Le PDS d’Antananarivo. Une politique « d’incompétence », émaillée d’actes répréhensibles.

CUA : Le PDS Ny Hasina Andriamanjato démissionne

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Antananarivo. Ny Hasina. Il avait promis 4 mois pour réhabiliter les routes et deux mois pour ramasser les ordures !!!

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Nomination par arrêté du ministère de l’Intérieur en date du 5 mars 2014 : « Monsieur Ny Hasina Andriamanjato en qualité de président de la délégation spéciale de la commune urbaine d’Antananarivo ». C’est en ces termes que le communiqué issu du conseil des ministres a rapporté hier l’officialisation de la nomination de Ny Hasina Andriamanjato à la tête de la capitale »

Le nouveau PDS fait le ménage

A peine installé à son nouveau poste, Ny Hasina Andriamanjato, nouveau Président de la délégation spéciale de la Commune urbaine d’Antananarivo, veut impressionner en faisant le ménage dans sa propre équipe. Quelques directeurs ont été limogés.

L’ancienne équipe de direction de la Commune urbaine d’Antananarivo a largement démontré son incompétence dans la gestion de la municipalité. Admise à la commune au temps d’Edgard Razafindravahy, puis maintenu au bref passage d’Olga Rasamimanana, cette ancienne équipe a subi le coup de balai de l’ « Apôtre » de la « reconstruction » de la capitale. Une source concordante a indiqué que certains directeurs au sein de la municipalité ont été limogés lundi dernier, comme Zo Andriatsilavo du département technique.

Le nouveau PDS veut impressionner dans sa méthode en limogeant ainsi l’ossature d’une équipe qui n’était pas à la hauteur du défi qui attend la direction de la municipalité. Durant le mandat de cette équipe formée du temps d’Edgard Razafindravahy jusqu’à l’arrivée de Ny Hasina Andriamanjato, la capitale était dans le désordre le plus total, avec les ordures ménagères qui inondent les voies publiques avec les odeurs nauséabondes tellement polluantes.

Pourtant, Ny Hasina Andriamanjato avait maintenu certaines têtes dont le directeur de cabinet, le colonel Dominique Ralala, frère cadet du secrétaire général de la présidence, le général de division Roger Ralala. Notre source a aussi indiqué que certains militaires, mis en place dans la municipalité par Edgard Razafindravahy, ont été maintenus à leur poste respectif. La vague de limogeage a donc frappé particulièrement les civils qui seront remplacés dans les prochains jours. Le nouveau PDS veut donner un nouveau souffle à la municipalité. Il avait promis 4 mois pour réhabiliter les routes et deux mois pour ramasser les ordures. Il cherchait ainsi à impressionner les habitants de la capitale jusqu’à la prochaine municipale dont sa candidature n’est pas à écarter étant donné les ambitions politiques de ce descendant d’Andriamanjato. Durant son mandat de PDS, il est alors obligé de présenter un bilan positif à la municipalité pour essayer de convaincre l’électorat d’Antananarivo au cas où il décide de se porter candidat aux prochaines communales.

La Nation

12 mois plus tard.

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Novembre 2014.

La Peste à Antananarivo

La honte

« Dans un bidonville de la capitale de Madagascar, le 11 novembre dernier, une jeune femme de 21 ans est décédée de la peste. Eradiquée depuis plus de cent ans en France, cette maladie connait toujours une forme endémique à Madagascar, où l’on recense des cas jusque dans la capitale, Antananarivo. Nous sommes allés dans ce bidonville et comme le dit Danièle Hahn-Godard, présidente de l’association betina-ankasina, : « Ici c’est la saleté qui tue! »

http://videos.leparisien.fr/video/madagascar-plongee-au-coeur-du-bidonville-infeste-par-la-peste-07-12-2014-x2bxxyg

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Avril 2015.

Ça pue

Les habitants de la capitale vivent de nouveau avec les ordures un peu partout. La situation devait pourtant s’améliorer avec la nomination de nouveaux responsables à la tête du Service autonome de maintenance de la ville d’Antananarivo (SAMVA). Mais les bacs à ordure débordent davantage à chaque coin de rue. A cela s’ajoute les odeurs pestilentielles provoquées par les défécations à l’air libre.

Bien fort celui qui puisse supporter l’émanation qui se dégage des ordures lorsque des engins du SAMVA essaient de dégager les ordures amassées au niveau du marché d’Andravoahangy, tant l’odeur dégagée y est insoutenable. Le cas de la capitale risque d’empirer, malgré les prochaines élections communales. Pour le moment, tous les candidats pressentis à la course à la mairie de la capitale visent plutôt la nécessité d’accéder au pouvoir, car le poste de premier magistrat de la ville d’Antananarivo a toujours constitué un tremplin pour la magistrature suprême.
Que ce soit pour le parti au pouvoir, le HVM, ou pour le camp de l’ex-président Marc Ravalomanana ou encore pour le MAPAR, le but principal c’est d’abord de parvenir à contrôler le pouvoir à Antananarivo. Le désir d’améliorer le sort de la population passe au second plan, car éclipsé par la bataille politique et la guerre des sièges à venir.
Il n’y a pas de miracle à attendre ainsi de la part du prochain maire de la capitale. Pourtant, il est temps que tous les candidats potentiels revoient leur véritable aspiration et leur plan de développement pour Antananarivo. Dans un proche avenir, la capitale sera pratiquement un endroit invivable, à l’allure où vont les choses. Actuellement, presque chaque coin de rue est envahi par les ordures ménagères. Le SAMVA est complètement débordé. A Ambohipo, c’est une montagne d’ordure avec une odeur insupportable qui envahit la moitié de la chaussée, menant vers Ambolokandrina. Le bac à ordure n’est même plus visible. A Andravoahangy, la rue est également entièrement infestée d’ordures. Déjà immunisés, les marchands ont pris l’habitude de vendre à côté des détritus, voire, quelque fois, d’installer leur marchandise sur des ordures. A Ankadindramamy, la rue est aussi débordée. Ce ne sont que des exemples parmi tant d’autres. L’heure est grave.
La capitale est devenue de plus en plus puante. Partout où on va, c’est la puanteur. Outre les ordures ménagères qui envahissent la ville, l’odeur pestilentielle, à de nombreux endroits, en raison des urines et de la défécation à l’air libre aggrave la situation. Aucune solution pour faire face à ce désastre n’a été proposée par les responsables successifs de la ville d’Antananarivo. A tel point que l’air est de plus en plus irrespirable dans le centre de la ville. Depuis quelques années, Antananarivo a connu une dégradation constante. Aux nids de poule, qui sont aperçus partout, avaient succédé les ordures qui envahissent les rues. C’est à un spectacle désolant que l’on assiste régulièrement. Tout le monde est pourtant obligé de s’y adapter. Les enfants qui marchent pour aller à l’école, par exemple, doivent respirer cet air irrespirable. Quel avenir pour eux si la situation ne s’améliore pas ?

La Nation 

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Antananarivo – Des ordures bloquent la rue

Encombrement de la circulation à cause des ordures qui s’amassent dans la rue.
21.04.2015

Deux semaines après la nomination du responsable de la SAMVA, les ordures continuent de s’amonceler, dans la capitale. Des rues risquent d’être impraticables.

La rue à deux voies d’Anto­homadinika-Centre est, sur le point d’être coupée. Elle n’est pourtant pas victime de nids d’autruche. Ce sont les ordures qui occupent les deux tiers de la rue. La circulation y est ainsi alternée, créant un embouteillage monstre sur cet axe, aux heures de pointe. « Ces ordures n’ont pas été collectées pendant un mois. C’est ainsi qu’elles se transforment en une petite colline », se plaint Mavosoa Randriantohaina, épicière à Antohomadinika-Centre.
Mais, ce sont les taxi-brousse reliant le district d’Amba­tondrazaka et l’axe Est à la capitale qui se plaignent de cet amoncellement d’ordures. « Nous avons honte de cette situation. Certains voyageurs nous qualifient même de stationnement d’ordures, mais non plus, de taxi-brousse.

Des étrangers ne souhaitent même pas prendre le taxi-brousse à Antohomadinika et préfèrent être récupérés sur la route. À part l’insalubrité, l’insécurité y règne aussi », se plaint un guichetier de la coopérative Besady, reliant la capitale à Ambatondrazaka. Cette rue n’est pas la seule à être victime de la montagne d’ordures. À Antaniavo-Antoho­madinika, la circulation est aussi relayée à cause des ordures. Les usagers de la rue d’Ambatolampy font face aussi au même problème. Les ordures n’y ont pas été ramassées depuis des jours et se transforment même en compost.

Débordement
Mais, les automobilistes ne sont pas les seuls à être victimes des ordures à Antananarivo, à Antoho­madinika-Antsalovana, l’amoncellement des ordures a même dépassé les cases d’habitations. « Les ordures dépassent la hauteur de 4m. Nous vivons avec ces immondices depuis quatre mois. Si une épidémie affecte notre quartier, nous serions tous malades. Les infections respiratoires touchent déjà les enfants de moins de cinq ans », s’indigne Marcel Rakotondriaka, habitant du quartier d’Antohomadinika. Afin de limiter l’amoncellement de ces ordures, les habitants les brûlent comme à Antohomadinika et à Ambohimanarina, présentant un risque d’incendie spectaculaire sur les cases d’habitations collées les unes aux autres.
Le Service Autonome de Maintenance de la Ville d’Antananarivo (SAMVA) se veut rassurant, face à cette situation catastrophique.
« La collecte des ordures va s’améliorer au fil des jours, après la restructuration effectuée », a fait savoir une source au sein du SAMVA. Selon pourtant les indiscrétions, il n’y a qu’une dizaine de camions qui assurent aujourd’hui la collecte des ordures, si une cinquantaine est nécessaire tous les jours.

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La lutte contre la peste est lancée sur fonds de montagnes d’ordures

mercredi 22 avril 2015, par Léa Ratsiazo

Le ministère de la Santé, en partenariat avec l’Institut Pasteur, a lancé officiellement la campagne de lutte contre la peste. Il s’agit surtout d’une campagne de sensibilisation de la population dans la capitale dans un premier temps, pour lutter contre les rats, agents de transmission de l’épidémie de la peste. Le ministère de la Santé indique que l’année dernière, 402 cas de peste avérée ont été enregistrés à Madagascar. Notre pays est malheureusement, avec la République démocratique du Congo, le seul pays d’Afrique où cette maladie moyenâgeuse sévit encore de façon endémique.

L’initiative en soi est louable car il faut qu’on en finisse avec cette maladie qui fait autant honte que mal mais il faut se rendre à l’évidence. Pour ne parler que le cas de la capitale, malgré le changement à la tête du Service Autonome de Maintenance de la Ville d’Antananarivo (Samva), les ordures restent et sont parties à l’assaut des trottoirs et des rues. On dirait qu’il n’y a aucune coordination à la tête de l’État. Comment peut-on lutter contre les rats qui véhiculent la peste alors que toute la population baigne dans un environnement de montagnes d’ordures partout ? Il y a même des endroits comme à Antohomadinika où les ordures débordent et occupent la moitié de la route. La population a beau pester (c’est le cas de le dire), appeler les responsables au téléphone, via les émissions de radio et télévision, sur réseaux sociaux… rien n’y fait.

Les tenants du pouvoir nous sérinent avec leurs grands programmes, le Programme national de développement (PND) et autres, ils voyagent partout dans le monde, mais sont incapables de nous enlever les ordures. On ne demande pas la lune, juste un peu d’assainissement !

Madagascar Tribune.

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Peste : Situation épidémiologique préoccupante à Antananarivo


Les puces collectées seront testées dans ce laboratoire. (Photo Kelly)

Difficile pour la population de la capitale de ne pas craindre une recrudescence de la peste avec la formation de ces montagnes d’ordures un peu partout dans la ville depuis quelques semaines et l’éparpillement des immondices qui favorisent la prolifération des rats, vecteurs de la maladie. 

Depuis hier, les activités de surveillance de la peste dans la ville d’Antananarivo ont repris, après avoir été suspendues en 2006, faute de financement. Mais face à une situation épidémiologique préoccupante et une multitude de facteurs ne favorisant pas la réduction des risques d’épidémie (entassement des ordures sur la voie publique, propices à la prolifération des rats ; insalubrité des quartiers et des  habitations ; surpopulation, etc) la reprise de ces activités arrive à point nommé.

Avec l’appui de la Banque mondiale à hauteur de 12 500 euros, ces activités de surveillance des rats et de surveillance de la résistance des puces aux insecticides, sont à nouveau relancées. Ainsi, une campagne de capture de rats et de collecte de puces est actuellement menée dans la capitale. Quinze « agents captureurs » issus du Bureau municipal d’hygiène (BMH) et des volontaires de la Croix Rouge Malagasy (CRM) ont été formés à l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM) et sont actuellement chargés de capturer des rats dans 13 marchés communaux et 9 quartiers à Antananarivo.

Marchés communaux. Des nasses et des pièges à rats seront placés dans ces 21 sites incluant les marchés communaux d’Analakely Ambodifilao, Mahamasina, Namontana, 67ha (Coum et « Bagdad »), Besarety, Ambohijatovo, Petite Vitesse, Isotry, Anosibe, Andravoahangy, Soamanatombo. Quant aux quartiers, sont entre autres concernés ceux de Manjakaray, Anosibe Mandrangobato, Ampefiloha, Andranomanalina, Isotry, Antohomadinika, Ankasina, 67ha. Les sites seront visités par les agents captureurs 4 jours par semaine jusqu’à la fin du mois de septembre. Les rongeurs ainsi capturés et les puces collectées, seront soumis à des tests. Ceux réalisés sur les puces permettront de vérifier leur sensibilité aux insecticides.

Réussite compromise. Le processus, dont la coordination est assurée par l’IPM en collaboration avec le ministère de la Santé et la commune urbaine d’Antananarivo, a pour principal objectif de recueillir les indicateurs de risque de peste permettant de prendre les décisions adéquates et d’adapter les mesures de lutte contre la peste dans la ville d’Antananarivo, de signaler précocement le risque de survenue de la maladie chez les humains et d’en évaluer l’extension géographique.

L’initiative est, certes, louable et non moins indispensable. Toutefois, la réussite de la démarche de réduction des risques d’épidémie… risque d’être compromise avec la persistance du dysfonctionnement dans le système d’enlèvement des ordures à Antananarivo.

Midi M/car

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ANTANANARIVO – La chasse aux rats relancée

brigade antirat peste

22.04.2015 | 9:0

La prévention de l’épidémie de peste continue. L’action reste pourtant isolée pour mener une lutte efficace.

La Capitale est-elle menacée par l’épidémie de peste face aux montagnes d’ordures dans les quatre coins des cent quatre vingt douze fokontany   Aucun responsable n’a voulu répondre à cette question hier durant la relance des activités de surveillance de la peste à Anta­nanarivo lors d’un point de presse à Avaradoha. Aussi aucun indicateur de risque de peste n’existe-t-il à Anta­nanarivo pour prendre une décision et signaler précocement ce risque d’épidémie.
Le ministère de la Santé publique, l’Institut Pasteur de Madagascar et le Bureau municipal d’hygiène, grâce aux 12 500 dollars offerts par la Banque Mondiale, ont ainsi décidé de mener une campagne de captures de rats et de collecte de puces afin de déterminer le niveau de risque. « Madagascar occupe le premier rang mondial dans l’épidémie de peste. Antana­narivo n’est pas épargnée. Cette capture de rats et cette collecte de puces qui va durer jusqu’au mois de septembre nous permettront d’obtenir un indicateur de risque de peste, d’adapter les mesures à entreprendre, d’évaluer l’extension de risque et d’utiliser la pesticide adéquate en cas d’épidémie », a expliqué le directeur de l’Ins­titut Pasteur de Madagascar, Vololomboahangy Andria­naja Ravaoalimalala.
Action cruciale
Une vingtaine de personnes ont ainsi commencé hier à mener cette chasse aux rats. Une vingtaine de quartiers sont concernés entre autres Ankasina, Akorondrano Est, Andra­voa­hangy, Isotry, Antohoma­dinika III G Hangar, Anala­kely, Ambohijatovo ainsi que tous les grands marchés de la capitale.

Cette mesure laisse perplexe les habitants de ces quartiers. « Si le gouvernement veut lutter vraiment contre la propagation des épidémies qu’il ramasse tout d’abord les ordures. Cette action nous semble ridicule. À quoi bon chasser les rats et leurs puces alors que nous vivons avec les ordures depuis des jours. Cette action est une diffamation à l’encontre de notre quartier », s’indigne Masiniriana Ran­driam­boahangy, mère de famille à Antohomadi­nika III G Hangar.
Cette action, selon les indiscrétions, est pourtant cruciale. « Il y avait des cas de peste dans la capitale. Le problème est que les puces auraient résisté au pesticide utilisé. Nous ignorons si les puces infectées existent toujours ou ont été éliminées », a confié la source au sein du ministère de la Santé publique. La dernière statistique fait état de quatre cent quatre vingt deux cas suspects dont 52% d’entre eux confirmés dans l’ensemble du territoire.

Vonjy Radasimalala (L’Express de M/car)

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Madagascar pays le plus touché par la peste dans le monde

Maladie de la pauvreté

16 avril 2015, par  Témoignages.re
Ile de la Réunion.

Apparue dans l’île à la fin du 19e siècle, la peste continue de faire des ravages à Madagascar. Elle apparaît tous les ans à la saison des pluies et fait à chaque fois des victimes. Cette maladie est liée à la pauvreté. L’OMS estime que Madagascar est le pays au monde le plus touché par la peste. Moramanga fait partie des régions les plus vulnérables selon « Le Monde ».

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Même Antananarivo a été touché par l’épidémie. La peste est une maladie qui existe parce qu’il y a la pauvreté.

Tout près de notre île, un grand pays, Madagascar. Il est peuplé de plus de 22 millions de personnes, et il en comptera plus de 50 millions dans une trentaine d’années. L’objectif de son gouvernement est de le faire progresser vers le statut de pays émergent. Mais pour l’heure, les défis restent considérables. Madagascar fait notamment face à celui de la grande pauvreté. Elle a des conséquences sanitaires. Ce n’est pas seulement la malnutrition, ce sont aussi des maladies qui ne sont pas encore vaincues. La peste fait partie de celles-là.
Tous les ans à la saison des pluies, l’épidémie réapparaît.

71 morts depuis septembre

Le 11 février dernier, l’OMS a fait un point de la situation.
« La flambée, qui a éclaté en septembre 2014 et a atteint son pic en novembre jusqu’à fin décembre, a ralenti pour le moment. Cependant, la saison de la peste sur l’île dure jusqu’en avril. (…)
Le potentiel épidémique élevé de la peste, surtout dans sa forme pneumonique, qui peut se propager directement d’une personne à l’autre par la toux, a été bien étudié. Les éléments attestant que la maladie a gagné les bidonvilles de Tananarive, la capitale, renforcent la nécessité d’une vigilance accrue. En novembre 2014, 2 cas (1 probable, 1 confirmé) y ont été détectés. Depuis aucun cas n’a été rapporté dans la capitale.

Au total, depuis septembre 2014, 263 cas, dont 71 décès, ont été notifiés à ce jour, ce qui représente un taux de létalité de 27%. Le district d’Amparafavarola, dans les hautes terres du centre du pays, a été la région la plus touchée, des cas de peste pneumonique ayant continué d’être signalés pendant la première semaine de janvier.
La peste sévit à l’état endémique sur l’île, où des flambées éclatent pratiquement tous les ans depuis 1980. Depuis trois ans, le nombre annuel de cas de peste augmente régulièrement, faisant de Madagascar le pays le plus touché dans le monde.

Le 4 février 2015, la Banque africaine de développement a annoncé une subvention de 1 million de dollars (US $) pour soutenir les mesures d’endiguement de la peste et d’autres maladies épidémiques à Madagascar. Cette subvention, qui sera administrée par l’OMS en collaboration avec le ministère de la santé, servira à améliorer les moyens de laboratoire et installations d’isolement et à acheter des antibiotiques, des insecticides, des kits de diagnostic et du matériel, y compris des équipements de protection individuelle pour les agents de première ligne.

Au niveau mondial, la peste est localisée géographiquement dans des régions où les conditions climatiques et la topographie favorisent une forte concentration de rongeurs et de puces. L’OMS a recensé des foyers naturels de peste dans une vingtaine de pays d’Afrique, d’Amérique et d’Asie. La faiblesse des systèmes de santé et des niveaux bas d’hygiène de l’environnement sont des facteurs de risque de flambée de peste humaine ».

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Un cabinet médical et une mairie d’arrondissement d’Antananarivo. Le manque d’équipements pour la santé n’aide pas à éradiquer les épidémies.

« Un problème de pauvreté »

« Le Monde » s’est intéressé à ce sujet. Le journal parisien a dépêché un envoyé spécial dans l’île sœur. Il a publié samedi 11 avril dernier un article dont voici un extrait :

« Madagascar (…) a lancé un projet de recherche sur les risques d’infections zoonotiques dans la région de Moramanga, dans le centre de l’île, l’un des endroits les plus touchés. L’objectif est d’améliorer la connaissance de cette maladie, apparue sur l’île à la fin du XIXe siècle, et de mieux informer les populations souvent abandonnées à elles-mêmes.

« Le problème de la peste à Madagascar est d’abord un problème de pauvreté. Les populations manquent de tout et vivent dans des conditions d’hygiène et de salubrité déplorables, estime le Pr Christophe Rogier, directeur de l’Institut Pasteur de Madagascar. Les habitations manquent d’aération et d’étanchéité, la gestion des déchets est absente et l’offre de santé ne correspond pas aux besoins quand elle n’est pas simplement inexistante. »

Les autorités malgaches entendent faire de la lutte contre « cette maladie du Moyen Age » une de leurs priorités »


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L’île sœur affronte donc depuis des années un problème majeur. Madagascar est devenu le pays au monde le plus touché par la peste. Cela se passe à quelques centaines de kilomètres de La Réunion, dans un pays qui a fortement contribué au peuplement de La Réunion. Cette question deviendra-t-elle une priorité du co-développement ?

Témoignages (La Réunion).

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Eaux stagnantes, manque d’entretien des lieux…

Madagascar : 119 personnes tuées par le paludisme depuis le début de l’année

Rédigé le Mardi 12 Mai 2015
Madagascar : 119 personnes tuées par le paludisme depuis le début de l'année

Les autorités sanitaires sont en alerte dans la capitale malgache. Le paludisme autochtone menacerait plusieurs quartiers de Tananarive comme à Tanjombato, Ambohi­manarina, Anosizato-Est, Andranonahoatra Itaosy, Bongatsara, Fenoarivo et Ambatomirahavavy.

Dix régions de la Grande Ile sur 22 allant des hautes terres dans le centre du pays en passant par l’Ouest et Sud-Ouest sont touchées par la multiplication des foyers de paludisme.

Le virus du paludisme – transmis par le moustique anophèle – a déjà tué 119 personnes à Madagascar sur près de 20.000 cas jugés suspects. En 2014, le nombre de cas recensés dans le pays a atteint 395.327 malades.

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Antananarivo, ville humiliée !

 

Antananarivo, ville humiliée !

Il faut espérer que Chedza ait pu faire prendre conscience à ceux qui sont en situation, qu’ils mettent en danger la vie d’autrui en évitant de désigner les responsables. Et le vote du nouveau statut de la capitale durant cette phase d’incertitude laisse à faire croire que les calculs politiques prennent le pas sur l’intérêt général. Au jour d’aujourd’hui, personne n’est en mesure de présenter d’une manière simple le schéma administratif prévu pour gérer la communauté urbaine sauf à dire que les délégués d’arrondissement vont avoir le statut de maires à part entière. Les populations sont mises devant le fait accompli sans débat préalable ni études ni explications sur le fonctionnement du nouveau découpage et elles seront quand même appelées à l’entériner lors des communales de juillet prochain.Diviser pour régner et si possible à la tronçonneuse. Telle est le sort réservé à tout ce qui peut représenter une menace et tant pis si c’est pour casser.   L’avenir de la capitale ne doit  pas s’écrire à l’intérieur d’un atelier de bricolage politique d’un parti qui peine à trouver ses marques.  Antananarivo n’a pas vocation à souffrir des cyniques improvisations de quelques apprentis sorciers en mal de reconversion. Ses habitants doivent se réveiller et se prendre en charge et se réapproprier de la gestion de leur cité. Le sursaut doit venir de cette ville qui a fait la fierté des malgaches. L’instinct de survie doit renaitre dans les esprits. L’acceptation de vivre dans cet environnement crasseux et respirer au quotidien cet air putride est une profonde humiliation. Une petite mort qui ne dit pas son nom ! 
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Antananarivo Maloto sady maimbo

03/12/2014

Tonga ny fahavaratra, manomboka misavovona indray ny fako eto Antananarivo Renivohitra sy ny manodidina, velom-panontaniana ny mponin’ny renivohitra hoe : fa inona no olana mahatonga ny fitarazohan’ny fandraofan’ny kaominina ny fako ? Efa mba nisy fihatsarana kely ihany mantsy izy ity teo aloha teo, saingy toa miverina mikorontana indray ankehitriny.  

Olana ara-bola ? Besarety, Analakely, Antanimena, Anosibe, Anosipatrana, Anosizato, Antohomadinika, Ankazomanga, 67Ha …ampahany amin’ireo toerana eto an-drenivohitra ahitana fako misavovona ireo amin’izao fotoana. Tsy atao mahagaga raha mirongatra ny voalavo, miakatra « ville » ka tafiditra teto ny aretina pesta. Tsara homarihana fa 500 ka hatramin’ny 700 taonina isan’andro ny fako eto an-drenivohitra, fiara be 25 ka hatramin’ny 30 no tokony hitatitra sy hanary ireo fako ireo. Samy mahavita manodidina ny 200 km isan’andro ireo fiara be ireo, ka rehefa natao ny kajy dia 420 tapitrisa ariary isam-bolana no vidin-tsolika ho an’ireo fiara mpitatitra fako ireo. Teo foana ny olana, vahaolana vonjimaika no nisy teo aloha teo, ary matoa niverina nisavovona ny fako dia tsy nandaitra intsony izany ireo vahaolana vonjimaika ireo.  

Fako sy sakafo Amin’ny maha renivohitra azy anefa dia manana sata manokana Antananarivo, ary ny fitondrana foibe dia manana adidy ihany koa hikarakara izany renivohitra izany. Ka inona ary no andrasana ? Manana vola hivoahana any ivelany isaky ny roa volana ny filoham-pirenena ka nahoana no tsy mahita vola handraofana ny fako eto an-drenivohitra ? Andrasana efa an’arivony ve sanatria ny olona voan’ny pesta eto noho ny loto, izay vao handray fepetra ? Ny tena loza dia mifanakaiky eo ny fako maimbo sy ny tsena ahitana ireo vokatry ny tany sy hani-masaka isan-karazany, tsy taitra amin’izany anefa ny tompon’andraikitra. Tsy vitan’izay fa dedaka mampirisika ny vahiny hizahatany eto ny fitondrana kanefa manala baraka tanteraka io loto etsy sy eroa eto an-drenivohitra io ary manome sary ratsy ho an’i Madagasikara any ivelany satria tena taratry ny tsy fahaiza-mitantana sy ny fahavoretrana tsotra izao. Efa misy ihany ireo dokambarotra fanentanana ataon’ny kaominina saingy tena hita fa tsy mandaitra ary tsy mipaka any an-tsain’ny olona izy ireny. Nahoana no tsy hatsaraina ? Ny kaominina anefa manana haino aman-jery hahafahany mampianatra sy manabe ny mponina eto Iarivo.

Voaporofo mazava tsara izao ny tsy mahamety ilay fanendrena PDS, olom-boatendry fa tsy olom-boafidy, tsy dia miasa saina firy amin’ny fahasahiranan’ny vahoaka andavanandro. Ny fifidianana ben’ny tanàna anefa ity toa mbola resaka any ankibon’ny omby, ka asa fotsiny izay hitranga eto atsy ho atsy fa dia hifaninana amin’izay manana tendrombohitra fako avo indrindra angamba ny isam-pokontany eto an-drenivohitra e ! Dia hirongatra ny valanaretina maro samihafa handripaka ny vahoaka sahirana. Tia Tanindrazana

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NY HASINA ANDRIAMANJATO…PDS D’ANTANANARIVO.

Ny Hasina A. Un parcours émaillé d’actes répréhensibles. Et comme tout politicien véreux et criminel… c’est l’impunité. Le voilà nommé PDS d’Antananarivo au lieu d’être interné à Tsiafahy. Dans un Etat de non droit, la Justice est en « stand by », mais jusqu’à quand ? MCM de Paris.

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
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