Père Pedro « J’ai l’impression de ne plus être dans le même pays ». Le missionnaire-mercenaire s’est brûlé les ailes.

Père Pedro, « J’ai l’impression de ne plus être dans le même pays » APOI 15 janvier 2015 acrticle sur Madagascar

Le père Pedro donnait hier dans nos colonnes une analyse plutôt politique, mais les ONG humanitaires sont aussi montrées du doigt par le saint Homme : « malgré les sommes impressionnantes mises en jeu, combien d’enfants l’UNICEF a-t-elle sorti de la rue ? » s’interroge t’il, un brin en colère.

Il faut dire que cet entrepreneur de Dieu, qui n’a « d’autre moteur que l’Amour » pour reprendre ses termes, a su prouvé à lui seul que ça peut marcher à Madagascar comme ailleurs : « je suis arrivé ici, dans cette décharge il y a 15 ans alors que régnaient la violence et l’indifférence, aujourd’hui ils sont 25000 à y travailler et vivre en harmonie alors que dans tout le pays le chaos s’installe. Que les politiques viennent ici et arrêtent la langue de bois, je crois qu’ils ne se rendent pas compte du fossé qui les sépare de la population qui ne croit plus en eux », crie Pedro à qui veut bien l’entendre : « avec 9 Malgaches sur 10 sous le seuil de pauvreté, la situation est explosive. Pourtant on n’a pas le choix et dans cet embouteillage de la pauvreté il faut se donner la main pour travailler ensemble, nous, l’Etat et la société civile car je crois quand même en la force de la jeunesse, à condition toutefois qu’elle ne copie pas le modèle européen du tout-consommation et qui n’est pas un bon exemple non plus ».
Ce fin connaisseur de la société malgache croit-il vraiment en un avenir meilleur ? Officiellement oui puisqu’ s’agit d’un prêtre, véhiculant le message d’Amour universel lancé par Jésus voici 2015 années. Mais qu’en est-il de l’Homme, même s’il est de circonstance de mettre ici une majuscule ?
Il reste inquiet sur la dégradation des valeurs : « hier on se disputait pour me donner un bout de terre, aujourd’hui ce sujet est source de tractations et de conflits. En une décennie, je ne reconnais plus le pays ». En guise de conclusion, Pedro nous confie : « je suis scandalisé par le fait que tous ceux qui ont gouverné depuis 40 ans ont découragé les investisseurs et ont conduit ce grand pays au bas du classement mondial. Tout cela, ils le paieront un jour ! »

Propos recueillis par J. Rombi

Agence de Presse de l’Océan Indien.

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PEDRO sy Rajoelina.

16 Janvier 2013 : Fijerin’i Pedro an’i TGV :  « Fanambarana feno hasina, feno fitiavan-tanindrazana, feno fitiavana ny mpiray tanin-drazana aminy… hita fa tian’ny olona ny prezida A. Rajoelina… Nahavita zavatra izy, manaja olona izy… sns…

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23 0ctobre 2010 teny Akamasoa.

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11 Octobre 2009 teny Akamasoa.

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Même Hery le PRM, à Akamasoa. Octobre 2014.

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9 JUIN 2011. DEUX ANS APRES.

MADAGASCAR. Une société à bout de souffle

Il y a deux ans, Andry Rajeolina était porté au pouvoir par un coup d’Etat. Depuis, il ne cesse de promettre des élections. En attendant, le chaos s’est installé.

AFP

Madagascar n’en peut plus. “L’île heureuse” d’hier est à genoux. A Antananarivo, toute la ville raconte comment, il y a quelques semaines, des bandes armées ont investi de nuit un quartier populaire, aligné les habitants des maisons pauvres, violé des femmes, maltraité les vieux et organisé des razzias sous la menace de leurs kalachnikovs.

Tout le monde sait que des policiers véreux louent leur arme pour une nuit à quelques petits truands. La location d’une kalachnikov pour une nuit coûte 100 000 ariary [35 euros]. Et encore, au milieu des Hautes Terres (1 500 mètres), Antsirabé, la ville d’eau, le “Vichy malgache”, est plutôt calme et relativement sûr. Mais dans la capitale, on déconseille au vahaza, l’étranger, de quitter son taxi dès la tombée du jour, ne serait-ce que pour faire 300 mètres sur l’avenue de l’Indépendance, les Champs-Elysées de l’île.

L’endroit le plus sûr est peut-être la prison, du moins à Antsirabé, tant celle de la capitale est décriée pour ses conditions épouvantables : 2 600 prisonniers pour 800 places, sévices physiques, manque de gardiens, sous-alimentation. Loin des clichés misérabilistes, celle d’Antsirabé (500 détenus) passe pour un modèle dans toute l’Afrique : douches, toilettes séparées pour la grande chambre de 103 “lits”. Sœurs Nella et Agnès y déploient une énergie tout italienne à améliorer l’hygiène et à aménager la scolarisation et quelques occasions de gains pour une centaine de malabars accros désormais à la broderie. Cela n’empêche pas la justice à deux vitesses, qui peut voir un voleur de zébu condamné à une peine de prison à vie ou laisser deux tiers des 20 000 détenus de l’île en préventive depuis dix ans parfois.

Les Malgaches ont beau avoir la réputation d’être un peuple fondamentalement non-violent, qui a su canaliser l’agressivité par des normes sociales très fortes, la crise politique et économique, la misère urbaine minent désormais leur société. Le charme de la population, sa gentillesse, sa façon d’écarter les sujets qui fâchent et la culture du consensus ne parviennent plus à masquer les lézardes. Le banditisme, les braquages ou les feux de brousse attisés par la colère ne sont pas les seules expressions de la violence. “Lors d’un concours de scénarios pour jeunes cinéastes, j’ai été surpris de constater que sur 20 projets, 18 parlaient de la violence domestique”, rappelle l’organisateur d’un festival de cinéma. La crise a accéléré la confrontation de la société malgache avec les nouvelles réalités de la mondialisation et mis en péril les valeurs traditionnelles.

La communauté malgache est malade. A l’image de son gouvernement et de son président de transition, Andry Rajoelina, qui ne semblent plus rien maîtriser. Juste avant Pâques, l’Union européenne a interdit de vol les deux Boeing d’Air Madagascar qui assuraient la liaison avec la France, en raison de graves problèmes de maintenance. D’emblée, la presse gouvernementale y a vu un complot européen pour déstabiliser l’équipe en place. Antananarivo bruit de rumeurs de complots, de trahisons, de ralliements, de menaces de destitution depuis le coup d’Etat de mars 2009 qui a éjecté du pouvoir l’ancien président Marc Ravalomanana. L’entrepreneur avait fini par confondre la caisse de l’Etat avec ses propres affaires. L’achat d’un avion présidentiel pour 60 millions de dollars ou la location pour quatre-vingt-dix-neuf ans d’immenses surfaces agricoles au coréen Daewoo ont joué le rôle de détonateur pour une “révolution orange” vite récupérée par l’armée et le jeune maire d’Antananarivo, Andry Rajoelina, ex-DJ devenu un ambitieux affairiste. Les ministres qui se succèdent à un rythme soutenu ne semblent avoir qu’une ambition, “s’enrichir très vite avant le prochain remaniement ministériel”, admet un ancien ministre technocrate qui a préféré prendre du champ.

“A quoi bon se révolter, expliquera un jeune journaliste d’une station de radio locale. Rajoelina dit au monde entier que nous avons été les premiers, avant le printemps arabe, à chasser les politiciens corrompus grâce à la ‘révolution orange’ de 2009. Mais les affairistes qui entourent Rajoelina nous ont volé la révolution !”

Le “putsch de Rajoelina” était une manière de redistribuer le pouvoir à une génération plus jeune, frustrée de la confiscation par les “vieux présidents” Ravalomanana et Ratsiraka. Mais l’incapacité à revenir à un système démocratique illustre la profonde crise morale des élites et de la société civile, analyse l’ancien juge à la Cour internationale de justice Raymond Ranjeva, un juriste reconnu pour son intégrité et qui, comme descendant de la famille royale, jouit toujours d’une certaine autorité morale. Lui-même s’est “mis à disposition de la Nation pour sortir du cercle vicieux”, mais son appel ne semble guère entendu dans une société fascinée par l’attrait de l’immédiat.

Madagascar est devenue un pays paria, renié par la communauté internationale – Union européenne, Etats-Unis, Banque mondiale – qui assurait bon an mal an près de la moitié de son budget. En mal de reconnaissance, Andry Rajoelina, président de la Haute autorité de transition (HAT), parcourt l’Afrique australe pour rassurer ses partenaires sur son intention d’organiser des élections régulières d’ici à la fin de l’année ou au début de 2012. Mais ni l’Afrique du Sud ni les Etats-Unis ne font confiance à ce jeune président de 35 ans qui, après avoir promis de ne pas se présenter aux élections, a fait changer la Constitution en sa faveur ou qui est sans cesse revenu sur des accords de partage du pouvoir signés à Pretoria ou à Addis-Abeba.

Les pays donateurs continuent à soutenir l’aide humanitaire et alimentaire d’urgence à travers les ONG, mais ne veulent plus rien avoir affaire avec le gouvernement de transition. La gabegie qui préside aux finances de l’Etat est pointée du doigt par la Banque mondiale. Baisse de 13 % des budgets de l’éducation, et de 80 % pour la protection des forêts, mais hausse de 6 % en faveur de l’armée et de 300 % pour le budget du président qui décide seul de cadeaux électoraux (stades, hôpitaux), alors que le produit intérieur brut a chuté de près de 10 % l’an dernier.

A la suite des arrestations arbitraires et des violations des droits démocratiques, les Etats-Unis ont retiré au pays son statut de zone favorisée qui profitait de l’exonération des taxes dans le cadre de l’aide aux économies libérales africaines. Résultat : plus de 100 000 emplois supprimés dans l’industrie d’exportation, en particulier le textile.

C’est la population qui paie l’addition. A Antsirabé, la ville la plus industrialisée de l’île, au moins 20 000 emplois perdus, sans compter les artisans et commerçants qui profitaient de l’émergence d’une petite classe moyenne, souligne la maire d’Antsirabé, Olga Ramalason. La crise se mesure dans la rue à l’explosion des petits vendeurs de toutes sortes qui cherchent désespérément un client pour glaner quelques ariary. Il ne reste pratiquement plus rien des 4 500 emplois de MKlen, qui produisait 35 000 jeans par an pour les Etats-Unis. Même chose chez Cotona, le leader malgache du textile. L’industrie du coton, qui employait 120 000 personnes, s’est effondrée. On en voit les traces tout au long des 800 kilomètres de la N7 qui conduit au sud, au port de Toleara. Partout des champs de coton abandonnés. L’immense laiterie Tiko de l’ancien président Marc Ravalomanana, qui devait accueillir 4 000 vaches laitières, est pratiquement déserte. “Toute nouvelle demande d’aide ne sera plus reçue par la commune jusqu’à nouvel ordre”, annonce l’affichette placardée dans le monumental hall de l’hôtel de ville d’Antsirabé. Les municipalités sont elles aussi à bout de ressources, elles ne parviennent pas toujours à assurer les salaires des fonctionnaires. Alors que la pauvreté explose. Trois Malgaches sur quatre vivent désormais en dessous du seuil de pauvreté.

Les ouvriers et petits artisans qui parvenaient encore à envoyer leurs enfants dans une école privée n’en ont plus les moyens. De 40 élèves en moyenne, les classes de l’école publique d’Antsirabé sont passées à plus de 70. Il n’y a plus de fournitures scolaires – blouse, cartable, cahiers – offertes par le précédent gouvernement, ni de repas. Incapables de payer les sommes destinées à assurer une partie du salaire des enseignants, beaucoup de parents renoncent à envoyer leurs enfants à l’école. A midi, plus d’un enfant jeûne, privé de l’assiette de riz traditionnelle, dans un pays qui semble crouler sous les fruits et les légumes de toutes variétés.“Nous sommes des mendiants qui dorment sur un lit d’or et de saphirs”,disent les Malgaches en faisant allusion à la richesse de leur sous-sol.

Le Monde.fr

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Une nouvelle fondation pour aider le père Pedro

Publié le 29 janvier 2015 par Vendée-Akamasoa

« Madagascar Foundation », c’est son nom ! Pour découvrir la nouvelle interface et le contenu du site Internet qui vous en dira plus sur cette initiative destinée à venir en aide aux actions du père Pedro, aux côtés des autres structures bénévoles et humanitaires comme l’association Vendée-Akamasoa ou les Amis du père Pedro,

CLIQUEZ SUR L’IMAGE CI-DESSOUS…

Publié dans News

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P. Pedro : »J’ai l’impression de ne plus être dans

le même pays » ?

Pour un putschiste, ou vous êtes un ingrat, ou avouez que tout va de travers: RIEN NE VA. ein P. Pedro ?.

Vous méritez l’Enfer P. Pedro, vous et vos amis de la HAT. C’est le pays entier qui souffre, à cause devos CONNERIES.

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L’Evêque de Taolagnaro livre son opinion

Recueillis par Chico.

Le présent article est tiré du journal Lakroan’i Madagasikara, version papier, de son édition n°3907 en date du 15 février 2015. L’article se trouve en page 11. Rappelons que que le journal Lakroan’i Madagasikara en version papier est disponible en kiosque dès le jeudi matin à Antananarivo.

L'Evêque de Taolagnaro livre son opinion

A l’occasion de la première réunion des prêtres, pour cette année 2015, l’évêque a fait la rétrospection de la situation du banditisme dans le diocèse qui, malgré l’accalmie dont jouit encore la population rurale, a bouleversé la population de la ville de Fort-Dauphin, suite au trafic d’ossements par Madame Armandine et l’exécution sommaire de Dovic.

Tout a commencé en 2012 où la communauté internationale par l’intermédiaire du GIC (Groupe International de Contact) décide d’imposer au Gouvernement de Transition le déclenchement du processus de réconciliation nationale et du retour à la légalité. Remous et branle-bas de combat sur l’échiquier politique malgache: élaboration et ratification de la feuille de route. Tout est presque laissé de côté et la population sombre dans un gouffre de misère sans pareil.

Hauts responsables et trafiquants de tout bord se ruent illicitement sur les richesses naturelles du pays, un peu partout sur le territoire national, allant des ressources minérales/minières, bois de rose (affaire bac FIAVOTA de Tuléar saisi au nord de Fort-Dauphin, corail noir (plusieurs équipements de plongée sous-marine saisis), jusqu’aux ossements humains (affaire Armandine et feu Dovic) et autres trafics d’organe. D’énormes quantités de ces ressources sont appréhendées, plusieurs disparitions de personnes sont signalées, et des sommes astronomiques d’argent sont prononcées par ci et par là. Et le peuple continue inexorablement de mourir à petit feu.

Sur un autre plan, des hordes de bandits de grand chemin perpètrent des attaques sur les routes nationales, surtout dans le sud, des bandes organisées de voleurs de zébus, fortement armées et opérant par deux, trois voire quatre centaines en plein jour, ravagent tout sur leur passage, tuent femmes, enfants et vieillards, pillent tout ce qui se trouve dans les villages, allant même jusqu’à attaquer des casernes militaires. Les cris de détresse légendaires du sud à cause de la sècheresse engendrant la famine se sont transformés en cris de détresse à cause de l’insécurité généralisée.

• Les forces de l’ordre en présence, en nombre d’effectifs nettement inférieur et déjà insuffisant, sacrifient jour après jour ses hommes (« envoyés à la boucherie »).

Un an plus tard, l’opération coup d’arrêt est décrétée par le Gouvernement et déclenchée par les Hauts responsables militaires: offensives de grandes envergures avec utilisation de trois hélicoptères, renforcement du nombre d’effectifs, armements, matériels et équipements adaptés (armes lourdes, véhicules tout terrain, communication,…). Résultats: les sites d’accrochages sont trop bien maitrisés par les hors-la-loi et l’ordre de repli stratégique est donné. Reprise de l’opération mais cette fois « la mission de pacification » sur terrain est dirigée par le « Capitaine aux longs couteaux » et à la surprise générale, il obtient la reddition de plus de quatre milliers de voleurs de zébus. L’ancien Premier Ministre suit de prêt et parraine les évènements: mobilisation de partenaires internationaux (organes du système des Nations-Unies) qui font don de plusieurs dizaines de tonnes de vivres (riz, céréales,…) et de matériels agricoles (bêches), ainsi que des aides financières symboliques au titre de mesures d’accompagnement pour la réinsertion économique. Diverses appellations sont attribuées à « ces reconvertis », tels les KTS (« Kotro Tonga Saina » ou dahalo réveillés), les TAV (« Tanora Aron’ny Vahoaka » ou Jeunes, Protecteurs du Peuple), dernière en date attribuée par l’ancien Premier Ministre lui-même. Satisfaction, en général, des populations établies autour des zones rouges d’insécurité, mais actuellement les « reconvertis » se plaignent d’avoir faim. Le vent de l’accalmie pourrait être éphémère. Les baromètres n’indiquent rien qui vaille. Situation explosive !

Ombres au tableau: aucun regard pour la population vivant dans la misère ainsi que les victimes de ces chouchous de la primature. Qu’y a-t-il derrière toutes ces attentions qui sonnent mal à l’oreille de tous les citoyens de la Région Anôsy?

Et « le pacificateur » continue sa mission pour mettre en place sa stratégie de pérennisation d’une paix fragile rétablie et sillonne plusieurs districts de la Région. Echos: des trafiquants d’ossements humains, des voleurs de téléphones mobiles, des trafiquants de chanvre indien, des bouchers sont appréhendés.

Méthodes spéciales: sur toutes les infos qui fusent, ceux qui ne sont pas décapités, sont brulés vifs, d’autres sauvent leur vie en payant un tribut allant de Ar. 1.900.000 à Ar. 3.000.000, quand ce ne sont pas des extorsions de Ar. 10.000.000, Ar. 26.400.000 sur des exploitants miniers. Dérives et abus: quand le pacificateur a également le pouvoir de semer le désordre et la terreur, triste psychose, autant en milieu rural qu’en pleine ville de Fort-Dauphin. Où est-ce qu’on va? Le Capitaine répond en personne à la question au cours d’une interview et d’une conférence de presse en date du 22 et du 30 janvier 2015 (archives d’une radio locale)…

Revers de la médaille (les non dits): les enjeux concerneraient tous les trafics et meurtre commandités par de hauts dignitaires ressortissants ou non de la Région. Entrelacements, embrouillaminis dans tous les évènements et éventer tel méfait révèle au grand jour tel autre.

Mgr Vincent Rakotozafy, Evêque de Taolagnaro

– See more at: http://www.lakroa.mg/item-

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L’anarchie totale règne partout

mardi 17 février 2015, par Léa Ratsiazo

Tout ce qu’on peut dire quand on sort en ville ou qu’on entend ce qui se dit autour de soi, c’est que l’anarchie totale règne partout. Antananarivo et ses environs croulent sous les ordures, les routes complètement défoncées engendrent des embouteillages partout et à toute heure, les marchands occupent toutes les voies publiques, les bas quartiers sont sous l’eau insalubre depuis des semaines. Pareil dans les provinces, Toliary est sous l’eau depuis le passage du cyclone Fundi, l’extrême Sud est dans le « kere », la peste sévit, sans oublier l’insécurité grandissante partout.

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Les habitants des bas quartiers comme ceux d’Andranomanalina et d’Ilanivato pataugent dans l’eau insalubre depuis un mois et demi, et deux personnes sont mortes noyées à Ilanivato dimanche en rejoignant leurs habitations en pirogue. La population se révolte, « nous exigeons des autorités qu’elles s’occupent de notre cas, nous ne voulons plus de cette eau usée toute l’année. Si les gouvernants ne veulent rien voir, ils vont nous voir », menacent certains jeunes hommes.

Les transporteurs reliant Ambatondrazaka et Antananarivo observent une grève de 48 h depuis lundi 16 février à cause de la dégradation très avancée de la RN 44 qui pénalise tout le monde. Ils veulent attirer l’attention des autorités sur les conséquences de cet état de la route sur leurs voitures sans oublier les temps passés dans les boues, le délai de trajet qui double et les insécurités. A court terme, les transporteurs usagers de cette route nationale demandent aux autorités d’interdire les camions de la compagnie minière Kraoma d’emprunter cette portion de route car leurs charges trop lourdes accélèrent la dégradation de la RN44. Rappelons que la semaine dernière, le ministre des Travaux publics, Roland Ratsiraka, était intervenu sur le plateau de la télévision nationale, très fier de lui et des travaux accomplis. D’après lui, toutes les routes nationales sont maintenant praticables et réparées comme il faut. Bref, tout va bien ou presque.

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Et les routes de la capitale où les nids de poule se forment partout à cause notamment de la pluie incessante, sont laissées en l’état. Pourquoi de telle inertie de la part des gouvernants ? A qui profite le crime ? Est-ce que le HVM escompte gagner les élections communales en traitant ainsi les futurs électeurs dont le plus grand nombre habitent à Tana ?

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Sinon, dans la capitale et ses environs ainsi que presque toutes les grandes villes de Madagascar, les montagnes d’ordures font partie intégrante du quotidien que la plupart désespèrent de les voir un jour disparaître. Elles barrent carrément de nombreuses routes si bien qu’on est obligé de marcher ou de rouler dessus qu’on le veuille ou non. Et on s’étonne d’être les 3 derniers pays dans le monde où la peste est endémique et le pays où cette maladie moyenâgeuse a tué le plus de personnes en 2014.

Le « kere » dans le Sud, difficile pour les gouvernants de faire semblant de ne pas le reconnaître. Le PAM et le ministère de la population et celle de la santé s’en occupent selon les dernières informations.

En ce qui concerne l’insécurité, ne pouvant pas trop compter sur les forces de l’ordre, ceux qui ont un peu de moyens s’équipent en mettant des barbelés tout autour de la maison, des alarmes et en s’abonnant avec les sociétés de sécurité. Mais malheureusement, cela ne les protège pas des kidnappings réalisés en dehors de l’enceinte de leurs habitations. D’autant quand ce sont des éléments égarés des forces de l’ordre qui attaquent ceux qu’ils sont censés protégés ! La grande majorité de la population qui n’a pas les moyens est à la merci des dahalo à col blanc comme ceux à kalachs.

Pour changer, on voudrait bien trouver des signes d’amélioration de la vie publique et des petites performances des gouvernants mais autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Madagascar Tribune

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L’origine de la pauvreté en Afrique

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La Communauté Internationale avait établie une liste des 109 « sanctionés » (avérés putschistes), pour nous des criminels. Nous avons ajouté les quelques noms d’étrangers, reconnus par tous comme des « activistes/mercenaires étrangers » :

Le Père Urfer, le Père Pedro, et Patrick Le Loup :

Mars 2009. Les ennemis de la Nation. Qui sont-ils ? Publié le par

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Liste des personnes sanctionnées 
vendredi 19 mars 2010
 
Ci-après la liste des personnes sanctionnées par l’Union Africaine. Résolution complète du Conseil de Paix et de Sécurité .
I- Présidence de la République 

1- M. Andry Nirina Rajoelina, Président de la Haute Autorité de la Transition
2- M. Norbert Lala Ratsirahonana
3- M. Zaza Ramandimbiarison, Directeur de cabinet de la présidence de la HAT
4- M. André Haja Resampa, Secrétaire Général de la présidence
5- Mme Annick Andriamampianina, Directeur des Relations publiques et porte-parole de la présidence de la transition
6- Mme Lantosoa Razafimahaleo, Conseiller spécial
7- Mme Hantanirina Ramakavelo, Conseiller spécial
8- M. Harry Rolly Mercia Rahajason, Conseiller spécial
9- Lt. Col. Fidimalala Rafaliarison , Aide de camp
10- Colonel Claude Razafimahatratra, Directeur de la Sécurité Présidentielle
 II- Membres du gouvernement de la HAT 

1- Colonel VITAL Albert Camille, Premier Ministre
2- Manorohanta Cécile, Vice Premier Ministre chargé de l’intérieur
3- Vice-amiral Hyppolite Ramaroson, Vice-premier ministre chargé des affaires étrangères
4- Alain Bernard Teandrazanarivelo, Vice-premier ministre chargé de la santé
5- Colonel Noel Rakotonandrasana, Ministre des Forces Armées
6- Jean Claude Rakotonirina, Ministre du commerce
7- Nadine Ramaroson, Ministre de la population et des affaires sociales
8- Augustin Razafinarivo Andriamananoro, Ministre des Télécommunications, des potes et des nouvelles technologies
9- Gilbert Harisoa Raharizatovo, Ministre de la Culture et des Patrimoines
10- Rolland Ranjatoelina, Ministre des transports
11- Jean Rodolphe Ramanantsoa, Ministre de l’énergie
12- Noelson William, Ministre de la Fonction Publique, du travail et des Lois sociales
13- Athanase Tongavelo, Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique
14- Irène Victoire Andréas, Ministre du tourisme et de l’artisanat
15- Colonel Claude Ravelomanana, Secrétaire d’Etat chargé de la Gendarmerie
16- Hery Rajaonarimampianina, Ministre des finances et du budget
17- Christine Razanamahasoa, , Ministre de la justice
18- Remy Sylvain Organès Rakotomihantarizaka, Ministre de la sécurité intérieure
19- Julien Razafimanazato, Ministre de l’Education Nationale
20- Colonel Randriamiandrisoa Calixte, Ministre de l’environnement et des forêts
21- Nirhy Lanto Andriamahazo, Ministre de l’eau
22- Fienena Richard, Ministre de l’économie et de l’industrie
23- Maharante Jean de Dieu, Ministre de l’élevage
24- Jaonina Mamitiana, Ministre de l’agriculture
25- Mamy Ratovomalala, Ministre des mines et des hydrocarbures
26- Virapin Ramamonjisoa, Ministre des sports
27- Serge Ranaivo, Ministre de la jeunesse et des loisirs
28- Eric Razafimandimby, Ministre des travaux publics et de la météorologie
29- Toto Raharimalala Lydia, Secrétaire d’Etat à l’enseignement technique et de la formation professionnelle
30- Alain Andriamiseza, Ministre de la pêche et des ressources halieutiques
31- Nathalie Rabe, Ministre de la Communication
32- Hajo Andrianainarivelo, Ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation
III- Membres de la HAT 

1- Jean Lahiniriko, Vice-président de la HAT
2- Patrick Monibou, Vice-président de la HAT
3- Bruno Rajaonson, Vice-président de la HAT
4- Lala Harinaivo Rasamoelina, Vice-président de la HAT
5- Dolin Rasolosoa, Vice-président de la HAT
6- Roland Ratsiraka, président de la HAT
7- Robertine Rabetafika
8- Ialy Rakotoniaina
9- Pélops Ariane Voninahitsy
10- Pierre Andrianantenaina
11- Phillipe Jaozandry
12- Bruno Betiana
13- Evariste Marson
14- Prezaraly Jonah Parfait
15- Jean Jacques Rabenirina
16- Alexandre Rambolazafy
17- Jan Max Rakotomamonjy
18- Pierre Houlder Ramaholimasy
19- Désiré Phillipe Ramakavelo
20- Benjamina Ramarcel Ramanantsoa
21- Daniel Ramaromisa
22- Alain Ramaroson
23- Yvon William Randriazanakolona
24- Jean Théodore Ranjivason
25- Bernard Ravelonjato
26- Herimanana Razafimahefa
27- Constance Razafimily
28- Julien Reboza
39- Remi dit Jao Jean
30- Jacky Tsiandopy
31- Pierre Tsiranana
32- Benjamin Vaovao
33- Andry Rasolofo
34- Joseph Yoland
35- Ratovonomenjanahary
36- René Rasolofo
IV- Membres du conseil Militaire pour la défense nationale 

1- Gal de Division Rabarisoa Ranto Anjoanin, vice-président
2- Intendant Général Andriamisa amédée Ramihone
3- Gal fr Brigade aérienne Ranaivomanana Réol
4- Général de Brigade gilbain Pily
5- Gal de vrigade Koto Marcel
6- Colonel Raoilijon Rakotoniaina François d’Assise Marie
7- Colonel Razafimanantsoa Alexandre
8- Colonel Randriantsalama Jules
9- Médecin Col. Ralamboson Jaona Harivelo
10- Col. dominique Jean Adolphe
11- Col. Rameliarison Robert Judex
12- Col. Ralala Roger Pierre
13- Col. Ranaivoson David
V- Autres personnalités militaires soutenant l’action de la HAT 

1- Gal Ndrianarijaona, CEMGAM
2- GAl BRuno Razafindrakoto, Commandant de la Gendarmerie
3- Gal Viennot Zafera, Commandant de la FIGN
4- Colonel Richard Ravalomanana, Commandant de la Circonscription interrégionale de la Gendarmerie
5- Lieutenant-colonel Charles Randrianasoavina, Co-Directeur des Forces d’Intervention Spéciales et Commandant de la Brigade Minière
6- Lylison René, Co-Directeur des Forces d’Intervention Spéciales
VI- Membres de la HCC 

1- Rajaonarivony Jean Michel, président
2- Imboty Raymond
3- Rakotondrabao Andriantsihafa Dieu Donné
4- Rabehaja Fils Raymond
5- Rasoazanamanga Raheltine
6- Rabendrainy Ramanoelson
7- Ranampy Marie Gisèle
8- Razoarivelo Rachel
9- Andriamanandraibe RakotoharilalaAuguste
VII- Autres personnalités civiles soutenant l’action de la HAT 

1- Mme Mialy Rajoelina
2- Daniel Rajakoba
3- Manassé Esoavelomandroso

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Les ennemis de la Réconciliation Nationale : Urfer, Pedro…

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
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