Bois de rose, qui les vendent, et où vont-ils ? Enquête de la Banque mondiale.

La Banque mondiale épingle la justice malgache

Haleh Bridi, directeur pays de la Banque mondiale à Madagascar.

Aucun des cerveaux du trafic de bois de rose n’a été inquiété d’une logique arrestation, ni d’un coup d’arrêt de la part de la justice, du moins durant la transition. Car, en fait, la justice malgache, selon la Banque mondiale, n’est pas sérieuse dans le traitement de ce dossier.

La question était toujours de savoir qui entretient véritablement l’impunité sur le trafic de bois de rose à Madagascar. Durant la transition où l’affaire avait beaucoup retenti, aucun cerveau n’est jamais tombé et les autres continuent de traîner leurs pieds dans la nature sous le nez et à la barbe de la justice.

En fait, c’est cette justice en question qui est pointée du doigt par certaines enquêtes sérieuses menées autour du trafic. La Banque mondiale a mené une enquête sur le trafic de bois de rose, et arrive à une conclusion fracassante qui met la justice malgache comme responsable de l’entretien de l’impunité derrière ce trafic. Le système de justice malgache n’assume pas ses véritables responsabilités contre l’éradication du trafic de bois de rose, selon Haleh Bridi, directeur pays de la Banque mondiale à Madagascar mais qui va quitter son poste en avril prochain.

« Il n’existe pas une justice qui fait suivre la loi », a affirmé Haleh Bridi. Dans cette optique, la justice est donc complice des trafiquants de bois de rose.

Les trafiquants traînent leurs pieds dans la nature. Et le trafic se poursuit malgré les restrictions administratives. L’application des lois en vigueur fait gravement défaut dans le secteur bois de rose et l’implication de certains hauts responsables dans l’affaire, fait en sorte que l’impunité règne. La Banque mondiale se plaint d’avoir un résultat mitigé sur l’enquête qu’elle avait menée sur le trafic de bois de rose durant la transition. Selon Haleh Bridi, « les interlocuteurs publics durant la transition ne partagent pas l’idée selon laquelle il faut chercher à tout prix d’atténuer le problème ». L’enquête n’apportait pas les fruits escomptés. La Banque mondiale voudrait que l’exploitation des bois de rose se fasse au profit de la population locale. Mais l’affaire n’a pas suivi ce sens de la girouette de la banque. « Seuls quelques individus en bénéficient largement », selon Haleh Bridi.
A travers son enquête, la Banque mondiale était convaincue que la justice est défaillante pour traiter les affaires de bois de rose. Les complices des trafiquants se planquent derrière les institutions judiciaires et font valoir leur prérogative au profit des criminels des bois de rose. Alors, si le régime actuel a déclaré la guerre contre le trafic de bois de rose, qu’il fasse preuve de son autorité et de son impartialité en faisant tomber toutes les têtes qui trafiquent les bois de rose malgache.

Omer Beriziky, lui, a déjà démontré son incompétence et son désintérêt pour lutter contre ce trafic. L’intégrité de ce Premier ministre de la transition est remise en question.

(La Nation 29/03/14)

http://fr.africatime.com/madagascar/articles/affaire-bois-de-rose-la-banque-mondiale-epingle-la-justice-malgache

Les noms des trafiquants. https://mcmparis.wordpress.com/2014/05/07/les-noms-des-millionaires-bois-de-rose/

Beriziky

http://www.lexpressmada.com/…/jean-omer-beriziky-je…/

LEXPRESSMADA.COM
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Trafic de bois de rose à Singapour: Cafouillage en haut lieu !

 

Johanita Ndahimananajra a réussi à reporter les sanctions de la Cites sur Madagascar mais elle aura peut-être perdu sa place de ministre de l’Environnement à Johannesbourg Elle vient de confirmer la lettre de l’ancien premier Ministre Jean Ravelonarivo qui a été démissionné à cause, entre autres, de cette exportation de bois de rose à Singapore en 2014 que le chef de gouvernement d’alors qualifiait d’illicite, contredisant ainsi l’ancien ministre de  l’Environnement, Anthelme Ramparany. Selon la journaliste de Monde Afrique, Laurence Caramel, qui suit ce dossier, la ministre Ndahimananjara lui a « assuré que « cette cargaison était bien illégale » et que « Madagascar répondra aux demandes de la justice » »

L’engagement pris par le chef de la délégation malgache à la réunion de la Cites a d’autant plus surpris que le président Rajaonarimampianina est réputé, à tort ou à raison, avoir fait le déplacement à Singapour pour régler ce trafic de 30000 rondins de bois de rose pour une valeur de 50 millions de dollars. Peu après ce voyage,plus précisément le 4 juin lors de la journée mondiale de l’environnement , la secrétaire générale du ministère de l’Environnement, Hanta Rabetalianina déclarait en public que «  Madagascar ne s’impliquera plus dans l’affaire du bois de rose saisi à Singapore ».

Depuis ce week-end, c’est de nouveau le cafouillage. L’affaire étant en cassation à Singapore, on attend donc le témoignage du gouvernement malgache en plus de la lettre de l’ancien premier ministre Ravelonarivo et du mémorandum de l’Alliance Voary Gasy qui  est prête à se présenter devant la justice singapourienne pour dire que ces 30 000 rondins sont illégaux. De toute façon, dit cette association, cette cargaison comme les nombreuses autres exportées depuis 2009 et bien avant sont toutes illicites de par les textes de 2007 renforcées par le décret de 2010 et l’ordonnance de 2011 interdisant la coupe, le transport et le commerce de bois de rose.

Sans faire de procès d’intention, on ne croit cependant pas que le régime vienne à Singapour se déculotter. Johanita Ndahimananjara a peut-être fait cette déclaration pour éviter la sanction mais aussi susciter la clémence du Comité permanent de la Cites en vue de faire vendre le stock de 27 000 rondins de bois de rose inventoriés. Exprimée après avoir pris l’engagement de témoigner à Singapore et fait savoir l’inculpation d’un groupe de personnes impliqués dans le trafic de bois de rose par le Bianco, la demande de Madagascar d’autoriser la vente du stock inventorié qui est estimé à 11 millions de dollars, a été vivement rejetée par les membres de la Cites. On a pensé que les experts de la Cites sont des canards sauvages qu’on peut facilement berner.

En tout cas, la manœuvre de Johanita Ndahimananjara permettre au président Rajaonarimampianina de lever les rumeurs malveillantes courant sur son égard. Le verdict de la cassation à, Singapore dans les prochaine semaines devraient être suivies par l’arrestation de l’ancien ministre Anthleme Ramparany et surtout d’un certain Zacharie qui alimente le trafic de bois de rose en partance de Madagascar. L’arrestation de ce dernier constituerait la clé de voûte de la lute contre l’exploitation illicite de bois de rose à Madagascar.  Zacharie ne sera-t-il pas le second Bekasy ?

Toujours est-il que Madagascar n’a que trois mois pour faire preuve de bonne foi. Ce week-end en Afrique du sud, le secrétariat a proposé au Comité permanent de la Cites l’une des sanctions ci-après :  «a) recommande que toutes les Parties suspendent tout commerce de spécimens d’espèces CITES en provenance de Madagascar jusqu’à ce que : i) le Comité permanent ait approuvé les résultats d’un d’inventaire, d’un audit et d’un plan d’utilisation d’au moins un tiers du stock afin de déterminer quels volumes du stock de Dalbergia spp. et de Diospyros spp. ont été accumulés légalement et peuvent être exportés légalement ; ii) Madagascar réglemente le commerce des espèces de palissandres, interdise et pénalise le commerce illicite de ces espèces conformément aux dispositions de la Convention ; et iii) Madagascar démontre, à la satisfaction du Comité permanent, une augmentation significative des mesures de lutte contre la fraude, y compris par des rapports détaillés sur le nombre de saisies, d’arrestations, d’enquêtes et de poursuites relatives aux infractions impliquant l’exploitation forestière illégale et le commerce illégal des espèces de bois de rose, d’ébènes et de palissandres de Madagascar ».

Ces exigences auraient du être remplies à fin juillet. Elles sont repoussées en décembre  et les observateurs pensent qu’il est pratiquement impossible que Madagascar puisse satisfaire la Cites avec la même équipe de techniciens au ministère de l’Environnement et sans la volonté politique réelle du président Rajaonarimampianina sous lequel des exportations illégales se sont poursuivies. Touchons du bois de rose

Sa

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