Charles Andrianasoavina – Andry Rajoelina. « Vérité et Réconciliation » 26 Janvier, 7 Février 2009. Qui a fait quoi ?

Colonel Charles Andrianasoavina : Une confrontation avec Andry Rajoelina attendue

Actuellement, on recherche toujours la vérité sur les affaires sanglantes survenues au moment fort de la crise politique de 2009. On parle de plus en plus d’une éventuelle commission « vérité et réconciliation » à un moment où le FFKM a relancé le processus de réconciliation nationale. Cette recherche de la vérité, s’agissant plus particulièrement de la crise de 2009, nécessitera la présence du colonel Charles Andrianasoavina.

La présence sur le territoire malgache du colonel Charles Andrianasoavina doit être mise à profit par les acteurs politiques pour en savoir un peu plus sur la genèse de la crise actuelle. Il s’agit, en effet, d’un acteur majeur du coup d’Etat de 2009.

Le colonel Charles fut, par la suite, le principal homme de mains de l’équipe de la Haute Autorité de Transition pour mater les tentatives de renversement du régime putschiste. Le colonel Charles connaît ainsi les tenants et les aboutissants des événements de 2009.
Aujourd’hui, de retour au pays, il s’avère incontournable de confronter le colonel avec son ancien protégé, Andry Rajoelina. Depuis quelques années, Charles Andrianasoavina avait apporté des témoignages accablants pour l’ancien président de la Transition, concernant notamment l’affaire du lundi noir du 26 janvier et à propos de la tuerie du 7 février devant le palais d’Ambohitsorohitra.

La version du colonel Charles concernant ces affaires devrait être confrontée avec celle de l’équipe d’Andry Rajoelina, si on souhaite vraiment connaître la vérité. Le colonel Charles Andrianasoavina ne peut pas être considéré comme un officier proche de Marc Ravalomanana puisque c’est l’un des principaux tombeurs de celui-ci. Il était l’un des meneurs de la mutinerie du camp CAPSAT. Mais le colonel ne peut pas non plus être considéré comme un militaire pro-Rajoelina après avoir participé à la mutinerie de la BANI, en novembre 2010, et après avoir été mis en prison sous le régime HAT. C’est justement en raison de sa position actuelle, ni proche de Ravalomanana ni pro-Rajoelina, que sa version des faits devient importante. Les deux protagonistes de la crise de 2009 ne pourront a priori influencer le colonel.

Six ans après les événements qui ont causé une centaine de morts, rien qu’à Antananarivo, il est sans doute temps de connaître la vérité. Dans quelques jours, les habitants de la capitale se souviendront du lundi noir puisque le 26 janvier tombe un jour de lundi cette année. Antananarivo était à feu et à sang mais aucune enquête et aucun procès n’a été au rendez-vous. Dans un peu plus de deux semaines, on se rappellera aussi de la tuerie du samedi rouge, du 7 février 2009.

La confrontation des versions des uns et des autres sur ces dossiers chauds est essentielle actuellement. C’est l’un des meilleurs moyens de se rapprocher de la vérité.

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Réconciliation Nationale et esprit citoyen.

La Réconciliation Nationale est une étape « incontournable » (il faut le faire). Mais, à notre avis,  il faut d’abord règler les urgences et  surtout honorer les paroles données. C’est à dire l’application de la FDR, dans sa totalité, et dont les articles ont « valeurs de lois ».

Et surtout l’article 2O « La Haute Autorité de la Transition (HAT) devra permettre à tous les Citoyens Malgaches en exil pour des raisons politiques de rentrer à Madagascar sans conditions, y compris Monsieur Marc Ravalomanana. La HAT devra fournir la sécurité à tous les exilés malgaches rapatriés. La HAT devra développer et promulguer d’urgence les instruments juridiques nécessaires, y compris une loi d’amnistie, afin d’assurer la liberté politique de tous les citoyens Malgaches dans le processus inclusif de transition, débouchant sur la tenue d’élections libres, justes et crédibles. Un accord signé conjointement par les parties malgaches et la Communauté Internationale  en Septembre 2011 :

– Libérer tous les prisonniers politiques, laisser les exilés rentrer au pays, réouvrir les stations de radios et autres médias fermées, (en laissant de côté les propos haineux, de vengeance…).

– Ensuite, que les politiciens de tout bord (les 4 anciens chefs d’Etat, et l’actuel titulaire) se réunissent sous l’égide des Eglises et des experts internationaux (Vérité et Paix)… Le MEA CULPA des « coupables» devant le peuple…

– Et enfin, savoir pardonner.  Tout esprit guerrier, vindicatif, dicté par des considérations materielles (sièges, argent-roi, etc…) est à bannir. Car c’est le peuple qui paye durement les « mauvaises gouveranances » des uns et des autres. Entrainant ainsi une désorganisation totale du paysage socio-économique, et comme corollaires l’insécurité, la famine et le pillage des richesses naturelles du pays.

Les retrouvailles d’un Etat de Droit demandent du « sérieux », une abnégation exemplaire de la part des participants. Un comportement de « bon sens et digne », témoigne d’un « esprit citoyen »

La dignité et l’amour du pays vont de pair.

MCM de Paris. 22 Octobre 2014.

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Le Lundi noir du 26 Janvier 2009Nous n’acceptons pas l’impunité (Tananews. 23/01/2015).

A quand le procès de Rajoelina ?

Saura-t-on un jour toute la vérité sur le vrai déroulement des événements du 26 janvier 2009 ? Verra-t-on les responsables de ces casses et ces pillages organisés à grande échelle, notamment le leader du mouvement de l’époque occuper le banc des accusés dans un procès équitable ?

L’ancien président de la Transition a été le principal meneur du mouvement de 2009. Il a été le principal leader lors de la journée sanglante du lundi 26 janvier. Andry Rajoelina était dans les rues d’Antananarivo quand la capitale a été mise à feu et à sang par des manifestants fous furieux.

Six ans après les faits, la vérité sur l’affaire du 26 janvier 2009 n’est pas dévoilée au grand public et aux proches des victimes. D’ici quelques jours, on va commémorer le massacre du lundi noir mais, pour le moment, aucune volonté de faire triompher la justice n’est perceptible. Les victimes souhaitent pourtant un procès équitable. En effet, lundi prochain, les habitants de la capitale se rappelleront du lundi noir.

Le 26 janvier tombe un lundi pour cette année, tout comme le lundi 26 janvier 2009, baptisé le « lundi noir ». Ce jour avait été marquée par le pillage de nombreux magasins dans la capitale et par le saccage et l’incendie de la radio et de la télévision nationale malgache ainsi que des médias fondés par l’ex-président, Marc Ravalomanana. Sans oublier les autres groupes d’entreprises appartenant à celui-ci. Il semble pourtant que les plaintes déposées au Tribunal relatives à cette affaire par l’association des victimes n’ont pas connu de suite.
Les pillages et les violences ont fait une centaine de morts à Antananarivo, dont des individus calcinés accidentellement dans un magasin au moment fort du pillage, le soir.

La vérité doit être portée à la connaissance du public en général et des proches des victimes en particulier, six ans après les faits. Tout le monde sait pourtant que, pour y parvenir, il faut une enquête minutieuse et un procès équitable. Ce qui semble rare chez nous.
Pour que les victimes ne soient pas réduites au statut de simples sacrifiés pour faire aboutir une cause politique, il faut un procès sur le «lundi noir ». Des jeunes entrepreneurs ont tout perdu en une nuit ce 26 janvier. Certains étaient contraints au suicide en constatant les dégâts alors qu’ils avaient encore à rembourser leurs banquiers. Cela relève d’une injustice flagrante. Les proches des victimes attendent un procès neutre à cet effet.
Le maire de la capitale, Andry Rajoelina, à ce moment, avait promis d’aider les victimes du pillage puisqu’il a été lui-même parmi les principaux acteurs de cette crise dévastatrice en manipulant la foule dans les rues de la capitale. Mais aucune indemnisation ou soutien financier aux victimes n’a été déboursé même si Andry Rajoelina a passé cinq ans au pouvoir en tant que président de la Transition. Les victimes du pillage souhaitent pourtant être indemnisées. Car elles ont été malgré elles ruinées pour des motifs qui ne devraient même pas les concerner, puisque ces entrepreneurs et vendeurs étaient placés entre le marteau et l’enclume à la suite d’un bras de fer politique opposant un président de la République et un maire.

Tout le monde se rappelle, en tout cas, que c’est Andry Rajoelina qui était le principal meneur des mouvements de rue dans la capitale à cette époque. Il se trouve donc au centre des préoccupations des enquêteurs si une enquête a lieu. On comprend facilement ainsi pourquoi aucune enquête n’a été déclenchée au moment du régime de Transition dans le pays.

Mais six ans après les faits, alors qu’Andry Rajoelina n’est plus au pouvoir et que Marc Ravalomanana est placé en résidence surveillée, une enquête est incontournable. C’est l’unique moyen de garantir la vérité sur ces faits douteux et désastreux. Que les responsables de ces massacres répondent de leurs actes devant la justice. C’est l’unique souhait de tout le peuple. Rappelons que d’après les estimations des observateurs, plus de 500 personnes ont péri durant ce « lundi noir». 

La Nation. 21 Janvier 2015.

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Madagascar: AV 7 contre Ra 8

Photo: L’Express

Commémoration du 7 février 2009 – Couronne du Mapar

Par Sylvain Ranjalahy (L’Express de M/car). 4 Février 2015.La commémoration du drame du 7 février 2009 aura un aspect singulier cette année. Pour la première fois depuis 2009, l’anniversaire de cet évènement tragique va se passer avec la présence au pays du présumé commanditaire, en l’occurrence l’ancien président Marc Ravalomanana, condamné d’ailleurs par le tribunal aux travaux forcés à perpétuité.Un jugement par contumace que le concerné n’a jamais reconnu et dont il n’est pas, jusqu’à présent, notifié. D’ailleurs, à son retour rocambolesque au pays en octobre 2014, cette décision de justice n’a pas été appliquée bien qu’il reste en résidence surveillée à domicile. Il a toujours affirmé qu’il était prêt à affronter une justice compétente dans un procès équilibré.L’Association des victimes du 7 février (AV7) a annoncé avoir invité les quatre anciens Chefs d’État , y compris Ravalo (Ra 8) et le Président de la République, au nom de la réconciliation nationale, au culte de commémoration de samedi au Palais des sports. L’AV7 est même allé jusqu’à affirmer prêt à pardonner son « prétendu » bourreau. De son côté, le gouvernement de Jean Ravelonarivo a consacré le 7 février de solidarité nationale avant de le classer jour férié dans les années futures. Autant dire que les violons se sont accordés entre les victimes et les tenants du pouvoir. Du moins en partie étant donné qu’une aile de l’AV7 ne l’entend pas de cette oreille là. Elle se dit outrée et indignée par cette attitude et soupçonne des manipulations. Elle refuse donc une opportunité pour mettre à plat ce douloureux évènement et faire toute la lumière sur cette affaire. Comme si, quelque part, elle ne veut pas admettre toutes les vérités.

Car il est intéressant et Ratsiraka l’a suggéré, qu’on laisse parler Ravalomanana sur cette affaire. Le jugement par contumace ne l’a pas permis d’exercer son droit à la défense. C’est d’autant plus intéressant que l’un des acteurs du coup d’État de 2009, le colonel Charles Randrianasoavina, condamné et emprisonné à Tsiafahy suite à la mutinerie à la Bani Ivato en novembre 2010, est aussi rentré après avoir été soigné à La Réunion. Auteur de révélations fracassantes, d’abord dans les couloirs du tribunal lors de son jugement puis sur les réseaux sociaux à propos des conspirateurs du coup d’État de 2009 et de leurs bailleurs de fonds, il a certainement des choses à dire et constitue un témoin clé autour de cette affaire.

La réconciliation ne peut pas se passer de l’éclatement de la vérité. Pourquoi ne pas refaire le procès dans les meilleures conditions ou procéder carrément à une reconstitution Cela aidera la justice, minée de la tête au pied par la corruption et la concussion à redorer son blason et délivrera le pays de son incapacité à surmonter les obstacles d’ordre politique, ethnique dans le traitement de ce genre de dossier.

Si le pays a du mal à se défaire de ses délinquants, de ses trafiquants et se retrouve avec des racailles à chaque niveau du pouvoir, c’est qu’on n’a jamais eu le courage de sévir et de se dire la vérité en face. On se préoccupe trop de l’effet pervers du « fihavanana » qui interdit de saquer un ami, de punir une connaissance. C’est toute une culture qui constitue un blocage insurmontable dans l’établissement de l’État de droit. Tous les discours s’y rapportant, jadis comme naguère, relèvent du verbiage et de la démagogie.

À preuve, dans la foulée du 7 février, on va commémorer le 40ème anniversaire de l’assassinat du colonel Ratsimandrava, Chef d’État abattu par un commando des Forces Républicaines de Sécurité, sans qu’une ombre de vérité pointe son nez malgré la promesse de Ratsiraka en 1975 quand il avait pris le pouvoir. Cinq larbins , qui allaient être amnistiés,avaient été condamnés dans cette affaire à l’issue d’une mascarade de procès au cours duquel l’épouse de Ratsimandrava avait retiré sa plainte.

Tous les autres drames ayant émaillé en particulier le régime Ratsiraka, soldés par la mort de personnalités civiles et militaires n’ont jamais été elucidés. On se demande pourquoi le FFKM n’en fait pas état dans son effort de réconciliation. À moins d’être complice et d’ignorer carrément les victimes, le FFKM a le devoir absolu de ne pas passer l’éponge sur ces périodes. Réconcilier ne se réduit pas à obliger quatre ennemis jurés à s’embrasser sur la bouche, c’est aussi et surtout permettre à ceux qu’ils on fait souffrir d’avoir un soulagement du cœur et de l’esprit et à la population de retrouver confiance en l’État. Cela exige mieux qu’un mea culpa par communiqué.

En attendant, on suivra l’affiche du week-end qui opposera Django à Pecos.

L’Express de M/car. 4 Février 2015.

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Charles Andrianasoavina teny mivantana ho anareo AV7.

AV7, Fitsaboana La Réunion, Bani,  lundi noir, 7 février 2009, lundi noir…

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Commémoration du 07 février

Les 5 présidents ont décliné l’invitation de l’AV7

vendredi 6 février 2015, par Léa Ratsiazo

L’AV7 se sent bien seule. Finalement, les victimes et leurs familles seront seules avec leurs partisans pour commémorer la tuerie du 07 février 2009. Les 5 Chefs d’Etat invités par l’AV7 seront absents. Pour une raison ou pour une autre, aucun de 5 Présidents invités spécialement pour marquer le coup, n’assistera à la commémoration. L’absence des anciens présidents Zafy et Ratsiraka est prévisible quand Andry Rajoelina lui-même ne daigne même pas assister ses compagnons de lutte. Le président de la République en exercice, à moins d’un miracle, ne risque pas d’y aller, le régime a déclaré qu’il n’y aura pas de commémoration officielle de cette date qui est consacrée à d’autres fins : journée de solidarité nationale aux victimes de Chedza.

L’AV7 divisée quant aux choix des invités pour la commémoration est amère. A défaut des hautes personnalités notamment des présidents, l’AV7 fait appel à la population d’Antananarivo à venir en nombre les assister pour ce jour de commémoration. Mais compte tenu de la météo au moins il n’est pas sûr que la population vienne en nombre. D’autant que les membres du gouvernement font des pieds et des mains pour encourager le plus grand nombre à faire des gestes pour les victimes de Chedza. Madagascar Tribune.

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QUI A FAIT QUOI ?

 Fanadihadiana 07 Febroary 2009 Madagasikara

 Fanadihadiana aminy teny gasy.

 

 Enquête, en français.

Le vaillant « peuple malgache », prêt devant Ambohitsorohitra le 7 février 2009, après avoir été prêt devant la Radio nationale et les grandes surfaces en janvier 2009 (Photo Solofo R.). M/car/Tribune.

https://i1.wp.com/www.rfi.fr/actuen/images/117/Astrada-Madagascar.jpg

7/02/2009. Photo. RFI. Blog Rovahiga

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Fanambaranan’ny filoha Ravalomanana. 7 Février 2009.

http://dk1.ti1ca.com/get/79.94.6.193/sw46d89v/vja_11_090207_Fanambarana_PRM.mp3

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Preuve des tueries perpetrées par RAJOELINA le 7 fevrier 2009 à Madagascar

Révélations sur l’affaire 7 février et l’affaire BANI.

Je soussigné, Charles Andrianasoavina, né le 27 Juillet 1968 à Manakara

Fils de Charles Ramanantsoa et de Moma Suzamie Adeline

Officier d’active dans l’armée Malagasy portant le grade de Lieutenant Colonel dans le corps du 1er Régiment de Transmissions et de Services et détaché à l’EMGAM (Etat Major Général de l’Armée Malagasy), ne souffrant d’aucune maladie psychiatrique pour ainsi dire saint d’esprit, sans aucune

contrainte ni corruption décide après mure réflexion par la présente de dévoiler au Peuple Malagasy et à la Communauté Internationale les faits auxquels j’ai assisté sur le coup d’état de Mars 2009, l’aifaire BANI et le rapport d’expertise concernant la tuerie du 07/02/2009.

Je précise qu’au cours de mes longs mois d’hospitalisation, je n’ai jamais été vu ni par un Neurolgue ni par un neuropsychiatre encore moins par un Psychiatre.

J’avoue que je faisais partie de ceux qui ont participé activement aux manoeuvres de déstabilisation depuis Janvier jusqu’à la prise du pouvoir le 17 Mars 2009 en précisant d’emblée que le commanditaire de ce coup d’état est le Président de la Transition actuelle Andry Nirina Rajoelina.

Je reconnais la gravité de telle déclaration mais ayant perpétré un acte répréhensible vis à vis de mon pays je suis prêt à en assumer les conséquences.

Il a été convenu entre Monsieur Rajoelina et moi-même avant de perpétrer notre acte que la transition ne dure pas plus de 24 mois.

J’ai contraint Monsieur Rajoelina à signer l’accord de Maputo mais qu’il ne l’a pas du tout appliqué

Par ailleurs, j’ai appris que le massacre du 07 Février a été exécuté par des éléments du Commandant Lylyson René. J’ai manifesté mon indignation à Monsieur Rajoelina qui m’a simplement répondu que c’est le prix à payer.

Lieutenant Colonel Charles Andrianasoavina

AFFAIRE MASSACRE DU 07 FEVRIER D’AMBOHITSIROHITRA

Saint André le 05 Novembre 2012

Vu la fonction que j’occupais au sein de l’Etat Major Général de l’Armée Malagasy,

Vu ma proximité directe avec le Président de transition,

Tous les documents stratégiques d’ordre militaire et de sécurité transitaient à mon bureau

Concernant la tuerie d’Ambohitsirohitra du 07 Fevrier 2009 je persiste, confirme et signe que la déclaration du Lieutenant Colonel de la Gendermerie Rabe Jules, Directeur d’Enquête au sein de la Commission Nationale Mixte d’Enquête (CNME) au moment des faits sont vrais.

En effet , il n’est pas nécessaire d’être un expert en balistique pour conclure que des impacts de balles sur la façade avant de la clôture du palais présidentiel d’Ambohitsirohitra ne peut pas venir de tirs provenant de l’intérieur du palais et lors cette expertise j’étais présent sur le lieu.

Par ailleurs, le Commandant René Lylison de Rolland Urbain, au moment des faits adjoint du commandant de Groupement de Gendarmerie de Tsiroanomandidy était présent à Antaninarenina le 07 fevrier 2009 avec des gendarmes armés ne faisant pas partie de l’EMMONAT;

Ces éléments armés commandés par le commandant Lylyson se sont postés dans tous les bâtiments entourant le Palais d’état d’Ambohitssorohitra : Ex Siège du PSM, Trésor Publique, Ministère des Finances et Hôtel du Louvre et ont tiré sur les Manifestants par derrière et de flanc expliquant les impacts découverts sur la façade avant de la Clôture du palais.

Le Dimanche 08 Fevrier ce même Commandant Lylyson a été aperçu de bonne heure (vers 6 heures ) à Anosy, roulant à vive allure direction Ouest comme pour rejoindre son groupement à Tsiroanomandidy.

Ainsi au vu de tous ses éléments, l’accusation contre le Président Ravalomanana d’être à l’origine de ce massacre n’est que pure calomnie pour le discréditer vis à vis du peuple Malagasy et de la Communauté internationale.

Lieutenant Colonel Charles Andrianasoavina

07 Février 2009 : on a bien tiré surle Palais d’Ambohitsorohitra

« En effet, il n’est pas nécessaire d’être un expert en balistique pour conclure que des impacts de balles sur la façade avant de la clôture du palais présidentiel d’Ambohitsirohitra ne peut pas venir de tirs provenant de l’intérieur du palais et lors cette expertise j’étais présent sur le lieu. » Révélations du 5 novembre 2012

Ces propos sont ceux du Lieutenant Colonel Charles Andrianasoavina et nous ont servi de point de départ pour notre enquête. Il n’y a pas trente-six millions d’options, soit le Lieutenant Colonel Charledrianasoavina a dit la vérité, soit il a raconté des bobards pour se dédouaner.

À Madagascar, comme il est inutile de compter sur une Justice aux ordres, nous avons donc décidé de mener notre propre enquête.

Point de départ de cette enquête donc, la façade avant de la clôture du palais présidentiel d’Ambohitsorohitra, comme précisé par le Lieutenant Colonel Charles Andrianasoavina.

1er cliché pris à 14 h 37 (avant la fusillade) (zoom sur le montant du portail)

Second cliché pris à 14 h 59 (quelques secondes après la fusillade)(zoom sur le même montant)

Tout le monde a vu ces 2 photos, à l’époque et a priori, rien d’anormal, toute l’attention étant concentré sur le manifestant à terre et non sur le portail.

Maintenant sur les 2 photos on va zoomer au maximum sur le portail blanc métallique d’accès au palais, entre les 2 cabanons des postes de garde.

Plus précisément vers le montant droit (sur la photo) du portail, un peu en haut, au niveau des drapeaux.

1ère photo, impeccable, portail blanc immaculé.

Par contre 2e photo, et après la fusillade, le portail blanc plus n’est plus immaculé du tout, il y a un impact qui n’y était pas 22 minutes avant.

À ce stade de notre enquête, Charles Andrianasoavina n’a donc pas raconté des bobards : « les impacts de balles sur la façade avant de la clôture du palais présidentiel d’Ambohitsirohitra ne peut pas venir de tirs provenant de l’intérieur du palais ».

Il y a bien eu des impacts sur la façade de la clôture et ces impacts ont été faites par des balles tirés en face du palais.

Alors, qui a tiré ces balles ? La encore, il n’y a pas 36 millions de possibilités : si ce ne sont pas les gardes présidentiels, ces tirs proviennent soit de la foule qui avançait, soit des bâtiments environnants.

Le Lieutenant Colonel Charles Andrianasoavina fournit lui même la réponse : « Par ailleurs, le Commandant René Lylison de Rolland urbain, au moment des faits adjoint du commandant de Groupement de Gendarmeries de Tsiroanomandidy était présent à Antaninarenina le 07 février 2009 avec des gendarmes armés ne faisant pas partie de l’EMMONAT ;

Ces éléments armés commandés par le commandant Lylyson se sont postés dans tous les bâtiments entourant le Palais d’état d’Ambohitssorohitra : Ex Siège du PSM, Trésor public, ministère des Finances et Hôtel du Louvre et ont tiré sur les Manifestants par derrière et de flanc expliquant les impacts découverts sur la façade avant de la Clôture du palais. »

Dans un endroit comme ici ?

Fin de notre enquête.

A ce stade, la version « officielle » stipulant que c’est la Garde présidentielle de Marc Ravalomanana qui a tiré sur la foule est fortement sujet à caution.

La Justice bananière malgache aux ordres va bien sûr ignorer superbement cette enquête et faire comme si ces preuves à charges n’existaient pas.

Pour les autres institutions judiciaires internationales un peu plus sérieuses, nous mettons gracieusement à disposition ci-dessous les 2 photos originales. Les données EXIF font foi de leur authenticité.

Mediapart  |  Par Philippe Divay

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Rapport du Général Raoelina sur le 7 février

RAPPORT 7 02 2009 RAOELINA

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MOIS DE FEVRIER 2009

Réunion préparatoire du 07 février 2009 au domicile de Andry Rajoelina le 06 février 2009 au début de la soirée.

Ont été présents :

Général en retraite Rasolosoa Dolin
-Alain Ramaroson
-Monja Roindefo
-Cyrille Rasamizafy
-Patrick Monibou
-Général en retraite Ramakavelo Désiré Phillipe
-Ny Hasina Andriamanjato
-Lahiniriko Jean
-Reboza Julien
-Lieutenant colonel Fidimalala
-Lieutenant colonel Sondrotalata

Selon monsieur Cyrille Rasamizafy,Président actuel de l’ESCOPOL. « Il faut verser du sang demain à titre de sacrifice pour la réussite du coup. »,proposition adoptée par tout le monde et une décision a été prise la nuit même par Andry Rajoelna de monnayer les manifestants et les éventuels victimes.

Exécution du 07 février 2009 selon la décision prise dans la nuit du 06 février 2009.Mouvement et manifestation populaires conduits par Monsieur Monja Roindefo,le Général en retraite Rasolosoa Dolin,Sareraka,Alain Ramaroson grâce à la bénédiction de Andry Rajoelina sur la place du 13 mai.

La nuit du 07 février 2009,une réunion de la mise sur pied du collectif de jeunes officiers supérieurs a été présidée par le lieutenant colonel ANDRIANASOAVINA Charles(commandant dans les temps).Elle avait eu lieu au bureau de la Direction des opérations et de renseignements à l’EMGAM Andohalo et avait pour but de préparer un coup d’Etat. Avaient participer à cette réunion commandant LEON Claire, Lieutenant colonel KATSIHA Roger, Lieutenant colonel MAROMA René.

Le 18 février 2009,une réunion sur l’étude de coup d’Etat avait eu lieu à l’école d’Etat-major ,Fiadanana.Elle consiste à la prise du régiment d’appui et de soutien d’Ampahibe,de faire bouger les véhicules blindés(BRDM) et renverser le régime.
Avaient élaboré l’étude, le Général Voahangy RANDRIAMANALINARIVO (colonel dans le temps),le lieutenant colonel FIDIMALALA,le lieutenant colonel Sondrota Lala,le lieutenant colonel Ravoavy Théodule,le lieutenant colonel Randrianatoandro,le lieutenant colonel Andrianasoavina Charles.

Au cours de la réunion,le Lieutenant colonel Rafaliarisoa Fidimalala a fait savoir à ses compagnons qu’à l’issue de la réunion, il se rendra chez Andry Rajoelina pour lui demander le financement de ce coup d’Etat.
Les contacts physiques auprès du personnel du RAS se poursuivaient et le lieutenant colonel RAVELOMANANJARA,chef du service des matériels techniques du RAS promettait de faciliter l’envahissement de ce régiment.
Des actions visant à déstabiliser le haut commandement de l’armée et bousculant ce dernier à prendre le pouvoir ont été aussi menées…

Madagasikara Malalako.

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Révélations d’un garde présidentiel sur le 7 février 2009

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photo:Midi Madagasikara

Le 7 février 2009 à Antananarivo, Madagascar, 37 manifestants sont tués et 175 autres blessés lors de tirs de la garde présidentielle sur une foule qui se dirigeait vers le palais présidentiel. Un journaliste de la RTA y a été tué d’une balle à la tête. Avant le coup d’état, Marc Ravalomanana avait demandé l’ouverture d’une enquête par une commission indépendante à propos de cet évènement sanglant.

Voici une traduction libre du témoignage d’un garde présidentiel sur Radio Fahazavana présent à Ambohitsirohitra ce jour-là :

D’abord un appel solennel à tous les gardes présidentiels qui ont assuré la garde du président du 07 février jusqu’au dernier moment à Iavoloha. N’oublions pas que nous avons été souillés depuis le 07 février, dans nos dossiers, il est marqué ASSASSINS.

Rappelez-vous quand même qu’il y avait eu des tirs croisés à Ambohitsirohitra ce jour-là, et nous nous sommes tous regardés étonnés dans la cour. Ce qui s’est passé après, si nous avions vraiment tiré, pourquoi les éléments mixtes de l’EMMONAT ont accouru vers nous pour se protéger, mais ne sont pas resté avec le peuple si nous avons vraiment tirés.

Ensuite, seule une cartouche a été utilisée et un seul GP a tiré. Il y a eu 18 balles sorties de cette cartouche. À nous de voir et de réfléchir sur le fait qu’avec ces 18 balles, il y ait eu 175 blessés sur le coup et 37 morts.

Troisièmement. Pourquoi du côté de l’Office National de l’Environnement, du côté de Colbert, du côté de la BMOI et de la je n’aime pas trop en dire trop, et de l’ancien Shoprite, il y ait eu des morts et des blessés. Nos balles ne peuvent pas faire des tirs transversaux, ne peuvent pas zigzaguer, une balle ne peut qu’aller tout droit.

Quatrièmement. Nos tirs ont été tirs de rebondissements à terre. Nous avons tiré par terre et non à hauteur d’homme, c’est pour vous dire que nous n’avons pas tué ces gens. Une preuve indéniable, devant nos yeux, le journaliste de RTA a basculé vers l’avant vers nous quand il a été touché, et c’était le premier coup d’éclat de fusil ce 07 février à Ambohitsirohitra.

Ce que nous vous demandons, à vous nos frères militaires, à vous gardes présidentielles, ou à vous les militaires qui n’osent pas donner leur avis, nous vous implorons [des deux mains] : levez-vous pour protéger notre terre et notre patrie.
Enfin, je me tourne vers vous, militaires de la fanfare du gouvernement. Jusqu’ici, c’est le président Marc Ravalomanana qui est le président légal et élu démocratiquement au suffrage universel. Ce n’est de la haine, mais le [soa toavina] militaire. Rappelez-vous que mettre notre tenue militaire, c’est pour l’honneur et pour la patrie. Les galons que nous [isalorana], ce n’est pas pour notre honneur, mais pour l’honneur de la patrie. La musique que nous entonnons, ce n’est pas pour notre honneur, mais pour l’honneur de la patrie. C’est pour la patrie que nous vous demandons, que nous vous implorons : levez-vous, car ce sera la clé qui servira rapidement à débloquer la situation, levez-vous pour trouver des solutions tout d’abord entre nous, ensuite avec les civils …
Lundi 6 Février 2012.

source:http://madalibre.wordpress.com/

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 Retour vers le 7 Février 2009

Mercredi 6 Juillet 2011. A quelques jours d’un nouvel examen par le tribunal de la hat des évènements du 7 février 2009, il n’est pas inutile de rafraîchir la mémoire collective, en remettant en ligne les déclarations du Commandant Charles Andrianasoavina , au sujet des préparatifs et des participants à cette funeste journée. Cet officier qui est actuellement en prison, arrêté suite aux affaires de la Bani, s’est livré à cet exercice de vérité, mettant à nu les tenants et les aboutissants du coup d’état, n’étant pas du tout le fruit du hasard mais d’une préméditation minutieusement organisée, s’autorisant tous les moyens pour atteindre sa fin : le renversement du pouvoir du Président élu par les malgaches, Marc Ravalomanana.

Sans vouloir paraphraser le contenu de cette déclaration, les personnes citées occupent toutes respectivement des postes au sein de la hat aujourd’hui. Ceux qui n’ont pas participé à ce coup d’état, sont des transfuges résultant d’une dissidence, issue des mouvances anti-hat mais ayant rallié, plus tard, et à titre individuel, le camp des putschistes. Il n’est donc pas exagéré de dire que ce pouvoir est un rassemblement de traitres, certains ayant trahi leur parti d’origine et d’autres leur patrie, bref, tous des spécialistes de la trahison.

Pour être exhaustif sur cette journée, nous remettons également « les rapports du Général Raoelina » (plus haut) en lecture,  qui lui-même a été condamné par le tribunal de la hat en aout 2010. Ces deux dossiers constituent des éléments déterminants dans la manifestation de la vérité et sont également des faits nouveaux par rapport à cette condamnation purement politique visant à empêcher le Président Marc Ravalomanana de revenir dans son pays.

Madagasikara Malalako.

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7 Février 2009. Enquêtes et Vérités

Affaire du 7 Février : Une conspiration contre Ravalomanana.

Les conspirateurs de l’affaire du 7 février ont été révélés par le Lt Col Charles Andrianasoavina : cette journée avait été bel et bien préméditée dans les moindres détails par les putschistes. Accusé dans l’affaire du BANI, cet officier avait rédigé ses révélations pendant son incarcération à Tsiafahy. Le Ministre de l’in-justice, Christine Razanamahasoa l’avait traité de dérangé mental. Plus tard, il a dû etre évacué à l’île de la Réunion pour se faire soigner d’une maladie subite qui a failli lui prendre la vie. La HAT a beau tout faire pour isoler ce témoin gênant, les paroles d’un des conspirateurs sont gravées dans cette video : « il faut une accusation ! par exemple, Ravalomanana est un criminel, Ravalomanana est un traitre ».http://www.tim-madagascar.org/index.php/component/k2/item/436-affaire-du-7-fevrier-une-conspiration-contre-ravalomanana

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Révélations du Lnt Colonel Charles

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Lieutenant Colonel Charles Andrianasoavina : « Haja Resampa a promis de nous octroyer 100 000 euros à condition que je ne divulguerai pas des secrets sur le massacre du 07 Fevrier 2009″

Lieutenant Colonel Charles Andrianasoavina A Monsieur Le Responsable de la Ligue des Droits de l’Homme Saint Denis De La Réunion Objet : Doléance sur les agissements du régime de la transition dont Le Président de la Transition de Madagascar Le Consul de Madagascar à La Réunion Monsieur, J’ai l’honneur de solliciter votre haute bienveillance de

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FINANCEMENTS

DOSSIER SPECIAL COUP D’ETAT DU 17 MARS 2009

FOMENTEURS et COMPLICES DU COUP D’ETAT du 17 mars 2009

L’effectivité du coup d’Etat du 17 mars 2009 a été possible grâce à des financements d’origine diverse, essentiellement en provenance de la France.
Nous ne rentrerons pas encore dans les détails de la participation active ou passive de la France, résultant de la politique Africaine de l’Elysée (Francafrique, intérêts économiques français, désinformation du groupe de presse France Monde, anti-Ravalomananisme, etc…), mais plutôt, du plan d’action exact mis en place par des malgaches et certains opérateurs économiques locaux étrangers.

Petit retour en arrière Le 13 Décembre 2008, la TV VIVA du Maire de d’Antananarivo, Andry RAJOELINA, sort l’intégral de 1 heure, du discours de l’ancien dictateur déchu Didier RATSIRAKA, incitant les Malgaches à la désobéissance civile et à la condamnation du Régime RAVALOMANANA pour des motifs fallacieux.
Il est d’ailleurs très surprenant que RATSIRAKA soit sorti de son devoir de réserve sur le territoire français, sans avoir été inquiété ou rappelé à l’ordre par la France, qui l’héberge si gracieusement depuis 2002
La réaction  ne se fit pas attendre : fermeture de la chaîne par les Autorités Malgaches.
RAJOELINA profite de cette fermeture pour donner un ultimatum au Régime RAVALOMANANA, sans même prendre la peine d’user de toutes les démarches et procédures de recours et voies légaux pour faire entendre son point de vue pour la réouverture de sa station
On peut comprendre que Monsieur RAJOELINA ne soit pas content que sa Télé soit muette, mais de là à sciemment organiser des Manifestations anti-gouvernementales, puis des émeutes, cela dépasse l’entendement sur les intentions réelles du concerné…

Le complot Fin décembre 2008, RAJOELINA se rend avec son épouse et ses enfants à Paris pour prétexter se ressourcer en famille du fait de la tension entre le gouvernement et lui.
Il n’en sera rien.
Il rencontrera à Paris, en banlieue parisienne, les dirigeants et certains membres de HETSIKA DIASPORA.
Devant son auditoire, il rendait en fait compte de l’avancement du plan de renversement de RAVALOMANANA pour lequel il s’est engagé auprès de ces derniers :
–    il leur a assuré que « ses mercenaires » étaient déjà prêts (les milices oranges et la partie des militaires mutins – voir liste CAPSAT) –    il s’est engagé à effacer toutes traces de Marc RAVALOMANANA et de TIKO S.A dans tout Madagascar (rendu effectif pas les pseudos émeutes du 26 janvier 2009) –    il a annoncé que la Place d’Ambohijatovo allait être baptisée Place de la Démocratie à son retour à Antananarivo –    il a assuré que dès son installation au pouvoir, les anciens dirigeants exilés en France pourront rentrer à Madagascar
45 millions de Dollars ont fait le trajet Paris-Tana, en 2 fois, entre janvier et février 2009 :

  • 15 millions remis par Didier RATSIRAKA et ramené directement par RAJOELINA et sa femme en Janvier,
  • et 30 millions répartis entre les « ministres HAT » issus de la Diaspora, nommés sur la Place du 13 mai, et qui se sont rendus sur Antananarivo

Cet argent a essentiellement servi au financement des émeutes, et à préparer le renversement.
En ce qui concerne les émeutes, les organisateurs ont agi en totale synchronisation, en réalisant un travail méticuleux. Un groupe de personnes en 4×4 se dirigent vers les cibles, les ouvrent par effraction, laissent entrer les pillards et émeutiers, puis mettent le feu, et cela dans le même temps, dans toute l’Ile, sur tous les bâtiments MAGRO et TIKO, sans aucun dommage collatéraux habituels aux mouvements de ce type ne soit constaté (magasins karana ou étrangers…)
Sur place, des civils et des militaires ont préparé activement le coup d’Etat :

  • Pascal RAKOTOMAVO, éminence grise d’Andry RAJOELINA et ancien premier ministre du dictateur Didier RATSIRAKA
  • certains membres de la Franc Maçonnerie issue de la GLNF :
    •  les frères Gerard et Franck L qui ont usé de leur relation pour l’adhésion effective d’élites à ce coup d’état
    • Stéphane R et Dominique A., jeunes malgaches. Le premier a pris contact et travaillé les colonels et sous-officiers (voir LISTE) de l’ancienne Garde Présidentielle (RESEP et REGAP) du Dictateur RATSIRAKA déchu en 2002, et le second certains membres de la Police Nationale où il a ses entrées
  • des proches de RAJOELINA qui se sont occupés de recruter les milices oranges, de la logistique, de la communication :
    • o Nathalie R. publiciste de la place, a  mis son savoir-faire au profit du Complot et de la Stratégie de Communication du Mouvement TGV
    • o DJ K… a recruté les milices
    • o Eric R. dirigeant de société de production d’engrais malgache
    • o la famille RAMAROSON : entre Alain, qui arme les mercenaires et le frère André qui travaille ses employés pour grossir le rang des manifestants du 13 mai qui se désempli au lendemain du 26 janvier 2009: les cars de la Savonnerie Tropical dépose et ramasse les employés chaque jour
  • des français établis à Madagascar, qui ont fait l’objet d’expulsion du gouvernement Malgache pour atteinte à la Sûreté de l’Etat :
    • o Messieurs MOYON, père et fils, dirigeants de la société ASSIST Development. Le fils, Alain MOYON bénéficiait pourtant du soutien du fils (Heriniaina) du Premier Ministre Charles RABEMANANJARA de RAVALOMANA ( ? ?), dans ses multiples conflits judiciaires (Affaire FUNRECO, Concession des Iles Hara et des archipels des Mitsio…)
    • o Patrice NEVEU, gendre de Pascal RAKOTOMAVO, ancien premier ministre du Dictateur RATSIRAKA
    • o Patrick LELOUP ancien conseiller et proche de Alain RAMAROSON
  • des opérateurs indopakistanais qui financent activement les putschistes par milliards d’Ariary :
    • Ilias A. dirigeant de sociétés
    • Hassanein I. dirigeant de sociétés
  • des traîtres au sein même du Gouvernement de RAVALOMANANA, sabotant toute initiative, et induisant le Président en erreur :
    • le Premier  ministre  le Général Charles RABEMANJARA : ancien Directeur de Cabinet de Pascal RAKOTOMAVO (sous la Présidence du Dictateur RATSIRAKA),  et qui a favorisé l’inertie du gouvernement RAVALOMANANA
    • Jacques SYLLA, ex-premier Ministre et Président de l’Assemblée Nationale du régime RAVALOMANA, sabordant depuis l’Intérieur toute initiative du Président, profitant de sa place stratégique de représentant du Président Marc RAVALOMANANA aux premières assises nationales du  Ihintsy à Ambohimananbola…
  • Et bien d’autres personnes et personnalités politiques encore :
    • Edgar R.. , Président et Dirigeant d’Entreprise malgache, ayant émigré à Maurice  juste avant les événements et qui finance activement les putschistes,
    •  le Cardinal Odon RAZANAKOLONA, proche de ‘l’AREMA (partie de l’ancien Dictateur RATSIRAKA) et dissident du MFM, qui saborde les assises nationales du Ihintsy à Ambohimananbola,

Il est bien sûr inutile de citer tous les anciens membres du gouvernement du Dictateur déchu en 2002 et ses proches, tous exilés en France, et qui ont conçu et géré tout ceci depuis la France :

  • Didier, Roland et Sophie RATSIRAKA
  •  Pierrot RAJAONARIVELO
  • Herivelona RAMANANTSOA
  • Tantely ANDRIANARIVO
  • Totobe NAZARA
  • Jean Emile TSARANAZY

En France :

Des personnalités industrielles françaises, des responsables de la Région Ile de France, ainsi que des responsables du Ministère des Affaires Etrangères français y ont également pris part…

A Genève,

Ndrema ROBEL est parmi les initiateurs du PUTSCH, derrière RAJOELINA. Il représente d’ailleurs actuellement, les intérêts de ce dernier.  ROBEL, Nadine RAMAROSON -Ministre actuel de la HAT et sœur du tristement cèlebre Alain RAMAROSON, Président du Comité de Défense de la HAT et Chef des Mercenaires- et d’autres complices ont essayé de vendredes émeraudes malgaches et autres pierres précieuses en SUISSE… Un certain « VICO » fait également partie de ce groupe de mafieux, basé à l’étranger.

Source : Fomenteurs et complices du coup d’état du 17 Mars 2009.

 

Financements (suite). Les groupes et autres personnalités dont les noms suivent:

– Mr Said, Quincaillerie SAMBATRA à Andravoahangy : 02 Milliards d’Ariary.

– Mr Galib, Quincaillerie 2000 à Andravoahangy : 1,6 Milliards d’Ariary

– Groupe Rajabaly : 03 Milliards d’Ariary

– Groupe SIPROMAD, Mr Elias : 04 Milliards d’Ariary

– Groupe Ravatomanga : 01 Milliard d’Ariary

– Groupe Sylvain Rabetsaroana : 200 Millions d’Ariary

– Mr Alain et Nadine Ramaroson : 200 Millions d’Ariary

– Un Particulier FRANÇAIS : 200 Millions d’Ariary

– Mr Edgard Razafindravaha (sic) : Mise à la disposition de Andry Rajoelina de la Radio Antsiva: Incitation à la haine contre les responsables proches du régime légal

Révélations signées par le Lt-Col.Charles ANDRIANASOAVINA

RETOUR SUR LA FABRIQUE D4UN COUP D’ETAT.

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Une liste établie par un karana. Voir Les Indopakistanais.

-Rajabaly. -Quinquaillerie 2000, etc… Manjaka Vahoaka.

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Monja Roindefo «Il y a eu des tirs croisés le 7 février 2009» 

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Parce qu’il a failli y perdre la vie, Monja Roindefo est contre la récupération du 7 février 2009 par ceux qui n’avaient pas osé participer à la grande marche vers Ambohitsorohitra.

7 février 2009 – 7 février 2012. Trois ans après la tuerie d’Ambohitsorohitra, des zones d’ombre subsistent. « Ceux qui avaient engagé des soi-disant pourparlers avec la garde présidentielle stationnée à l’intérieur du Palais, ne m’avaient fait aucun compte-rendu alors que l’objectif de la grande marche était de m’installer à Ambohitsorohitra en tant que Premier ministre issu du « tolona », rappelle Monja Roindefo.
Schéma. « Je ne savais pas où ils étaient passés. En tout cas, 5 minutes après leur départ, il y a eu des rafales d’armes automatiques. J’étais seul avec le « vahoaka ». Les autres dirigeants du « tolona » n’étaient même pas montés à Antaninarenina comme s’ils savaient ce qui allait se passer. J’ai appris par la suite qu’on voulait m’envoyer à la mort pour faire de moi un martyr. Le schéma consistait ensuite à me remplacer par Jacques Sylla qui devait d’ailleurs apparaître sur la Place du 13 mai avec Norbert Ratsirahonana, après la chute du régime Ravalomanana ».
Déguisé. Continuant son récit, l’ancien PM de la HAT de réitérer qu’on ne s’attendait pas à le voir revenir vivant. Et de rapporter qu’ « ils étaient à la fois surpris et perplexes en me voyant débarquer plus ou moins déguisé, vêtu d’un blouson et coiffé d’une casquette prêtés par un « mpitolona » qui m’a ramené avec son scooter à Ambatobe au soir du 7 février ».
Ils, ce sont les membres du staff dirigeant du « tolona ». « L’un d’entre eux avait jubilé en déclarant que cette fois, c’en est fini de Ravalomanana », remémore celui que sa femme croyait mort, au point d’accoucher prématurément.
Indices. Il s’agit évidemment de Monja Roindefo qui n’a jamais eu connaissance du déroulement et des résultats de l’enquête sur la tuerie du 7 février, même du temps où il était encore à Mahazoarivo. « Tout ce que je sais, c’est qu’il y a eu des tirs croisés dont j’ignorais la provenance et le(s) commanditaire(s) ». Ces propos de l’ancien PM de la HAT semblent corroborer certains indices, pour ne citer que le panneau publicitaire de Viva qui porte encore les traces de balles alors qu’il est érigé à 500 m et perpendiculairement au palais d’Ambohitsorohitra.
Droits. Sans être un expert en balistique, force est de se demander si ce sont des impacts des projectiles – à moins qu’ils ne soient à tête chercheuse – en provenance du palais. « Je n’avais pas la tête à ça dans le feu de l’action », reconnaît l’ancien locataire de Mahazoarivo qui n’exclut pas de grossir les rangs du SMM, du SECES et de tous ceux qui réclament leurs droits. « Un décret relatif aux anciens chefs d’Institution me confère certains droits et avantages », souligne-t-il. En faisant savoir au passage qu’il n’a même pas touché jusqu’ici, les indemnités de mission du temps où il était PM.
Propos recueillis par R. O

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7 février 2009 – 7 février 2014. Ils commémorent le crime.

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 Rétrospective et événements de 2009.

M Ravalomanana, asa. Tantara ny fanonganam-panjakana.

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Sarkozy : « C’est un coup d’Etat ».

Côte d’Ivoire

 Les aveux de Sarkozy : « On a sorti Gbagbo, on a installé Ouattara »

«Il y a eu une improvisation sur le Mali et la Centrafrique. Je ne dis pas qu’il ne fallait pas intervenir, mais je n’ai toujours pas compris ce qu’on allait y faire. Le Mali, c’est du désert, des montagnes et des grottes. Quand je vois le soin que j’ai mis à intervenir en Côte d’Ivoire… On a sorti Laurent Gbagbo, on a installé Alassane Ouattara, sans aucune polémique, sans rien». Nicolas Sarkozy a fait cet aveu de taille lors des nombreux rendez-vous secrets qu’il a eus pendant sa retraite politique … La suite : http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-17123.html

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Madagascar. Patrick Leloup , conseiller spécial du Président de la République? (Vidéo-audio).

…Un ministre de la sécurité publique officieux!

Patrick Leloup, conseiller spécial du Président de la République de Madagascar, vrai ou faux?

Je sais que je vais réveiller de vieux démons, et fâcher quelques uns,  mais je me dois de poser cette question et m’adresser à la bonne personne, aussi je demande ouvertement  à Monsieur Le Président de la République Hery RAJAONARIMAMPIANINA, si c’est confirmé qu’en plus de son Directeur de Cabinet Rabary-Njaka, avocat au barreau de Paris et Président en second de Madagascar , il a bien le dénommé Patrick Leloup comme Conseiller spécial avec le poste très envié de ministre de la sécurité publique à titre officieux.

Pourquoi, je vais aujourd’hui parler de ce triste sir, parcequ’un individu de ce genre, qui au cours d’un diner »des cons » a raconté dans le détail ses frasques avec les militaires du Capsat envers l’Ambassadeur des Etats-Unis,les Officiers supérieurs de l’armée Malgache où ouvertement il s’est auréolé d’une gloire d’avoir dit et redit » exécuter ce que l’on vous dit, sinon JE VOUS TUE tout de suite » et puis au-dessus de tout celà dire avec une joie intense que les Malgaches sont des babakoto!

Tout en répondant à des interlocuteurs téléphoniques pour leur confirmer une transaction en cours concernant 20 tonnes de minerais… j’ai écouté toute la bande sonore, c’est édifiant.

Voici Monsieur le Président ce que disent certains quotidiens en langue malgache sur votre conseiller très spécial  » Patrick Leloup , Conseiller spécial de Hery RAJAONARIMAMPIANINA veut en finir avec Ravalomanana Marc, En effet, le rôle de Patrick Leloup consiste à faire passer le message suivant: tout ce qui touche de près ou de loin, à Marc RAVALOMANANA doit être anéanti à jamais.  » « Il faut dire que ce PATRICK LELOUP tient sa promesse.Par exemple, dans la ville de Tuléar et de Fianarantsoa, et d’Antsirabe, personne ne doit prononcer le mot « rassemblement au nom de Marc RAVALOMANANA », sinon, ils sont arrêtés. Les gens parlent de dictature nouvelle. Il est interdit de porter un T-Shirt portant la photo de Marc Ravalomanana . »

Monsieur le Président, nous savons tous que votre situation n’est pas des plus confortables, mais tout de même, vous avez le pouvoir, comment pouvez-vous accepter ce genre d’agissements qui ressemblent de plus en plus à des règlements de compte, une mise sous tutelle dictatoriale, alors pour vous rappelez que ces personnes que vous mettez en avant ne sont plus la France, je vous mets en suite un aperçu de ce que pense le monde des affaires en France, l’Editorial d’une Newsletter intitulée « Lettre pays Madagascar », publiée en tandem par la CCIFM et UBIFRANCE. Il s’agit du numéro 20 d’octobre 2014, « Pour l’instant les bailleurs de fonds de Madagascar n’ont toujours pas desserré les cordons de la bourse. Certains prétendent que c’est en raison de l’inertie gouvernementale, laquelle l’empêche de présenter un projet cohérent, ou quelque chose qui y ressemble. Ce n’est pourtant pas par manque d’expérience. Depuis quarante ans que Madagascar tend la main, entre les «Madagascar Action Plan», les «programmes de développement», les «programmes d’ajustements structurels» et autres dénominations pittoresques, les fonctionnaires malgaches sont sans aucun doute rompus à cette tâche. Le défaut ne vient donc pas de là, c’est certain. Il s’agirait alors dit‐on, d’un manque de vision générale des dirigeants en matière de besoins du pays ou, plus grave encore, de signes d’une mauvaise volonté, totalement à rebours des discours officiels »…. » les mêmes bailleurs de fonds ont décidé, nonobstant cette somnolence coupable, et sans plus de justifications, d’accorder au pays des aides budgétaires conséquentes puisqu’elles atteignent 235 millions d’euros (FMI 47 millions de dollars, UE 78 millions d’euros, Banque Mondiale 45 millions de dollars, Banque Africaine de Développement 37 millions de dollars, Japon 16 millions de dollars, France 40 millions d’euros). Puisqu’elles sont budgétaires, ces aides sont destinées à faire tourner l’administration malgache et par ailleurs, elles sont décaissables en plusieurs fois. Si le grand sommeil persiste, le risque sera grand dit‐on de voir s’évaporer les secondes tranches.  » …mais d’ailleurs est‐ce bien raisonnable d’équilibrer ainsi le budget d’un pays qui, l’air de rien, ne bouge pas le petit doigt ? Pourquoi ne pas plutôt faire rendre gorge aux pillards qui plastronnent, assurés qu’ils sont de leur impunité ? Cela ne comblerait pas le trou, mais ce serait un geste fort. Évidemment, puisqu’il faut faire «rentrer l’argent», les entreprises du secteur privé – toujours les mêmes, celles qui sont considérées comme honnêtes à priori ou en tout cas celles qui paient leurs impôts ‐ continuent de subir ce racket fiscal dénoncé mille fois devant les autorités ; lesquelles feignent alors de s’étonner et prennent le prétexte du FMI. »… ». Donc, on voit bien que transition ou pas, rien ne change. La misère remplace l’extrême pauvreté et Madagascar sombre. Hélas, ce ne sont pas quelques millions de dollars en plus ou en moins qui suffiront à redresser le pays. Il faut beaucoup plus que de l’argent. Il faut de la volonté et d’abord la volonté des dirigeants. On n’en est pas là ».

André Beaumont Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie France Madagascar Représentant d’UBIFRANCE

Tout est dit, ce que beaucoup vous disent , vous écrivent, virez ces voyous, ces incapables et si vous avez peur, lancez un S.O.S, vous verrez que vous n’êtes pas seul, mais faites face à ces médiocres et même si son beau-père , contre amiral de la grande flotte malgache vous fait peur, n’ayez crainte vous avez des officiers qui croupissent en exil ou en prison qui bientôt vous diront « Présent »-

Philippe Divay

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Patrick LELOUP :    » Les Malagasy sont au niveau du cul du lémurien »

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Patrick Leloup, ce français conseiller spécial de Andry Rajoelina, livre, non sans délectation, quelques aveux  sur le putsch. Il livre aussi au passage ce qu’il pense des Malagasy.

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Mars 2009. Les ennemis de la Nation. Qui sont-ils ? Publié le par

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Liste des personnes sanctionnées 
vendredi 19 mars 2010
 
Ci-après la liste des personnes sanctionnées par l’Union Africaine. Résolution complète du Conseil de Paix et de Sécurité .
I- Présidence de la République 

1- M. Andry Nirina Rajoelina, Président de la Haute Autorité de la Transition
2- M. Norbert Lala Ratsirahonana
3- M. Zaza Ramandimbiarison, Directeur de cabinet de la présidence de la HAT
4- M. André Haja Resampa, Secrétaire Général de la présidence
5- Mme Annick Andriamampianina, Directeur des Relations publiques et porte-parole de la présidence de la transition
6- Mme Lantosoa Razafimahaleo, Conseiller spécial
7- Mme Hantanirina Ramakavelo, Conseiller spécial
8- M. Harry Rolly Mercia Rahajason, Conseiller spécial
9- Lt. Col. Fidimalala Rafaliarison , Aide de camp
10- Colonel Claude Razafimahatratra, Directeur de la Sécurité Présidentielle
 II- Membres du gouvernement de la HAT 

1- Colonel VITAL Albert Camille, Premier Ministre
2- Manorohanta Cécile, Vice Premier Ministre chargé de l’intérieur
3- Vice-amiral Hyppolite Ramaroson, Vice-premier ministre chargé des affaires étrangères
4- Alain Bernard Teandrazanarivelo, Vice-premier ministre chargé de la santé
5- Colonel Noel Rakotonandrasana, Ministre des Forces Armées
6- Jean Claude Rakotonirina, Ministre du commerce
7- Nadine Ramaroson, Ministre de la population et des affaires sociales
8- Augustin Razafinarivo Andriamananoro, Ministre des Télécommunications, des potes et des nouvelles technologies
9- Gilbert Harisoa Raharizatovo, Ministre de la Culture et des Patrimoines
10- Rolland Ranjatoelina, Ministre des transports
11- Jean Rodolphe Ramanantsoa, Ministre de l’énergie
12- Noelson William, Ministre de la Fonction Publique, du travail et des Lois sociales
13- Athanase Tongavelo, Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique
14- Irène Victoire Andréas, Ministre du tourisme et de l’artisanat
15- Colonel Claude Ravelomanana, Secrétaire d’Etat chargé de la Gendarmerie
16- Hery Rajaonarimampianina, Ministre des finances et du budget
17- Christine Razanamahasoa, , Ministre de la justice
18- Remy Sylvain Organès Rakotomihantarizaka, Ministre de la sécurité intérieure
19- Julien Razafimanazato, Ministre de l’Education Nationale
20- Colonel Randriamiandrisoa Calixte, Ministre de l’environnement et des forêts
21- Nirhy Lanto Andriamahazo, Ministre de l’eau
22- Fienena Richard, Ministre de l’économie et de l’industrie
23- Maharante Jean de Dieu, Ministre de l’élevage
24- Jaonina Mamitiana, Ministre de l’agriculture
25- Mamy Ratovomalala, Ministre des mines et des hydrocarbures
26- Virapin Ramamonjisoa, Ministre des sports
27- Serge Ranaivo, Ministre de la jeunesse et des loisirs
28- Eric Razafimandimby, Ministre des travaux publics et de la météorologie
29- Toto Raharimalala Lydia, Secrétaire d’Etat à l’enseignement technique et de la formation professionnelle
30- Alain Andriamiseza, Ministre de la pêche et des ressources halieutiques
31- Nathalie Rabe, Ministre de la Communication
32- Hajo Andrianainarivelo, Ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation
III- Membres de la HAT 

1- Jean Lahiniriko, Vice-président de la HAT
2- Patrick Monibou, Vice-président de la HAT
3- Bruno Rajaonson, Vice-président de la HAT
4- Lala Harinaivo Rasamoelina, Vice-président de la HAT
5- Dolin Rasolosoa, Vice-président de la HAT
6- Roland Ratsiraka, président de la HAT
7- Robertine Rabetafika
8- Ialy Rakotoniaina
9- Pélops Ariane Voninahitsy
10- Pierre Andrianantenaina
11- Phillipe Jaozandry
12- Bruno Betiana
13- Evariste Marson
14- Prezaraly Jonah Parfait
15- Jean Jacques Rabenirina
16- Alexandre Rambolazafy
17- Jan Max Rakotomamonjy
18- Pierre Houlder Ramaholimasy
19- Désiré Phillipe Ramakavelo
20- Benjamina Ramarcel Ramanantsoa
21- Daniel Ramaromisa
22- Alain Ramaroson
23- Yvon William Randriazanakolona
24- Jean Théodore Ranjivason
25- Bernard Ravelonjato
26- Herimanana Razafimahefa
27- Constance Razafimily
28- Julien Reboza
39- Remi dit Jao Jean
30- Jacky Tsiandopy
31- Pierre Tsiranana
32- Benjamin Vaovao
33- Andry Rasolofo
34- Joseph Yoland
35- Ratovonomenjanahary
36- René Rasolofo
IV- Membres du conseil Militaire pour la défense nationale 

1- Gal de Division Rabarisoa Ranto Anjoanin, vice-président
2- Intendant Général Andriamisa amédée Ramihone
3- Gal fr Brigade aérienne Ranaivomanana Réol
4- Général de Brigade gilbain Pily
5- Gal de vrigade Koto Marcel
6- Colonel Raoilijon Rakotoniaina François d’Assise Marie
7- Colonel Razafimanantsoa Alexandre
8- Colonel Randriantsalama Jules
9- Médecin Col. Ralamboson Jaona Harivelo
10- Col. dominique Jean Adolphe
11- Col. Rameliarison Robert Judex
12- Col. Ralala Roger Pierre
13- Col. Ranaivoson David
V- Autres personnalités militaires soutenant l’action de la HAT 

1- Gal Ndrianarijaona, CEMGAM
2- GAl BRuno Razafindrakoto, Commandant de la Gendarmerie
3- Gal Viennot Zafera, Commandant de la FIGN
4- Colonel Richard Ravalomanana, Commandant de la Circonscription interrégionale de la Gendarmerie
5- Lieutenant-colonel Charles Randrianasoavina, Co-Directeur des Forces d’Intervention Spéciales et Commandant de la Brigade Minière
6- Lylison René, Co-Directeur des Forces d’Intervention Spéciales
VI- Membres de la HCC 

1- Rajaonarivony Jean Michel, président
2- Imboty Raymond
3- Rakotondrabao Andriantsihafa Dieu Donné
4- Rabehaja Fils Raymond
5- Rasoazanamanga Raheltine
6- Rabendrainy Ramanoelson
7- Ranampy Marie Gisèle
8- Razoarivelo Rachel
9- Andriamanandraibe RakotoharilalaAuguste
VII- Autres personnalités civiles soutenant l’action de la HAT 

1- Mme Mialy Rajoelina
2- Daniel Rajakoba
3- Manassé Esoavelomandroso
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Les motifs du coup d’Etat.

Les secrets profonds de la crise malgache Version imprimable
17-04-2013. Les Afriques
La crise malgache cache un soubassement pétrolier qui va de la grande île au Canal du Mozambique. Si Madagascar est gâté par la nature, avec une biodiversité unique au monde, c’est aussi l’un des 12 pays les plus pauvres du monde.
Situé, dans la partie occidentale de l’Océan Indien, au voisinage de la côte orientale du continent africain, d’une superficie de 587 000 km², l’île de Madagascar est une véritable arche de Noé, qui abrite encore des espèces animales et végétales dont l’évolution n’a été influencée par aucune des grandes rivalités qui ont conduit à la formation de la flore et de la faune que connaît le reste de la planète (à l’exception de l’Australie).
C’est un «musée-vivant», un «sanctuaire de la nature », «petit continent à part» qui concentre 12 000 espèces de plantes et 1000 espèces de vertébrés, mammifères, reptiles, amphibiens et oiseaux dont la pluparts sont endémiques à la grande île. Plus de 90% des reptiles et des batraciens sont endémiques à l’île, 6 des 8 espèces mondiales de baobabs se trouvent seulement à Madagascar ainsi que 14 des 65 genres et 5 des 17 familles de primates plus anciens que le singe.
Madagascar est riche en ressources forestières et halieutiques; Les essences des forêts du Nord-Est, produisent des essences de bois dites précieuses, tels que le bois de rose et l’ébène qui s’exporte à prix d’or. Ses 5000 km de littoral, composés des mangroves et récifs coralliens qui produisent chaque année un excédent biologique (des poissons, des crabes, des crevettes, des concombres de mer et des huitres) supérieur a 300 000 t. Les mangroves du Canal du Mozambique servent à la reproduction de crevette de qualité appelées «L’or rose de Madagascar ». Les nombreuses rivières et importants fleuves, contiennent des crevettes, poissons pélagiques, poissons, démerseaux, langoustes, coquillages à nacre, pieuvres, oursins, crapauds, crabes, thons, algues rouges, …
Le sol malgache est latéritique, il est composé en grande partie d’oxydes ferriques et d’aluminium qui lui donne une couleur rouge et qui vaut à Madagascar le nom de l’île rouge», tandis que son soussol regorge du pétrole lourd et léger, de kimberlite, de quartz, de diamant, d’or, d’ilménite, sel, titane, graphite, chromite, charbon, bauxite, émeraude, fer, saphir jaspe, mica, uranium, mercure, cristal, soufre, cobalt et de nickel. A Moramanga, la compagnie canadienne Ambatovy prévoit extraire 60 000 t de nickel et 56 000 t de cobalt. Une production qui hissera Madagascar au 2ème rang mondial. Malheureusement, les dégâts sur l’environnement et la santé des populations fait partie des non-dits.
Un gros potentiel
Madagascar dispose donc de tout pour décoller. Pourtant cette île est l’un des 12 pays les plus pauvres du monde, 80% de la population vit en deçà du seuil de pauvreté. Une part de 12% dispose de l’électricité. Un tableau sombre qui explique le fourmillement de l’industrie humanitaire. Ainsi, plus de 600 ONG humanitaires sont présentes à Madagascar, ce qui fait de la grande île, le pays le plus aidé au monde. Et alors qu’il est à peu près grand comme la France, il compte 25 fois moins de km de route. L’insécurité des biens et des personnes et maximale aussi bien dans les grandes villes que dans les zones reculés.
La déception Marc Ravalomanana
L’arrivée de Marc Ravalomanana à la tête du pays en 2002, à la suite d’une élection controversée, était vue comme le vecteur possible du changement. Ce grand industriel était l’un des rares à produire malgache. Son ambitieux programme, le Madagascar Action plan (MAP) voulait favoriser le développement de l’île en l’intégrant dans la mondialisation.Les bailleurs de fonds ont souscrit à cette vision, faisaient la queue à coup de milliards de dollars. Ravalomanana avait privilégié le partenariat multilatéral au bilatéralisme issu du colonialisme, il a fait entrer l’apprentissage de l’anglais au primaire dans certaines écoles pilotes et il a envoyé beaucoup de jeunes aux Etats Unis. Ravalomanana avait les faveurs du président Américain George W. Bush. C’est pourquoi, l’île-pays fut le premier bénéficiaire en 2004 du Millenium Challenge Corporation (MCC). Ce sont également les américains qui furent les premiers à reconnaître l’élection de Marc Ravalomanana en 2002 contre Didier Ratsiraka, alors que la France avait mis 5 mois pour reconnaître l’élection de Ravalomanana.
Ravalomanana avait mis les intérêts français à mal et en concurrence avec les entreprises chinoises, Américaines, Canadiennes et Japonaises. Le Groupe Bolloré avait été écarté de l’appel d’offres pour la gestion du port de Toamasina (Tamatave) et c’est par une très forte pression de l’Elysée que le gouvernement avait signé en septembre 2008, une licence permettant à Total d’exploiter les sables Bitumineux de Bemolanga. Les relations entre la France et Ravalomanana étaient tendues, il ne plaisait pas aux milieux économiques français, installés de longue date sur la grande île (Madagascar, abrite une des plus importantes communautés françaises d’Afrique, soit 25 000 personnes dont 13 000 binationaux).
Le French Coup
Le coup d’Etat d’Andry Rajoelina, le 18 mars 2009 à été qualifié comme étant un «french Coup» un coup-d’état orchestré par la France, selon les propos d’un diplomate européen à l’issue de la réunion du groupe international de contact sur Madagascar du 6 au 7 octobre 2009 à Antananarivo, rapporté par billets d’Afrique n°185, Nov. 2009. Léonardo Simao, ancien chef de la diplomatie du Mozambique et membre de l’équipe de médiation, cité par Thomas Deltombe (le monde diplomatique de Mars 2012) «l’ingérence française dans les affaires malgaches équivaut à un quasi-colonialisme. Marc Ravalomanana, dans une interview au quotidien le monde, le 28/10/2009, propos recueillis par Sébastien Hervieu, «Le coup d’Etat à Madagascar était bien étudié et bien orchestré, en 3 mois, c’était fait ! … Il y avait des français derrière cela, les services de renseignements Sud Africains, ici me l’ont dit».
Dans les câbles diplomatiques américains révélés par Wikileaks à l’automne 2011, «Pierre Van Den Boogaerde, ancien représentant du FMI à Antananarivo a affirmé que la France a payé la facture, les extras du Capsat», note l’ambassadeur américain de l’époque, Niels Marquart en référence aux mutins du corps des personnels et des services administratifs et techniques (Capsat), qui ont joué un rôle centrale dans le renversement de Ravalomanana et l’accession de Rajoelina au pouvoir en 2009.
L’ambassadeur américain note toutefois que d’autres personnalités, y compris des diplomates étrangers, partagent la même conclusion. Mamy Rakotoarivelo, président de la chambre basse du parlement et chef de la mouvance qui soutient Ravalomanana, insinue que : «… Claude Guéant à l’époque SG de l’Elysée, Andre Par-rant, conseiller Afrique de Sarkozy et de Robert Bourgi, conseiller occulte, ont fait des déplacements périodiques à Madagascar, dès l’arriver de Rajoelina au pouvoir» et parmi les plus proches conseillers de Rajoelina, il y a l’homme d’affaires franco-malgache Patrick Lelloup, proche de Robert Bourgi. Au cour du séjour de Rajoelina en France, en décembre 2011, ce dernier avait rencontré Julien Balkany, demi-frère de Patrick Balkany, ami intime de Nicolas Sarkozy. Les révélations du colonel Charles Andrianasoavina (sur Ti1ca.com) rapportent que Rajoelina a été financé par des personnalités du milieu politico-économique malgache et français.
L’arrivé de Rajoelina a fait tomber Madagascar entre les mains d’apprentis sorciers qui ont ouvert la boîte de Pandore. Rajoelina est l’otage d’un clan qui a amené la corruption à tous les étages, avec la disparition progressive de la classe moyenne et une poignée de gens de plus en plus riche, inflation, justice corrompue, trafic de pierres précieuses, … L’ancien ministre de l’environnement et des forêts, le Dr Joseph Randrianiarisoa avait accusé le conseiller spécial du président, le richissime opérateur- économique Mamy Ravatomanga de trafic de bois de rose.
Ce dernier s’est aussi attribué des gros marchés publics de construction, sans appels d’offres ou avec entente illégale. Ce patron du groupe Sodiat et Madarail est membre du Conseil d’administration de AIR Madagascar et Telma (Telecom Malagasy) et patron de plusieurs médias. Selon Wikileaks, Zazah Ramandinbiarison, ex-Directeur de Cabinet de Rajoelina, a dénoncé le pillage des ressources naturelles de Madagascar, ce qui lui a valu son limogeage. La crise politique malgache depuis 2009, été le résultat d’une mésentente entre la France et les U.S.A, les intérêts pétroliers sont au centre de cette querelle. Le plan énergétique américain et français, qui consiste à s’immiscer dans les affaires politiques, économiques et militaires des Etats pourvoyeurs de pétrole pour faire main basse sur cette dernière, n’est pas d’invention récente.
Michael Klare, (Ressource WARS : the new landscape of global conflict, New york, henry Holt and company 2001) n’avait-il pas insinué que «les guerres et les déstabilisations politiques pour la possession des ressources énergétique ne sont plus maintenant des événements isolés…».
Washington Vs Paris ou la guerre pour le contrôle du Canal de Mozambique
Le pétrole du Canal du Mozambique et ses îles stratégiques sont la clé de la crise malgache et étant un Canal de transit d’une grande partie des pétroliers exportant le pétrole du Moyen-Orient vers l’Europe et L’Amérique, cet itinéraire d’approvisionnement, fait partie de la sécurité nationale des U.S.A et de la France. Ce Canal va du sud du Kenya au Mozambique, en englobant Madagascar et les Seychelles. Il est large de 415 km et il sépare Madagascar du continent africain. C’est un corridor biologique sous-marins, couloir de déplacement utilisé par un large groupe d’espèces d’oiseaux, de poissons, de mammifères …
Le Canal du Mozambique se présente comme étant l’eldorado pétrolier des mers du sud. En Avril 2012, L’US Geological Survey a publié l’état d’évaluation des réserves de pétrole et de gaz du Canal de Mozambique. Ce rapport englobe géographiquement les côtes mozambicaines, tanzaniennes, la rive gauche et la côte-ouest malgache et les Seychelles (rive droite). En termes de gaz, ces gisements offshores équivaudraient au potentiel de la mer du nord et en matière de pétrole, il serait aussi prometteur que le Golfe de Guinée. Rien que sur la partie malgache, les réserves sont estimées à 17 milliards de barils de pétrole et 167 000 milliards de pieds de m3 de gaz, c’est-à-dire tout simplement, le niveau de l’Angola. Duncan Clarke, un consultant de Global Pacific basé à Johannesburg, asserte que le potentiel pétrolier et gazier du Canal du Mozambique est d’envergure mondiale avec la possibilité qu’on y trouve davantage de pétrole et de gaz. La plus grande découverte du gaz dans le monde en 2011, s’est faite dans le Canal du Mozambique, au large du Mozambique (Province de Cabo Delgado) dans la zone du permis Mamba Sud, estimée à 425 milliards de m3 par ENI et Anadarko qui prévoient investir 5 milliards de dollar pour ce gisement.
ENI a également fait des découvertes, dans le bassin du Fleuve Rovuma et dans le delta du Zambeze (240 milliard de m3 de gaz naturel exploitable). Au bord du Canal de Mozambique, au sud-ouest de l’île de Madagascar, il y a le bassin pétrolier de Morondava, où se trouve le gisement de pétrole lourds «Sables bitumineux de Bemolanga (2 milliard de Réserves) et dont le permis appartient à Total et le gisement de Tsimiroro (1 milliard de réserves) exploré par Madagascar Oil. Laurie Hunter, PDG de cette compagnie, affirme que si les résultats du projet pilote sont positifs, Tsimiroro sera exploité sur 50 ans pour une production de 150 000 barils/jour et ce seul gisement positionnera Madagascar parmi les 10 premiers en Afrique (le bloc Manambolo, Morondava, Manandaza, sur le bassin de Morondava, n’ont pas encore été exploré).
Le problème le plus épineux au sein du Canal de Mozambique, sont les îles Eparses : Juan De Nova, Europa et Bassas Da India qui ont un potentiel pétrolier et gazier extrêmement gigantesque. Juan De Nova est situé au milieu du Canal est de ce fait extrêmement stratégique.
La république autonome de Madagascar a été crée le 14 Avril 1958 et a acquis l’indépendance en 1960. Le 1er avril 1960, un décret français a détaché le récif de Tromelin, l’archipel des Glorieuses et des îlots Juan De Nova, Europa et Bassas Da India de Madagascar. Mais en 1973, Madagascar a contesté le détachement sous prétexte qu’il viole l’intégrité territoriale d’un pays colonial promus à l’indépendance, mais la France considère que cette scission s’est effectuée avec l’accord du président Philibert Tsiranana. En 1974, la France a installé un détachement militaire pour répondre aux revendications et l’île est interdite d’accès, seul des scientifiques sont autorisés à y accoster. En 1979, l’ONU avait recommandé à la France d’engager les négociations en vue de la restitution de l’île à Madagascar.
En 1976, la France avait départementalisé l’île de Mayotte en la détachant arbitrairement de l’archipel des Comores, pour rendre définitivement la souveraineté française sur cette île qui se trouve au nord du Canal de Mozambique. La loi ordinaire du 21 Février 2007 a rattaché les îles Glorieuses, Juan De Nova, Europa et Bassas Da India aux terres australes et antarctiques françaises.
Marc Ravalomanana a défendu l’inaliénabilité des îles Eparses, lors de ses allocutions à la tribune des Nations Unis en 2006, 2007 et 2008. En 1985, Madagascar avait créé sa ZEE (zone économique exclusive de 200 miles marins) et à 150 km des côtes malgaches, Juan De Nova devait naturellement intégrer la ZEE des 200 miles marins de Madagascar, hors le décret N° 78- 146 du 03 février 1978 portant création d’une ZEE par la France au large des côtes de Juan De Nova, se superpose à la ZEE de Madagascar et en l’absence d’un accord de cogestion, personne n’est propriétaire de rien.
On peut dès lors s’interroger sur la légalité et la légitimité des concessions et permis que la France a accordé aux opérateurs pétroliers opérant sur cette zone litige. En effet un arrêté du 23 mai 2005 autorise des prospections préalables d’hydrocarbures liquides ou gazeux portant sur les sous-sols marins (offshore). L’autorisation, dite «APP de Juan De Nova Maritime» qui porte sur une superficie de 62 000 km² environ au large de l’île qui accorde un permis de recherche à Osceola Hydrocarbon Ltd, Juan De Nova Ltd, Marex Inc, Roc Oil Company Ltd, pour Juan De Nova Maritime Profond (Ouest) et le rapport publié par Juan De Nova Ltd, Osceola Hydrocarbon Ltd… sont très prometteurs, le rapport fait état de forage effectués à de très grandes profondeurs et donc une exploitation très coûteuses dans le futur.
Un autre permis exclusif d’exploitation offshore et de production sur deux blocs a été accordé par la France : Juan De Nova Est-Jane et Juan Nova Marittime Profond, hors un permis d’exploitation sur un bloc «BELO Profond» qui jouxte très exactement le bloc Jdnmp est accordé par le gouvernement malgache aux opérateurs pétroliers de Jdnmp. En mars 2012, Total a offert près de 113 millions de dollars pour le rachat de Wessex Exploration PLC qui détient 70% des droits d’exploration offshore et d’exploitation d’un des deux permis sur deux blocs au large de l’île de Juan De Nova.
La France, future membre de l’OPEP ?
Les potentialités en énergie fossile de Juan De Nova peuvent faire de la France un futur membre de l’OPEP, on comprendra alors les propos d’Alain Juppe dans sa présentation du projet de loi de ratification du 25 janvier 2012 «Il ne saurait être question que la France renonce à la souveraineté sur Tromelin … parce que cela, pourrait avoir un impact sur les autres différends relatifs à des possessions françaises d’Outre-mer, en particulier celui avec Madagascar à propos des Eparses…». L’acharnement et la constance de la France dans la crise malgache, s’explique donc par son intérêt vital, d’apprivoisement en énergie, un problème géopolitique stratégique.
La France veut écarter tout risque de retour le Marc Ravalomanana au pouvoir, voire dans le pays jusqu’à ce que le nouveau président élu en 2013 soit installé. Quant aux Etats-Unis, il ne veulent pas de Andry Rajoelina au pouvoir, ce type «émotif et inflexible», selon les câbles diplomatiques américains publiés par Wikileaks et à qui les USA ont refusé le Visa américain, Washington a coupé ses aides humanitaires et suspendu les programmes AGOA et MCC depuis l’arrivée de Rajoelina.
La non candidature de Ravalomanana et Rajoelina de la course électorale du 24 juillet 2013 (élection cumulée avec les législatives), comme condition de sortie de crise, selon la feuille de route de la SADC du 17 septembre 2011, ne garantit pas certains observateurs. Lors de l’interview de Rajoelina, à RFI, le 16 janvier 2013, il a démontré qu’il n’a pas calmé le jeu définitivement, il va continuer à mettre l’huile sur le feu, en prenant pour modèle, le Général De Gaulle, qui au lendemain de la seconde guerre mondiale, avait quitté le pouvoir avant d’y être rappelé en 1958. Rajoelina reviendra en 2018, et un scénario à la Poutine n’est pas à exclure puisque prévoyant, une majorité parlementaire pour son camp, une session parlementaire exceptionnelle après les élections, transformera la constitution en semi présidentielle, Rajoelina sera désigné Premier ministre du candidat élu de son parti.
De plus, dans le contexte actuel, si le scrutin présidentiel du 24 juillet 2013 est organisé, la Cenit (Commission d’Organisation des Elections) qui dépend financièrement des autorités de transition ne pourra pas s’opposer aux pressions éventuelles de l’exécutif(le clan de Rajoelina). L’exécutif sera, à la fois juge et partie. Le scrutin du 24juillet 2013, ne sera qu’un vernissage occidental pour imposer un vassal, la véritable démocratie malgache a été brûlée par le pétrole et le néocolonialisme.
Madagascar est au coeur d’un enjeu géostratégique et géopolitique. Ensuite ce sera une bataille souterraine entre les intérêts français et Américains où l’Afrique du Sud, puissance régionale, ne ménage aucun effort pour s’inviter à cette bataille en cherchant de son côté aussi à tirer son épingle du jeu. Car la diplomatie sud-africaine avec le soutien de Washington, qui agit via son allier dans la région, a fait feu de tout bois pour contraindre Rajoelina à renoncer comme Ravalomanane à se présenter à la future élection présidentielle. Ce n’est qu’une partie d’échec.
Dossier Réalisé Par
Arsène Francoeur Nganga
& Rodrigue Fénelon (Les Afriques).

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La Françafrique dans l’ombre d’Andry Rajoelina

Publié le 1er janvier 2010 par Raphaël de Benito

C’est le pire scénario qui se dessine à Madagascar après le coup d’Etat, le 17 mars, d’Andry Rajoelina. En décembre, la tension est montée d’un cran après le torpillage des pourparlers inter-malgaches. Doit-on s’en étonner à l’heure où le pays est au bord de l’explosion ?

Après plusieurs mois de troubles, des négociations avaient débuté au mois d’août à Maputo (Mozambique). Ces pourparlers réunissaient les chefs de quatre principaux partis, dont Rajoelina et le président déchu. Après plusieurs rounds de négociations sous l’égide du Groupe international de contact (GIC) Billets d’Afrique (n°187, octobre 2009) avait estimé que les perspectives de sortie de crise étaient minces, polluées par les efforts de la diplomatie française pour légitimer le putschiste Andry Rajoelina à la tête d’une Haute autorité de transition. Comment, en effet, régler, une crise majeure sur une base de travail aussi peu crédible que celle de proposer la présidence du gouvernement de transition à un putschiste ? Comment peuton condamner le putsch sans condamner les putschistes ?

Un accord « bancal »

C’est exactement l’avis des médiateurs africains après quatre jours de négociations tumultueuses, début novembre, à Addis Abeba. Les quatre principaux dirigeants politiques malgaches -Andry Rajoelina, Marc Ravalomanana, et les anciens présidents Didier Ratsiraka et Albert Zafy – y avaient paraphé un « acte additionnel » aux accords de Maputo signés le 9 août.  Ce texte confirmait Rajoelina comme président de transition, mais flanqué de deux « coprésidents » issus des mouvances Ravalomanana et Zafy, la mouvance de Didier Ratsiraka conservant le poste de Premier ministre, confié à Eugène Mangalaza.

Au-delà de l’optimisme de façade, les doutes se sont donc clairement exprimés sur la capacité à fonctionner «  d’une telle usine à gaz », selon les termes d’un diplomate de l’Union africaine (UA). Le médiateur de l’organisation internationale de la Francophonie, Edem Kodjo, cherchait, lui aussi, à se rassurer en qualifiant l’accord de « bancal  » : « Cette architecture du pouvoir correspond parfaitement à la conception de la vie en société du peuple malgache  : on se retrouve ensemble sur un minimum commun » (sic !). Quant au Commissaire paix et sécurité de l’UA, Ramtane Lamamra, il usait de la méthode Coué : « Même une monstruosité juridique peut représenter une sortie de crise. »

Les accords de Maputo à la poubelle

Il n’y avait que Kouchner pour se féliciter, toujours lyrique, d’un accord qui augurait d’une «  sortie de crise pacifique  », « du sens des responsabilités des responsables malgaches » et appeler « toutes les forces malgaches, à faire preuve du même sens de l’intérêt national durant la période de transition qui s’ouvre ». L’ambassadeur de France, Jean-Marc Chataignier, pouvait donc présenter ses lettres de créance à Andry Rajoelina.

La déclaration de Kouchner s’est révélée être de pure forme alors que Rajoelina refusait de participer, début décembre, à une rencontre – la troisième à Maputo depuis le mois d’août – où chaque mouvance présentait la liste de ses candidats au gouvernement de transition, conformément à l’accord d’Addis Abeba.

Tandis qu’un « collectif de jeunes officiers » issus du Corps des Personnels et des Services Administratifs et Techniques (CAPSAT), des conseillers à la présidence, conduits par deux faucons, les lieutenants- colonels Charles Randrianasoavina et René Lylison faisaient monter la pression pour exiger que les ministères régaliens reviennent à la mouvance Rajoelina, celui-ci a prétexté de ne pas vouloir négocier à l’étranger la composition du futur gouvernement d’union. Randrianasoavina et Lylison, bien connus pour leurs méthodes musclées, ont joué un rôle clé dans le coup d’Etat du 17 mars. De source bien informée, ils sont, l’un ou l’autre, de tous les voyages à l’étranger de Rajoelina. Pour l’escorter ou le contrôler ?

La diplomatie française comme tuteur

Quant à la diplomatie française, qui pourtant appelait au sens des responsabilités, elle trouvait le moyen d’appuyer implicitement Rajoelina en regrettant, dès le lendemain de la consultation de Maputo « que les résolutions signées le 8 décembre par les trois chefs de file malgaches présents à Maputo s’écartent du cadre consensuel prévu par ces accords ». Un feu vert pour Rajoelina qui, criant au coup d’Etat, estimait, six jours plus tard, qu’une cohabitation avec ces trois mouvances était désormais « impossible  » tout en leur interdisant un retour à Madagascar.

Le 16 décembre, il annonçait unilatéralement la tenue de législatives le 20 mars et le 20 décembre, il nommait, un nouveau Premier ministre, Cécile Manorohanta, aussitôt remplacée par le colonel Albert Camille Vital. Par ailleurs, les journaux malgaches ont mentionné l’arrivée d’un nouveau conseiller technique français pour le partage des postes ministériels et le voyage en France d’un proche de Rajoelina, Robert Ratsirahaona, qui aurait rencontré des autorités françaises à l’Elysée. Claude Guéant ?

« Rajoelina otage de son clan »

Tandis que la France invitait mollement à une reprise du dialogue et à des élections transparentes, la déclaration de la Commission parlementaire paritaire ACP-UE réunie à Luanda (Angola), début décembre, n’avait rien de diplomatique. Elle fustigeait, en effet, « l’intransigeance » de Rajoelina, « autoproclamé » président de la République «  lequel apparaît comme l’otage de son clan », « la répression par les forces militaires des nombreuses manifestations de protestation populaire » et exigeait « le rétablissement immédiat du parlement malgache », «  l’ouverture d’une enquête internationale indépendante chargée de faire la lumière sur les violations des droits humains et les répressions répétées contre la population  », «  la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et l’annulation des procédures judiciaires contre ceux-ci ». Enfin la commission demandait «  à tout gouvernement intérimaire de Madagascar de ne conclure aucun accord ou contrat avec d’autres pays ou entreprises portant sur les richesses naturelles et le patrimoine national, avant (…) que la population malgache n’octroie un mandat légitime à un nouveau gouvernement. »

Conséquence du coup de force de Rajoelina, l’Union européenne menace d’annuler son aide, actuellement bloquée, d’un montant de 580 millions d’euros. Les Etats-Unis ont également pris des sanctions. Seule la France poursuit sa coopération bilatérale.

Il semblerait, en fait, que la France ne voulait pas d’un nouveau Maputo. L’ambassadeur de France, Jean-Marc Chataignier, si bavard jusque là et très actif dans les négociations a été plus que discret au mois de décembre. Aurait-il perdu son rôle de chef de file de l’Union européenne à Madagascar comme il aimait à se présenter, au profit de l’ambassadeur d’Allemagne comme le pense la presse malgache ?

De là à torpiller les accords de Maputo, il n’y a qu’un pas à franchir.

Areva dans l’ombre de Total

Comme trop souvent, l’action de la France est motivée par la seule défense de ses intérêts économiques.

Dans un billet du 25 mars, Le Canard Enchaîné expliquait l’aversion qu’inspirait Ravalomanana à la France et soulignait que sa chute ne désespérait pas vraiment l’ancienne puissance coloniale, celle-ci jugeant le coup d’Etat « de changement de pouvoir hors norme ». Le contentieux datait de 2002 où Paris avait mis cinq mois pour reconnaître son élection. Ravalomanana lui avait ensuite rendu la monnaie de sa pièce en mettant les entreprises françaises en concurrence avec les entreprises chinoises, américaines ou canadiennes. Le groupe Bolloré avait été écarté de l’appel d’offre pour la gestion du port de Toamasina. « Quant au groupe Total, il ne devra qu’à l’intervention personnelle de Sarko d’arracher, en 2008, (…) un permis de prospection terrestre ». Areva s’est également invité dans la danse, officiellement dans l’appui logistique à …Total à la prospection des sables bitumineux de Bemolanga. Curieux hasard, il y a aussi de l’uranium dans la même zone comme dans d’autres régions de Madagascar. Areva a-t-elle normalement des activités d’appui logistique dans la prospection pétrolière ? Il serait intéressant d’avoir la réponse…

Raphaël De Benito

Billet d’Afrique

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
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