France-Cameroun. Les armes de Boko Haram. « Allégeance » au mouvement djihadiste Etat islamique (EI).

TERRORISME. Boko Haram : 40% des armes saisies sont de fabrication française

Blog Allain Jules. Posted on mar 5, 2015.
Par Frédéric Schneider

Abubakar Shekau devant un panhard VBL.

Abubakar Shekau devant un panhard VBL.

Le Tchad a révélé que près de 40% des armes saisies par son armée aux membres de Boko Haram sont de fabrication française.

Le ministre tchadien de la Communication, Hassan Sylla Ben Bakari a indiqué qu’autour de « 40% des armes saisies par les forces armées du Tchad aux combattants de Boko Haram sont de fabrication française », rapporte Anadolu Agency. L’annonce a été faite par l’officiel, ce mercredi 4 mars 2015, à Yaoundé, à l’occasion d’une visite de travail au Cameroun.

Hassan Sylla Ben Bakari a indiqué qu’il ne désignait pas la France comme un fournisseur d’armes de la secte Boko Haram. Il s’agit d’un avertissement afin que Paris contrôle mieux les circuits de vente de matériel militaire. « Mon pays montre ces images et continuera de les montrer afin que ceux qui les fabriquent sachent que ces armes ne se retrouvent pas là où elles doivent être », a poursuivi le ministre tchadien de la Communication.

« Aucun pays africain ne fabrique des armes »

Pour justifier cette provenance, son homologue camerounais, Issa Tchiroma, a rappelé « qu’aucun pays africain ne fabrique des armes. Tous les pays africains achètent des armes auprès des pays comme la France, la Russie, les Etats-Unis ».

La capacité de Boko Haram à se procurer un armement tel que ce groupe terroriste se donne les moyens de résister à l’armée du Nigeria, du Cameroun et du Tchad coalisés n’a toujours pas trouvé d’explication. Certains observateurs doutent que le commerce des otages, raison officielle avancée le plus régulièrement, suffise pour armer et entretenir l’armée rebelle.

(Afrik.com)

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MARCHE PATRIOTIQUE : LA FRANCE INDEXÉE, ROBICHON HUMILIÉE

Robichon tente encore de convaincre. en vain

Robichon tente encore de convaincre. en vain

Écrit par 

samedi, 28 février 2015

Les marcheurs ont ouvertement accusé le pays tricolore de pactiser avec Boko haram. «Non à la guerre ! Non à Boko Haram ! Non à la France». La foule n’a pas hésité à le scander au Rond point Hilton à Yaoundé ce 28 février 2014. Perdue dans la foule, Christine Robichon, l’ambassadrice de France au Cameroun au Cameroun, que quelques personnes seulement pouvaient reconnaître, ne pouvait pas passer inaperçue au milieu de la masse. La couleur de la peau se positionnant en traître. Et même si elle n’était pas présente en es lieux, la rumeur avait déjà cette position dans les esprits. Et c’est tout l’Occident qui est mal perçue ici : «Le Cameroun n’est pas le Mali !le Cameroun n’est pas la Côte d’ivoire !» C’était au terme de la Grande marche patriotique organisée par le collectif Unis pour le Cameroun. Une association de journalistes engagés contre la guerre contre Boko haram. Avec à sa tête Guibaï Gatama, le directeur de publication de l’œil du sahel. Embêtée, la diplomate supportera tant bien que mal d’être apostrophée au milieu d’une foule en colère contre l’ennemi qui sème la mort et la peur dans les esprits. Puis, profitera du cafouillage pour fondre dans la nature. Si ce «dérapage diplomatique» n’était pas prévu par les organisateurs, encore moins par les membres du gouvernement présents parmi les manifestants, les marcheurs, eux, n’ont pas raté l’occasion de régler leurs comptes aux anciens «colons» qu’ils voient à l’origine des souffrances des populations du Cameroun et du Nigeria. «Qui finance Boko Haram ? » se demande dans un déchaînement de passion, un fanatique patriote, agitant un drapeau camerounais. Avant de repartir : «On ne veut pas de la guerre ! On ne veut pas de Boko haram ! On ne veut pas de la France ! On ne veut pas des colons !». Encouragé par des voisins qui viennent de découvrir la présence d’un diplomate de l’Union européenne, en compagnie de David Atemkeng, journaliste camerounais en service à la représentation de l’Ue à Yaoundé. «En voilà un encore», s’écria l’un des manifestants. Pour que le groupe relance de plus belle, les doigts parfois pointés en du destinataire du message. Le Blanc ne cèdera pas à la provocation. Forçant un sujet d’entretien avec son compagnon camerounais.

News du Camer

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 Mardi 10 mars 2015 – Affaire «40% d’armes de fabrication française chez Boko Haram», Paris répond à N’Djamena

Cameroun: Affaire «40% d'armes de fabrication française chez Boko Haram», Paris répond à N'Djamena
Cameroun: Affaire «40% d’armes de fabrication française chez Boko Haram», Paris répond à N’Djamena

Christine Robichon, ambassadrice de France au Cameroun (Ph AO, koaci.com) © Koaci.com-

L’ambassade de France au Cameroun, a démenti ce lundi à Yaoundé, les affirmations du ministre tchadien de la Communication, selon lesquelles, «40% d’armes saisies sur les combattants de Boko Haram, sont de fabrication française », apprend koaci. Dans un communiqué rendu public par l’Ambassade de France, Christine Robichon, dément l’information selon laquelle, 40% d’armes saisies entre les mains des combattants de Boko Haram Rechercher Boko Haram par l’armée tchadienne, sont de fabrication française. «Une grande partie des armes Rechercher armes de Boko Haram, a été prélevée à l’armée nigériane, une autre provient des trafics illégaux dans la région », souligne le communiqué. Le communiqué poursuit, «la lutte contre les trafics d’armes dans la bande sahélo-saharienne, fait partie des objectifs de l’opération Barkhane, menée aux côtés des forces tchadiennes, nigériennes, maliennes, mauritaniennes et burkinabés ». En effet, au cours d’un point de presse relatif au bilan de sa visite de travail en terre camerounaise, Hassan Sylla Ben Bakari, ministre tchadien de la Communication avait affirmé que «40 % d’armes saisies, par l’armée tchadienne, entre les mains des combattants de Boko Haram, étaient de fabrication française ». Koaci.com, Yaoundé KOACI.COM est à Yaoundé !

Koaci Afrique

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Nigeria: le chef de Boko Haram fait allégeance au groupe EI

Le chef du groupe islamiste nigérian Boko Haram, Abubakar Shekau, a annoncé samedi avoir fait « allégeance » au mouvement jihadiste Etat islamique (EI), le jour où trois nouveaux attentats ont ensanglanté le nord-est du Nigeria, faisant au moins 58 morts.

C’est dans un enregistrement audio de huit minutes, diffusé sur le compte Twitter de Boko Haram, qu’Abubakar Shekau a formalisé cette annonce, trois semaines avant la présidentielle nigériane que les insurgés islamistes menacent de perturber.

« Nous annonçons notre allégeance au calife des musulmans, Ibrahim ibn Awad ibn Ibrahim al-Husseini al-Qurashi », chef de l’EI, déclare la voix prononçant ce message, identifiée comme étant celle du chef de Boko Haram.

Al-Qurashi est plus connu sous le nom d’Abou Baqr al-Baghdadi, qui en juin 2014 a proclamé un « califat », à cheval sur les territoires syrien et irakien.

Il s’agit d’un simple enregistrement audio accompagné d’une image représentant un micro, alors qu’habituellement Shekau est visible dans les messages qu’il diffuse, la plupart du temps en gros plan.

Dans son message, Abubakar Shekau s’exprime en arabe, et son intervention est sous-titrée en français et en anglais. Il est impossible pour l’instant d’en vérifier l’authenticité, mais le chef de Boko Haram s’identifie clairement sur la bande audio.

Shekau avait déjà évoqué al-Baghdadi dans ses vidéos mais sans jamais lui faire formellement allégeance.

Pourtant, ces derniers mois, il y a clairement eu des signes de rapprochement entre le groupe nigérian et l’EI.

Boko Haram a conquis en juin 2014 la ville de Gwoza dans l’Etat de Borno (nord-est), d’où Shekau a, à son tour, proclamé en août un « califat » dans les zones passées sous contrôle islamiste.

En outre, un rapprochement s’est opéré dans les modes de communication, les vidéos de Boko Haram se mettant à ressembler de plus en plus à celles de la propagande de l’EI.

Depuis 2009, l’insurrection islamiste et sa répression par les forces de l’ordre nigérianes ont fait plus de 13.000 morts.

En février, le président nigérian Goodluck Jonathan a affirmé qu’il disposait d’éléments attestant des liens entre Boko Haram et l’EI, sans en dire davantage.

Le spécialiste du jihadisme sunnite Aaron Zelin, chercheur à l’Institut sur la politique au Proche-Orient à Washington, estime qu’il est difficile d’évaluer les effets immédiats d’une telle allégeance.

« Cela va clairement dessiner une cible encore plus grosse sur leur dos », a-t-il dit à l’AFP par mail. « C’est cohérent car cela met l’accent sur la résonance de l’idée de califat ».

« Durant des années, a-t-il ajouté, il y a eu des rumeurs de liens avec Aqmi (al-Qaïda au Maghreb islamique) ou les shebab (somaliens, ndlr) mais il n’y a jamais rien eu de définitif… et désormais (Boko Haram) décide de le faire ouvertement. »

– Au moins 58 morts –

Cette annonce intervient alors que Boko Haram semble avoir été mis en difficulté par l’armée nigériane qui, appuyée par ses alliés tchadien, nigérien et camerounais, a repris aux islamistes plusieurs villes stratégiques.

Menacé, le groupe islamiste rassemblait cette semaine des troupes dans son fief de Gwoza, tandis que les massacres de civils se poursuivaient.

Des experts ont averti que les attaques risquaient de se multiplier, notamment dans les régions les plus reculées et à l’approche des élections présidentielle et législatives du 28 mars.

Shekau a promis de tout faire pour perturber le vote, faisant craindre que les élections, très disputées et parfois sources de violences à motifs politiques, ne tournent au désastre.

Samedi, la grande ville de Maiduguri, capitale de l’Etat de Borno et berceau de Boko Haram, a été secouée par trois explosions attribuées aux islamistes, qui ont fait au moins 58 morts et 139 blessés.

Au moins une des explosions a été provoquée par une kamikaze. De nombreux enfants ont été tués par ces attaques, qui ont touché deux marchés très fréquentés et une gare routière bondée.

La première explosion a eu lieu vers 11H20 (10H20 GMT), lorsqu’une kamikaze a fait exploser sa ceinture d’explosifs sur le marché aux poissons « Baga », tuant au moins 18 personnes, selon Abubakar Gamandai, responsable du syndicat des pêcheurs de l’Etat de Borno.

Une heure plus tard, une autre explosion a frappé un second marché de Maiduguri, le « Monday market », faisant au moins 15 morts et semant le chaos.

Enfin, vers 13H00 (12H00 GMT), une troisième déflagration a touché un parking situé près d’une gare routière très fréquentée.

Certains témoins des deux dernières explosions ont également évoqué des kamikazes mais l’information n’a pu être confirmée.

« Les terroristes sont furieux de la façon dont ils ont été repoussés des villes et villages » qu’ils contrôlaient et ils « expriment leur colère », a réagi le commissaire à la Justice pour l’Etat de Borno, Kaka Shehu.

Suite, vidéos Yahoo.actualités 

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Abubakar Shekau
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 LE CAMEROUN EN GUERRE : LISTE DES 39 MILITAIRES INHUMÉS CE WEEK-END (15/01/2015).

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Ils appartenaient à différents grades et ont reçu la médaille de la vaillance à l’ordre de l’armée. En l’absence du Chef suprême des armées, une seconde vague de militaires camerounais a été porté en terre, morts sous les balles des ennemis centrafricains et de Boko haram. Les 39 militaires combattaient dans le cadre de trois opérations : l’Opération Emergence, Alpha et les forces de la Minusca. Ils sont morts entre décembre 2014 et février 2015. Opération émergence : 1. Capitaine Maïla Raphael2. Lieutenant Rouki Moïse3. Adjudant-chef Kolyang4. Adjudant-chef Teboksala Jean5. Adjudant MakoreGodwillNgor6. Adjudant Mitna Jean7. Sergent-chef WagaFortoing8. Sergent Mokome Gildas Théodole9. Sergent-chef Tchobwe Célestin10. Sergent-chef EyoubwanMoukouri Bruno11. SergentArounaTadouwaï12. SergentTangem Roland Tanya13. Elève sous-officier Ebokos Marius 14. Elève sous-officier Ngosong Georges15. Elève sous-officier BindouNgabi16. Caporal Tjamb Pierre 17. Caporal Mbadi Jean Patrice 18. Caporal AladjiBayel19. Caporal Ndoumbe Paul Gabin20. Soldat de 1ère classe Eboue Eboule21. Soldat de 2ème classe ZeNoma22. Soldat de 2ème classe Nietcho Yannick Léa23. Soldat de 2ème classe Mouambe Laurent24. soldat de 2ème classe Yufende Divine Ngoh Opération ALPHA 1. Capitaine Elvis Matute Mbene2. Adjudant Moussa Emile Elvis3. Sergent Madougou Jean Blaise4. Sergent DjoudaTchoupou5. Caporal-chef MounmebouiSeidou6. Caporal-chef Essimi Charles 7. Caporal-chef Ekata Pierre8. Caporal-chef Kougui Steve Geroldin9. Caporal-chef Bella Onana Yves 10. Caporal-chef Olo’oEbolo Dominique11. Caporal-chef NdzouliMekuie Serges12. Caporal Tapalo Sylvestre 13. Caporal N’ndassaou Gaston14. Caporal Eyizo’o Mendomo Arsène MINUSCA : 1. Adjudant Messi Ambroise

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« RÉPONSE GLOBALE » CONTRE BOKO HARAM, LES (GRANDES) PUISSANCES SE BOUSCULENT À YAOUNDÉ

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Jeudi 15 Janvier 2015.
Le ministre des Relations extérieures doit recevoir les ambassadeurs américain et russe ce 15 janvier 2015. Ce sera 48 heures après le passage du ministre chinois des affaires étrangères. L’émergence de la menace Boko Haram au Cameroun semble enfin intéresser les acteurs majeurs de la « Communauté internationale ». C’est la République populaire de Chine qui a lancé la valse des visites à Moukoko Mbonjo et à Paul Biya. La visite du ministre Wang Yi est de ce point de vue un signal clair. Le chef de la diplomatie chinoise est bien entendu resté évasif sur le sujet de ses discussions avec le chef de l’Etat et son homologue camerounais. Cependant l’évolution de l’actualité laisse présager que les questions de sécurité ont été au centre des échanges entre les deux hommes. La Chine est en effet avec la France l’une des victimes extra-africaines du climat d’insécurité qui règne dans la région de l’Extrême Nord depuis mi-2013. Les conséquences pour la Chine sont sans doute plus importantes que pour toute autre puissance. Vingt ouvriers enlevés le 17 mai sur la route Waza-Kousseri et au moins un mort. Il faut aussi relever que les intérêts chinois sont introduits dans plusieurs missions d’exploration – et d’exploitation – de gisements de pétrole dans la région. Alors que tous les projets dans lesquelles elles est impliquées tournent au ralenti, la Chine a tout intérêt à mettre un terme aux méfaits de la secte Boko Haram dans la région de l’Extrême Nord. Si la Chine a des intérêts stratégiques à défendre coûte que vaille, les puissances occidentales ont quant à elles promis d’apporter leur aide aux pays engagés dans la lutte contre Boko Haram. Seulement cette aide reste largement attendu notamment de la part de la France, des Etats-Unis et de l’Angleterre. L’ambassadeur américain Michael Hoza devrait discuter avec Pierre Moukoko Mbonjo de la forme que devrait prendre l’intervention des Etats-Unis dans ce conflit. Le Cameroun a déjà proposé lors du sommet de Paris et ultérieurement que cela se passe par un échange de renseignements. Un point de vue accepté en public mais rejeté en privée par les stratèges occidentaux. Les Américains espèrent l’établissement d’une base militaire sur le sol camerounais, selon des analyses de certains experts militaires à Yaoundé. Mais cette possibilité est rejetée par le président camerounais non seulement pour les Etats-Unis mais aussi pour la France. La visite que Michael Hoza rend ce 15 janvier 2015 à Paul Biya pourrait également en prélude à la rencontre sous-régionale de sécurité qui doit se tenir le 20 janvier prochain à Niamey au Niger. Le chef de la mission diplomatique russe dans la capitale camerounaise devrait lui aussi évoquer la contribution de son pays dans la lutte contre les islamistes dans la région de l’Extrême Nord. La Russie est en effet membre du Conseil de sécurité des Nations unies et possède la possibilité de contraindre l’agenda de l’ONU à se plier à la nécessité d’aider le Cameroun dans la guerre qu’il mène seul contre la secte islamiste depuis près de huit mois. Le ballet diplomatique qu’anime actuellement Paul Biya est une réponse à l’appel lancé lors de la cérémonie de présentation de vœux au corps diplomatique il y a une semaine. A noter que la République du Tchad limitrophe du Cameroun et du Nigéria a publié ce 14 janvier un communiqué pour indiquer sa disponibilité à aider l’armée camerounaise à venir à bout des islamistes. A Yaoundé les déclarations d’Idriss Déby sont prises avec des pincettes. Dans les rangs du pouvoir, l’homme ne jouit en effet pas de l’estime que l’on doit aux bons amis. Jusqu’ici le Tchad, impérial au Mali et interventionniste en RCA n’a pas encore montré qu’il est disposé à faire front avec le Cameroun pour mener la guerre à Boko Haram.
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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

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