint de la BMOI
Jean Claude Starczan – DG Imperial Tobacco pour l’Afrique auustral et l’Océan Indien
Anil Barday – PDG du Groupe BASAN
Karim Barday – DG de LECOFRUIT
Philipe Penouty – DG de SOCOLAIT

Tandis que les aéroports d’Antananarivo et de Nosybe seront gérés par les Français.

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Barday, Ismaïl et compagnie auront donc leur aéroport !

Petite précision pour ceux qui ne le savent pas ou l’ont oublié : Barday a déjà construit une piste d’aterrissage clandestine du côté de Nosy-Be dans les années 2005-2006 dont on peut imaginer les motivations. Aujourd’hui c’est le président malgache lui-même qui lui offre le tapis rouge!

Barday, Ismaïl et compagnie auront donc leur aéroport !

Il ne faut pas avoir la naïveté de croire que ces investissements sont faits pour les beuax des yeux des habitants d’Antsirabe.

Ceci procède de plusieurs motivations :

-d’abord c’est l’étape suivant la destruction de la seule entreprise malgache de la région via le coup d’état, car tous ces soi disant « privés ayant le cour sur la main » ne sont autres que les opérateurs-prédateurs n’ayant jamais supporté qu’un malgache puisse leur damer le pion.

-ensuite c’est la mise en place d’une logistique (infrastructure et matériel) facilitant l’extorsion des biens de toute cette région jusqu’à Faianrantsoa et les environs, dont on sait ce que recouvre les sous-sols.

Cet aéroport sera le point de chute et de départ des futurs avions et dont les cargaisons échapperont à tout contrôle de l’administration. D’ailleurs si contrôle il y a, on sait à quel point les agents de l’administration sont corruptibles (cf le récent rapport de T.I.) et on peut d’ailleurs imaginer que ces opérateurs ayant mis la main à leur poche se comporteront comme des propriétaires et s’autorisant tous les abus. Déjà aujourd’hui ils se comportent comme en terrain conquis. Forum Tim.

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Chinois et Français (et karana).

Concession des aéroports: La magouille se dépouille !

Catégorie : La UnePublié le samedi 18 avril 2015 06:00

Le sort de l’ADEMA sera peut-être scellé ce matin au ministère d’Etat chargé des projets présidentiels.

Dans son programme, Hery Rajaonarimampianina n’a jamais parlé de concession des aéroports mais au final, ce projet devrait entraîner la fin de la compagnie nationale d’exploitation des aéroports et de ses 518 employés.

C’est, en effet, ce matin à 10 heures que les offres des  soumissionnaires présélectionnés à l’appel à manifestation d’intérêt seront dépouillées. Sur le petit écran, hier soir, le ministre Rivo Rakotovao a annoncé le nombre de 4 présélectionnés dont « des Chinois et des Français » sans donner aucune précision. On sera fixé ce matin si ces 4 soumissionnaires sont, selon les rumeurs, le constructeur chinois AFECC et les groupes français VINCI, ERGIS et BOUYGUES qui serait allié à ADP (aéroports de Paris).

Par une lettre initiée et signée par son directeur général, Herison Andriamihafy, en date du 8 avrfil 2015, l’ADEMA s’est désisté du processus de présélection à cause de l’impossibilité pour l’Etat malgache de lui donner la garantie nécessaire au plan de financement présenté. Pour l’aménagement des aéroports d’Ivato et de Nosy-be, l’ADEMA avait établi un consortium avec le groupe chinois AFECC, ce dernier se chargeant de la construction tandis que la compagnie nationale continuera l’exploitation. Le financement des investissements était prévu d’être assuré par un crédit de la China Exim Bank qui exige cependant une garantie de l’Etat malgache. Mais alors que le consortium sino-malgache avait été sélectionné officiellement, le DG de l’ADEMA était convoqué en haut lieu pour se faire signifier qu’aucune garantie ne serait délivrée par l’Etat. D’où ce désistement qui a été décidé sans aucune consultation du partenaire chinois lequel n’a été informé que par la copie de la lettre de désistement. Ce qui n’a pas été du tout du goût de l’AFECC. Et on ne peut que le comprendre.

Apparemment, le consortium avec ADEMA aurait été monté par les responsables malgaches pour calmer la grogne du personnel de la compagnie qui a été au départ exclu du processus. L’AFECC ayant déjà signé avec le ministre Rivo Rakotovao un mémorandum lui attribuant l’aménagement de l’aéroport d’Ivato, ce partenariat avec l’ADEMA ne lhui enlève pas le marché tout en complétant son projet avec un exploitant comme co-soumissionaire. Le dsésistement de l’ADEMA risquait cependant de tout remettre en cause  (lire notre édition d’avant-hier : l’Etat se moque des Chinois).

Suite probablement à notre article, l’ambassadeur de Chine se rend chez le ministre Rivo Rakotovao. Au sortir de l’entretien, le président du HVM déclare à la presse que l’aménagement de l’aéroport et la construction de l’autoroute seront confiés aux Chinois. Il n’a pas précisé de quel aéroport il s’agit, d’Ivato ou de Nosy-be ou des deux à la fois. En tout cas, on se demande à quoi sert encore la séance de dépouillement de ce matin alors que la décision a été déjà rendue publique.

En fait, c’est le cafouillage total sur un dossier qui pue à cent lieues. Selon des témoins, une station de télévision aurait (le conditionnel est de rigueur pour ne pas avoir entendu le reportage) rapporté que « le ministre Ulrich Andriantiana a déclaré qu’aucune adjudication n’a été encore faite aux Chinois ». Le ministre des Transports ne serait-il pas d’accord avec le jeu du ministre d’Etat chargé des projets présidentiels ?

Toujours est-il que si personne n’était au courant du mémorandum signé le 27 novembre 2014 par le ministre Rakotovao avec le chinois AFECC, la bataille faisait rage entre les géants français VINCI et BOUYGUES pour le contrôle de ce juteux marché qui prévoit une concession d’une durée de 30 ans. Le premier aurait alors été soutenu par l’avocat français Philippe Lecrec et les barons du parti présidentiel HVM (Rivo Rakotovao, Henry Rabary-Njaka, Ulrich Andriantiana, James Andrianalisoa) et le second par Patrick Leloup, le ministre des Travaux publics Roland Ratsiraka et Hervé Rabehanitriniony, un proche du président Rajaonarimampianina.

Qui sait si l’une ou l’autre de ces personnalités n’ont pas égalemlent signé un mémorandum avec les autres soumissionnaires. En tout cas, la pratique engagée pour ce projet dont personne ne peut contester l’opportunité n’est pas un modèle de bonne gouvernance. Seul un sursaut d’orgueil du chef de l’Etat pour tout reprendre à zéro dans les règles permettrait au personnel d’ADEMA et aux autres aéroports de Madagascar d’espérer survivre.

Salomon Ravelontsalama

La Gazettz de la G I.

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Lire : Ils vendent tout… aux étrangersPublié le

« …  Aéroports : Le marché adjugé au Consortium ADPM-Bouygues-Colas… ».

Toute honte bue… aux plus offrants… jamais à des Stés malgaches.

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Madagascar à vendre

 

Jirama : Hassanein Hiridjee doit se frotter les mains

La société nationale d’eau et d’électricité va complètement à la dérive. Les délestages de plus en plus fréquents dans les villes de province comme à Antananarivo constitueront une opportunité pour un éventuel repreneur de réaliser ses désirs. Plus rien ne va au sein de la Jirama. Même la capitale et ses environs immédiats ne sont plus désormais épargnés par le délestage. Il arrive que la coupure d’électricité dure jusqu’à 24 heures, voire plus. Il pourrait s’agir de panne mais on se demande pourquoi la Jirama met autant de temps pour régler les problèmes techniques.

A Ambanidia et ses environs, la coupure d’électricité a duré un jour et une nuit et les habitants de ce quartier avaient été pris au dépourvu car aucune annonce n’a été effectuée avant la coupure. Du côté d’Ambolokandrina aussi, la population a été victime de 24 heures de coupure d’électricité sans avertissement au préalable de la part de la Jirama. Il en est de même samedi à Ankadifotsy où une coupure inexpliquée a perturbé les habitudes des riverains. Il a fallu 2 heures pour l’électricité revienne dans le secteur.

Dans le même temps, les délestages sont de plus en plus fréquents un peu partout. Sans oublier la sous-tension qui concerne aussi de nombreux quartiers dans la capitale et ses environs et qui provoque différentes sortes de déconvenues.

Les usagers se plaignent en tout cas de la médiocrité de la qualité de service offert par la Jirama. Raison pour laquelle, à plusieurs reprises, des clients montent au créneau. A Fénérive Est, la population a manifesté sa colère contre les délestages de la Jirama. A Vatomandry et à Maevatanàna, des manifestations de mécontentement avaient déjà lieu aussi. Mais on a l’impression que les dirigeants de la société nationale d’eau et d’électricité font la sourde oreille. Les problèmes de la Jirama sont les mêmes depuis des années, mais personne n’a véritablement essayé d’apporter des solutions durables. D’où l’impasse actuelle.

Ce sont les usagers qui supportent les conséquences de la mauvaise gestion de la Jirama depuis des années. Aujourd’hui, les difficultés au sein de la Jirama semblent une opportunité pour d’éventuels repreneurs. Car plus la société s’enlise, plus les autorités auront hâte de céder une partie de sa part au sein de la Jirama. Certains syndicalistes dénoncent même actuellement un machiavélisme notoire: les dirigeants de la société et les autorités publiques se seraient arrangés pour plonger davantage la Jirama dans le bourbier afin de faciliter sa cession à un opérateur privé qui n’attend plus que la signature des accords.

Depuis quelques temps, l’homme d’affaire karàna, Hassanein Hiridjee, propriétaire de la société Electricité de Madagascar, se frotte déjà les mains. Les difficultés de la Jirama à satisfaire les usagers seront la meilleure occasion pour lui de mettre la main sur la société nationale d’eau et d’électricité. Tout est juste question de jeu de mots. Le ministre Fienena Richard, un proche collaborateur de Hassanein Hiridjee, a laissé entendre que la Jirama ne sera pas privatisée, mais des syndicalistes ne veulent pas le croire sur parole. Ils ont été informés auparavant que l’opérateur karàna lorgne depuis longtemps sur la société, de plus en plus convoitée. L’influence de cet opérateur auprès des dirigeants actuels n’est plus à démontrer.

 

Source . Lalao R.

 

 Fil d’actualité 5/12/2014.

Hassanein Hiridjee. Futur Roi de Madagascar ?

Ce jeune multimilliardaire Karana, entrepreneur, d’une trentaine d’années a fait parler de lui pendant l’affaire BNI Madagascar. Plus discret, évitant toujours la presse, ce « Karana » qui porte également la nationalité française, figure parmi les hommes d’affaires qui tiennent les nerfs de la guerre de l’économie malgache. Immobilier, banque, fourniture d’énergie, secteur automobile, équipement industriel, Hassanein Hiridjee est en train de bâtir un empire dans le pays, se mettant en cheville avec des hommes au pouvoir.

Côtoyant toujours les hommes au pouvoir, Hassanein Hiridjee est un homme d’affaires peu connu du grand public malgache. Il a fait parler de lui sur l’achat obscur de la BNI Madagascar, auparavant appartenant au groupe français Crédit Agricole. Acquise d’une manière nébuleuse avec l’aide minutieuse des barons du régime, la banque BNI Madagascar n’est qu’une partie de l’empire colossal de ce multimilliardaire « Karana ».

Il détient déjà la part majoritaire de la société Telma S.A, et investit des millions de dollars dans l’immobilier avec la société First Immo, importe et distribue des voitures avec la société Ocean Trade Co, distribue des carburants avec la société Jovenna, fournit de l’accès Internet avec Moov et de l’énergie avec Electricité de Madagascar. En passant en revue les sociétés qui se cachent derrière cette allure innocente d’un homme à la posture maigre, on finit par se rendre compte que Madagascar est presque sous la coupe de ce richissime « Karana ».
Et il n’en finit pas toujours de creuser le ciel pour faire tomber la manne financière dans son compte personnel. Comme l’actuel ministre de l’Energie, Fienena Richard, figure parmi ses bras droits et non moins administrateur de la plupart de ses sociétés, certains observateurs n’écartent pas une possible privatisation de la Jirama au profit du groupe Hassanein Hiridjee. Le bruit a couru avec insistance dans les coulisses, ces derniers temps. Et le discours interminable du ministre de l’Energie Fienena Richard sur la situation désastreuse des finances de la Jirama alimente les polémiques. Pourquoi, le ministre continue-t-il de dramatiser la situation de la Jirama lorsqu’il était ministre de l’Energie ? D’ailleurs Fienena Richard qui était un ancien cadre du Comité de Privatisation en 1996, maîtrise au bout des doigts les montages financiers sur la privatisation. A l’époque de la privatisation du Telma, Fienena Richard qui faisait partie du pouvoir public, finit par avoir des parts d’actions dans la société Telma S.A nouvellement privatisée.
Hassanein Hiridjee fait partie des enfants gâtés des régimes qui se sont succédé. Sauf durant le règne Ravalomanana, comme beaucoup d’autres opérateurs Karana habitués aux méthodes louches et des traitements compromettants, Hassanein Hiridjee a préféré ne pas appuyer sur le champignon en termes d’investissement et a même mis un frein à ses activités. Mais lorsque la transition d’Andry Rajoelina prend les commandes, ce multimilliardaire Karana fait pousser comme des champignons les différents projets d’investissements dont l’origine des financements demeure, semble-t-il, obscur ou même occulte.

Durant la Transition, il finit par avoir les règnes de la banque BNI Madagascar mais décroche aussi un contrat de bail emphytéotique de 25 ans sur un terrain de 2000m² à Antanimbarinandriana. Le magnat Hassanein Hiridjee marque de plus en plus son territoire dans la République malgache et serait en passe de devenir … Roi au sens large du terme. Il profite déjà d’une immunité diplomatique, étant Consul général du sultanat d’Oman à Madagascar, un petit pays qui pourrait devenir, selon le journal Le Monde, le « sanctuaire d’Al-Qaïda ». Avec sa main plus longue que celle des autres et de son statut de « diplomate », Hassanein Hiridjee évitera facilement la justice malgache.

 

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Aquaculture: Hassanein Hiridjee étend ses activités

05 Décembre 2014

Le groupe Hiridjee vient de s’agrandir. Son jeune patron, le franco-malgache Hassanein Hiridjee, à travers sa société pétrolièreJovenna Madagascar, a signé à la fin de la semaine dernière l’accord officialisant son entrée dans le capital des sociétés aquacoles UNIMA.

A travers cette opération, la société Jovenna vient au secours du groupe UNIMA appartenant à Aziz Hassam Ismail et à son fils Amyne. Un groupe de banques, sous la direction de la Banque malgache de l’Océan Indien – Banque Populaire/Caisse d’Epargne (BMOI – BPCE), a opéré une restructuration de ce groupe d’entreprises opérant dans l’aquaculture. Et ce, afin de rééchelonner la dette de ses sociétés…
La recomposition du capital a abouti à l’accord confirmant le maintien du contrôle par la famille Ismail de la société d’Aquaculture de Mahajamba (Aqualma) tandis que 50 % de Mariculture de Madagascar (MARIMA) à Besalampy passent entre les mains de Hassanein Hiridjee propriétaire de Jovenna Madagascar.

Evoluant dans la télécommunication (Telma – Telma Global Net – Towwerco of Madagascar, dans la promotion immobilière (First Immo), dans l’énergie (Electricité de Madagascar et Jovenna Madagascar), par cette nouvelle acquisition, Hassanein Hiridjee s’intéresse aussi à l’aquaculture. Et, le développement de son entreprise fait de lui le 18ème personnalités sur les 100 jeunes africains, choisies par Choiseul, appelées à jouer un rôle majeur dans le développement du continent africain.

 

Karana kaonsily Espana: Arovan’Iavoloha

Gasy
La Gazette D G I. Mercredi, 21 Mai 2014 07:24
Saika nanafotra ny ady hevitra tetsy sy teroa omaly tontolo ny momba ilay fandrodanana trano teny Ankadimbahoaka ny alatsinainy teo. Io moa ilay antsoina hoe « Raharaha Filatex Ankadimbahoaka ».Saika tsy nisy nanome rariny ny fihetsika feno herisetra natao tamin’ireo madinika nonina sy nanabe voho io toerana io ampolon-taonany maro ny olona rehetra niresaka an’io raharaha io omaly.Iza marina no tompon’andraikitra tamin’izany fihetsika izany e ?Araka ny efa nambaranay teto dia tsy afaka andraikitra amin’io ny olona tao anatin’ny tetezamita. Manana fahefana hampitsahatra ny tranga toa ireny koa anefa ny fitondrana ankehitriny, saingy matoa mbola nitohy ireny fandrodanana tanàna iray manontolo tamin’ny alatsinainy ireny dia niaro sy nanome vahana an’ireo karana ny manam-pahefana ankehitriny.Omaly moa izahay teto dia nanonona mivantana mihitsy an’ilay karana mitonona ho tompon’ny tany ka fototry ny fandrodanana ny tranom-bahoaka teny Ankadimbahoaka. Tsy iza io fa ilay kaonsilin’i Espana eto Madagasikara, dia i Hassanein Rassoul, izay tsy hafa akory fa zanaky ny kaonsilin’i Pakista eto dia i Abdoul Rassoul izany.Tsy ity tany eny Ankadimbahoaka ity ihany no re fa efa lasan-dry zalahy ka totofany, raha tanimbary na heniheny, fa hatreny Andohatapenaka sy iny miazo ny lalana mankany Ambohitrimanjaka iny koa.Iza sy iza àry no tena ati-doha sy mpiaro mahafatra-po an’ireny tetik’asa ireny. Tsy maintsy alalana avy amin’ny manam-pahefana ara-panjakana na manam-pahefana ara-pitsarana aloha. Indraindray dia manam-pahefana ara-panjakana no manery ny any amin’ny fitsarana koa.Malaza be mihitsy amin’izao fotoana fa “vehivavy mpisolo vava iray isan’ny tanan-kavanan’ny filohampirenena Rajaonarimampianina, dia ny Me Nicole, no tena mitana ny fanalahidin’ny tetika rehetra anomezana vahana an’io kaonsilin’i Espana eto io,  izay ao amin’ny orin’asa Filatex, amin’izao fandrodanana tranom-bahoaka izao. Eo anivon’ny fiadidiana ny tanànan’Antananarivo koa dia voatonona ho manindrona ivoho an’Ingahy Filohan’ny Delegasiona manokan’ny tanànan’Antananarivo, ny Dr Rabeso, izay sekretera jeneraly ao, ary miaro fatratra an’io tetik’asa Filatex miharo fandrodanana tranom-bahoaka io koa.

Tsara ihany koa anefa aloha ny manondro mivantana an-dry Abdoul Rassoul mbamin-dry Hannanein Rassoul, kaonsilin’i Espana io, izay teratany karana, satria misy mitady hananararaotra ny raharaha ka ikendrena fandrobana karana na “Opk” eto Andrenivohitra. Sady tsy vahaolana izany no tsy hahitan’iza na iza tombontsoa. Ry zalahy aza no mety hihomehy satria mety manana mpiantoka na “assurance” izy ireny.

Manahirana tokoa aloha ny mieritreritra hoe “tena ho lasan’ny karana ve izany i Madagasikara raha mitohy izao tranga ankehitriny izao?” Tadidio, ohatra, fa tranga iray vao noresahina teto tamin’ny herinandro ny momba ilay karana filohan’ny vondrona“Khoja”, izay zara raha nandalo ora iray teny amin’ny fonjan’i Tsiafahy raha nodidian’ny fitsarana ny fitanana azy eny, izay karana enjehin’ny lalàna momba ny ady heloka ho nanondrana harem-pirenena toy ny bolongam-bolamena sy manao fanadiovana vola maloto (blanchiment d’argent) eto.

Tokony ho haintsikFilatea Malagasy ny mianatra ny ataon’ny vahoaka vietnamiana amin’izao fotoana satria misy nosy manodidina an’i Vietnam tadiavin’ny sinoa hobodoina, ka tsy ny mpitondra fanjakana vietnamiana ihany irery no miady ho amin’izany nosy izany tsy ho lasan’ny sinoa fa ny vahoaka vietnamiana amin’ny ankapobeny mihitsy.

Ny eto amintsika moa ny mpitondra fanjakana toa manaiky na manome alalana mihitsy ny fandroban’ny vahiny ny harem-pirenena eto, ary isan’izany itonyraharahan-tany lasan’ny Filatex eny Ankadimbahoaka itony, ka asa na mba rariny ihany na tsia, raha mijoro miaro ny tombontsoam-bahoaka ny ambanilanitra eto, na hiaro sy hanamppy azy ny mpitondra na hanohitra azy vahoaka.

13h30 – ANKADIMBAHOAKA : Embouteillage monstre à Ankadimbahoaka. Les propriétaires de maisons en bois sises à Ankadimbahoaka descendent dans les rues pour protester contre la construction de route de Filatex (Groupe Indo- Pakistanais). Des éléments de l’Emmo/Reg sont constatés sur place
orange mg (15/12/2014).

Article  sur le même sujet:

« Abdoulrassoul, barron de l’immobilier, intouchable à Madagascar ».(Tananews)

 

MAHAY MITADY VOLA.FA GISTRA ERAN-TANY.

Ao ny mpamatsy ara-bola, ara fiara, ara izao sy izao. Iza loatra ireo malala-tanana (be fitiavana), ary ilay « dossier » izany dia lasa tsiambara-telo-mpanjakana ?  Ary sao ny mpangalatra no tsy azo kitihina ? Manahirana raha ampiarina ny « cybercriminalité ». Iza aminareo ireo no tokony ho samborina ?

]Retour au pays de  Hery. Il s’en prend à M. Ravalomanana. Il faut assumer ses échecs(Sommet Afrique-USA) et cesser de s’en prendre aux autres.  

 

Le Premier Ministre Kolo Roger a révélé que « 40% du budget de l’Etat malgache sont détournés ».

Pressions légitimes des bailleurs
Samedi, 09 Août 2014 07:35
Avant tout décaissement, les bailleurs de fonds exigent des autorités malgaches la mise en place d’un conseil de discipline financier et budgétaire (qui aurait dû voir le jour depuis 2004) ainsi que l’obligation de la déclaration de patrimoine des hauts responsables politiques.De prime abord, de telles exigences sont agaçantes car l’ingérence des bailleurs de fonds dans les affaires internes malgaches est de plus en plus pressante et pesante. Faut-il tout accepter de ces étrangers sous prétexte qu’ils nous donnent et nous prêtent de l’argent ? N’ont-ils pas tout à gagner à nous sortir de notre sous-développement sans nous imposer des conditions drastiques ? Il ne reste plus grand-chose de notre souveraineté qui ne cesse d’être foulée au pied.Pourtant, en approfondissant le problème, il faut admettre que les pressions des bailleurs de fonds sont légitimes et fondées. Nos dirigeants ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent avec l’argent des autres. Ce qui sonne comme une évidence en théorique ne l’est pas dans les faits. Le régime craint tellement une explosion sociale qu’il nous cache que les caisses de l’Etat sont vides et que les financements extérieurs ne sont pas acquis. Pour persuader l’opinion qu’il maîtrise une situation qui lui échappe, il commet l’erreur de bâillonner les médias.La mise en place d’un conseil de discipline financier et budgétaire et l’obligation de la déclaration de patrimoine des hauts responsables politiques n’apparaissent pas comme des conditionnalités irréalisables. Elles relèvent du bon sens et de la bonne gouvernance, surtout après les propos du Premier Ministre Kolo Roger qui a révélé que « 40% du budget de l’Etat malgache sont détournés ». Cette déclaration officielle justifie le droit de regard et de suivi des bailleurs qui sont logiques envers eux-mêmes en ne signant pas un chèque en blanc au régime.Ranaryhttp://www.lagazette-dgi.com/index.php?option=com_content&task=view&id=41812&Itemid=55

 

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ETAT DE DROIT, selon Hery

 

STOP KARANA.

Magro Ankorondrano

Ankorondrano (2009). Ny an’ny Gasy (Magro) may sy potika. Ny an’ny Karana (Tour Orange), mijoalajoala, eo aoriana, tsy voakitika. Ry zareo no namatsy ny Fanonganana. Tsy mahagaga

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Encore des Karana :

Trafic d’or et blanchiment d’argent à Madagascar. Dubai, Maurice, Mayotte, Chine, Inde…

2 tonnes par an d’or sortent illicitement de Madagascar.

mercredi 25 février 2015, par Léa Ratsiazo

1,4 kg d’or ont été interceptés à l’aéroport d’Ivato la semaine dernière. 20 kg d’or placés sous le siège d’un avion en partance pour l’Asie ont été appréhendés au cours du dernier trimestre de l’année dernière. La liste est déjà longue pour énumérer les trafics interceptés alors sûrement ceux qui sont passés à travers les mailles du filet sont largement plus importantes. On estime à près de 2 tonnes/an la quantité d’or qui sortent illicitement du territoire. Décidément nos frontières sont des véritables passoires géantes. Ce trésor national, comme le reste, est généralement envoyé en Asie dont les contrôles aux frontières sont plus permissifs que ceux de l’Europe.

Une des raisons pour laquelle, le Premier ministre a rappelé à l’ordre les douaniers et forces de l’ordre en général la semaine dernière pour lutter contre la corruption. Normal, si l’on peut le dire ainsi ironiquement, que l’or passe inaperçu et plus facilement, dans la mesure où des bois de rose massifs qui pèsent des tonnes et transportés dans des camions puis embarqués dans les bateaux passent inaperçus si on considère les milliers de tonnes qui sont arrivés en Chine ces dernières années ! Et pendant ce temps, les nationaux crèvent de faim.

Madagascar Tribune.

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Réactions et remarques des citoyens malagasy.

 25 février, par Mba misaina .

Métaux et bois précieux, espèces endémiques, terres accaparées par des étrangers profiteurs, vols d’ossements humains, etc. Que va devenir cette île aux trésors ? Hélas, dans un certains temps, nous allons être dépouillés de toutes ces richesses inestimables si nous n’agissons dans un bref délais. Il faut arrêter de subir et d’accepter tout ce qui se passe dans ce pays.
Comme nous le savons tous, les autorités sont permissives et même participent à ce tarissement de nos ressources… ils préfèrent perdre un bœuf que de perdre un œuf.
Dans un futur très proche, notre île ne deviendra qu’une désolation, dépouillée de tous ses trésors. Aucune aide ne sera point octroyer du fait qu’il n’y a pas d’aide gratuite et sans contrepartie.

Atsipy ny tady an-tandroky ny omby (efa ho lany tamingana ihany koa raha izao no mitohy), atsipy ny teny am-pon’ny mahalala (isika mpandray anjara manana andraikitra eto amin’ity resadresaka ity) Madagascar Tribune.

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 25 février, par Saint-Jo.

Le pillage sans limites par les Etrangers, aidés par des mauvais citoyens, de notre or, notre bois précieux et nos pierres fines est un secret de polichinelle depuis 1960.
[Je ne parle pas de la période coloniale, puisqu’à cette époque le pillage s’est fait de façon officielle, étant donné que le but principal de la colonisation était de s’emparer des richesses existantes dans la colonie.]
Je parle donc de la période postcolonial.
Dire que les karana sont les principaux pilleurs d’or et de pierres fines et précieuses équivaut à dire une évidence connue de tout le monde depuis toujours.
Dire que depuis l’avènement de Deba des Chinois se sont ajoutés aux karana, moins peut-être pour l’or et les pierres (même s’il s’y abondent eux aussi) mais sûrement plus pour les bois, est aussi une évidence connue de tout le monde.

Pillages connus de tout le monde. Mêmes nos balourds et corrompus détenteurs de tous les pouvoirs le savent. Mais, faute de s’y opposer ces mauvais citoyens se sont servis eux aussi. Même si comparativement aux pilleurs étrangers ils ne ramassent que des miettes.
La faune de nos mers aussi a été pillée par les bateaux-usines des grandes puissances de la pêche maritime. Pour s’en rendre compte il suffit de prendre les avis de nos pêcheurs en petites pirogues ou en boutres partout le long de nos côtes. Depuis 35 ans ils sont obligés d’aller de plus en plus loin en haute mer pour attraper de quoi se nourrir pour la journée.
Et ce fameux pétrole gasy évoqué sans arrêt par nos dirigeants politiques depuis 1975. On chuchote que l’imminence de l’arrivée en masse de ce pétrole gasy sur le marché international serait l’une des plus grandes causes principales du coup d’état. Je vous fais remarquer que, l’exploitation de ce pétrole gasy nécessite probablement le recours à la technique dite de fragmentation, réputée être dévastatrice pour l’environnement. Cependant des Etrangers qui veulent exploiter ce pétrole gasy se refusent obstinément d’un autre côté à utiliser cette même technique réputée dangereuse chez eux, sur leur propre territoire. Autrement dit, ce qui est très dangereux pour l’environnement et non applicable chez eux serait bienfaisant et parfaitement applicable chez nous. Quel esprit retors !!
Attention ! Danger ! Madagascar Tribune.

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Quelques cas avérés.

 Ivato – Trafic d’or et d’hippocampes sur un même vol

Cette double prise sur un même vol est une première à l’aéroport international d’vato

L’Express de Madagascar. 20.02.2015 

Près d’un kilo et demi de lingots d’or ainsi qu’un millier d’hippocampes ont été découverts avant le décollage du vol de la compagnie Air Mauritus à destination de la Chine. Trois trafiquants ont été arrêtés pour cette double contrebande.

Un double trafic a été débusqué jeudi après- midi, aux alentours de 17 heures, pendant l’enregistrement des passagers du vol de la compagnie Air Mauritus. Un investisseur d’origine sri-lankaise  qui allait s’envoler pour  Maurice, a été  pris en possession de 1,4 kilogrammes de lingots d’or. Sur ce même vol, deux Chinois en partance pour Hong-Kong, en train de faire passer en contrebande près d’un millier d’hippocampes, pesant trois kilos, sont également tombés dans les mailles des filets tendus par les éléments de la Police de l’Air et des Frontières (PAF), à l’aéroport international d’Ivato.
Le Sri-lankais  épinglé pour trafic d’or est âgé de cinquante-trois ans. Ayant plus d’un tour dans son sac, le quidam a dissimulé ses lingots à l’intérieur de deux cannes métalliques creuses qu’il a soigneusement rangées dans sa valise. Alors qu’un homme non averti n’y verrait que du feu, le trafic a éclaté au grand jour, lorsque son bagage a été passé au scanner.
Agés respectivement de vingt-trois et de cinquante-deux ans,  deux chinois, sur le point de quitter le territoire malgache avec le millier d’hippocampes interceptés, ont également été trahis par la machine à l’embarquement. Ces chevaux marins, séchés au soleil, étaient empaquetés, avant que les deux contrebandiers ne les cachent dans leurs bagages.
Têtes connues
Dès que la police a découvert le pot-aux-roses, les trois trafiquants asiatiques ont été appelés à se présenter au banc de fouille, où les bagages suspects ont été ouverts en leur présence.
«Des mesures ancrées sur le renforcement de la collaboration entre la Police de l’Air et des Frontières, la Douane, ainsi que la gendarmerie, ont été prises dans l’immédiat, pour stopper l’hémorragie après que cinq kilos d’hippocampes, ont été interceptés à l’aéroport d’Ivato, la semaine passée. La double saisie effectuée hier soir révèle que le dispositif d’urgence mis en place fait ses preuves. Un audit bat son  plein pour démystifier ces trafics qui semblent perdurer. Des dispositions plus élaborées seront ensuite adoptées », a souligné le ministre des Finances et du Budget, François Marie Maurice Gervais Rakotoari­manana, lorsqu’il s’est dépêché à Ivato, hier soir, sitôt alerté de cette double saisie.
Le commissaire principal Jean Victor Tsaramonina Ravony, chef de la Police de l’Air et des Frontières révèle, quant à lui, que certaines têtes sont tenues à l’œil. « Des Chinois sont dans le collimateur en ce qui concerne les exportations illicites d’animaux tels que les hippocampes et les tortues. En revanche, des Indiens et des Sri-lankais sont le plus souvent mouillés dans les plupart des trafics d’or portés au grand jour », déclare le commissaire Tsaramonina Ravony. En saisissant la balle au bond, il indique un pullulement de trafiquants sur les vols vers l’Asie.

Trafiquant devant le parquet

Le directeur général des douanes, fraîchement nommé, Eric Narivony Rabenja, s’est rendu à l’aéroport, jeudi soir, sitôt informé de cette triple arrestation. Il a affirmé que le trafiquant qui a expédié en colis postal pour la France, dix neuf mille hippocampes retrouvés la semaine passée à Roissy, s’est déjà fait prendre. Une collaboration entre les douanes malgaches et françaises a permis son identification. Cuisiné par les enquêteurs à Ivato, il sera traduit devant le parquet, ce vendredi.
Il précise, en revanche, que les hippocampes figurent dans l’annexe II de la Convention sur le Commerce International des Espèces de Faune et de Flore sauvages menacées d’Extinction (Cites). Ils sont, de ce fait, susceptibles d’être exportés sur autorisation, pièce que les suspects arrêtés jusqu’à maintenant n’ont pas. Seth Andriamarohasina.  L’Express de Madagascar

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TRAFIC D’OR – Un steward d’Air Madagascar recherché

L’Express de Madagascar. 20.09.2014 

L’étau se resserre autour d’un steward de la compagnie Air Madagascar après la découverte de dix-huit lingots à bord du vol MD 010 à destination de Guang­zhou. Cet or massif pesant une bonne vingtaine de kilos a été retrou­vé le vendredi 12 septembre en fin de matinée, dans la cabine de repos du personnel navigant commercial d’un Airbus A340.

Alors que le départ était prévu à 17 heures, l’or a été retrouvé sous les sièges vers 11h30, soit plus de cinq  heures avant le décollage.
Soupçonné d’être le cerveau de ce trafic, un ressortissant chinois a été le premier à se faire cueillir. Il s’apprêtait à embarquer à bord de l’appareil, lorsqu’il est tombé dans les mailles des filets de la gendarmerie de l’aéroport d’Ivato, qui ont agi sur la base de renseignements. Alors que le passager a été jeté en prison mercredi, ses auditions ont permis aux enquêteurs de remonter de fil en aiguille jusqu’au steward.
« Nous sommes sur ses traces », lance le colonel Florens Rakotomahanina, commandant de la circonscription interrégionale, de la gendarmerie nationale à Anta­nanarivo.

Seth Andriamarohasina.

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Ivato – Vingt kilos d’or saisis dans un Airbus 340

La gendarmerie entend toucher sa part après les transactions lorsque ces lingots seront versés au stock d'or de la banque centrale

L’Express de Madagascar. 13.09.2014

Les gendarmes ont découvert dix-huit lingots à bord d’un Airbus A340 d’Air MAD, cinq heures avant le décollage pour Guangzhou. L’or était caché sous les sièges des membres de l’équipage.

Un trafic d’or a été pris à contre-pied à l’aéroport international d’Ivato hier. Aux alentours de 11h30,  cinq heures avant le décollage du vol MD 010 à destination de Guangzhou en Chine, dix-huit lingots d’or pesant une vingtaine de kilos, ont été découverts à bord de l’Airbus 340 de la compagnie Air Madagascar. Cette quantité rocambolesque d’or était dissimulée sous les sièges, dans la cabine de repos du personnel naviguant.
Les éléments de la compagnie territoriale de la gendarmerie de l’aéroport ont découvert le pot-aux-roses pendant la préparation de l’appareil, dont le décollage était prévu à 16h55.
« Un passager a été arrêté. Il devait embarquer à bord de ce vol. Son passeport a été saisi », lâche le colonel Florens Rakoto­mahanina, commandant de la circonscription interrégionale de la gendarmerie nationale à Antananarivo. En crevant l’abcès, il dénonce à coup sûr une complicité entre les contrebandiers et des employés de l’aéroport qui ont eu accès à l’appareil pendant la préparation et le check-in.
«Cela fait près de trois mois que nous remontons les traces de ces trafiquants. Hier, nous avons  demandé l’autorisation d’inspecter l’avion, sitôt mis au parfum que les malfaiteurs avaient refait surface. Notre flair ne nous a pas trompés et voilà le résultat », lance d’un ton fier le commandant de la CIRGN.
Retour de manivelle
Lors d’un point de presse qu’il a donné au camp de la gendarmerie à Ankadilalana hier après-midi, le colonel Rakotomahanina a mis en avant que la valeur marchande du produit minier tombé dans les mailles des filets peut s’élever jusqu’à trois milliards d’ariary. Il entend passer au crible toutes les tâches et vérifications effectuées sur cet Airbus A340, depuis son arrivée à l’aéroport jusqu’à l’instant où ces lingots ont été retrouvés, de manière à démasquer toute personne touchée de près ou de loin à cette affaire interlope. Le MD 010 a pu prendre son envol dans les temps, bien que ce coup de théâtre ait chamboulé sa préparation. Des têtes risquent de tomber. Seth Andriamarohasina. L’Express de Madagascar

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Madagascar : un haut gradé impliqué dans un trafic d’or

Un haut responsable des forces de l’ordre est suspecté d’avoir transporté frauduleusement hors du pays quelque 20 kilos de lingots d’or. Les hautes instances étatiques ont d’ores et déjà été saisies de l’affaire.

Le quotidien Midi Madagascar, à l’origine de cette révélation, parle d’un nouveau scandale, qui a eu pour cadre l’aéroport international d’Ivato, à Tananarive. Mardi 4 mars, à l’heure où toute l’attention était focalisée sur l’arrestation d’une ressortissante russe, prise en flagrant délit de trafic de reptiles, un haut gradé malgache a saisi l’occasion pour se faufiler entre les mailles du filet des douaniers et des agents de la police de l’air. Il a réussi à s’envoler vers Nairobi, Kenya, avec 20 kilos d’or dissimulés dans ses bagages.

Ce passeur « haut de gamme » est passé presque inaperçu et a réussi son coup « sans être inquiété », écritMidi Madagascar, qui décide de taire le nom du présumé trafiquant, pour le moment. « Un haut responsable des forces de l’ordre dont nous nous abstenons pour l’heure de dévoiler l’identité, a quitté l’aéroport d’Ivato avec 20 kilos de ce métal précieux », dont la valeur marchande est estimée à 2 milliards d’ariary, l’équivalent d’environ 700 000 euros.
Toujours d’après Midi Madagascar, cet homme, dont les bagages n’ont pas été fouillés ni enregistrés par voie normale, a embarqué à bord d’un vol régulier de la compagnie South African Airways à destination de Nairobi, la capitale du Kénya, soit la même destination que la femme russe qui tentait de transporter frauduleusement 49 tortues, des serpents et des caméléons.
Selon les informations recueillies par le journal malgache, ce membre des forces de l’ordre a officié comme passeur pour le compte d’un réseau mafieux. Midi Madagascar désigne sans le citer nommément « une personne appartenant à la famille d’un haut responsable de transition comme cerveau du trafic ».
Mais il y a une chose dont le haut gradé ne savait pas : il a été pris en filature par des agents de renseignements, qui ont scruté ses faits et gestes le jour de son départ. Dès mardi soir, des rapports sur ce trafic d’or ont été transmis à des hauts responsables de la République, qui ne tarderont pas à réagir et à prendre des mesures qui s’imposent, à savoir l’arrestation des auteurs et de toutes personnes impliquées dans cette affaire, selon Midi Madagascar.
« Plus jamais la fuite de nos patrimoines ! Nous sommes bien au courant de cette affaire à Ivato et nous en prenons acte. Nous verrons bien la suite », confie dans les colonnes du quotidien un proche du régime actuel. LInfo. Réunion.
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Inde – De l’or en provenance de Madagascar intercepté

En l'espace de deux semaines, c'est la deuxième fois qu'un trafic d'or en provenance de Madagascar éclate au grand jour.

L’Express de Madagascar 09.04.2014 

Arrestation d’un Indien résidant à Madagascar à l’aéroport de  Chhatrapati Shivaji à Mumbai. Cet homme d’affaires habitant à Tsaralalàna a été pris avec 1,6 kilos d’or massif.

Un trafic à l’international a été démasqué in extremis en Inde. Mercredi, de l’or massif  est tombé dans les mailles des filets des douaniers à l’aéroport international de  Chhatrapati Shivaji à Mumbai. Trois contrebandiers ont été démasqués, dont un Indien âgé d’une trentaine d’années, habitant à Tsaralalàna. Jouissant d’un  statut  de résidant, ce ressortissant étranger travaille à Madagascar en qualité d’homme d’affaires. Le quidam a été pris en possession de deux  bracelets en or, pesant près de 1,6 kilogrammes, dont la valeur marchande s’élève à près de treize millions d’ariary d’après les autorités indiennes.
Les explications apportées par les douaniers qui l’ont coincé indiquent qu’il a quitté l’aéroport international d’Ivato à bord d’un vol régulier de la compagnie Kenya Airways pour faire  escale à Nairobi, capitale kenyane. Après avoir franchi cette étape par des moyens qui laissent rêveur, il s’est envolé ensuite pour Mumbai, sa destination finale. Selon les informations communiquées, l’or saisi allait être revendu dans cette ville de l’Inde du sud après que le trafic ne fut mis à nu à l’aéroport.
En examinant son passeport, les agents sur les lieux ont relevé qu’il aurait déjà fait des allées et venues entre Madagascar, Bombay et Dubai, deux plaques tournantes du trafic d’or, en passant par Kenya et Maurice qui ne seraient que des gîtes d’étape.
Relâché
Aux dernières nouvelles, l’Indien incriminé dans ce trafic à l’international serait déjà à Tana, ce qui laisse croire qu’il a apparemment  effectué des transactions avec les autorités sur place afin d’échapper à la prison.
Après ce coup de théâtre en Inde, il serait néanmoins tenu à l’œil. En rassemblant les pièces du puzzle, les  enquêteurs ont conclu que le suspect ne serait qu’un larbin, payé pour convoyer la marchandise. En revanche, un opérateur d’origine indienne poursuivi par le tribunal pour trafic d’or est soupçonné de tirer les ficelles.
Le trentenaire incriminé s’est fait cueillir avec deux autres de ses compatriotes. L’un d’eux s’est fait arrêter avec plus d’un demi-kilo d’or qu’il avait dissimulé dans les tirettes d’un sac à roulettes dans lequel il avait rangé ses effets personnels. Transformé en  baguettes, le produit minier a été glissé à l’intérieur des manches du sac, lesquels étaient scellés afin de dérouter tout contrôle. Malgré cette ruse, les douaniers n’ont pas été dupes.
«Le plus important du trafic d’or s’effectue surtout depuis le Moyen Orient. Madagascar ne figure pas encore sur la liste rouge. De visu, les malfaiteurs profitent de cette situation pour tenter d’échapper aux contrôles », a indiqué  l’un des douaniers indiens qui a réalisé cette belle prise. L’Express de Madagascar

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Ivato – Saisie d’or massif à bord du vol pour Nairobi

L'or découvert sur les deux passagers est entre les mains de la PAF

L’Express de Madaascar. 24.03.2014 

Transformés en quatre longues chaînes d’attache pour animaux, 1,7 kilos d’or ont été découverts dans  les bagages de deux Indiens, hier. L’or a été de visu introduit à bord par un complice.

Coup de théâtre à l’aéroport international d’Ivato. En procédant à une fouille, à bord du vol de Kenya Airways, à destination de Nairobi, la police de l’Air et des frontières (PAF) a mis la main sur
1,7 kilo­gramme d’or massif. Ce produit minier a été découvert dans les bagages à main d’un quadragénaire indien et de son fils âgé d’environ une vingtaine d’années. Les bagages de ces derniers ont été passés au scanner avant qu’ils n’embarquent, mais la police n’a rien constaté.
La thèse que tout cet or a été conduit au tarmac, et introduit à bord avec l’aide de complices qui travaillent à l’aéroport, est de ce fait avancée. Ayant plus d’un tour dans leur sac, les trafiquants ont transformé tout le produit minier en de vulgaires chaînes d’attache pour animaux domestiques, mesurant chacune environ un mètre et demi. Enroulées puis mises dans une pochette en papier, elles ont été découvertes avec une sorte de pièce massive et une pépite pesant quelques grammes.
Les deux Indiens ont été d’emblée débarqués, lorsque les éléments de la PAF ont découvert le pot-aux-roses.
Renseignements
Des informations filtrées au compte goutte révèlent que, ces contrebandiers comptaient se rendre à Dubaï, en faisant escale à Nairobi, lorsque le trafic a tourné court.
En passant au crible les informations en sa possession, la police a fait des recoupements depuis samedi, et si que les trafiquants allaient prendre le vol de Kenya Air­ways. Du coup, elle n’a plus lâché le morceau. Interrogé sur ce coup de filet, le commissaire Mohamed Ali Randriamerison, chef de la Police de l’Air et des Fron­tières indique, néanmoins, qu’il n’y aurait encore rien à déclarer sur cette saisie. «La lutte contre les trafics continue à l’aéroport d’Ivato», voilà ce que je peux dire, déclare-t-il. « En ce qui concerne le trafic d’or ayant été mis à nu, une enquête est ouverte et les suspects arrêtés seront remis à la justice dès qu’elle sera clôturée », ajoute-t-il.
Hier après-midi, les deux incriminés ont subi un interrogatoire serré au poste de la PAF. L’Express de Madaascar.

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52kg à destination de Dubaï

Madagascar Tribune. mardi 10 avril 2012


Selon le directeur des Mines qui est intervenu en début de week-end pascal sur une station télévisée privée de la capitale pour réagir par rapport aux accusations portées contre le ministère des Mines qui a autorisé l’exportation par voie aérienne de plus d’une cinquantaine de kilogrammes d’or, il y a depuis ce premier trimestre 2012 de nouvelles règles ou de nouvelles dispositions qui sont entrées en vigueur. Les deux « karana » qui avaient alors été interpellés le jeudi 5 avril par la Police des frontières et la Gendarmerie sur le tarmac de l’aéroport international d’Ivato, puis été relâchés avec leurs cartons de lingots d’or pesant au total 52 et quelques kilogrammes étaient en règle ; ils avaient tous les deux tous les documents indispensables et avaient satisfait à toutes les exigences administratives pour ce faire. À la grande stupéfaction des auditeurs et téléspectateurs, mais aussi des voyageurs qui avaient pris le même vol à destination de Maurice cette nuit là, leurs papiers sont légaux et la sortie de ces lingots d’or est conforme à la loi.

Les droits réduits de moitié

En effet, selon le directeur des Mines, l’or est considéré comme toute autre substance minière, et ce en parfait accord avec les opérateurs. Dès lors, un arrêté ministériel a été pris, réduisant apparemment de moitié les droits relatifs aux transactions de l’or. Résultat, explique le directeur des Mines, si en 2011, il y eut à peine 10kg d’or déclarés, aujourd’hui, en trois mois seulement de l’entrée en vigueur de cet arrêté ministériel, les services des Mines ont enregistré 100kg d’or à l’exportation.

Si auparavant, l’opérateur devait s’acquitter de droits s’élevant à 5000 ariary par gramme, désormais il ne paye plus que 2000 ariary par gramme de droits si la substance est inférieure à 5kg, et 1500 ariary par gramme s’il s’amène avec plus de 5kg d’or.

Depuis le début de l’année, on a exporté 101 kg d’or qui ont rapporté 8 milliards Ariary à l’État

Les redevances et ristournes équivalent à 2% des recettes des premières ventes dont 1,6 reviennent aux collectivités décentralisées et les 0,4% à l’État central.

Pour l’instant, on ne sait trop que dire de cette facilitation ou de cette banalisation du commerce de l’or ; toujours est-il que cette réduction des droits a donc encouragé des opérateurs à cheminer dans le respect des règles et à abandonner le circuit illégal. Les cartons d’or des deux « karana » avaient comme destination finale, Dubaï et ils devaient transiter par Naïrobi ; mais en raison du retard pris par cette interpellation des forces de l’ordre à Ivato cette nuit-là, ils ont dû transiter par Maurice la nuit même du jeudi 5 avril avant de rejoindre Dubaï. Recueilli par Valis. Madagascar Tribune.

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Un vol démasque les trafiquants d’or

Par Fabrice Floch. Publié le 21/03/2013.

L’affaire du trafic d’or entre Madagascar et Mayotte aurait pu passer inaperçu. C’est le vol de 6 kilos d’or sur un bateau entre Les Comores et Mayotte qui a permis de mettre au jour cette affaire internationale.

Les trafiquants transportaient les lingots d'or dans leurs valises. Ils auraient vendus, au moins, 246 kilos du métal précieux pour 12 millions de dollars. © Andry Rakotondravola
© ANDRY RAKOTONDRAVOLA Les trafiquants transportaient les lingots d’or dans leurs valises. Ils auraient vendus, au moins, 246 kilos du métal précieux pour 12 millions de dollars.

Réunion 1ère.

Fin janvier, Richad Mohamed-Taky, embarque sur le bateau qui effectue la liaison entre Les Comores et Mayotte avec six kilos d’or dans ses valises. Pendant la traversée, un voleur parvient à lui dérober son trésor. Mais un contrôle douanier contrarie le pirate qui abandonne son magot sur le navire.
Le commerçant Karane, informé de la découverte, se présente aux douanes trois jours plus tard, bien décidé à récupérer son bien. Il a en sa possession une facture du Ghana qui est censée prouver que les six kilos d’or sont à lui. Le problème est que ce document est un faux grossier.

La mule a transporté 246 kilos d’or

L’enquête diligenté par le parquet de Mayotte, avec l’aide des douanes et de la gendarmerie aboutit le 26 février dernier avec l’arrestation du réunionnais Wilson Lauret. La mule voyage avec 66 kilos d’or et présente un document aux douaniers identique à celui de Richad Mohamed-Taky. Placé en garde à vue dans les locaux de la section de recherche de Pamandzi, il finit par reconnaître qu’il a déjà transporté de l’or, à quatre reprises. Le métal précieux est vendu à Dubaï aux Emirats Arabes Unis au profit du commerçant Karane. Au total, il a déjà convoyé 246 kilos pour 12 millions de dollars.

Madagascar au coeur de l’enquête

Wilson Lauret a été mis en examen pour faux et usage de faux. Il a été placé en détention provisoire et ses biens, soit 30 000 Euros en liquide et ses quatre téléphones portables, ont été saisis. Une information judiciaire a été ouverte pour faux, usage de faux et blanchiment d’argent. Le juge d’instruction désormais en charge du dossier a demandé aux gendarmes d’enquêter avec l’aide de leurs collègues de la grande île sur ce trafic d’or d’une simplicité désarmante.

Les gendarmes de la section de recherche de Mayotte enquête sur ce trafic entre Madagascar et les Emirats Arabe Unis. © Andry Rakotondravola
© Andry Rakotondravola Les gendarmes de la section de recherche de Mayotte enquête sur ce trafic entre Madagascar et les Emirats Arabe Unis.

Ce reportage a été réalisé avec la collaboration d’Andry Rakotondravola de Mayotte 1ère.

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TRAFIC EN PROVENANCE DE MADAGASCAR

Mayotte : 484 kilos d’or saisis depuis 2010

Posté par le Mercredi 17 Décembre 2014 à 09H46
À l’occasion de la visite à Mayotte du général de division malgache Richard Ravolomanana du 4 au 10 décembre, des échanges avec les forces de gendarmerie du 101ème département ont fait état de 484 kilos d’or interceptés depuis 2010, pour une valeur de 15,17 millions d’euros, rapporte France Mayotte ce mercredi 19 décembre 2014. Selon le quotidien mahorais, « il est donc permis de dire que l’île au lagon est une pierre angulaire du trafic d’or au départ de Madagascar ».

France Mayotte rappelle tout d’abord une affaire datant de février 2013 : « un passager en provenance de Madagascar, un Réunionnais nommé Wilson Lauret, était interpellé à l’aéroport de Pamandzi par les douaniers alors qu’il transportait dans ses valises pas moins de 66 kilos d’or ». Le quotidien ajoute que « quelques jours auparavant, un bateau avait été intercepté au large des côtes mahoraises avec 5 kilos d’or à son bord », soulignant que « là encore, la cargaison provenait de Madagascar ».

Et si aucune autre saisie n’a été signalée depuis, la récente visite à Mayotte du général de division malgache Richard Ravolomanana, du 4 au 10 décembre, a permis de révéler un « trafic d’or de grande ampleur », soit un total de 484 kilos interceptés depuis 2010.

« Au regard des quantités saisies, il est donc permis de dire que l’île au lagon est une pierre angulaire du trafic d’or au départ de Madagascar. Mayotte est le territoire le plus riche de la région, en tout cas du canal du Mozambique et cela suscite des convoitises à l’instar des candidats à l’immigration clandestine ou des trafiquants de stupéfiants », écrit France Mayotte, soulignant que « sur ces 484 kilos, certains ont fait l’objet de restitutions ou sont encore conservés au titre de scellés dans des instructions qui se poursuivent ».

www.ipreunion.com

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Madagascar: Blanchiment d’argent et trafic d’or – Intervention suspecte d’un conseiller du président et d’un Général de la Police

Est-il possible que l’on exporte illicitement des lingots d’or, au moins deux fois par semaine, vers Dubaï sans que la Police de l’Air et des Frontières de l’aéroport d’Ivato ne soit au courant ? Les indo-pakistanais qui se trouvent dans le collimateur de la chaîne pénale cherchent une protection au haut lieu.

L’affaire de blanchiment d’argent et de trafic d’or qui implique une famille indo-pakistanaise ayant une grande propriété à Tsaralalana et un grand magasin à Andraharo connaît un nouveau rebondissement. En effet, on a appris hier qu’outre le haut responsable du ministère de la Justice qui essaie de protéger les personnes impliquées dans cette grave affaire, un conseiller spécial du président de la République et un Contrôleur Général de la police nationale seraient intervenus pour bloquer les procédures au niveau de la chaîne pénale anti-corruption.

L’officier général de la police se serait même permis d’interpeller les magistrats en charge du dossier qui comporte des preuves irréfutables sur l’existence de ce blanchiment d’argent et de ce trafic d’or. Les passeurs qui travaillent avec ces exportateurs illicites d’or sont actuellement identifiés. Chose curieuse, on connaît d’après les investigations menées par la chaîne pénale anti-corruption que ces « Karana » impliqués exportent illicitement, au moins deux fois par semaine, des lingots d’or vers Dubaï et l’Inde alors que la Police de l’Air et des Frontières à Ivato ne serait pas au courant de l’existence de ces trafics.

Mandat d’emmener

Malgré les mandats de comparution qui ont été délivrés contre les « Karana » impliqués dans l’affaire, ces derniers refusent jusqu’à présent de comparaître devant la chaîne pénale anti-corruption à Faravohitra. Face à ce refus, la chaîne pénale anti-corruption se préparerait à lancer des mandats d’emmener contre eux. En tout cas, une fiche technique et des preuves sur cette affaire de blanchiment d’argent et de trafic d’or instruite par la chaîne pénale anti-corruption auraient été déjà envoyées au président de la République. Ce dernier, qui a confirmé devant le Secrétaire Général des Nations Unies sa détermination à restaurer l’Etat de droit et à lutter contre la corruption, connaîtra davantage les détails de l’affaire à son retour de l’extérieur. A propos de cet Etat de droit, il faut rappeler que le nouveau président Hery Rajaonarimampianina a déjà pris les mesures qui s’imposent pour mettre fin aux trafics de bois de rose à Madagascar. Des mesures saluées par les bailleurs de fonds de la Grande île dont la Banque Mondiale. Des grosses têtes de ces trafics de bois précieux font actuellement l’objet ‘IST (Interdiction de Sortie du Territoire). Pour bon nombre d’observateurs, le président de la République devrait faire de même pour éradiquer les trafics d’or qui ne profite qu’à une minorité étrangère. Midi M/car.

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La recrudescence des exportations illicites d’or (selon le FMI, 2 tonnes d’or par an sortent du territoire malgache et ne passent pas par le Comptoir de l’or) lexpress mu. 18 avril 2015.

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Madagascar-Ile Maurice, une connexion « maffieuse »

SWISS LEAKS : « Il est temps de mettre fin à l’impunité totale de ces géants too big to fail et too big to jail » (E. Joly)

Analyse très fine, pertinente d’une femme de conviction qui est très en phase avec la Finance internationale et ses crimes pour y avoir combattu tout le long de son passé professionnel.

Elle suggère, en effet,  que l’on renforce la peine infligée aux banquiers véreux en suivant l’exemple de l’Islande qui a osé les mettre en prison.

Pour rappel, l’ex-magistrate fût conseillère Justice pour l’état de droit, la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption auprès du président Ravalomanana. Elle connaît bien, à ce titre, les trafics en tout genre qui règnent dans la zone Océan Indien en général (Axe Mozambique, Madagascar, Maurice) et à Madagascar en particulier.

Nous avons eu l’honneur d’avoir discuté personnellement avec Mme Eva Joly dans le cadre d’un meeting électoral des européennes de 2009, au lendemain du putsch du 17 mars. Elle nous a fait part de son indignation et de sa tristesse mais elle a surtout pointé du doigt l’île Maurice en affirmant que : « le vrai problème de Madagascar tourne autour de l’île Maurice ». Les faits ne lui donnent pas tort, 6 ans après: Maurice est en effet le point nodal de tout blanchiment et trafics (de bois de rose, finance, pierres précieuses,….)

TG

Tsimok’i Gasikara

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Lire aussi : Nos pierre précieuses et bois de rose, et nos terres volées, vidéos. 

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Nos femmes envoyées comme esclaves

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La pauvreté, l’inégalité, l’ignorance et… les comportements de certains étrangers « prédateurs » (économique) engendrent inévitablement à la Xénophobie. Au vue de l’Histoire Universelle, c’est un mal qu’il faut combattre, en éradiquant les causes.

Les Malgaches ne sont nullement xénophobes, mais les limites du « tolérable » ont été franchis par certains « karana », au mépris de la … VIE de nos compatriotes.

MCM de Paris

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Histoire

Arrivée et implantation des Khojas à Madagascar.

Khojas duodécimains de Madagascar

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Putschistes et Karana, regardez dans quel état est le pays.

2015. Madagascar KO debout, en images. Inondations, famine, pauvreté.

2009. Un pouvoir acquis par les armes.

Les putschistes et des civils armés, sur la place du 13 Mai.

Une frange de l’armée (capsat) sème la terreur et tue sans sommation.

Et le soutien des petites gens… ‘(peuple) selon les putschistes)

Destructions et barbaries, plus d’une centaine de morts (26/01; 07/02/2009).

 

Vols,

Tout bruler

 

2015. Où en sommes nous aujourd’hui ?

Mr Hery Rajaonarimampianina, président. 
Il  figure sur la liste des 109 sanctionnés, établie par la Communauté Internationale.

 Misères sans nom.

Routes et Inondations

 

 

Madagascar Démocratie17 février · Michelle Ratsivalaka : « n’y a-t-il aucun technicien des eaux usées parmi les 3 000 employés de la CUA ?
4/02/2015. Les fortes précipitations liées au passage de la tempête tropicale CHEDZA ont engendré des dégâts sur le réseau de transports à Madagascar, pénalisant fortement les conditions de circulation suite aux coupures (ou menaces de coupures) de routes,ou risques d’éboulements menaçant la sécurité des usagers Orange mg

tena loza mihintsy ity fahoriana kaaaa!! nitono alika le olona vao maraina! de nohaniny! de gaga elah!! mampahelo! t@ maraina io! RN1. 03/03/2015.

03/032015. Forum site officiel de la Mouvance Ravalomanana :: LA PLUIE CONTINUE DE TOMBER – RAJAONARIMAMPIANINA, NY HASINA ANDRIAMANJATO ONT FAIT UN PETIT TOUR, PUIS SONT REPARTIS COMME SI DE RIEN N’ETAIT, SAUF POUR DIRE « MIJALY RY ZAREO ».
CELUI-CI N’EST PAS L’HOMME DE LA SITUATION. TSY MAHA VITA AZY, MIALA
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LES ETERNELS INCOMPÉTENTS. UNE DESCENTE, SANS GRANDE IMPORTANCE. UN PETIT TOUR ET ON S’EN VA ! ILS DISAIENT « mijaly ry zareo »
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TAPITRA ETO NY LALANA. MIAINGA NY BIZNA LAKANA
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17 février · Bas quartiers : Les oubliés des élus
Montée des eaux et insalubrité dans les bas quartiers de Tanà, accentuée par les pluies incessantes.
De l’eau jusqu’aux genoux pour sortir de la maison, et devoir traverser la rue pour aller à l’école. Un peu plus loin, ce jeune homme enfile ses sandales, il n’a pas voulu les mouiller, on peut le comprendre… un peu. La scène se passe à Andavamamba Isotry, où l’eau monte et peine à redescendre dès les premières grosses gouttes de pluie. Et avec le temps qu’il a fait le week-end dernier, les eaux ont stagné. Mais là-bas, rien ne semble affecter la population. Le vendeur de viande a étalé ses produits pour attirer sa clientèle quotidienne, et apparemment, ses ventes n’ont pas chuté. De même, les vendeuses de brèdes et de légumes ont bougé d’un petit mètre, histoire de ne pas noyer les affaires dans l’eau. Et le vendeur de beignets continue à faire frire ses gourmandises, pieds dans l’eau. Non loin de là coule le fleuve d’Ikopa, dans le canal d’Andriantany, et l’odeur nauséabonde que tout cela dégage n’importune personne. Seul moment d’égarement, ou d’énervement, lorsqu’une voiture passe et entraîne une vague faisant déborder les eaux, alors les femmes hurlent, les enfants s’amusent. Dans les bas quartiers de la capitale, les enjeux ne sont réels qu’à la veille des élections. Ce sont les seuls moments où leurs voix comptent. On leur fait alors des promesses qui ne seront jamais tenues, puisque dès lors que les élus accèdent à leurs places, les habitants des bas quartiers de la capitale retrouvent leurs statuts, des oubliés de la société.
Anjara Rasoanaivo
Appel.

Madagascar en situation de sinistre, le gouvernement lance un SOS

Le Premier ministre Jean Ravelonarivo indique ce 28 janvier 2015 que Madagascar est en situation de sinistre. Le Chef du gouvernement lance officiellement  un appel à l’aide à l’échelle nationale et à l’international pour réhabiliter les infrastructures endommagées par la tempête tropicale Chedza.

http://agoras.typepad.fr/regard_eloigne/2014/10/

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Sinistrés : près de la moitié des enfants sont infectés par la bronchiolite

mars 9th, 2015
D’après le ministère de la Santé publique, 49 % des enfants hospitalisés issus des quartiers sinistrés sont infectés par la bronchiolite. Ce taux est de 40 % pour les enfants hospitalisés issus de tous les quartiers confondus de la Capitale.

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27/02/2015.

Antananarivo.

Androany 5 Mars… Vao maika loza noho ireo hita ao @ horonan-tsary ireoo ny manjo ny traboina.

Soavina

Antananarivo renivohitra.

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Famine dans le Sud.

Le sésame pour le sud malgache
Sécheresse et famine sont les mots qui reviennent souvent lorsqu’on entend parler du Sud malgache ces derniers jours

Dans la région de Betioky, les paysans pratiquent la cueillette sauvage pour survivre.

(swissinfo.ch)

Mercredi 11 Février 2015. L’extrême Sud du pays subit actuellement une période de grave sécheresse. La famine appelée localement kéré menace ainsi la sécurité alimentaire d’environ 200.000 habitants dans cette partie de la Grande Ile.Ce sont les régions Anosy (Amboasary Sud) et Androy (Beloha, Tsihombe et Bekily) qui sont particulièrement touchées. Cinq décès dus au kéré ont déjà été recensés. Certains habitants mangent du cactus et des tamarins pour lutter contre la faim.Pour rappel, Madagascar n’avait pas connu une telle sécheresse depuis six ans. Les dernières pluies ont été enregistrées au mois de septembre 2014.
Madagascar: des dizaines de milliers de personnes en
(AFP) – Des dizaines de milliers de personnes sont « en difficulté alimentaire » en raison de la sécheresse qui sévit depuis novembre dans le sud de Madagascar, ont indiqué mercredi les autorités malgaches.

Les autorités ont également évoqué le possible décès d’une centaine de personnes à cause de la famine mais elles ont précisé que ce bilan devait encore faire l’objet de vérifications.

Keré Youtube.

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10 Mars 2015 

10h00 – KERE : d’après les responsables locaux, au moins 16 enfants sont décédés épuisés par la faim dans le sud, où une sécheresse a sévi d’octobre à février. Entre 200.000 à 350.000 personnes souffrent de la faim dans le sud selon les autorités malgaches. Le Programme Alimentaire Mondial (PAM), dont les rations permettent actuellement à 120.000 personnes de survivre, a lancé un appel à l’aide internationale.
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Madagascar : au moins 200 000 personnes épuisées par la faim

Madagascar : au moins 200 000 personnes épuisées par la faim

Si certaines régions de Madagascar sont sous les eaux faisant des milliers de sans-abris, le Sud connaît une sécheresse qui a détruit les récoltes.

Haova Toboha, six ans, tient fermement d’une main son petit sachet en plastique rempli de grains de maïs. De l’autre, elle repousse les autres enfants et tente de grappiller dans la terre sablonneuse les grains tombés pendant une distribution de vivres effectuée par le Programme Alimentaire Mondial (PAM).

« J’ai ramassé ces grains, et je vais les ajouter à ceux que mes parents ont obtenu » durant la distribution, explique la petite fille, rencontrée dans le village de Berano, dans le sud de Madagascar.

Le PAM, dont les rations permettent actuellement à 120 000 personnes de survivre, a lancé un appel à l’aide internationale. Dans la région, une sécheresse exceptionnelle d’octobre à février a détruit les récoltes. La nourriture s’est raréfiée, et les responsables locaux ont fait état de plusieurs cas d’enfants décédés, épuisés par la faim.

Pour l’heure, la situation n’est pas qualifiée de « famine », comme en 1991, lorsque plusieurs centaines de personnes étaient mortes de faim dans la région. « A l’époque, des gens ont quitté leur village pour rejoindre les points d’eau et sont morts en cours de route », raconte à l’AFP Bertrand Randrianarivo, originaire de la région, qui travaille depuis 2001 avec les diverses ONG intervenant dans cette partie de l’île. « La sécheresse frappe tous les cinq ou six ans » le sud de Madagascar, explique-t-il, suggérant la mise en place d’un système de drainage de l’eau, et un désenclavement de la région. Beaucoup de bailleurs ont envisagé d’investir dans un tel système, mais ils ont été découragés par le manque de volonté des dirigeants successifs à Madagascar.

Cette année, le PAM ne parle pas de « famine », mais de « difficulté alimentaire aiguë ». Mais quel que soit le nom du fléau qui les frappe, les habitants sont épuisés.

La sècheresse a détruit toutes les cultures dans le sud de Madagascar. Et les tentatives des paysans de replanter n’ont fait qu’épuiser leurs réserves de semences et de nourriture. La pluie, tombée en février, est arrivée trop tard pour sauver la saison. Selon des chiffres du gouvernement, 200 000 à 350 000 personnes souffrent de la faim. Depuis quelques semaines, les rations du PAM permettent à 120.000 d’entre eux de manger régulièrement.

Le ministre de l’Agriculture Roland Ravatomanga a promis des aides alimentaires pour les régions touchées. Une charge qui s’ajoutera aux efforts de ce pays pauvre pour aider les victimes des inondations et glissements de terrain, qui ont déjà fait 22 morts et 63 000 sinistrés à Antananarivo, la capitale.

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PAUVRETE DEPUIS 2009.

0403/2015.  Forum site officiel de la Mouvance Ravalomanana :: JANGO DU FORUM DISAIT…C’EST CONFIRME…TRABOINA DOIT BECQUETER, EUHHHH DU CLEBARD, BREF DU CHIEN !!!!!!
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La capitale est devenue une ville misérable
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Une économie exsangue

Madagascar a d’importantes ressources naturelles

Un triste record pour Madagascar : l’île est d’après la banque mondiale, parmi les pays qui ne sont pas en guerre, celui qui a la plus faible économie. Pour se rendre compte du malaise il suffit de se rapprocher des Malgaches qui mènent de petites activités de prestation de service. En milieu urbain comme en milieu rural, les traineurs de pousse-pousse, les tailleurs ou les ménagères vivent dans la pauvreté, la peur et combattent pour leur survie quotidienne.

Madagascar a d’importantes ressources naturelles dont le nickel, le cuivre et l’or

Un triste record pour Madagascar : l’île est d’après la banque mondiale, parmi les pays qui ne sont pas en guerre, celui qui a la plus faible économie. Pour se rendre compte du malaise il suffit de se rapprocher des Malgaches qui mènent de petites activités de prestation de service. En milieu urbain comme en milieu rural, les traineurs de pousse-pousse, les tailleurs ou les ménagères vivent dans la pauvreté, la peur et combattent pour leur survie quotidienne.

Des séquelles de l’isolement

Depuis 2009 Madagascar est au ban des Nations. Beaucoup de pays ont coupé l’aide au développement. Les Etats-Unis ont suspendu les exonérations de taxe accordés au textile malgache. Cette mesure à fait disparaître à elle seule plus de trente mille emplois. Et ce n’est pas tout. Pour redresser la pente, Haleh Bridi, représentante de la banque mondiale à Madagascar préconise une réduction des dépenses publiques :

«On voit une chute importante des investissements étatiques, disons du budget public dans l’éducation, dans la santé, dans la protection sociale, dans la nutrition donc ça a un impact considérable sur le bien-être, disons le bien-être basique des populations.»

Une économie exsangue

La croissance économique à Madagascar est à zéro d’après la banque mondiale. Résultat du cycle d’instabilité que connaît le pays depuis son indépendance de la France en 1960. L’instabilité politique mais aussi la corruption et un mauvais climat des affaires. Heiko Schlittke dirige une entreprise de téléphonie mobile à Madagascar. Une poursuite des affaires dépend selon lui de la réussite du scrutin du 25 octobre :

«Il faudrait naturellement des élections transparentes et des résultats qui conduisent à un pouvoir légitime avec qui les investisseurs pourront négocier. Il est actuellement difficile d’avoir confiance en quelqu’un qui donne une signature car ça peut perdre sa valeur dès le lendemain. Et cela ne garantit pas de bons plans d’investissement.»

Cependant nombreux sont ceux qui croient que les choses peuvent encore changer dans le sens positif à Madagascar. Les ressources naturelles existent, il ne manque plus qu’un bon leadership. Rédaction DW (23102013).

Trafic et blanchiment d’argent

Exportation illégale de l’une des richesses de l’île : Le zébu.

« Madagasikara exploré, colonisé, exploité, dévasté, a développé une expression artistique insulaire et donc rare, dont les moteurs créatifs sont l’effroi et la sensualité.

 

Le zébu figure tutélaire, symbole de prospérité et de richesse, voire de royauté nourrit le mythe et l’homme. L’animal est de tous les rituels de purification. Son sang représente le flux vital. Toute l’île rouge est là ! La Civilisation du zébu. J. Lombard

L’économie en péril dans un pays en crise

La grande île de l’océan Indien regorge de ressources naturelles. Titane, nickel et pétrole sont présents en grande quantité. Néanmoins, la majorité de la population vit sous le seuil de pauvreté. Depuis plus de quatre ans, Madagascar est plongé dans une crise politique qui paralyse aussi l’économie du pays. Blog DW

Volamena

Trafic

2 tonnes/an d’or sortent illicitement

mercredi 25 février 2015, par Léa Ratsiazo
M/car Tribune.

1,4 kg d’or ont été interceptés à l’aéroport d’Ivato la semaine dernière. 20 kg d’or placés sous le siège d’un avion en partance pour l’Asie ont été appréhendés au cours du dernier trimestre de l’année dernière. La liste est déjà longue pour énumérer les trafics interceptés alors sûrement ceux qui sont passés à travers les mailles du filet sont largement plus importantes. On estime à près de 2 tonnes/an la quantité d’or qui sortent illicitement du territoire. Décidément nos frontières sont des véritables passoires géantes. Ce trésor national, comme le reste, est généralement envoyé en Asie dont les contrôles aux frontières sont plus permissifs que ceux de l’Europe.

Une des raisons pour laquelle, le Premier ministre a rappelé à l’ordre les douaniers et forces de l’ordre en général la semaine dernière pour lutter contre la corruption. Normal, si l’on peut le dire ainsi ironiquement, que l’or passe inaperçu et plus facilement, dans la mesure où des bois de rose massifs qui pèsent des tonnes et transportés dans des camions puis embarqués dans les bateaux passent inaperçus si on considère les milliers de tonnes qui sont arrivés en Chine ces dernières années ! Et pendant ce temps, les nationaux crèvent de faim.

Andramena

 

27 janvier ·Trafikana Boaderôzy Tratra ilay sambo piraty Sinoa. 27/01/2015
Nalefa ao Toamasina ka tonga omaly tolakandro tamin’ny 4ora ilay sambo sinoa tratra voalaza fa saika haka boaderôzy tao Maroantsetra ny 20 janoary lasa teo. Mpitandro ny filaminana 10 avy ao Maroantsetra no nanara-dia ny sambo izay nahitana zandary 6 sy ny polisy 4 izy ireo.
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TRAFFIC DE RESSOURCES NATURELLES – Quatre bateaux inspectés

PRINELLA7

10.03.2015 

Le premier est un bateau malgache, baptisé Prinela. Il a quitté le port de Maroantsetra, vendredi dernier, et serait tombé en panne à Antanambe, à 50 km du chef lieu de district de Mananara Avaratra. Coïnci­dence ou pas ! Ce petit village est l’un des points d’embarquements de bois de rose dans cette partie de l’Ile. C’est un endroit stratégique pour les trafiquants. Dimanche, matin, des éléments du Commandement des Forces navales (Cofona), ont effectué une descente sur place.
Le bateau était désert, un seul homme s’est trouvé à bord: le gardien. Les membres de l’équipage étaient introuvables. «Le bateau est complètement vide, alors que le gardien nous a expliqué que c’est un bateau qui transportait des marchandises. Le gardien a également confirmé que le segment et le piston du bateau étaient défectueux», une source locale.
Le mystère plane sur ce navire. Selon une source autorisée, «des éléments sont envoyés sur place, ils surveillent les mouvements autour du bateau. Pour le moment, nous exploitons les renseignements, car, les membres de l’équipage sont sûrement dans les environs. Nos éléments restent au large, mais, nous restons très attentifs sur l’évolution de la situation». De son côté, la population locale soupçonne un nouvel embarquement de bois de rose. L’information circule même sur les réseaux sociaux. Des embarquements auraient eu lieu à Ampamoa­hambe, dans le parc de Masoala, à Anta­nambe, et à Manambolosy dans le district de Mananara Avaratra.

En règle

Un autre bateau a fait également l’objet d’un contrôle en pleine mer. C’est un bateau de pêche d’une société basée à Sainte Marie. L’embarcation a pris la fuite au premier signal envoyé par les gardes côtes, mais, après les sommations, l’équipage a cédé.
Le navire a été maîtrisé mais il a été relaché après vérification, ses papiers étant en règle
Le Cofona organise depuis le premier mars, une opération de dix jours dans la partie nord-est de l’Océan indien. Les résultats semblent promoteurs, le patrouil­leur de l’armée a aussi mis la main sur deux bateaux qui transportaient clandestinement soixante-treize passagers qui ne sont pas assurés ni déclarés aux autorités. Ces affaires ont été transmises aux Agences Portuaires maritimes et fluviales et des enquêtes sont en cours.

Une mission presque impossible

La lutte contre les trafics de ressources naturelles à Madagascar, s’avère difficile et compliquée, vu que les principaux suspects seraient intouchables, malgré la déclaration du Président de la République, Hery Rajaonarimampianina et du Premier Ministre, Jean Ravelonarivo.
En ce moment, une délégation de cinq membres du Wild life Investigative Support Team, membre du Consortium International de lutte contre la Criminalité liée aux Espèces Sauvages, sont dans nos mur. Dans leurs agendas : des séries de rencontres avec les autorités étatiques et quelques organisations œuvrant dans le secteur environnemental et forestier. Hier, ils se sont déjà entretenus avec le ministre de la Sécurité publique, le directeur de l’Interpol à Madagascar, et le Directeur général du service forestier.

Riana Randrianarisoa

L’Express de M/car.

Lire aussi : Les noms des millionaires… en dollars (bois de rose).

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Insécurité dans le Sud

L’Evêque de Taolagnaro livre son opinion

Recueillis par Chico

Le présent article est tiré du journal Lakroan’i Madagasikara, version papier, de son édition n°3907 en date du 15 février 2015. L’article se trouve en page 11. Rappelons que que le journal Lakroan’i Madagasikara en version papier est disponible en kiosque dès le jeudi matin à Antananarivo.

L'Evêque de Taolagnaro livre son opinion

A l’occasion de la première réunion des prêtres, pour cette année 2015, l’évêque a fait la rétrospection de la situation du banditisme dans le diocèse qui, malgré l’accalmie dont jouit encore la population rurale, a bouleversé la population de la ville de Fort-Dauphin, suite au trafic d’ossements par Madame Armandine et l’exécution sommaire de Dovic.

Tout a commencé en 2012 où la communauté internationale par l’intermédiaire du GIC (Groupe International de Contact) décide d’imposer au Gouvernement de Transition le déclenchement du processus de réconciliation nationale et du retour à la légalité. Remous et branle-bas de combat sur l’échiquier politique malgache: élaboration et ratification de la feuille de route. Tout est presque laissé de côté et la population sombre dans un gouffre de misère sans pareil.

Hauts responsables et trafiquants de tout bord se ruent illicitement sur les richesses naturelles du pays, un peu partout sur le territoire national, allant des ressources minérales/minières, bois de rose (affaire bac FIAVOTA de Tuléar saisi au nord de Fort-Dauphin, corail noir (plusieurs équipements de plongée sous-marine saisis), jusqu’aux ossements humains (affaire Armandine et feu Dovic) et autres trafics d’organe. D’énormes quantités de ces ressources sont appréhendées, plusieurs disparitions de personnes sont signalées, et des sommes astronomiques d’argent sont prononcées par ci et par là. Et le peuple continue inexorablement de mourir à petit feu.

Sur un autre plan, des hordes de bandits de grand chemin perpètrent des attaques sur les routes nationales, surtout dans le sud, des bandes organisées de voleurs de zébus, fortement armées et opérant par deux, trois voire quatre centaines en plein jour, ravagent tout sur leur passage, tuent femmes, enfants et vieillards, pillent tout ce qui se trouve dans les villages, allant même jusqu’à attaquer des casernes militaires. Les cris de détresse légendaires du sud à cause de la sècheresse engendrant la famine se sont transformés en cris de détresse à cause de l’insécurité généralisée.

• Les forces de l’ordre en présence, en nombre d’effectifs nettement inférieur et déjà insuffisant, sacrifient jour après jour ses hommes (« envoyés à la boucherie »).

Un an plus tard, l’opération coup d’arrêt est décrétée par le Gouvernement et déclenchée par les Hauts responsables militaires: offensives de grandes envergures avec utilisation de trois hélicoptères, renforcement du nombre d’effectifs, armements, matériels et équipements adaptés (armes lourdes, véhicules tout terrain, communication,…). Résultats: les sites d’accrochages sont trop bien maitrisés par les hors-la-loi et l’ordre de repli stratégique est donné. Reprise de l’opération mais cette fois « la mission de pacification » sur terrain est dirigée par le « Capitaine aux longs couteaux » et à la surprise générale, il obtient la reddition de plus de quatre milliers de voleurs de zébus. L’ancien Premier Ministre suit de prêt et parraine les évènements: mobilisation de partenaires internationaux (organes du système des Nations-Unies) qui font don de plusieurs dizaines de tonnes de vivres (riz, céréales,…) et de matériels agricoles (bêches), ainsi que des aides financières symboliques au titre de mesures d’accompagnement pour la réinsertion économique. Diverses appellations sont attribuées à « ces reconvertis », tels les KTS (« Kotro Tonga Saina » ou dahalo réveillés), les TAV (« Tanora Aron’ny Vahoaka » ou Jeunes, Protecteurs du Peuple), dernière en date attribuée par l’ancien Premier Ministre lui-même. Satisfaction, en général, des populations établies autour des zones rouges d’insécurité, mais actuellement les « reconvertis » se plaignent d’avoir faim. Le vent de l’accalmie pourrait être éphémère. Les baromètres n’indiquent rien qui vaille. Situation explosive !

Ombres au tableau: aucun regard pour la population vivant dans la misère ainsi que les victimes de ces chouchous de la primature. Qu’y a-t-il derrière toutes ces attentions qui sonnent mal à l’oreille de tous les citoyens de la Région Anôsy?

Et « le pacificateur » continue sa mission pour mettre en place sa stratégie de pérennisation d’une paix fragile rétablie et sillonne plusieurs districts de la Région.Echos:des trafiquants d’ossements humains, des voleurs de téléphones mobiles, des trafiquants de chanvre indien, des bouchers sont appréhendés.

Méthodes spéciales: sur toutes les infos qui fusent, ceux qui ne sont pas décapités, sont brulés vifs, d’autres sauvent leur vie en payant un tribut allant de Ar. 1.900.000 à Ar. 3.000.000, quand ce ne sont pas des extorsions de Ar. 10.000.000, Ar. 26.400.000 sur des exploitants miniers. Dérives et abus: quand le pacificateur a également le pouvoir de semer le désordre et la terreur, triste psychose, autant en milieu rural qu’en pleine ville de Fort-Dauphin. Où est-ce qu’on va? Le Capitaine répond en personne à la question au cours d’une interview et d’une conférence de presse en date du 22 et du 30 janvier 2015 (archives d’une radio locale)…

Revers de la médaille (les non dits): les enjeux concerneraient tous les trafics et meurtre commandités par de hauts dignitaires ressortissants ou non de la Région. Entrelacements, embrouillaminis dans tous les évènements et éventer tel méfait révèle au grand jour tel autre.

Mgr Vincent Rakotozafy, Evêque de Taolagnaro

LakroaMadagasikara

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SUBVENTIONS POUR LA JIRAMA 646 MILLIARDS Ar EMPOCHÉS PAR LA MAFIA

«Sur la période 2011-2013, les subventions pour la Jirama ont atteint 456 milliards d’ariary, soit en moyenne 152 milliards d’ariary par an. Entre janvier et septembre 2014, elles avoisinent les 190 milliards d’ariary ».

Ces chiffres publiés ce mois-ci par la Banque mondiale donnent un total de 646 milliards d’ariary sur les périodes évoquées plus haut. Mais si la Banque qualifie ces subventions d’inéquitable car profitent seulement à 14% de la population qui ont un branchement électrique, il faut souligner que ces ménages doivent faire avec des services de très mauvaise qualité. La preuve en est les délestages dans près de 90 localités du pays.

En réalité, les subventions ne profitent guère aux clients de la Jirama. Elles nourrissent essentiellement les membres des réseaux mafieux (formés notamment de grands opérateurs « karana ») qui gravitent dans et autour de la Jirama. En effet, les subventions servent surtout à l’achat de carburant pour les centrales thermiques assurant 70% de la production électrique de la Jirama.

https://drive.google.com/…/0B0AaftqQh9azVG1UdUIxbk1VQ…/view…

https://drive.google.com/…/0B0AaftqQh9azclFnakd5eHZNW…/view…

https://drive.google.com/…/0B0AaftqQh9azZGtLdS1WaTlsZ…/view…

https://drive.google.com/…/0B0AaftqQh9azYkJsZnFJeDl5Y…/view…

https://drive.google.com/…/0B0AaftqQh9azY1RlT1JobExaV…/view…

Le désormais ex-ministre de l’énergie avec son parti politique crient à qui veulent les écouter que c’est le réseau mafieux karana qui est à l’origine de son éjection du gouvernement.

La réalité est tout autre.

Fienena Richard et son patron Hajo Andrianainarivelo travaillent pour cette mafia Karana parce que le premier est Administrateur du Groupe Hassanein Hiridjee = telma + bni + jovenna (Principal fournisseur de carburant de la Jirama) + first immo (galaxy)

Et il est de notoriété publique que l’ex-ministre chargé de l’Aménagement du territoire et de la décentralisation Hajo Andrianainarivelo est mouillé dans des affaires de ventes illégales de terrain de milliers d’ha dans le sud, l’est, le nord et le nord ouest de l’île. Tozzi Green dans le Ihorombe et Wisco dans le Soalala, les terrains acquis par le Groupe Filatex = filatex + sodiama + naza electronic + enelec (principal loueur de groupe à la Jirama = consul du Pakistan Abdul Rassul avec ses fils et neveux qui sont eux même consuls d’Espagne et de la Corée du sud… et j’en passe.

Les dirigeants du MMM et les Groupes Filatex et Hassanein Hiridjee sont des alliés objectifs parce qu’ils partagent les mêmes intérêts, et leurs tentatives de détourner le débat vers une fausse direction trahissent leur réel embarras face à la situation.

Une chose est certaine : Le parti MMM ne basculera pas dans l’opposition parce qu’il n’est pas dans l’intérêt de Hajo et de Fienena d’être dans l’opposition car des affaires qui pourront anéantir leurs carrières politiques peuvent être remises à l’ordre du jour par les ténors du régime Rajaonarimampianina. Si une telle option se réalise, une guerre fratricide sans merci alimentera les actualités nationales.

La question qui brûle les lèvres des analystes politiques en ce moment est la suivante : Le Président Hery Rajaonarimampianina a t-il vraiment le courage de couper le cordon qui le lie avec son passé politique et ouvrir une nouvelle ère vers un avenir qui sera régie par un nouveau système qui libérera toutes les forces de développement de la nation, un système basé sur un développement harmonieux et équitable de chaque région?

Un tel avenir ne sera possible si la mafia continuera à vampiriser l’économie de la nation. Le Président doit s’armer de courage politique et d’une volonté de fer. Il doit surtout s’entourer d’hommes et de femmes compétents dans leurs domaines respectifs. Il doit aussi mettre en place les conditions sécuritaires et environnementales pour rassurer et attirer les investisseurs sérieux à investir massivement à Madagascar. Les investisseurs sérieux n’attendent pas de lui de beaux discours de déclarations d’intentions. Ils veulent du concret, des actes et des faits.

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Qui seront les béneficaires ?

Madagascar: Aziana démarre le forage au diamant sur l’or et le cuivre d’Anosivola

Madagascar: Aziana démarre le forage au diamant sur l’or et le cuivre d’Anosivola  

 Mercredi 11 Mars 2015.

(Agence Ecofin) – Aziana Ltd, compagnie listée sur ASX, a annoncé le 9 mars avoir entamé les activités de forage dans son projet de cuivre et d’or Anosivola avec le premier forage au diamant porté sur un objectif identifié au terme d’un sondage aéro-magnétique par polarisation induite sur la zone Anosivola East-Bevomanga (AEB).

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Il s’agit d’une formation présentant une chargeabilité variant entre 10 et 15 mV/V avec  une faible résistivité près de la surface, soit inférieure à 200 ohms, qui est adjacente à une minéralisation de cuivre et d’or.

Le programme de forage débutera avec quatre carottages pour environ 1000 m dans le projet Anosivola situé sur  la ceinture historique de cuivre et d’or dans le centre du Madagascar, à 300 km au sud-est d’Antananarivo.

Le projet Anosivola porte sur une concession de 87,5 km2 couvrant quatorze blocs et est détenu 100%  par Aziana Ltd qui détient également à Madagascar le projet Manantenina de 237,5 km2 couvrant les licences Esama, Ampasimena et Soanomeiny de plus de 50 km2.

Lire aussi :

27 Février 2015. Madagascar: des diplomates obtiennent réponse satisfaisante à leurs soucis sur le code minier (Etats Unis, France).

09/10/2013 – Madagascar: Aziana se persuade d’un immense gisement de bauxite à Esama

12/06/2013 – Madagascar: Aziana Ltd enfin bien lotie sur la bauxite

06/04/2013 – Madagascar: Aziana Ltd enregistre des résultats encourageants à Anosivola Hill

13/03/2013 – Madagascar : ruée vers l’or suite à la découverte inopinée d’une mine

Madagascar: Energizer Resources se prévaut d’un plan de mine réaliste pour le graphite de Molo

Madagascar: Energizer Resources se prévaut d’un plan de mine réaliste pour le graphite de Molo
11/02/2015.

(Agence Ecofin) – Energizer Resources Inc, listée sur TSX et OTCQX, a annoncé le 6 février être parvenue, pour son projet de graphite Molo à Madagascar, à une étude de faisabilité positive qui le motive à aller plus vite pour démarrer une production low-cost en 2017.

La compagnie minière canadienne fait état d’un coût en capital de 149,9 millions $ du projet, d’une production moyenne de 53017 tonnes de concentré par an sur une durée de vie de mine de 26 ans, au rythme d’extraction de 856 701 tonnes de minerai par an avec un taux de récupération de 87,80%.

« Nous confirmons aujourd’hui que notre projet est économiquement viable avec un plan de mine que nous considérons prudent et réaliste », a commenté Richard Schler, CEO de  Energizer Resources. L’achèvement de cette étude de faisabilité est une « étape cruciale » dans la mise en valeur de ce projet situé dans le sud du Madagascar, a-t-il ajouté.

M. Schler souligne que la compagnie est en position de produire du concentré de graphite haut de gamme à larges et extra-larges paillettes et qu’elle va se concentrer dans les mois à venir à la sécurisation des accords d’off-take.

Energizer Resources Inc détient à 100% le projet Molo couvrant environ 940 km2 et recelant 23,62 Mt de ressources mesurées à 6,32% de carbone, 76,75 Mt de ressources indiquées à 6,25% de carbone et 40,91 Mt de ressources inférées à 5,78% de carbone.

Lire aussi

21/08/2014 – Madagascar : Energizer Resources porte à 141,28 Mt les ressources totales de graphite à Molo

17/04/2014 – Madagascar : Energizer Resources finalise son acquisition à 100% du projet de graphite Molo

14/01/2014 – Madagascar: Energizer Resources s’active à attirer des investisseurs sur le graphite de Molo

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Madagascar: La filière de l’or vert exportera cette année 2.000 tonnes de vanille

Madagascar: La filière de l'or vert exportera cette année 2.000 tonnes de vanille

La filière de l’or vert à Madagascar se réjouit des résultats de la dernière campagne après une année 2013 en demi-teinte. La production de vanille 2014 a atteint les 2.000 tonnes exportables cette année avec un prix de vente au kilo estimé entre 50 et 60 dollars à l’export.

Pour rappel, Madagascar produit plus de 60% de la vanille exportée aux quatre coins de la planète.

80.000 planteurs à Madagascar vivent de la culture intensive de cette orchidée fécondée à la main. Une industrie artisanale qui emploie dans les vastes plantations du Nord de la Grande Ile, au cœur de régions tropicales humides, une main-d’œuvre bon marché.

 Fitsaram-bahoaka maneranan’ny Nosy (Vindicte populaire).
 Potika sy resy i Madagasikara.

Sur Facebook.

Lionnel Lambosoa 09/03/2015.

Tsy haiko izay ho lazaina fa resy ny firentsika , resy ny vahoka malagasy .
miady ao anaty rano sy kéré , fahantrana mandifotra no mianjady ny vahoaka maro anisa , ny sasany anefa mifaly fa voafidim-bahoka , ekena araka lazain’ny solombavam-bahoka iray fa zon’ny mampiasa ny volany amin’izay itiavany azy ! Eny tompoko , herimponareo no nahatonga anareo teo aminoo ireo toerana ireo ka dia samia manao izay mahafapo anareo ! Mirary soa tompoko .

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Plutôt à plaindre…

Madagascar sera le grenier de l’océan Indien, assure son président

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Le président Hery Rajaonarimampianina a affirmé jeudi que Madagascar avait vocation à devenir le grenier alimentaire de l’océan Indien, alors que seul un dixième des terres cultivables du pays sont actuellement mises en culture et qu’une partie de la population n’a pas de quoi se nourrir.

« Nous sommes prêts à relever le défi pour atteindre l’autosuffisance alimentaire dans cette zone », a indiqué le président malgache lors de l’ouverture d’une conférence des bailleurs de fonds sur la sécurité alimentaire dans la région.

« Sur la base d’un calcul très simple, si on augmentait notre productivité juste de 10%, on n’importerait plus », a relevé le chef de l’Etat, relevant que les rizières malgaches produisaient à peine 2 tonnes à l’hectare, trois fois moins qu’en Asie.

Hery Rajaonarimampianina n’a pas précisé comment il comptait satisfaire non seulement les besoins alimentaires des 22 millions de Malgaches, mais aussi ceux des pays voisins (Comores, Maurice, Réunion, Seychelles).

« La reprise économique de Madagascar prendra notamment appui sur le projet de sécurité alimentaire dans l’Indianocéanie », a-t-il relevé. « Madagascar possède 36 millions d’hectares de terre cultivables, mais seulement 3 millions d’hectares sont exploitées. »

« Nous devons créer la situation de notre souveraineté alimentaire à l’échelle de l’océan Indien grâce à une Grande Ile (Madagascar, ndlr) capable enfin d’honorer sa vocation de grenier de l’Indianocéanie », a renchéri le secrétaire général de la Commission de l’océan Indien (COI), Jean-Claude de l’Estrac.

Madagascar sort à peine d’une grave crise politique, économique et sociale créée par le renversement du président Marc Ravalomanana en 2009 par le maire d’Antananarivo de l’époque, Andry Rajoelina.

L’élection démocratique de Hery Rajaonarimampianina fin 2013 a ramené l’ordre constitutionnel dans le pays, mais le développement économique et le retour des investisseurs se fait attendre.

Plus de 90% de la population malgache vit avec moins de deux dollars par jours et la situation alimentaire est plus que précaire dans le sud-ouest du pays.

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Madagascar : 4 millions de chômeurs et 94% de la population active travaillent dans l’économie informelle

Rédigé le Jeudi 12 Mars 2015
Madagascar : 4 millions de chômeurs et 94% de la population active travaillent dans l'économie informelle

Selon une récente étude du Bureau international du Travail (BIT), 94% de la population active à Madagascar opèrent dans le secteur informel dans la Grande Ile et sont ainsi non déclarés.

Le chômage touche de plein fouet aujourd’hui 4 millions de personnes à Madagascar.

Dans le même temps chaque année, entre 400.000 et 500.000 jeunes arrivent sur le marché de l’emploi et viennent grossir les rangs des chômeurs dans la Grande Ile dont beaucoup de diplômés.

Ainsi, nombreux sont ceux qui plongent dans l’économie informelle en explosion à Madagascar et deviennent notamment marchands ambulants pour tenter de survivre.

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Debut 2015, Vers l’agonie du peuple Malagasy

L’agonie c’est l’extrême souffrance avant la mort, que certains demanderaient même à être euthanasié pour abréger leurs douleurs

L’agonie c’est l’incapacité à agir, l’incapacité à réagir, l’incapacité à se mobiliser, l’incapacité à subvenir à son propre besoin fondamental !

L’agonie c’est comme un requin, bien qu’il soit redoutable, lorsque les braconniers tranchent ses ailerons, ceci ne peut plus rien faire que dériver au fond de l’océan et souffrir de ses membres arrachés, et de la mort lente de la faim !

C’est ce qui arrive à cette population Malagasy, son malheur peut être causé par lui-même en faisant des erreurs ou des mauvaises choix ou des mauvaises fréquentations, mais la plupart du temps elle est causé par des braconniers et des prédateurs étrangers avec l’aide de beaucoup traîtres qui n’hésitent pas à vendre sa patrie, le bien être de son peuple pour un bout de richesse,

D’un coté, Travailler dur mais ne produit rien pour les autres, travailler dur mais pour un salaire de misère pour certains, Travailler dur pour le compte d’autrui, travailler dur mais lesté d’énorme poids (charge fiscale, familiale, immobilière,…)

Ce sont les règles de jeux de l’emploi et de la vie des Malagasy, rare sont ceux qui diront le contraire car ils font peut-être parties des 8% qui ne sont pas atteint de la pauvreté !

D’un autre coté, les sans emplois, les sans domiciles, les sans formations, les sans éducations complètent le tableau, et aucune mesure efficace n’a été pris par tous les dirigeants depuis son soi-disant indépendance, car eux préfèrent écouter et font copain avec ces prédateurs et ces braconniers modernes internationaux, que défendre l’intérêt de son peuple, et son bien-être

L’insécurité que ce soit dans le monde urbain ou dans la brousse n’est plus contenue car sans éducation, sans moral, la population Malagasy produit chaque année plus de malfaiteurs que de gens intègres !

L’insécurité chapeaute cette agonie, ceux qui ont pu vivre normalement et monter un à un l’échelle sociale sont les principaux victimes, et tout leurs biens acquis pendant des décennies partent en fumée ou volée ou détruit, et même la vie de nos proches sont en jeu !

Constatation après le passage du cyclone Chezda, aucune plan d’urbanisme n’a été imposé sur tout le territoire, la gabegie regne sur les constructions illicites et les infrastructures d’évacuations ne sont plus que fictifs, résultats de 50années de corruptions, d’égoïsme et de laisser-aller de la part des fonctionnaires et des politiciens, responsable de ce chaos

Comment peut-on dire et être fière de nos actions surtout nos chers dirigeants qui prévoient des augmentations de la croissance économique comme base de référence dans leurs prévisions alors que les besoins fondamentaux de la population ne sont en aucun cas ses priorités !

Je ne suis pas pessimiste mais sans une nouvelle politique, sans une nouvelle vision, sans un nouveau système de gouvernance ! Cette agonie atteindra 99,9% de la population dans 5 ans et seul 0.1% régnera à Madagascar avec ces mafias et forces obscures étrangères !


L’esprit du 13 Mai 1972 ne doit jamais quitté le citoyen malgache.

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