Madagascar. Massacres dans le Sud… Le silence de la Communauté Internationale… Hélicoptères de l’armée belge…

Massacres dans le Sud…

Le drame sanglant, les massacres, les viols et les vols de bovidés que subissent encore tout le Sud de Madagascar semblent n’impressionner qu’une certaine presse étrangère. La communauté internationale d’ordinaire très sensible aux diverses formes de violences et d’atrocité que subissent les populations ailleurs font preuve cette fois-ci d’un déroutant mutisme cynique qu’on dissimule derrière le principe d’une non-ingérence pourtant mille fois bafouée. Faut-il attendre vraiment que des giclées de sang éclaboussent l’écran des télés pendant la diffusion des infos pour que les pays amis réagissent sur le calvaire des malgaches ?

Une dépêche de la Radio mondiale datée du 11 mai 2014 fait état de la mise en route d’une opération destinée à mettre fin aux dégâts causés par « Les affrontements entre les dahalos (voleurs de zébus), et la population locale aidée de la gendarmerie se sont multipliés de l’aveu même des autorités. Ils ont fait plus de 110 morts et de nombreux réfugiés en moins d’un mois et demi dans le Grand Sud du pays (…) Au total 150 gendarmes sont envoyés en renfort dans le Grand Sud pour lutter contre les dahalos. Cinquante gendarmes sont déjà sur place, venus de Fort Dauphin à l’extrême sud est du pays, et 100 gendarmes supplémentaires sont en route depuis la capitale malgache.»

En 2012 déjà, sous l’autorité directe du Président de la Transition Andry Rajoelina des éléments combinés des forces de l’ordre accompagné du F.I.S avaient tenté de mater les bandes armées présumées dirigées par l’insaisissable Remenabila qui jouait le Robin des Bois sur un territoire qui s’étendait de Betroka jusqu’à Befotaka à l’Est et dans les parages d’Amboasary à l’Ouest. Mesure dissuasive qui dans le temps « avait fait couler beaucoup d’encre.

En 2012, l’opération spéciale Tandroka avait été accusée d’avoir commis des exactions contre les civils ». A partir des dénonciations très dures d’Amnesty International et de quelques personnalités originaires du terroir capable de mobiliser l’opinion sur les réseaux sociaux ont fait un tapage tel qu’ébranlées par les remous de cette campagne médiatique les autorités d’alors font marche arrière et bat le rappel des troupes. Pendant que les forces de l’ordre se replient en ordre dispersé au grand désespoir des paysans et des éleveurs qui connaîtront depuis les représailles et les cruelles attaques continuelles des bandits débarrassés enfin des seuls remparts de la population campagnarde.

Depuis, presque sans désemparer, jour après jour, razzia après razzia, les dahalos font pratiquement la loi par petites bandes organisées de 50 à 200 hommes. Bien armés par on ne sait qui, mais qu’on devine facilement lorsqu’on constate avec stupeur que le commerce de la viande vers les centres urbains et les manœuvres visant à chasser les honnêtes gens des sites contenant des richesses minières très enviées par des prédateurs sans foi ni loi, les voleurs de bœufs ne s’emparent plus seulement que du bétail, mais terrorisent la population au point de les obliger à chercher refuge sous la protection des missions chrétiennes.

Que ce soit du côté de Befotaka, de Soalala, d’Anosy, d’Antanimora ou de Tsitondroina, les enjeux réels de cette forme de terrorisme restent et demeurent les gisements encore vierge de minerais de grande valeur comme l’uranium, les terres rares, l’or, le jaspe et même le diamant. Ces opérations de nettoyage par le vide dans l’arrière-pays se dissimulent derrière des vols systématiques de zébus toujours accompagnés d’actes barbares comme les viols et les assassinats.

Les cerveaux des véritables actions de déstabilisation du pays ne visent qu’une chose en priorité : la main mise foncière sur les endroits qu’ils veulent piller dans des conditions scandaleuses à partir de la corruption des autorités locales comme Fiandraza, l’ex-sénateur Mara David, quelques juges, gendarmes et policiers qui ne résistent pas à la tentation des fortes sommes offertes. Des personnalités de très haut niveau de la capitale assurent aussi une protection discrète mais très efficace de toute cette racaille nuisible. 

L’intelligentsia local s’insurge et déplore l’approche belliqueuse de ces réalités de nos campagnes. Pour les élites natives des zones rouges, la solution du problème est ailleurs. L’essentiel pour eux sera d’impliquer les responsables coutumiers de manière à éviter des affrontements claniques qui commencent à prendre corps petit à petit à la grande joie des personnes mal intentionnées qui n’attendent que cela pour vider le terrain. Si les jeunes des villages se lancent dans des attaques comme on le constate actuellement, c’est là une forme de révolte, une mauvaise gouvernance ambiante reposant sur les favoritismes des administrations et des juridictions qui donnent toujours raisons aux malfaiteurs notoires, à tort et à travers. Ne sachant plus à qui se fier, ils se lancent dans des actes désespérés et se laissent enrôlés par des véritables bandits. Le cercle est bouclé parce qu’ainsi ils croient venger le mal qu’on avait fait à leurs parents et à leur village. Ainsi de suite, et c’est ce cercle vicieux qui maintient en vie un terrorisme que les étrangers regardent insensibles au danger qui guette ce pays.

Pourquoi les légations étrangères qui s’émeuvent très vite sur le méfait d’un militaire qui en Angleterre tire sur un civil, des compatriotes qui se battent entre eux au Mali, au Centrafrique, en Syrie et en Crimée, des rapts de 200 lycéennes au Nigéria, , laissent faire ? Les dits pays amis sont-ils favorables à une guerre fratricide qui est en gestation, si on s’y prend mal pour circonscire le mal ? Le ton des décideurs, sensiblement rassurant que rapporte les médias est suffisament révélateur lorsque : « Pour le secrétaire d’Etat à la gendarmerie nationale, le général Didier Paza, ces 150 hommes sont une force « dissuasive », chargée de « sécuriser la population avant tout », « d’appréhender les voleurs de zébus mais pas de tuer n’importe comment ».

Tout est dit et on ne peut pas être plus clair. Le pouvoir est en guerre contre les dahalos, des citoyens comme les autres indignés par notre justice à 2 vitesses. Ils refusent d’accepter qu’un riche éleveur qui avait froidement assassiné un autre devant tout le monde en plein marché de bovidés se pavane librement de Morombe à Manja. Sans pour autant excuser leurs mauvais choix, il faut reconnaître que tant l’Exécutif instrumentalise encore la Justice, il faut s’attendre à des retours de manivelle prévisibles. Prenez ce très riche trafiquant de Tsaralalàna qui n’a passé que quelques heures en prison pour en sortir ensuite, dans des conditions que la raison et les juges ne connaissent même pas. Et ce n’est pas l’unique cas. Qui se souvient encore de ces deux citoyens russes que des policiers ont arrêtés au nom de la loi, mais qu’on a libéré par la force des choses sonnantes et trébuchantes. Pour les justiciables malgaches c’est le mandat de dépôt systématique avec une détention préventive élastique… « Incroyable mais vrai, » a-t-on coutume de dire. Que la communauté internationale se taise à jamais, si elle préfère garder le silence au lieu de défendre des justes causes 

http://www.lanation.mg/article.php?id=11301

lePublié par

Opération Tandroka (2012) et l’utilisation d’hélicoptères d’origine « maffieuse ». Où en sommes nous avec l’enquête sur l’acquisition de ces materiels appartenant à l’armée Belge ?

Andry Nirina Rajoelina et ses relations avec les trafiquants d’armes

 

26 MAI 2014.

DIFFUSER AU PLUS LARGE…
——————–
On délocaliserait le peuple en allumant le feu de guerre civile et en brûlant leurs maisons??????, afin que des opérateurs miniers puissent exploiter l’URANIUM????
Les données sont disponibles auprès du BCMM (Bureau du Cadastre Minier de Madagascar), en principe, accessible à tout public.
 
 
QUI POURRAIT EN TIRER PROFIT?
GUERRE DE TRIBUS A ANDRANONDAMBO (Sud de Madagascar),

J’espère que mes images vont être claires:
1- Les conflits entre deux tribus dans le Sud font l’actualité sur le Net, avec des photos qui font tomber les larmes (à l’exemple ici un militaire qui prend photo les cadavres).

2- J’ai représenté ici sur la carte, en cercle bleu discontinu la localisation générale de ces conflits, dans la région d’Andranondambo.

Mais j’ai aussi représenté ici en fond de carte la localisation des TITRES MINIERS (Permis de Recherches et Permis d’Exploitations tout confondus). J’ai mis en étiquette les substances citées dans les titres (Données BCMM – Bureau du Cadastre Minier de Madagascar – Novembre 2009)

Les données sont censées être disponibles pour tout public,
VOYEZ A QUI SONT LES PERMIS????
On constate qu’au centre du cercle on exploiterait du RUBIS, SAPHIR, ALEXANDRITE, etc.. des pierres precieuses; et en périphérie de l’URANIUM, THORIUM, BAUXITE, etc….

3- Un ZOOM sur les villages concerné a attiré mon attention, notamment l’existence de cette petite piste d’aviation (à AMBAKITANY).

4- Que j’ai aussi mis en évidence ici sur l’image de Google-Map, toujours praticable.

ALORS, A VOS CLAVIERS ET SOURIS….
Et à bientôt pour la sortie de ma vidéo VCD3: « MISY DIAMONDRA (Diamant) MARINA VE I MADAGASIKARA? (Il y a t-il du Diamant à Madagascar?) Afficher la suite

Photo : QUI POURRAIT EN TIRER PROFIT?
GUERRE DE TRIBUS A ANDRANONDAMBO (Sud de Madagascar),

J’espère que mes images vont être claires:
1- Les conflits entre deux tribus dans le Sud fait l'actualité sur le Net, avec des photos qui font tomber les larmes (à l'exemple ici un militaire qui prend photo les cadavres).

2- J'ai représenté ici sur la carte, en cercle bleu discontinu la localisation générale de ces conflits, dans la région d'Andranondambo.

Mais j'ai aussi représenté ici en fond de carte la localisation des TITRES MINIERS (Permis de Recherches et Permis d'Exploitations tout confondus). J'ai mis en étiquette les substances citées dans les titres (Données BCMM - Bureau du Cadastre Minier de Madagascar - Novembre 2009)

Les données sont censées être disponibles pour tout public, 
VOYEZ A QUI SONT LES PERMIS????
On constate qu'au centre du cercle on exploiterait du RUBIS, SAPHIR, ALEXANDRITE, etc.. des pierres precieuses; et en périphérie de l'URANIUM, THORIUM, BAUXITE, etc....

3- Un ZOOM sur les villages concerné a attiré mon attention, notamment l'existence de cette petite piste d'aviation (à AMBAKITANY).

4- Que j'ai aussi mis en évidence ici sur l'image de Google-Map, toujours praticable.

ALORS, A VOS CLAVIERS ET SOURIS....
Et à bientôt pour la sortie de ma vidéo VCD3: "MISY DIAMONDRA (Diamant) MARINA VE I MADAGASIKARA? (Il y a t-il du Diamant à Madagascar?)

 

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