Discours de fin d’année de Hery. Aveu d’echec et encore des promesses.

Message du PRM : “La pauvreté de Madagascar expliquée par le mauvais choix politico-économique”

 

 

Le Président de la République a appelé hier à l’unité et à la cohésion nationale, dans son discours de fin d’année à la Nation. Hery Rajaonarimampianina a saisi l’occasion pour exhorter ses concitoyens au redressement du pays, à travers une vision commune et à refuser toute sorte de contestations et de troubles visant à diviser notre pays. La réconciliation nationale, dont le processus a été enclenché depuis le Sommet des 5, initié par les 4 Chefs d’Eglise, a été abordée dans son discours. Ceci afin de tenter de soigner les blessures dues aux effets de la crise traversée par Madagascar. « Il importe à présent de pérenniser ces acquis de la réconciliation nationale », a-t-il déclaré.
Dans son discours à la nation, le locataire d’Iavoloha a brossé un bilan sommaire de la première année de son mandat, davantage axé sur le retour de Madagascar dans le concert des Nations. Le retour des aides budgétaires, la réintégration de Madagascar dans le programme américain AGOA ou African Growth and Opportunity Act qui permettra aux opérateurs malgaches d’exporter vers les Etats-Unis sans barrière douanière, ainsi que l’accueil du XVè Sommet de la Francophonie en 2016 qui marque le retour de la confiance de la famille francophone, ont été soulevés à cette occasion par le Président Hery Rajaonarimampianina. Il a souligné que le rétablissement des relations de Madagascar avec l’ensemble de la Communauté internationale, gelées depuis les 5 années consécutives de crise, a été l’une de ses priorités durant la première année de son mandat.

Le Président de la République avait mis un accent particulier sur la situation économique du pays et sur la pauvreté. Il a reconnu les séquelles de la crise que les Malgaches endurent jusqu’à aujourd’hui. « Des séquelles héritées d’un mauvais choix politique et économique pour le pays », a-t-il fait remarquer. L’insuffisance de puissance en énergie, entre autres, a été cité par le Numéro Un malgache. De ce fait, il a annoncé la construction de nouvelles infrastructures en énergie, performantes et durables, à Madagascar.

En revanche, il a déploré la dépendance permanente de Madagascar des instances internationales. « Plus de 50 ans après l’Indépendance, et même pour faire tourner notre propre administration, notre Patrie a encore besoin des aides étrangères. Nous avons l’obligation d’œuvrer ensemble à remédier à cette situation quelque peu honteuse » a-t-il annoncé.
Il a, en revanche, souligné qu’il reste confiant. « Nous avons la fierté nécessaire, la volonté et la richesse de nos ressources pour redresser la situation, une fois que seront mis en place et sécurisés les différents rouages de l’administration de l’Etat, à même de favoriser une hausse de croissance inclusive qui profitera équitablement et légitimement à chaque citoyen malgache », a-t-il insisté.
« Je tiens à réaffirmer que je suis de tout cœur avec vous tous qui êtes dans la difficulté », a annoncé le Président de la République en s’adressant aux pauvres et aux plus nécessiteux.

Le Chef de l’Etat a profité de cette occasion pour formuler ses vœux de Nouvel An 2015 notamment à l’endroit de tous ceux qui sont souffrants. Il a ainsi exprimé ses vœux de prompt rétablissement de manière à ce que ces derniers puissent célébrer la fin de l’année et le Nouvel An dans la joie et la sérénité.

Marc A.

Matv

 

Incompétent et menteur.

 

Hery Rajaonarimampianina : ne convainc pas !
Lundi, 29 Décembre 2014 06:40
Le président Rajaonarimampianina ne cesse d’étonner les Malgaches. Le chef de l’Etat a exprimé ses vœux de fin d’année, hier en début de soirée, sur la chaîne nationale TVM – RNM reprise par plusieurs chaînes privées… La présidence de la République devrait organiser la cérémonie de présentation de vœux des corps constitués le 1er janvier 2015 tant qu’on y est !Selon des observateurs, Hery Rajaonarimampianina, sur recommandation de son sorcier, a préféré avancer trois jours sa déclaration à la Nation afin d’éviter de se présenter aux Malgaches un « Alarobia tsy miverina » (Mercredi qui ne se répète pas). Et ce, de peur de n’être plus président de la République l’année prochaine…En suivant le discours présidentiel, on ne peut pas ignorer l’image que veut projeter le locataire du palais d’Iavoloha. Hery Rajaonarimampianina s’est en effet donné l’image d’un homme qui se veut être discret à côté de l’imposant drapeau blanc – rouge – vert sur un fond bleu, la couleur du parti présidentiel HVM. N’en parlons plus de l’hymne national qui a été profané… En tout cas, s’il a voulu convaincre ses concitoyens sur le côté positif du bilan de ses onze mois, Hery Rajaonarimampianina y a échoué !

Devant les Malgaches, Hery Rajaonarimampianina a reconnu les difficultés rencontrées par le pays en matière de lutte contre la pauvreté. Pour justifier son échec en matière économique pendant ses onze mois de présidence, comme toujours, le chef de l’Etat essaie de rejeter la faute sur ces prédécesseurs en affirmant : « le choix de la politique économique a été inadéquate avec les réalités du pays. Et le délestage en est l’une des conséquences !». La persistance du délestage onze mois après son investiture prouve que la politique économique de Hery Rajaonarimampianina est aussi défaillante. On se souvient que le chef de l’Etat a promis de mettre fin à ce délestage en trois mois après son investiture. En tant qu’économiste, on s’interroge sur son savoir-faire en lançant une prévision entre 10 000 et 100 000 emplois avec le retour à l’AGOA.

Ne cessant d’excuser ses déboires, Hery Rajaonarimampianina a tenté de justifier ses fréquents déplacements à l’étranger en indiquant : « La réconciliation avec les partenaires internationaux ont été notre prioritaire. Pour cela, j’ai dû me déplacer à l’étranger pour m’entretenir avec eux car ces discussions ne font pas avec des correspondances et coups de téléphones ». Les contribuables sont d’accord avec le chef de l’Etat, mais des objections sont émises lorsqu’on apprend que ces déplacements sont des occasions pour la famille du chef de l’Etat ainsi par ses nounous de visiter les grandes capitales de l’Occident.

Sur la réconciliation nationale, Hery Rajaonarimampianina continue d’entretenir le mensonge en se prévalant d’être le leader de ce processus à cause de la position que lui a conféré la Constitution. Or, c’est le Conseil Chrétien des Eglises de Madagascar (FFKM) qui a convié les anciens chefs de l’Etat et le président en exercice de se réunir au Centre de Conférences International d’Ivato (CCI).

L. T.

LGDGI

 

Rajaonarimampianina. Délestage 3-6 volana dia afaka hono e !

 

 

Hery Rajaonarimampianina sur TV5 Afrique

« Pas d’échec mais juste une question de décalage dans le temps »

mercredi 31 décembre 2014 Le président de la République, Hery Rajaonarimampianina, ne veut pas admettre que la première année de son mandat est un échec. Au contraire, il fait valoir des succès au vu des difficultés qu’il a rencontrées. Le pays vient de sortir d’une crise qui a conduit le pays de 50 ans de pauvreté à l’extrême pauvreté, dit-il, pour faire comprendre que les difficultés étaient prévisibles. Autrement dit, les promesses des propagandes électorales n’engagent que ceux qui ont cru qu’en trois mois, le problème de délestage serait résolu, ou qu’aussitôt les élections présidentielles réalisées et l’ordre constitutionnelle installé, le pays sortirait de la crise.

En tout cas, le président de la République avoue que tout était prévisible dès le départ, que ce ne serait pas facile. Il aurait donc prévu que l’insécurité irait grandissante et que les dahalo allaient se soumettre –« niova fo » ; que l’ariary continuerait ainsi sa chute en parallèle avec l’ampleur croissante de la corruption. Quant à l’impunité, il n’a pas voulu insister sur le sujet ; le président de la République confirme que la lutte contre les trafiquants de bois de rose se poursuit et qu’il n’est aucunement question d’impunité. « Ce n’est qu’une question de temps. Pour diverses raisons, on n’a pas pu mettre la main sur les trafiquants de bois de rose. L’important est la volonté des dirigeants et ce n’est que partie remise », dit-il en réponse aux questions et insistances de la journaliste de TV5 Afrique.

De l’avis du président de la République, sa persévérance a payé. Il a eu raison de la communauté internationale et des bailleurs de fonds, signifie-t-il car après avoir parcouru les grandes capitales du monde pendant six mois, les sanctions contre Madagascar ont été levées. Il a obtenu la reconnaissance pleine et entière des grands de ce monde et décroché les aides budgétaires, et des financements.

Pour beaucoup, le président Rajaonarimampianina compte sur les financements étrangers. Il promet la bonne gouvernance et l’instauration d’un environnement des affaires qui attire et incite ces financements et ces investissements.

Recueilli par Bill

Madagascar Tribune

 

 

Vœux présidentiel

La reconnaissance internationale mise en exergue

lundi 29 décembre 2014, par Léa Ratsiazo

Le président de la République Hery Rajaonarimapianina a présenté ses vœux de fin d’année au peuple malgache dans la soirée du 28 décembre. D’emblée, il a reconnu que le pays n’est pas encore sorti de l’auberge. Pour répondre aux nombreux critiques sur ses incessants voyages autour du monde depuis sa prise de pouvoir, il explique que c’est en raison de la nécessité d’avoir la reconnaissance internationale. « Certes, il y a eu les élections démocratiques exigées par la communauté internationale, mais la reconnaissance ne s’acquiert pas automatiquement après . Les lettres et coups de téléphones ne suffisent pas, selon le président de la République, il a fallu les voir, les convaincre. C’est chose faite.

Madagascar a trouvé sa place dans le concert des nations actuellement ». Comme preuve de cette reconnaissance internationale tant convoitée, le Président de la république met en avant la tenue du sommet de la Francophonie à Madagascar en 2016 ainsi que la réintégration de la Grande île dans le marché de l’AGOA lui permettant d’exporter vers les États-Unis sans quota et sans taxe. Madagascar bénéficiera également des aides budgétaires internationales grâce à cette reconnaissance, note le chef de l’État. Ce dernier reconnaît que nous avons grandement besoin de cette aide budgétaire, ce n’est que pour le fonctionnement de l’État.

À part la reconnaissance internationale, le Président de la république met à son actif l’avancée du processus de la réconciliation nationale. « En tant que ray amandreny, j’ai pris la décision de diriger la réconciliation nationale. L’intérêt général doit prendre le pas des ambitions personnelles » selon le chef de l’État. Ce qui est réalisé dans le cadre du processus de la réconciliation nationale est déjà une étape importante. Aussi le président de la République fait appel à tout et chacun de ne pas se livrer aux actes de déstabilisation et aux critiques acerbes.

Sur le plan économique, le président de la République note que pour la première fois cette année, l’huile lourde a jailli de Tsimiroro. L’exploitation et le partage équitables des richesses nationales figurent parmi ses objectifs. Le chef de l’État promet de détailler ses projets d’ici la présentation de vœux des corps constitués au mois de janvier.

Comme c’était déjà prévisible, le Président Hery Rajaonarimampianina ne s’est pas trop attardé sur les problèmes socio-économiques comme les récentes crises sociales, le délestage, le chômage ou l’insécurité grandissante. Cette première année du régime Rajaonarimampianina est une véritable catastrophe sur le plan socio-économique national, et avec ses mots à lui, le Président de la république le reconnait. Espérons qu’il fera mieux l’année prochaine.

Madagascar Tribune

 

 

Madagascar très pauvres avec ou sans les aides extérieures

Très récemment, un rapport de la CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le développement) classe Madagascar parmi les huit pays les plus pauvres du monde. C’est une véritable honte. Mais on n’y peut rien pour le moment. Depuis longtemps, Madagascar a été classé derrière les Comores en termes d’Indicateur de développement humain. Le rapport de la CNUCED confirme cette triste réalité pour les Malgaches.

Le Malgache est désormais plus pauvre que son voisin Comorien et les habitants de la Grande Ile sont naturellement les plus pauvres de la région Océan Indien.
Madagascar n’est plus grande que par sa taille. On attend le moment où le pays va s’éveiller. Car le potentiel existe, on l’a toujours dit, mais reste au stade du potentiel.
Hier, dans son discours à la nation, le président Hery Rajaonarimampianina a reconnu que les difficultés persistent. Mais le locataire d’Iavoloha reste optimiste, en évoquant notamment la reprise de la coopération avec la Communauté Internationale. Les aides budgétaires vont effectivement reprendre. Ces aides occupent une large part du budget de l’Etat malgache tous les ans.

Beaucoup ont toutefois l’impression que malgré les aides apportées par les partenaires étrangers, la situation ne s’améliore pas assez rapidement dans la Grande Ile. A un certain temps, les dettes du pays avaient été en grande partie annulées, et les fonds destinés aux remboursements des dettes avaient été affectés dans des domaines sociaux, mais cela n’a pas permis au pays d’effectuer un véritable bond en avant. D’autant que les premiers résultats obtenus grâce aux efforts engagés dans ce sens ont été très vite estompés par six années de crise politique ayant engendré une importante crise socioéconomique.
Il n’est guère étonnant d’apprendre ainsi actuellement que la Grande Ile fait figure de lanterne rouge en termes de développement socioéconomique. Faire partie des huit pays les plus pauvres de la planète constitue un vrai scandale puisque l’île n’a connu ni de cataclysmes majeurs ni de guerres civiles sanglantes. Il est honteux de savoir que des pays qui ont connu de longues guerres civiles sont plus riches que Madagascar actuellement.
Les aides extérieures pourraient sans doute aider le pays à effectuer quelques pas en avant si elles sont bien gérées. Mais à bien y réfléchir, ces aides ne constituent pas l’essentiel, d’autant que les montants accordés par les partenaires étrangers sont assez minimes par rapport à ce que d’autres pays obtiennent.
A vrai dire, les aides constituent un atout mais le plus important a trait à la volonté des dirigeants Malgaches de faire progresser réellement le pays. C’est cette volonté qui manquait. La priorité était ailleurs. Avec ou sans aides extérieures majeures, tant que la volonté n’y est pas, la Grande Ile restera dans le peloton de queue.

J. Nantenaina

 

Journal télévisé du 29 decembre 2014

Ranjeva, Bois de rose à Fenerive Est, Jirama…

 

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
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