29-30 Novembre Sommet de la Francophonie à Dakar. Madagascar candidat pour 2016… La Françafrique est bien vivante. Dossier « Les Origines du Mal ».

Sommet de la Francophonie à Dakar: un programme chargé

La lutte contre Ebola s’invite au sommet de la Francophonie. C’est un thème sur lequel portera une discussion entre les officiels et les autorités sénégalaises organisent des campagnes de sensibilisation sur les lieux du sommet. RFI/Paulina Zidi

Qui pour succéder à Abdou Diouf ? Le XVe sommet de la Francophonie débute ce samedi au Sénégal. Une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus dans la capitale sénégalaise pour deux jours de réunion, avec comme objectif, notamment, la désignation du nouveau président de l’OIF, l’Organisation internationale de la Francophonie. Mais ce sommet, qui se tient au centre de conférence de Diamniadio, va aborder de nombreuses autres questions.

Avec notre envoyé spécial à Dakar, Pierre Pinto Pas moins de 16 orateurs vont se succéder à la tribune ce samedi. D’abord l’hôte du sommet Macky Sall. François Hollande s’exprimera le troisième et il devrait revenir sur les évènements récents au Burkina Faso. « Cela peut servir de leçon à certains chefs d’Etat », avait expliqué le président français sur RFI jeudi, ajoutant qu’ « on ne pouvait modifier impunément la Constitution pour convenance personnelle ». Ce discours interviendra d’ailleurs après celui de Joseph Kabila, à qui l’on prête de telles intentions en République démocratique du Congo. François Hollande évoquera aussi Ebola alors qu’il arrive de Guinée. Le dernier orateur sera Abdou Diouf, le secrétaire général sortant, pour un discours d’adieu.

Ensuite, après le déjeuner, sont prévus certains entretiens bilatéraux. On sait notamment que François Hollande doit rencontrer le Burkinabè Michel Kafando ou le Togolais Faure Gnassingbé.

Les chefs d’Etat se pencheront ensuite sur le cadre stratégique, c’est-à-dire les grandes orientations de l’Organisation internationale de la Francophonie pour les huit années à venir. Ils travailleront aussi à l’adoption des neuf résolutions concernant les crises au Mali, en Centrafrique et au Burkina Faso. L’épidémie d’Ebola fera également partie des discussions ainsi que des sujets aussi divers que le numérique ou la santé mère-enfant.

Dimanche matin, ils se retrouveront pour les huis clos consacrés au choix du lieu du prochain sommet en 2016. Il n’y a qu’un seul candidat : Madagascar. Ils discuteront de l’éventuelle adhésion de trois membres observateurs : le Mexique, le Costa Rica et le Kosovo. Le huis clos sur le choix du successeur d’Abdou Diouf est le plus attendu. Pour l’instant, il n’y a toujours pas de consensus sur un nom. Pour la première fois d’ailleurs, les chefs d’Etat pourraient procéder à un vote. RFI

 

 

 Candidature unique. 

« Candidature unique »,  mais « Ballotage favorable » !!! en voilà une belle invention en matière de rhétorique. A mettre dans le Guiness Book.

 

Sommet de la francophonie 2016 – Madagascar en ballotage favorable

Des responsables de l’Organisation internationale de la francophonie à l’ouverture du sommet de Dakar, hier.

29.11.2014 |

On saura qui sera le prochain pays hôte du seizième sommet de l’OIF d’ici dimanche, à l’issue du sommet à Dakar. Madagascar a de grandes chances de le remporter.

C’est bien parti. Ce sont les mots de Clément Duhaime, administrateur de l’organisation internationale de la Francophonie (OIF), questionné sur les chances de Madagascar pour accueillir le seizième sommet de l’OIF prévu en 2016.
Lors d’un entretien, en marge d’un diner d’échange avec les journalistes invités par l’OIF pour la couverture du sommet de l’Organisation qui se tient actuellement à Dakar, l’administrateur délégué a affirmé que Madagas­car avait de fortes chances d’être élu pays hôte du prochain rendez-vous en 2016. « Tel que c’est parti, le prochain sommet se tiendra dans la Grande île », a-t-il déclaré d’un ton optimiste. Un engouement qui résonne dans les travées du sommet.

La désignation du pays hôte de la prochaine réunion des responsables étatiques de l’OIF est à l’ordre du jour de ce quinzième sommet. La candidature de Madagas­car pour 2016 a été annoncée par Solofo Rasoarahona, ambassadeur itinérant de la Grande île, lors de la 92e session du Conseil permanent de la francophonie (CPF), le 27 juin à Paris.

Atouts
Depuis, visiblement, la diplomatie malgache a tenté de mettre toutes les chances de son côté, profitant, notamment de la visite de Clément Duhaime, en août, en réponse à une invitation du gouvernement malgache, pour bétonner sa candidature. Ayant été désigné pour accueillir le sommet en 2010, Madagascar s’est doté des infrastructures pour l’occasion, à savoir, le Centre de conférence internatio­nale(CCI) d’Ivato, l’hôtel cinq étoiles et les villas présidentielles. Si la Grande ile avait raté le coche, pour cause de crise, le complexe d’Ivato est un atout pour sa prétention de 2016.

Par ailleurs, ces derniers jours pourraient avoir été l’occasion pour Madagascar de devancer son concurrent, Haïti. Outre le sommet prévu ce jour et demain, la semaine de la Francophonie a ouvert ses portes depuis lundi. Des travaux qui ont été l’occasion d’intensifier les lobbyings, se sont tenus au niveau ministériel. Depuis lundi, et même avant, Arisoa Lala Razafitrimo, ministre des Affaires étrangères et une équipe de diplomates malgaches se sont employés à une opération de charme en faveur de la Grande ile.

« La présence du président de la République est un atout de plus », a soutenu Clément Duhaime. Pour cause de troubles sociaux faisant rage actuellement en Haïti, son chef d’État et sa délégation ne seront pas présents. Les voix ont couru jeudi qu’Haïti songerait à se retirer de la course. Toutefois, rien d’officiel n’a été communiqué par les responsables de l’OIF jusqu’ici. Quoi qu’il en soit, le verdict sera connu, au plus tard, dimanche. Et Madagas­car est en ballotage favorable.

Garry Fabrice Ranaivoson.  (Source)

AMUSANT et TRISTE à la fois.  « Désigné par la France le 27 Juin à Paris… ».

Lire : CLOTURE DU SOMMET DE DAKAR ET CANDIDATURE DE M/CAR « ACCEPTEE« .

Extrait :  » Le mot de clôture est lu par le Président du Sénégal, monsieur Macky Sall. Sa communication comporte trois points :
– Les recommandations du sommet
– L’élection par consensus de la secrétaire générale
– Le choix du futur pays organisateur du prochain somme, en 2016 : Madagascar… »

 

Notre réponse : La Françafrique est bien vivante. Mais ne sera pas éternelle.

 

Une ministre rwandaise fustige l’attitude de François Hollande à Dakar

 

 

 

http://www.dailymotion.com/video/x2bffjt_une-ministre-rwandaise-fustige-l-attitude-de-francois-hollande-a-dakar_news

 

 

La Francophonie c’est le colonialisme

 

 

 

La Francophonie, un idéal voué à l’échec

27/11/2014 à 17:30 Par Magaye Gaye. Magaye Gaye est directeur général du cabinet de recherche de financement GMCCONSEILS (Dakar, Sénégal).

Au moment où le Sénégal  s’apprête à accueillir le 15e sommet de la Francophonie qui coïncide avec les préparatifs de l’anniversaire de la célébration par le Sénégal du grand résistant anticolonial Cheikh Ahmadou Bamba, il est opportun de s’interroger sur l’importance de la Francophonie et son devenir.

La Francophonie est un nain économique. Sur les 20 pays les plus riches du monde, seuls 2 sont francophones. À ce constat s’ajoutent le déclin progressif de son moteur historique, la France, et le retard considérable accusé par les pays francophones de l’Afrique noire. La France enregistre de faibles taux de croissance, fait face au vieillissement de sa population et à un déficit budgétaire colossal, sans oublier un endettement public hors de proportion (2 000 milliards d’euros). En outre, ce pays subit de plein fouet un discrédit notoire de sa classe politique et de récurrents rappels à l’ordre budgétaire de la Commission de Bruxelles.

Quant aux pays de l’Afrique francophone, ils représentent 8 des 11 pays les plus pauvres au monde, classés par le Pnud. Ils sont dépassés par des États africains anglophones plus responsables et faisant preuve d’une plus grande capacité d’innovation.

Leur retard s’explique par l’inefficacité du modèle post colonial français consistant au maintien des anciennes colonies dans une logique confédérale avec une forte situation de dépendance et d’assistanat. Ces pays sont sans réelle politique monétaire avec un franc CFA arrimé à une devise forte, l’euro, qui les déresponsabilise, hypothèque leur capacité d’exportation et leur développement. Plus de 50 % des réserves en devise (environ 10 000 milliards de FCFA soit 15,2 milliards d’euro en ce moment) sont logés au Trésor français en contrepartie de  la garantie de la convertibilité ne contribuent pas au financement de leur économie.

L’anglais deviendra la seule langue officielle de communication internationale.

Parmi les élites, peu aiment leurs pays et se soucient de leur prospérité. Comment comprendre, l’instrumentalisation des anciens chefs d’État africains (Senghor, Bourguiba et Diori) comme fondateurs de la Francophonie en dehors du principal concerné qu’est la France, à un moment où des enjeux d’unification de l’Afrique et de promotion des langues nationales se posaient avec acuité ?

Comment concevoir que d’anciens chefs d’État du Sénégal de la trempe de Senghor et Diouf aient choisi de s’installer en France après leur départ du pouvoir ? Comment justifier que plus de 50 ans après les indépendances des rues et places publiques africaines portent encore des noms d’anciens colonisateurs ? Il est à rappeler la déclaration irrespectueuse du président Sarkozy, intimant l’ordre aux autorités tchadiennes d’extrader les membres de l’Arche de Zoé pour qu’ils soient jugés en France « quoi qu’ils aient fait ». Au plan diplomatique, la position de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) semble toujours moduler en fonction de celle de la France. Le cas de la crise burkinabè en est un exemple patent.

De notre point de vue, l’anglais deviendra la seule langue officielle de communication internationale. Le monde anglophone fascine par ses valeurs pragmatiques et « responsabilisantes ». En renforçant son positionnement dans de nouveaux métiers d’avenir comme les NTIC, l’anglais représente, dans le subconscient de beaucoup de jeunes, une langue moderne, à la mode, porteuse des valeurs de progrès, d’avenir.

Le poids démographique grandissant des Chinois dans le monde, le rôle important que l’arabe est appelé à jouer à la faveur du retour des valeurs religieuses, et une mondialisation multipolaire qui voit l’émergence des puissances comme le Brésil, la Russie, l’Inde, tous arrimés à l’anglais, devraient amener les Responsables francophones à plus de lucidité.

Tout pays désireux de jouer un rôle important dans les relations internationales doit adopter l’anglais comme langue officielle. Le monde francophone n’anticipe toujours pas cette réalité irréversible, cette montée irrésistible d’une nouvelle génération d’Africains assoiffée de respect et fortement désireuse de tourner la page.
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Ouverture à Dakar du 15e sommet de la Francophonie

AFP Publié le samedi 29 novembre 2014 

International Le 15ème sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) s’est ouvert samedi à Dakar en présence d’une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement qui devront trouver un successeur au Sénégalais Abdou Diouf comme secrétaire général de l’OIF.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par un spectacle musical et théâtral avec la participation notamment de la chanteuse belge – mais d’origine limbourgeoise – Axelle Red, de l’acteur français Charles Berling et de la chanteuse canadienne Diane Dufresne, issus des trois premiers pays contributeurs de la Francophonie.

L’Algérien Khaled, la Française d’origine indonésienne Anggun, la Béninoise Angélique Kidjo et la Sénégalaise Coumba Gawlo Seck ainsi que son compatriote et star internationale Youssou Ndour ont également chanté durant la cérémonie.

Si la capitale sénégalaise, Dakar, était pavoisée aux couleurs des pays de la Francophonie, qui représente 274 millions de locuteurs dans le monde, majoritairement en Afrique, le sommet se tient à une quarantaine de kilomètres de la ville, au Centre international de conférences de Dakar (CICD). Ce centre dernier cri est implanté sur le site de Diamniadio, en pleine campagne, mais à deux pas de la nouvelle autoroute à péage.

Les délégations ont été accueillies en grande pompe par le président sénégalais Macky Sall et Abdou Diouf, un de ses prédécesseurs, qui à 79 ans se retire de la vie publique, après être passés devant deux rangées de cavaliers en uniforme d’apparat rouge vif.

Les participants étaient priés de prendre leur température à l’entrée du centre pour vérifier l’absence de fièvre, l’un des symptômes de la fièvre hémorragique Ebola qui a fait près de 5.700 morts en presque un an, essentiellement dans trois pays proches (le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée).

L’ouverture de ce 15ème sommet, consacré aux femmes et aux jeunes, a été marquée par la passation de relais entre Macky Sall et le président de la République démocratique du Congo (RDCà, Joseph Kabila, hôte du précédent sommet en 2012.

M. Kabila a, dans son discours, lui aussi appelé à donner une dimension plus économique à la Francophonie, au delà de ses réalisations sur le plan culturel, comme la chaîne de télévision TV5.

Le sommet doit trouver un successeur au secrétaire général de l’OIF, l’ex-président sénégalais Abdou Diouf, en poste depuis 2003. Cinq candidats sont en lice et à ce stade aucun ne se détache du lot.

Parmi eux, figurent quatre Africains: l’ex-président burundais Pierre Buyoya, l’ex-Premier ministre mauricien Jean-Claude de Lestrac, le diplomate et écrivain congolais Henri Lopes et l’Equato-Guinéen Agustin Nze Nfumu. L’ancienne gouverneure générale du Canada, Michaelle Jean, d’origine haïtienne, est aussi candidate.

Le sommet de Dakar se tient dans un contexte marqué notamment par la récente révolte populaire au Burkina Faso qui a fait partir le président Blaise Compaoré après 27 ans de pouvoir, mais aussi par la crise Ebola.

Cette épidémie a fait depuis fin 2013 près de 5.700 morts, essentiellement dans trois pays d’Afrique de l’Ouest: Liberia, Sierra Leone et Guinée.

La Belgique est représentée à la fois par le Premier ministre fédéral Charles Michel et par le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte. La Libre.be

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 Madagascar et la francophonie: Le français sur le déclin

La Une
Après-demain, samedi s’ouvre à Dakar (Sénégal) le XVème sommet de la Francophonie. Le chef de l’Etat, Hery Rajaonarimampianina, va dans les prochaines heures s’envoler vers cette métropole de l’Afrique de l’Ouest. Car Madagascar compte parmi les pays francophones, mais la grande question est de savoir si Madagascar est encore francophone.Le français, omniprésent sous la colonisation, a maintenu sa position pendant les premières années de l’indépendance. Survint le mouvement estudiantin de 1972 qui dénonça les séquelles de la colonisation et la persistance de la mainmise de la France sur la vie publique. Dès lors, le sort du français, survivance de la colonisation, était scellé. La Révolution socialiste de 1975 et la malgachisation à outrance portèrent les coups les plus durs au français. Le volume horaire consacré à son apprentissage fut grandement réduit et son coefficient fut rabaissé dans les classes.L’effritement du français fut provisoirement stoppé par le retour à la démocratie en 1992. Conscient, en effet, du désastre causé par une malgachisation mal pensée, le régime de l’époque en revint au français langue d’enseignement. Notamment pour redonner de la cohérence à un système éducatif tronçonné : auparavant, en fait, l’enseignement était dispensé en malgache dans le primaire et le secondaire du premier cycle, puis en français dans les lycées et à l’université. Depuis, le français a connu des hauts et des bas à la faveur de tel ou tel autre régime, mais ne retrouva plus sa splendeur d’antan.Actuellement, on estime que 30% de la population savent le français dans les villes, contre 4 ou 5% dans les zones rurales. Dans les milieux urbains dits « snobs », le français a conservé tout son prestige et est considéré comme un signe de culture, de modernisme et de connaissance. Les parents y envoient leurs enfants dans les écoles « d’expression française », et s’attachent d’ailleurs à faire du français la langue maternelle de leurs rejetons.Par contre, chez le grand public, qui ne peut se payer des écoles huppées, le français est en perdition. On ne s’y donne pas la peine d’apprendre outre mesure le français, d’autant que la tendance est à la malgachisation de la vie publique. Depuis les années 80, les journaux malgachophones ont la cote, et les télévisions et radios, en plein boom, n’offrent pratiquement pas de programmes locaux (par exemple les débats) en français. La langue de Voltaire recule au profit du malgache officiel, devenu la langue de l’administration et de l’éducation. Dans les classes généralement, si le résumé porté dans le cahier est en français, les explications sont données en malgache. Dans certaines matières d’ailleurs, comme la philosophie, la rédaction en malgache est autorisée.En tout cas, on constate une baisse générale du niveau de la connaissance du français, chez les élèves mais surtout chez les enseignants. La défection pour le français tient à trois facteurs. D’abord, le caractère trop difficile de cette langue dont l’apprentissage exige beaucoup de temps et beaucoup d’effort. Notons que, selon une étude de l’Unesco, le français compte parmi les dix langues les plus difficiles du monde. Ensuite, la perte d’influence de Paris, les apprenants se tournant vers l’anglais ou même le chinois qui semblent être les langues de la mondialisation. Enfin, la France ayant verrouillé son territoire même aux étudiants des ex-colonies d’Afrique, les jeunes sont de plus en plus attirés par les pays non francophones.Les choses étant ce qu’elles sont, on considère comme un pas en arrière le fait d’avoir éliminé l’anglais de nos langues officielles, lors de l’élaboration de l’actuelle Constitution en 2010.A. R. LGDI

 

Sénégal: les langues nationales font leur entrée au Parlement

media Cérémonie d’inauguration du système de traduction simultanée à l’Assemblée nationale du Sénégal, le 2 décembre 2014. RFI/Carine Frenk

Deux jours après le sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie à Dakar (OIF), les langues locales font leur entrée à l’Assemblée nationale sénégalaise. Un système de traduction simultanée a été inauguré le mardi 2 décembre 2014.

Au Sénégal, un député sur trois, pour ne pas dire un sur deux, ne parle pas du tout le français ou ne le maîtrise pas suffisamment, or le français reste la langue de travail. Dans l’hémicycle, les députés pourront désormais s’exprimer en wolof, en diola, en malinké, en pular, en sérère, en soninké ou en français.

Pour Moustapha Niasse le président de l’Assemblée nationale, cela ne veut pas dire que les députés ne parleront plus en français : « Vous avez vu que j’ai fait mon discours en français. Tous les documents écrits continueront d’être en français. Le français n’est pas une langue exclusive des autres. C’est l’osmose entre les sept langues qui constitue l’innovation ».

Boîte de Pandore ?

Et à la question de savoir si ce n’est pas ouvrir la boîte de Pandore ou faire entrer le loup dans la bergerie, Moustapha Niasse est catégorique : « Les langues nationales ne sont pas des loups ! Les langues nationales sont d’abord la base de notre patrimoine culturel avant même la langue française ! Mais la langue française ne peut pas être gênée par nos langues nationales, mais ne doit pas non plus gêner nos langues nationales ».

Une fois n’est pas coutume, même l’opposition est d’accord. Modou Diagne Fada président du groupe libéral : « Ce n’est pas parce qu’on ne comprend pas le français qu’on ne doit pas être élu député. La Francophonie vient de se passer dans notre pays. C’est important, le français constitue la langue internationale de référence au Sénégal ».

Ce système d’interprétation a coûté 450 000 euros, 300 millions de francs CFA, et il a été financé non point par la France mais par l’Union européenne (UE).

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Mais pour qui elle se prend, la langue française ?

Contribution lecteur Publié le samedi 29 novembre 2014

Opinions

Une opinion de Nancy Huston, romancière canadienne, elle vit en France depuis trente ans. Prix Femina 2006 pour « Lignes de faille », elle vient de publier « Bad Girl, classes de littérature » chez Actes Sud.

Trente-cinq chefs d’Etat et de gouvernement sont réunis ce week-end à Dakar pour le sommet de la Francophonie. Mais le français ne fait pas l’unanimité. Arrogant, fier, guindé, agressif, il est temps qu’il descende de son piédestal et se laisse assouplir par les rythmes venus d’ailleurs… (La suite, La Libre.be)

 

La charte de l’impérialisme/servitude… les fondements de l’apartheid, du colonialisme, de la françafrique.

Madagascar-Afrique. La présente « charte » a été élaborée à Washington pendant la « traite négrière », ensuite discrètement négociée à la « conférence de Berlin en 1885 » pendant que les puissances Occidentales se partageaient l’Afrique ; renégociée secrètement à Yalta au moment du partage du monde en deux blocs après la deuxième guerre mondiale et pendant la création de la « Société des Nations », l’ancêtre de l’« ONU ». Source : « Musée de Tervuren [*]

I. DISPOSITION GÉNÉRALE

Article 1° : De la Devise : – Devise  de  l’impérialisme : Gouverner le monde et contrôler les richesses de la planète ; Notre politique est de diviser pour mieux régner, dominer, exploiter et piller pour remplir nos banques et faire d’elles les plus puissantes du monde.

Article 2° : Aucun pays du tiers-monde ne constitue un Etat souverain et indépendant.

Article 3° : Tout pouvoir dans les pays du tiers-monde émane de nous, qui l’exerçons par la pression sur les dirigeants qui ne sont que nos marionnettes. Aucun organe du tiers-monde ne peut s’en attribuer l’exercice.

Article 4° : Tous les pays du tiers-monde sont divisibles et leurs frontières  déplaçable selon notre volonté. Le respect de l’intégrité territoriale n’existe pas pour le tiers-monde.

Article 5° : Tous les dictateurs doivent mettre leurs fortunes dans nos banques pour la sécurité de nos intérêts. Cette fortune servira des dons et crédits accordés par nous comme assistance et aide au développement aux pays du tiers-monde.

II. DU RÉGIME  POLITIQUE

Article 6° : Tout pouvoir et gouvernement établi par nous est légal, légitime et démocratique. Mais tout autre pouvoir ou gouvernement qui n’émane pas de nous est illégal, illégitime et dictatorial, quelle que soit sa forme et sa légitimité.

Article 7° : Tout pouvoir qui oppose la moindre résistance à nos injonctions perd par le fait même sa légalité, sa légitimité et sa crédibilité. Il doit disparaître.

III. DES TRAITES  ET  DES  ACCORDS

Article 8° : On ne négocie pas les accords et les contrats avec les pays du tiers-monde, on leur impose ce qu’on veut et ils subissent notre volonté.

Article 9° : Tout accord conclu avec un autre pays ou une négociation sans notre aval est nulle et de nul effet.

IV. DES DROITS  FONDAMENTAUX

Article 10° : Là où il ya nos intérêt, les pays du tiers-monde n’ont pas de droit, dans les pays du sud, nos intérêts passent avant la loi et le droit international.

Article 11° : La liberté d’expression, la liberté d’associations et les droit de l’homme n’ont de sens que dans le pays où les dirigeants s’opposent à notre volonté.

Article 12° : Les peuples du tiers-monde n’ont pas d’opinion ni de droit, ils subissent notre loi et notre droit.

Article 13° : Les pays du tiers-monde n’ont ni culture ni civilisation sans se référer à la civilisation Occidentale.

Article 14° : On ne parle pas de génocide, de massacre ni des « crimes de guerre » ou des « crimes contre l’humanité» dans les pays où nos intérêt sont garantis. Même si le nombre des victimes est très important.

V. DES FINANCES PUBLIQUES

Article 15° : Dans les pays du tiers-monde, nul n’a le droit de mettre dans leurs  banques un plafond d’argent fixé par nous. Lorsque la fortune dépasse le plafond, on la dépose dans l’une de nos banques pour que les bénéfices retournent sous forme des prêts ou d’aide économique au développement en espèce ou en nature.

Article 16° : N’auront droit à l’aide précitée, les pays dont les dirigeants font preuve d’une soumission totale à nous, nos marionnettes  et nos valets.

Article 17° : Notre aide doit-être accompagnée des recommandations fortes de nature à empêcher et briser toute action de développement des pays du tiers-monde.

VI. DES TRAITES  MILITAIRES

Article 18° : Nos armées doivent être toujours plus fortes et plus puissantes que les armées des pays du tiers-monde. La limitation et l’interdiction d’arme des destructions massive ne nous concerne pas, mais les autres.

Article 19° : Nos armées doivent s’entraider et s’unir dans la guerre contre l’armée d’un pays faible pour afficher notre suprématie et se faire craindre par les pays du tiers-monde.

Article 20° : Toute intervention militaire a pour objectif de protéger nos intérêts et ceux de nos valets.

Article 21° : Toute opération d’évacuation des ressortissants des pays Occidentaux cache notre mission réelle, celle de protéger nos intérêts et ceux de nos valets.

VII. ACCORDS INTERNATIONAUX

Article 22° : L’ONU est notre instrument, nous devons l’utiliser contre nos ennemis et les pays du tiers-monde pour protéger nos intérêts.

Article 23° : Notre objectif est de déstabiliser et détruire les régimes qui nous sont hostiles et installer nos marionnettes sous la protection de nos militaires sous la couverture des mandats des forces de l’« ONU ».

Article 24° : Les résolutions de l’« ONU » sont des textes qui nous donnent le droit et les moyens de frapper, de tuer et de détruire les pays dont les dirigeants et les peuples qui refusent de se soumettre à nos injonctions sous la couverture des résolutions du Conseil de Sécurité de l’« ONU ».

Article 25° : Notre devoir est de maintenir l’Afrique et d’autres pays du monde dans le sous-développement, la miser, la division, les guerres, le chaos pour bien les dominer, les exploiter et les piller a travers les « Missions » de «Nations-Unies ».

Article 26° : Notre règle d’or est la liquidation physique des leaders et dirigeants nationalistes du tiers-monde.

Article 27° : Les lois, les résolutions, les cours et tribunaux des « Nations-Unies » sont nos instruments de pression contre les dirigeants et les leaders des pays qui défendent les intérêts de leurs peuples.

Article 28° : Les dirigeants des puissances Occidentales ne peuvent être poursuivis, arrêter ni incarcérer par les cours et tribunaux de l’« ONU », même s’ils commettent des « crimes de guerre », de « génocide » ou des « crimes contre l’humanité ».

NOTE : [*] À Tervuren se trouve le « Musée royal de l’Afrique centrale », Tervuren (anciennement Tervueren et également en français) est une commune néerlandophone de Belgique située en Région flamande dans la province du Brabant flamand. C’est la seule commune périphérique de la Région de Bruxelles-Capitale à être située dans l’arrondissement de Louvain (les autres sont situées dans l’arrondissement de Hal-Vilvorde). Elle compte environ 20 600 habitants.

LA CHARTE DE L’IMPÉRIALISME 3 La charte de l’impérialisme: Voici le document exclusif élaboré à Washington en pleine traite négrière et négocié à la conférence de Berlin en 1885, mediaafrik.com blue La charte de l’impérialisme: Voici le document exclusif élaboré à Washington en pleine traite négrière et négocié à la conférence de Berlin en 1885, mediaafrik.com

La charte de l’impérialisme élaborée à Washington en pleine traite négrière, puis ensuite négociée à la conférence de Berlin en 1885 autour du partage du gâteau africain a quelque chose à voir avec la Cour Pénale Internationale aujourd’hui.

Aussi à Yalta, fut-elle renégociée secrètement au moment d’un autre  partage du monde en deux blocs. A peine deux siècles après sa mise sous fonts baptismaux que les pontes issues de  la double conférence, de Berlin et Yalta, respectivement en SDN (Société Des Nations) et l’ONU (Organisation des Nations Unies), la situation des pays du tiers monde  et la mentalité des impérialistes occidentaux n’ont véritablement pas évolué.

Ainsi, cette charte se déclinera-t-elle en 28 articles d’un cynisme sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Au demeurant,  nous mettrons pour l’heure un zoom sur l’article premier d’une série de 28 articles qui seront examinés de près au cours d’une succession d’analyses.  Les dispositions générales sont composées de cinq articles, dont le premier est libellé comme suit: « De la devise : de l’impérialisme : gouverner le monde et contrôler les richesses de la planète. Notre politique est de diviser pour mieux régner, dominer, exploiter et piller pour remplir nos banques  et faire d’elles les plus puissantes du monde ».

Ainsi verrons-nous les différents actes qui  motivent leurs besoins effrénés de suprématie sur le monde entier et comment effraient-ils les pays pauvres avec la CPI en remplissant et rendant fortes leurs institutions financières. Une véritable administration terrestre qui ne dit pas son nom est celle établie secrètement par l’occident pour s’approprier tous les biens de ce monde et dominer tous les hommes qui ne sont de leur race.

En quelque sorte une copie satanique de l’administration saine voulue par Dieu le créateur de l’univers. En installant leur décor dont seuls ils ont le secret, les occidentaux affichent désormais leur mépris pour toutes espèces humaines ne leur ressemblant pas et qui osent les défier dans leur cheminement impérialiste. Les faits qui expliquent leurs actes sont légion.

D’aucuns ont qualifié l’assassinat de Patrice Lumumba au Congo-belge en 1961 de fait banal. Or en réalité ce fut le premier Africain qui avait véritablement défié ce « gouvernement du monde » en affirmant en face du roi belge que le Congo traiterait d’égal à égal désormais avec la Belgique, pays souverain comme le Congo. Et retenez bien que c’est la CIA (Central Intelligence Agency) par le truchement de l’ambassadeur américain au Congo, Timberlay qui avait manigancé et ordonné l’arrestation et la mise à mort de Lumumba par les forces onusiennes sous ordres américain.

Après lui, Kwamé N’krumah lui aussi était victime de ce gouvernement mondial pour avoir fait montre d’une gestion rationnelle du Ghana au point que le pays était en passe de se passer des aides sataniques du fonds monétaire international et de la banque mondiale. Ces deux banques, organes de pression sur les pays pauvres ont été sévèrement dénoncés en 1986 par Thomas Sankara les qualifiant de « structures de conception de la pauvreté africaine ». La suite on la connait. Sur ordre de ses maitres, Félix Houphouet-Boigny de Côte d’Ivoire mit en marche le plan de suppression physique du jeune capitaine trop dérangeant. Ce fut chose faite en octobre 1987, installant l’homme de leur réseau, Compaoré, au pouvoir au Burkina Faso.

Leurs récentes victimes en Afrique sont Kadhafi et Gbagbo. Car Kadhafi a posé deux actes majeurs pour l’émergence de l’Afrique. Le satellite Africain RASCOM1 et le fonds monétaire africain. Le satellite permettrait de baisser les couts des communications et ferait perdre 500 millions de dollars que l’Europe encaisse jusqu’aujourd’hui par an sur les conversations téléphoniques même à l’intérieur du même pays africain, pour le transit des voix sur les satellites européens comme Intelsat.

L’autre acte c’est d’établir la mouture du fonds monétaire africain. C’est ce fonds qui enrayerait les effets négatifs des banques occidentales qui a précipité son assassinat par les forces de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord), une armée occidentale coalisée pour mettre hors d’état de nuire tout Etat pauvre ou un président du tiers monde s’opposant à l’impérialisme occidental. Malheureusement le président Gbagbo leur a déclaré la guerre en demandant le démantèlement et le rapatriement des bases militaires onusiennes et françaises en décembre 2010 du sol ivoirien. Ce crime de lèse-majesté ne lui sera jamais pardonné. Koné Katina, ministre du budget sous Gbagbo, soutient que la côte d’ivoire voudrait sortir du colonialisme financier, raison pour laquelle elle projetait de créer une monnaie commune avec le voisin ghanéen. Selon lui,  ces deux pays détiennent plus de 60% de la production mondiale du cacao. Ce qui a poussé la même armée occidentale coalisée à bombarder tout le pays et même la résidence officielle de Gbagbo, à la grande satisfaction des occidentaux et leurs suppôts. Son internement à la CPI aujourd’hui n’est que l’exécution logique de la charte occidentale qui méprise tout homme opposé à leurs intérêts.

Désormais la formule toute trouvée pour décourager les pays pauvres de s’opposer à leurs intérêts c’est la Cour Pénale Internationale.

La tactique c’est de fomenter des tueries dans les nations du tiers monde où leurs intérêts sont menacés, faire intervenir leur armée coalisée et arrêter les leaders, s’ils ne sont pas tués, qui luttent pour l’affranchissement de leur pays. Pour ce faire les impérialistes suscitent des opposants fantoches qu’ils arment pour créer la chienlit dans tout le pays. Cette tactique a été appliquée en Côte d’Ivoire de 2002 à 2011. D’abord, ils profitent du cafouillage pour voler et piller les ressources minières du pays. Ce sont ces mêmes occidentaux, auteurs d’embargo sur l’or, le diamant, le manganèse, le binôme cacao-café…ivoiriens transitant par le Burkina Faso arrière base de déstabilisation devant satan  qui sont les premiers acheteurs de ces matières premières interdites.

C’est vraiment en divisant conformément à leur charte qu’ils règnent, exploitent, pillent et remplissent leurs banques les rendant puissantes (FMI,BM,club de paris…). Aujourd’hui la CPI n’est qu’une tactique très raffinée de ce manège datant plus de cent ans. Vivant sur des sols et sous-sols pauvres, les occidentaux ont en mémoire leur triste passé fait de misère extrême en telle enseigne que dès le 15e siècle, ayant acquis le savoir chinois en armement leur conférant une suprématie certaine,  ils avaient cherché des contrées pour apporter des bouées de sauvetage à leur grande pauvreté.

De Christophe Colomb (génocidaire de plus d’un million de Taïnos-mayas) au gouverneur Angoulvant(génocidaire des ivoiriens au début du 20ème siècle) l’objectif est resté inchangé : exterminer les indigènes pour s’approprier leurs richesses. De nos jours le pétrole de Benghazi en Lybie leur revient gratuitement comme butin de guerre après leur forfait commis sur Kadhafi. De même Gbagbo à la CPI c’est à cœur joie que les français et américains s’adonnent au pillage des richesses ivoiriennes.

Pour preuve, la grande misère sévit en ce moment même en Côte d’Ivoire malgré la disposition de l’entièreté du territoire et les promesses de pluies de milliards de francs par Ouattara aux ivoiriens. La charte de l’impérialisme reste sans conteste la matrice d’action des pays occidentaux dans des contrées qu’ils qualifient eux-mêmes de tiers monde. C’est elle qui justifie les crimes de sang et crimes économiques qu’ils ne cessent de commettre çà et là. Des femmes et des enfants impunément massacrés en Afghanistan, en Lybie, en Côte d’Ivoire… ne pourront jamais constituer de crimes contre l’humanité. Puisqu’ils ne font pas partie de la race que la charte de l’impérialisme protège. Et d’ailleurs la CPI n’est pas faite pour les occidentaux. Comme il serait saugrenue de déporter un leader du tiers monde aujourd’hui d’une colonie à l’autre, cf. Samory Touré(Gabon), Behanzin(aux Antilles), Aniaba, roi Abouré(Togo), déportation des résistants Abbeys(Congo et Centrafrique), la CPI devient la forme raffinée de l’application de la charte de l’impérialisme. Et le FMI et la banque mondiale, usuriers et vampires des richesses du tiers monde.

Claude Fernando Ayewa

 Source: moacinter

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http://mediaafrik.com/la-charte-de-limperialisme-voici-le-document-exclusif-elabore-a-washington-en-pleine-traite-negriere-et-negocie-a-la-conference-de-berlin-en-1885/  1004369789.png

La Francophonie (Sommet-Dakar), la soeur ainée de la Françafrique. Lettre ouverte aux chefs d’Etat…

Le 15e Sommet de la Francophonie se déroule à Dakar du 29 au 30 novembre. Les chefs d’État et de gouvernement de l’OIF se réunissent pour définir les prochaines orientations de la Francophonie, statuer sur l’admission de nouveaux pays membres et élire le prochain Secrétaire général de la Francophonie. Cinq candidats sont en lice pour succéder à l’ancien président sénégalais Abdou Diouf à la tête de l’OIF. L’ancienne gouverneure générale du Canada d’origine haïtienne, Michaelle Jean, qui a effectué une campagne ambitieuse, figure parmi les favoris mais une règle non écrite veut que le secrétaire général soit une personne du Sud. Certains estiment même que le poste doit rester une chasse gardée africaine, alors que de nombreux responsabilités de haut niveau sont occupés par des gens du Nord. Également candidats, l’écrivain congolais Henri Lopes, déjà candidat au poste par le passé, et l’ancien ministre des Affaires étrangères de l’île Maurice, Jean-Claude de l’Estrac, pourraient bénéficier de cette tradition. Basée à Paris, l’OIF compte une soixantaine de membres, en majorité issus du continent africain, et 20 observateurs. RO avec AFP   1004369789.png

L’Afrique tient en son avenir celui de la Francophonie. Ici et maintenant, nous prenons l’engagement solennel de rendre la Francophonie plus agissante et plus porteuse de cohésion en renforçant notre solidarité avec la jeunesse et les peuples de ce continent, dont le développement concerne l’humanité tout entière. (Déclaration des chef d’Etat-Kinshasa, 23/1410/2012). 1004369789.png

Francophonie : instrument de survivance de l’hégémonie d’une France en pleine Faillite

LETTRE  OUVERTE AUX CHEFS D’ETAT  ET DE GOUVERNEMENT AFRICAINS  MEMBRES ET/OU INVITES  AU 15ème SOMMET DE LA FRANCOPHONIE  DU 29 AU 30 NOVEMBRE 2014 DAKAR-  SENEGAL

Objet : Francophonie : Instrument de Survivance de l’Hégémonie d’une  France en pleine Faillite

Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,

Du 29 au 30 novembre 2014, vous prendrez  certainement part  à Dakar au Sénégal au 15ème  Sommet de la Francophonie. Je dis « vous prendrez  certainement part », parce que pour nombre  d’entre vous, c’est une quasi obligation puisque le Président français  y sera présent. Il est reconnu que sa participation à un Sommet de cette nature implique pratiquement et malheureusement  la vôtre. Nous pensons que pour la dignité et l’honneur des peuples que vous  représentez, cette perception que vous avez  de la France devrait changer. Et même cesser. La  France est la cause principale de la pauvreté, de la misère et des guerres en Afrique noire dite francophone. Alors cessez de courir dès qu’un Chef d’Etat  français ou un Ministre de ce pays prend part à une Rencontre en Afrique ou ailleurs. Cela ne nous apporte rien du tout .Au contraire.

LA FRANCOPHONIE : DERNIER ARTIFICE  ET D’ILLUSION DE PUISSANCE D’UNE  France EN DEROUTE :

Afin de rafraîchir  la mémoire des Africains sur la Francophonie (cet archaïsme, j’allais dire « ce petit machin » sur lequel la France s’accroche aujourd’hui pour se faire de la contenance,  entretenir de faux airs de suffisance et d’illusion de puissance), il  paraît fondamental de remonter aux origines de l’imposition  de la langue française et de son institutionnalisation aux colonies d’Afrique et assimilés.

Aux  origines de  la Francophonie se trouve la « CONFERENCE AFRICAINE FRANÇAISE DE  BRAZZAVILLE » qui s’était tenue du 31 janvier au 06 février 1944 dans la  capitale de l’Afrique  équatoriale française. Elle fut conçue, élaborée et présidée par le Général de Gaulle dans la perspective de la fin de la 2ème Guerre  Mondiale. Conférence  coloniale au cours de laquelle (contrairement à ce que les médias français jusqu’à ce jour font croire) aucun Africain n’avait pris part et à l’issue de laquelle les Autorités françaises mirent sur pied toute l’architecture institutionnelle  (diplomatique, stratégique  et militaire, économique et monétaire  notamment Zone Franc, Compte d’opérations, culturelle  dont l’obligation d’enseigner la langue française dans toutes les écoles privées et publiques des colonies et assimilés). Instrument à partir duquel plus de 70 années après, la France continue  maintenir l’Afrique noire dans les ténèbres de l’esclavage, du pillage , de la prédation et du brigandage monétaire et  économique systématique.

Déjà à l’inauguration de cette Conférence coloniale (dont  j’invite les Africains à prendre connaissance  des  résolutions qui restent d’une brûlante actualité en 2014), le Général de Gaulle avait précisé «  les fins de l’œuvre de civilisation accomplie par la France dans les colonies, écartent toute idée d’autonomie, toute possibilité d’évolution hors du bloc français, de constitution éventuelle même  lointaine de self-government dans les colonies est à écarter »(lire Laurent Gbagbo : Réflexions sur la Conférence de Brazzaville, Editions  Clé 1978, Yaoundé, p.29.En effet, c’est au cours de  ces assises que dans la première Partie des Résolutions adoptées et intitulées « Organisation politique de l’Empire  Français », en son chapitre D  consacré à l’Enseignement, que la langue française comme outil et instrument de la perpétuation de l’hégémonie française en Afrique a été imposée.

Cette résolution stipule que « l’enseignement doit être donné obligatoirement en langue française, l’emploi des dialectes locaux parlés est absolument interdit aussi dans les écoles privées que publiques » (Laurent  Gbagbo op.cit p.74).L’on ne doit aucunement pas perdre de vue que l’Enseignement a toujours été  une arme privilégiée entre les mains du colonisateur. D’une part, il permet de dégager rapidement une élite pour en faire l’auxiliaire de la colonisation aux plans idéologique, politique et économique ; d’autre part, elle  permet à l’administration coloniale de  pratiquer le génocide culturel sur une vaste échelle, qui est un prélude à la confiscation de la pensée et de l’histoire des peuples soumis.

Aussi, disons-nous aux Chefs d’Etats africains que continuer à faire croire à vos peuples  que la France et la Francophonie constituent des horizons irremplaçables  ou des leviers pour l’émergence que les médias (publics comme privés)  ressassent à longueur de semaines est une supercherie et une atteinte à notre identité culturelle pour laquelle de millions d’Africains, jeunes et moins se battent tous les jours.

L’Afrique et la Francophonie

Au cœur de la Francophonie, se trouve d’abord et avant tout, l’Afrique Noire dite francophone. Victime expiatoire de la faillite et du parasitisme économique et financier de la France, cette zone d’Afrique reste  celle  sur laquelle  ce pays tente désespérément de s’appuyer  afin d’endiguer son déclin  multidimensionnel. Son élargissement aux Etats comme le Qatar (pour des raisons  mafieuses et financières) ou à l’Albanie et même aux Etats Baltes (nord de l’Europe) ou à la Macédoine ne doit pas tromper les Africains. L’essentiel du potentiel de la Francophonie se trouve en  Afrique Noire et non ailleurs. A titre d’illustration, le premier pays francophone au monde en termes de locuteurs se  trouve être  la  République  Démocratique du Congo(RDC) avec  plus de 75millions d’habitants. C’est pour laquelle, plusieurs mois avant la tenue de ce 15ème  Sommet , la Présidence française a commandé (comme d’habitude) une  étude sous la direction de M  Jacques  Attali : l’ex-Conseiller Spécial de M  François  Mitterrand  dénommée  « Rapport  Attali »et intitulé « Le Potentiel sous-estimé de la Francophonie au service de la France et à son rayonnement dans le monde ».

Dans ce  Rapport, Mr.  Attali  a  précisé  au cours d’une  émission sur TV5 MONDE Moyen-Orient  le30/08/2014 que « la Francophonie constitue la dernière soupape de sécurité, une bouée de sauvetage susceptible d’endiguer le déclin de plus en plus visible et palpable du rayonnement de la France dans le monde. Les  Chefs d’Etat africains qui prennent de plus en plus des initiatives aux plans culturel, économique et financier  pour s’éloigner de la France devraient être  rappelé à l’ordre au cours de ce Sommet ».Voilà qui est clair. Dans ce Rapport, M  Attali parle essentiellement, presqu’exclusivement de l’Afrique à l’instar du Rapport Védrine de décembre 2013(« chef d’œuvre et bréviaire » de la recolonisations de l’Afrique).

A ce sujet, le Ministre français des Affaires Etrangères : Laurent  Fabius (faucon des faucons, farouche partisan de l’interventionnisme et du militarisme français en Afrique)  a réuni  les  Présidents des  Réseaux Associatifs, des ONG, des barbouzes et autres  lobbies homosexuels aux fins de monter des stratégies en direction des Chefs d’Etat  africains pour leur  faire passer des messages de «  fermeté et de chantage » contre quiconque tenterait de s’éloigner de la nouvelle politique que Paris entend mettre en œuvre en Afrique. Voilà les véritables ressorts qui sous-tendent  la Francophonie telle que perçue par la France  en 2014. L’Algérie, curieusement, bien qu’étant une  ex-colonie  française qui a compris très tôt les duperies de la France, ne fait pas partie de cette histoire de Francophonie. Donc acte.

En clair, comme  le disait la romancière  Maryse Condé  il ya quelques années « la Francophonie c’est l’Impérialisme français qui  agonise et qui a peur de mourir et qui cache son nom ». Le Sommet de Dakar de 2014 entre dans ce registre, c’est-à-dire une rencontre  porteuse de mauvais messages et des signaux inquiétants  pour les Africains. Comment peut-il en être autrement quand  M  Attali, à la conclusion de son Rapport  termine son propos en ces termes « la concurrence que les langues locales en Afrique livrent désormais à la langue française est un péril grave pour notre pays et notre rayonnement dans le monde. C’est une menace à prendre très au sérieux ».

Aux Chefs d’Etats  africain  dits francophones, nous leur disons une fois de plus d’être à l’écoute de leurs peuples ; c’est la seule vraie, unique  et ultime arme entre leurs mains, quand les Charognards et Prédateurs occidentaux tenteront de les humilier ou les débarquer. Arrêtez de courir derrière ce serpent de mer qu’est cette Francophonie à partir de laquelle la France tire les ficelles, légitime et légalise son imposture en Afrique. Vous avez  été témoins du rôle de cette Francophonie  quand son Secrétaire Général, M Abdou Diouf (que les medias rendent curieusement et injustement  hommage) à demandé à la France d’intervenir militairement en Côte d’Ivoire contre le Président Laurent Gbagbo.  A chacune de vos rencontres avec les Autorités françaises, faites leur comprendre que les Africains réclament la fin de la zone Franc,  la suppression du Compte d’opération, le démantèlement  des bases militaires de leurs territoires et la considération de l’homosexualité comme un crime contre l’humanité et l’espèce humaine.

Un Message spécial au Président camerounais Paul Biya :

 Monsieur le Président,

Les Africains sont  au courant des pressions multiformes que les réseaux mafieux  françafricains  exercent sur vous au sujet de  AFRIQUE MEDIA,  LA CHAINE  PANAFRICAINE pour sa fermeture .Nous disons un seul mot, RESISTEZ  NOUS SOMMES AVEC VOUS.

Armand  Roger Biloa  Mballe

Pour le Sphinx  Hebdo

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CHRONOLOGIE

Les principaux faits marquants de l’histoire de la Francophonie.
Date Lieu Événements
1880 Invention du terme « francophonie » par le géographe français Onésime Reclus (1837-1916)
1926 Naissance de la première association francophone : l’association des écrivains de langue française (Adelf)
1950 Naissance de l’Union internationale des journalistes et de la presse de langue française
1955 Création de la Communauté des radios publiques de langue française (CRPLF)
1960 La Confemen, la Conférence des ministres de l’éducation nationale des pays francophones, est la première institution francophone à voir le jour
1961 Création de l’Association des universités partiellement ou entièrement de langue française (AUPELF)
1967 Constitution de l’Association internationale des parlementaires de langue française (AIPLF)
1968 L’ AIPLF adopte une résolution concernant la création d’une agence de coopération francophone
1969 Création de la Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports des pays francophones (Confejes)
20 mars 1970 Niamey (Niger) Naissance de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT)
1970 Jean-Marc Léger est le premier Secrétaire général de l’ACCT. Il le restera jusqu’en 1973
1971 Lomé (Togo) Conférence des ministres francophones de la Fonction publique
22 janvier 1972 Inauguration de l’Ecole internationale de Bordeaux (EIB)
1973 Bamako (Mali) Conférence des ministres francophones de la Coopération
1974 L’aide à la circulation du spectacle vivant est initiée avec le festival « Francofête » à Québec
1974 Dankoulodo Dan Dicko, Secrétaire général de l’ACCT jusqu’en 1981
1975 Lancement du Programme spécial de développement (PSD)
1977 Luxembourg Conférence des ministres francophones de la Politique scientifique
1978 Ndjamena (Tchad) Conférence des ministres francophones de l’Artisanat
1978 Création du Conseil international des radios télévisions d’expression française (CIRTEF)
Novembre 1978 L’ACCT est admise comme observateur aux Nations unies
1979 Création de l’Association internationale des maires francophones
1980 Paris (France) Conférence des ministres francophones de la Justice
1981 Paris (France) Conférence des ministres francophones de l’Agriculture
1981 Cotonou (Bénin) Conférence des ministres francophones de la Culture
1982 François Owono-Nguema, Secrétaire général de l’ACCT jusqu’en 1985
1983 Yamoussoukro (Côte d’Ivoire) Conférence des ministres francophones de la Recherche scientifique et de l’Enseignement supérieur
1984 Naissance de la chaîne TV5, principal vecteur de la Francophonie dans le monde
1985 Le Caire (Égypte) Conférence des ministres francophones de la Communication
29 novembre 1985 Paris (France) Naissance de la Conférence internationale des Barreaux de tradition juridique commune (CIB)
17-19 février 1986 Versailles (France) Ier Sommet de la Francophonie
1986 Bénin Inauguration du premier Centre de lecture et d’animation culturelle (CLAC) de l’OIF
1986 Paul Okumba D’Okwatsgue, Secrétaire général de l’ACCT jusqu’en 1989
1986 Naissance du Réseau pour l’éducation nutritionnelle en Afrique (RENA), né d’un protocole d’accord entre l’ACCT et l’Université de Liège.
2-4 septembre 1987 Québec (Québec-Canada) IIe Sommet de la Francophonie
1987 Fonds de soutien à la création radiophonique ou télévisuelle francophone
1988 Création de l’Institut de l’énergie et de l’environnement de la Francophonie (IEPF)
1988 Création de TV5 Québec-Canada
1988 Création du Fonds francophone de production audiovisuelle du Sud
20 mars 1988 La Journée internationale de la Francophonie est instituée
24-26 mai 1989 Dakar (Sénégal) IIIe Sommet de la Francophonie
8 juillet 1989 Casablanca et Rabat (Maroc) Les 1ers Jeux de la Francophonie réunissent 1 700 participants venus de 38 pays
1989 Paris (France) 2e Conférence des ministres francophones de la Justice
1990 Liège (Communauté française de Belgique) 2e Conférence des ministres francophones de la Culture
1990 L’écrivain et journaliste québécois Jean-Louis Roy est nommé Secrétaire général de l’ACCT. Il effectue deux mandats jusqu’en 1997
19-21 novembre 1991 Paris (France) IVe Sommet de la Francophonie
1991 Naissance de TV5 Afrique
1991 Tunis (Tunisie) Conférence des ministres francophones chargés de l’Environnement
27 Septembre-11 octobre 1992 Roumanie L’OIF envoie sa première mission d’observation d’un processus électoral
1992 Montréal (Québec – Canada) Conférence des ministres de l’Education de l’ensemble des pays ayant en partage l’usage du français
1992 Mise en place de la Banque internationale d’informations sur les Etats francophones (BIEF)
29 Mars au 1er avril 1993 Abidjan (Côte-d’Ivoire) 1er Marché des arts du spectacle africain (Masa)
16-18 octobre 1993 Grand-Baie (Maurice) Ve Sommet de la Francophonie
« L’unité dans la diversité »
1993 31 OING partenaires de la Francophonie
1993 Dakar (Sénégal) Conférence des ministres francophones chargés de l’Enfance
30 octobre 1995 Le Caire (Égypte) 3e Conférence des ministres francophones de la Justice
2-4 décembre 1995 Cotonou (Bénin) VIe Sommet de la Francophonie
9-21 mai 1997 Montréal (Québec – Canada) Conférence des ministres chargés des Inforoutes
14-16 novembre 1997 Hanoï (Viet Nam) VIIe Sommet de la Francophonie
Boutros Boutros-Ghali devient le premier Secrétaire général de l’OIF.
Janvier 1998 Le Belge francophone Roger Dehaybe est nommé Administrateur général de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie. Il exercera deux mandats, jusqu’en 2005.
1998 Création du Fonds d’appui à la presse francophone du Sud et du réseau Médiaf
Mai 1998 Bamako (Mali) Assises de la formation professionnelle et technique
4-5 Décembre 1998 Bucarest (Roumanie) La 12e Conférence ministérielle de la Francophonie adopte l’appellation d’Organisation internationale de la Francophonie (OIF)
18 décembre 1998 L’OIF devient observateur auprès des Nations Unies
3-5 septembre 1999 Moncton (Canada-Nouveau-Brunswick) VIIIe Sommet de la Francophonie
14-15 avril 1999 Monaco Conférence des ministres de l’Economie et des Finances
2000 Programme de Mobilité des jeunes dans l’espace francophone (PMJ)
4-5 février 2000 Luxembourg Conférence des femmes de la Francophonie
3 novembre 2000 Bamako (Mali) Symposium international sur les pratiques de la démocratie, les droits et les libertés dans l’espace francophone. Adoption de la « Déclaration de Bamako » sur la démocratie.
20-21 juin 2001 Cotonou (Bénin) 3e Conférence ministérielle sur la Culture. Adoption de la « Déclaration de Cotonou » sur la diversité culturelle
20-21 mars 2001 Paris (France) Colloque « Trois espaces linguistiques face aux défis de la mondialisation ». Lancement du dialogue entre la Francophonie et les grandes aires linguistiques internationales.
Novembre 2001 Remise du premier Prix des 5 continents
Août 2002 Lancement de Médiaterre, le premier réseau d’information francophone sur le développement durable
18-20 octobre 2002 Beyrouth (Liban) IXe Sommet de la Francophonie :
« Le dialogue des cultures ».
Abdou Diouf est élu Secrétaire général de la Francophonie.
Le Chef de l’Etat algérien, Abdelaziz Bouteflika, y participe pour la première fois, à titre d’invité spécial.
11 Janvier 2002 Plan de promotion du français au sein de l’UE
2002 Johannesburg (Afrique du Sud) Contribution des Etats et gouvernements de l’OIF au Sommet sur le développement durable
17-20 mars 2003 Libreville (Gabon) Etats généraux de l’enseignement du français en Afrique subsaharienne francophone
25-28 avril 2003 Paris (France) Conférence des structures gouvernementales chargées des droits de l’homme dans l’espace francophone
4-5 septembre 2003 Rabat (Maroc) Conférence ministérielle sur la société de l’information
19 janvier 2004 Le Haut conseil de la Francophonie, jusque-là placé auprès du Président de la République française, est transféré à l’OIF
5-7 mai 2004 Paris (France) Symposium de la Francophonie sur l’accès aux financements internationaux
26-27 novembre 2004 Ouagadougou (Burkina Faso) Xe Sommet de la Francophonie
« La Francophonie, un espace solidaire pour un développement durable »
27 novembre 2004 Ouagadougou (Burkina Faso) La Francophonie adopte un Cadre stratégique décennal pour la période 2004-2013.
2004 Hervé Bourges, Grand Témoin de la Francophonie aux Jeux Olympiques d’Athènes
2005 Lancement du projet Hub & Spokes : un partenariat entre l’OIF et le Commonwealth, financé par l’Union européenne, et destiné à l’insertion des pays ACP dans la mondialisation
Mars 2005 Contribution de la Francophonie à l’examen décennal du programme d’action de la Conférence mondiale sur les femmes de Beijing (Beijing + 10)
Mai 2005 Lancement du programme de renforcement du français dans les organisations internationales africaines
Octobre 2005 Convention de l’Unesco sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles
22-23 novembre 2005 Antananarivo (Madagascar) Au cours de sa 21e session, la Conférence ministérielle de la Francophonie adopte la nouvelle « Charte de la Francophonie »
14 mai 2006 Saint Boniface (Manitoba-Canada) Conférence ministérielle sur la prévention des conflits et la sécurité humaine. Adoption de la Déclaration de « Saint Boniface » sur la prévention des conflits.
2006 Célébration de l’Année Senghor
Janvier 2006 Clément Duhaime prend ses fonctions en tant qu’Administrateur de l’OIF.
février 2006 L’écrivaine et journaliste canadienne Lise Bissonnette est le Grand Témoin de la Francophonie aux Jeux Olympiques d’hiver à Turin.
Mars à octobre 2006 « Francofffonies ! » : le festival francophone en France
28-29 septembre 2006 Bucarest (Roumanie) XIe Sommet de la Francophonie : « Les technologies de l’information dans l’éducation ». Le Secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, est reconduit pour un mandat de 4 ans
Janvier 2007 Lancement du projet de volontariat francophone, qui encourage la mobilité Sud-Sud pour les jeunes âgés de 21 à 34 ans.
Juin 2007 Lancement du programme de valorisation de l’enseignement du français en Asie du sud-est (Valofrase)
14 février 2008 Paris (France) 4e Conférence des ministres francophones de la Justice
09 août 2008 Beijing (Chine) L’OIF organise un « Evènement francophone » destiné à promouvoir l’usage du français aux J.O.
Jean Pierre Raffarin est le Grand Témoin de la Francophonie pour ces 29e Olympiades.
17-19 octobre 2008 Québec (Canada) XIIe Sommet de la Francophonie
27 septembre – 6 octobre 2009 Beyrouth (Liban) 6es Jeux de la Francophonie
2010 L’OIF fête ses 40 ans
22 – 24 octobre 2010 Montreux (Suisse) XIIIe Sommet de la Francophonie
6 juillet 2011 Paris (France) Colloque : Le français dans les Organisations internationales – rôle des groupes des ambassadeurs francophones
2-6 juillet 2012 Québec 1er Forum mondial de la langue française
13 – 14 octobre 2012 Kinshasa (RD Congo) XIVe Sommet de la Francophonie

Francophonie et droits de l’Homme (Extrait du XIV Sommet de l’OIF).

34. Nous réaffirmons l’importance du développement de la Justice pénale internationale et de son rôle dans la protection des droits de l’Homme, le rétablissement de l’État de droit et la lutte contre l’impunité. À cet égard, nous saluons la signature de l’accord de partenariat entre l’OIF et la CPI. Nous appuyons également les efforts engagés par l’OIF pour définir une position francophone en matière de justice, vérité et réconciliation pour soutenir les États francophones en crise et en transition.

35. Nous reconnaissons le rôle de la société civile et des organisations de défense des droits de l’Homme dans les progrès en faveur de la paix et de la démocratie dans l’espace francophone. Nous encourageons les activités des ONG et la mise en place des mécanismes appropriés pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme.

36. Nous saluons l’accord-cadre de coopération qui lie l’OIF et l’ONU Femmes et souscrivons pleinement aux priorités identifiées, notamment celles qui contribuent au renforcement des initiatives et des projets en faveur des femmes africaines. Nous affirmons notre volonté d’actualiser la Déclaration de Luxembourg pour favoriser la pleine et égale participation des femmes à la vie politique, économique, sociale et culturelle de nos États, notamment par le biais de l’égalité d’accès à l’éducation et à l’emploi.

37. Nous nous engageons à combattre les pires formes de travail des enfants : le travail forcé, l’esclavage et le trafic d’enfants, leur utilisation dans les conflits Source officielle.

 

La FRANCAFRIQUE.

Patrick Benquet déconstruit ici rigoureusement ce réseau occulte qu’est la françafrique, transcendant les partis politique et soumis à aucun contrôle parlementaire. Les témoignages des principaux responsables sont édifiants: le PDG de Elf, Albin Chalandon (généreux mécène des principales campagnes électorales, en France et dans les anciennes colonies), Robert Bourgi (le « fils spirituel » de Jacques Foccart, et le conseiller de l’ombre pour l’Afrique de Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy), Eva Joly (la juge d’instruction qui démonta les mécanismes de la corruption et les financements occultes dans l’affaire Elf) et bien d’autres, reviennent sur cette histoire complexe et tragique.

 

 

                    Les accords de Coopération.

              Ou les règles entre la France et ses anciennes colonies.

Par Mawuna Koutonin . (Extrait)

« … La France a accepté une « indépendance sur le papier » pour ses colonies, mais a signé en parallèle des accords de coopération », précisant la nature de leurs relations avec la France, en particulier les attaches envers la monnaie (le Franc), le système éducatif français, les ententes militaires et les préférences commerciales.

     Voici les 11 principales composantes  :

1- La dette coloniale  pour les avantages de la France colonisation
Les pays nouvellement « indépendants » doivent payer pour l’infrastructure construite par la France dans le pays pendant la colonisation…

2- Confiscation automatique des réserves nationales. Les pays africains doivent déposer leurs réserves monétaires nationales en France à la banque centrale… La finalité reste : Les pays africains n’ont pas accès à cet argent… La France leur permet d’accéder à seulement 15 % de leur argent par an. S’ils ont besoin de plus, les pays africains doivent emprunter, à des taux commerciaux, sur les 65% de leur argents détenu au Trésor français… Si les pays ont besoin d’emprunter plus de 20% de leur propre argent, la France a un droit de veto.

L’ancien président français Jacques Chirac a récemment parlé de l’argent des pays africains dans les banques en France. “Nous devons être honnêtes et reconnaître qu’une grande partie de l’argent dans nos banques viennent précisément de l’exploitation du continent africain”.

3- Droit de priorité sur toute ressource brute ou naturel découvert dans le pays.
La France a la priorité en matière d’achats de toutes les ressources naturelles de la terre de ses ex- colonies. C’est seulement un refus de celle-ci que les pays africains sont autorisés à chercher d’autres partenaires.

4- Priorité aux intérêts et aux entreprises françaises dans les marchés publics et constructions publiques
Dans l’attribution des marchés publics, les entreprises françaises doivent être considérées en premier lieu, et seulement après les marchés étrangers sont considérés. Le fait que les pays africains pourraient obtenir une meilleure offre financière ailleurs n’est pas pris en compte.
En conséquence, dans la plupart des ex- colonies françaises, toutes les plus grosses compagnies et acteurs économiques sont dans la main des expatriés français. En Côte d’Ivoire, par exemple, les entreprises françaises possèdent et contrôlent tous les grands services publics – eau, électricité, téléphone, transports, ports et les grandes banques. Idem dans le commerce, la construction et l’agriculture…

5- Droit exclusif de fournir des équipements militaires et de former les officiers militaires des pays.
Grâce à un système sophistiqué de bourses, de subventions, et les « accords de défense » attachés au pacte colonial, les africains doivent envoyer leurs officiers supérieurs de formation en France ou dans des infrastructures militaires françaises.
La situation sur le continent est telle que la France a formé et nourri des centaines, voire des milliers de traîtres...

6- Droit pour la France de pré-déployer des troupes et intervenir militairement dans le pays pour défendre ses intérêts Sous la dénomination « Accords de défense » attachés au pacte colonial. La France a le droit d’intervenir militairement dans les pays africains, et aussi de stationner des troupes en permanence dans des bases et installations militaires, entièrement gérées par les Français…

7- Obligation de faire du français la langue officielle du pays et de la langue pour l’éducation.Oui, monsieur. Vous Devez parler français, la langue de Molière ! La langue française ! Et une organisation de la diffusion de la culture a été créée. Appelée « Francophonie » elle regroupe avec plusieurs branches et organisations affiliées, toutes contrôlées par le ministre français des Affaires étrangères…

8- Obligation d’utiliser la l’argent de la France coloniale le FCFA
C’est la véritable vache à lait pour la France, un tel système maléfique, est dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d’environ 500 milliards de dollars en provenance de l’Afrique, et ce par année…

9- Obligation d’envoyer le rapport annuel France du solde et de réserve
Sans le rapport, pas d’argent. Quoi qu’il en soit le secrétaire des banques centrales des ex- colonies, et le secrétaire de la réunion bi-annuelle des ministres des Finances des ex- colonies est effectué par la France banque centrale / du Trésor…

10- Renonciation à entrer en alliance militaire avec tout autre pays, sauf autorisation par la France
Les Pays africains en général sont ceux avec le moins d’alliance militaires inter-état. La plupart des pays ne disposent que d’alliances militaires avec leurs ex- colonisateurs ! ( drôle, mais vous ne pouvez pas faire mieux ! ).

11- Obligation de s’allier avec la France en situation de guerre ou de crise mondiale
Plus d’un million de soldats africains se sont battus pour la défaite du nazisme et du fascisme pendant la seconde guerre mondiale…

Mawuna Koutonin .http://www.madagascar-tribune.com/Le-saviez-vous-14-pays-africains,19894.html

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13 MAI 1972. Les jeunes lycéens Malgaches et les Accords de Coopération.


A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
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