Tunisie 18/03/2015. Au moins 22 morts dont 17 étrangers. Terrorisme de l’EI ! L’identité des terroristes.

Attaque terroriste à Tunis : ce que l’on sait

L’attaque terroriste du musée national du Bardo à Tunis a fait 22 morts, dont 17 touristes étrangers ce mercredi 18 mars. Les deux assaillants armés ont également été tués par les forces de l’ordre tunisiennes. « L’Obs » fait le point.

Les deux victimes tunisiennes sont un policier et un civil.

38 personnes ont également été blessées, notamment des ressortissants de France, d’Afrique du Sud, de Pologne, d’Italie et du Japon, d’après le gouvernement. Selon une source diplomatique à Paris, quatre Français figurent parmi les blessés. Le parquet de Paris a ouvert une enquête.

Pour le moment, aucun groupe n’a revendiqué cette attaque. Les djihadistes d’Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), très implantés dans la région, ou de l’Etat islamique, pourraient être à l’origine de l’attentat.

L’Obs/monde.

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Attaque terroriste au musée du Bardo

18/03/2015 à 12:40 Par Jeune Afrique
Un policier antiterroriste près de Tunis.
Un policier antiterroriste près de Tunis. © AFP

Les forces de securité tunisiennes ont réussi à neutraliser les terroristes qui ont attaqué le musée national du Bardo en milieu de journée à Tunis. Le bilan provisoire est de 19 morts, dont 17 touristes étrangers. Suivez l’évolution de la situation en direct.

Mercredi 18 mars, vers 12h00 (locales), au moins deux hommes armés ont ouvert le feu à proximité de l’Assemblée nationale et du musée du Bardo, dans le centre de Tunis. Les assaillants, habillés en tenue militaire, ont tenté de forcer l’entrée de l’hémicycle puis se sont dirigés vers le musée, où ils ont visé un bus de touristes.

Les forces de sécurité tunisiennes ont neutralisé les terroristes vers 14h30. Deux d’entre eux auraient été tués et un troisième arrêté durant l’assaut. Selon les autorités, le bilan provisoire est de 19 morts, dont 17 étrangers, et de 38 blessés. 

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Des membres des forces de sécurité à proximité du musée du Bardo, le 18 mars à Tunis. © AFP

17h30 – Dans une interview à l’AFP, le président tunisien Béji Caïd Essebsi rappelle que le chaos en Libye voisine, où une branche de l’État islamique (EI) est active, menaçait directement son pays. « Nous nous attendions à ce qu’il y ait une action d’un degré élevé » en Tunisie, affirme-t-il.

17h15 – Plusieurs organisations terroristes menaçaient ouvertement la Tunisie ces derniers mois. La katiba Okba Ibn Nafaa, liée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et retranchée dans les montagnes boisées du Jebel Chaambi, près de la frontière avec l’Algérie, mène régulièrement des attaques meurtrières contre les forces de sécurité tunisiennes. Elle n’a en revanche jamais attaqué de touristes étrangers. Entre 3 000 et 4 000 Tunisiens combattraient par ailleurs en Syrie et en Irak, notamment dans les rangs de l’État islamique (EI). Environ 500 seraient revenus en Tunisie, tandis que d’autres ont rejoint la branche libyenne de l’EI.

Lire l’article sur Jeuneafrique.com

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L’identité des terroristes

Par : Rédaction | 18 mar 2015 | 21 h 45 min

Le chef du gouvernement, Habib Essid, vient de révéler l’identité des deux terroristes qui ont attaqué le musée du Bardo et tué 22 personnes et plus de 40 blessés.

Les deux terroristes sont, Yassine Laabidi et Hatem Khachnaoui et appartiendraient au groupe terroriste Okba Ibn Nafaa.

Bilan actuel : 22 morts et 42 blessés Direct Info

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Tunis : deux Français sont morts dans l’attaque du Musée du Bardo

L’Elysée a confirmé dans un communiqué la mort de deux Français dans l’attaque …  Sept Français sont par ailleurs blessés dont un reste dans un état grave, ajoute la présidence de la République.

Le Monde Afrique.

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La vidéo qui annonçait l’attaque du Bardo?

Par : Ali Chetoui | 18 mar 2015 |

attaque_bardo

Avez-vous entendu parler d’un certain Ouanes Fkih? Probablement pas! Pourtant Ouannes Fkih a posté, mardi 17 mars, une longue vidéo à l’encontre de la Tunisie, de ses politiques et de ses forces de l’ordre. Ce terroriste leader du groupe Ansar Chariaa y est allé de ses menaces en s’adressant à la jeunesse de son mouvement et il a surtout dit textuellement à ces jeunes: «patientez, les jours qui viennent seront plein d’événements».

Il pensait peut-être à l’opération de ce mercredi au musée du Bardo ou à d’autres opérations à venir. Nul ne le sait! Mais il faut souligner que ce terroriste a été arrêté en mai 2013 et a été libéré en juillet 2013 quelques jours avant l’assassinat de feu Mohamed Brahmi. Qui a parlé du laxisme du gouvernement d’Ali Laareydh?

Les forces de l’ordre ont fini par abattre les deux terroristes qui se sont introduits au Bardo! Ils ont fait leur boulot, mais le bilan et la gravité de cette opération terroriste sont assez lourds! D’abord, il faut comprendre que nous restons la cible d’opérations terroristes de toute nature et les succès des forces de l’ordre et de l’armée sont d’autant plus spectaculaires que les réponses des terroristes peuvent être plus sanguinaires. Le président du gouvernement l’a dit et répété lors de son passage à la télé lundi soir: nous n’avons pas encore gagné la guerre et elle sera longue et difficile.

L’opération du Bardo au stade actuel n’a pas divulgué tous ses secrets. Elle peut avoir visé le tourisme tunisien au début de la saison touristique comme elle peut être destinée à faire un bain de sang à l’ARP avec toute la symbolique que ça peut avoir. Dans les deux cas, elle a été organisée, planifiée et bien menée jusqu’au bout. Le bilan est peut-être le plus lourd côté civil depuis la révolution et en plus il touche des touristes étrangers.

Cette attaque pose des questions sécuritaires que les services spécialisés se poseront sûrement concernant l’habillage de l’opération, l’identité des terroristes abattus, leur façon de s’introduire dans l’enceinte du musée du Bardo. Mais elle servira peut-être à réveiller de leur doux sommeil nos chers députés qui n’ont pas encore programmé la fameuse loi sur le terrorisme que la défunte Troïka a fini par enterrer quelque part dans les tiroirs de l’ancienne ANC.

Ce que nous venons de vivre pendant ses longues heures d’épouvante nous rappelle enfin que malgré le nombre croissant d’opérations terroristes et malgré la vigilance maximale des toutes les polices et de l’armée, nous ne semblons encore, en tant que peuple, assez conscients de la gravité de la situation et pas assez mobilisés pour défendre notre bien le plus précieux, notre liberté, la liberté de nos choix qui fait enrager les terroristes contre la Tunisie particulièrement.

D’autre part et parce qu’il faut appeler un chat un chat, les terroristes qui nous attaquent et qui nous disputent notre liberté et notre modèle social sont des Tunisiens de pure souche. Ils ne sont pas étrangers. Ils ont été dans nos écoles, dans nos universités, dans nos administrations et dans nos entreprises. Donc c’est bien nous également qui fabriquons ces Frankenstein par notre système éducatif pourri, par nos mentalités lamentables, par nos petites et grandes mesquineries à l’emporte pièces…

Alors on revient à Ouanes Fkih! Pourquoi a-t-il été libéré? Sachant que des Ouaness Fkih il y en a plusieurs …

Ali Chetoui

DirectInfo

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Attaque au musée du Bardo: La Tunisie, premier fournisseur de djihadistes à Daesh

Publié le18.03.2015

  • 3.000 djihadistes tunisiens ont rejoint les rangs de Daesh.
  • 500 sont revenus dans le pays.
  • La Tunisie est le premier contingent de volontaires étrangers au sein de l’Organisation de l’Etat islamique.

«Continuellement, des choses sur la Tunisie circulent.» Pas d’étonnement chez ce membre des services de renseignements ce mercredi après-midi, quelques heures après l’attaque au musée du Bardo à Tunis qui a fait 20 morts parmi les touristes selon les autorités tunisiennes. «La Tunisie est un foyer de djihadistes. C’est largement et longuement connu», poursuit-il auprès de 20 Minutes.

La Tunisie est d’ailleurs le pays qui fournit le plus de djihadistes à l’organisation de l’Etat islamique. 3.000 ressortissants sont partis rejoindre les rangs de Daesh sur la zone irako-syrienne. Et 500 d’entre eux sont revenus. «Le retour de ces individus pose beaucoup de problèmes. C’est d’ailleurs pour cela qu’un projet de loi devait être débat à l’Assemblée nationale au même moment que l’attaque pour renforcer les capacités judiciaires», poursuit Jean-Charles Brisard, président du Centre d’analyse du terrorisme (CAT) et spécialiste du terrorisme islamiste.

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As of last fall, Tunisians made up the largest nationality of foreign fighters for http://bit.ly/1u4dk8j 

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Les djihadistes de l’EI revendiquent l’attentat de Tunis

Le Point – Publié le 19/03/2015

L’identité des auteurs de l’attaque du musée du Bardo se précise. Neuf suspects ont été arrêtés jeudi et l’EI a revendiqué l’attentat dans un message audio.

Les forces de l'ordre ont sécurisé le périmètre lors de l'attaque du musée du Bardo, mercredi, à Tunis.
Les forces de l’ordre ont sécurisé le périmètre lors de l’attaque du musée du Bardo, mercredi, à Tunis. © FETHI BELAID / AFP
(AVEC AFP)

L’organisation djihadiste État islamique (EI) a revendiqué jeudi l’attentat du musée du Bardo, à Tunis, qui a coûté la vie à vingt touristes et un Tunisien, une attaque inédite depuis 2011 faisant craindre une déstabilisation de la jeune démocratie tunisienne. L’attaque, la plus meurtrière perpétrée par l’EI contre des Occidentaux, a été revendiquée dans un message audio sur Internet. Le groupe extrémiste sunnite, qui compte des centaines de combattants tunisiens dans ses rangs, a menacé la Tunisied’autres attaques.

L’opération, selon l’EI, a été menée mercredi par « deux chevaliers du califat, Abou Zakaria al-Tounsi et Abou Anas al-Tounsi », « munis d’armes automatiques et de grenades », qui sont « parvenus à assiéger un groupe de ressortissants des pays croisés […] semant la terreur dans le coeur des infidèles en Tunisie musulmane ». Elle a frappé le plus prestigieux musée du pays faisant 21 morts, selon un dernier bilan officiel. Treize d’entre eux ont été identifiés, dont trois Japonaises, deux Français, deux Espagnols, une Britannique et quatre Italiens.

 Une bonne partie des victimes étaient des croisiéristes descendus de leur paquebot en escale pour découvrir Tunis. Elles ont été la cible des tirs au moment où elles descendaient de leur bus et entraient au musée dans lequel elles ont été pourchassées. Les autorités ont annoncé la mort de deux assaillants, identifiés comme Yassine Abidi et Hatem Khachnaoui. Seule heureuse nouvelle, deux touristes espagnols ont été retrouvés dans le musée où ils avaient passé la nuit cachés à l’initiative d’un employé, également sain et sauf.

Jeudi en début d’après-midi, la présidence tunisienne avait annoncé l’interpellation de neuf personnes suspectées d’avoir été en relation avec les deux assaillants responsables de l’attaque. « Le chef du gouvernement […] a indiqué que les forces de sécurité avaient pu arrêter quatre éléments en relation directe avec l’opération [terroriste] et cinq autres soupçonnés d’être en relation avec cette cellule », a indiqué la présidence dans un communiqué, sans préciser le rôle et l’identité de ces suspects. « Le chef de l’État a affirmé que la Tunisie vivait des circonstances exceptionnelles […] après que la Tunisie a été confrontée à un saut qualitatif dans les opérations terroristes qui sont passées des montagnes aux villes », a noté la présidence.

Au vu des « circonstances exceptionnelles », l’armée va désormais participer à la sécurisation des accès des grandes villes par des patrouilles, selon la présidence. Le Premier ministre Habib Essid a reconnu « des failles sécuritaires » alors que le musée est mitoyen du Parlement où se tenait, au moment de l’attaque, une réunion de cadres militaires et de la justice sur la réforme de la loi antiterroriste. Il a promis une « enquête approfondie ».

« Rassemblement populaire silencieux »

Condamné par la communauté internationale, l’attentat a provoqué une très forte émotion en Tunisie et de multiples appels à l’unité. En fin d’après-midi, environ 200 personnes ont participé à un « rassemblement populaire silencieux » devant le musée du Bardo, certains enveloppés dans le drapeau tunisien. « Tunisie libre, terrorisme dehors », ont-elles scandé. Des bouquets de fleurs ont été déposés devant l’entrée du musée, où des traces de sang étaient encore visibles. « Je suis venue pour faire passer un message : nous sommes toutes et tous contre le terrorisme », a déclaré une jeune enseignante, Emna Dammak.

Le principal syndicat, l’UGTT, a appelé à « mobiliser les forces du peuple et tous les organes de l’État à déclarer la guerre au terrorisme ». Le chef du parti islamiste Ennahda, Rached Ghannouchi, s’est dit convaincu que « le peuple se tiendra uni face à la barbarie ». Le président Béji Caïd Essebsi a, lui, promis que « les traîtres seront anéantis ».

L’attaque du Bardo est la plus grave depuis l’attentat-suicide, revendiqué par Al-Qaïda, contre une synagogue à Djerba (sud) qui avait coûté la vie à 14 Allemands, 2 Français et 5 Tunisiens en 2002. C’est aussi la première fois depuis la révolution de janvier 2011 que des étrangers sont visés alors que le pays s’est imposé comme un modèle de stabilité et d’ouverture dans le monde arabe, l’essentiel des États du Printemps arabe ayant basculé dans le chaos et la répression.

« Terrible impact économique »

Le gouvernement tunisien a notamment qualifié de « terrible […] l’impact économique » pour le pays : le tourisme, déjà en crise, en est l’un des secteurs stratégiques. Les groupes italiens MSC Croisières et Costa Croisières, dont des passagers ont été touchés au musée, ont annoncé la suspension de leurs escales à Tunis. Chacun avait un paquebot avec plus de 3 000 passagers en escale à Tunis mercredi. Le Syndicat des tour-opérateurs français (Seto) a en revanche indiqué qu’il n’y avait pas, pour l’heure, de vague d’annulations » auprès des voyagistes français.

Deux mois et demi après les attentats ayant ensanglanté Paris, le ministre français de l’Intérieur Bernard Cazeneuve est attendu vendredi à Tunis pour évoquer la coopération antiterroriste. L’Italie a déjà annoncé un renforcement de son dispositif en Méditerranée.

Depuis 2011, les autorités tunisiennes luttent contre un groupe djihadiste lié au réseau Al-Qaïda au Maghreb islamique, la Phalange Okba Ibn Nafaâ, qui a tué des dizaines de policiers et de soldats dans les montagnes à la frontière algérienne. En outre, au moins 500 Tunisiens ayant combattu en Irak, en Syrie ou en Libye dans les rangs d’organisations djihadistes comme l’EI sont rentrés au pays et la police les considère comme l’une des principales menaces sécuritaires. L’EI, qui sème la terreur dans les territoires qu’il contrôle en Irak et en Syrie, ne cache pas son ambition d’étendre son « califat » islamique à d’autres pays de la région arabe, et même en Afrique.

Le POINT.

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François Hollande confirme la mort d’un troisième Français dans l’attentat de Tunis

Le président français, François Hollande, a confirmé vendredi 20 mars la mort d’un troisième Français dans l’attentat au Musée du Bardo, à Tunis.

Il a ajouté qu’il y avait « encore deux blessés graves (français) qui sont toujours en soins intensifs et cinq blessés légers qui vont rentrer en France dès ce soir », ajoutant que le « pronostic vital » était engagé pour l’un des blessés graves.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/video/2015/03/20/francois-hollande-confirme-la-mort-d-un-troisieme-francais-dans-l-attentat-de-tunis_4598194_3212.html#Oli8ksO2fwWEr9zY.99

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Bilan définitif

21 morts, dont 3 français et 2 blessés graves en soins intensifs.

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
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