Qu’ils démissionnent. « Les malgaches s’entretuent », Episcopat Catholique. Les victimes de l’Emmoreg à M/dava

Etat d’esprit de la population : La fureur est partout

 
Photo Nary Ravonjy

Excédés, ne pouvant plus contenir davantage leur colère, les gens comme le constate et le déplore à juste titre le communiqué de l’Episcopat Catholique, « aveuglés par l’argent, les gens s’entretuent et s’exterminent. C’est la dignité de la vie qui est bafouée. L’homme serait-il donc devenu une bête ? Si l’on en est arrivé à ce stade c’est sans doute parce que beaucoup rejettent Dieu». Mais cette haine est surtout dirigée contre les tenants du pouvoir actuels. La population a plus qu’assez d’attendre des promesses qui ne sont pas tenues.

La critique fait place à la haine. Les gens s’emportent très facilement. Ils sont passés de la simple observation à l’hostilité. Et lorsqu’on écoute les personnes communiquant par téléphone durant les émissions de « phoning » de certaines stations privées, on se rend compte combien les gens sont à bout et exacerbés. Ils ne cessent de manifester leur haine viscérale à l’endroit des responsables incapables qui n’ont pas pu réaliser leurs engagements.

C’est surtout les inconvénients dus au délestage qui indignent le plus, outre l’insécurité et le chômage. En outre, un peu partout, d’un bout à l’autre de l’île, la vindicte populaire prend la place de la juridiction des tribunaux en qui, presque plus personne n’accorde qu’une confiance de principe. A cause de ces grandes fortunes qui crie sur les toits et ne cachent pas que tant que les billets de banques ont une valeur, les riches n’iront jamais en prison et on n’envoie là-bas que les pauvres types.

Ici, c’est un voleur de produits agricoles sur pieds qu’on tue froidement à coups manches de bêches, là-bas c’est un duo de bandits des grands chemins qu’on brûle hors du village, aux portes de la capitale un voleur de bœufs décapité et sa tête empalée à une sagaie sera promené dans toute la ville… Des scènes d’horreur d’une cruauté aussi insupportable se passent jour après jour au grand jour dans les agglomérations périphériques aussi bien qu’en province. Il arrive aussi parfois qu’une foule en colère se lance à l’assaut des endroits qui représentent pour eux l’image du mal que subissent les habitants. Cibles de choix des émeutes les bureaux de Jirama, des quelques gendarmes et policiers qui aux yeux de la population servent plutôt les malfaiteurs et les protecteurs de ces derniers.

Une fois déjà, des manifestants avaient déposé devant la porte du parquet d’un Tribunal le cadavre d’un parent assassiné par le Procureur avait relâché le tueur pour des raisons connues de lui seul. Le corps n’a été enterré que lorsque le magistrat impliqué a fait ses valises et quitté les lieux en catimini… Les villes de ce pays fourmillent d’exemples de ce genre. C’est comme si désormais, la loi du Talion est de règle. La dernière histoire en date est celle de ce juge de la Cour d’Appel à la retraite qui a failli être brûlé vif pendant son sommeil. La police ouvre une enquête pour savoir la cause exacte de l’incendie et le mobile probable de l’acte s’il s’agit d’une intention criminelle…

Nous reproduisons ici, une conclusion d’IFRI, un organisme de référence, pour que tout le monde médite. « Bien plus que les médias papiers, les radios constituent le vecteur principal de mobilisation dans un contexte pré-crise, (…) les délestages électriques dans la capitale, s’ils venaient à durer plusieurs mois, pourraient être de nature à embraser la situation. Sachant que la fourniture d’énergie à la compagnie nationale d’électricité Jirama dépend d’opérateurs économiques (à commencer par Abdoul Rassoul, patron de l’entreprise Edelec) qui ont par le passé été proches du régime de transition, une instrumentalisation politique des délestages destinée à fragiliser le régime en place n’est pas à écarter. Cela ne doit toutefois pas occulter une donnée beaucoup plus structurelle, tenant au fait que l’État doit 120 milliards d’Ar à l’entreprise Galana, raison pour laquelle cet opérateur pétrolier a cessé ses approvisionnements. Un autre événement mobilisateur pourrait être lié aux Iles Éparses, bien que, nous le verrons, ce sujet peine à mobiliser l’opinion publique. Enfin, la hausse généralisée des prix frappe très directement le pouvoir d’achat des populations dans tous les secteurs vitaux et/ou dépendants des importations (transports publics, riz, médicaments, huiles alimentaires, etc.), en premier lieu les populations les plus vulnérables dans les bas quartiers de la capitale. Le contexte est donc propice à la récupération politique… ».

Sans vouloir jouer les prophètes de mauvaise augures, sauf erreur de notre part, le Président Hery Rajaonarimampianina ferait mieux d’ouvrir grand les yeux parce tous les voyant sont au rouge.

Les observateurs ne se trompent guère quand ils affirment dans leurs colonnes. « Le FFKM qui a pris une initiative importante pour tourner la page de cette crise et cette situation dramatique, ce moment est l’accomplissement d’une mission: le Réveil des consciences endormies, il faut impérativement définir un nouveau cap positif qui doit susciter l’adhésion de tous et être porteur d’une nouvelle espérance. Il faut poser les bonnes questions: que voulez-vous? Qui êtes-vous? Où vous voulez aller? Pour relever le défi du troisième millénaire, chaque Malgache, doit renouveler ses pensées, ôter la haine et la violence et rendre prioritaire l’amour, la solidarité, la paix, la justice et l’unité nationale. Voilà les clés qui ouvriront le chemin du Changement et l’accès au progrès et au développement … ».

(Lanation.mg)

 

 

Les étrangers pourront-ils sauver le président ?

« … La majorité écrasante des Malgaches sont désormais persuadés que le régime HVM est incapable de développer le pays. Car, depuis onze mois, on ne constate pas de résultat convaincant qui puisse conduire le pays dans ce sens. Les Malgaches savent que ce régime corrompu et impopulaire ne peut pas améliorer leurs conditions de vie à bref délai. Ils savent déjà que ce qui prime pour les dirigeants, c’est de trouver les moyens d’améliorer leurs conditions de vie. La population ne peut rien espérer, avec cette équipe au pouvoir.

A travers la coopération avec les partenaires étrangers, le plus important pour les dirigeants actuels, c’est d’asseoir leurs autorités, de faire comprendre que ce sont eux qui dirigent le pays. La population peut attendre pour espérer de meilleures situations. Mais le régime HVM doit comprendre qu’aucun dirigeant de ce pays n’a été sauvé par la coopération étrangère quand la roue tournait. Il est temps de voir la réalité en face ».

Les étrangers pourront-ils sauver le président ?

J.Nantenaina. (Lanation.mg). 09/12/2014.

 

Des faits montrent l’insécurité où on voit l’Exécutif défait

Gendarmes tués, casernes attaquées, civils mutilés… Arrêtons-là l’énumération macabre. Chaque jour qui passe nous livre son lot d’atrocités. L’insécurité n’a plus de frontières : villes ou campagnes, à domicile ou en plein air, tous égaux devant cette calamité. Foroches à Antananarivo. Ce 18 août, un gendarme livre aux journalistes cette information. On a toujours entendu dire que les foroches sévissent à Antsiranana. Aussi, cette déclaration venant des responsables des forces de l’ordre ne peut que nous interpeller. Les foroches ? Ce sont ces jeunes ados de 12 à 15 ans qui agissent dans la ville d’Antsiranana. Ils conjuguent au présent viol et vol. Ils agressent passants et résidents. Jeunes sans foi ni loi. Pourquoi cette migration ? On ignore les raisons de cette présence. On s’étonne.

Les gendarmes nous ont aussi informés, au début du mois d’août, de l’existence d’une bande de 600 individus qui s’apprêtent à semer le chaos à Antananarivo. L’information en elle-même fait froid au dos. Les gendarmes indiquent que ces mercenaires arrivent par vague de dix individus. Venant des régions. “Ils sont équipés d’armes blanches, à savoir des machettes et des couteaux. Des chauffeurs de taxi-brousse ont affirmé que certains de ces hommes armés sont déjà sur place” précise le colonel Florens Rakotomahanina, commandant de la Circonscription de la gendarmerie d’Antananarivo en même temps leader de l’Emmo-far. L’information est-elle véridique ? Comment peut-on douter de l’information venant des agents des forces de l’ordre ? L’existence de ce doute montre combien la confiance aux forces de l’ordre n’est plus totale. Normale si cette confiance n’est plus là depuis l’affirmation que Remenabila sera pris d’ici peu. Déclaration faite en 2011. Des années après, on ignore si Remenabila est toujours en vie ou non. Les forces de l’ordre ont failli à leur promesse (lors de l’opération Tandroka). Promesse tenue du temps de la Transition dira-ton. Promesse quand même. De même, pour cette histoire toute récente d’opération “coup d’arrêt”. Les forces de l’ordre annoncent qu’ils vont agir. Les “dahalo” ne sont pas fous ou sourds. Après l’annonce effectuée par les responsables des forces de l’ordre, ils ont laissé le champ libre à ces envoyés spéciaux de l’Etat. Une fois l’opération “coup d’arrêt” stoppée (retrait des forces de l’ordre), les “dahalo” ont repris la maîtrise du terrain. Tout récemment, ils ont tué un chef de la brigade de gendarmerie et son adjoint. Le bilan macabre fait état de 13 dahalos tués au cours d’un autre affrontement entre bandits et gendarmes soutenus par les villageois. Le premier affrontement qui a vu les deux gendarmes abattus s’est déroulé à Tranomaro (près d’Amboasary-sud). Lors de cet affrontement les dahalos étaient au nombre de 80 à peu près. Le second affrontement s’est passé à Mahaly. Cette fois-ci, les dahalos se comptaient par centaine. Les gendarmes n’étaient que six. Depuis le début de l’année deux “camps” de gendarmerie ont été attaqués par une foule en colère, l’un à Sambava dans la région Sava et l’autre dans la région Vakinankaratra. Aucun lien entre ces deux attaques. On pet rendre honneur aux gendarmes d’avoir défendus les personnes qi étaient sous leur protection au détriment de leurs familles. Toutefois, on voit dans ces exemples la défaillance de l’autorité de l’Etat représenté par les gendarmes.

Mara Niarisy, au nom des députés élus dans le sud ont dénoncé la façon d’agir des forces de l’ordre. “On n’annonce pas aux bandits qu’on va surveiller tel endroit à telle heure” s’insurge-t-il. Par ailleurs, il a rappelé que l’envoi des forces de l’ordre ne suffisait pas. Il fallait associer à cet envoi des décisions annexes, comme l’interdiction de convoyer des zébus par camion durant le temps des opérations.

En ville comme en campagne

Cela se passe à des centaines de kilomètre du centre de prise de décision. On peut comprendre le retard des réactions de l’Exécutif. Mais quand en pleine ville, de jour comme de nuit, les bandits peuvent agir à leur guise on ne peut que conclure que l’Exécutif est défait. Aucune explication ne peut satisfaire cette défaillance des forces de l’ordre en ville. La victoire contre l’insécurité passe forcément par l’adhésion populaire. La légitimité reçue après les élections ne s’est pas transformée en autorité morale et garantir cette adhésion populaire. Les nombreuses absences du chef de l’Etat, l’absence de personnalité des premiers responsables des forces de l’ordre (intérieur, sécurité publique, gendarmerie, forces armées…) donnent de l’audace aux bandits. Ils s’enhardissent face à l’incapacité des responsables à traduire en justice les gros bonnets (trafics de bois de rose….) et arrêter les kidnappeurs (un autre aspect de l’insécurité actuelle).Y a pas à dire ces faits récents comme passé lointain nous montrent que montrent que l’insécurité s’incruste en ville comme en campagne et où on voit l’Exécutif défait et défaillant ne protégeant pas les biens et les personnes.

Tout récemment, on a vu un billeteur de la Commune urbaine de Toamasina qui a été attaqué et tué sur le perron du Palais de la ville. En pleine ville et en plein jour. Il avait en sa possession plus de 55 millions d’ariary représentant la paie des employés de la commune. Les bandits savaient à la minute près son programme. Ils l’ont attendu. L’employé s’est débattu. Les bandits lui ont tiré deux balles à la tête. On a vu un peu plus haut les mésaventures des représentants de l’Etat central. Ici on l’exemple des employés d’une collectivité décentralisée. Point de protection rapprochée. Bis repetita : “ l’Exécutif défait et défaillant ne protégeant pas les biens et les personnes tout comme les responsables des collectivités décentralisées”. Pour le cas particulier de l’employé de la commune urbaine de Toamasina, on ne peut que s’étonner du fait de déposer de l’argent liquide dans les locaux de la municipalité la veille d’un long week-end. L’attaque contre le billeteur s’était déroulée le 14 août vers midi. Des défaillances manifestes…

Milliardaire et simples gens au même plan

On constate que les malfaiteurs ne font plus la différence entre milliardaires et pauvres gens. Les riches comme les pauvres sont victimes des pickpockets dans les marchés. De même, le kidnapping n’est plus réservé aux gens riches. Des familles démunies récemment ont été victimes d’un kidnapping qui s’est mal fini. On voit sur les panneaux publicitaires géants, actuellement à Antananarivo comme à Toamasina, des affiches offrant une récompense de 40 000 000 ariary à toute personne permettant de retrouver un karana qui a été kidnappé depuis 5 semaines. Et l’Ambassade de l’inde s’y met. Elle demande, diplomatiquement, aux responsables malagasy d’assurer la protection des karanas. Une séance de travail s’est effectuée entre l’ambassade et les forces de l’ordre en vue de renforcer la protection des ressortissants karana.

Notre société devient violente. On remarque des violences physiques à longueur de journée. Il suffit de lire les pages d’accueil des quotidiens, voire leur Une, pour s’en convaincre : viol, vol, attaque à main armée, attaque par bande, dahalo… Il y a aussi les violences verbales exprimées per nos politiciens : des menaces directes ou voilées, convocation aux forces de l’ordre, plaintes… tant d’exemples qui ne plaident pas en la faveur du Fampihavanana qu’on claironne. Une notion galvaudée. A méditer.

(En dernière minute avant l’insertion de cet article, on sait que le gouvernement a été convoqué par les députés sur cette question d’insécurité. Une demande d’explication… A suivre)

Lakroan’i Madagasikara.

 

Notapahana ny lohan’ilay dahalo

Nitrangana fanafihan-dahalo indray tao amin’ny fokontany Bemasoandro, kaominina Inanantonana distrakan’i Mandoto ny alin’ny sabotsy 6 desambra lasa teo. Dahalo tokotokony ho folo lahy, mitondra lefona sy sabatra ary basy no nanafika ny tanàna tamin’izany, tokony ho tamin’ny 12 ora alina tany ho any.

Toy ny efa fanaon’ireo dahalo hatrany, dia manapoaka basy sy mampihorohoro aloha izy ireo mba tsy hivoahan’ny olona rehefa miditra ny tanana izy ireo ka dia nanara-po ry zalahy mandroaka ny omby rehefa avy eo, satria tsy misy sahy mivoaka ny mponina. Rehefa somary nangingina ny manodidina dia nivoaka ny fokonolona ka nanao antso lava sy niantso vonjy ary niantso ny mpitandro filaminana tao Ankazomiriotra. Tonga ny zandary ary nanao ny fanarahan-dia niaraka tamin’ny fokonolona. Tao amin’ny ilany atsimon’Ambohimanambola vao tazana ireo dahalo. Raikitra ny fifampitifirana ka lavon’ny balan’ny zandary ny roa tamin’ireo dahalo ary tavela niaraka tamin’izy ireto ny basy vita gasy iray teny aminy. Tafatsoaka kosa ireo namany hafa.

Vao tonga ireo fokonolona dia notapahan’izy ireo ny loha sy ny tanan’ilay dahalo voatifitra ka natsatok’izy ireo tamin’ny lohalefona ka nolanjalanjainy manerana ny tanàna avy eo. Tsy afa-nanoatra ny habibiana nataon’ny mponina ireo mpitandro filaminana satria hita ho nafana rà ireo vahoaka. Nambaran’ireo mponina mantsy fa tsy mitsitsy mihitsy ireo dahalo rehefa manafika ka dia izao nanamparan’izy ireo ny valifatiny izao. Andrasana indray izay fepetra ho raisin’ny fitondram-panjakana tamin’ity fihetsiky ny vahoaka ity ato ho ato. Manoloana izany ihany koa dia tokony mba ho jeren’ny Praiminisitra Kolo Roger ny asan-dahalo ao amin’iny faritr’I Vakinankaratra iny satria dia tsy mbola miova fo raha ny dahalo any an-toerana hatramin’izao.

La Nation. 09/12/2014.

 

Morondava : L’Emmoreg a tué lors d’une manifestation

10/12/2014. 3 grévistes de la société Sucoma à Morondava ont succombé sous les balles de l’Emmoreg lors d’une manifestation. Mis à part le délestage et tous les problèmes du pays, c’est dans le sang que le régime Rajaonarimampianina termine l’année 2014

 

Morondava : La situation dans la soirée

Des échauffourées ont éclaté en début de soirée à Morondava, au niveau des quatre chemins du côté de la Chambre du commerce. Il y a plusieurs blessés graves ainsi que 3 décès selon les informations reçues, des véhicules auraient également été incendiés.

Les employés de la Sucoma ont manifesté pour réclamer la libération de leurs collègues, désignés comme étant des meneurs de grève et arrêtés le mardi 09 décembre par les forces de l’ordre. En effet, ils ont menacé de faire la grève ce mercredi 10 décembre suite au retard du paiement de leur salaire, sauf que les manifestations sont interdites à Madagascar. L’Emmoreg a donné un coup de pouce à la chute de Hery Rajaonarimampianina

Lalao Ravalomanana.

Dernières nouvelles de Morondava

Etant donné la violence des forces de l’ordre ce mercredi 10 décembre 2014 face aux grévistes de la société Sucoma de Morondava, nous déplorons 2 autres victimes supplémentaires. Les forces de l’ordre ont tué 5 personnes, 6 autres sont entre la vie et la mort à l’heure actuelle

Lalao Ravalomanana

 

Morondava : Situation tendue après le décès de 5 personnes

La situation reste tendue à Morondava.  Le bilan actuel est de 5 grévistes décédés, 6 sont toujours entre la vie et la mort. Les écoles et commerces sont actuellement fermées. Les chiffres avancés par l’unique centre hospitalier de Morondava ne reflètent pas la réalité.

 

 

Monrondava : Bilan provisoire

Vendredi 12/12/2014. 19h16 

Le bilan provisoire suite aux répressions violentes par les forces de l’ordre de la manifestation des employés de la SUCOMA à Morondava, fait état de six morts et six blessés graves. Les écoles sont toujours fermées tandis que des camions de l’Etat major mixte opérationnel (EMMO) venus de la capitale en renfort rôdent dans toute la ville. Lien

 

Rappel : 

Grève et massacre à la société de sucrerie Sucoma

Le bilan de l’affrontement entre les grévistes et les forces de la Gendarmerie est lourd selon les chiffres provisoires. 5 décès dont un enfant, et une dizaine de blessés graves à l’issue des échanges de tir et de jets de pierre sur la route menant au camp de la Gendarmerie de Morondava.

Depuis presque un mois, les salariés de la sucrerie SUCOMA, une société d’Etat gérée par une entreprise chinoise, ont observé une grève paralysant les activités de l’entreprise à la suite de la violation des conventions entre les gérants et les salariés.  Hier, sur le site de la Sucoma, à Betsipotika – Morondava, les éléments de la gendarmerie sont intervenus pour mettre fin à la grève en interpellant des dirigeants de la grève. Les forces de l’ordre ont d’abord procédé à l’arrestation d’un seul leader, mais cette capture a poussé les grévistes à réagir avec violence en lançant des pierres sur les éléments des forces de l’ordre.

Furieux après l’arrestation de trois autres meneurs de grèves, les salariés ont alors décidé de libérer leurs camarades au camp de la Gendarmerie. Ils ont commencé leur marche de Betsikotika et à l’approche de Bamanonga, des éléments de la gendarmerie ont tenté de stopper la marche des grévistes, mais ils se sont heurtés à la résistance des grévistes qui leur ont répondu par des jets de pierre. En guise de contre-attaque, les gendarmes ont commencé à ouvrir le feu en tuant la première victime tandis que 8 autres sont gravement blessées. La marche n’a cependant pas été arrêtée.

A l’approche du camp de la gendarmerie, les hommes en treillis ont établi un barrage mais les grévistes n’ont pas voulu faire machine arrière poussant les gendarmes à ouvrir le feu. En tout cas, il est clair que Kolo Roger n’est même pas capable de mettre de l’ordre dans sa ville natale.

Lalao Ravalomanana

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Madagascar: SUCOMA Morondava – La grève tourne au vandalisme et aux agressions physiques

 

Plus de 1000 emplois sont menacés si le gouvernement, plus particulièrement le ministère de l’Industrialisation ne prend pas rapidement les mesures qui s’imposent

Vitres des voitures et des bureaux cassées, des employés chinois et malgaches blessés. La Sucoma, unité sucrière de Morondava a connu le pire de son existence ces derniers temps depuis qu’une partie du personnel a décidé de faire la grève. Une contestation qui a évolué pour se transformer en émeute et destruction des biens d’autrui. L’affaire a commencé le 6 novembre dernier où une poignée d’employés de la Sucrerie et des individus inconnus menés par un leader se sont attroupés illicitement pour bloquer la route dans l’enceinte de la Sucrerie Siranala.

Forcing. Selon une source auprès de la SUCOMA, ils ont incité d’autres employés à ne pas joindre leur lieu de travail et menacé ceux qui avaient l’intention de travailler. La même source de préciser que le 7 novembre, ils ont fait le forcing pour couper l’alimentation en courant électrique et ont chassé par force les employés qui sont en train de travailler. En plus, ils ont barré les issues. Et les actions n’ont pas cessé puisque le 8 Novembre, ils ont continué à couper le courant électrique, en menaçant les personnels qui étaient déjà à leur poste de travail, alors que trois camions de la Sucrerie avaient été enlevés de force et conduits par des inconnus jusqu’au centre-ville de Morondava. En tout cas, ces mouvements ont créé des troubles et les actes qualifiés d’illégaux ont rendu la situation incontrôlable.

Et le 26 novembre, la situation a empiré quand les manifestants ont encore ciblé des employés au poste de travail pour les attaquer physiquement. Les bâtiments, les voitures, les tracteurs et autres engins de la Sucrerie ont été les cibles des jets de pierre. Des employés Chinois et Malgaches ont été touchés, blessés et hospitalisés.

Salaire minimum de 320.000 ariary. A l’origine de cette émeute se trouve, rappelons-le, une revendication salariale émanant d’une partie des employés. Selon nos sources, ils revendiquent notamment un salaire minimum de 320.000 ariary et le reclassement des saisonniers en employés permanents. Une source auprès de la direction de la SUCOMA nous a précisé que l’instance dirigeante de l’entreprise n’est pas contre ce reclassement mais que les choses doivent se faire dans le calme et selon les lois en vigueur et surtout les possibilités de l’entreprise. D’ailleurs, une cinquantaine d’employés ont déjà été reclassés, selon toujours notre source.

Mais cela n’a pour autant pas permis à la situation de se débloquer. Par ailleurs, Le chef de Région du Menabe, le conseiller du ministre de l’Industrie, le Procureur, l’Inspecteur de travail ont déjà essayé de négocier avec les manifestants pour apaiser la situation. Le ministre de l’Industrialisation lui-même était déjà sur terrain pour rencontrer les uns et les autres, mais visiblement sans grand succès. La question se pose en tout cas de savoir pourquoi ce ministre de tutelle du secteur industriel a fait preuve d’une incapacité de contrôler cette situation qui risque non seulement de faire perdre plus d’un millier d’emplois, mais également de décourager les potentiels investisseurs à venir à Madagascar où la sécurité des investissements ne font visiblement pas l’objet d’une protection sérieuse.

Bref, une prise de mesures convenables s’impose pour éviter que les potentiels investisseurs chinois ou autres ne décident à délocaliser leurs investissements vers certains pays africains où le climat des affaires est plus convenable.

MIDI M/car

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Morondava : Risques de dérapage… ethnique

Un semblant de calme depuis hier à Morondava, même si la situation n’est pas encore revenue à la normale. En effet, les établissements scolaires et les bureaux sont toujours fermés. D’importants renforts militaires venus de la capitale sont aperçus en ville. Les camions militaires stationnent surtout dans les environs d’Analaiva, siège de l’usine de sucre Sucoma, située à environ 20 kilomètres de Morondava.

En tout cas, la ville est le champ de toutes les rumeurs et pour cette raison, le feu qui couve sous la cendre pourrait reprendre. Des bruits font état de chasse à l’homme, notamment sur les gendarmes et militaires, après les tirs à balles réelles de mercredi et jeudi qui ont fait deux ou trois morts et plusieurs blessés. Un militaire de la Région militaire n°5 (RM5) a été retrouvé mort à la lisière d’une forêt hier, avec des traces de coups de couteau ou de coupe-coupe sur le corps. Selon les rumeurs, l’homme a été pourchassé et achevé à l’arme blanche. En tout cas, le corps a été veillé hier au siège de la RM5, et la délégation gouvernementale conduite par le Premier ministre, Kolo Roger, y est venue présenter les condoléances du gouvernement.

Par ailleurs, deux gendarmes ont trouvé la mort jeudi à Analaiva, près du siège de la Sucoma. En fait, apprend-on, le lynchage n’était pour rien dans ces décès. Il s’agit de deux gendarmes de la brigade de Mahabo convoqués de toute urgence à Morondava en raison des événements. Circulant sur une moto, ils ont été percutés par un camion non loin de l’usine Sucoma où le chaos régnait encore. La délégation gouvernementale s’est également inclinée hier devant les dépouilles.

Les risques de dérapage pèsent aussi sur les Merina de Morondava dont certains ont déjà par précaution quitté la ville depuis jeudi. Le fait est probablement en rapport au président Hery Rajaonarimampianina, chef de l’Etat, mais surtout chef suprême des forces armées situé tout en haut de la chaîne de commandement lors des tirs meurtriers de mercredi. On ne sait si l’ordre venait de lui, en tout cas, c’est la psychose chez les Merina qui ne savent de quoi demain sera fait. Contrairement aux marchands et hôteliers, les fonctionnaires ne peuvent abandonner leurs postes et attendent avec inquiétude la suite des événements. Sentant certainement cette frayeur, la délégation gouvernementale en a dit un mot devant les foules de Morondava. Ainsi, Maharante Jean de Dieu, ministre de la Fonction publique et président des natifs de la province de Toliara s’est exprimé ainsi au micro: « J’appelle les enfants de la province de Toliara à poursuivre les bonnes relations avec les Malgaches de toutes les origines. Nous accueillons avec hospitalité même les étrangers. Alors pourquoi n’en ferions-nous pas autant avec nos compatriotes ?».

Objets de la vindicte populaire, les Chinois, notamment les cadres de l’usine d’Analaiva, ont quitté précipitamment la ville mercredi soir. Leurs résidences ont été saccagées et incendiées par les manifestants en colère. Ayant rallié Ankilizato par la route, ces Chinois y ont été transbordés dans des hélicoptères affrétés, dit-on, par l’ambassade de Chine Populaire et se trouvent actuellement dans la capitale.

Si Morondava n’a jamais été le théâtre de débordements à caractère ethnique, par contre le chef-lieu de la province, Toliara, a déjà connu des scènes tribales contre les « mpihavy » (émigrés malgaches ). Au début des années 90, chauffées à blanc par les fédéralistes, des bandes de Tuléariens se sont attaquées aux Merina et aux Betsileo, saccageant et incendiant leurs commerces et leurs maisons. Habitant Toliara à l’époque, le célèbre avocat Willy Razafinjatovo dit Olala, peut en témoigner. Il a failli perdre la vie dans l’épisode, mais n’a finalement perdu que son cabinet d’avocat et sa résidence qui sont partis en fumée…

La Gazette de la Grande Ile

A. R.

Vengeance, chasse à l’homme, dérapage ethnique. Situation explosive à Morondava.

Rappel: Délestage à Morondava.

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Délestage à Morondava
Grogne des opérateurs touristiques

La ville de Morondava n’a pas échappé aux effets néfastes du délestage. Elle est tombée dans le noir depuis quelques jours, car le carburant qui devra alimenter les moteurs qui font tourner la machine productrice de courant électrique de la Jirama, n’est pas encore arrivé. Ainsi, la ville a été privée d’électricité pendant le jour. De 5h du matin à 10 heures du soir, l’électricité est coupée.

Elle ne revient que tard dans la nuit, compromettant toutes activités dans cette localité. Les opérateurs économiques de la région, surtout ceux exerçant dans le secteur du tourisme, restent impuissants et désemparés face à ce problème qui semble ne comporter aucune solution. Les opérateurs touristiques qu’ils soient propriétaires d’hôtel ou dans d’autres activités liées au tourisme, ont assez de la situation. Certains sont même allés jusqu’à interpeller les responsables pour qu’ils trouvent au plus vite des solutions car leurs affaires meurent à petit feu. Ils sont en rogne contre l’Etat et son incompétence face aux enjeux du développement.

Tous les fokontany de Morondava ont également manifesté leur ras-le-bol face au délestage car l’insécurité risque de devenir le quotidien de la population. Un gérant d’hôtel d’Anosikely à Morondava a souligné qu’à cause de ce problème d’eau et d’électricité, ses réservations ont été toutes annulées en 2013. « Je suis un opérateur et à cause de ce problème de délestage, tous mes clients ont du annuler leur réservation. Qui voudrait passer des séjours dans un hôtel qui n’a ni eau ni électricité ? Alors qu’en tant qu’hôtel, nous avons beaucoup de charges au niveau de nos personnels et face à l’Etat», explique de ce gérant.

Ce qui étonne les opérateurs économiques ainsi que la population, c’est que la Jirama est prompt pour couper l’eau et l’électricité si des retards sont enregistrés pour le règlement de la facture alors que de son coté, le service de la compagnie reste lamentable. D’après les explications des opérateurs économiques, seuls ceux qui possèdent des groupes électrogènes peuvent avoir de l’électricité. Seulement, leur utilisation engendre des coûts supplémentaires pour ceux qui l’exploitent à des fins commerciaux. L’Etat a encore une fois menti lorsqu’il a appuyé sur le développement économique du pays en général et sur la promotion du tourisme en particulier. Les hôteliers des régions souffrent terriblement dans leur portefeuille de par ces inconvénients car ils ne peuvent pas pour autant augmenter leur tarif étant donné la carence à eux aussi des services fournis aux clients. Les opérateurs économiques dénoncent cette hypocrisie des responsables de l’Etat car lorsque quelques membres du gouvernement sont descendus dans cette ville pour une visite, l’électricité n’a jamais été coupée durant la nuit du 26 novembre 2014.

Le régime de Hery Rajaonarimampianina a totalement oublié les coins reculés comme Morondava. Rien ne peut se faire sans électricité, ni au niveau économique, ni au niveau social.

Roger Kolo pointé du doigt

La ville de Morondava est totalement déçue du Premier ministre Roger Kolo qui est pourtant originaire de cette ville. C’est ce qu’à expliquer l’association des chefs fokontany de la commune urbaine de Morondava. Selon les explications de ces chefs fokontany, ‘le Premier ministre vient de chez nous mais il ne fait rien et n’arrive pas à résoudre ce problème crucial du pays. Pour l’association des chefs fokontany de Morondava, le délestage contribue à favoriser l’insécurité dans cette ville. En effet, l’insécurité s’est accrue depuis que le délestage a été devenu fréquent. Morondava se prépare à une grande manifestation pour contester le régime actuel, d’après les indiscrétions. Le tourisme est l’une des principales rentrées d’argent de cette ville alors que ni les opérateurs hôteliers ni les restaurateurs, encore moins la population, ne peuvent échapper au délestage. Pour eux, qui dit délestage dit pas de rentrée d’argent.

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
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