Iles éparses : Les militaires français arrêtent des pêcheurs malgaches et comoriens.

Îles Glorieuses – Des pêcheurs malgaches cernés par les forces françaises
Les forces françaises ont débarqué sur l’île de Lys à bord du bâtiment patrouilleur La Gandière

05.03.2015 |

Venus dans l’archipel des îles Glorieuses pour s’adonner à des pêches clandestines, des pêcheurs malgaches et comoriens, se sont heurtés aux forces françaises. Découverts, ils ont été arrêtés.

Des pêcheurs clandestins des îles Glorieuses, ont été cernés par toute une formation de forces navales dimanche. Une trentaine de pêcheurs malgaches et comoriens se sont du coup fait cueillir dans le cadre d’une opération de la police de la pêche, diligentée par le parquet du tribunal de Saint-Denis à la Réunion.
Les Forces Armées de la Zone Sud de l’Océan Indien (FAZSOI), y ont mis la main à la pâte aux côtés des Centres Régionaux Opérationnels de Surveil­lance et de Sauvetage (CROSS) ainsi que de la collectivité des Terres Australes Antarctiques Françaises (TAFF).
Cette meute de pêcheurs s’est fait coincer sur l’île de Lys, un atoll de corail et d’accumulation de sable où ils ont dressé deux campements de fortune.
En débarquant, des militaires appuyés par des gendarmes de la Grande Glorieuse, ont mis la main sur près de trois tonnes de poissons et d’holothuries. Ces éléments venus à bord du bâtiment de transport léger La Grandière, ont dans la foulée découvert un arsenal de pêche dont quarante-cinq lignes et une trentaine d’hameçons.
Ces pêcheurs illicites ont cette fois-ci échappé à l’arrestation. Après s’être assurés de leur autonomie en vivres, en eau et en carburant pour la traversée qui les attend à bord de leurs embarcations à moteur, les éléments qui les ont pris sur le fait, leur ont signifié de prendre le large, laissant derrière eux les trois tonnes de poissons qu’ils ont pillés dans cette zone.

Débats
Classé parmi les îles Éparses françaises la zone nord du canal du Mozam­bique, les iles Glorieuses s’étalent sur une superficie de 7 kilomètres carrés. Elles sont situées entre l’archipel des Comores et Antsiranana,  au Nord Ouest de la pointe Madagascar. L’archipel des Glorieuses est composé de deux îles sablonneuses entourées par une barrière de corail d’où émergent plusieurs récifs coralliens.
Placées sous la gestion de la collectivité des Terres Australes Antarctiques Françaises  comme les autres îles éparses, il a un statut de parc naturel marin. Sanctuaire de biodiversité, notamment des oiseaux marins qui s’y réfugient, l’archipel des Glorieuses est une zone protégée. Jusqu’à maintenant, les eaux qui les entourent relèvent d’une zone économique exclusive dévolue à la France. L’appartenance à Madagascar de certains territoires à l’instar de Juan de Nova, classés parmi les îles éparses, alimente néanmoins les débats, en raison de leur proximité avec la Grande Île d’une part et leur éloignement d’avec la métropole française d’autre part.

Recueilli par Seth Andriamarohasina

L’Express de Mcar.

1004369789.png

Forum 

– Tompon-trano mihono izany ny gasy. Voilà ce qui arrive à nos compatriotes quand on a un gouvernement impuissant et matinkenamaso @ vazaha, un gouvernement mendiant. Faut il toujours rappeler que ces îles sont de droit malgasy ?
– Les iles glorieuses ou éparses ne sont des vôtres , monsieurs les colons ! les gasy et comoriens ne pêchaient pas en Bretagne ou près du mont st michel ,! Gare à vous si vous persistez à faire la loi ici à 8000km de chez vous

-Je dirais meme plus à 10 000 KM de chez vous! Nous on ne vous récclame pas la CORSE alors laissez nous nos îles eparses! En plus, les Nations Unies ont déjà approuvé que ces iles nous appartiennent. Français et Américains, voleurs de pétrole. Oui, les américains et les Français veulent nous voler les iles eparses, car il y a des milliards de barils de petrole là dessous, c’est prouvé! C’est découvert! RAJAONARIMAMPIANINA est un lache! et un faible!!!!!!

NOSY MALAGASY NA “LES ILES EPARSES”

FAMETRAHANA FITORIANA EO ANIVON’NY TRIBUNAL INTERNATIONAL DU DROIT DE LA MER

Ny 6 mars 2014 dia nanao fanambarana ny « Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) », fa ny sambo frantsay mpiaro morontsiraka antsoina hoe : Fregate « Nivôse » des Forces armées dans la zone Sud océan Indien (FAZSOI) dia nahatratra mpanjono Malagasy tsy ara-dalana manodidina ny Nosy Malagasy Juan de Nova ny 29 mars 2014.

Niteraka fahafatesana mpanjono Malagasy tany an-dranomasina izany hetsika izany.

Manoloana izany tranga mampalahelo izany dia nanao dinik’asa sy valan-dresaka ho an’ny mpanao gazety tany Mahajanga ny « CERCLE DE REFLEXION POUR L’AVENIR DE MADAGASCAR » (CRAM) sy ny « ASSOCIATION DES PECHEURS DE MAHAJANGA POUR LA RESTITUTION DES ILES EPARSES » ny 20 – 21 juin 2014.

Nanao antso avo ho an’Andriamatoa Hery RAJAONARIMAMPIANINA – Filoham-pirenena sy ny Vondrona iraisam-pirenena ny mpivory mba handray andraikitra ho tombontsoan’ny mpanjono Malagasy amin’ny fampiharana ny «Convention des Nations Unies sur le droit de la mer » sy fiarovana ny fiandrianam-pirenena Malagasy.

Marihina fa 150 km monja na “80 milles” miala ny morontsiraka Malagasy no misy ny Nosy Juan de Nova kanefa dia ny tompon’andraikitra frantsay any amin’ny Nosy La Réunion, izay 1 400 km miala ny Nosy Malagasy Juan de Nova, no mifehy izany fari-dranomasina Malagasy izany.

Niverina indray izany olan’ny mpanjono sy ny miaramila frantsay izany tany amin’ny Nosy Malagasy “Grande Glorieuse” ny 01 mars 2015.

NY Nosy Malagasy « Grande Glorieuse » dia 220 km miala an’Antsiranana ary 1 300 km ny Nosy La Réunion.

Manoloana ny fahantrana mianjady amin’ny mponina manerana ny Nosy dia tsy maintsy mitady asa hivelomana ny vahoaka. Ny ankamaroan’ny olona any amorontsiraka dia mivelona amin’ny jono an-dranomasina ka rariny sy hitsiny ny fitondram-panjakana Malagasy raha mijery vaha-olana maharitra amin’izao raharaha izao mba ahazoan’ireo mpanjono Malagasy manao ny asa fivelomany an-kalalahana ao anatin’ny fari-dranomasina Malagasy « 200 milles » araka ny voafaritra ao anatin’ny « Convention des Nations Unies sur le droit de la mer” na dia hiafara amin’ny fametrahana fitoriana eo anivon’ny TRIBUNAL INTERNATIONAL DU DROIT DE LA MER aza izany mba ho fiarovana ny fiandrianam-pirenena Malagasy

1004369789.png

Les îles éparses – Paris 12/12/2014, Com du PCF. La France s’obstine contre le Droit International.

Îles Éparses, la France s’obstine contre le droit international

A la veille de l’indépendance de Madagascar, l’État français a refusé de lui rendre les îles Éparses.

L’île Europa, Bassas da India, Juan de Nova et les îles Glorieuses sont situées dans le canal du Mozambique. L’île Tromelin est dans l’océan indien entre Madagascar et l’île Maurice.Elle est revendiquée par cette dernière.

En 1960, pour le Général de Gaulle l’intérêt des îles était stratégique et militaire. Aujourd’hui, les richesses du sous-sol marin, des réserves immenses de pétrole et de gaz, sont au cœur de toutes les attentions.

Unilatéralement, la France a légiféré en février 2007 pour intégrer les îles éparses au sein des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF – 5e district).

Contre le droit international, l’État français poursuit une politique du fait accompli visant à coloniser ces territoires qui ne lui appartiennent pas. Les citoyens français ne sont pas tenus informés. C’est en toute discrétion que Paris avance ses pions.

Pourtant, il y a 35 ans, l’Organisation de l’unité africaine réclamait déjà la rétrocession des îles.

En 1979, l’assemblée générale de l’ONU demandait à la France d’entamer « sans plus tarder des négociations avec le gouvernement malgache en vue de la réintégration des îles qui avaient été séparées arbitrairement de Madagascar ».

Aujourd’hui, les îles sont placées sous l’autorité de l’administration françaises et des installations militaires ont été développées. Depuis 2005, des prospections d’hydrocarbures sont autorisées. L’environnement marin et l’écosystème des îlots sont fragiles. Cette riche biodiversité sera exposée aux risque de pollution si les activités de forage off-shore se développent.

Au lieu de tenter d’apporter une réponse s’inscrivant dans le respect du droit international, les autorités françaises opèrent une ultime manœuvre en proposant au gouvernement malgache une « co-gestion » des îles. De quoi s’agit-il ? Un tel accord a été conclu avec l’île Maurice concernant Tromelin. Paris faisait miroiter des contreparties, sonnantes et trébuchantes. Il y a la promesse de participer au financement du développement de Madagascar. Cela ressemble à un marché de dupe : un deal en quelque sorte pour faire main-basse sur les îles à moindre coût…

Au nom de quel droit ? Les citoyens français et malgaches sont tenus à l’écart de telles tractations. Les décisions se font à huis-clos, entre Paris et Antananarivo. Pourtant, il y aurait besoin d’un large débat sur notre conception vis à vis du droit, sur la préservation d’un environnement riche mais fragile. Sur l’opportunité et les conséquences de forages d’hydrocarbures, et le cas échéant sur les richesses issues du sous-sol. Qui devrait en profiter, et comment les partager ? La Commission de l’océan Indien (COI), organisation intergouvernementale réunissant cinq pays de la région Océan Indien occidental (Union des Comores, France – au titre du département de La Réunion – Madagascar, Maurice, Seychelles) pourrait être un cadre de discussion à cet effet.

Nous le voyons, ce problème dépasse largement celui de quelques autorités franco-malgaches. Il concerne les peuples. Le peuple français qui doit avoir la maîtrise des décisions. Le peuple malgache à qui appartiennent les îles, mais également les Nations-unies sans qui il n’y a pas de droit international respecté.

Pour toutes ces raisons, le Parti communiste français appelle au débat et soutient la revendication de souveraineté du peuple malgache.

Au piège de la « co-gestion », déséquilibrée par définition, nous opposons une logique de restitution des îles éparses à Madagascar dans un processus accompagné par les Nations Unies et la COI. La France aurait tout à gagner à veiller au respect des règles internationales, à condition de commencer par les appliquer elle-même dans la sous-région.Sans attendre, notre pays pourrait engager une démarche de coopération mutuellement avantageuse, participer à aider à bâtir des projets régionaux de développement durable et à préserver les ressources naturelles dont les populations de l’Indianocéanie dépendent fortement. Le territoire de La Réunion pourrait être pleinement partie prenante d’une telle démarche.

Parti communiste français,

Paris, le 12 décembre 2014.

Dossier complet sur le même sujet.

Les îles éparses, version française et réalités. Vidéos.

 

Télécharger le fichier (PDF)

Télécharger le fichier
livret-eparses-version-def-internet2.pdf
PDF v1.6, 4156 Ko
Texte, 0 Ko

Publicités

A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
Galerie | Cet article, publié dans Non classé, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :