La voix des ancêtres à Madagascar – Faire danser les morts : Chants et musique.

 

La voix des ancêtres à Madagascar. Choeur antanosy © Victor Randrianary

Paris, Janvier 2015. Pour réécouter cette belle émission riche en histoire et en musique .. « La voix des ancêtres à Madagascar »
La musique est omniprésente dans la grande île. Elle accompagne les différentes étapes de l’existence humaine de la naissance à la mort. La mort constitue le dernier rite de passage. Ainsi, les rites funéraires constituent aussi des moments musicaux très importants.

La musique à travers les « traditions » et la modernité témoigne d’une manière ou d’une autre de l’attachement aux ancêtres. Ainsi, les musiques liées à des rituels authentifient également cette réalité de manière directe. Il en est de même des musiques de divertissement, des chants de travail,… Par ailleurs, nombreux genres musicaux constituent des chroniques et des « livres d’histoires » qui retracent assez fidèlement le vécu des clans, des royaumes et de la nation.
Les techniques et expressions vocales constituent l’une des plus grandes richesses de la musique de Madagascar. De plus, en soi elles témoignent de cet attachement aux ancêtres.
(Texte Victor Randrianary)

Musiciens antanosy © Victor Randrianary

http://www.francemusique.fr/player/resource/75969-78791

 

————————-

Faire danser les morts : Le Tsapiky de Madagascar.

Cérémonie ©FlavieJeannin_ADAGP

 Christophe David. Suite de l’émission sur le sud de Madagascar. Après le Beko, le Kilalaka, Le Sarandra … toujours sur France Inter dans  » Carnet de voyage » . Pour Bientôt, le podcast sur le Tsapiky… Une musique pour « faire danser les morts » car à Madagascar, les morts ne sont pas oubliés.

Ce soir pour le deuxième opus du dyptique Madagascar, « Carnet de voyage » nous entraine dans la région de Tulear, au sud ouest de l’île rouge, de l’île aux arbres voyageurs. Nous découvrirons une musique qui date des années 70, qui est appelée le tsapiky et qui à Tulear représente un véritable phénomène de société et c’est l’ethnomusicologue Julien Mallet qui nous la dévoile.

 

http://www.francemusique.fr/player/resource/77165-80231

 

► Le Tsapiky

 

Musique de toutes les occasions, de tous les lieux, des bals poussières en brousse, des boites en villes, des stades de foot, du quotidien, musique proche de la transe, toujours virtuose mais surtout musique de cérémonie exténuantes sur trois jours, la culture du tsapiky convoque autant les ancêtres que l’érotisme de tout le corps. C’est une musique qui peut vous rendre fou d’elle, obsédé par son énergie et sa créativité.

Concert Damily ©FlavieJeannin_ADAGP

Concert Damily ©FlavieJeannin_ADAGP

Le « système tsapiky » relie les espaces urbain et rural dans une relation circulaire. Les musiciens, majoritairement originaires de la campagne, intègrent des orchestres en ville, à Tuléar, où ils sont nourris et logés par le « chef d’orchestre » (propriétaire des instruments) qui les a recrutés : il y a un premier mouvement de la campagne vers la ville. Une fois que les orchestres ont acquis une certaine renommée, notamment par la réalisation d’une cassette (mp3 ou vidéo-clip aujourd’hui), ils sont sollicités par la campagne pour animer des cérémonies, en fonction de cette notoriété : l’on retrouve un nouveau mouvement, vers la campagne.

Star Vohimena
Plutôt que l’image d’un arbre généalogique, celle d’un tourbillon dont le mouvement circulaire se reproduit au fur et à mesure qu’il avance.

 

Rediany & Bojira

 

Mizeha : Mitingatinga
Une chanteuse de tsapiky avec son mari guitariste. Ils jouent ici un de leur morceau célèbre, connu dans sa version en orchestre et par son vidéo-clip.

 

 

Téta

————————-

 

Julien Mallet ©FlavieJeannin_ADAGP
Julien Mallet ©FlavieJeannin_ADAGP

Julien Mallet, ethnomusicologue et ancien président de la Société française d’ethnomusicologie, est actuellement chercheur à l’IRD, l’Institut (français) de recherche pour le développement. Julien Mallet est spécialiste d’une musique emblématique du sud de Madagascar, de la région de Tuléar, le tsapiky. Il est notamment l’auteur de l’ouvrage «Le tsapiky, une jeune musique de Madagascar. Ancêtres, cassettes et bals-poussière», publié aux Editions Khartala. Livre primé par l’académie Charles Cros en 2010 qui récompense les meilleurs ouvrages qui parlent de musique.

France Musique.

Remerciements à N. Andriamianta pour le partage. (MCM de Paris).

 ————————–

 

 Ils chantent et dansent le tsapiky (MCM de Paris).

 

Advertisements

A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
Galerie | Cet article, publié dans Non classé, est tagué , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s