Marc Ravalomanana et Madagascar. L’Histoire d’un Putsch et ses conséquences.

M. Ravalomanana, ses oeuvres. Le coup d’Etat de 2009.

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Sarkozy cautionne le coup d’Etat ?

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Andry Rajoelina chez Sarkozy.

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Didier Ratsiraka : « La France m’a demandé d’aider Rajoelina à évincer Ravalomanana« 

Didier Ratsiraka lors d’une intervention sur « TV plus Madagascar », le 11 septembre 2013. © AFP

Dans une intervention télévisée, Didier Ratsiraka, ancien chef de l’État malgache, a déclaré, le 11 septembre, que la France lui avait demandé son aide pour évincer le président Marc Ravalomanana en 2009.

C’est une révélation qui, si elle est fondée, risque de fâcher Paris. Dans une intervention télévisée sur la chaîne privée TV plus Madagascar, l’ancien chef de l’État malgache, Didier Ratsiraka, 76 ans, a déclaré, le 11 septembre, que «  »la France [lui] a demandé d’aider Andry Rajoelina à évincer Marc Ravalomanana« , faisant référence aux événements de début 2009 qui ont conduit au renversement de l’ancien président malgache.

« J’ai répondu, je ne suis pas en faveur des coups d’État » (….), a-t-il ajouté, avant d’expliquer qu’il avait finalement accepté après qu’on lui ait montré qu’il ne s’agissait pas d’un coup d’État. « On s’est mis d’accord que Marc Ravalomanana quitterait le pouvoir sans bain de sang. Et après son éviction, on devrait instaurer une transition concertée. (…) Andry Rajoelina a été d’accord (…) », a-t-il poursuivi.

Rapprochement entre Ratsiraka et Rajoelina

Didier Ratsiraka a également rapporté que Andry Rajoelina était alors venu chez lui à Paris, dans sa maison de Neuilly-sur-Seine baptisée « Villa Madrid », et l’avait assuré que lui-même serait bien accueilli à son retour à Madagascar.

En janvier 2009, Andry Rajoelina, alors jeune maire d’Antananarivo et en conflit avec le régime, avait provoqué un soulèvement populaire pour dénoncer la fermeture de sa chaîne de télévision Viva, qui venait de diffuser une interview de l’ex-président Ratsiraka, alors exilé en France. Prenant la tête de la contestation, il s’était ensuite proclamé président d’une haute autorité de transition, exigeant la démission de Marc Ravalomanana, lâché par l’armée.

Des violences avaient fait une centaine de morts en février dont 36 personnes abattues par la garde présidentielle le 7 février, une tuerie pour laquelle Marc Ravalomanana a été condamné par contumace.

Deux ans plus tard, Didier Ratsiraka est rentré dans son pays lors de la formation d’un gouvernement d’union nationale fin 2011, avant de revenir se réinstaller définitivement à Madagascar le 18 avril 2013, marquant la fin de onze ans d’exil en France, l’ancienne puissance coloniale.

(Avec AFP)

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Andry Rajoelina sur le retour de Ravalomanana.

« Ho samborina izy raha sahy miverina… »

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Marc Ravalomanana à Faravohitra. 13/10/2014.

Dia nosamborina

Retour de Ravalomanana. 13 Octobre 2014

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Les Conséquences du Coup d’Etat.

A Madagascar, 92% de la population vit dans la pauvreté. Octobre 2013

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Madagascar : 92% de la population sous le seuil de pauvreté

7 Juillet 2013.

(Agence Ecofin) – Selon la Banque mondiale, plus de 9 Malgaches sur 10 vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté. La crise politique s’éternise depuis 2009, depuis que le maire de la capitale, Andry Rajoelina, aidé par une partie de l’armée, a renversé Marc Ravalomanana.

Avec une croissance économique nulle, le pays ne peut plus supporter une croissance démographique proche de 3%.

Ce sont les enfants malgaches qui paient le plus lourd tribut à cette descente aux enfers, avec une augmentation de 50% des cas de malnutrition aiguë, la fermeture de nombreux centres de soins et un système scolaire en déliquescence.

S’ajoute à ce triste tableau d’importants dégâts causés par les cyclones, impossibles à réparer, et une invasion de criquets que la FAO annonce dévastatrice pour l’agriculture sur une grande partie du territoire.

En dépit de cette accumulation de souffrances qui est faite à la population, la classe politique persiste dans ses querelles affligeantes et les trois derniers gouvernants qui ont mené ce pays de cocagne à la ruine, maintiennent leurs candidatures à la prochaine élection présidentielle, en violation des règles électorales et de leurs engagements personnels.

Agenceecofin.

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Madagascar, le pays le plus pauvre du monde

Economie | 22/07/2013

Une responsable locale de la Banque Mondiale a indiqué que Madagascar est devenu le pays le plus pauvre dans le monde.

Selon les chiffres de la Banque Mondiale, 4 millions de pauvres supplémentaires ont été enregistrés depuis le début de la crise. Outre cela, 336 000 chômeurs de plus ont également été enregistrés dû au fait que de nombreuses entreprises ont mis la clé sous la porte.

Les données de la Banque Mondiales sont alarmantes. En effet, avec un revenu national qui est pour l’essentiel sans modification, le revenu par habitant en 2013 est retombé à son niveau de 2001.

Les premières estimations indiquent que, de 2008 à 2013, la proportion de la population vivant sous le seuil de pauvreté (proportion qui était déjà élevée avant la crise) a sans doute augmenté de plus de 10 points de pourcentage, avec le plus grand impact sur 2011-13

Dans une note publiée au mois de juin, la Banque Mondiale avait évoqué que malgré le potentiel économique élevé de la Grande île, la situation politique instable a durement impacté la croissance qui était pourtant de 5% par an avant la crise.

Les investissements privés ont très nettement chuté. De 33,2% du PIB avant la crise, ils ne représentent que 10 du PIB actuellement. Quant au budget d’investissement de l’Etat, il a également été réduit de 70% en raison de la suppression partielle des aides étrangères.

D’après la présidente du groupement des entreprises de Madagascar, les problèmes dans l’environnement des affaires à Madagascar, notamment l’insécurité juridique, fiscale et même physique, se sont intensifiés avec la crise, entraînant ainsi une réticence des investisseurs étrangers.

 LDV

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          Réflexions.  « MADAGASCAR LE PAYS LE PLUS PAUVRE DU MONDE. QU’EST-CE QUI NOUS RESTE ». 

MCM de Paris. 31/08/2013.
Difficile à supporter, mais c’est l’incroyable vérité, depuis le rapport de la Banque Mondiale (Juin 2013).
Il y a cinq ans à peine, le pays affichait encore un taux de croissance économique de 7%. On s’appretait même à acceuillir dans la capitale en 2009, la réunion des chefs d’états africains. Et le président Ravalomanana était présenti comme le futur dirigeant de l’Union Africaine. Une bonne gestion économique, vécue et ressentie par les Citoyens de l’île, d’ailleurs reconnue par les experts internationaux en la matière, Madagascar  faisait figure de pays « prospère ». Et qui de surcroit appliquait les fameuses règles de bonne gouvernance préconisées par les bailleurs de fonds (FMI, Banque Mondiale).
C’était sans compter sur la force du mal, venue de l’Occident. Les vélléités d’hégémonie politique et économique de l’ancienne « mère protectrice » (Reny malala) deviennent réalités en mars 2009.  Ensuite, il n’a fallu que quelques mois de pouvoir aux putschistes, et ce fut le début d’un  glissement progressif vers la médiocrité « intelectuelle, morale », le chaos social, les privations en tout genre (droit de s’exprimer, droit de manifester)- et le peuple apeuré et sans voix subissait « la loi du plus fort » dans le silence. Et le drame au bout de ces quelques années : « On regardait derrière nous, personne ! nous sommes les derniers » disait Mme Lalao Ravalomanana lors de son premier point de presse à Faravohitra. Terrible réalité, bon dernier sur la 197 pays membres de l’ONU.
Le coup d’état  fut tellement violent, qu’il n’est pas faux de dire que « le peuple était traumatisé, et toujours sous le choc ». Les militaires putschistes ne s’embarassaient nullement de code moral ni juridique, ils tuaient et brutalisaient sans état d’âme. Des milices armées circulaient pour mater toute résistance. Jamais de mémoire d’homme, nous n’avions vu des actes aussi vils et dégradants entre malagasy disent les Ainés. Aveuglés par l’argent, car ils étaient tous payés royalement, nos militaires ne faisaient qu’executer les « sales boulots » des commanditaires. Madagascar est devenu le premier pays au monde ,où le nombre de généraux et colonels  se compte par centaines pour un effectif de 18 000 soldats environ. Pour le pays le plus pauvre du monde, dans ce domaine on est quand même classé premier. Indécent paradoxe.
Mrs Sarkozy et Kouchner ne cachaient par leur joie, au lendemain du putsch, et sans aucun discernement, mais peut-être que volontairemnt, ils voulaient montrer au monde entier  à qui appartient la « terre conquise »?.
Nombre de ministres, parlementaires, conseillers français sont venus sur place pour féliciter et règler les détails « administratifs d’allégence » , les Guéant, De Raincancourt, Fabius,… et beaucoup d’autres.
Récemment Mr Goldblatt, ambassadeur de France à M/car est allé au ministère de l’élevage, comme un Gouverneur qui supervise le bon  (ou non) travail de Mme Ihanta. Une visite de courtoisie disait-il.
Peut-on imaginer un seul instant l’ambassadeur des E-Unis en France allait s’enquérir auprès d’un ministre français et sur les lieux de son travail de surcroit, des nouvelles et informations sur son son travail « Est-ce que tout va bien ? ». Impensable.
Il y a une chose qui, depuis la nuit des temps et jusqu’à maintenant, reste vrai. Dans n’importe quelle région et partie du globe, s’agissant d’individu, d’ethnie, de peuple et même de civilisations, l’adage bien connu  est toujours valable « Malheur aux vaincus ». Car s’installe presque immédiatement à l’issue d’un conflit ou d’une guerre, la logique qui en découle. Le vainqueur s’accapare du pouvoir et devient propriètaire de tout, c’est à dire des terres, de tous les biens de celui qui vient d’être battu.
Et par extension ,c’est tout simplement le rapport de force « légal » mais condamnable : le seigneur et l’esclave.
Une règle implacable, barbare car elle avilit toute une communauté, tout un peuple.
Mais les revers de la médaille pour le  vainqueur sont tout aussi terribles, humiliants au bout de quelques temps. Les ressentiments, les rancoeurs et la honte transforment les faibles d’hier en futurs rebelles redoutable.
 
Mais s’ils avaient tout perdu, pourquoi sont-ils devenus forts, conquérants ?
Il reste un trésor immense que n’importe quel vainqueur serait incapable d’arracher à un combattant même brisé: son ESPRIT (ny maha olona). L’esprit d’un guerrier qui sommeille en chacun de nous,  cet esprit de survie car c’est une lutte pour les descendants. C’est tout simplement « l’esprit patriotique » .
Et enfin aux 109 sanctionnés  qui ont « vendu » le pays aux étrangers, aux traitres qui ont « collaboré » , à celles et ceux qui ont participé, de près ou de loin , à la destruction de notre souveraineté. La seule évocation de leurs noms les condamne à tout jamais. Ce sont des « olon’olom-poana » (des êtres sans esprit, sans âme).
Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris.
Paris, le 31 Août 2013
http://youtu.be/loW7eUC9D80 (Peste, Antananarivo).

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 Exploitation sexuelle

La pauvreté criante en est la source

Madagascar Tribune. mercredi 5 mars 2014

91% des prostituées dans la capitale ont moins de 18 ans ; c’est le résultat des enquêtes conduites en 2013 par la Plateforme de la société civile pour l’enfance. Le gouvernement malgache, l’Unicef, et cette plateforme pour l’enfance ont célébré à l’hôtel Panorama à Andrainarivo ce mardi 4 mars la journée mondiale de lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants. Tous les intervenants lors de cette rencontre -qui a été aussi l’occasion de ratification de la convention internationale à ce sujet-, ont présenté chacun en quelque sorte un résumé de leurs rapports d’activités et tous ont noté qu’à l’origine de ce genre de ce fléau se trouvent, la pauvreté criante, la désagrégation des valeurs sociales malgaches, la déscolarisation et surtout l’indifférence. Un cadre de cette plateforme regrette la profusion de lois et règlementations mais qui ne sont pas appliquées comme il se doit. D’après les enquêtes de cette plateforme, 7,3% des jeunes filles de 13 ans sont dans la prostitution ; 28% des jeunes filles de 15 ans se prostituent ; 6% des jeunes filles de 14 ans ont subi des viols ; 41,40% des jeunes filles de 17 ans ont été abusées sexuellement.

Recueilli par Valis

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Février 2015.

Madagascar : une grave sécheresse menace le Sud

La sècheresse qui menace le Sud risque de mettre à mal un peu plus Madagascar, un pays déjà en difficulté sur plusieurs plans.

A lire également

madagascar - rajaonarimampianina

Madagascar : Pays à risques en raison de la fragilité de la situation politique

RFI rapporte qu’à Madagascar, alors que les régions ravagées par la tempête tropicale Chedza peinent encore des fortes pluies, dans le sud du pays c’est l’inverse. En effet, une grande sécheresse guette la sécurité alimentaire de centaines de milliers de personnes. On a à faire à la sécheresse la plus grave depuis six ans. La situation s’aggrave et l’aide humanitaire commence à se mettre en place.

Le Sud est une zone frappée de temps à autre par la sécheresse. Celle de cette année s’annonce particulièrement préoccupante. Les organismes non -gouvernementaux sont inquiets. Les pluies ne sont pas tombées depuis début décembre, rendant les champs secs, et les stocks s’amenuisent.

Dans le district de Bekily, grenier de la région Androy, les habitants ont limité leur alimentation à un repas journalier composé uniquement de manioc. Certains se tournent vers les fruits de cactus rouge pas encore mûrs et d’autres consomment les semences de la prochaine saison agricole. Les prix des produits de base ont augmenté de 100% et le bidon d’eau de 20 litres passé de 400 à 1 000 ariary.

« On ne parle pas encore de famine, explique Enrique Alvarez, responsable du Programme alimentaire mondial dans la région, mais on se prépare à une situation très difficile pour la population, ajoute-t-il, si la pluie ne tombe pas dans les deux prochaines semaines ». Le PAM a commencé des distributions de vivres sur des chantiers de travail. L’Etat a aussi fait parvenir de la nourriture la semaine dernière à Bekily, et un état des lieux est en cours d’étude dans l’ensemble de la région.

L’info.re

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Insécurité dans le Sud

L’Evêque de Taolagnaro livre son opinion

Recueillis par Chico 

Le présent article est tiré du journal Lakroan’i Madagasikara, version papier, de son édition n°3907 en date du 15 février 2015. L’article se trouve en page 11. Rappelons que que le journal Lakroan’i Madagasikara en version papier est disponible en kiosque dès le jeudi matin à Antananarivo.

L'Evêque de Taolagnaro livre son opinion

A l’occasion de la première réunion des prêtres, pour cette année 2015, l’évêque a fait la rétrospection de la situation du banditisme dans le diocèse qui, malgré l’accalmie dont jouit encore la population rurale, a bouleversé la population de la ville de Fort-Dauphin, suite au trafic d’ossements par Madame Armandine et l’exécution sommaire de Dovic.

Tout a commencé en 2012 où la communauté internationale par l’intermédiaire du GIC (Groupe International de Contact) décide d’imposer au Gouvernement de Transition le déclenchement du processus de réconciliation nationale et du retour à la légalité. Remous et branle-bas de combat sur l’échiquier politique malgache: élaboration et ratification de la feuille de route. Tout est presque laissé de côté et la population sombre dans un gouffre de misère sans pareil.

Hauts responsables et trafiquants de tout bord se ruent illicitement sur les richesses naturelles du pays, un peu partout sur le territoire national, allant des ressources minérales/minières, bois de rose (affaire bac FIAVOTA de Tuléar saisi au nord de Fort-Dauphin, corail noir (plusieurs équipements de plongée sous-marine saisis), jusqu’aux ossements humains (affaire Armandine et feu Dovic) et autres trafics d’organe. D’énormes quantités de ces ressources sont appréhendées, plusieurs disparitions de personnes sont signalées, et des sommes astronomiques d’argent sont prononcées par ci et par là. Et le peuple continue inexorablement de mourir à petit feu.

Sur un autre plan, des hordes de bandits de grand chemin perpètrent des attaques sur les routes nationales, surtout dans le sud, des bandes organisées de voleurs de zébus, fortement armées et opérant par deux, trois voire quatre centaines en plein jour, ravagent tout sur leur passage, tuent femmes, enfants et vieillards, pillent tout ce qui se trouve dans les villages, allant même jusqu’à attaquer des casernes militaires. Les cris de détresse légendaires du sud à cause de la sècheresse engendrant la famine se sont transformés en cris de détresse à cause de l’insécurité généralisée.

• Les forces de l’ordre en présence, en nombre d’effectifs nettement inférieur et déjà insuffisant, sacrifient jour après jour ses hommes (« envoyés à la boucherie »).

Un an plus tard, l’opération coup d’arrêt est décrétée par le Gouvernement et déclenchée par les Hauts responsables militaires: offensives de grandes envergures avec utilisation de trois hélicoptères, renforcement du nombre d’effectifs, armements, matériels et équipements adaptés (armes lourdes, véhicules tout terrain, communication,…). Résultats: les sites d’accrochages sont trop bien maitrisés par les hors-la-loi et l’ordre de repli stratégique est donné. Reprise de l’opération mais cette fois « la mission de pacification » sur terrain est dirigée par le « Capitaine aux longs couteaux » et à la surprise générale, il obtient la reddition de plus de quatre milliers de voleurs de zébus. L’ancien Premier Ministre suit de prêt et parraine les évènements: mobilisation de partenaires internationaux (organes du système des Nations-Unies) qui font don de plusieurs dizaines de tonnes de vivres (riz, céréales,…) et de matériels agricoles (bêches), ainsi que des aides financières symboliques au titre de mesures d’accompagnement pour la réinsertion économique. Diverses appellations sont attribuées à « ces reconvertis », tels les KTS (« Kotro Tonga Saina » ou dahalo réveillés), les TAV (« Tanora Aron’ny Vahoaka » ou Jeunes, Protecteurs du Peuple), dernière en date attribuée par l’ancien Premier Ministre lui-même. Satisfaction, en général, des populations établies autour des zones rouges d’insécurité, mais actuellement les « reconvertis » se plaignent d’avoir faim. Le vent de l’accalmie pourrait être éphémère. Les baromètres n’indiquent rien qui vaille. Situation explosive !

Ombres au tableau: aucun regard pour la population vivant dans la misère ainsi que les victimes de ces chouchous de la primature. Qu’y a-t-il derrière toutes ces attentions qui sonnent mal à l’oreille de tous les citoyens de la Région Anôsy?

Et « le pacificateur » continue sa mission pour mettre en place sa stratégie de pérennisation d’une paix fragile rétablie et sillonne plusieurs districts de la Région. Echos: des trafiquants d’ossements humains, des voleurs de téléphones mobiles, des trafiquants de chanvre indien, des bouchers sont appréhendés.

Méthodes spéciales: sur toutes les infos qui fusent, ceux qui ne sont pas décapités, sont brulés vifs, d’autres sauvent leur vie en payant un tribut allant de Ar. 1.900.000 à Ar. 3.000.000, quand ce ne sont pas des extorsions de Ar. 10.000.000, Ar. 26.400.000 sur des exploitants miniers. Dérives et abus: quand le pacificateur a également le pouvoir de semer le désordre et la terreur, triste psychose, autant en milieu rural qu’en pleine ville de Fort-Dauphin. Où est-ce qu’on va? Le Capitaine répond en personne à la question au cours d’une interview et d’une conférence de presse en date du 22 et du 30 janvier 2015 (archives d’une radio locale)…

Revers de la médaille (les non dits): les enjeux concerneraient tous les trafics et meurtre commandités par de hauts dignitaires ressortissants ou non de la Région. Entrelacements, embrouillaminis dans tous les évènements et éventer tel méfait révèle au grand jour tel autre.

Mgr Vincent Rakotozafy, Evêque de Taolagnaro

Lakroa Madagasikara

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EDUCATION 2015.

Ph. Gérard Mahadimby (FB).

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 Fanjakana mahavoa.

Environ 13.000 enfants meurent chaque année de diarrhée causée par une eau insalubre et un assainissement inadéquat.
Conscient de la gravité de la situation à Madagascar, Samoela rejoint l’équipe de Wateraid pour la campagne « Tenez vos promesses », lancée en Novembre 2012, et invite les décideurs à rester fidèles aux engagements qu’ils ont pris pour mettre fin à la crise de l’eau et de l’assainissement.

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Les routes 2015.

farafangana

Faritra Ikongo. Ph. Mada 24. Infos

RN-44-Moramanga-Ambatondrazaka-1

RN 44. Moramanga-Ambatondrazaka. Ph. Mada 24 Infos. 

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Justice populaire

TROIS LYNCHAGES À MORT DEPUIS LE DÉBUT DE L’ANNÉE 2015

Madagascar : les tribunaux populaires sévissent toujours

Posté par le Samedi 07 Février à 2015.
Pas moins de trois personnes ont été lynchées à mort à Madagascar depuis le début de l’année 2015. Les tribunaux populaires, à l’origine du décès deux français en 2013, sont toujours d’actualité dans la Grande Île.

En octobre 2013, Sébastien Judalet et Roberto Gianfalla ont été lynchés à mort sur la plage d’Ambatoloaka à Madagascar. Les corps des deux Français ont été brûlés vifs, sous les cris de joie de la population. La faute à une folle rumeur de trafic d’organes sur un enfant retrouvé mort, la faute à une furie collective, la faute à une mauvaise fréquentation…

Le parquet de Bobigny avait ouvert une enquête pour meurtre, tandis que les gendarmes malgaches avaient procédé à l’arrestation d’une trentaine de personnes. Mais depuis, les proches des victimes sont sans nouvelles. « Notre dossier criminel semble totalement oublié. Ça n’avance pas alors même que la justice malgache dispose de photos et de vidéos du crime, et que celles-ci ont été récupérées par la presse. C’est inadmissible », a expliqué Maurice Judalet à l’AFP en novembre 2014.

Autrefois « déconseillée sauf en raison impérative », le classement de Madagascar – et de Nosy-Be – en zone orange a été levé en mai 2014. L’île est à présent considérée comme un territoire à « vigilance renforcée ».  Ce qui inquiète le père de Sébastien Judalet. « De nouveaux incidents et agressions ont été enregistrés depuis. Ce qui s’est passé pour Sébastien n’est pas un cas isolé », a-t-il déclaré.

En effet, malgré la condamnation unanime des autorités malgache et la fin de la crise politique, les lynchages à mort ne se sont pas arrêtés dans la Grande Île. Trois exécutions par ces tribunaux populaires ont eu lieu en janvier 2015 d’après l’Express de Madagascar.

Aucune mention sur le site du Quai d’Orsay

Le premier lynchage – qui a eu lieu le 4 janvier – concerne une personne qui s’était évadée de la chambre de sûreté de la brigade territoriale de la gendarmerie. Soupçonné d’avoir commis un meurtre quelques mois plus tôt, le fugitif a été rattrapé par la foule avant d’être passé à tabac. « Des villageois qui l’ont appréhendé, indiquent qu’il aurait opposé de la résistance », relate le site malgache.

Le 25 janvier, c’est un autre individu soupçonné de meurtre qui a été lynché à mort. « Le suspect était déjà sous la protection de quelques éléments de la brigade territoriale de la gendarmerie de Manajary, lorsqu’il leur a été arraché par une horde de villageois, conduite par les maires des communes rurales de Morafangy et de Mahavoky », écrit l’Express de Madagascar.

Le lendemain, une « vindicte populaire meurtière » a éclaté à Soavelo Farafangana. A la suite d’une dispute entre deux hommes autour d’une histoire de vol, un sexagénaire a été tué. L’homme à l’origine du coup mortel a été pris à partie par « une cohue d’individus en furie ». L’auteur de l’homicide qui a essayé de prendre la duite « a fini par être appréhendé et a été aussitôt lynché à mort. »

A ce jour, Madagascar est considérée par le ministère des Affaires étrangères comme « une île où les conditions de sécurité sont très dégradées bien qu’elles n’interdisent pas de s’y rendre comme touriste. » Si le Quay d’Orsay parle de « risques liés à la criminalité de droit commun », aucune mention n’est faite à propos de lynchages à mort. Autrefois, la rubrique conseils aux voyageurs parlait de « forts risques d’attaques, parfois d’une extrême violence. » Aujourd’hui, ces termes ont disparu. Ce qui n’est pas le cas des tribunaux populaires.

http://www.ipreunion.com

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FOZA-Mapar.

Potika ny Firenena dia mbola ilay « vahoaka » kely taminy 2009 no arentirenty.Indrindra ny fankahalana an’Atoa Ravalomanana no mibahan-toerana. Omena sehatra kely ny mpankahala. Asa, sambatra angamba @ izao fotoana izao ry zareo, miseo mahay mamankafaka ireo?

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Photos et articles.

De 2009 (putsch) à aujourd’hui.

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Le 26 Janvier 2009 de Andry Rajoelina. Plus de 500 morts

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Le 7 Février 2009 de Rajoelina. Dossier complet

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 La charte de l’impérialisme. Les fondements du colonialisme

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
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