Les autorités allemandes et l’incarcération arbitraire de Jean M. Koumba. Lettre à son avocat.

 

Cas Jean Marc Koumba, l’Allemagne le suit de très près

Politique | 27/11/2014

Une communication de Lila Koumba qui est à Antsiranana pour rendre visite à son mari indique que le dossier Jean Marc Koumba est actuellement entre les mains du ministre allemand des affaires étrangères Steinmeyer.

Un mois après l’incarcération de son mari  à la prison centrale d’ Antsiranana, Lila Koumba est enfin autorisée à lui rendre visite. C’est de là-bas qu’elle fait savoir que l’Allemagne est active et est présente dans cette affaire qui concerne un de ses ressortissants.

Une mobilisation internationale et humanitaire

En quatre jours de séjour officiel à Antsiranana, l’ambassadeur d’Allemagne à Madagascar, Harald Gehrig a rendu visite trois fois à Jean Marc Koumba, indique  Lila Koumba.  Un médecin venu spécialement de Berlin a vérifié l’état de santé de son mari , tandis que le représentant de la Coopération allemande à Madagascar a émis des remarques pertinentes sur la situation de ce dernier. « Le dossier se trouve à présent entre les mains du ministre des Affaires Étrangères allemand qui le transmettra à la Chancelière Allemande Angela Merkel dès cette semaine », apprend Lila Koumba.

Le cas de Jean Marc Koumba a mobilisé l’international, puisque mis à part l’Allemagne, le Gabon s’est aussi saisi de l’affaire.

La communication faite par Lila Koumba indique  par ailleurs que la Croix Rouge Internationale suit régulièrement l’évolution des choses, après une visite de la prison et des échanges avec Jean Marc Koumba il y a trois semaines. Lila Koumba n’a pas non plus oublié de mentionner qu’Amnesty International mobilise les internautes à travers une pétition pour la libération de Jean Marc Koumba.

L’épouse de Jean Marc Koumba apprend également que le cas de son mari et des quatre agents de l’Aviation Civile de Madagascar est maintenant parvenu au Bureau Haut-Commissariat.

La vérité finira par se savoir

C’est dans une lettre qu’il a écrite depuis la prison centrale d’Antsiranana que Jean Marc Koumba révèle ce qu’il a enduré lors de son arrestation, et les épreuves que lui et sa famille ont dû faire face depuis.

Dans cette lettre, Jean Marc Koumba dénonce l’injustice tout en gardant une bonne humeur et surtout un moral gonflé à bloc.

« Tôt ou tard, la vérité finira par se savoir. Ce sera certainement plutôt « tard » que « tôt » car tous les moyens seront mis en œuvre pour que la vérité se sache le plus tard possible » avance-t-il.

« (…) Plus je reste en prison, plus ma soif de justice se fait grande. Je me porte bien, je ne suis ni suicidaire, ni ne veux m’évader et je ne me suis fait aucun ennemi en prison » indique-t-il par ailleurs.

Jean Marc Koumba raconte dans cette lettre son calvaire au moment de son arrestation. D’après lui, on a refusé de lui donner à boire et à manger pendant près de 24 heures. Le propriétaire de l’hôtel Antsaha a par la suite indiqué qu’on lui a privé de ses droits à la défense lors de l’audience qui a abouti à son placement sous  mandat de dépôt. En outre, Jean Marc Koumba révèle dans cette lettre qu’un officier a insulté un diplomate qui accompagnait sa femme pour venir s’enquérir des raisons de son arrestation.

L’ancien garde de corps de Marc Ravalomanana qui s’est reconverti dans l’hôtellerie depuis déjà une dizaine d’années est  détenu en prison à Antsiranana. Il est soupçonné avec 4 agents de l’aviation civile de Madagascar d’avoir aidé au retour clandestin de l’ancien chef d’Etat à Madagascar.

Pour Lila Koumba, son mari est détenu arbitrairement à Antsiranana. Avec elle, plusieurs témoins que le Tribunal n’a pas entendu, ou refuse d’entendre selon elle,  attestent que Jean Marc Koumba était dans son complexe hôtelier le jour présumé de l’arrivée au pays de Marc Ravalomanana.

La famille de Jean Marc Koumba martèle que ce dernier n’a rien à voir avec l’arrivée à Madagascar de Jean Marc Koumba. A l’approche de la vacance judiciaire, elle, reproche la lenteur des procédures judiciaires à l’encontre de ce dernier. (orange.mg ).

 

Affaire Jean Marc Koumba : L’Allemagne demande la relaxation de Koumba

 

 

Quelques semaines après sa mise en détention préventive à Antsiranana avec 4 employés de l’ACM, Jean Marc Koumba se trouve toujours dans l’expectative quant à son sort et continue de souffrir des conditions carcérales auxquelles il est soumis.

L’ambassadeur d’Allemagne SEM Harald Gehrig s’est exprimé dans l’affaire Jean Marc Koumba, vendredi dernier, en marge d’une cérémonie de donation médicale, effectuée par le Laboratoire Merck en faveur de la Grande île. Interview.

Ma-LAZA : SEM l’Ambassadeur, pourriez-vous nous apporter des précisions sur la frégate allemande le FGS Lübeckfera qui a fait escale au port d’Antsiranana du 23 au 27 novembre dernier ?
SEM Harald Gehrig : Nous faisons partie d’une opération baptisée « Atalanta », destinée à sécuriser les côtes somaliennes et leurs environs. Madagascar est assez loin, certes, mais la Grande île se trouve dans la Région dont nous sommes responsables. Nous souhaitons signaler à Madagascar et au gouvernement de Madagascar que nous sommes là pour protéger la Région, les côtes et les eaux de Madagascar contre d’éventuels actes de piraterie. Il s’agit d’une mission diplomatique et militaire.

Ma-LAZA : Au cours de votre séjour dans la capitale du Nord de Madagascar, vous aviez rencontré Jean Marc Koumba. Pourriez-vous nous en dire davantage ?
SEM Harald Gehrig : Je lui ai rendu visite, bien évidemment. J’ai été accompagné à cette occasion par un médecin, ressortissante allemande. Ce médecin avait constaté que Jean Marc Koumba avait perdu plus de 15kg durant ses quatre semaines de détention préventive. Les conditions sanitaires de la cellule dans laquelle ilenu sont déplorables, l’endroit est infesté de rats et d’insectes… L’état de la p est détrison ainsi que les conditions carcérales constituent un danger grave pour la santé de Jean Marc Koumba et celle de ses autres codétenus. Je tiens à souligner qu’il se trouve en prison aux côtés de criminels, sans que sa détention ne soit justifiée.

Ma-LAZA : Avez-vous un message particulier à adresser aux autorités malgaches à ce sujet ?
SEM Harald Gehrig : Voir un ressortissant allemand détenu dans une prison malgache où sont enfermés des meurtriers, des criminels pour une accusation qui n’est toujours pas justifiée, est une rude épreuve pour moi en ma qualité d’ambassadeur. Je prie les dirigeants du pays, les responsables des Forces de l’ordre et la Justice malgache de faire le nécessaire pour lui rendre la liberté, ne serait-ce provisoire en attendant l’issue du procès, si procès il y aura lieu. Il ne va pas s’enfuir. On peut lui accorder la liberté tout en poursuivant les enquêtes. A mes yeux, sa détention est totalement arbitraire et injustifiée.

Ma-LAZA : Cela signifierait-il que des négociations sont actuellement en cours pour obtenir sa liberté provisoire ?…
SEM Harald Gehrig : Je ne veux pas entrer dans les détails. Le moins que je puisse dire est que nous sommes en contact avec le gouvernement malgache et j’espère que cela aboutira à du positif.

Ma-LAZA : Est-ce que vous vous êtes également entretenu avec l’ancien Président Marc Ravalomanana, toujours placé en résidence surveillée à Antsiranana ?
SEM Harald Gehrig : Non, je ne lui ai pas rendu visite. Je n’obtiendrais pas ce privilège étant donné que Marc Ravalomanana n’est pas un ressortissant allemand.

Propos recueillis par C.R Ma-LAZA

LIBERE

 

Jean Marc Koumba : Condition carcérale très dure
22 déc 2014

Au lendemain de sa libération, l’ancien garde du corps de Marc Ravalomanana, Jean Marc Koumba s’est exprimé devant la presse pour clamer son innocence, ainsi que celle des agents de l’Aviation Civile de Madagascar (ACM) Antsirabe. Ils ont été incarcérés à la maison centrale d’Antsiranana pour avoir été soupçonnés d’être impliqués dans le retour en catimini de l’ancien exilé d’Afrique du Sud. Jean Marc Koumba a fait savoir que les éléments des Forces de l’ordre ayant participé à son arrestation n’ont été munis d’aucun acte officiel. Aucune convocation ni mandat d’arrêt également.

C’est pourquoi l’ex-bodyguard considère son arrestation comme un « kidnapping » ou un « enlèvement par la force ». Même sort pour les employés de l’ACM qui auraient été victimes de violences et de menaces de mort. « On les a forcés pour me dénoncer », a révélé Jean Marc Koumba qui se dit prêt pour une confrontation avec les deux faux témoins qui auraient affirmé l’avoir vu à l’aérodrome d’Antsirabe le jour de l’arrivée au pays de Marc Ravalomanana. Le champion de kick-boxing se dit également « étonné du fait que les enquêteurs aient ignoré les 18 témoins pouvant affirmer son innocence ».

Non-lieu. Pour ce qui est de sa condition carcérale, Jean Marc Koumba de déclarer que sa vie en prison était dure. « Très dure dans la mesure où j’ai été incarcéré pendant deux mois alors que je suis innocent », a-t-il martelé. Et lui d’ajouter : « Si j’avais réellement aidé Marc Ravalomanana à rentrer clandestinement à Madagascar, j’aurais assumé les conséquences de mes actes ». Pour sa part, Maître Eric Rafidison a expliqué que les procédures judiciaires n’ont pas encore pris fin dans la mesure où Koumba et les 4 agents de l’ACM sont pour le moment en liberté provisoire. Une demande de non-lieu a toutefois été déposée auprès du Doyen des Juges d’instruction. En attendant, les cinq co-accusés ont rejoint Antsirabe.

Midi Madagascar.

 

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