Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo condamnée à 20 ans de prison –

(AFP 10/03/15)
L’épouse de l’ancien président ivoirien a été reconnue coupable d’«attentat contre l’autorité de l’Etat, participation à un mouvement insurrectionnel et trouble à l’ordre public». Elle se pourvoira en cassation. Simone Gbagbo, l’épouse de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, a été condamnée ce mardi matin à 20 ans de prison, une peine deux fois supérieure aux réquisitions, pour son rôle durant la crise post-électorale de 2010-2011, dont elle est désignée comme une protagoniste majeure. La Cour «condamne à l’unanimité» Simone Gbagbo… Africatime
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(APA 10/03/15)
Après plus de deux mois de procès, la justice ivoirienne a condamné, dans la nuit de lundi à mardi, l’ex-Première dame Simone Ehivet Gbagbo à vingt ans de prison pour « atteinte à la sûreté nationale, trouble à l’ordre public et coalition de fonctionnaires » pendant la crise postélectorale qui a fait plus de 3000 morts de décembre 2010 à avril 2011. Outre Mme Gbagbo, les Généraux Brunot Dogbo Blé (ex-Commandant de la Garde Républicaine) et Vagba Faussignaux (ex-Commandant de la marine… Africatime
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Extrait du discours de Mme Gbgbo avant le verdict

http://youtu.be/KHJ1xpncFN8

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La défense de Simone Gbagbo dénonce un verdict « scandaleux »

(AFP 10/03/15)

Après la lourde condamnation de Simone Gbagbo par la justice ivoirienne, ses avocats dénonçaient mardi un verdict « scandaleux », même si l’ex-Première dame pourrait encore bénéficier d’une grâce présidentielle en signe de réconciliation.

« Les victimes ont enfin du baume au coeur » dans un pays « résolument engagé » dans « la lutte contre l’impunité », s’est félicité au lendemain du verdict le Rassemblement des républicains, le parti du chef de l’Etat Alassane Ouattara.

L’ex-Première dame, épouse du président Laurent Gbagbo (actuellement incarcéré à la Haye par la Cour pénale internationale) a été condamnée dans la nuit de lundi à mardi à 20 ans de prison pour son rôle durant la crise post-électorale de 2010-2011.

A l’unanimité des jurés, elle a été reconnue coupable d' »attentat contre l’autorité de l’Etat, participation à un mouvement insurrectionnel et trouble à l’ordre public ».

La défense, qui a annoncé un pourvoi en cassation, a dénoncé un droit ivoirien « bafoué »: « à quoi sert de condamner à 20 ans de réclusion alors qu’on prône la réconciliation? », s’est interrogé Me Mathurin Dirabou.

Le parquet général avait requis une peine moitié moindre, soit dix ans d’emprisonnement, contre l’ex-Première dame.

Le procès en assises avait débuté fin décembre. Au total 79 personnes étaient jugées pour leur rôle dans la crise de 2010-2011, causée par le refus de l’ex-président Gbagbo de reconnaître la victoire de son adversaire Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010. Les violences avaient fait plus de 3.000 morts en cinq mois.

Michel Gbagbo, fils de l’ex-président issu d’un premier mariage avec une Française, a lui été condamné à 5 ans d’emprisonnement.

« Le verdict est à l’image du procès. Il est honteux, scandaleux », s’est écrié Me Habiba Touré, avocate de Mme Gbagbo.

« Maintenant, si M. Ouattara se prend pour un César, qui peut lever ou abaisser le pouce pour sauver un condamné, c’est son problème », ironise Me Touré, en référence à une possible grâce présidentielle.

« Mais cela montre bien que la démocratie n’est pas réelle en Côte d’Ivoire, où la justice est instrumentalisée », a accusé l’avocate.

Mi-janvier, le président Ouattara avait lui-même évoqué cette possibilité. « Une fois que nous aurons les jugements, bien évidemment le chef de l’Etat a un certain nombre de prérogatives en matière de grâce et d’amnistie à proposer à l’Assemblée nationale », avait-il remarqué.

« Le président l’a dit, il le fera », a réaffirmé mardi à l’AFP un proche de M. Ouattara, pour qui la lourdeur de la peine prononcée contre Simone Gbagbo ne changera rien à cette décision.

– ‘Grandeur d’âme’ –

Les sympathisants pro-Gbagbo, tout comme les organisations de défense des droits de l’homme, pointent les nombreux manquements du procès, où aucune preuve matérielle n’a, selon eux, été fournie.

Il n’a pas été mené « conformément aux normes en vigueur en matière de procès équitable », pointe l’ONG Human Rights Watch (HRW).

Aucun dignitaire pro-Ouattara n’a inquiété à ce jour, nourrissant les accusations de « justice des vainqueurs ».

L’ex-Première dame, également inculpée pour « crimes contre l’humanité » par la Cour pénale internationale, où Abidjan refuse de la transférer, arguant d’un impact négatif sur la réconciliation nationale, est un personnage très clivant en Côte d’Ivoire.

« Le gouvernement ivoirien devrait remplir l’obligation légale qui est la sienne et transférer Simone Gbagbo à la CPI », note HRW, ajoutant que l’ex-Première dame a été jugée à Abidjan pour des crimes contre l’Etat et non pour des crimes de sang, que lui reproche La Haye.

Un second procès sur les exactions commises durant la crise, encore en instruction, doit se tenir à terme à Abidjan, selon plusieurs ONG des droits de l’Homme.

Respectée pour son parcours dans l’opposition, Mme Gbagbo a été redoutée dans son rôle de « présidente » à poigne, souvent accusée d’être liée aux « escadrons de la mort » contre les partisans d’Alassane Ouattara.

L’amnistie « fait partie du domaine du possible », reconnaît Joël N’Guessan, le président du Rassemblement des républicains, le parti présidentiel.

Des « discussions » en ce sens se sont tenues « entre le FPI (Front populaire ivoirien, le parti pro-Gbagbo) et le gouvernement », observe Alphonse Douati, un cadre de ce parti pro-Gbagbo.

Avec une grâce, le chef de l’Etat « donnera des gages de bonne volonté » à l’opposition avant l’élection d’octobre, ce qui favorisera la « décrispation », explique un observateur, convaincu d’un « arrangement politique » à venir.

La Côte d’Ivoire vivra dans sept mois une présidentielle cruciale, censée parachever sa stabilisation.

Le président Ouattara est pour l’instant le seul candidat d’envergure déclaré. Mais pour les partenaires du pays, la participation au scrutin du FPI est essentielle.

Son actuel président Pascal Affi N’Guessan, très contesté en interne, a été condamné lors du procès à 18 mois de prison avec sursis. Une peine couverte par sa détention provisoire.

Africatime

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Posté par Gbagbo.ci le lundi 4 novembre 2013

1- En ce jour anniversaire du renversement du président Laurent Gbagbo ; sept (07) semaines après l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges retenues contre lui par la CPI qui, on s’en souvient, l’a déporté vers La Haye aux Pays Bas le 29 novembre 2011 ; et à sept (07) semaines du verdict, le Front Populaire Ivoirien (FPI) prend ici la parole pour donner son appréciation d’un événement dont la portée historique n’échappe à personne.

Mais de prime abord, le FPI voudrait saluer avec déférence la mémoire de tous ces Ivoiriens tombés pour leur attachement aux idéaux du Président Laurent Gbagbo. Le FPI exprime par ailleurs son plus vif soutien à tous ses militants ainsi qu’aux Ivoiriens de tous bords contraints à l’exil pour la même raison ; à tous ses militants dans les liens d’une détention extrajudiciaire et à leurs familles ; à l’ensemble des Ivoiriens qui souffrent le martyr sur l’ensemble du territoire, en particulier ceux de l’Ouest.

2- Mesdames et Messieurs, le 11 avril 2011 n’est pas l’aboutissement d’une simple controverse électorale ; c’est plutôt le couronnement d’un processus de déstabilisation marqué par une tentative de coup d’état vite muée en rébellion armée dès le 20 septembre 2002. Bien plus, la déportation du Président Laurent Gbagbo, de Korhogo à La Haye, n’est rien moins que l’exécution d’un complot conçu et planifié de longue date. En effet, qui ne se souvient qu’en plein conclave de dépossession de la Côte d’Ivoire d’elle-même à Linas-Marcousis, en 2003, le Président du Burkina Faso voisin, affidé notoire du système dont la CPI est un instrument de chantage, avait déjà brandi la menace d’une déportation du Président Laurent Gbagbo à la Cour Pénale Internationale.

La déportation intervenue 08 années plus tard, en raison de la résistance des Ivoiriens, et au motif de prétendues atteintes graves aux droits de l’homme, n’est en réalité que l’accomplissement par la CPI de sa part de mission dans la logique du « Gbagbo doit partir du pouvoir par tous les moyens ». Comme tous les téléspectateurs du monde, le FPI a eu le privilège de suivre, du 19 au 28 février 2013, l’audience tant attendue : l’Accusation a exposé ses charges, la Défense a démontré, en droit et dans les faits, la vacuité des charges alléguées. Intervenant en dernier lieu, le Président Laurent Gbagbo a donné sa part de vérité, dix sept minutes durant.

3- Le FPI tient à renouveler ses très vives félicitations non seulement à la Défense avec à sa tête Me Emmanuel Altit, mais aussi aux acteurs politiques et aux Intellectuels de tous bords, en particulier ceux de la Gauche qui ont soutenu la cause du Président Laurent Gbagbo et qui continuent d’exiger sa relaxe pure et simple : Jean Ziegler (Suisse), Charles Onana (Franco-camerounais), Bernard Désagné (Canadien), Grégory Protche (Français), Jean Léonard Touadi (Italien).

Le FPI salue tout spécialement les Présidents Theodoro Obiang Nguema, Thabo Mbéki, Jerry Rawlings, le Ministre Koffi Yame Gnane, les leaders des organisations patriotiques de la Diaspora africaine et ivoirienne, notamment Mme Calixte Beyala, David Gakunzi, les professeurs Albert Bourgi et Michel Galy…

Le FPI salue solennellement l’intervention du Président Laurent Gbagbo à l’audience susmentionnée : une intervention concise et précise qui se voulait un recadrage à visée pédagogique du procès lui-même autour de la Démocratie, et selon une double démarche rétrospective et prospective.

En effet, prenant appui sur le passé, le présent et l’avenir comme moyen d’intervention de l’Homme dans l’Histoire et de régulation sociétale, l’historien Laurent Gbagbo s’est adressé à trois cercles concentriques d’acteurs directement ou indirectement impliqués dans la crise ivoirienne. Il s’agit des Ivoiriens dans leur diversité ethno-socio-politique, des Africains d’ici et de la Diaspora, de l’Occident, de l’ONU et du reste du monde. Ce discours magistral appelle de la part du FPI quelques commentaires.

4- A propos de la nécessaire démocratisation de la Côte d’Ivoire, le Président Laurent Gbagbo s’est adressé aux Ivoiriens dans leur diversité ethnoculturelle.

En historien avisé et conscient du fait que la diversité est la caractéristique principale de la quasi-totalité des pays du monde ; que la différence est un ferment de progrès et que, par conséquent, il importe de concilier le respect de cette diversité avec l’exigence de la cohésion sociétale et de la promotion de l’idéal démocratique, le Président Laurent Gbagbo s’est fait très tôt le chantre des valeurs et des normes universelles. Sa préférence pour la lutte institutionnelle plutôt que la violence armée comme moyen de conquête ou d’exercice du pouvoir d’Etat, procède du caractère pluriethnique, multiculturel et pluriconfessionnel de la Côte d’Ivoire. Celle-ci est configurée autour de cinq aires culturelles avec chacune ses pratiques sociopolitiques propres : Akan, Gur, Krou, Mandé Nord et Mandé Sud.

Pour concilier ces pratiques sociopolitiques différentes voire parfois opposées, il fallait mettre en œuvre une nouvelle façon de gouverner, un nouveau modus vivendi, c’est-à-dire faire la promotion d’un système de valeurs qui impulse une dynamique nouvelle aux modèles préexistants sans en léser aucun : la démocratie. Dans ce processus novateur, pour être crédible et légitime, le leader qui engage les communautés de base devait se mettre au-dessus de la mêlée, c’est-à-dire initier un processus de socialisation politique sans volonté hégémonique aucune. Là-dessus, le Président Laurent Gbagbo a engagé et réussi son pari puisqu’il est arrivé au pouvoir par voie pacifique et qu’il l’a exercé sans aucune volonté de favoritisme ou de rattrapage ethnique au profit des Bété, son groupe de référence. Aujourd’hui, hélas, nous assistons dans notre pays à un retour en grâce des reflexes sectaires et pratiques de parti unique, avec pour corollaire une négation de l’idée de Nation.

5- Laurent Gbagbo exhorte ses compatriotes africains à veiller au respect strict de leur Constitution.

C’est en fait l’approche la plus novatrice et la plus pacifique si elle est engagée dans une perspective égalitaire et de rassemblement. Et comme tout processus démocratique ouvre la voie à une amélioration globale et progressive des institutions par et dans la critique, il n’y a pas de raison que les problèmes d’aujourd’hui ne trouvent des solutions demain. C’est dans cette perspective que Laurent Gbagbo a fait de la liberté d’opinion, d’expression et de manifestation la pierre angulaire de sa lutte émancipatrice. Il n’a eu de cesse de la considérer à juste titre comme un combat pour le développement intégral. D’où l’idéal du socialisme démocratique fondé sur le fait que la cartographie du monde développé coïncide avec la géographie des plus vieilles traditions démocratiques.

6- Laurent Gbagbo interpelle enfin l’Occident, l’ONU et le reste du monde. Prenant de la hauteur et sans polémique aucune, mais avec gravité, Laurent Gbagbo a demandé aux décideurs mondiaux ainsi qu’à leur opinion de ne pas contourner les deux questions principielles : d’une part, « Qui a gagné l’élection présidentielle du 28 novembre 2010? ». D’autre part, « Pourquoi n’a-t-on pas procédé à un recomptage des voix ? ».

Pour Laurent Gbagbo, ces interrogations ne doivent pas et ne peuvent être frappées de tabou, parce que jugées gênantes, et ce, dans la mesure où elles s’adressent à des institutions internationales arcboutées sur le droit ou aux représentants de celles-ci, tous respectueux des lois fondamentales d’ailleurs inspirées par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Dès lors qu’il a formulé cette question fondamentale à la face du monde à cette occasion solennelle, à savoir pourquoi n’avoir pas procédé au recomptage des voix comme cela se fait partout ailleurs, le Président Laurent Gbagbo a accompli son devoir, celui de la quête et l’éclatement de la vérité et de la justice en toute circonstance, en vertu des exigences démocratiques.

7- En guise de conclusion, le FPI lance un appel à la communauté internationale, notamment à l’Occident.

En s’appuyant sur ce qui précède, le FPI se félicite de la hauteur de vue et de la force de caractère d’un Laurent Gbagbo, plus soucieux du devenir socio-politique de son pays, la Côte d’Ivoire et du continent africain, que de son propre sort face à une juridiction internationale aux ordres de ceux dont elle est l’émanation. Là où certains ont pris les armes pour régler des problèmes de gouvernance politique, Laurent Gbagbo, quant à lui, s’est résolu à contribuer à changer qualitativement le monde par la voie pacifique ou institutionnelle : c’est que pour lui, l’homme est et doit rester au centre de tout. Tel est le fondement de son combat pour la démocratie, œuvre de patience, d’écoute, d’endurance et de ténacité ; mais également pratique de gouvernance politique avec ses exigences dont le respect des lois constitutives de la Nation. Paradoxalement, c’est cet attachement à la Loi des lois de son pays qui est le véritable motif de sa chute: «c’est parce que, dira-t-il, j’ai respecté la constitution de mon pays que je me trouve à la CPI ». En martelant ce paradoxe tragique, le Président Laurent Gbagbo interpelle l’Occident, l’ONU et le reste de l’humanité sur la nécessité de promouvoir la démocratie internationale. En effet, comme ses pairs chefs d’Etat, il indique sa part de contribution en acte et en parole en exposant ce qu’il a pu faire pour la Côte d’Ivoire et l’Afrique, au nom du multiculturalisme.

Y a-t-il un écart entre le dire et le faire du Président Laurent Gbagbo ? Qui mieux que lui s’est investi dans le combat pour l’émancipation de l’Ivoirien après l’épisode du RDA des années 1946-1950 ? Qui mieux que le Président Laurent Gbagbo s’est sacrifié en pleine guerre froide à arracher les libertés démocratiques, subissant emprisonnements et humiliations ? Voilà, pour ceux qui ne le sauraient pas – ils sont nombreux, hélas – le fondement, la substance véritable du combat de Laurent Gbagbo, qui est loin d’être une obsession pour le pouvoir.

Quelle que soit l’issue du procès en cours, le FPI est conforté dans la justesse de la ligne tracée par le Président Laurent Gbagbo. Cette ligne est la direction même de l’Histoire, celle du progrès. Pour cette raison, le FPI assure de sa foi et de sa conviction que l’un des plus grands combattants de la liberté, dans la lignée des Mahatma Gandhi, Martin Luther King, Patrice Emery Lumumba et Nelson Mandela en ce début de XXIème siècle, en l’occurrence le Président Laurent Gbagbo, ne restera pas séquestré plus longtemps dans les geôles de la CPI et qu’il sera rendu à la liberté.

Fait à Abidjan, le 11 avril 2013

Le Secrétaire Général par intérim & Porte-parole

Dr Kodjo Richard

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Rappel.

 Ouattara annonce des poursuites contre Gbagbo

11/04/2011. EN DIRECT – Le président de Côte d’Ivoire a appelé lundi soir les Ivoiriens à «s’abstenir de tout acte de représailles». Paris dément avoir directement participé à l’arrestation de l’ex-président Laurent Gbagbo.

• Laurent Gbagbo a été arrêté

Laurent Gbagbo et son épouse Simone à l'hôtel du Golf, peu après leur capture.
Laurent Gbagbo et son épouse Simone à l’hôtel du Golf, peu après leur capture. Crédits photo : STR/AFP

Le président ivoirien sortant a été arrêté lundi par les forces d’Alassane Ouattara, appuyées par les moyens aériens et blindés des forces françaises et de la mission des Nations Unies (Onuci). Laurent Gbagbo se trouvait dans sa résidence, retranché avec son épouse Simone et quelques fidèles. Il a été conduit, avec sa femme et son fils Michel, à l’hôtel du Golf,quartier général du vainqueur reconnu de l’élection présidentielle du 28 novembre. La télévision pro-Ouattara TCI a diffusé des images de l’ex-président en bonne santé mais l’air visiblement fatigué. Il a selon des sources concordantes été examiné par un médecin.

L’ambassadeur de Côte d’Ivoire auprès de l’ONU, Youssoufou Bamba, a précisé quant à lui que Laurent Gbagbo était «en bonne santé» et qu’il serait présenté devant la justicepour être jugé. Avec sa femme, l’ancien président est sous la sécurité de la police de l’ONU. Selon les informations de RTL, il devrait être mis en résidence surveillée dans le nord de la Côte d’Ivoire.

Guillaume Soro, premier ministre de Ouattara, a immédiatement réagi à la télévision ivoirienne : «Le cauchemar est terminé» pour les Ivoiriens. Il a également appelé les forces armées fidèles à l’ex-chef d’Etat auralliement.

Dans la soirée, TCI a diffusé une séquence dans laquelle Gbagbo, peu après son arrestation, dit son souhait «qu’on arrête les armes» et «qu’on rentre dans la partie civile de la crise». Alassane Ouattara doit s’exprimer à son tour dans la soirée, à 22 heures (heure de Paris).

Ouattara annonce des poursuites contre Gbagbo

Dans la soirée, Alassane Ouattara, président internationalement reconnu de Côte d’Ivoire, a annoncé le lancement d’une «procédure judiciaire contre Laurent Gbagbo, son épouse» et ses collaborateurs, affirmant que «toutes les dispositions sont prises» pour assurer leur «intégrité physique».

Il a aussi appelé lundi les Ivoiriens à «s ‘abstenir de tout acte de représailles ou de violences», réitérant sa «volonté» de créer une «commission vérité et réconciliation» pour faire la lumière sur les violations des droits de l’Homme.

Le pays est «à l’aube d’une nouvelle ère d’espérance», a-t-il assuré.

• La plupart des combats ont cessé

Selon l’ONU, la plupart des combats ont cessé à Abidjan, même s’il reste des poches de résistance. Après la capture de Gbagbo, le général Bruno Dogbo Ble, le chef de sa garde républicaine, a appelé les Nations unies pour dire qu’il voulait se rendre. Selon Alain Le Roy, le chef des Casques bleus, au moins 200 combattants de Gbagbo ont baissé leurs armes.

Mais ce dernier a insisté sur le fait que la direction des Nations unies et les quinze pays du Conseil de sécurité estimaient toujours que la Côte d’Ivoire était en crise. «C’est une étape importante dans le processus, mais nous ne pouvons parler d’euphorie. Ce n’est pas fini. Il est extrêmement important que nous maintenions la loi et l’ordre à Abidjan et dans tout le pays», a-t-il dit.

Le Figaro

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La Côte d’Ivoire. Albert Bourgi : La CPI, L. Gbagbo, Ouattara, Hollande, Sarkozy… La Françafrique.

Albert BOURGI : « L’Afrique a constamment à l’esprit que Ouattara est arrivé dans les fourgons de l’armée coloniale française ». Interview du Pr. Albert Bourgi par EventNewsTv Albert Bourgi dénonce la balade de Hollande à Abidjan. Eventnewtv Presse, 19 juillet 2014. [Vidéo, 24 mn]

France-Côte d’Ivoire : Ouattara et Sarkozy signent le retour de la Françafrique

Le Point.fr – Publié le 27/01/2012 à 19:35 – Modifié le 28/01/2012 à 18:57

Huit mois après avoir été débarrassé de Laurent Gbagbo, le président ivoirien vient « remercier » son « ami » français à Paris.

Alassane Ouattara et Nicolas Sarkozy ont conclu jeudi un important accord de coopération militaire. Alassane Ouattara et Nicolas Sarkozy ont conclu jeudi un important accord de coopération militaire. © Jacques Brinon / AFP

Par et

« La paix est revenue en Côte d’Ivoire. » C’est par ces mots que le président ivoirienAlassane Ouattara a lancé vendredi, au siège du Medef, un vibrant appel aux chefs d’entreprise français afin qu’ils s’associent à ce qu’il nomme la « renaissance » de son pays. Au coeur de la crise ivoirienne, déclenchée en décembre 2010 par le refus du président sortant Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle, nombreuses sont les PME françaises à avoir fui les violences entre les deux camps, qui ont fait 3 000 morts. Aujourd’hui, elles auraient tort de renoncer à l’attractivité de la Côte d’Ivoire, première puissance économique d’Afrique de l’Ouest francophone, avec une croissance prévue de 8,5 % en 2012.

Mais huit mois après que les forces françaises de la Licorne ont délogé, sous l’égide de l’ONU, l’ex-président du pouvoir, le séjour parisien d’Alassane Ouattara ne prend-il pas un tout autre sens ? D’ailleurs, accueilli en grande pompe à Paris par son « ami » Nicolas Sarkozy à l’occasion d’une visite de trois jours, le nouveau président ivoirien a tenu à « remercier » la France pour son intervention militaire, estimant qu’elle avait permis d’éviter en Côte d’Ivoire « un génocide pire qu’au Rwanda ». À l’issue de ce discours, les deux présidents, amis de longue date, ont conclu un important accord de coopération militaire.

« C’est un accord qui montre que la France est aux côtés de la Côte d’Ivoire dans sa quête de sécurité et que l’armée française n’a pas vocation à s’ingérer, ni de près ni de loin, dans les affaires de la Côte d’Ivoire », a précisé Nicolas Sarkozy, seul chef d’État occidental à assister à l’investiture d’Alassane Ouattara en mai 2011. Interrogé par le Point.fr, le ministre ivoirien de l’Économie et des Finances, Charles Koffi Diby, a insisté sur la « transparence » du nouvel accord, rompant selon lui avec les secrets du passé.

« Sorciers blancs »

« Les accords de défense signés hier par les deux présidents feront l’objet de publications et seront adoptés par deux assemblées nationales et vous lirez le contenu », a-t-il expliqué. En vertu de l’accord, des militaires français resteront présents sur la base de Port-Bouët. D’autre part, la force française Licorne, qui a atteint jusqu’à 2 000 soldats pendant la crise de 2010, n’en comptera à terme que 250 à 300, exclusivement chargés de la formation des nouvelles forces de sécurité ivoiriennes.

Pourtant, selon le politologue spécialiste de la Côte d’Ivoire, Michel Galy (1), il ne faut nullement voir dans ces chiffres une baisse des contingents français. « On l’a vu en avril : en à peine quelques jours, des milliers de soldats français surarmés peuvent surgir. La Côte d’Ivoire reste le seul pays d’Afrique où la France garde une base permanente, contrairement à ce que prévoit le Livre blanc de la défense ». En effet, en dépit des apparences, l’ancien directeur adjoint du FMI est aujourd’hui entouré par de nombreux « sorciers blancs », solidement implantés dans la présidence : sécurité, budget, infrastructures, peu de secteurs leur échappent, comme le prouve la présence du surpuissant homme de l’ombre Philippe Serey-Eiffel, en charge des grands chantiers, ou de l’ex-militaire français Claude Réglat, désormais titulaire du grade de général à la présidence ivoirienne.

Dès lors, Alassane Ouattara serait-il vraiment le « président des Français », comme aime à l’appeler le camp Gbagbo ? Présent en Côte d’Ivoire durant le scrutin présidentiel de novembre 2010, Michel Galy relève des « fraudes massives » dans le nord du pays. « L’opinion publique n’était informée que par la télévision et la radio rebelle qui l’influençaient. Ainsi, l’expert dénonce les suffrages relativement élevés (de 90 % à 100 %) parfois enregistrés par Alassane Ouattara dans le Nord. Surtout que, s’il est normal que Gbagbo n’ait pas obtenu de voix dans le Nord, ce n’est pas le cas de l’ex-président Henri Konan Bédié, qui y bénéficiait, lui, de larges soutiens.

Promesse de Sarkozy

« On peut raisonnablement créditer Alassane Ouattara de 45 % des voix », estime Philippe Hugon (2), directeur de recherche à l’Institut des relations internationales et stratégiques. « Il y a donc une population qui soutenait Gbagbo et qui se tait, pour l’instant. » Des cas de fraude qui se seraient encore reproduits en faveur des Ouattaristes, à l’occasion des élections législatives de décembre, que les pro-Gbagbo ont préféré boycotter. Ces derniers ont d’ailleurs vu dimanche leur rassemblement à Abidjan être émaillé de violences, faisant un mort. Une insécurité qui ravage toujours le pays en 2012.

« Ce qui s’est produit à Abidjan est regrettable », affirme au Point.fr Ibrahim Ouattara, frère du président et directeur financier de la présidence. « Le président avait autorisé ce meeting, mais des personnes extérieures ont été choquées par les propos tenus par les animateurs, et cela a dégénéré. » Le processus de réconciliation nationale engagé à la chute de Gbagbo ferait-il illusion ? « Le président a promis que toutes les personnes qui se sont rendues coupables d’exactions, quel que soit leur camp, feront l’objet de poursuites », assure Ibrahim Ouattara. « Ce processus prendra du temps, mais il se réalisera. »

« Il existe chez les partisans de Laurent Gbagbo une impression de deux poids deux mesures les concernant », juge Philippe Hugon. « La commission de réconciliation est perçue comme partiale. Seuls ont été arrêtés des pro-Gbagbo. » Un climat de suspicion renforcé par l’envoi de l’ex-président ivoirien à la CPI, dont le président, Luis Moreno Ocampo, est réputé comme proche d’Alassane Ouattara. Pendant ce temps, l’impunité est de mise chez les ex-Forces nouvelles, aujourd’hui Forces républicaines, proches du nouveau Premier ministre Guillaume Sorro. Pourtant, elles se sont rendues coupables d’exactions dans l’ouest du pays. Pour Philippe Hugon, « ce constat renforce le sentiment, chez un certain nombre de pro-Gbagbo, qu’Alassane Ouattara a pris le pouvoir par les armes et non par les urnes ».

La promesse de Nicolas Sarkozy, lors de son accès au pouvoir en 2007, de mettre définitivement fin à la Françafrique, serait-elle restée lettre morte ? « Non seulement le président français n’a pas rompu avec cette pratique, mais l’intervention militaire d’avril dernier est l’illustration de ce qu’il y a de pire dans la Françafrique. Un pouvoir bicéphale. Un lien politico-économique, étroit et incestueux, entre deux présidents et deux régimes. » Ainsi, le spécialiste dit s’attendre en remerciement à « d’importantes concessions pétrolières » à la France, dans le seul secteur qui lui échappait jusqu’ici dans le pays.

« Évidemment, il existe parfois des relations privilégiées entre Abidjan et certaines cellules de l’Élysée », reconnaît de son côté Philippe Hugon. « Mais le monde a changé. Et il est beaucoup moins occulte que par le passé. »

http://www.lepoint.fr/monde/regardez-france-cote-d-ivoire-ouattara-signe-le-retour-de-la-francafrique-27-01-2012-1424569_24.php

En Côte d’Ivoire, 228 prisonniers politiques sont portés disparus

Enquête réalisée par Armand Bohui
Notre Voie
– 17 juillet 2014

Dictature, violation des droits humains… : 228 prisonniers politiques portés disparus.
Le régime Ouattara et l’opposition, notamment le Fpi, sont à couteaux tirés à propos de 228 prisonniers politiques introuvables dans le fichier des détenus brandi par le gouvernement. Où sont-ils passés ? Sont-ils encore vivants ?

Notre enquête
228 prisonniers politiques, détenus par le régime Ouattara depuis 2011, sont introuvables. Initialement, ces personnes ont été enregistrées par le pouvoir et l’opposition, comme ayant été arrêtées par les Frci et autres forces armées parallèles pro-Ouattara, puis jetées dans les différentes prisons du pays. Mais ces 228 prisonniers politiques ont subitement disparu des fichiers de l’Etat. Le constat est apparu véritablement au grand jour, en juin dernier, suite aux contacts que l’opposition, notamment le Fpi, a eus avec le régime Ouattara, dans la perspective de la libération de la dernière vague de prisonniers politiques. Mais déjà, quelques parents ou épouses qui n’ont plus de contact avec leurs frères ou époux détenus (civils ou militaires) avaient tiré la sonnette d’alarme. «Nous n’avons pas de nouvelles de nos parents prisonniers. Nous sommes inquiets », affirmaient des personnes qui ont rendu visite à notre rédaction. Au regard des informations que nous avons recueillies, on peut dire qu’il y a de quoi être inquiet.

Des perspectives effrayantes
Selon nos recherches, à l’occasion de la rencontre que l’opposition a eue, le 22 mai 2014, avec le pouvoir dans le cadre du dialogue direct, il a été arrêté que soit libéré un certain nombre de prisonniers politiques. Dans cette logique, l’opposition devait fournir une liste de prisonniers à libérer, en vue d’une décrispation. C’est ainsi qu’une liste d’environ 700 prisonniers politiques a été présentée par le Fpi au gouvernement. En réponse, le pouvoir a fait parvenir, à l’opposition, une autre liste avec deux compartiments. Le premier compartiment concerne 228 dossiers de prisonniers politiques inconnus à la Cellule Spéciale d’Enquête de d’Instruction (CSEI) et le second constitue un récapitulatif des dossiers de 341 prisonniers politiques censés être reconnus par le régime Ouattara.
En ce qui concerne les 228 disparus, nos recherches ont permis de croiser deux listes : celle émanant du pouvoir et l’autre de l’opposition. L’opération a permis d’identifier ces 228 prisonniers politiques. Leurs noms et prénoms, date de mise sous mandat de dépôt, les juges et les cabinets où ils sont passés et leur statut. Nous avons alors découvert qu’ils sont passés dans différents cabinets de juges d’instruction, qu’ils ont été interrogés puis placés sous mandat de dépôt à des dates précises. Il reste à savoir où sont passés ces 228 détenus politiques étant entendu qu’une fois mis sous mandat de dépôt, chaque détenu devait être incarcéré dans une prison. Au cours de nos investigations, nous avons découvert, par ailleurs, que 179 détenus sur les 228 prisonniers politiques ont été placés sous mandat de dépôt avec des destinations (des prisons) probables et 49 prisonniers dont les lieux de détention sont inconnus. Que s’est-il passé ? Pourquoi 228 prisonniers politiques dont on connait les identités et le statut, dont [on] sait qu’ils ont été placés sous mandat de dépôt, sont-ils introuvables ? Ont-ils été exécutés ?

Des interrogations aux hypothèses
Aucun indice ne permet de pencher pour l’hypothèse de l’exécution. Cependant il existe une hypothèse importante à explorer : celle des cellules secrètes de torture. En effet, depuis avril 2011, la Côte d’Ivoire vit sous le régime Ouattara caractérisé par le fait que chaque ex-chef de guerre (ex-chef rebelle) règne en maître absolu sur un territoire donné du pays. Les populations civiles sont à la merci des ex-rebelles et des dozos qui n’obéissent qu’à leurs chefs, ignorant totalement l’administration. Dans cette «république» où chaque chef de guerre possède ses propres prisons et ses prisonniers, on peut craindre que les 228 prisonniers politiques soient [prisonniers] des ex- rebelles, des dozos et autres forces armées pro-Ouattara. « Il est possible pour un chef de guerre de demander qu’on lui remette un prisonnier pour son propre compte », avoue, sous le couvert de l’anonymat, un responsable d’une administration pénitentiaire. En plus, nul ne l’ignore en Côte d’Ivoire, de nombreuses maisons des cadres pro-Gbagbo confisquées par les ex-chefs de guerre ont été transformées en cellules de torture secrètes. « C’est dans ce genre de cellules que Mahan Gahé Basile a été torturé et a trouvé la mort», révèle notre interlocuteur.
Hypothèse extrême. Et si les 228 prisonniers politiques étaient morts suite à des tortures ? Ici aussi, il suffit de rappeler des informations pour comprendre que les 228 personnes peuvent avoir trouvé la mort. La première information est contenue dans la liste de prisonniers politiques transmise par le pouvoir à l’opposition. Sur celle-ci il est mentionné en rouge, par exemple, que «Bonaventure Basile est mort dans la prison de Séguéla par maltraitance ». Cet élément de l’armée ivoirienne (ex- Fds) a été placé sous mandat de dépôt, le 4 mai 2014, pour « Atteinte à la sureté de l’Etat », et est passé au cabinet du juge d’instruction de Séguéla, avant d’être placé en détention dans la prison de Séguéla, mort du pays. Le régime Ouattara a informé l’opposition que Bonaventure Basile, torturé dans cette prison, a trouvé la mort « par maltraitance ». Pourquoi le pouvoir a-t-il avoué ce seul cas ? Combien y a-t-il de prisonniers politiques morts « par maltraitance » ? Les 228 personnes sont-elles dans ce cas ? Autant de questions qui demeurent sans réponse.

Omerta à la cellule d’enquête et au ministère de la justice
Une information agite de plus en plus l’angoisse des parents de prisonniers politiques depuis quelque temps. En effet, il est établi que « La Commission nationale d’enquête (CNE) mise en place le 20 juillet 2011 pour enquêter sur les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises pendant la période postélectorale allant du 31 octobre 2010 au 15 mai 2011 a relevé pendant la période postélectorale, 296 cas de torture ayant entraîné la mort, 1354 cas de torture et 1135 cas de traitements cruels, inhumains et dégradants ». Cette information a été récemment portée à la connaissance du public par un paneliste dans le cadre de la conférence trimestrielle de la coalition ivoirienne pour la Cpi. Paul Angama a dit clairement que « la torture est une réalité en Côte d’Ivoire ». Les 228 prisonniers politiques ont-ils trouvé la mort comme les 296 torturés par les Frci ?
Comment ces 228 personnes ont-elles pu disparaitre des fichiers de la Cellule Spéciale d’Enquête et d’Instruction après que la cellule les ait reçues ? Nous nous sommes rendu[s] au siège de la cellule sis à Abidjan-Cocody Angré 7ème tranche. Le greffier qui nous a reçu[s], nous a dirigé vers le juge d’instruction. Qui nous a dit qu’il est tenu par l’obligation de réserve. Avant de nous demander de rencontrer le procureur de la République, directeur de la Cellule Spéciale d’Enquête et d’Instruction. Suite à l’audience que nous avons sollicitée, le procureur de la République près du Tribunal de première Instance d’Abidjan-Plateau nous a demandé, à son tour, de nous référer au ministère de la justice. Nous avons joint le ministère de la justice à travers son chargé de communication. Ce département nous a demandé de lui faire parvenir notre adresse e.mail par SMS. Suite à la diligence, le service communication du ministre de la justice nous a convié à une séance de travail. Après notre exposé à cette réunion à laquelle le chargé de communication a invité trois de ses collaborateurs, il nous a promis qu’il rédigerait une note adressée au ministre. Mais que la note devrait accompagner une lettre que nous devrions adresser au ministre de la justice, Coulibaly Gnénéma. Dans celle-ci, nous avons exposé comme demandé notre requête. En dépit de notre démarche, aucune suite n’a été donnée à la demande. Une véritable omerta est entretenue autour du cas des 228 prisonniers politiques. Une situation qui renforce les soupçons sur le régime Ouattara.
(…)http://soutienetliberte.wordpress.com/2014/07/25/en-cote-divoire-228-prisonniers-politiques-sont-portes-disparus/
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https://mcmparis.wordpress.com/2014/07/31/a-bourgi-la-cpi-l-gbagbo-ouattara-hollande-en-afrique-sarkozy-rawlings/

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