Paris. 12 morts dans l’attaque de « Charlie Hebdo ». Photos-videos. L’Etat Islamique. Les réactions. Les suspects Identifiés et repérés. Le Raid et le Gign sur place. Les deux frères sont tués.

En mémoire des victimes de l’attentat au journal Charlie Hebdo

Communiqué.

L’équipe du collectif « MOUVEMENT DES CITOYENS MALAGASY DE PARIS » condamne ave force et sans ambiguité cet acte barbare car inqualifiable humainement. C’est la parole et la plume que l’on venait d’assassiner sans vergogne. Le silence ne remplacera jamais la liberté d’expression. Notre empathie aux familles des victimes. 

«Une journée de deuil national» jeudi.

 

 Les victimes.

Parmi les victimes, huit journalistes, dont des dessinateurs de la rédaction de Charlie Hebdo  : Vincent Charbonnier alias Charb, Cabu, George Wolinski et Tignous. Co-fondateur du journal dont il était chroniqueur régulier, et intervenant sur France Inter, l’économiste Bernard Maris a également perdu la vie. Le journal a été touché le jour de sa conférence de rédaction hebdomadaire, qui réunit chaque mercredi matin l’ensemble des journalistes.
Depuis février 2006 et la première affaire des caricatures de Mahomet, Charlie Hebdo était régulièrement la cible de menaces et plusieurs de ses journalistes étaient placés sous protection policière. En 2011, alors qu’il était situé dans le 13è arrondissement de Paris, le journal avait été victime d’un incendie volontaire et avait entièrement brûlé. Soren Seelow, journaliste au « Monde », croit savoir qu’un dessinateur, Honoré, et un correcteur -Moustapha-, font partie des huit victimes de la rédaction.
Invité de la rédaction de Charlie Hebdo, Michel Renaud a également été abattu
Les tireurs ont enfin tué d’un coup de fusil automatique un policier du service de protection des personnalités, Franck, affecté à la protection de Charb. Le second policier assassiné, rattaché au commissariat du 11e arrondissement, aurait été cueilli par les agresseurs alors qu’ils sortaient du bâtiment, au moment où il patrouillait à VTT. Âgé de 42 ans, il s’appelait Ahmed.

Les faits


« Vers 11 h 30, deux hommes armés d’une kalachnikov et d’un lance-roquettes, ont fait irruption au siège de « Charlie Hebdo », dans le XIe arrondissement de Paris. Un échange de feu a eu lieu avec les forces de l’ordre », a expliqué une source proche de l’événement.

En quittant les lieux, les deux agresseurs ont blessé par balles un policier. Ils ont ensuite braqué un automobiliste porte de Pantin et percuté un piéton.

Des tirs d’armes automatiques ont fait « des victimes » au siège de « Charlie Hebdo » ce mercredi matin, à Paris, a assuré Luz. « Je pense qu’il y a des victimes », a déclaré le dessinateur, visiblement paniqué.

 

 

Le journaliste Martin Boudot a réussi à filmer la fusillade depuis un immeuble situé à proximité des locaux de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo. On y entend des coups de feu, ainsi que les assaillants crier « Allah Akbar » (« Dieu est le plus grand » en arabe, NDLR). (Le Point.fr)

13H15. « Protection renforcée » des grands magasins, lieux de culte…
Les organes de presse, les grands magasins, les lieux de culte et les transports sont placés en « protection renforcée » en région parisienne après l’attaque meurtrière contre « Charlie Hebdo », dont « les » auteurs n’ont pas encore été interpellés, a indiqué Matignon.

« Toutes les forces disponibles sont mobilisées et des renforts civils et militaires seront déployés dans le cadre du Plan Vigipirate », que Manuel Valls vient de relever au niveau le plus élevé d' »Alerte attentats ».

 

 

Mcm Malagasy Il y a 12 morts (11 hommes et une femme). Quatre personnes sont aussi très grièvement blessées, « entre la vie et la mort » selon François Hollande qui est sur place. Le quartier est bouclé. Les deux hommes, auteurs de cette attaque, sont en fuite, « toujours armés » selon BFMTV.

Les premières photos des terroristes. (Le Telegramme.fr).

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Les premières photos des terroristes. (Le Telegramme.fr).

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Photo. Le Parisien

 

La Citroën des terroristes a été abandonnée rue de Meaux à Paris (XIXe).

La Citroën des terroristes a été abandonnée rue de Meaux à Paris (XIXe).
(LE PARISIEN/ YANN FOREIX)

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« Alerte attentats » dans toute l’Ile-de-France »

"Alerte attentats" dans toute l'Ile-de-France

Le Premier ministre Manuel Valls a décidé de relever mercredi le plan Vigipirate au niveau « alerte attentats », le niveau le plus élevé, sur « l’ensemble de la région Ile-de-France », à la suite de la fusillade contre Charlie Hebdo (évolution de la situation en direct). Le passage à ce niveau d’alerte entraîne la mise en place de mesures exceptionnelles. Parmi elles, le renforcement du contrôle aux personnes, l’interdiction de stationnement aux abords des établissements scolaires ou encore la contribution renforcée des forces armées à la surveillance.

Source : Télegramme.fr

 

LesNews@LesNews

CHARLIE HEBDO – Le dessinateur Charb, décédé lors de l’attaque, avait publié ce dessin dans le journal cette semaine

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13h50. Le dernier tweet de Charlie Hebdo.

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14h02. L’attentat semblait bien préparé. Les terroristes auraient appelé les victimes par leurs surnoms avant de les exécuter. L’attaque s’est produite au moment de la conférence de rédaction hebdomadaire du journal satirique. Tous les  principaux journalistes étaient présents.

13h56. La Maison Blanche condamne fermement l’attaque. «Toute la Maison Blanche est solidaire des familles de ceux qui ont été tués ou blessés dans cette attaque», a déclaré Josh Earnest, porte-parole du président américain Barack Obama, sur la chaîne MSNBC.

 

 

13h45. Sorties annulées dans les écoles.Toutes les sorties scolaires et activités hors des établissements ont été annulées après l’attentat à Charlie Hebdo, annonce le rectorat.

13h30. Hollande va s’exprimer à 20 heures depuis l’Elysée, selon la présidence. Nicolas Sarkozy a lui annoncé qu’il s’exprimerait à 14h30 depuis le siège de l’UMP.

Hollande dénonce « un acte d’une exceptionnelle barbarie »

13h33. Cabu et Charb font partie des victimes. Cabu et Charb, figures emblématiques de Charlie Hebdo sont morts, d’après nos informations. Tignous et Wolinski feraient aussi partie des victimes, selon le Figaro. Le policier chargé de la protection de Cabu est lui aussi décédé.


Charb et Cabu (AFP)

 

Les premières videos.

 

 

 

 

 

Qu’est-ce que l’EI, l’organisation de l’Etat Islamique ?

 

Pourquoi les jihadistes de l’Etat islamique menacent la France d’attentats ? Explications

RTS: « Mise au point: Comment lutter contre l’Etat islamique ?  » 28 09 2014

REACTIONS

Liération.

Après la fusillade qui a visé le siège du journal satirique ce mercredi matin, les réactions de personnalités se succèdent.

Après l’attaque du siège de Charlie Hebdo qui s’est produite autour de 11h30 ce mercredi, faisant douze morts, la classe politique française et plusieurs personnalités, sous le choc, ont réagi pour condamner cet acte.

François Hollande a été le premier à dénoncer «un acte d’une exceptionnelle barbarie» après l’attaque contre Charlie Hebdo, assurant qu’il s’agissait sans nul doute d’un «attentat terroriste». Appelant à «l’unité nationale», le chef de l’Etat a dénoncé «un acte d’une exceptionnelle barbarie […] commis ici à Paris contre un journal […] des journalistes» et des policiers «lâchement assassinés». «Les auteurs de ces actes seront pourchassés aussi longtemps que nécessaire pour qu’ils puissent être arrêtés, traduits devant les juges et condamnés», a également déclaré le Président.

«La France est aujourd’hui devant un choc, un choc qui est celui d’un attentat car c’est un attentat terroriste, ça ne fait pas de doute» contre «un journal qui avait été plusieurs fois menacé», a-t-il poursuivi. «J’aurai une fois encore à parler aux Français car nous sommes dans un moment extrêmement difficile» alors que «plusieurs attentats terroristes avaient été déjoués ces dernières semaines» et que «nous savions que nous étions menacés comme d’autres pays dans le monde», a-t-il conclu. Une réunion de crise avait lieu à 14 heures à l’Elysée pour décider de «la protection que nous devons assurer de tous les lieux où de mêmes actes pourraient être renouvelés par les mêmes barbares».

Le président Francois Hollande et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, sur les lieux de la fusillade.Le président François Hollande et le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, sur les lieux de la fusillade. (Photo Martin Bureau. AFP)

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, dénonce dans un communiqué «un carnage abominable et révoltant qui a vu un organe de presse être attaqué aux armes de guerre». «C’est la liberté qui a été visée dont Charlie Hebdo est un acteur et un ambassadeur essentiel». Le parti socialiste appelle à une «marche des républicains» mercredi après-midi à Paris, selon l’entourage de ce dernier.

Dans un tweet, la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud Belkacem, a exprimé sa solidarité avec les victimes et leurs familles.

La maire socialiste de Lille, Martine Aubry, a de son côté déploré un acte «monstrueux» dans un communiqué. «Je pense en premier lieu aux victimes, à leurs familles et leurs proches et aux blessés. En ces circonstances dramatiques, je tiens à adresser tout mon soutien à Charlie Hebdo, qui participe fortement au pluralisme de l’information. C’est dans ces moments que les Français doivent être unis face à la barbarie et soutenir ceux qui agissent pour retrouver les coupables et empêcher des actes de cette nature.»

L’ancien ministre Jack Lang, président de l’Institut du monde arabe (IMA), a lui estimé qu’il fallait «se dresser d’un seul bloc» pour préserver la liberté. «Je suis certain que cet acte monstrueux suscitera en France un sursaut devant cette horreur. Le pays, quelles que soient les appartenances politiques religieuses ou autres, doit se dresser d’un seul bloc, sans hésitation», a déclaré à la presse l’ancien ministre de la Culture et de l’Éducation, qui se trouvait à Rouen pour une visite culturelle. «Derrière cette monstruosité humaine, il y a cette volonté d’étouffer, d’écraser la liberté de penser, la liberté d’expression, la liberté d’être tout simplement. Il va falloir se battre», a-t-il ajouté.

A droite, les réactions n’ont pas tardé non plus. Depuis le siège parisien de l’UMP, Nicolas Sarkozy appelle à «l’unité nationale» et «invite les Français à refuser la tentation de l’amalgame»: «la République doit se rassembler», selon nos journalistes sur place. «Le gouvernement, demande-t-il, doit prendre des mesures contre le terrorisme», initiatives que sa «formation politique soutiendra sans réserves». Le chef de l’UMP condamne «un acte abject qui heurte la conscience humaine» et «une atteinte sauvage à un des principes républicains les plus chers, la liberté d’expression». «Les coupables de cet acte barbare doivent être poursuivis et châtiés sévèrement. La démocratie est attaquée, nous devons la défendre sans faiblesse, continuer à dire ce que nous avons envie de dire, vivre comme nous voulons vivre», demande Nicolas Sarkozy (propos recueillis par Laure Equy).

Alain Juppé, le maire UMP de Bordeaux a de son côté appelé à «faire bloc» dans un tweet.

Interrogé sur RTL, Claude Guéant, ex-ministre UMP de l’Intérieur, a pour sa part confié : «Je crois que ce qui est en cause aujourd’hui, c’est à nouveau la liberté d’expression, donc une certaine façon de concevoir la vie en société en France […] Nous sommes vraiment face à un problème d’une ampleur exceptionnelle. Nous ne pouvons pas accepter que notre mode de vie soit ainsi bouleversé par des fanatiques.»

Pour Elisabeth Guigou, présidente de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale : «Guidés par notre idéal de fraternité, nous saurons traverser ensemble cette douloureuse épreuve. Dans notre histoire troublée, le rassemblement a déjà permis aux Français de triompher de la haine et de ses pires abominations.»

Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts (EE-LV) a exprimé son émotion aux journalistes de Libération : «Je suis sous le choc. C’est un acte terrible et terrifiant. Je suis à la fois prise de beaucoup d’émotion, de sidération et de colère. Et en même temps, il ne faut pas céder à la peur. Un climat particulier, malsain, existe aujourd’hui dans notre société: beaucoup de confusions, d’amalgames… On le voit avec les débats actuels autour des livres de Michel Houellebecq ou d’Eric Zemmour. Quand il se passe quelque chose d’aussi effroyable, comme aujourd’hui, on ne peut pas faire comme si on reprenait nos petites affaires demain. Il y aura un avant et un après cet attentat à Charlie Hebdo. Après l’effroi, il nous faut agir. Montrer qu’il y a une union nationale autour de nos valeurs de liberté de la presse et débattre de ce que nous voulons pour notre société. Il ne faut pas d’union de façade. Nous devons décider d’actions politiques ensemble.»

«J’espère qu’un tel acte nous fera réfléchir sur ce qui est important et fait sens pour nous à gauche. Malheureusement, nous sommes entrés dans un monde de communication avec une scène politique qui change tous les jours. Charlie Hebdo l’avait bien vu et le racontait à merveille chaque semaine», a-t-elle ajouté (Propos recueillis par L. A).

Dany Cohn-Bendit, compagnon de route de la bande de Charlie a également répondu aux questions de nos journalistes : «C’est notre génération , c’est la génération des caricaturistes, l’une des dernières formes de l’esprit de mai 68 qui a été assassinée. Il y a un islamofascisme, ça existe. Ce sont des fascistes, il ne faut pas tourner autour du pot. Comme il y a eu un fascisme venu de la civilisation occidentale, il y a un fascisme venu de la civilisation de l’Islam. Il faut tenir bon maintenant. On a toujours dit: ‘le fascisme ne passera pas». L’ancien leader de mai 68 a ensuite ajouté : «C’est dur mais il faut rester clair dans sa tête et ne pas tout mélanger. Ce qui est attaqué là c’est le droit à la critique radicale de toutes les religions. Charlie Hebdo c’est la radicalité anticléricale, c’est pour ça qu’ils ont été tués. Notre civilisation ce qu’on veut défendre, c’est le droit à cette radicalité.» (propos recueillis par M. E)

Dans un tweet, François de Rugy, coprésident du groupe écologiste à l’Assemblée, a assuré les proches des victimes de son soutien.

«Je me suis rendu très vite sur place, c’était terrible. Nous sommes anéantis par ce massacre barbare. Nous perdons des confrères, des amis, a déploré Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et journaliste de profession et ex-directeur du journal L’Humanité. C’est la République, la liberté et les valeurs les plus fondamentales de notre société qui sont attaquées.  «Il faut une réaction nationale à la mesure de l’attaque qui vient de ce produire, a-t-il poursuivi. L’union de la nation la plus importante possible de toutes les forces Républicaines de ce pays. L’unité et le rassemblement doivent primer en ces heures sur tout le reste. C’est la seule chose importante. Les auteurs de ce crime doivent être retrouvées pour être jugées et doivent être condamnées en conséquence. Attention aux termes que chacun d’entre-nous emploie aujourd’hui…» (propos recueillis par L. A).

Pour Olivier Besancenot, ancien porte-parole du NPA, il est «difficile de trouver les bons mots. Ceux qui me viennent sont colère, révolte et indignation. Mais on est surtout très tristes. Le moment politique où ça se passe fait craindre des risques d’instrumentalisation. Attention à l’islamophobie de ceux qui ont soufflé sur les braises, il ne faut pas que nous vivions des défilés racistes comme actuellement en Allemagne. Là, on est dans le deuil, on pense surtout aux proches et aux équipes de Charlie, mais il faudra une réaction collective forte après ces actes abominables. Avec le NPA, nous participerons au rassemblement à 17h place de la République, à l’appel de la CGT. Le terrorisme au sens premier du terme, c’est faire taire par la terreur. Nous ne nous tairons pas. Je pense particulièrement à Tignous, qui a lutté à nos côtés à l’époque de Ras’le Front.» (propos recueillis par J.B.-P.).

Bernard Accoyer, député de Haute-Savoie et ancien président de l’Assemblée nationale (UMP) a quant à lui estimé, dans un communiqué : «A travers cet acte de barbarie, c’est la liberté d’expression, valeur fondamentale de notre République, qui est mise en cause. Toute la communauté nationale doit se rassembler pour défendre notre idéal démocratique et républicain. Rien ne doit nous faire reculer face à de tels actes.»

Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, a fait savoir dans un communiqué : «Je veux exprimer ma douleur et ma solidarité avec les familles des victimes de l’attentat qui a touché la rédaction de Charlie Hebdo. Des dessinateurs de grand talent, des hommes d’engagement et des journalistes confiants dans le rôle d’une parole libre dans une société démocratique ont été lâchement assassinés par la haine. C’est la liberté qui a été visée, notre liberté à tous, et tous les Français sont aujourd’hui unis dans la volonté de résister à la violence et l’intolérance forts des valeurs communes de la République.»

Pour la sénatrice de l’Orne et présidente de la Commission d’enquête sur les réseaux jihadistes (UDI) Nathalie Goulet : «C’est un acte qui nous plonge dans l’affliction. Pour les victimes et leurs familles mais aussi pour tous leurs confrères journalistes aujourd’hui sans esprit partisan, nous sommes tous des membres de la famille des démocrates et nous venons de perdre des amis parfois turbulents mais attachants et des défenseurs des libertés, de toutes les libertés. Aucune divergence d’opinion ne peut légitimer d’assassiner des personnes effectuant leur métier.»

A l’Assemblée nationale, le président Claude Bartolone (PS) et les chefs de file de tous les groupes politiques ont appelé à «l’union nationale» pour «défendre la liberté sous toutes ses formes».

Dans un communiqué commun, ils affirment : «Le massacre perpétré dans les locaux du journal Charlie Hebdo met la communauté nationale et ses représentants au défi de la démocratie et de ses valeurs». «L’union nationale doit se faire autour de la mémoire des personnes lâchement assassinées, journalistes et policiers, de la solidarité envers les personnes blessées et envers toutes les familles des victimes», poursuit le communiqué. «L’union nationale doit se faire autour de l’affirmation de valeurs et principes au fondement de notre République : la liberté sous toutes ses formes, et notamment la liberté d’expression, la liberté d’information, la liberté de comprendre, la laïcité», ajoute le texte.

Pour le Parti des indigènes de la République (PIR) : «Le PIR dénonce les apprentis sorciers qui d’ores et déjà cherchent à instrumentaliser cette tragédie dans le sens de plus de répression et de violence contre les musulmans ou pour faire avancer leur agenda dans le cadre d’une stratégie de la tension de sinistre mémoire.»

Enfin, le Défenseur des droits Jacques Toubon «s’incline avec respect et émotion devant les victimes de la fusillade qui vient de se produire à la rédaction de Charlie Hebdo. Il se déclare solidaire des journalistes, des employés, des policiers et de leurs familles. Il dénonce cet attentat terrible contre la liberté d’expression et d’opinion, droit fondamental incarné avec courage par ce journal emblématique.»

Indignation dans les milieux religieux et associatifs

Le Conseil français du culte musulman (CFCM), l’instance représentative de la première communauté musulmane d’Europe, a quant à lui condamné «avec la plus grande détermination» un acte «barbare»«contre la démocratie et la liberté de la presse». De son côté, l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), proche des Frères musulmans, a condamné «de la manière la plus ferme cette attaque criminelle et ces horribles meurtres».

Indignation aussi chez l’imam de Drancy Hassen Chalghoumi«Ils ont touché la liberté, ils ont touché la police, ils ont touché nos valeurs.»

par liberation

«Dans cette situation où la colère peut nous envahir, nous devons plus que jamais redoubler d’attention à la fraternité, fragilisée, et à la paix, toujours à consolider», a réagi pour sa part le nouveau porte-parole des évêques de France, Mgr Olivier Ribadeau Dumas. Personne ne peut se «prévaloir d’une religion quelle qu’elle soit» pour mener de telles atteintes à la vie humaine, a souligné de son côté le président de la Fédération protestante de France (FPF), François Clavairoly.

Les associations antiracistes ont aussi appelé à éviter toute confusion, le président de la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) Alain Jakubowicz estimant que «la crainte est grande de voir de nouveau l’islam désigné comme à l’origine de cette monstruosité». «Il ne faut pas qu’on se trompe de cible», a-t-il fait valoir.

Pour le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, «ceux qui commettent ce genre de meurtres sont des gens qui espèrent justement qu’il y aura des amalgames, que cela montera les gens les uns contre les autres, et ce serait leur faire un très beau cadeau que de rentrer dans leur jeu».

«C’est un journal qui a été décapité»

Plusieurs humoristes, dessinateurs et caricaturistes ont aussi exprimé leur tristesse. Willem, dessinateur de Charlie-Hebdo et Libération, a déclaré à l’AFP : «C’est un journal qui a été décapité, comme en Syrie, en Irak C’est unique au monde qu’un journal soit tué comme ça.» «Ce ne sont pas que des collègues, ce sont des amis (…) Cabu c’est le caricaturiste le plus doué de sa génération, tout le monde l’imite».

Sur RTL, l’imitateur Laurent Gerra s’est également dit «bouleversé. Je pense au sourire de Cabu. C’est impossible de ne pas être révolté (…) Cabu c’est la liberté, c’est la joie de vivre. Il est mort en héros parce que lui ne s’est jamais voilé la face, contrairement à ceux qui sont entrés lâchement… Ils sont morts en héros dans une forme de liberté de la presse, de la plume, du dessin, de la satire, du non-respect des lois mais en respectant la liberté. On s’attaque à la liberté, on s’attaque au dessin, à l’humour, on s’attaque à quelque chose d’iconoclaste.»

Sur la même station, le dessinateur Philippe Geluck a aussi réagi : «Je suis effondré, je ressens à peu près les mêmes choses que j’ai pu ressentir le 11 septembre lors des attentats de New York. J’ai l’impression qu’il y aura un avant et un après 7 janvier. Il y a d’abord la peine de perdre des amis, des grands maîtres de mon métier. Siné, Cabu et Wolinski sont des gens qui m’ont donné envie de faire ce métier, qui ont été des guides pour moi, puis Charb et Tignous étaient des amis, des gens d’un talent fou, je suis révolté. Ils sont l’avant-poste de la liberté de la presse, alors c’est sûr qu’ils ont fait des choses extrêmement gonflées à certains moments. C’est sûr qu’ils ont provoqué mais c’est leur métier aussi et c’est la noblesse de la presse satirique, mais c’est toute la presse, c’est toute la  liberté d’expression qui est  blessée.»

Gérald Dahan s’est lui exprimé sur Facebook : «On va tous se réunir et continuer à défendre notre liberté d’expression (…) Quel gâchis. Le pays tout entier est bouleversé. Ma peine est immense.»

Le président du Rugby club de Toulon (RCT) Mourad Boudjellal, ancien éditeur des dessinateurs Charb et Tignous, a déclaré : «Je suis plus que consterné, je suis abasourdi». «C’est le 11 septembre de la presse, il y aura un avant et un après», a-t-il ajouté en disant vivre «un moment très compliqué, bizarre». «C’est terrifiant. Je connaissais aussi bien Cabu (un autre dessinateur tué mercredi), c’était la gentillesse sur terre et c’est inimaginable de le voir mourir sous des balles», a poursuivi Mourad Boudjellal.

De son côté, l’ensemble des Société des journalistes des rédactions du Monde, des Echos, de L’Obs, de Télérama, de Rue89, de Radio France, de RFI, de l’Agence France-Presse, de l’agence AEF, du Point, de l’Express et de Libération, condamnent l’acte de terrorisme inqualifiable perpétré ce jour au siège de Charlie Hebdo. «Nous, journalistes, tenons à exprimer notre profonde tristesse, ainsi que notre colère et souhaitons témoigner de notre soutien à nos collègues, aux policiers et à leurs familles touchés par cet effroyable attentat. En les prenant pour cible, les assaillants ont attaqué la liberté et la démocratie. Inlassablement, les journalistes défendront ces valeurs, ce droit inaliénable à la liberté d’expression. Nous sommes tous des Charlie.»

LIBERATION

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Attentat à Charlie Hebdo :

trois suspects ont été identifiés

Mis à jour : 07-01-2015 22:35

Créé : 07-01-2015 20:34

ATTAQUE – Selon nos informations, les individus recherchés par la police après l’attentat survenu ce mercredi matin dans les locaux de Charlie Hebdo ont été identifiés.

Charlie Hebdo

La voiture des assaillants avait été abandonnée après l’attaque dans une rue du 19e arrondissement de Paris. Photo : AFP

Metronews

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DIRECT. « Charlie Hebdo » : le Raid et le GIGN déployés près de Villers-Cotterêts, où les suspects ont été repérés

Chérif et Said Kouachi, 32 et 34 ans, sont soupçonnés d’avoir attaqué le siège de l’hebdomadaire.

Portraits de Chérif Kouachi et Said Kouachi diffusés par la préfecture de police de Paris, le 8 janvier 2015.

Portraits de Chérif Kouachi et Said Kouachi diffusés par la préfecture de police de Paris, le 8 janvier 2015. ( AFP )

Mis à jour le 08/01/2015 | 14:33 , publié le 08/01/2015 | 09:54

Alors que la France se recueille, jeudi 8 janvier, au lendemain de l’attentat contre Charlie Hebdoles deux principaux suspects de l’attaque ont été localisés près de Villers-Cotterêts, dans l’Aisne, selon des sources policières en milieu de journée. Le Raid et le GIGN sont déployés. La police, a, par ailleurs, placé en garde à vue sept personnes de l’entourage de Chérif et Said Kouachi, indique une source judiciaire. Suivez les derniers événements dans notre direct.

Chérif et Said Kouachi, 32 et 34 ans, auraient été localisés jeudi matin dans l’Aisne, selon des sources proches de l’enquête, alors qu’ils étaient à bord d’une Clio grise et porteurs d’armes de guerre. Le gérant d’une station-essence à proximité de Villers-Cotterêts (Aisne), braqué par les deux individus, a « formellement reconnu les deux hommes soupçonnés d’avoir participé à l’attentat de ‘Charlie Hebdo’, précise une source proche du dossier. Les deux hommes sont cagoulés, avec kalachnikov et lance-roquettes apparents ».

• Sept personnes de l’entourage des deux suspects étaient en garde à vue, jeudi matin. La veille, un homme s’est rendu à la police de Charleville-Mézières (Ardennes) « après avoir vu que son nom circulait sur les réseaux sociaux ». L’AFP a annoncé qu’il s’agissait du plus jeune des trois hommes recherchés. Mais des doutes subsistent sur l’implication de ce lycéen de 18 ans, Mourad Hamyd.

• François Hollande a décrété une journée de deuil national ce jeudi, une décision très rare. Une minute de silence a été observée à midi dans les écoles et les services publics. Mercredi, plus de 100 000 personnes se sont rassemblées spontanément un peu partout en France pour soutenir les victimes.

• Une défaillance des services de renseignements ? « Ces individus étaient suivis » mais « il n’y a pas de risque zéro », a déclaré Manuel Valls, sur RTL. Evitant la question d’un éventuel défaut de surveillance, il a préféré saluer la réponse « extraordinaire » des Français, après les rassemblements de mercredi.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #CHARLIE_HEBDO

14h32 :  Des drapeaux jihadistes et des cocktails Molotov ont été retrouvés dans la voiture abandonnée par les assaillants, hier, à Paris.

14h26 :  Le numéro du jour du Petit Quotidien, journal destiné aux 6-10 ans disponible uniquement sur abonnement, est disponible gratuitement en version numérique (PDF). Notre journaliste Bastien Hugues termine en ce moment même un article destiné aux parents qui souhaitent évoquer l’attaque contre Charlie Hebdo avec leurs enfants.

14h25 :  En 1976, je prenais des heures de colle pour avoir lu Charlie Hebdo en lycée agricole. En 2015, en France, je ne pensais pas que l’on pouvait mourrir pour ses idées. Je pleure.

14h25 :  Si, comme @christine, vous avez un souvenir particulier de lecture de Charlie Hebdo, n’hésitez pas à nous le partager dans les commentaires.

14h19 :  Le Raid et le GIGN sont déployés à la frontière entre l’Aisne et l’Oise, dans une zone « où a été abandonnée la voiture utilisée par les deux suspects, identifiés par un témoin », indique une source policière à l’AFP.

14h16 :  Le site du Monde publie un article détaillant l’attaque dans les locaux de Charlie Hebdo. Extrait : « L’un des agresseurs a dit : ‘Charb ?’. Il a tiré sur Charb. Puis ils ont égrené les noms des membres de la rédaction, et ont fait feu en rafales. »

14h07 :  Minute de silence a été faite chez Carrefour par solidarité. Vive la liberté d’expression.

14h07 :  A Carrickfergus (Irlande du nord) j’ai aussi marqué la minute de silence.

14h07 :  Également notre minute de silence en Thaïlande à 18h, heure locale. Je suis Charlie.

14h07 :  Dans la halle de fret de l’aéroport de Genève, bien que Suisses? nous avons tenu à marquer notre solidarité a nos collègues Français par une minute de silence!

14h07 :  Voici un aperçu des minutes de silence à travers la France, recueilli par les équipes de France 2. Et voici une nouvelle salve de messages que vous nous avez envoyés dans ce direct.http://api.dmcloud.net/player/embed/4e7343f894a6f677b10006b4/54ae73be06361d0c53c9cf64/a1032ad394b041aea0419594c8b5ffcb?exported=1(FRANCE 2)

 

13h58 :  Un message « Je suis Charlie » a été affiché sur un panneau lumineux de l’autoroute A26, qui passe notamment près de Reims.

13h52 :  Le Raid et le GIGN sont déployés dans les environs de Villers-Cotterêts, indiquent des sources policières à l’AFP.

13h42 :  La Banque publique d’investissement Bpifrance indique qu’elle a décidé de prendre 50 abonnements à Charlie Hebdo pour ses 42 directions régionales et son siège, en signe de solidarité.

13h40 :  « Le journal Charlie Hebdo sortira mercredi prochain et sera tiré à un million d’exemplaires », affirme son avocat Richard Malka, contre 60 000 habituellement. Ce sera un numéro de 8 pages, au lieu de 16 pages habituellement. L’équipe sera hébergée par Libération.

13h39 : @anonyme : Le rendez-vous est donné à 15 heures, place de la République, avant une marche jusqu’à la place de la Nation.

13h39 :  Où et à quelle heure partira la marche républicaine, dimanche ?

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Solidarité avec « Charlie Hebdo »

 

 

 

 

Marseille vieux port.

Attentat à Charlie Hebdo : quand Chérif Kouachi apparaissait à la télévision

Une enquête de l’émission «Pièces à conviction», diffusée en 2005, montre combien l’un des trois suspects de l’attaque de mercredi avait pu être, à l’époque, déterminé à mourir en martyr en Irak.

G.L. | 08 Janv. 2015, 07h22 | MAJ : 08 Janv. 2015, 12h19

Des images de Chérif Kouachi ont été diffusées en 2005 dans «Pièces à conviction».

Des images de Chérif Kouachi ont été diffusées en 2005 dans «Pièces à conviction». (YOUTUBE.)

L’un des trois suspects de l’attentat de mercredi contre «Charlie Hebdo», Chérif Kouachi, apparaissait en septembre 2005 dans un numéro de l’émission «Pièces à conviction» (diffusée sur France 3) consacré au terrorisme.

 L’enquête, diffusée suite à son arrestation pour participation à une filière d’envoi de combattants en Irak, raconte l’endoctrinement du jeune homme, aujourd’hui âgé de 32 ans. Kouachi ne témoigne pas directement mais plusieurs citations, visiblement tirée des auditions, montrent combien il était, à l’époque, déterminé à mourir en martyr.

On l’y présente comme un «élève assidu» de Farid Benyettou, un prédicateur du XIXe arrondissement de Paris qui préparait des volontaires à partir combattre en Irak avant que sa filière soit démantelée. Au cours de ses auditions, Kouachi avait précisé le contenu de cet «apprentissage» : «Farid m’a dit que les textes donnaient des preuves du bienfait des attentats-suicides. C’est écrit dans les textes que c’est bien de mourir en martyr».

Sa préparation au combat se fait dans le plus parfait «amateurisme», notent les journalistes : «Deux, trois joggings dans le parc des Buttes-Chaumont ; une rencontre fugace avec un soi-disant spécialiste des armes qui lui explique le maniement d’une kalachnikov». «Grâce aux conseils de Farid, mes doutes s’estompaient. Moi, j’avais peur mais je ne le disais pas. C’est évident que Farid m’a influencé dans mon départ, dans le sens où il donnait une justification à ma mort prochaine», racontera encore Chérif Kouachi.

Le jeune homme avait pris un billet pour la Syrie avant d’être finalement interpellé, puis condamné à trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis. Un éducateur social qu’il a rencontré en prison témoigne d’un changement d’état d’esprit : «Il s’est aperçu qu’il s’est fait rouler dans la farine et embringué dans quelque chose qu’il n’a même pas lui maîtrisé». La suite est malheureusement connue…

VIDEO. Chérif Kouachi dans «Pièces à conviction» en 2005

VIDEO. Attentat à Charlie Hebdo : les images de la fuite des tueurs

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VIDEO. L’édito du Parisien : on n’assassine pas la liberté

 

En mémoire.

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ASSAUT FINAL 

17:18 09/01/2015.

Les deux suspects tués dans l’assaut à Dammartin-en-Goële

Les deux suspects de Charlie Hebdo ont été tués dans l’assaut à Dammartin, selon des sources proches du dossier citées par l’AFP.

Les deux suspects de l’attentat de Charlie Hebdo sont sortis vendredi en tirant à la kalachnikov sur les forces de l’ordre, entraînant leur « neutralisation », a appris l’AFP de source proche du dossier. Les deux suspects tués dans l’assaut, armés de kalachnikov, étaient sortis « en tirant sur les forces de l’ordre, ce qui a déclenché leur neutralisation immédiate », a déclaré cette source, ajoutant qu’un « gendarme du GIGN a été légèrement blessé ». « L’otage, un homme de 26 ans, qui s’était cloîtré depuis le début dans une des pièces de l’entreprise, est indemne », a-t-elle ajouté.

Et l’otage liberé.

 

 

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17:30

Vincennes : l’assaillant a été tué

Le preneur d’otage ( Amedy Coulibaly, l’un des suspects dans la fusillade de Montrouge : décès d’une policière municipale hier ) de la porte de Vincennes a aussi été tué dans l’assaut, selon nos informations.

Selon l’AFP, plusieurs otages sont sortis de l’épicerie casher située porte de Vincennes à Paris. Une première ambulance a quitté les lieux, relate notre envoyé spécial.

 

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

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