Madagascar. Un Etat de non-droit : braquage, lynchage au quotidien.

 La foule exécute cinq braqueurs armés 

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AMPANOTOKANA – La foule exécute cinq braqueurs armés. (L’Express de M/car/)

09/03/2015. Cinq bandits qui venaient de braquer des voyageurs avec un Kalachnikov et un pistolet ont eu affaire au fokonolona. Les malfaiteurs ont été froidement tués sitôt leurs cartouches épuisées.

Fin tragique pour cinq bandits de grand chemin. À court de munitions après avoir échangé des coups de feu avec des gendarmes appuyés par des éléments du Détachement Autonome de Sécurité (DAS), cinq individus forts de Kalachnikov et de pistolet automatique, ont été lynchés à mort sitôt tombés dans les griffes d’une foule en état d’énervement total. Aux dernières nouvelles, leurs armes sont entre les mains des forces de l’ordre, et le butin d’un braquage qu’ils venaient de commettre a été récupéré.
Ce quintuple homicide faisait suite à un braquage musclé qui a mis en ébullition Ambatomitsangana Ampanotokana dans la matinée d’hier. Les bandits ont frappé aux alentours de 9 heures. Roulant à moto, trois opérateurs sont tombés dans un guet-apens qu’ils ont tendu sur un tronçon de route en mauvais état. Pris dans leur embuscade, une victime grièvement blessée a été, sans tarder, évacuée sur Tana. Elle est encore placée sous soins intensifs dans une clinique privée. Ses deux compagnons d’infortune ont été pour leur part dépouillés d’une importante somme d’argent.

Fuite éperdue

De source auprès de la gendarmerie, un chef de famille de quarante-et-un ans, habitant à Fenorivobe, a été délesté de dix-huit millions d’ariary en liquide. Un homme de cinquante-huit ans, tombé dans la nasse du gang, a pour part, perdu une somme évaluée à 600 000 ariary dans cette attaque armée.
Alors que les assaillants ont pris la poudre d’escampette après avoir sévi, laissant pour mort la victime sérieusement touchée, les deux autres, qui ont eu plus de peur que de mal, ont donné l’alerte. Rameutés par un vent de terreur qui soufflait dans les environs, les riverains ont d’emblée engagé une poursuite avec les militaires du DAS et les forces de gendarmerie. Ayant pris la fuite à pied, les fuyards sont tombés nez-à-nez avec les poursuivants au bout de quelques kilomètres, à la hauteur du village d’Alarobia Ampahimanga.
En se heurtant aux forces de l’ordre, la bande a fait parler la poudre. Prêts à en découdre avec les braqueurs, les poursuivants ont frappé d’une main de fer avec leurs armes de guerre. Face à la puissance de feu des gendarmes et du DAS, les braqueurs ont battu en retraite, en continuant leur fuite éperdue comme des bêtes traquées. Revigorée après ce repli, la foule en furie a continué à se lancer aux trousses des malfaiteurs. Les fuyards désemparés ont tiré des coups de semonce, mais le fokonolona n’a pas pour autant lâché prise. Ils se sont fait cueillir après que les derniers coups de feu ont sifflé aux oreilles.

Seth Andriamarohasina

Sur FB Madagascar Democraty

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Insécurité

Justice populaire à Mananara nord

lundi 2 mars 2015

La justice populaire a encore sévi dans le district de Mananara nord, région Analanjirofo. Le bilan est lourd : six (6) morts au total dont trois (3) brûlés et carbonisés et deux (2) blessés encore à l’hôpital de Mananara. Ces individus sont des « présumés voleurs en fuite, ayant blessés gravement par balles, un opérateur économique ».

Une foule en furie s’est ruée en milieu de matinée du 1er mars 2015 devant le commissariat de police de la ville de Mananara nord. Elle réclame qu’on lui livre les trois (3) bandits recherchés et appréhendés pour avoir volé un million d’ariary et blessé par balles leur victime –un opérateur dans le girofle. L’état de santé de cet opérateur a nécessité une évacuation sanitaire d’urgence à Antananarivo, selon nos sources.

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Incapable de maintenir l’ordre et de contenir cette foule déchaînée en raison apparemment de leur effectif, selon notre source, les responsables du commissariat décident vers 15h, de libérer les trois individus et sur lesquels la foule s’est livrée à des actes macabres. Non content de les rouer de coups jusqu’à leur mort, la foule a brûlé les cadavres de ces trois individus à l’aide des pneus de camion ; c’était vers 22h.

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D’autres bandits qui auraient participé à l’assassinat d’un paysan agriculteur, ont été arrêtés dans la commune rurale d’Antanambe Mananara ; ils ont également été victimes de la justice populaire alors qu’ils étaient sur le chemin du commissariat de police de Mananara.

Joint au téléphone ce 02 mars 2015, Sidonie Raharinirina, député de Madagascar, élue à Mananara nord, est prudente : « le calme règne en ce moment à Mananara nord. Les autorités sont en pleine réunion à laquelle elle participe ; elle promet de plus amples informations et état des lieux dans les prochaines heures ».

Recueilli par Bill . Madagascar Tribune

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Attaques en série d’exportateurs de girofles : 3 bandits dont un chinois lynchés devant les autorités .

Cimposer leur autorité….

Trois individus dont un serait un ressortissant chinois, présumés auteurs d’une attaque à main armée contre un opérateur de girofle, ont été lynchés à mort par la foule devant le commissariat de police de Mananara, hier après midi. Jusqu’à l’heure où nous mettons sous presse, la foule est toujours amassée devant le commissariat de police qui se trouve en face du bureau du district, a rapporté une source locale.
D’après notre source, ces 3 individus avaient été appréhendés par la police depuis samedi soir comme étant des présumés auteurs d’une attaque perpétrée le soir du vendredi 27 Février 2015, contre un richissime businessman de girofle. 8 hommes auraient été les auteurs, nous a-t-on informé dont 3 retrouvés hier tandis que d’autres auraient pris la fuite vers Toamasina. 4 autres ont été appréhendés à Tanambe, hier soir, et étaient sur la route de Mananara. Le sort de ces 4 autres présumés bandits n’est pas encore connu. Les 3 présumés bandits, victimes de vindicte populaire, devaient être déferrés au parquet, hier après midi. C’était lors de ce transfert que la foule s’est déchaînée contre eux. Notre source a fait savoir que ces présumés bandits ne sont pas des habitants de Mananara mais proviennent d’autres régions de Madagascar.
Vindicte populaire : une tradition malheureuse à Mananara Nord
La vindicte populaire d’hier n’est pas une première à Mananara Nord.

Pendant la période de transition, 17 cas ont été recensés par les autorités locales, nous a-t-on informé. La tragédie d’hier a laissé impuissantes les autorités locales. Elles n’avaient pas pu arrêter le lynchage, faute de matériels adéquats pour une dispersion de foule. Malgré une réunion d’urgence de l’Organe Mixte de Conception locale, le mal n’a pu être évité. Les négociations engagées par la députée de cette localité et le maire n’ont pas réussi à faire reculer la foule.
Pire encore, la foule amassée devant le commissariat a voulu s’en prendre aux policiers et a menaçé d’incendier le bâtiment. Certains individus ont accusé les policiers de protéger les bandits alors qu’ils réclamaient leur tête. Une menace qui a été évitée de peu, a avancé notre source. Toutefois, les familles des agents de la police de la ville de Mananara Nord ont été sécurisées, depuis hier. En ce qui concerne l’opérateur de girofle attaqué par les bandits, il a été évacué par avion à Antananarivo.

Marc A. Ma TV.

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Fitsaram-bahoaka.

Photo de Desiré William Rakotomalala.

VAOVAO: Tratra ireo jiolahy 08 nanafika mpandrahaha iray teto MANANARA NORD omaly 01er Mars ka niharan’ny fitsaram-bahoaka ny 06 lahy t@izy ireo. ary nodorana teo anoloan’ny biraon’ny Police eto Mananara omaly. Marihina fa mbola tadiavina ireo naman’izy ireo sy ny Patron ambadiky ny fanafihana mitampiadiana ataon’izy ireo. ny antony namonoana azy ireo dia nohon’ny ‪#‎tsy‬-matoky-fanjakana-intsony-ny-vahoaka satria raha vaotratra ny malaso dia mivoaka hoazy rehefa tonga eo anatrehan’ny manampahefana….

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 Tonelina Ambohidahy : Raikitra ny fanendahana anaty fitohanana

Tao anatin’ny fitohanan’ny fifamoivoizana no nanararaotra ny asaratsiny ireo mpanendaka. Ny asabotsy teo no nisian’izany tao ambany tonelinan’Ambohidahy. Ny sasany mikapokapoka ilay fiara ary ny sasany kosa nampidina an-keriny ny fitaratr’ilay fiara. Tsy nisy azon’ ilay mpamily natao intsony tao anatiny, satria sady be no ho ny vitsy no tsy afa-nitsoaka rahateo. Lasa tao anatin’izany ny finday Iphone V, raha araka ny fanamarihana azonay. Ny tena nahatalanjona ny maro, dia ny fahasahian’ireo olon-dratsy : sady amin’ny andro antoandrobe no amin’ny ora maha-be olona mivezivezy sy fiara mifamoivoy no nanaovan’ireo asaratsy.

Asa, toa ireny fihantsiana ireny mihitsy ny fiheveran’ny maro ; izay indrisy fa mijery fotsiny sisa rehefa mitranga ny fanendahana. Raha ny fanazavan’ny mpitandro ny filaminana, dia manomboka misintaka tsikelikely amin’ny toerana mafampana izay matetika efa misy voafehy ireo olon-dratsy ankehitriny. Raha ny fijerin’ny olon-tsotra indray anefa dia tsikaritra fa efa sahy miditra ampivoan-tanàna ireo mpanendaka anaty fiara. Tamin’ny herinandro teo mantsy dia saika tany amin’iny làlana digue sy 67 ha iny no matetika fanaovan’ireo izany asaratsy izany.

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Isotry – Trois braqueurs jettent de l’argent pour semer le fokonolona

Un trio criminel a renoncé  à une partie de son butin pour semer une foule furieuse lancée à ses trousses. Pris en chasse par une meute d’individus prêts à se déchaîner sur eux, les trois fuyards ont jeté sur leur passage des billets de banque. Du coup, les personnes qui ne voulaient pas les lâcher d’une semelle  ont abandonné les poursuites pour ramasser l’argent éparpillé sur leur chemin.
Cette manœuvre de diversion a permis aux trois lascars d’échapper aux griffes du fokonolona. Les témoins oculaires indiquent en revanche qu’ils ont pourtant réussi à garder une bonne partie du pactole pendant leur fuite éperdue. Les fuyards ont ensuite emprunté des directions différentes pour échapper aux derniers poursuivants lancés sur leurs traces.
Ces scènes se sont produites hier aux alentours de midi en plein Isotry.
Armés de pistolet automatique et de deux sabres, les trois malfaiteurs venaient de braquer une commerçante lorsque cette dernière a donné l’alerte. Les préjudices déclarés par la victime s’élèvent à plusieurs dizaines  de millions d’ariary. Les informations sur les bandits en cavale sont jusqu’à maintenant insuffisantes.

Seth Andriamarohasina

L’Express de M/car.

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UNIVERSITE DE TOLIARA – Un étudiant en sciences abattu dans le campus

10.03.2015

Une vague de violence s’est abattue sur le campus universitaire de Maninday à Toliara, dans la nuit de vendredi à samedi. Frappé d’un projectile en plein cœur, un étudiant en cinquième année de la faculté des sciences, est tombé sous les balles de huit bandits munis d’armes à feu. Une étudiante est, quant à elle, blessée à la jambe. Ce gang armé a sévi aux alentours de 22 heures.


«Des bruits ont secoué les environs alors que nous étions plongés dans le sommeil. Je pensais qu’une bagarre a éclaté dans le campus. Du coup, je n’y avais pas fais attention. Au moment où je m’y attendais le moins, l’un des assaillants a fait irruption chez nous», relate, d’un ton bouleversé, une étudiante qui a vécu un
véritable cauchemar, pendant cette attaque meurtrière. À l’entendre, les bandits ont abattu son camarade lorsque celui-ci a tenté de leur tenir tête.


De source de gendarmerie, les malfaiteurs ont fait main basse sur une somme évaluée à trente millions d’ariary. Les personnes de l’entourage du défunt évoquent pour leur part, que les brigands semblaient au courant de l’existence de l’argent dérobé. L’habitation prise pour cible accueille une échoppe. La bande a pris le temps de boire une bouteille de rhum avant de prendre le large.http://www.lexpressmada.com/…/universite-de-toliara-un-etud…

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 Exécuté pour insulte

Madagascar Democraty (FB). 10 Mars 2015. Un chef de famille a été torturé à mort par une foule furieuse à Voasary Vohipeno, la semaine passée. Celui-ci aurait rabaissé une famille qui a requis un procès traditionnel siégé par un chef de tribu, suite à une tentative de viol contre une fillette. Le fils du défunt est soupçonné d’être l’auteur de cet abus. Ayant écopé d’une amende de 150 000 ariary et condamné à se repentir de ses actes en remettant un boeuf au fokonolona, il n’a pas obtempéré. Il a, du coup, subi une vindicte populaire.

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Madagascar: Sécurité humaine – Les institutions sur la sellette

14/02/2015. Des hauts responsables des forces de l’ordre et de la société civile ont bénéficié d’une formation sur la sécurité humaine. Les citoyens attendent ainsi des résultats concrets.

Attaques à main armée meurtrières, kidnapping, des centaines de milliers de sinistrés et de déplacés ainsi que des dizaines de victimes causées par les effondrements de maison et de glissements de terrain après les intempéries. Ces problèmes sont le pain quotidien des habitants depuis des années.

Ne souhaitant pas s’immiscer dans les affaires nationales, le capitaine Paul Shemella, formateur au sein d’Africa Program Manager, après la clôture du séminaire intitulé « Promouvoir la sécurité humaine », organisé conjointement par les États-Unis et le ministère de la Défense, dans le cadre de la coopération militaire entre les deux États, a avancé quelques pistes de réflexion, afin de remédier à ces problèmes.

« Madagascar a du personnel compétent. Mais, le défi est aujourd’hui, de valoriser ses compétences au sein des institutions. Ces dernières semblent également peu équipées et n’ont que peu d’effectifs. Il faut aussi une bonne coordination entre les institutions », a-t-il lancé, hier, à Soanierana.

À l’entendre, la sécurité humaine n’est pas l’apanage d’une seule entité. La réduction et la gestion des risques et des catastrophes doivent, entre autres, avoir une dimension transversale. Aussi, certains responsables se rejettent la responsabilité. « Nous avons, maintes fois, interpellé le chef fokontany sur le cas d’une maison qui obstrue les canaux

d’évacuation d’eau dans notre quartier. Mais, il ne nous a pas écoutés », se plaint Gisèle Ramanantoanina, une mère de famille à Antetezana-Centre, dans le premier arrondissement de la capitale.

 De l’autre côté, une source au sein de ce fokontany a avancé que les responsables du fokontany ont signalé la municipalité sur cette doléance, mais, n’a obtenu aucune réponse.

Manque de coordination

Une autre source au sein de la commune urbaine d’Antananarivo, a, par contre, avancé qu’il faut attendre la décision du tribunal administratif, avant de démolir une maison. Un élément des sapeurs-pompiers de Tsaralalana a aussi confié qu’il faut la présence des forces de l’ordre et le président du fokontany, avant de démolir une maison, même si celle-ci présente un danger.

Le résultat de ce manque de coordination est que, douze mille cent trente et une personnes ont été sinistrées, et deux mille soixante cinq personnes ont été contraintes de quitter leur foyer après le passage du cyclone Chedza dans le premier arrondissement, selon le rapport du Bureau national de la gestion des risques et de catastrophes.

Les forces de l’ordre se jettent aussi la pierre en cas d’attaque à main armée. « La Gendarmerie nationale et la Police nationale ont chacun leur territoire administratif respectif. Mais, il arrive parfois que les deux forces s’accusent mutuellement en cas de la flambée de l’insécurité. Le manque de moyens constitue aussi notre éternelle contrainte », a confié un responsable de la Gendarmerie. « Nous allons revenir à Madagascar au mois de juillet, pour effectuer le suivi des plans d’action élaborés durant ce séminaire, afin d’améliorer la sécurité humaine. Mais, le plus important dans ce séminaire est, que chacun ait pris connaissance du concept de la sécurité humaine et leur champ d’application », conclut Paul Shemella.

L’Express deM/car

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Ministère des affaires étrangères

« La sécurité du corps diplomatique sera renforcée »

mardi 10 février 2015, par Léa Ratsiazo

Le consul honoraire de la Corée du Sud à Madagascar, Goulam Razaali, par ailleurs directeur général du groupe Edelec, kidnappé le 30 janvier a été libéré le samedi 7 février et la famille a informé le ministère des affaires étrangères de cette libération. Atallah Béatrice, ministre des affaires étrangères fait savoir aux journalistes qu’il n’y a aucune mention du payement ou non d’une rançon en contrepartie de la libération du consul de Corée, et donc elle ne le sait pas. « Ce rapt a écorné l’image de la Grande Île en terme de sécurité, aussi la sécurité des membres du corps diplomatique sera renforcée » d’après la ministre.

Il est clair que les ravisseurs n’ont libéré le consul de Corée et non moins grand opérateur économique qu’en contrepartie d’une rançon. D’après certaines informations, ce serait son troisième kidnapping. Le commissaire Alexandre Sylvain Ranaivoson, responsable du service de communication de la police nationale, a fait savoir d’un côté que la famille du consul n’a pas contacté la brigade criminelle et n’a pas porté plainte ; d’ailleurs les familles des victimes notamment de rapt ne contactent pas les forces de l’ordre selon lui.

Notons que ces derniers jours, des gendarmes du GSIS et des policiers soupçonnés d’être des auteurs de kidnappings et de braquages ont été arrêtés à Toamasina et à Antananarivo. De quoi inquiéter fortement le corps diplomatique et la population victime partout d’insécurité. Et ceci explique en partie pourquoi les malfaiteurs sont très bien armés. Pourtant, même après les arrestations de ces éléments de forces de l’ordre, aucun haut responsable n’a voulu donner des explications publiques.

M/car Tribune

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Gendarmerie et forces de l’ordre désavouées par les populations. 

Les victimes renoncent à porter plainte

jeudi 30 octobre 2014, par Léa Ratsiazo

Les forces de l’ordre constatent que les victimes de kidnapping et même des attaques à main armée ne les contactent plus et ne portent pas plainte. La dernière et énième affaire de kidnapping d’un opérateur karana et chef de communauté Khoja n’a pas été portée devant les bureaux des forces de l’ordre. « Cette situation entrave notre travail, relève le directeur de la police nationale, nous ne pouvons travailler que sur information car les victimes ne nous contactent pas ».

Les victimes d’une attaque à main armée du côté d’Ambatobe le 21 octobre dernier ont renoncé à porter plainte aussi. Pourquoi ? selon la jeune femme victime, un des assaillants qui a pointé son arme sur elle serait un ami d’un des gendarmes. D’ailleurs lors de l’attaque, les gendarmes appelés au téléphone n’ont pas décroché. « Je n’ose pas dénoncer personnellement ceux qui m’ont attaqué, vu que ce sont des amis des forces de l’ordre et je me demande si les armes même n’appartient pas à ces éléments de forces de l’ordre. Je suis sûre qu’ils ne seront pas condamnés et vont s’en prendre à moi et à ma famille, et cette fois ils vont nous tuer carrément. D’autant que si on ne les paie pas, minimum les carburants, les enquêteurs ne se démènent pas ». D’autres victimes dans le même quartier affirment qu’ils ont payé les carburants et les crédits de téléphone des gendarmes mais une fois arrivés au Tribunal, les assaillants ont été relâchés.

Pareil pour les karana, ils paient de leur poche les enquêteurs mais aussi les kidnappeurs, sans assurance de retrouver sain et sauf leurs proches. La preuve, un jeune karanadiabétique, kidnappé depuis des mois, n’a toujours pas été remis à sa famille bien que la rançon aurait été payée. Madagascar Tribune.

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Madagascar : le lynchage de Nosy-Be lié à un commerce illicite de pierres précieuses

sebastien-judalet-Roberto-Gianfala

Le journal Le Parisien révèle de nouvelles informations sur le lynchage de 2 français à Nosy-Be en octobre 2014. Selon le média français, ce sont des proches des 2 victimes qui auraient été visés. Ces personnes seraient impliqués notamment dans le commerce illicite de pierres précieuses.

Le rappel des faits

Le 7 octobre 2014, Sébastien Judalet et Roberto Gianfala, sont torturés et brulés vifs par une foule enragée. Les 2 victimes étaient accusé d’avoir kidnappé un enfant et d’avoir jeté son corps dans la mer. Mais le Parisien révèle dans une enquête que le kidnapping d’enfants était un prétexte et que le parquet de Bobigny avait estimé que c’était des accusations sans aucun fondement. En revanche, Roberto Gianfala se serait lancé dans un commerce de pierres précieuses par l’intermédiaire d’une société d’un ami qui s’appelle Thierry Wins. Ce dernier travaillait aussi avec un bijoutier nommé Fred.

Ce sont ces personnes Thierry et Fred, qui avaient été visés par la foule. Mais Thierry Wins, qui n’entrera pas sans doute dans les annales pour son courage légendaire, à accusé Sébastien Judalet d’être impliqué dans le rapt de l’enfant. On connait la suite de l’histoire.

Un commerce illégal de pierres précieuses

L’enquête ne révèle pas si le commerce de pierres précieuses était illégal ou non, mais les lois de Madagascar stipule clairement que tout commerce de pierres précieuses doit passer à la fois par le Ministère des mines, du Commerce et l’intérieur. En général, des ressortissants étrangers n’ont pas le droit de commercer les pierres précieuses à moins qu’ils n’utilisent un intermédiaire local sur place. Ces nouvelles révélations confirment déjà ce que tout le monde soupçonnait depuis longtemps. Les 2 victimes ont été des boucs-émissaires et la foule a été incité à pratiquer une vengeance populaire. Ainsi, un sénateur nommé Joseph Yoland avait lancé un appel dans une radio locale pour massacrer les expatriés et il n’a jamais été inquiété jusqu’à présent. On a fait une dizaine d’arrestation, mais c’était d’autres boucs-émissaires plus qu’autre chose.

Toujours selon Le Parisien, Thierry Wins se cache actuellement dans le nord de Madagascar tandis que le bijoutier Fred s’est enfui de l’île dans une vedette. Et on peut se demander comment il a pu quitter l’île de façon totalement clandestine au nez et à la barbe des autorités.

La frustration et la rage d’une population aux abois

Ce massacre de Nosy-Be montre l’un des problèmes majeurs entre la population locale et les ressortissants et les minorités en général. Des ressortissants qui font tout et n’importe quoi parce qu’ils sont revêtus du manteau de l’impunité dans la corruption. Une minorité d’expatriés est impliquée dans de nombreux trafics, mais les médias internationaux gardent un silence assourdissant sur ces pratiques. Mais la population malgache a tendance à pratiquer le retour de manivelle de façon extrême et il suffit de quelques victimes pour que tous les torts soient pour la population malgaches tandis que les étrangers sont juste des bisounours de passage.

Ce double traitement médiatique est écoeurant et on a vu encore un exemple avec le kidnapping d’un jeune Karana dans la ville de Tuléar. L’ambassadeur de France s’est déplacé sur place et on ne parle même pas des médias français et anglophones qui le considèrent à la limite comme un crime terroriste. Mais on a aussi plus de 200 personnes qui sont mort de la famine dans le sud, des milliers de réfugiés à cause des inondations de Chedza et l’insécurité chronique qui a couté la vie à des centaines de malgaches, mais les médias français semblent s’en foutre totalement à moins qu’ils ne considèrent que la vie d’un français vaut celle de 1000 malgaches.

Houseniawriting

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 Mauvaise gouvernance, économie à la dérive…

Investissements

Madagascar classé pays à très grands risques en raison de la fragilité de la situation politique

mardi 3 février 2015, par Léa Ratsiazo

Pour cette année 2015, le groupe d’assurance français COFACE classe Madagascar dans la catégorie D en ce qui concerne l’environnement des affaires. Dans le langage COFACE, cela veut dire que « l’environnement économique et politique de la Grande Ile présente des risques très élevés, et l’environnement des affaires peut être très difficile. Ces fragilités peuvent avoir un impact très sensible sur les comportements de paiement. La probabilité moyenne de défaut des entreprises est très élevée ».

Il n’y a pas de quoi à pavoiser pour les dirigeants, d’autant que les raisons de ce mauvais classement économique sont d’ordre politique. En effet, le COFACE estime que « l’amélioration de la situation politique reste très fragile ». D’après ce grand groupe d’assurance international, malgré « l’élection de Hery Rajaonarimampianina fin 2013 à la tête du pays qui a marqué la fin d’une période de transition qui durait depuis le coup d’État de 2009 et la réintégration de Madagascar au sein de l’Union africaine (UA) et de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), le retour à la stabilité politique reste incertain depuis l’arrivée inattendue sur le sol malgache en octobre 2014 de Marc Ravalomanana ». L’étude de COFACE note que « le nouveau président élu en 2013 devra gérer la réconciliation pour assurer la stabilité politique et sociale du pays. La gouvernance du pays demeure faible, marquée par un niveau élevé de corruption. »

Sur le plan financier « le gouvernement compte sur la reprise de l’aide internationale interrompue depuis le coup d’État de 2009 pour financer ses dépenses d’investissement. Les bailleurs de fonds, en particulier les États-Unis et l’Union Européenne, ont en effet confirmé leur accord de principe pour reprendre leur aide suite à la conclusion d’un accord entre le gouvernement malgache et le FMI en juin 2014 ». COFACE confirme que « le versement effectif de l’aide reste lié à la finalisation du PND (Plan National de Développement) et à la stabilisation de la situation politique. »

Au niveau économique, COFACE estime que la « croissance est dépendante de l’Union européenne mais reste freinée par la situation politique ». « La croissance devrait être accélérée en 2015. Le secteur primaire (environ 30% du PIB) devrait bénéficier des mesures prises par le gouvernement en vue d’augmenter les rendements de la production rizicole. Cette production agricole demeure toutefois très dépendante des invasions de criquets et des conditions climatiques qui affectent régulièrement les récoltes. La production minière, en particulier de nickel et de cobalt lancée en 2013, se poursuivra, tout comme l’exploitation des champs pétroliers de Tsimiroro qui a débuté en 2014. Le secteur textile sera soutenu par la réouverture du marché américain aux produits malgaches et la modeste reprise de la demande européenne. Les services (55% du PIB), plus particulièrement le tourisme, devraient rester porteurs mais la persistance des incertitudes politiques ainsi que le manque de dynamisme de la croissance européenne freineront la reprise des recettes touristiques. Le PND attendu début 2015 relancera les projets d’investissements publics interrompus depuis 2009, sous réserve d’une stabilisation politique permettant la reprise des flux d’aide pour assurer leur financement. L’inflation devrait ralentir en 2015 à la faveur d’une progression moins forte des prix des biens agricoles. La réduction des subventions sur les prix de l’essence, si elle est effectivement mise en place par le gouvernement, pourrait toutefois limiter la modération de l’inflation. »

Les classements de groupe international comme le COFACE, influent lourdement sur les décisions des investisseurs à prendre justement le risque d’investir ou non dans un pays. Les évaluations sont classées selon une échelle allant de A1 à A4 pour les bons risques et de B à D pour les risques les plus élevés. Et la Grande Ile est classée dans la plus mauvaise catégorie cette année, un an après la « fin officielle de la crise ».

L’évaluation pays, développée par COFACE détermine le niveau moyen de risque d’impayé présenté par les entreprises d’un pays sur les transactions commerciales payables à court terme. Elle indique dans quelle mesure un engagement financier d’une entreprise du pays concerné est influencé par les perspectives économique, financière et politique du pays.

Et les récentes réclamations de dédommagement des opérateurs nationaux victimes des incendies et pillages de 2009 ne sont pas pour rassurer les autres investisseurs notamment étrangers. Les décideurs et acteurs politiques pourront-ils un jour se sentir concernés par ce qui touche les citoyens ?

M/car Tribune.

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25/03/2015 à 17:37

UN VOSGIEN ASSASSINÉ À MADAGASCAR

Philippe Bertrand avait quitté la commune de Raves. Sans nouvelle depuis plusieurs mois, des amis et sa sœur viennent de découvrir sur l’île de Madagascar que le Vosgien a été tué dans de terribles conditions.

Sans l’opiniâtreté de ses amis et de sa sœur, la triste vérité n’aurait probablement pas éclaté au grand jour.

C’est au cours d’un voyage organisé dernièrement à Madagascar que quatre proches de Philippe Bertrand ont découvert la terrible nouvelle : originaire de Raves, près de Saint-Dié, le Vosgien a été assassiné.

La tragédie s’est déroulée dans la nuit du 23 au 24 décembre dernier, dans une villa d’Ambottibao, non loin de Tananarive, la capitale malgache.

Le corps de la victime a été brûlé et les cendres jetées un peu plus tard dans un canal des eaux usées, à 400 m de la propriété du Français.

Une rencontre sur internet

Philippe Bertrand était surnommé « Le Bil» à Raves. Ce célibataire avait ouvert en 2008 une entreprise de menuiserie, de plâtrerie, d’isolation… C’est sur les réseaux sociaux qu’il avait rencontré Sonya, une ancienne actrice malgache. Le couple s’était marié à Madagascar le 24 juillet 2013.

Voici un an, après avoir vendu son chalet et sa voiture, Philippe Bertrand était parti avec sa petite fortune s’installer définitivement sur l’île de l’Océan Indien.

Le couple avait acheté, au nom de l’épouse, une jolie villa ainsi que deux restaurants. « C’était l’homme le plus heureux du monde», raconte Dominique Rodriguez, son ami d’enfance, garagiste à Raves.

Le destin du Vosgien a hélas basculé en décembre dernier. Lors d’une nuit funeste, Philippe Bernard a été assassiné par des tueurs à gage, probablement engagés par l’épouse de Philippe Bertrand.

« Selon les auditions, ils l’ont saoulé. Un peu plus tard, ils l’ont étranglé avec une corde, puis achevé à coups de marteau», raconte Dominique Rodrigues, qui était à la brigade de recherches de Fiadananana, lors des gardes-à-vue des protagonistes. (Lire ci-dessous).

Le forfait aurait été commis pour 900.000 ariary, soit 300 euros.

Pour supprimer le corps, les bourreaux se sont procuré des pneus, 200 kg de bois et de l’essence. Les cendres ont ensuite été transportées dans une brouette vers un canal.

Une sorte de « crime parfait» si les proches de la victime n’avaient pas cherché à en savoir plus.

Le 16 mars dernier, l’action déterminante d’un colonel de la gendarmerie française a permis de confondre les protagonistes de cette macabre affaire. L’épouse, qui a vidé les comptes de Philippe Bertrand, détenus dans une banque de Saint-Dié, a reconnu les faits.

Au total, dix personnes ont été placées en détention préventive. Présentées ce mardi 24 mars devant le parquet, elles sont inculpées pour assassinat, soustraction de corps et association de malfaiteurs.

 Philippe CUNY

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Émeutes à Mananjary

Les gendarmes ont tiré sur la foule en colère, faisant 5 morts

jeudi 26 mars 2015, par Léa Ratsiazo

« Nous allons sanctionner sévèrement les éléments de la gendarmerie qui ont tiré sur la foule. Nous promettons que les gendarmes ne vont plus tirer sur la population. L’État va prendre en charge toutes les dépenses liées à l’enterrement des victimes » ; tel est le message lancé par le secrétaire d’État à la gendarmerie (SEG), le général Paza Didier, pour calmer les esprits à Mananjary après les émeutes et conflits qui ont opposé population civile et forces de l’ordre. L’origine des troubles est assez confuse, il y a plusieurs versions. La plus répandue fait état d’un membre des quartiers mobile qui a emmené des voleurs chez les gendarmes et qui aurait été tabassé par un élément de la gendarmerie ; gravement blessé ce quartier mobile est décédé à l’hôpital. Et c’est cette « bavure » des forces de l’ordre qui a provoqué la colère de la population et l’a amenée à la caserne de la gendarmerie. Les gendarmes ont ouvert le feu sur la foule en colère qui a « attaqué » la caserne, faisant 4 morts sur place. Certains avancent qu’il y a d’autres victimes mais « cachées » par les gendarmes. Mananjary était une ville morte toute la journée du 25 mars 2015 : ni école, ni bureau, ni marché… L’État a dépêché sur place plusieurs ministres (justice, défense nationale, SEG) et les deux députés élues de la région.

À Antananarivo, le général Anthony Rakotoarison, premier responsable du service de la communication de la gendarmerie nationale réfute la responsabilité de la gendarmerie dans la mort du quartier mobile. Selon lui, ce dernier aurait été blessé avant d’arriver au poste de la gendarmerie, et ce par des personnes ayant voulu exercer la justice populaire sur les voleurs arrêtés par le quartier mobile. Quel est l’intérêt des gendarmes pour porter la main sur le quartier mobile ? demande l’officier. Il ne peut pas par contre nier les tirs nourris des éléments de la gendarmerie sur la foule en colère qui ont fait 4 morts : « la caserne de la gendarmerie est une zone rouge. Les gens ont pris l’habitude de prendre en assaut les postes de gendarmerie ces derniers temps » explique-t-il pour dédouaner ses éléments. Il fait ainsi allusion aux émeutes de Morondava de l’année dernière où les gendarmes ont également tiré sur la foule en colère.

« Les éléments de la gendarmerie ne vont plus tirer sur la foule », promet le SEG , comme s’il faisait une faveur ! Les forces de l’ordre n’auraient jamais dû tirer sur les civils, ni à Mananjary, ni à Morondava(manifestation contre l’arrestation des employés de la Sucoma), ni à Toamasina (lors de la manifestation contre le délestage), ils n’auraient jamais dû tabasser qui que ce soit, ni à Mananjary, ni à Taolagnaro (ils ont tabassé à mort un maire). Mais comme les « bavures » de ceux qui détiennent légalement des armes sont considérées comme normales, comme ils ne sont jamais sanctionnés, ils continuent. « La population de Mananjary exige que les gendarmes coupables soient emprisonnés sur place de peur qu’ils soient tout simplement relâchés s’ils sortent de la région » explique le SEG. Mais comment se fait-il que les éléments de forces de l’ordre ont la permission de tirer à balle réelle sur la population civile chez nous ? Car, hiérarchie oblige, ils ont bien dû demander et ont eu l’autorisation de tirer pour agir ainsi ou bien ils sont complètement incontrôlables. Il y a eu déjà les affaires de Morondava et de Toamasina il y a quelques mois, comment se fait-il que ni la hiérarchie de la gendarmerie, ni l’Exécutif et le chef de l’État en premier lieu n’ont pas pris des mesures pour éviter ce genre de « bavures » ? À croire que c’est le régime tout entier qui est une bavure !

Madagascar Tribune

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Gouvernance

Des foyers de tensions partout et absence de réponse claire de l’Exécutif

lundi 16 mars 2015, par Léa Ratsiazo

Les greffiers en grève ont décidé d’observer à partir de ce 16 mars, un service minimum pour les cas graves qui touchent la sécurité publique, c’est déjà cela. Mais la grève continue. En ce début de semaine donc, les greffiers, le personnel du Trésor public, le personnel de service de douanes et les inspecteurs du travail sont en grève. A priori, il s’agit de revendications socioprofessionnelles qui n’ont rien à voir avec la politique mais à ce rythme si l’Exécutif tarde à réagir cela pourrait aboutir à autre chose.

Face à ces foyers de tensions qui poussent comme des champignons, le Premier ministre Jean Ravelonarivo indique que ce sont les réformes que l’Exécutif mettent en place et qui se heurtent aux intérêts personnels de quelques-uns qui sont à l’origine de ces grèves. Les réformes sont déjà en train de porter ses fruits, et ne laissons pas les intérêts personnels tout détruire, poursuit le Chef de gouvernement relayé par le ministre des Finances, sous les feux des projecteurs aussi avec la grève du personnel du Trésor.

Autrement dit, tous ces personnels de différents départements en grève défendent les intérêts personnels de quelques uns et contre les réformes.

Ce n’est pas avec ce genre de réponse, un peu sèche et qui sous-estime ces personnels, que l’Exécutif pourra régler le problème. Les faits sont têtus, le quotidien de la population, y compris ces fonctionnaires, ne cesse de se dégrader à tous points de vue. Jusqu’ici, les réformes on ne les vit pas vraiment. Et on n’appelle pas réforme la tentative de main mise sur les deniers publics et sur les sociétés d’Etat comme ce qui s’est passé récemment. Les tonnes d’ordures qui menacent la santé publique et les sinistrés, sans oublier les victimes du « kere » qui n’ont rien à manger, ne voient pas du tout où sont ces réformes ! A priori, cela fait partie des engagements quotidiens des gouvernants sans besoin de réformes de fond en comble mais ils ne sont même pas en mesure de les effectuer correctement !

Madagascar Tribune

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