Gendarmerie et forces de l’ordre désavouées par les populations. Milice paramilitaire ?

Les victimes renoncent à porter plainte

jeudi 30 octobre 2014, par Léa Ratsiazo

Les forces de l’ordre constatent que les victimes de kidnapping et même des attaques à main armée ne les contactent plus et ne portent pas plainte. La dernière et énième affaire de kidnapping d’un opérateur karana et chef de communauté Khoja n’a pas été portée devant les bureaux des forces de l’ordre. « Cette situation entrave notre travail, relève le directeur de la police nationale, nous ne pouvons travailler que sur information car les victimes ne nous contactent pas ».

Les victimes d’une attaque à main armée du côté d’Ambatobe le 21 octobre dernier ont renoncé à porter plainte aussi. Pourquoi ? selon la jeune femme victime, un des assaillants qui a pointé son arme sur elle serait un ami d’un des gendarmes. D’ailleurs lors de l’attaque, les gendarmes appelés au téléphone n’ont pas décroché. « Je n’ose pas dénoncer personnellement ceux qui m’ont attaqué, vu que ce sont des amis des forces de l’ordre et je me demande si les armes même n’appartient pas à ces éléments de forces de l’ordre. Je suis sûre qu’ils ne seront pas condamnés et vont s’en prendre à moi et à ma famille, et cette fois ils vont nous tuer carrément. D’autant que si on ne les paie pas, minimum les carburants, les enquêteurs ne se démènent pas ». D’autres victimes dans le même quartier affirment qu’ils ont payé les carburants et les crédits de téléphone des gendarmes mais une fois arrivés au Tribunal, les assaillants ont été relâchés.

Pareil pour les karana, ils paient de leur poche les enquêteurs mais aussi les kidnappeurs, sans assurance de retrouver sain et sauf leurs proches. La preuve, un jeune karana diabétique, kidnappé depuis des mois, n’a toujours pas été remis à sa famille bien que la rançon aurait été payée. Madagascar Tribune.

 

 

Gendarmerie, ou milice paramilitaire, comme les tontons makoutes des Duvalier ?

Enquête sur le retour de Ravalomanana Violation flagrante des droits de la défense 30 octobre 2014, par Léa Ratsiazo  Dans le cadre de l’enquête sur le retour « clandestin » de l’ancien Président Marc Ravalomanana, quatre employés de l’Aviation Civile de Madagascar (ACM) et Jean Marc Koumba, ex-garde de corps de l’ancien Président sont arrêtés par la gendarmerie. Ils étaient arrêtés à Antsirabe, emmenés dans la Capitale puis envoyés à Antsiranana pour être confrontés avec le principal intéressé. Les familles de ces employés de l’ACM, trois gardiens et un proposé à l’accueil de l’avion, durement éprouvées, ne comprennent pas pourquoi on s’acharne sur leurs proches alors que les responsables sont laissés tranquilles. « Nous ne savons pas exactement la teneur des griefs retenus contre eux, nous n’avons aucun contact avec eux. Tout ce qu’on nous dit, c’est que sur ordre du cabinet de la Présidence de la République qu’ils ont été arrêtés et trimbalés partout. À Antsiranana, ils ne connaissent personne, qui s’occupe d’eux ? » se plaignent les membres des familles très inquiets. Ces personnes arrêtées depuis le 23 octobre n’ont droit à aucune assistance juridique, aucun avocat, aucun contact avec leurs proches. Personne n’est au courant du contenu exact du dossier. D’après les familles, la gendarmerie agit sur ordre du Cabinet de la Présidence de la République, c’est la seule information qui leur est communiquée. « C’est de l’arbitraire total, mais nous n’avons aucun recours. Nos parents arrêtés sont les boucs émissaires parfaits pour ceux qui ont le pouvoir. C’est le pot de terre contre le pot de fer » constatent les proches accablés. Le directeur de la Présidence de la République, grand avocat parisien de surcroît, devrait savoir quand même que dans un État de droit, comme il se plaît à répéter à tout va, toute personne arrêtée a droit à une assistance juridique, fut-il un gardien et un simple employé. Sous d’autres cieux, au minimum le directeur de l’aviation civile, celui de l’Asecna, le premier responsable de l’air et des frontières, le ministre des transports auraient dû démissionner le lendemain du retour « clandestin » de l’ancien Président Ravalomanana. Ils devraient être mis en cause et être aussi enquêtés dans cette affaire. Mais à Madagascar, il est plus facile de s’en prendre aux gardiens et au petit personnel tout en laissant tranquille ministres et directeurs. Demain, ils vont clamer que nous sommes dans un État de droit, droit de ceux qui détiennent le pouvoir. Ceux qui n’ont pas de pouvoir ne semblent avoir aucun droit.     Imprimer cet article    Enregistrer au format PDF     Partager  3 réactions Lire les commentaires Violation flagrante des droits de l

Enquête sur le retour de Ravalomanana

Violation flagrante des droits de la défense

jeudi 30 octobre 2014, par Léa Ratsiazo

Dans le cadre de l’enquête sur le retour « clandestin » de l’ancien Président Marc Ravalomanana, quatre employés de l’Aviation Civile de Madagascar (ACM) et Jean Marc Koumba, ex-garde de corps de l’ancien Président sont arrêtés par la gendarmerie. Ils étaient arrêtés à Antsirabe, emmenés dans la Capitale puis envoyés à Antsiranana pour être confrontés avec le principal intéressé.

Les familles de ces employés de l’ACM, trois gardiens et un proposé à l’accueil de l’avion, durement éprouvées, ne comprennent pas pourquoi on s’acharne sur leurs proches alors que les responsables sont laissés tranquilles. « Nous ne savons pas exactement la teneur des griefs retenus contre eux, nous n’avons aucun contact avec eux. Tout ce qu’on nous dit, c’est que sur ordre du cabinet de la Présidence de la République qu’ils ont été arrêtés et trimbalés partout. À Antsiranana, ils ne connaissent personne, qui s’occupe d’eux ? » se plaignent les membres des familles très inquiets.

Ces personnes arrêtées depuis le 23 octobre n’ont droit à aucune assistance juridique, aucun avocat, aucun contact avec leurs proches. Personne n’est au courant du contenu exact du dossier. D’après les familles, la gendarmerie agit sur ordre du Cabinet de la Présidence de la République, c’est la seule information qui leur est communiquée. « C’est de l’arbitraire total, mais nous n’avons aucun recours. Nos parents arrêtés sont les boucs émissaires parfaits pour ceux qui ont le pouvoir. C’est le pot de terre contre le pot de fer » constatent les proches accablés.

Le directeur de la Présidence de la République, grand avocat parisien de surcroît, devrait savoir quand même que dans un État de droit, comme il se plaît à répéter à tout va, toute personne arrêtée a droit à une assistance juridique, fut-il un gardien et un simple employé.

Sous d’autres cieux, au minimum le directeur de l’aviation civile, celui de l’Asecna, le premier responsable de l’air et des frontières, le ministre des transports auraient dû démissionner le lendemain du retour « clandestin » de l’ancien Président Ravalomanana. Ils devraient être mis en cause et être aussi enquêtés dans cette affaire. Mais à Madagascar, il est plus facile de s’en prendre aux gardiens et au petit personnel tout en laissant tranquille ministres et directeurs. Demain, ils vont clamer que nous sommes dans un État de droit, droit de ceux qui détiennent le pouvoir. Ceux qui n’ont pas de pouvoir ne semblent avoir aucun droit.

Tribune de M/car.

 

 

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