Swiss Leaks : 146,3 millions de dollars pour Madagascar avec 31 clients. L’île Maurice avec 81 clients.

SWISS LEAKS: Madagascar, 31 clients impliqués pour

146,3 Millions $.

La période concernée est de 1988 à 2007. C’est très intéressant car, comme dit l’article suivant, le trafic de bois de rose a commencé à prendre de l’ampleur à partir de 2006. Mais, n’oublions pas non plus le tournant politique de 2002 où nombre de politiciens véreux, condamnés par la justice pour détournement de deniers publics ont fui massivement le pays avec certainement des mallettes, de grosses mallettes. Cela correspond surtout à la période ( à partir de 2006) où ces exilés revanchards, ralliés par tous les mécontents du nouveau régime Ravalomanana ont commencé à planifier le putsch à partir de la France. Des réunions y ont été tenues plusieurs fois. D’ailleurs, juste après le putsch, toute cette bande de truands sont revenus au pays et y coulent la belle vie sans être inquiétés pour le moins du monde. Certains sont même nommés à la tête des hautes administrations par le régime HVM, comme si on les avait récompensé pour service rendu. Toute cette histoire de gros sous évadés en Suisse au détriment de l’Etat malagasy me rappelle maintenant une proposition assez étonnante, qu’un ancien homme politique malagasy, en exil dans le centre de la France, a faite à l’époque à un de mes amis. La dite proposition concernait « des possibilités de financement d’actions pour Madagascar » et ce, quelque soit le montant. Mon ami n’a pas donné suite à la proposition de l’exilé. Peut-être que le financement auquel ce dernier a fait allusion aurait eu un rapport avec l’histoire de SWISS LEAKS ! A suivre… TG

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  Gtt Inter Geneve 

10 Février 2015. Swissleaks: La banque HSBC aurait abrité les évasions de 146 millions d’euros provenant des pillage de ressources naturelles malgaches dès 2006

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Swiss Leaks : 146,3 millions de dollars pour Madagascar avec 31 clients

swiss-leaks-madagascar Le scandale Swiss Leaks met en évidence la complicité de la banque HSBC et des clients et entreprises qui ont pratiqués une évasion fiscale de masse entre les années 1988 et 2007. Les 5 premiers pays qui ont pratiqués l’évasion fiscale sont la Suisse, l’Angleterre, le Venezuela, les USA et la France. Ces 5 pays totalisent une évasion fiscale d’environ 93,6 milliards de dollars. Et on pensait que l’évasion fiscale concernait uniquement les pays riches,mais il s’avère que Madagascar est également dans la liste.

Les chiffres de Swiss Leaks concernant Madagascar

Pour Madagascar, Swiss Leaks rapporte une évasion fiscale d’environ 146,3 millions d’euros. 31 clients sont impliqués qui ont ouvert 74 comptes bancaires. L’activité la plus forte concerne 50 % des comptes et elle a commencé à partir de 2006 qui est l’année de la génèse du trafic de bois de rose, des métaux précieux ainsi que des ressources naturelles. Sur 31 clients, il y a en 10 % (soit 3 personnes) qui possèdent un passeport malgache. Ces informations ne nous disent pas le plus important qui est les noms et entreprises qui ont pratiqués cette évasion fiscale. Toutefois, les chiffres nous pointent vers des pistes où la majorité des évadés fiscaux sont des entités étrangères. Le type de compte fourni par Swiss Leaks est également intéressant. On a la moitié des comptes qui appartiennent à des particuliers et l’autre moitié qui fait partie de l’Offshore, donc des entreprises principalement présente dans le transport.

L’information partielle de Swiss Leaks

Même si tout le monde parle de Swiss Leaks, il faut prendre ces informations avec précaution. La base d’une fuite est qu’elle doit totale et entièrement non censurée. Dans cette affaire, c’est l’ICIJ (International Consortium of Investigative Journalists) qui nous propose ces données. On n’a aucun nom et uniquement des chiffres même si l’ICIJ affirme qu’il a obtenu ces informations de la police fiscale des pays respectifs. Mais le problème est que ce sont ces journalistes qui choisissent les informations à publier. On peut se demander pourquoi ils ne proposent toute la base de donnée en brut comme le fait Wikileaks et c’est ensuite à chacun de tirer ses conclusions. A bien des égards, Swiss Leaks ressemble à une propagande pour révéler l’évasion fiscale de quelques uns pour cacher le plus grand nombre. Il va sans dire que la totalité des banques dans les pays pratiquant l’assouplissement fiscale sont aussi coupables que la HSBC. Source.

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Trois malgaches connus dans Swiss Leaks

Sur les 31 clients malgaches possédant 74 comptes bancaires de la banque HSBC en Suisse, 10%, c’est-à-dire, trois, possèdent un passeport malgache. A rappeler que le scandale Swiss Leaks met en évidence la pratique d’évasion fiscale de plusieurs pays importants dans le monde. Mais récemment, l’on a également décelé que des Malgaches sont impliqués dedans et cela représente en tout 146,3 millions d’euros. Cette évasion fiscale malgache est surtout énumérée à partir de 2006, époque où le trafic de bois précieux, ainsi que des pierres précieuses gagne de l’ampleur. « L’activité la plus forte concerne 50% des comptes et elle a commencé à partir de 2006, année de la genèse du trafic de bois de rose, de métaux précieux ainsi que des ressources naturelles » a signifié un confrère dans ses colonnes (madagate.com) Mais les informations émanée par les enquêtes des responsables ne dénoncent pas toutefois les noms de ces trois importants individus ou sociétés qui sont classés comme étant les « gros bonnets » de ce trafic. De plus, selon toujours les sources, la moitié de ces 74 comptes appartient à des particuliers et l’autre moitié est la possession de sociétés offshores. Il est à rappeler que ces données émanent de l’International consortium of investigative journalists (ICIJ), et rapportées par le journal Le Monde, et que selon toujours ce consortium, les 5 premiers pays les plus touchés par l’évasion fiscale sont les USA, la Grande-Bretagne, le Venezuela, la Suisse et la France. A ces cinq pays, l’on enregistre environ 93,6 milliards de dollars. Recueillis par Faly R.  

10/02/2015. Orange.mg

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Capture dSwiss Leaks : Rs 800 M sur le compte d’un Mauricien en Suisse | lexpress.mu

*Par La Rédaction

10 Février 2015

L’information a été divulguée dans le rapport Swiss Leaks. Cette enquête menée par des journalistes d’investigation et le journal Le Monde a révélé que 81 Mauriciens possèdent des comptes en banque en Suisse. L’un d’eux possède même USD 24,2 millions sur son compte, soit Rs 800 millions.

Dans ce hit-parade des pays dont les citoyens possèdent des comptes en Suisse, Maurice occupe   la 94e place. Ces 81 Mauriciens possèdent en tout 201 comptes différents, d’un montant total de Rs 46,5 milliards. La plupart de ces comptes ont été ouverts en 2004 et 2005. Sollicité par l’express, Reza Uteem, avocat dans le domaine financier, explique que le gouvernement mauricien peut obtenir des renseignements sur ces personnes grâce à des traités internationaux, notamment la Mutual Assistance in Criminal Matters. Il ajoute que la Mauritius Revenue Authority peut également faire une demande auprès du bureau suisse responsable de la fiscalité pour avoir ces renseignements si jamais elle mène une enquête sur l’évasion fiscale.

L’avocat ajoute que plusieurs raisons peuvent pousser une personne à ouvrir un compte à  l’étranger. Il explique qu’il y a d’abord eu un amendement à la loi par l’ancien ministre des Finances Rama Sithanen, rendant non taxables les intérêts obtenus sur des comptes à l’étranger. Ensuite, poursuit notre interlocuteur, des hommes d’affaires possèdent des entreprises à l’étranger ou ont des dettes à rembourser – s’ils ont acquis un bien par exemple. Avec un compte à l’étranger, c’est plus facile pour eux de régler les factures. Enfin, il y a l’évasion fiscale : «Si une personne a fait un travail à Maurice et que ce travail est fortement rémunéré, elle demande à son client de verser l’argent sur un compte à l’étranger  pour ne pas avoir à payer la taxe», conclut l’avocat. lexpress.mu

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Swiss leaks : HSBC, une banque au lourd passé et au présent sulfureux

La banque HSBC est revenue sur le devant de la scène. Selon les informations publiées par plusieurs organes de presse le 9 février 2015, 180,6 milliards d’euros seraient passés, à Genève, par les comptes HSBC, entre le 9 novembre 2006 et le 31 mars 2007 (soit en moins de 5 mois !) |1|. Mohamed VI roi du Maroc, des vedettes du monde du spectacle, de multiples sociétés privées, auraient confié à HSBC la mission de dissimuler au fisc et à la justice de leur pays une partie de leurs revenus. Dans l’article ci-dessous, nous revenons sur l’histoire passée et récente d’HSBC, une des principales banques privées à l’échelle mondiale. Dès ses origines, la banque est mêlée au commerce international de drogues dures. En effet, elle a été fondée dans le sillage de la victoire britannique contre la Chine dans les deux guerres de l’opium (1839-1842 et 1856-1860). Ces deux guerres ont joué un rôle décisif dans le renforcement de l’empire britannique et dans la marginalisation de la Chine qui a duré environ un siècle et demi. Au cours de ces deux guerres, le Royaume-Uni a réussi à imposer à la Chine d’accepter les exportations britanniques d’opium en provenance de l’Inde (qui faisait partie de l’empire britannique). La Chine a bien tenté de s’opposer au commerce de l’opium mais les armes britanniques, avec le soutien de Washington, ont eu le dessus. Londres a créé une colonie à Hong Kong et, en 1865, est fondée la Hong Kong and Shanghai Banking Corporation par un commerçant écossais spécialisé dans l’importation d’opium (à l’époque, 70 % du fret maritime qui passait par Hong Kong concerne l’opium venu des Indes). Depuis ce moment, l’histoire de la banque a suivi étroitement la politique extérieure du Royaume-Uni et les intérêts du grand patronat britannique en Asie. Après 1949 et la victoire de la Chine de Mao, la banque se replie sur Hong Kong, resté territoire britannique. Ensuite, entre 1980 et 1997, elle développe ses activités aux États-Unis et en Europe. Elle ne déplace son siège social de Hong Kong à Londres qu’en 1993, avant la rétrocession du territoire à la République populaire de Chine réalisée en 1997. HSBC reste incontournable à Hong Kong dont elle émet 70 % des billets de banques (le dollar de Hong Kong). Hong Kong constitue un élément clé dans la chaîne du blanchiment d’argent accumulé par la nouvelle classe dirigeante chinoise. Rappelons que le groupe mondial HSBC employait 260 000 personnes en 2014, est présent dans 75 pays et déclare 54 millions de clients |2|. En plus du blanchiment d’argent de la drogue et du terrorisme |3|, HSBC est impliquée dans d’autres affaires : la manipulation du marché des taux de change (l’affaire a éclaté en 2013 et porte sur un marché quotidien de 5 300 milliards de dollars) |4|, la manipulation des taux d’intérêt interbancaire (dont le Libor) |5|, la vente abusive et frauduleuse de dérivés sur les taux d’intérêt, la vente abusive et frauduleuse de produits d’assurances aux particuliers et aux PME au Royaume-Uni (la FSA, l’autorité de contrôle britannique, a poursuivi HSBC dans cette affaire qui a révélé que la banque a vendu des assurances ne servant à rien ou si peu ! |6|), la vente abusive de Mortgage Backed Securities aux Etats-Unis, la manipulation du cours de l’or et du cours de l’argent (l’affaire a éclaté en janvier-février 2014 |7|) et l’organisation à une échelle massive de l’évasion fiscale des grosses fortunes (voir ci-dessous). Hervé Falciani, un citoyen franco-italien, a travaillé aux services informatiques de HSBC Suisse à Genève de 2006 à 2008. Avant de quitter la banque, il a copié 127 000 fichiers qui relient HSBC à des opérations massives de fraude et d’évasion fiscale dans laquelle elle joue un rôle souvent actif. Il s’installe en France. La Suisse décide de l’arrêter et lance un mandat d’arrêt international via Interpol.. Il faut souligner que la Suisse n’a pas attaqué HSBC. Début 2009, le domicile niçois de Falciani fait l’objet d’une perquisition effectuée par la police locale. Les infos qu’il détient sont explosives : parmi les 127 000 fichiers se trouvent des exilés fiscaux français (8 231 selon Falciani), belges (plus de 800), espagnols (plus de 600 noms), grecs (la fameuse liste dite Lagarde car la ministre française l’a remise aux autorités grecques en 2010, elle contient environ 2 000 noms), allemands, italiens, mexicains, états-uniens… Hervé Falciani remet tout ou une partie des informations qu’il détient aux autorités françaises et à celles d’autres pays. Ensuite, selon ses dires, il collabore avec les autorités de Washington auxquelles il livre des informations qui font avancer l’affaire du blanchiment par HSBC de l’argent des cartels de la drogue du Mexique et de Colombie. Puis il se rend en Espagne en 2012 afin de collaborer avec les autorités espagnoles. Il y est d’abord arrêté en application du mandat d’arrêt lancé par la Suisse. La Suisse insiste pour que l’Espagne lui livre Hervé Falciani, ce que l’Espagne refuse en mai 2013 car la justice espagnole le considère comme un témoin privilégié dans plus grandes affaires de fraude et d’évasion fiscale |8|. En effet, la communication aux autorités espagnoles des données dérobées par H. Falciani avait permis dès 2011 de découvrir une grande quantité d’argent (environ 2 milliards €) déposée en Suisse par des membres de la famille d’Emilio Botin, le président de Santander (la première banque espagnole). Celui-ci, acculé, a versé aux autorités espagnoles 200 millions € d’amende. Les données livrées par H. Falciani ont également débouché sur le scandale du financement frauduleux du Parti Populaire, le parti du premier ministre Mariano Rajoy |9|. La justice espagnole fournit une protection policière permanente à Hervé Falciani. Les autorités belges et françaises rencontrent H. Falciani et utilisent les données fournies, instruisent des dossiers. Il n’est pas du tout certain que cela débouchera sur des condamnations pour fraude car il est plus que probable que des arrangements financiers (en Belgique, cela s’appelle des régularisations fiscales) permettront aux fraudeurs d’y échapper. Il faut souligner que, dans cette affaire, non seulement la Suisse cherche à arrêter le lanceur d’alerte, c’est le cas également en Grèce où la justice a arrêté l’éditeur de la revue « Hot Doc », Kostas Vaxevanis, parce qu’il avait osé publier en octobre 2012 la liste Lagarde-HSBC-Falciani que les autorités grecques avaient égarée depuis trois ans |10|. Suite aux réactions citoyennes en Grèce et sur le plan international, le journaliste a finalement été acquitté lors de son procès. Il n’est pas facile de dénoncer une banque et les riches fraudeurs qu’elle protège ou, ce qui revient à peu près au même, de dénoncer les riches fraudeurs qui protègent les banques et leur sacro-saint secret bancaire. Il y a bien une véritable symbiose entre les grandes banques et la classe dominante, comme existent des passerelles permanentes entre les gouvernants et les grandes entreprises, en particulier celles de la finance. HSBC a décidé de contourner une directive de l’Union européenne En 2013, l’Union européenne a annoncé qu’elle fixait une limite aux bonus que pouvaient recevoir les dirigeants et les traders d’une banque. Le bonus ne peut pas être supérieur au double de la rémunération salariale fixe. Si un dirigeant a une rémunération fixe de 1,5 million d’euros par an, les bonus ne pourront pas dépasser 3 millions d’euros (donc une rémunération totale de 4,5 millions). Qu’à cela ne tienne, la direction d’HSBC a annoncé en février 2014 qu’elle allait fortement augmenter la rémunération fixe de ces dirigeants afin que leur bonus ne soit pas réduit |11|. La banque HSBC devrait être fermée, sa direction devrait être licenciée sans indemnité et poursuivie en justice. Le mastodonte HSBC devrait être divisé sous contrôle citoyen en une série de banques publiques de taille moyenne dont les missions devraient être strictement définies et exercées dans le cadre d’un statut de service public. Notes |1| Voir notamment http://www.lemonde.fr/economie/arti… |2| Voir son site official : http://www.hsbc.com/about-hsbc |3| Voir Eric Toussaint, « Les barons de la banque et de la drogue », publié le 14 avril 2014, http://cadtm.org/Les-barons-de-la-b… |4| Voir Eric Toussaint, http://cadtm.org/Comment-les-grande… |5| Voir http://cadtm.org/Les-grandes-banque… publié le 30 avril 2014 |6| Le Monde, “Cernée par les scandales, HSBC ternit un peu plus la réputation de la City”, 1er août 2012. |7| Financial Times, “Fears over gold price rigging put investors on alert. German and UK regulators investigate”, 24 février 2014. |8| Le Soir, « Vol de fichiers bancaires chez HSBC : le récapitulatif », 8 mai 2013, http://www.lesoir.be/239380/article… |9| Le Monde, « Evasion fiscale : le parquet espagnol s’oppose à l’extradition de Falciani, ex-employé de HSBC », 16 avril 2013http://www.lemonde.fr/europe/articl… The New York Times, « A Banker’s Secret Wealth », 20 septembre 2011,http://www.nytimes.com/2011/09/21/b… « The French government passed on to Spain data that it had obtained from Hervé Falciani, a former employee in HSBC’s Swiss subsidiary, naming almost 600 Spanish holders of secret bank accounts. Among those was one belonging to the estate of Mr. Botín’s father. » http://www.nytimes.com/2011/09/21/b… |10| Kostas Vaxevanis, « Pourquoi j’ai publié la liste Lagarde », The Guardian, 31 octobre 2012 « http://www.presseurop.eu/fr/content… |11| Financial Times, “HSBC plans to sidestep EU Bonus cap revealed”, 25 février 2014. Eric Toussaint, auteur de Bancocratie (Editions Aden, Bruxelles, 2014), maître de conférence à l’université de Liège, est porte-parole du CADTM international et membre du conseil scientifique d’ATTAC France. MEDIAPART.

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HSBC. Reseaux maffieux et bois de rose.

Cette affaire Swiss Leaks-HSBC d’un côté, et étant donné les événements en cours à  l’île Maurice -l’arrestation de l’ex premier ministre N. Ramgoolam (1) pour blanchiment d’argent et corruption -, et de l’autre, l’existence connue de l’axe Madagascar-Maurice-HongKong et par extension la Chine, s’agissant d’un vaste trafic « maffieux » de bois de rose, nous interpelle au plus haut point.

Qui a fait quoi ? et qui  sont impliqués directement.

– Hommes d’affaires et politiciens Mauriciens.

– Hommes d’affaires et politiciens Malgaches.

– Les financiers et banquiers étrangers : Indo-pakistanais (karana), les Chinois, les Occidentaux (français, allemands, etc…).

(1). Perquisition chez l’ex premier ministre Ramgoolam.

Arrestation puis détenu aux Casernes Centrales

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SWISS LEAKS : « Il est temps de mettre fin à l’impunité totale de ces géants too big to fail et too big to jail » (E. Joly)

Analyse très fine, pertinente d’une femme de conviction qui est très en phase avec la Finance internationale et ses crimes pour y avoir combattu tout le long de son passé professionnel. Elle suggère, en effet,  que l’on renforce la peine infligée aux banquiers véreux en suivant l’exemple de l’Islande qui a osé les mettre en prison. Pour rappel, l’ex-magistrate fût conseillère Justice pour l’état de droit, la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption auprès du président Ravalomanana. Elle connaît bien, à ce titre, les trafics en tout genre qui règnent dans la zone Océan Indien en général (Axe Mozambique, Madagascar, Maurice) et à Madagascar en particulier. Nous avons eu l’honneur d’avoir discuté personnellement avec Mme Eva Joly dans le cadre d’un meeting électoral des européennes de 2009, au lendemain du putsch du 17 mars. Elle nous a fait part de son indignation et de sa tristesse mais elle a surtout pointé du doigt l’île Maurice en affirmant que : « le vrai problème de Madagascar tourne autour de l’île Maurice ». Les faits ne lui donnent pas tort, 6 ans après: Maurice est en effet le point nodal de tout blanchiment et trafics (de bois de rose, finance, pierres précieuses,….) TG Tsimok’i Gasikara.

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Thursday, 19 February 2015 

Swiss Leaks : la liste des clients mauriciens

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Swiss Leaks : la liste des clients mauriciens

Le scandale international Swiss Leaks égratigne également Maurice. La HSBC Private Bank suisse aurait encouragé l’évasion fiscale de ses clients. Certains d’entre eux sont liés à Maurice. Le Défi Media Group a pu se procurer la liste des clients mauriciens.

Le Défi Média Group est en possession de la liste des 81 clients de la HSBC Private Bank suisse liés à Maurice. On se souvient que selon le consortium de journalistes internationaux (ICIJ), la HSBC Private Bank aurait encouragé l’évasion fiscale de plus de 100 000 de ses clients originaires de plus de 200 pays dans le monde, dont Maurice. Cette affaire est connue sous le nom de ‘Swiss Leaks’. Dans son rapport publié en ligne, le consortium de journalistes positionne Maurice à la 94e position dans le classement des pays selon les montants qui ont transité par la HSBC Private Bank suisse.

Pour en revenir à la liste des clients liés à Maurice, elle compte différents profils. Il y a tout d’abord des compagnies offshore. Selon nos renseignements, elles utiliseraient la place financière suisse pour faire des investissements à l’étranger dans le cadre de leurs activités internationales. Un autre profil qui paraît à plusieurs reprises est celui d’étrangers résidant à Maurice. Il s’agit notamment de plusieurs Brésiliens, Sud-Africains et Britanniques, ainsi que d’un Français et même d’un Syrien. A contrario, on trouve également quelques Mauriciens établis à l’étranger dont au Royaume-Uni et aux Émirats arabes unis.

« Aucun compte en Suisse »
Et bien sûr, il y a un grand contingent de Mauriciens. Parmi eux, il y a des directeurs de compagnies offshore qui, lorsqu’on les interroge, sont très étonnés de se retrouver sur la liste des clients de la HSBC Private Bank. « Je peux vous garantir à 1 000 % que je n’ai jamais eu de compte bancaire en Suisse », nous lâche l’un d’eux qui a également été un homme politique. Un second nous donne une hypothèse sur leur présence sur la liste de la HSBC Private Bank suisse : « Les directeurs de compagnies offshore sont parfois signataires pour des compagnies clientes avec qui ils font  affaires. Si celles-ci ont ouvert des comptes bancaires dans cette banque suisse, il n’est pas étonnant que nos noms y figurent », explique-t-il. Son argument est d’autant plus plausible que sur la liste, ils n’ont pas de ‘profils clients’ ni de sommes d’argent.

Hauts cadres et épouses
Il reste maintenant les particuliers qui n’ont pas d’activités professionnelles dans la finance. Ce sont des hauts cadres d’entreprises ainsi que leurs épouses. L’un d’eux confirme avoir eu un compte bancaire à la HSBC Private Bank suisse, mais il nie avoir voulu échapper à la Mauritius Revenue Authority (MRA).

« J’ai effectivement eu un compte bancaire dans cet établissement, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Il s’agissait alors des économies. J’avais des portefeuilles pour investir à l’étranger à travers la HSBC qui m’a fait des propositions comme celle d’ouvrir un compte à Genève. C’était de l’argent propre et dûment déclaré auprès des autorités. Je suis étonné que mon nom soit associé à cette liste et je peux vous assurer que ce n’était pas dans le but d’une évasion fiscale. Je suis content de ne payer que 15 % d’impôts ici à Maurice », affirme-t-il. Un autre de ces particuliers nous a lancé sur un ton agacé : « je n’ai rien à vous dire car je ne vous connais pas ».

Intérêt de la MRA
La Mauritius Revenue Authority (MRA) s’intéresse à la liste des clients mauriciens et résidents à Maurice qui ont eu des comptes bancaires à la HSBC Private Bank suisse. Le Fisc aimerait savoir si la banque les a aidés à dissimuler des fonds dans le cadre d’éventuelles évasions fiscales. La MRA attend le feu vert des autorités pour ouvrir des enquêtes.

Aucune preuve
Le consortium de journalistes internationaux (ICIJ) précise qu’il n’accuse aucunement ces clients de la HSBC d’avoir enfreint la loi en tentant par exemple d’échapper au fisc. L’avocat d’affaires spécialisé dans l’offshore, Me Penny Hack, estime que dans le rapport ‘Swiss Leaks’, rien n’indique que ces 81 clients liés à Maurice soient auteurs de fraudes fiscales. « Il n’est pas un délit d’avoir un compte bancaire en Suisse. C’est maintenant à la MRA de découvrir s’il y a quelque chose d’illégale. La fraude fiscale apparaît si on gagne de l’argent et qu’on le cache pour éviter de payer les impôts. On peut aussi bien cacher cet argent chez soi sous son matelas. C’est aux autorités de voir s’il y a eu évasion fiscale ou pas. Mais se baser uniquement sur les données du consortium ne prouve rien », affirme Me Penny Hack.

Pourquoi ouvrir un compte en Suisse ?
La place financière suisse, notamment celle de Genève, est connue pour abriter les comptes bancaires de nombreux riches du monde. La Suisse a toujours su les attirer en leur proposant l’attrait de son secret bancaire qui leur assure qu’aucune information relative à leurs comptes n’est divulguée à qui que ce soit même au fisc de leur pays, comme la Mauritius Revenue Authority (MRA) par exemple.

Cependant, sous la pression de nombreux pays et institutions internationales – dont les États-Unis, l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et le G20 – la Suisse a décidé d’alléger le principe de secret bancaire. C’est ainsi qu’en 2018, le pays adoptera le système d’échange d’informations automatique. L’autre avantage de posséder un compte bancaire suisse est lié à la relative stabilité du franc suisse. Le pays ne faisant pas partie de l’Union européenne, il n’est donc pas sujet à la volatilité de l’euro.

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SWISSLEAKS :

C’est le nouveau scandale financier du moment.. Il fait l’effet d’une bombe. Plusieurs quotidiens dont le journal Le Monde ont mené une enquête sur les agissements de la filiale suisse d’HSBC… L’investigation aurait révélé l’existence d’un système de fraude fiscale à l’échelle planétaire… Un système d’évasion fiscale mis en place dans les années 2 000 au bénéfice de ses riches clients. – Quelle est l’ampleur de ce dossier ? La filiale suisse de HSBC a-t-elle « changé » ? Eléments de réponse avec Karina Chabour

https://www.youtube.com/watch?v=zhccydTAAPQ

Toute l’actualité sur http://www.bfmtv.com/ Hervé Falciani, l’employé d’HSBC qui a orchestré la récupération des données de la filiale suisse est revenu sur BFMTV et RMC jeudi, sur la méthode utilisée pour obtenir ces informations. « Il y a des pays qui sont plus courageux que la France et qui utilisent leurs services de renseignement pour l’intérêt général. C’est grâce à la CIA que j’ai récupéré ces données », indique-t-il.

https://www.youtube.com/watch?v=ZMXdslhhdOE

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Reportage sur les paradis fiscaux : La Suisse.

MCM de Paris.

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
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