Nosy Lava. Tantara sy horon’antsary (Oktobra 2014).

nosy lava,bagne

Nosy lava. Fampatsiahivana kely ny tantara mba

fantatra.

13 MAI 1972. Les jeunes lycéens Malgaches et les Accords de Coopération.

Les Lycéens. Dès le mois de décembre 1971, quelques jeunes des trois Lycées de la capitale (Galliéni, J. Ferry et Rabearivelo), se sont  entendus pour constituer le noyau du début. Par groupe de trois (un ou une représentante par établissement) et douze lycéens en tout, ces jeunes (de 16 à 21 ans) n’ont pas hésité à sillonner la ville et frapper à toutes les portes pour expliquer et  démontrer l’absurdité de ces « accords de coopération franco-malgache », qui freinent et rendent impossible le développement du pays (intelectuellement, économiquement …).

–  L’enseignement en français et le programme scolaire (primaire, secondaire et universitaire)  furent vigoureusement dénoncés, car  facteurs d’aliénation « mentale » selon  nos lycéens.

La présence massive de la France dans tous les domaines, publiques et privés -secteurs économiques et militaires- était ressentie comme une forme d’asservissement qui ne dit pas son nom. Bref, remontés et véritables « petits guerriers » révolutionnaires et idéologues, nos jeunes étaient encensés et respectés par la majorité . Paradoxe de la situation : ils étaient de surcroit « bien élevés » et « éduqués » (à la malgache). Jamais ils n’ont mis en avant leurs identités et ne le feront pas. A partir du mois d’avril (grèves et manifestations), et le seul que tout le monde connait -un étudiant (capacitaire) de la Faculté de Droit- était le « préposé au micro » pour animer les manifestants : Le chef du service d’ordre du mouvement. Une sorte de DJ à cette époque.

La presse (Gazety Hehy, Imongo, Basy vava, Sahy, Gazety vaovao…),  les associations, collectifs, comités, clubs et même les ministères les avaient reçus « gentiment ». Intrigués, les interlocuteurs adultes les écoutaient calmement. Le message était clair mais  ces derniers  n’accordaient guère de crédit et d’importance aux demandes et revendications de ces jeunes : « Ces accords qui nous lient à la F/ce doivent être « revus, eradiqués ». Vous les adultes,  pourriez vous nous aider, car un mouvement est en marche et demande l’adhésion et le soutien de tout le monde… ». Tous les établissements secondaires et autres lycées, techniques et professionels furent visités, sollicités. Deux délégués pour chaque établissement étaient désignés et ils feront partie de la  Grande Assemblée Générale des Etudiants (1ère Réunion à Ambohijatovo, l’actuel ministère des Sports).

Et les jeunes du debut, débordés par l’ampleur du succès, et l’enthousiasme général, ont fait appel à leurs ainés (Ankatso, Befelatanana) pour continuer ensemble la lutte. D’inquiétants personnages, des profiteurs et plus tard des traitres s’immiscèrent d’une manière insidieuse au sein de la Direction. Ils furent tout de même repérés mais c’était trop tard.

« Expliquer  et convaincre » tout le monde, avec des communiqués, des messages et tracts sans équivoque qui sonnent la Révolte de la jeunesse de la capitale. La Société Civile, les politiques (sauf le parti du pouvoir, le psd), les populations, les jeunes comme les adultes ont suivi et accepté les arguments. Tous ont finalement compris l’urgence des mesures à prendre pour couper les liens bilatéraux « économique, militaire… » avec la France. Un appel en faveur d’une prise de conscience citoyenne des malgaches, épris de justice et d’une vraie liberté.

Car l’indépendance (1960) n’est en réalité, pour ces jeunes audacieux, qu’une vitrine bien lisse et propre pour cacher les bases de la politique Françafricaine.

Qualifiée de « néo colonialisme »,  cette indépendance était effectivement « virtuelle », car des conditions et des « chantages » furent imposées aux malgaches (et les anciennes colonies africaines), ce sont les fameux « accords de coopération ».  Des accords abjetcs  et humiliants  (tena fanandevozana : véritable esclavagisme) qui conduisirent à la Révolte de Mai 1972.

Nosy Lava. Quatre (4) des douze lycéens du début furent arrêtés, avec environ deux cent autres délégués, lors de la réunion du 12 Mai au soir à Ankatso, et déportés à Nosy Lava. Le jour du 13 Mai, ils étaient ailleurs (Arivonimamo, Antsohihy, Analalava, Nosy Lava). De retour le 16 Mai au soir, les délégués déportés déclinaient chacun à tour de rôle leur identité… devant l’hotel de ville encore fumante.

Les pyromanes malgaches venaient de montrer leurs visages, hideux et criminels. Plus tard ils recommencèrent : Le Rova en 1995, puis le Palais d’Andafiavaratra. En  Janvier 2009, tous les magasins Tiko et Magro à travers le pays, des bâtiments publics, des magasins et locaux privés. En 2012 (Octobre-Novembre), dans le SUD de l’île lors de l’opération tandroka  » 21 villages composés de quelques 400 toits ont été anéantis par le feu. Les habitants ,  dont les bébés et les femmes enceintes ont été obligés de se réfugier dans la forêt... » tous brûlés par les contre révolutionnaires à la solde de L’ARGENT ROI… Ces traitres qui vendent nos terres et nos richesses aux étrangers, et à l’heure où nous écrivons (Mai 2014) ils sont toujours actifs. Vous les connaissez. MCM de Paris.  

Forum Mouvance Ravalomanana.
Envoyé par: Fano (Adresse IP journalisée)
Date: ven. 23 mai 2014 10:57:30

Ny 13 Mai tao Arivonimamo.
Nifandimby niainga ireto fiaramanidina, misy aza niverina rehefa avy nanatitra ireo mpianatra (tany Antsohihy)… Fiaramanidina DC3 sy ny an’ireo miaramila.Ireo fiaramanidina kely ihany mantsy no zakan’ny « piste » ao Analalava ka mifindra « avion » ao Antsohihy… Nampiasaina tao koa ny an’i Tsiranana (Jet tsara tarehy izay)… Vazaha daholo ny mpitondra (pilotes).
Tokony teo aminy roa na telo ora teo (14h ou 15h) tsy dadidiko tsara : Efa lasa ny ankabezan’ireo mpianatra ka vitsy kely sisa no farany tao Arivonimamo. Malaina (sy matahotra !) ka ahemotra ny fihaingana sao mba miova ny toe-javatra.Teo aminy roa polo (une vingtaine) izany no niandry teo ivelany.
Tsy hay izay mitranga, ho ankaiza ireto fiaramanidina ary manao ahoana ny ao Iarivo. Tampoka tampoka teo dia namahana ny basiny avy ireo FRS… kay ry zareo mahazo vaovao avy ao Tanà (misy maty ny namany… kianjan’ny ny 13 Mai) ka tena romotra sy maimbo rà. Raha mbola gaga sy nivandravandra fotsiny ireo mpianatra (tsy mahalala n’inon’inona) dia tampoka be koa dia teo anolohana, nanelanelana ny zandary maro, tonga niaro ny mpianatra. Nahazo baiko malaky angamba ka nanao « barrage » dia ny zandary indray no nanatrika ireto FRS. Tena sary mihetsika. Ny tadidy, nolazain’ireo zandary taminy FRS : « Ankizy, zaza ireo… ». Nasain’ireo zandary nihiditra tany anaty trano… ka saika nihazakazaka mihintsy niakatra ny fiaramanidina. Io fiaramanidina farany io no nisy koa an’ilay mopera Rémy Ralibera, izay nalaina tany an-tranony tany. Asa raha mba misy afaka manamarina io tantara kely io. Asa ? Efa ela ihany sady efa manodidina ny enim-polo taona daholo ireo « ankizy sy zaza » tamin’izany fotoana izany. (Forum).

Suite « Accord de Coopération… » 13 MAI 1972. Les jeunes lycéens Malgaches et les Accords de Coopération.

 

NOSY LAVA

 

nosy lava,bagne

 

LE BAGNE DE NOSY LAVA.

texte et photos: Michel BORDIEU

L’enfer au paradis

Nosy Lava est une île qui se situe au nord-ouest de Madagascar face à la ville d’Analalava sur la grande terre. Avec ses eaux turquoise et ses cocotiers, cette magnifique île de roches calcaires blanches et de savane a abrité la dernière maison de force de Madagascar. Servant d’abris pour quelques pêcheurs de dinga-dinga (concombre de mer) de passages, le bagne est aujourd’hui à l’abandon après avoir fermé définitivement ses portes en 2000 grâce à l’obstination d’un journaliste malgache.

L’histoire du bagne.

nosy lava,bagneA l’époque de son expansion coloniale, la France a construit à Madagascar des casernes, des lieux de cultes et des bagnes. Celui de Nosy Lava, appelé « maison de force » a vu le jour en 1911 après la gouvernance du général Gallieni (1896-1905), proconsul qui dut imposer la souveraineté française d’une main de fer.
L’année 1947 a vu naître un mouvement national malgache de résistance à l’oppression croissante de l’administration coloniale. L’éveil politique de la population, la situation économique instable, la pénurie alimentaire ainsi que la reconnaissance de la souveraineté d’une ancienne colonie française -le Vietnam- furent des circonstances favorables à une rébellion généralisée dans tout l’île de Madagascar. Des incidents graves éclatèrent, suivis d’une répression sanglante marquée par plusieurs milliers d’arrestations. Certains rebelles furent internés au bagne de Nosy Lava. Parmi eux, quelques-uns ne furent libérés qu’en 2000, à la fermeture du bagne, bien que graciés ou ayant purgé leur peine depuis longtemps.
Il y a peu d’informations datant de cette période et contrairement aux bagnes de Guyane, il est difficile de trouver des documents concernant Nosy Lava. On ignore comment le site a été choisi, le nombre de détenues qui y étaient internés, les raisons de leur détention, le fonctionnement administratif de la maison de force, etc.

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Le bagne et l’indépendance.

nosy lava,bagneEn 1960, l’indépendance de Madagascar fut promulguée. Néanmoins, les déportations et les atrocités continuèrent, les régimes postcoloniaux perpétuant les méthodes du passé. Après les années 1980, le démantèlement du régime socialiste a entraîné l’abandon progressif de la maison d’arrêt. Pourtant l’établissement ne ferma pas, et reçut même de nouveaux condamnés, malgré l’absence d’entretien des locaux par l’administration.
Les prisonniers ainsi que le personnel durent se débrouiller pour se nourrir et subvenir à leurs besoins élémentaires. Le Ministre de l’intérieur de l’époque expliqua au directeur du pénitencier qu’il devait se débrouiller au mieux… Ce dernier décida de libérer les prisonniers pendant la journée afin qu’ils trouvent eux-mêmes de quoi se nourrir. Et ce en dépit de la présence sur l’île d’habitants, conjuguée à la dangerosité avérée de certains détenus.
Petit à petit, le bagne, ses prisonniers et Nosy Lava furent oubliés. L’île est pourtant située sur une route maritime très fréquentée. A l’origine interdite aux civils pour des raisons de sécurité, l’île est en quelque sorte devenue « fady »: taboue/interdite dans la tradition malgache. N’y accostant plus, les habitants de la grande île l’oublièrent peu à peu.

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Le goulag tropical.

nosy lava,bagneL’île et son bagne seraient restés dans l’oubli sans le travail d’enquête de Rivoherizo Andriakoto, un journaliste malgache qui a réalisé un documentaire de 52 minutes intitulé « Les Damnés de la Terre ».
Il fut le premier civil à pénétrer dans ce « goulag tropical » où il rencontra les derniers forçats de l’île qui, pour certains, portaient toujours des chaînes aux pieds. Ce reportage, qui a obtenu le prix Albert Londres en 2000, a été diffusé sur la télé nationale malgache.
La diffusion de ce documentaire eut tant d’écho que le président Didier Ratsiraka fut contraint de gracier l’ensemble des bagnards encore détenus. Certains avaient purgé jusqu’à dix fois leur peine initiale.

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Nosy Lava

nosy lava,bagneA partir d’Analalava, on peut traverser en pirogue la dizaine de milles qui séparent la grande terre de Nosy Lava. Le bagne n’est plus qu’un ensemble de ruines que l’on peut visiter en restant prudent.
C’est sous le regard bienveillant du phare que l’on peut se baigner avec pour décor une plage de sable fin, des cocotiers, une baie couleur saphir et émeraude, entourée de falaises blanches.
Derrière les bàtisses, un chemin traverse la mangrove et permet de s’enfoncer dans la savane jusqu’au phare, d’où l’on peut apprécier le point de vue. Petit à petit, l’enfer cède la place au paradis.

Toutes les photos de Nosy Lava et du bagne >
texte et photos: Michel BORDIEU

 

Nosy Lava-Horon-antsary.

Tsy ho asiana resaka (ny momban’ny Fivavahana) fa samy mijery, indrindra ny tanana sy ny mponina, ny toerana sy ny zava-boary eto aminy Firenen-tsika. Oktobra 2014.

http://youtu.be/1zsRXjBhCXg

 

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
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