Miseo « niova fo » toy ny anjely. H Rabary Njaka (foza hvm), A. Andriamananoro (foza mapar)… Samy mpanonga-panjakana, mpamon’olona taminy 2009.

 

 

Ary i TGV vé tsy tokony ho tsaraina amin’izay ?

 

A quand le procès de Rajoelina ?

Saura-t-on un jour toute la vérité sur le vrai déroulement des événements du 26 janvier 2009 ? Verra-t-on les responsables de ces casses et ces pillages organisés à grande échelle, notamment le leader du mouvement de l’époque occuper le banc des accusés dans un procès équitable ?

L’ancien président de la Transition a été le principal meneur du mouvement de 2009. Il a été le principal leader lors de la journée sanglante du lundi 26 janvier. Andry Rajoelina était dans les rues d’Antananarivo quand la capitale a été mise à feu et à sang par des manifestants fous furieux.

Six ans après les faits, la vérité sur l’affaire du 26 janvier 2009 n’est pas dévoilée au grand public et aux proches des victimes. D’ici quelques jours, on va commémorer le massacre du lundi noir mais, pour le moment, aucune volonté de faire triompher la justice n’est perceptible. Les victimes souhaitent pourtant un procès équitable. En effet, lundi prochain, les habitants de la capitale se rappelleront du lundi noir.

Le 26 janvier tombe un lundi pour cette année, tout comme le lundi 26 janvier 2009, baptisé le « lundi noir ». Ce jour avait été marquée par le pillage de nombreux magasins dans la capitale et par le saccage et l’incendie de la radio et de la télévision nationale malgache ainsi que des médias fondés par l’ex-président, Marc Ravalomanana. Sans oublier les autres groupes d’entreprises appartenant à celui-ci. Il semble pourtant que les plaintes déposées au Tribunal relatives à cette affaire par l’association des victimes n’ont pas connu de suite.
Les pillages et les violences ont fait une centaine de morts à Antananarivo, dont des individus calcinés accidentellement dans un magasin au moment fort du pillage, le soir.
La vérité doit être portée à la connaissance du public en général et des proches des victimes en particulier, six ans après les faits. Tout le monde sait pourtant que, pour y parvenir, il faut une enquête minutieuse et un procès équitable. Ce qui semble rare chez nous.

Pour que les victimes ne soient pas réduites au statut de simples sacrifiés pour faire aboutir une cause politique, il faut un procès sur le «lundi noir ». Des jeunes entrepreneurs ont tout perdu en une nuit ce 26 janvier. Certains étaient contraints au suicide en constatant les dégâts alors qu’ils avaient encore à rembourser leurs banquiers. Cela relève d’une injustice flagrante. Les proches des victimes attendent un procès neutre à cet effet.
Le maire de la capitale, Andry Rajoelina, à ce moment, avait promis d’aider les victimes du pillage puisqu’il a été lui-même parmi les principaux acteurs de cette crise dévastatrice en manipulant la foule dans les rues de la capitale. Mais aucune indemnisation ou soutien financier aux victimes n’a été déboursé même si Andry Rajoelina a passé cinq ans au pouvoir en tant que président de la Transition.

Les victimes du pillage souhaitent pourtant être indemnisées. Car elles ont été malgré elles ruinées pour des motifs qui ne devraient même pas les concerner, puisque ces entrepreneurs et vendeurs étaient placés entre le marteau et l’enclume à la suite d’un bras de fer politique opposant un président de la République et un maire.
Tout le monde se rappelle, en tout cas, que c’est Andry Rajoelina qui était le principal meneur des mouvements de rue dans la capitale à cette époque. Il se trouve donc au centre des préoccupations des enquêteurs si une enquête a lieu. On comprend facilement ainsi pourquoi aucune enquête n’a été déclenchée au moment du régime de Transition dans le pays.

Mais six ans après les faits, alors qu’Andry Rajoelina n’est plus au pouvoir et que Marc Ravalomanana est placé en résidence surveillée, une enquête est incontournable. C’est l’unique moyen de garantir la vérité sur ces faits douteux et désastreux. Que les responsables de ces massacres répondent de leurs actes devant la justice. C’est l’unique souhait de tout le peuple. Rappelons que d’après les estimations des observateurs, plus de 500 personnes ont péri durant ce « lundi noir».

La Nation. 21/01/2015.

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 Dossier sur les événements du 26 Janvier, 7 Février 2009.

 

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