Rajoelina manonofy hiverina (Les délires de Rajoelina). 26/01, 07/02/2009. Incroyables révélations de Charles et Patrick.

Les délires de Rajoelina. 26/11/2014

 Andry Rajoelina :

 » Un an après mon départ , je constate que la situation du pays est désastreuse. Le délestage met en péril le développement économique. L’insécurité est devenue incontrôlable. Les Dahalo sont partout.
Si je suis revenu aujourd’hui , c’est pour aider Madagascar à s’en sortir.

Le pays regorge de richesses , je vais les exploiter. J’ai des amis qui sont prêts à nous aider. Ce n’est pas normal que les Malgaches vivent dans des conditions indignes. Nous allons mettre fin à la gabegie et à la mauvaise gouvernance. Les dirigeants de ce pays n’ont jamais pensé au bien être de la population. J’ai l’intention d’améliorer la qualité de vie des Malgaches , cela passe par la lutte contre l’insécurité et la pauvreté. Nous pouvons réaliser cela en moins de 6 mois.

Quand j’étais Président de la Transition les gens mangeaient à leur faim grâce au Tsena Mora , les plus pauvres pouvaient se loger grâce au Trano Mora. J’ai pu réduire la pauvreté de 20 % , le chômage de 30 %. Au jour d’aujourd’hui, je constate que la population s’appauvrit de jour en jour , c’est pour toutes ces raisons que je suis revenu .

Ma mission est de donner une vie meilleure aux gens , j’accomplirai ma mission. Les députés MAPAR qui sont majoritaires à l’Assemblée Nationale travaillent déjà dans ce sens « .

Manjaka Vahoaka

 

 

ZAVA-BITA : 26 Janvier – 07 Fevrier 2009

 

26 Janvier 2009. Violences et crimes.

7 Février 2009. Enquêtes et Vérités

Affaire du 7 Février : Une conspiration contre Ravalomanana. Les conspirateurs de l’affaire du 7 février ont été révélés par le Lt Col Charles Andrianasoavina : cette journée avait été bel et bien préméditée dans les moindres détails par les putschistes. Accusé dans l’affaire du BANI, cet officier avait rédigé ses révélations pendant son incarcération à Tsiafahy. Le Ministre de l’in-justice, Christine Razanamahasoa l’avait traité de dérangé mental. Plus tard, il a dû etre évacué à l’île de la Réunion pour se faire soigner d’une maladie subite qui a failli lui prendre la vie. La HAT a beau tout faire pour isoler ce témoin gênant, les paroles d’un des conspirateurs sont gravées dans cette video : « il faut une accusation ! par exemple, Ravalomanana est un criminel, Ravalomanana est un traitre ».http://www.tim-madagascar.org/index.php/component/k2/item/436-affaire-du-7-fevrier-une-conspiration-contre-ravalomanana

17 Mars. Episcopat d’Antanimena. Barbaries.

Sarkozy : « C’est un coup d’Etat ».

 

 

Les révélations du Lt Colonel Charles Andrianasoavina sur l’affaire du 7 février 2009

Le Lt Colonel Charles Andrianasoavina : « ….j’ai appris que le massacre du 07 Février a été exécuté par des éléments du Commandant Lylyson René. J’ai manifesté mon indignation à Monsieur Rajoelina qui m’a simplement répondu que c’est le prix à payer. «

La vérité finit toujours par sortir… Après les errements de David Eirleigh, l’avocat de l’AV7, accusant scandaleusement et à tort le Président de la République, SEM Marc Ravalomanana sur le massacre du samedi 7 février 2009, le lieutenant-colonel Charles Andrianasoavina sort de son silence et apporte des preuves sur cet évènement tragique dans l’histoire de notre pays. Selon ce lieutenant-colonel, le commanditaire n’est autre que Andry Nirina Rajoelina.

Ces révélations seront des éléments complémentaires pour les futurs enquêteurs, à celles qu’il a déjà apporté en 2010, en indiquant l’identité de toutes les personnes impliquées dans cette affaire.

Les propos tenus par Charles Andrianasoavina dans cette ultime déclaration sont fracassants : « dès le départ, les principaux responsables de cette marche vers le palais d’Etat d’Ambohitsorohitra ont décidé d’ouvrir le feu sur les manifestants. Les tireurs étaient postés à l’intérieur des bâtiments jouxtant la place située devant le palais, et c’est le commandant Lylison qui a donné l’ordre de faire feu. Malheureusement, les tirs ont entraîné plusieurs morts dont un journaliste, ces meurtres ont fait couler beaucoup d’encre…Par ailleurs, le lieutenant-colonel Charles certifie, qu’il n’y a pas eu de tirs en provenance du palais, ce qui discrédite totalement la décision prise par la justice sous l’ère Rajoelina en 2010 « .

Tous ces éléments confirment, l’implication totale de Andry Nirina Rajoelina sur cette tuerie. Une fois de plus, la décision de justice en 2010 ne reflète pas la réalité. Les observateurs ont vite compris que l’obectif étant d’éliminer politiquement le Président Marc Ravalomanana pour ces accusations sans fondements.

Il est assez étonnant que la Communauté Internationale n’aie pas pris ces derniers éléments en considération selon Charles Andrianasoavina. Le règlement de la crise politique malgache aurait été vu sous un autre angle.Madagascar Liberte

 

Lundi Noir  (26/01) et 7 Février 2009 : Charles Andrianasoavina cite des noms

 

10/09/2012
Le Lieutenant-colonel Charles Andrianasoavina continue à faire son déballage sur les affaires sombres de 2009. Voici, selon ses dires, comment les évènements du Lundi noir et du 7 février auraient été préparés.

MOIS DE JANVIER

Une réunion préparatrice de l’exécution du « LUNDI NOIR » a été organisée le 19 janvier 2009 à 22 heures à Ambatomainty par Monsieur Ranjivason Jean Théodore en vue de créer un climat d’insécurité et des foyers de tension sur tout le territoire national pour déstabiliser et renverser le pouvoir légal.
Étaient présents à cette réunion :

– Général en retraite Rasolosoa Dolin

– Mr Alain Ramaroson

– Mr Sareraka

– Mr Ny Hasina Andriamanjato

– Mr Reboza Julien

– Mr Lahiniriko Jean

– Mr Patrick Monibou

– Mr Rolland Ratsiraka (sic)

– Mr R. Phillipe dit Ralipobe de Manjakaray et

– R. Marcellin dit Ramarcellin d’Anosipatrana (Chefs des gros bras) ainsi que

– 20 gros bras.

Il a été décidé au cours de cette réunion de :

A) Recruter des gros bras au niveau des bas quartiers pour constituer 20 groupes de 30 gros bras. Ralipobe et Ramarcelin sont les chefs.

Chaque groupe est payé à 1000 000 d’Ariary et le financement est assuré par Andry Rajoelina en vue de :

– Casser les grands magasins tels que JUMBO SCORE et autres

– Saccager et incendier les MAGRO dans toute l’Ile et les biens des nationaux et étrangers proche du régime.

– Détruire et incendier la TVM et la RNM ainsi la station MBS.

– Laisser ensuite les voyous et la population des bas quartiers à entrer librement et piller ces centres commerciaux, grands magasins et ces stations Radio et Télévision.

B) Repartir les secteurs entre les personnalités suivantes :

– Akorondrano et environs : . . . . . . . . . . . . . . Ramaroson
– Behoririka – Antanimena – Analakely: . . . . Ranjivason Jean Theodore
– Tanjombato et environ: . . . . . . . . . . . . . . . . Sareraka
– Antsiranana: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Patrick Monibou
– Toliara – Fianarantsoa: . . . . . . . . . . . . . . . . Reboza Julien, Lahiniriko Jean, Sareraka
– Toamasina: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Rolland Ratsiraka

Il est à souligner qu’après le coup dans la capitale, les quelques éléments des gros bras ont été envoyés dans les provinces pour accomplir leur mission. Le lundi 26 janvier 2009, exécution du plan appelé « LUNDI NOIR »

MOIS DE FEVRIER 2009

Réunion préparatoire du 07 février 2009 au domicile de Andry Rajoelina le 06 février 2009 au début de la soirée.
Ont été présents :

– Général en retraite Rasolosoa Dolin

– Alain Ramaroson

– Monja Roindefo

– Cyrille Rasamizafy

– Patrick Monibou

– Général en retraite Ramakavelo Désiré Phillipe

– Ny Hasina Andriamanjato

– Lahiniriko Jean

– Reboza Julien

– Lieutenant-colonel Fidimalala

– Lieutenant-colonel Sondrotalata

Selon monsieur Cyrille Rasamizafy, Président actuel de l’ESCOPOL. « Il faut verser du sang demain à titre de sacrifice pour la réussite du coup. », proposition adoptée par tout le monde et une décision a été prise la nuit même par Andry Rajoelna de monnayer les manifestants et les éventuels victimes.

Exécution du 07 février 2009

Selon la décision prise dans la nuit du 06 février 2009. Mouvement et manifestation populaires conduits par :

– Monsieur Monja Roindefo,

– le Général en retraite Rasolosoa Dolin,

– Sareraka, Alain Ramaroson grâce

– à la bénédiction de Andry Rajoelina sur la place du 13 mai.

La nuit du 07 février 2009

Une réunion de la mise sur pied du collectif de jeunes officiers supérieurs a été présidée par le lieutenant-colonel Andrianasoavina Charles. Elle avait eu lieu au bureau de la Direction des opérations et de renseignements à l’EMGAM Andohalo et avait pour but de préparer un coup d’Etat.

Avaient participé à cette réunion :

– Commandant Léon Claire,

– Lieutenant-colonel Katsiha Roger,

– Lieutenant-colonel Maroma René.

Le 18 février 2009

Une réunion sur l’étude de coup d’Etat avait eu lieu à l’école d’Etat-major, Fiadanana. Elle consiste à la prise du régiment d’appui et de soutien d’Ampahibe, de faire bouger les véhicules blindés(BRDM) et renverser le régime.

Avaient élaboré l’étude :

– le Général Voahangy Randriamanalinarivo (colonel dans le temps),

– le Lieutenant-colonel Fidimalala,

– le Lieutenant-colonel Sondrota Lala,

– le Lieutenant-colonel Ravoavy Théodule,

– le Lieutenant-colonel Randrianatoandro,

– le Lieutenant-colonel Andrianasoavina Charles.

Au cours de la réunion, le Lieutenant-colonel Rafaliarisoa Fidimalala a fait savoir à ses compagnons qu’à l’issue de la réunion, il se rendra chez Andry Rajoelina pour lui demander le financement de ce coup d’Etat.

Les contacts physiques auprès du personnel du RAS se poursuivaient et le lieutenant-colonel Ravelomananjara, chef du service des matériels techniques du RAS promettait de faciliter l’envahissement de ce régiment.

Des actions visant à déstabiliser le haut commandement de l’armée et bousculant ce dernier à prendre le pouvoir ont été aussi menées.

MARS 2009

Dès le début du mois, le collectif des jeunes officiers supérieurs ne cessaient d’exercer des pressions à l’endroit du haut commandement militaire pour que ce dernier prenne le pouvoir.

Le 08 mars 2009

Une mutinerie des sous-officiers et des hommes de troupe du CAPSAT s’est produite à Soanierana. Appuyés par des sous-officiers et hommes de troupe, des officiers supérieurs et subalternes de la place de Tanà se rendirent à l’Etat-major Général del’armée à Andohalo pour un ralliement et perception non autorisée des armes et munitions au magasin d’armes de l’Etat-major Général de l’armée.

Par l’intermédiaire du journaliste de la station VIVA qui s’appelle Herinkaja, Andry Rajoelina entra en communication avec moi en m’incitant et l’encourageant à intensifier les actions en vue de renverser le Président RAVALOMANANA.

Il m’offrit aussi 20 millions d’Ariary, des nourritures, carburant, recharges téléphoniques, groupe électrogène, des postes téléphones portables, des véhicules. Des armes et munitions étaient sorties de la Direction des Matériels Techniques de l’armée.

09 Mars 2009

En présence des journalistes, un deuxième appel au ralliement des officiers, sous-officiers et hommes de troupe a été lancé par le Colonel Rakotonandrasana Noël. Une décision pour le transfert du poste de commandement de l’armée au CAPSAT et le renversement du régime Ravalomanana a été adoptée à l’unanimité.

10 Mars 2009

Pendant que les quelques officiers et sous-officiers se rendirent à Ampahibe pour limoger par la force le Ministre de la Défense Nationale, sous la menace d’une arme, à signer sa lettre de démission, d’autres proclamèrent la nomination du colonel Ndrianarijaona André au poste du CEMGAM. Pendant ce temps, Andry Rajoelina conseilla, proposa et finança la réparation des BRDM en vue d’attaquer Iavoloha (Palais d’Etat).

11 Mars 2009

Limogeage par la force du CEMGAM du régime légal et son staff des commandants des forces ainsi que les commandants des régions militaires du régime légal suivi de la mise en place du nouveau CEMGAM. Récupération de Andry Rajoelina à l’Episcopat à Antanimena après un séjour à la résidence de France à Ambohijatovo.

12 Mars 2009

Prise du palais du Palais du Mahazoarivo et mise en place du nouveau premier Ministre Monja Roindefo.

14 Mars 2009

Réunion de préparation et de prise de décision concernant l’attaque du Palais d’Etat d’Iavoloha. Présidée par Andry Rajoelina à son domicile.

Avaient participé à cette réunion :

– Andry Rajoelina

– Ny Hasina Andriamanjato

– Commandant Andrianasoavina Charles

La modalité d’action et la répartition des missions ont été décidées lors de cette réunion. Ny Hasina Andriamanjato était chargé d’isoler Iavoloha en provoquant la coupure d’eau et d’électricité ainsi que la mise en place des barrages. Je conduisais l’opération militaire pour la conquête du Palais. A l’issue de la réunion, les généraux en retraite Rasolosoa Dolin et Ramakavelo Désiré Philippe m’interceptaient au domicile d’Andry Rajoelina et disaient : « Io prise d’Iavoloha io Charles tsy lasa raha tsy coup de force. »

15 Mars 2009
La nuit du 15 Mars 2009, un tir de quatre coups de roquette RPG en direction du Palais d’Etat d’Iavoloha a été occuté à partir du bypass pour intimider les civils et militaires qui assuraient le gardiennage et la sécurité d’Iavoloha. Ce tir a été effectué par l’équipe du commandant Charles.

16 Mars 2009
Appuyée par les BRDM de la gendarmerie et du RAS ainsi que par les mutins du CAPSAT, une opération militaire pour la conquête du Palais d’Ambohitsirohitra a été conduite par le colonel Raharijaona Sedera Nirina, chef de corps du 1ère RFI.

Entretemps, un appel radio télévisé demandant à la population environnante du Palais d’Etat d’Iavoloha d’évacuer les lieux car l’attaque serait imminente.

17 Mars 2009

Obligé de quitter le Palais d’Etat d’Iavoloha. Le Président RAVALOMANANA, dans sa déclaration remit par voie d’ordonnance, le pouvoir à un directoire militaire ; document confié à Monsieur Tiebelé Dramé, représentant des Nations Unies à Madagascar.
Contactés par ce dernier, les membres du FFKM organisaient une réunion à l’Episcopat d’Antanimena. En vue de la proclamation du directoire militaire.

Etaient présents à cette réunion :

– les 4 chefs d’Eglise membres du FFKM,

– le Vice-amiral Raharison Ramaroson Hyppolite,

– le Général de division de la gendarmerie Ramananarivo Claude,

– le Général de division Rabarisoa Ranto

– et le Général de division Razafindralambo Rivo,

– l’ambassadeur des Etats-Unis,

– Monsieur Tiebelé Dramé,

– Monsieur Ouedraougo,

– Andry Rajoelina,

– Monja Roindefo,

– Ny Hasina Andriamanjato,

– le colonel Rakotonandrasana Noël,

– le colonel Ndrianarijaona André – accompagnés de quelques officiers,

– Monsieur Ratsirahonana Norbert Lala.

Bien avant la réunion proprement dite, le Vice-amiral Hyppolite essaya de convaincre les colonels Rakotonandrasana Noel et Ndrianarijaona André à accepter la décision du Président Ravalomanana et confier la conduite des affaires de l’Etat au Directoire militaire pour 1(un) an. Un désir refusé catégoriquement par les 02 Officiers supérieurs.

Entre temps, Andry Rajoelina, avant de rejoindre l’Episcopat, me demanda de refuser la naissance du directoire militaire et d’utiliser tous les moyens pour transférer le pouvoir à Andry Rajoelina.

Proclamation du directoire militaire effectuée par Monsieur Tiebelé Dramé représentant des Nations-Unis à Madagascar devant l’auditoire refusée catégoriquement par Andry Rajoelina et Monja Roindefo.

Exécution à la lettre de l’ordre d’Andry Rajoelina par le commandant Andrianasoavina Charles.

Les 03 généraux ont vraiment subi la menace des armes.
Au cours de cette même conversation, Andry Rajoelina me communique que Norbert Lala Ratsirahonana est actuellement en train de rédiger un texte juridique afférant au transfert du pouvoir et dicte par la suite le contenu dudit texte. Le dit texte a été par la suite remis aux 03 généraux et rédigé au propre par le général Rabarisoa Ranto pour lu devant la presse.
Monsieur Norbert Lala Ratsirahonana arriva enfin au CAPSAT avec une ordonnance de transfert de pouvoir différente écrite par le général.
Pour terminer, Norbert Lala Ratsirahonana et les 03 généraux s’isolaient au guet-apens du cercle mess Soanierana pour procéder à la signature des ordonnances et en tant que le plus ancien dans le grade le plus élevé parmi les 03 généraux, le Vice-amiral Raharison Ramaroson Hyppolite lut à contre coeur l’ordonnance de transfert du pouvoir.

FINANCEMENT :

Sans les financements apportés par les groupes et les personnalités dont les noms suivent, le double coup d’Etat commandité par Andry Rajoelina n’a pas pu être réalisé :

– Monsieur Said, Quincaillerie SAMBATRA à Andravoahangy : 02 Milliards d’Ariary.

– Monsieur Galib, Quincaillerie 2000 à Andravoahangy : 1,6 Milliards d’Ariary

– Groupe Rajabaly : 03 Milliards d’Ariary

– Groupe SIPROMAD, Monsieur Elias : 04 Milliards d’Ariary

– Groupe Ravatomanga : 01 Milliard d’Ariary

– Groupe Sylvain Rabetsaroana : 200 Millions d’Ariary

– Mr Alain et Nadine Ramaroson : 200 Millions d’Ariary

– Un Particulier FRANÇAIS : 200 Millions d’Ariary

– Monsieur Edgard Razafindravaha (sic) : Mise à la disposition de Andry Rajoelina de la Radio Antsiva: Incitation à la haine contre les responsables proches du régime légal

Signature : Lieutenant-colonel ANDRIANASOAVINA Charles

 

Ampamoaka an-tsipiriany. Incroyables révélations de Charles dans les détails.

 

 

 

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Les ennemis de la Nation. Qui sont-ils ? 

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Liste des personnes sanctionnées 
vendredi 19 mars 2010
 
Ci-après la liste des personnes sanctionnées par l’Union Africaine. Résolution complète du Conseil de Paix et de Sécurité .
I- Présidence de la République 

1- M. Andry Nirina Rajoelina, Président de la Haute Autorité de la Transition
2- M. Norbert Lala Ratsirahonana
3- M. Zaza Ramandimbiarison, Directeur de cabinet de la présidence de la HAT
4- M. André Haja Resampa, Secrétaire Général de la présidence
5- Mme Annick Andriamampianina, Directeur des Relations publiques et porte-parole de la présidence de la transition
6- Mme Lantosoa Razafimahaleo, Conseiller spécial
7- Mme Hantanirina Ramakavelo, Conseiller spécial
8- M. Harry Rolly Mercia Rahajason, Conseiller spécial
9- Lt. Col. Fidimalala Rafaliarison , Aide de camp
10- Colonel Claude Razafimahatratra, Directeur de la Sécurité Présidentielle
 II- Membres du gouvernement de la HAT 

1- Colonel VITAL Albert Camille, Premier Ministre
2- Manorohanta Cécile, Vice Premier Ministre chargé de l’intérieur
3- Vice-amiral Hyppolite Ramaroson, Vice-premier ministre chargé des affaires étrangères
4- Alain Bernard Teandrazanarivelo, Vice-premier ministre chargé de la santé
5- Colonel Noel Rakotonandrasana, Ministre des Forces Armées
6- Jean Claude Rakotonirina, Ministre du commerce
7- Nadine Ramaroson, Ministre de la population et des affaires sociales
8- Augustin Razafinarivo Andriamananoro, Ministre des Télécommunications, des potes et des nouvelles technologies
9- Gilbert Harisoa Raharizatovo, Ministre de la Culture et des Patrimoines
10- Rolland Ranjatoelina, Ministre des transports
11- Jean Rodolphe Ramanantsoa, Ministre de l’énergie
12- Noelson William, Ministre de la Fonction Publique, du travail et des Lois sociales
13- Athanase Tongavelo, Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique
14- Irène Victoire Andréas, Ministre du tourisme et de l’artisanat
15- Colonel Claude Ravelomanana, Secrétaire d’Etat chargé de la Gendarmerie
16- Hery Rajaonarimampianina, Ministre des finances et du budget
17- Christine Razanamahasoa, , Ministre de la justice
18- Remy Sylvain Organès Rakotomihantarizaka, Ministre de la sécurité intérieure
19- Julien Razafimanazato, Ministre de l’Education Nationale
20- Colonel Randriamiandrisoa Calixte, Ministre de l’environnement et des forêts
21- Nirhy Lanto Andriamahazo, Ministre de l’eau
22- Fienena Richard, Ministre de l’économie et de l’industrie
23- Maharante Jean de Dieu, Ministre de l’élevage
24- Jaonina Mamitiana, Ministre de l’agriculture
25- Mamy Ratovomalala, Ministre des mines et des hydrocarbures
26- Virapin Ramamonjisoa, Ministre des sports
27- Serge Ranaivo, Ministre de la jeunesse et des loisirs
28- Eric Razafimandimby, Ministre des travaux publics et de la météorologie
29- Toto Raharimalala Lydia, Secrétaire d’Etat à l’enseignement technique et de la formation professionnelle
30- Alain Andriamiseza, Ministre de la pêche et des ressources halieutiques
31- Nathalie Rabe, Ministre de la Communication
32- Hajo Andrianainarivelo, Ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation
III- Membres de la HAT 

1- Jean Lahiniriko, Vice-président de la HAT
2- Patrick Monibou, Vice-président de la HAT
3- Bruno Rajaonson, Vice-président de la HAT
4- Lala Harinaivo Rasamoelina, Vice-président de la HAT
5- Dolin Rasolosoa, Vice-président de la HAT
6- Roland Ratsiraka, président de la HAT
7- Robertine Rabetafika
8- Ialy Rakotoniaina
9- Pélops Ariane Voninahitsy
10- Pierre Andrianantenaina
11- Phillipe Jaozandry
12- Bruno Betiana
13- Evariste Marson
14- Prezaraly Jonah Parfait
15- Jean Jacques Rabenirina
16- Alexandre Rambolazafy
17- Jan Max Rakotomamonjy
18- Pierre Houlder Ramaholimasy
19- Désiré Phillipe Ramakavelo
20- Benjamina Ramarcel Ramanantsoa
21- Daniel Ramaromisa
22- Alain Ramaroson
23- Yvon William Randriazanakolona
24- Jean Théodore Ranjivason
25- Bernard Ravelonjato
26- Herimanana Razafimahefa
27- Constance Razafimily
28- Julien Reboza
39- Remi dit Jao Jean
30- Jacky Tsiandopy
31- Pierre Tsiranana
32- Benjamin Vaovao
33- Andry Rasolofo
34- Joseph Yoland
35- Ratovonomenjanahary
36- René Rasolofo
IV- Membres du conseil Militaire pour la défense nationale 

1- Gal de Division Rabarisoa Ranto Anjoanin, vice-président
2- Intendant Général Andriamisa amédée Ramihone
3- Gal fr Brigade aérienne Ranaivomanana Réol
4- Général de Brigade gilbain Pily
5- Gal de vrigade Koto Marcel
6- Colonel Raoilijon Rakotoniaina François d’Assise Marie
7- Colonel Razafimanantsoa Alexandre
8- Colonel Randriantsalama Jules
9- Médecin Col. Ralamboson Jaona Harivelo
10- Col. dominique Jean Adolphe
11- Col. Rameliarison Robert Judex
12- Col. Ralala Roger Pierre
13- Col. Ranaivoson David
V- Autres personnalités militaires soutenant l’action de la HAT 

1- Gal Ndrianarijaona, CEMGAM
2- GAl BRuno Razafindrakoto, Commandant de la Gendarmerie
3- Gal Viennot Zafera, Commandant de la FIGN
4- Colonel Richard Ravalomanana, Commandant de la Circonscription interrégionale de la Gendarmerie
5- Lieutenant-colonel Charles Randrianasoavina, Co-Directeur des Forces d’Intervention Spéciales et Commandant de la Brigade Minière
6- Lylison René, Co-Directeur des Forces d’Intervention Spéciales
VI- Membres de la HCC 

1- Rajaonarivony Jean Michel, président
2- Imboty Raymond
3- Rakotondrabao Andriantsihafa Dieu Donné
4- Rabehaja Fils Raymond
5- Rasoazanamanga Raheltine
6- Rabendrainy Ramanoelson
7- Ranampy Marie Gisèle
8- Razoarivelo Rachel
9- Andriamanandraibe RakotoharilalaAuguste
VII- Autres personnalités civiles soutenant l’action de la HAT 

1- Mme Mialy Rajoelina
2- Daniel Rajakoba
3- Manassé Esoavelomandroso

 

 

Les officiers, les sous officiers malgaches, l’ambassadeur américain… Révélations de Patrick Le Loup

Madagascar. Patrick Leloup , conseiller spécial du Président de la République? (Vidéo-audio).

 

Extrait :

Patrick LELOUP :    » Les Malagasy sont au niveau du cul du lémurien « 

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Patrick Leloup, ce français conseiller spécial de Andry Rajoelina, livre, non sans délectation, quelques aveux  sur le putsch. Il livre aussi au passage ce qu’il pense des Malagasy.

 

 

Voici des morceaux choisis avec au menu: arrogance, moqueries et humiliations du peuple Malagasy en le comparant aux gorilles:

 » Les Malagasy sont des BABAKOTO » (entendez : idiots !)

 » La malgachitude, c’est à dire il y a des malgaches qui sont au niveau de la tête du lémurien et il y en a qui sont au niveau de son cul ».

A propos du putsch de 2009:

 » J’ai juré fidélité à Rajoelina »

 » …Si l’un d’entre vous se mettait contre lui, je serais obligé de vous tuer un par un, je vous mettrais à chacun une balle dans la tête ». (à son beau-père, un Général).

 » … Je suis un métis…. et je poursuivrais toute votre famille. Je vous créerais l’enfer, je payerais des gens qui vous vous créer l’enfer… »

 » Soit vous nous donnez le pouvoir, soit vous crevez tous, avec la flingue sur la tête des Généraux ».

A l’Ambassadeur US: « Tu dégages tout de suite ou on te met une balle dans la tête »

« … Tu sais, nous on rigole pas ! »

 

 

 

Patrick Leloup

« Soit vous nous donnez le pouvoir soit vous allez tous crever… »

L’affaire valait dans d’autres cieux un «watergate». 

Un conseiller de Rajoelina traite les Malgaches de Babakoto. Piégé lors d’un dîner privé sis à Ivandry, Patrick Leloup, conseiller spécial du président Andry Rajoelina, et président du Conseil d’administration de la société Kraoma, a pratiquement insulté les Malgaches et les forces armées. Il a reconnu le coup d’Etat de mars 2009 et a traité les Malgaches de gorilles. Il était également revenu sur les péripéties du coup d’Etat durant lequel il a reconnu avoir menacé de mort les quatre généraux du directoire militaire. Les propos de Patrick Leloup ont été enregistrés sur CD.

La conversation lève un pan de voile sur le coup d’Etat de mars 2009.

Patrick Leloup raconte : «…Andry Rajoelina est fils de militaire, on ne va jamais traiter avec un général qui n’a pas le commandement ou un régiment. On va traiter avec le colonel qui a un régiment…et c’est ça qui a fait le drame de l’armée malgache, ce sont les sous-officiers avec les chefs de corps qui ont pris le pouvoir à Madagascar, et quand à l’épiscopat Antanimena, quand l’ambassadeur américain va valider le directoire militaire, on arrive avec tous nos mecs, l’arme à la main, et c’est là qu’on a été traité de putschistes parce qu’on a commis une erreur gravissime… il y a des sergents, des adjudants qui prennent l’ambassadeur américain, qui lui tirent l’oreille et lui disent, toi tu dégages sinon je te mets une balle dans la tête tout de suite, et l’ambassadeur américain nous en a voulu jusqu’à aujourd’hui, même s’il n’était plus en poste… les Etats-Unis sont contres nous parce qu’il y a eu ces connards de sous-officiers qui lui ont pris par l’oreille… ils le poussent dans la bagnole… Ratsirahonana lui dit, Monsieur l’ambassadeur quittez immédiatement les lieux sinon votre sécurité n’est plus assurée, et le mec sort de là…il en a fait une affaire perso et ses rapports ont été catastrophiques pour nous, et quand on arrive là, on prend les quatre généraux, on les met en prison, on leur dit soit vous nous donnez le pouvoir soit vous allez tous crever…on leur a mis le pistolet sur la tête, on leur a dit si vous ne nous donnez pas le pouvoir, on vous flingue tous les quatre…Les sous officiers ont botté le cul à ces généraux, ils les ont giflés, ils les ont bousculés… Hypollite m’a dit, on n’oubliera jamais… je lui dis, moi Hypollite j’ai juré ma fidélité à Andry Rajoelina si n’importe lequel d’entre vous, vous montez contre lui, je serais obligés moi de vous tuer un par un, je vous mettrai une balle dans la tête chacun à votre tour, et je dis je suis un métis… ça fait 25, 30 ans que je suis ici, la différence entre vous et moi c’est que moi je vous poursuivrai, vous, toute votre famille, tous vos enfants… ».
Les propos de Patrick Leloup à l’endroit des généraux sont virulents. Il a traité le général Ranto Rabarisoa d’« akoho gasy (coq), qui se nourrissait de manioc, matin, midi et soir ». Mais il a également comparé les Malgaches à des « Babakoto », ou encore à de « gorilles… qui n’ont pas de poil ». « Des malgaches qui sont des lémuriens au niveau de la tête », a-t-il soutenu. Et « c’est un fantasme », a-t-il poursuivi.
En tout cas, les mots prononcés par ce conseiller d’Andry Rajoelina donnent une idée de ce que les hommes du palais à Ambohitsorohitra ont des Malgaches et de l’armée malgache. Rappelons que Patrick Leloup est un métis français qui a été expulsé de Madagascar par le régime Ravalomanana en février 2009, selon la décision n°22 MI/SG/DGAT/DCE/SCE du 03 février 2009, car sa présence à Madagascar a été considérée comme pouvant entraîner une « menace pour l’ordre et la sécurité publique ».

 Source: http://www.lanation.mg/article.php?id=8648

 

 

Président de la Transition, Andry Rajoelina, ministre des Finances et du Budget, Hery Rajaonarimampianina . JUIN 2013,  rapport de la Banque Mondiale « Madagascar, le pays le plus pauvre du monde ».

 

Madagascar, le pays le plus pauvre du monde. Qu’est-ce qui nous reste ?

Difficile à supporter, mais c’est l’incroyable vérité, depuis le rapport de la Banque Mondiale (Juin 2013).

Il y a cinq ans à peine, le pays affichait encore un taux de croissance économique de 7%. On s’apprêtait même à accueillir dans la capitale en 2009, la réunion des chefs d’états africains. Et le président Ravalomanana était pressenti comme le futur dirigeant de l’Union Africaine.

Une bonne gestion économique, vécue et ressentie par les Citoyens de l’île, d’ailleurs reconnue par les experts internationaux en la matière, Madagascar  faisait figure de pays « prospère ». Et qui de surcroit appliquait les fameuses règles de bonne gouvernance préconisées par les bailleurs de fonds (FMI, Banque Mondiale).

C’était sans compter sur la force du mal, venue de l’Occident. Les velléités d’hégémonie politique et économique de l’ancienne « mère protectrice » ( Reny malala ) deviennent réalités en mars 2009.  Ensuite, il n’a fallu que quelques mois de pouvoir aux putschistes, et ce fut le début d’un  glissement progressif vers la médiocrité « intellectuelle, morale », le chaos social, les privations en tout genre (droit de s’exprimer, droit de manifester)- et le peuple apeuré et sans voix subissait « la loi du plus fort » dans le silence. Et le drame au bout de ces quelques années : « On regardait derrière nous, personne ! Nous sommes les derniers » disait Mme Lalao Ravalomanana, lors de son premier point de presse à Faravohitra. Terrible réalité, bon dernier sur les 197 pays membres de l’ONU.

Le coup d’état  fut tellement violent, qu’il n’est pas faux de dire que « le peuple était traumatisé, et toujours sous le choc ». Les militaires putschistes ne s’embarrassaient nullement de code moral ni juridique, ils tuaient et brutalisaient sans état d’âme. Des milices armées circulaient pour mater toute résistance. Jamais de mémoire d’homme, nous n’avions vu des actes aussi vils et dégradants entre malagasy disent les Ainés. Aveuglés par l’argent, car ils étaient tous payés royalement, nos militaires ne faisaient qu’exécuter les « sales boulots » des commanditaires. Madagascar est devenu le premier pays au monde, où le nombre de généraux et colonels  se compte par centaines pour un effectif de 18 000 soldats environ. Pour le pays le plus pauvre du monde, dans ce domaine on est quand même classé premier. Indécent paradoxe.

Mrs Sarkozy et Kouchner ne cachaient par leur joie, au lendemain du putsch, et sans aucun discernement, mais peut-être que volontairement, ils voulaient montrer au monde entier  à qui appartient la « terre conquise »?.

Nombre de ministres, parlementaires, conseillers français sont venus sur place pour féliciter et régler les détails « administratifs d’allégeance » , les Guéant, De Raincancourt, Fabius,… et beaucoup d’autres.

Récemment Mr Goldblatt, ambassadeur de France à M/car est allé au ministère de l’élevage, comme un Gouverneur qui supervise le bon  (ou non) travail de Mme Ihanta. Une visite de courtoisie disait-il.

Peut-on imaginer un seul instant l’ambassadeur des E-Unis en France allait s’enquérir auprès d’un ministre français et sur les lieux de son travail de surcroit, des nouvelles et informations sur son son travail  »Est-ce que tout va bien ? ». Impensable.

Il y a une chose qui, depuis la nuit des temps et jusqu’à maintenant, reste vrai. Dans n’importe quelle région et partie du globe, s’agissant d’individu, d’ethnie, de peuple et même de civilisations, l’adage bien connu  est toujours valable  »Malheur aux vaincus ». Car s’installe presque immédiatement à l’issue d’un conflit ou d’une guerre, la logique qui en découle. Le vainqueur s’accapare du pouvoir et devient propriétaire de tout, c’est à dire des terres, de tous les biens de celui qui vient d’être battu.

Et par extension, c’est tout simplement le rapport de force « légal » mais condamnable : le seigneur et l’esclave.

Une règle implacable, barbare car elle avilit toute une communauté, tout un peuple.

Mais les revers de la médaille pour le  vainqueur sont tout aussi terribles, humiliants au bout de quelques temps. Les ressentiments, les rancœurs et la honte transforment les faibles d’hier en futurs rebelles redoutable.

Mais s’ils avaient tout perdu, pourquoi sont-ils devenus forts, conquérants ?

Il y a un trésor immense que n’importe quel vainqueur serait incapable d’arracher à un combattant même brisé: son ESPRIT (ny maha olona). L’esprit d’un guerrier qui sommeille en chacun de nous,  cet esprit de survie car c’est une lutte pour les descendants. C’est tout simplement « l’esprit patriotique » .

Et enfin aux 109 sanctionnés  qui ont « vendu » le pays aux étrangers, aux traitres qui ont « collaboré » , à celles et à ceux qui ont participé,de près ou de loin, à la destruction de notre souveraineté. La seule évocation de leurs noms les condamne à tout jamais. Ce sont des « olon’olom-poana » (des êtres sans esprit, sans âme). Les « 109 maudits » en somme.

Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris.

Paris, le 31 Août 2013.

 

Situation économique et sociale lamentables après 5 années de dictature.

Madagascar, Octobre-Novembre 2014. Rapports du FMI et de la Banque Mondiale : Crise persistante, dévaluation de la monnaie…

 

 

 

 

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Marc Ravalomanana ; Photo: Google

Le grand méchant loup est-il celui qu’on veut que l’opinion croit?

26 Janvier 2009: incendie et pillage des entrepôts-magasins de TIKO autour de l’île et à Tana.

Le commandement des forces armées s’était enquis auprès du Président Ravalomanana:
– inona ny baiko Andriamatoa Filoha? (quels sont les ordres Monsieur le Président?)
– ay? Izany ve letsy? Avelao lesy ry zalahy haka raha naona a… (ah bon? C’est vrai ça “l’ami” (letsy = l’ami, mec, mon pote, beau gosse, mon mignon etc)? Laissez les prendre s’ils ont faim)…
Et ce jour là, aucun coup de feu n’a été tiré sur la horde sauvage qui s’est abattue sur les MAGROs d’Antananarivo. Les seuls morts décomptés étaient ceux qui étaient carbonisés par les incendies que “les leurs” ont commanditées. Cela, tout le monde le sait même si quelques intérêts s’empressent de balayer ces indices sous le tapis. Le reste, si un jour une Justice s’intéressait aux versions non officialisées, nous croyons qu’il reste des témoins qui attendent. Pour un Malgache, 6 ans de plus ou de moins ne change plus grand chose.

Les hommes d’affaire de la place (malgaches et étrangers) avaient l’habitude de se plaindre auprès des instances du FMI, EU, Banque Mondiale et bien sûr l’ambassade de France et un peu les autres ambassades sur la mauvaise gouvernance du Président Ravalomanana. Ils se plaignaient des dispositions en faveur du groupe TIKO et qui les empêchaient de développer leur business au profit de l’économie locale.

Bien? Depuis qu’ils ont financé la destruction les actifs du groupe (d’où voulez-vous d’autres que l’argent vienne?), et donc qu’ils avaient le champ libre pour enfin faire vraiment décoller l’économie de ce pays, où en est-on exactement? Car si Ravalomanana et son groupe étaient la cause des maux du pays, ne serait-il pas logique que l’effet immédiat ou en 6 ans de leur disparition devrait se traduire en un grand mieux-mieux ou du moins un léger mieux sur tous les indicateurs socio-économiques du pays? Laissons de côté les fortunes personnelles des personnes qui étaient venus se plaindre auprès des instances sus-dites, mais ici encore, si une justice s’intéressait des vrais raisons des crimes, elle devrait se poser ses questions. De la même manière que les fins limiers du coup d’état cherchaient systématiquement qui étaient les commanditaires désignés en essayant de tracer les financements (pas vraiment pour trouver les coupables mais surtout pour confisquer tout argent suspect… ahem), une justice compétente cherchera à retracer les flux d’argent qui circulaient à cette période.

Conclusion intermédiaire:

Messieurs de la communauté internationale, vous vous êtes indirectement rendus complices d’un stratagème dont le seul objectif était de “descendre à tout prix monsieur Ravalomanana” afin d’enrichir quelques personnes. Au-delà de toutes considérations morales, cela reste tout à fait à l’opposée de votre mission qui, en général, et nous vous croyons sincères, cherche à améliorer le bien-être de la majorité de la population.

Ce n’est pas fini. En 2005, le Président Ravalomanana a demandé aux industriels et hommes d’affaire malgaches d’importer du riz pour éviter une crise du riz. Comme pour ces 6 ans passées, il a fait confiance et a attendu. Ne voyant rien se passer, le président a donné l’ordre au groupe TIKO d’importer du riz malgré les protestations du management car l’opération s’annonçait être une perte pour le groupe: en effet, pour obtenir de bons prix, les transactions se négocient généralement au moins 6 mois à l’avance au moins pour les commodités).
Au moins une personne lui a demandé pourquoi il a fait cela. Et il est plus que probable que les instances toujours sus-dites lui ont également posé cette question: pourquoi avez-vous fait cela monsieur le Président?
“Nanahy aho lestsy hoe te hi-saboté ahy ireo a; gravy be eto amin’ny firenena raha misy krizim-bary, hitako hoe ela loatra ry zalahy kanefa ny mosary mananintanina dia nasaiko nataon’ny TIKO; miteny an’lahy aho fa perte TIKO amin’io”. (“j’ai craint qu’ils me sabotassent mon bon ami; c’eut été grave pour le pays, eusse-t-il une crise de riz, et je vis qu’ils traînassent de la savate alors que la famine s’annonçait -dans le Sud-; j’ai alors ordonné à TIKO de s’engager; et je t’assure que TIKO est en perte dans cette affaire”)

Conclusion intermédiaire 2:

Le Président a effectivement mélangé affaires de l’Etat et son business personnel.

En 2006, prix du riz: 700 Ar/Kg, prix de l’huile 2400 Ar/l

En 2014, soit 6 ans après son éviction, et même en comptant l’inflation
Prix du riz: 1300 Ar/kg, prix de l’huile 4500 Ar/l

En général, si on veut s’enrichir, il aurait fallu que TIKO augmente ses prix non? Au cours de ces 6 ans, où sont donc passées ces différences dans les prix des PPN?
Au jury de se prononcer sur le motif du crime et si l’inculpé est vraiment le coupable.

Alors après, il y a toute une histoire sur les dispositions fiscales qui donnaient des privilèges indus à TIKO. Si cela était avéré, les sentences habituelles sont de l’ordre du redressement fiscal plus pénalités. Il a été largement porté à la connaissance du public que le régime de Rajoelina “a pris ses responsabilités”: en plus de détruire tout l’actif du groupe, le régime a utilisé ses pouvoirs de faits pour redresser et pénaliser le groupe TIKO. Les experts comptables approuveraient-ils cette façon de régler les comptes? En tout cas, il semble que cela ne suffit pas…

D’où vient cette haine?

Proposons une autre formulation de la même question? Que représente Ravalomanana pour qu’on cherche à l’enterrer définitivement?

Continuons cette histoire de privilèges fiscaux indus.
La lutte anti-corruption avançait avec Ravalomanana (revoir les progressions des indices du TI et Doing Business). Mais comme on dit, Rome ou même la Route des Hydrocarbures ne s’est pas fait en un jour, et il y avait encore beaucoup à faire. Un ministre en qui Ravalomanana avait confiance à l’époque, s’adonnait à coeur-joie dans les pratiques douteuses classiques d’enrichissement personnel. Et il avait l’habitude de se couvrir par un “ça vient d’en haut” accompagné d’une petite grimace innocente. Les victimes n’avaient pas l’habitude de vérifier si cela venait effectivement d’en haut. En haut, à cet étage, ne pouvait être que soit le Premier Ministre, soit le Président. Mais sures de leur intelligence et de leur scoop, elles allaient directement se confier aux instances internationales, toujours sus-dites plus haut. Jusqu’au jour où finalement d’autres hommes du Président ont eu vent de l’affaire…
Ce ministres ultra-riche baigne aux côtés des gens du régime du coup. Il a même été candidat et a perdu un peu d’argent de poche dans l’aventure.

Conclusion intermédiaire 3:

Si toi y en as être à l’origine de toute cette merde qui met quelques personnes suffisamment intelligentes dans l’embarras, et le reste des 60-70% de tes amis, familles, voisins dans la pauvreté de plus en plus extrêmes.
Si toi y en as avoir trouvé le bouc émissaire idéal -quoique faire attention sur ce point- en la personne de Ravalomanana pour faire porter le chapeau pour que tu puisses continuer à t’enrichir plus (puis que les Malgaches l’acceptent puisqu’ils ne disent rien)
Si toi y en as voir que la Communauté Internationale ne va pas bouger plus que cela
Quoi toi faire?

A la justice et aux forces de l’ordre et armées

Il y a des gens biens parmi vous encore épris de cet idéal de justice et d’ordre. Je ne sais pas ce que vous attendez. Mais tout ce que je sais, ce seront ceux qui bougent qui feront l’histoire du pays. Sinon, bienvenu dans l’antichambre de l’enfer.

A la population qui souffre

Nous sommes fatigués. Il y a une pression sur le bouc émissaire pour maintenir l’ordre. Cela veut dire: ne sortez pas dans les rues. Mais cela ne veut pas dire “fermez vos petites gueules petits Malgaches de merde”. Trouvez un moyen pour vous faire entendre en continue pour que le monde entier sache comment une minorité avec des complices étrangers manipulent toute une nation.
De cette manière il sera de plus en plus cher pour le régime de maintenir un système de communication à l’intox et de transformer de purs mensonges en vérités. Comme ce genre de profil psychologique est plutôt pleutre et égocentrique, il y aura une dé-solidarisation; il ne suffit que d’un: Akbaraly se prépare à partir de Mada. D’autres suivront.

A l’AV7

Pour son patrimoine, Ravalomanana a ordonné de ne pas tirer sur la foule. Qui vous paye pour vous faire dire que c’est lui qui a donné l’ordre de tirer sur vos amis et familles? Pourquoi ne croyez vous pas ce que le Lt-Col Charles dit: que les coups de feux mortels ne venaient pas du palais? Pourquoi ne réclamez vous pas avec autant d’acharnement une enquête mais une condamnation sans enquête de l’ancien Président Ravalomanana.

Aux gens du régime

Vous pouvez continuer à faire croire à la CI et aux autres Malgaches que c’est Ravalomanana la faute de tout ceci. Les “ampamoaka”, vous ne l’avez pas fait jusqu’ici parce que cela mettrait immédiatement en danger bon nombre de vos copains civils et militaires. Vous avez vos connexions. Le reste des 60-70% va s’organiser pour fédérer les leur. Ce n’est pas forcément pour protéger Ravalomanana: c’est tout simplement parce que votre stratégie est en train de s’effriter et la population va être instruite sur ce qui se trame.

Rien ne va plus; vous pouvez toujours jouer.

 Manjaka Vahoaka a ajouté 3 nouvelles photos.

Tratran’i andry devoly sy FERY VAO² ny tanjon’izy ireo:
**********************MAHANTRA NY MALAGASY.

Bravo letsy ry fatritrampoza isany aaaaaaa! misaotra an’ialahy isany ny mpanjanatany frantsay sy ny karana fa niverina @ izy ireo ihany ny fifehezana ny harena sy toekarena eto Madagasikara.
Vainafo lehibe eo andohan’ialahy isany ny fahoriam-bahoaka novolen’ialahy isany.

 

 

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

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2 commentaires pour Rajoelina manonofy hiverina (Les délires de Rajoelina). 26/01, 07/02/2009. Incroyables révélations de Charles et Patrick.

  1. eric dit :

    Salut jai vrm envi de fr de commentaire merci

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