Mamy Ravatomanga, un milliardaire malgache, frappé d’interdiction de sortie du territoire. Le sud délaissé, desespoir et famine

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Mamy Ravatomanga, L’homme qui manipule la Transition

13/11/2012

Pour ceux qui ne le savant pas, Mamy Ravatomanga, c’est l’homme d’affaires qui est à l’origine de la garde à vue du Tangalamena Zakariasy Patrick. C’est le propriétaire de plusieurs titres de journaux comme La Vérité, Inona no Vaovao, Madagascar Matin et Ino Vaovao en provinces. C’est donc le patron du ministre de la Communication Harry Laurent Rahajason, alias Rolly Mercia. Le ministre de la Communication a bel et bien un autre patron à part le Premier ministre, chef du gouvernement. La situation est incongrue. C’est ce qui explique le silence complice du ministre,

face à la persécution actuelle de quatre journalistes de publication quotidienne de la capitale.On peut deviner qui est le véritable patron du ministre Rolly Mercia. Car il ne réagit pas quand Mamy Ravatomanga traîne en justice des confrères. Ce n’est pas la première fois en effet que celui-ci porte plainte contre des journalistes.
Mamy Ravatomanga, c’est également le patron de la société Madarail. Une société qui compte comme membre du Conseil d’Administration, Atallah Béatrice, présidente de la Commission Electorale nationale Indépendante (CENIT). Raison pour laquelle le candidat à la présidentielle, Patrick Raharimanana doute de la neutralité de la présidente de la CENIT et demande sa démission du Conseil d’administration de cette société. Cet homme d’affaires fraye avec le régime de Transition depuis 2009. Il est le conseiller du président de la Transition, Andry Rajoelina.
A travers ces différents faits, on peut se demander si ce patron multimilliardaire n’est pas celui qui manipule savamment le régime de Transition. La Nation.

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2015

NRL : Le groupe malgache Sodiat prêt à livrer plus de 10 millions de tonnes de roches

Patrick Grondin :
Patrick Grondin : « Il faut protéger les gens qui vivent à proximité de ces carrières »

Plus de 10 millions de tonnes de roches massives en provenance de Madagascar peuvent être importées pour alimenter le chantier de la nouvelle route du Littoral. L’annonce a été faite ce jeudi par le groupe malgache Sodiat, par l’intermédiaire du directeur de la carrière de Fort-Dauphin, Patrick Grondin.

Ce dernier affirme que l’importation de ces millions de tonnes de roches est le seul moyen pour ne pas stopper le chantier de la NRL dans l’hypothèse où les carrières de la Réunion seraient bloquées après le recours intenté devant le Conseil d’Etat par Thierry Robert…

Pour rappel, le rapporteur public du Conseil d’État a estimé hier que les carrières du chantier, en particulier celle de la Ravine du Trou à Saint-Leu, étaient inexploitables.

Un mal pour un bien pour Patrick Grondin, qui rappelle que son groupe dispose de toutes les autorisations nécessaires du ministère des Mines malgache pour importer à La Réunion près de 400.000 tonnes de blocs par mois pour alimenter le chantier. Prix de la tonne de roche livrée dans notre île : environ 56 euros.

Patrick Grondin s’engage de plus à répartir une partie du bénéfice fait par la Sodiat envers différentes associations à Madagascar et à La Réunion.

Outre le problème du manque de roches dans notre département, leur importation depuis Madagascar pourrait régler le problème sanitaire que pourraient causer les carrières locales pour alimenter le chantier de la NRL. « Quand je vois ces chantiers à La Réunion, cela m’inquiète. Il faut protéger les gens qui vivent à proximité de ces carrières », déclare-t-il. « Je ne veux pas que mes enfants et petits-enfants me reprochent d’être resté les bras croisés alors qu’il y avait la possibilité d’exploiter une carrière à Madagascar », ajoute Patrick Grondin.

L’impact économique de ces « trous géants » dans notre département inquiète aussi ce dernier.

Il prend pour cela l’exemple de la carrière de Fort Dauphin dans le sud-est de la Grande île, qui a vidé la ville de ses touristes. Il appelle donc nos élus de ne pas commettre la même erreur. « Comment dire aux touristes de venir alors qu’il y a autant de nuisances ? » s’interroge-t-il, ajoutant qu’avec l’ouverture de carrières à La Réunion, « on risque de se retrouver avec un 35 tonnes toutes les deux minutes sur les routes pendant cinq ans ».

Patrick Grondin prévient que si « les élus (en particulier ceux de la Région, ndlr) ne comprennent pas « sa proposition, c’est « la population réunionnaise qui va décider » à la fin de l’année, au moment des élections régionales.

Jeudi 4 Juin 2015 – 17:42

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Lire :  Sodiat réagit – DNews – Roches massives

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Roches malgaches : le pillage en silence

Posté par le Jeudi 28 Janvier

Ce pourrait être une photo de carte postale. De la verdure à perte de vue digne des plus beaux paysages qu’a l’habitude de nous offrir Madagascar. Pourtant, au beau milieu de cette forêt se trouve  » un trou profond de 45 mètres étendu sur la surface de deux terrains de football « , relate Julien Sartre du Quotidien de La Réunion dans un article paru le ce mercredi 27 janvier 2016. Ce trou, c’est la carrière d’Ambokatra destinée à fournir les roches massives qui alimenteront le chantier de la Nouvelle Route du Littoral (NRL). Un pillage en silence au vue et au su des autorités françaises, dont la Région, et malgaches.

Contrairement à ce qu’avait affirmé Dominique Fournel, vice-président de la Région Réunion en charge de la NRL, 220 000 tonnes de galets malgaches alimenteront le chantier de la nouvelle route du littoral. Déjà plusieurs milliers de tonnes ont été livrées et d’autres cargaisons sont prévues d’arriver dans les prochaines semaines.

Si cette importation pose indubitablement la question de la pertinence des études qui ont été faites avant le lancement du chantier et l’attribution du chantier, ces roches malgaches soulèvent plusieurs autres interrogations :  » Cette goutte d’eau (220 000 tonnes de roches sur les 19 millions de tonnes prévues pour le chantier – NLR) n’est pas sans poser de nombreux problèmes environnementaux, éthiques et aussi politiques « , souligne le Quotidien.

Des problèmes environnementaux à plusieurs titres tout d’abord. Les photos publiées par le Quotidien le montrent, l’ancienne colline d’Ambokatra où jadis trônaient des arbres du voyageur est aujourd’hui défigurée avec  » un trou profond de 45 mètres étendu sur la surface de deux terrains de football « . Les villageois qui vivent non loin de la carrière ont quant à eux  » bien du mal à trouver le sommeil  » rapporte le journal qui décrit le va et vient des camions, la nuit, pour éviter  » de congestionner la circulation dans le centre-ville de Tamatave la journée « .

Plus inquiétant et qui concerne directement La Réunion, l’efficacité du processus de lavage des roches malgaches est mise en doute, et ce, alors que  le Préfet avait conditionné la possibilité de ces importations au le respect des réglementations sanitaires et environnementales en vigueur. Selon le Quotidien, deux bateaux sont missionnées afin d’arroser les chargements de galets, ce qui ne manque pas d’agacer le directeur général de la société du port autonome de Tamatave, Christian Avellin, qui ne cache d’ailleurs pas  » qu’il est plus que réservé sur l’efficacité du processus « .

Le Quotidien se penche aussi sur les autorisations d’extraction de ces roches, rappelant que le collectif pour Madagascar présidé par le docteur Philippe Andriatavy avait saisit le 18 novembre 2015 l’Office nationale de l’environnement malgache afin de demander la  » suspension de l’exploitation de la carrière d’Ambokatra – Toamasina pour usage non conforme au permis délivré  » ainsi qu’une  » étude d’impact environnemental et humain « .  » Cette carrière n’est pas faite pour exporter des roches massives. Elle existe depuis longtemps afin de fournir en graviers et en sable la région de Tamatave. Lorsqu’une multinationale paye seulement 0,5% de taxes alors qu’elle se sert du sol malgache pour construire une route à La Réunion, j’appelle cela du pillage de ressources « , s’emporte le président du Collectif pour Madagascar dans les lignes du Quotidien.

Cette requête est finalement restée  » classée « , selon le Quotidien qui parle de situation désormais  » clarifiée « , grâce notamment au système des  » ristournes « , un moyen légal d’  » acheter  » l’accord des autorités malgaches et de lever certaines barrières qui pourraient constitués des freins à la poursuite des extractions. Le Quotidien fait également référence à des  » ristournes occultes « , moyen bien connu à Madagascar où la corruption fait malheureusement rage.  » Nous avons fourni des tables et des chaises de seconde main au ministères des Mines  » reconnaît d’ailleurs Jean-Baptiste Guénet, le directeur général de Colas Madagascar, société en charge de l’exploitation de la carrière d’Ambokatra pour le compte du chantier de la nouvelle route du littoral.

Cet article pose plusieurs questions de fond. A La Réunion, les boucliers ne cessent de se lever face aux projets de carrière, à Bellevue, aux Lataniers ou encore à la Ravine du Trou. Rien de plus normal compte tenu de l’impact tant environnemental qu’économique et humain que de tels projets peuvent avoir. Pourtant, à Madagascar, la question de l’humain semble avoir été balayée d’un revers de la main, comme si la population malgache n’avait pas son mot à dire quant à ses inquiétudes et à ses interrogations relatives à son bien être. Est-ce parce que Madagascar est un des pays les plus pauvres au monde que la France, par l’intermédiaire de La Réunion, se permet d’ignorer l’intérêt du peuple malgache au profit d’un chantier dont le montage stratégique et financier montre déjà des signes de préoccupations ?

En ce qui concerne l’impact environnemental, ces images peuvent donner un avant goût de ce qui attend les Réunionnais dans les prochains mois. Comme le rappelle Julien Sartre, la carrière d’Ambokatra ne concerne  » que  » 220 000 tonnes de roches malgaches, une  » goutte d’eau  » comparé au 19 millions de tonnes nécessaires sur le chantier réunionnais. D’où la question que l’on pourrait se poser : l’impact environnemental, esthétique, économique et humain des carrières qui pourraient prochainement ouvrir a-t-il été véritablement évalué par les services de la Région et de l’Etat ?

Enfin, d’un point de vue éthique, peut-on se permettre de sacrifier les magnifiques paysages de Madagascar sur l’autel de l’avancement du chantier de la nouvelle route du littoral alors qu’aujourd’hui, et plus que jamais, la Région Réunion se targue d’être le chef de file d’une coopération régionale accrue, notamment dans le domaine touristique avec les Iles Vanilles dont Madagascar fait partie. Comment peut-on, d’un côté, défendre la cause du tourisme régional lorsque, de l’autre côté, on pille le territoire voisin ?

Alors que la convention de Rotterdam réglementant l’importation et l’exportation de produits dangereux a été élaborée pour protéger les pays du Tiers-Monde, le silence de la communauté internationale concernant le pillage de ressources (roche, fer, et autres matériaux précieux) à Madagascar  interpelle et pose la question de la valeur de ce pays et de sa population aux yeux du reste du monde…

www.ipreunion.com

Port de Toamasina. Les Galets pour La Réunion.

Galets Toamasina

Lire :

Ile de La Réunion. Importation massive de granit malgache (Entreprise Colas). Historique.

Forum général :: Forum site officiel de la Mouvance Ravalomanana :

Mamy Ravatomanga,  après les bois de rose, bientôt les terres

Mamy Ravatomanga : après les bois de rose, bientôt les terres …
Envoyé par: jango (Adresse IP journalisée)
Date: sam. 6 juin 2015 11:32:17

On a toujours dit que cette anarchie a été sciemment créée pour favoriser le bizness de tous les magouilleurs locaux et étrangers qui n’ont aucune pitié pour les malgaches, cette nouvelle affaire en est une illustration parfaite.

Depuis 2009, on peut compter sur les doigts d’une main les entreprises ayant pu garder la tête hors de l’eau et parmi celles-là il n’est pas difficile qui en sont les heureux propriétaires.

Mamy Ravatomanga fait parti de ces rares individus ayant bénéficié de cette manne tombée du ciel des putschistes car il est dans cette liste des parrains de ce fameux coup d’état et dont l’actuel président a été un de ses salariés.

Ce dernier est le mieux placé pour décider ou pas de le neutraliser car il a toutes les informations en main et on s’étonne qu’il le laisse encore en liberté même après les derniers faits politiques qui risquent de lui couter sa place.

En apprenant les sommes en jeu dans l’affaire décrite par cet article, le montant de 80 milliards d’ariary ayant défrayé la chronique politico-institutionnelle au sujet de la déchénace de Rajaonarimapianina ne représente qu’un pipi de chat et que l’on ne s’étonne pas que si ces gens devenus riches comme des nababs feront tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher que l’ordre revienne au pays.

Hier et aujourd’hui dans le bois de rose, demain les terres malgaches et d’autres encore, jusqu’ou ceux qui sont au pouvoir laisseront ces prédateurs opérer comme dans un pays sans foi ni loi et agissent sans être inquiétés.

Cette situation ne doit laisser personne indifférent et interpelle…la viande de chien est-t-elle si savoureuse??

6/6/2015

Ravatomanga, vente de terre malgache : 672 millions € en ligne de mire. – DwizerNews

[dwizernews.com]

Maminiaina Ravatomanga, PDG du groupe Sodiat fait une fois de plus
parler de lui à travers un projet fou : vendre 10 millions de tonnes
de roche malgache à La Réunion pour sauver la Nouvelle Route du
Littoral (NRL). Opération de communication sur l’île Bourbon, avec
en-tête de ligne Patrick Grondin, réunionnais d’origine, mais actuel
émissaire du Groupe Sodiat dans cette affaire et directeur de
diverses sociétés du même conglomérat industriel à Madagascar.
La NRL : la route la plus chère de France.

Pour faire simple, la Nouvelle Route du littéral est un projet de la Région Île de La Réunion qui a pour origine essentielle les risques dus aux éboulements de la route de littoral actuelle qui relie par l’océan la capitale Saint-Denis à la ville du Port. Cette ancienne route n’en fini pas depuis sa construction d’être aménagée chaque année. La rumeur publique en faisant de fait « une des routes les plus chères du monde ». L’idée est intéressante : cette ancienne route expresse 2×2 voies construite en 1976 en bas de la falaise rocheuse est trop dangereuse. Refaisons une route identique, mais en pleine mer, décollée de la falaise, il n’y aura plus de risque, et donc moins de frais d’entretien ou risques humains.

La facture est salée pour ce projet pharaonique de 12,5 kilomètres : prévisionnel à 1,66 milliards’euros, soit 133 millions d’euros le kilomètre construit, mais les opposants estiment que la douleureuse friserait les 3 milliards d’euros quand on tient compte notamment de l’augmentation des prix du BTP et des dépenses imprévues. Bouygues et Vinci sont sur le coût pour 1,2 milliards d’euro : « Les travaux du viaduc (715 millions d’euros) et ceux des deux autres lots (530 millions d’euros) s’achèveront en 2018. » (source Vinci).

Le grain de sable qui bloque : 19 millions de tonnes de matériaux à trouver !
Un projet titanesque qui pourrait générer 4500 emplois directs et indirects à La Réunion. Sur le papier, on adore. Problème : il faut trouver pas moins de 19 millions de tonnes de matériaux pour la construire. Pour se faire, la société SCPR (Société de Concassage et de Préfabrication de La Réunion) envisage l’ouverture d’une carrière d’extraction de roches massives à Bois Blanc
(commune de Saint-Leu). Cette carrière est prévue sur une superficie de 55 hectares.
12 millions de tonnes de matériaux extrait sur 5 ans. Et oui, quand on construit une montagne d’un côté, il faut bien que l’on fasse un trou ailleurs
Touch pa nout roche : contre la mega-carrière.

Les voix s’élèvent à La Réunion et la colère des riverains grondent. Un collectif est née contre la mega-carrière à Bois Blanc. Un grand rassemblement est prévu le dimanche 7 juin 2015.
Ce qui est mis en cause, les craintes :
Risques majeurs d’accidents de la circulation du au trafic de camions bennes.
Risques sanitaires avec la dispersion des poussières : plus de 50 000 habitants concernés.
Pollution de la nappe phréatique, des sols et de l’océan. Dégâts environnementaux.
Impact négatif conséquent sur le tourisme.

Une pétition est en ligne sur Avaaz : « Pour l’abandon du projet de carrière à Bois Blanc »6/6/2015 Ravatomanga, vente de terre malgache : 672 millions € en ligne de mire. – DwizerNews
[dwizernews.com] 3/6

La page Facebook du collectif ; [www.facebook.com]
C’est certain : personne n’aimerait voir naître à côté de chez lui un trou béant de 55 hectares avec le train de désagréments et conséquences que cela va engendrer durant cinq années minimum.

Ravatomanga flaire le bon coût :
672 millions d’euros*.
« Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère viendra à toi. Pauvres Réunionnais, vous ne voulez pas de cette affreuse carrière ? La contestation bloque votre magnifique projet. Que neni ! Nous allons vous sortir cette épine du pied. »

C’est en substance ce qu’à annoncer Patrick Grondin dans une conférence de presse bien orchestrée le 5 juin 2015 à La Réunion. « Il faut protéger les gens qui vivent à proximité de ces carrières » dit-il. Plus de 10 millions de tonnes de
roches massives en provenance de Madagascar peuvent être importées pour alimenter le chantier de la Nouvelle Route du Littoral explique alors ce Réunionnais, directeur général de MAM (Madagascar Assistance Médicale), responsable de nombreuses sociétés pour le compte du Groupe Sodiat, et en particulier, d’une carrière du même groupe à Fort-Dauphin. « On a la possibilité de fournir la nouvelle route du littoral en roches massives« , annonce-t-il. Selon lui, il est possible d’importer à La Réunion 400 000 tonnes de blocs par mois, sans compter 200 000 tonnes qui sont déjà en stock.

Il assure que l’exploitation de la roche massive, son transport vers un vraquier puis son exportation vers les quais du Port représentera environ un tarif de 56 euros la tonne. Si l’on repart sur la prévision de 12 millions de tonnes en besoin estimées à
extraire de la carrière de Bois Blanc, prenez votre calculette : 56 x 12 000 000 = 672 millions d’euros ! Certainement, le marché du siècle pour un entrepreneur malgache. L’étrange argumentaire messiaque du groupe Sodiat.

Patrick Grondin n’y va pas par quatre chemins lors de cette conférence de presse. Il en appelle à la sauvegarde de l’île de la Réunion et de l’intérêt de ses habitants. « Quand je vois ces chantiers à La Réunion, cela m’inquiète. Il faut protéger les gens qui vivent à proximité de ces carrières ». De surenchérir sur la fibre sentimentale : « je ne veux pas que mes enfants et petits-enfants me reprochent d’être resté les bras croisés alors qu’il y avait la possibilité d’exploiter une carrière à Madagascar ».

Dans l’engouement, il invoque le risque de préjudice touristique « Comment dire aux touristes de venir alors qu’il y a autant de nuisances ?« . Et ne recule devant rien dans sa fresque de bonnes intentions : « on risque de se retrouver avec un 35 tonne toutes les deux minutes sur les routes pendant cinq ans ». Apparemment très sûr de son discours, il avance jusqu’à la menace aux élus de l’île : « je dis au préfet, au président de région : on peut fournir les carrières sans toucher à celles de La Réunion. […]
Si les élus ne comprennent pas, je pense qu’à la fin de l’année il y a des élections. Et la population réunionnaise va décider.

«En clair : monsieur Grondin explique aux Réunionnais qu’il va les sauver des horreurs de cette carrière… Grâce à la carrière qu’il dirige à Fort Dauphin. Messieurs les Réunionnais, dormez sur vos deux oreilles, pour la pollution et les désagréments, nous sait faire à Madagascar. On vous donne vos roches pour votre belle route et Madagascar fera avec les inconvénients.
Ravatomanga prendra au passage plus d’un demi-milliard d’euros. Magnanime et avec hauteur d’esprit, il assure qu’une partie des bénéfices sera versée aux associations réunionnaises et malgaches. Ami de Fort Dauphin, dépêchez-vous de monter des associations.

Et il brandi fièrement les autorisations présentées comme officielles du gouvernement de Madagascar. « On est propriétaire des carrières. On a les autorisations d’importation et d’exportation. On a les bateaux avec les armateurs. On sait comment charger ce type de bateau et comment faire… il faut nous laisser un délai. On a les autorisations administratives. Le plus
compliqué : il faut construire les infrastructures sur le port d’Ehoala… et ces infrastructures sont faîtes en Afrique du Sud. Le délais de fabrication est entre 5 et 6 mois. »
Le prix de la terre malgache : 56 €/la tonne.
Sur le fond, que Madagascar fournisse plus de 10 millions de tonnes de roches pour le projet de La Réunion, ce n’est pas forcément une mauvaise chose. Les pyramides ont été construites à grand renfort d’esclavage et ont demandé des tonnes de matériaux. Pour le commun des mortels, ce qui reste – même si on peut le déplorer – c’est uniquement la magnificence de ces fabuleuses constructions. Qu’un entrepreneur malgache en profite, nous ne pouvons que nous en féliciter et reconnaître que si nous étions à sa place, nous saisirions aussi cette belle occasion.
Le problème est d’abord sur la forme. Un projet d’une telle envergure nécessiterait plus de transparence, ne serait-ce que sur le principe d’un appel d’offre public. Et que le gouvernement explique clairement à nos compatriotes ce qu’il gagne dans cette affaire dans l’intérêt d’une bonne gestion de la nation.
Sur le fond, on est sur une réflexion qui a son importance à Madagascar : la vente de terre,; algache. À l’heure actuelle, il est interdit de vendre un terrain à un étranger. Même pas un appartement. Hors, si l’on venait à assouplir cette loi et que des étrangers achèteraient du terrain dans notre pays, cette terre resterait bien à Madagascar. Elle ne quitterait pas l’île.

Le nouveau propriétaire payerait des impôts et taxes sur celle-ci. Dans le cas de vente de 10 millions de tonnes de roche minimum, c’est un trou d’une superficie 55 hectares environ qui part,définitivement à l’étranger. Aucune possibilité de retour. Et, dans ce cas, ce serait autorisé par la loi, et validé par le gouvernement ? Un cas typique d’accaparement des terres, mais cette fois-ci
par une société malgache avec l’autorisation de l’État.
Même si l’on peut s’étonner de la communication du responsable réunionnais de Sodiat qui ne souhaite pas que ces enfants subissent cette méga-carrière, mais que ne semble pas être si réticent aux méfaits programmés pour nos enfants à Madagascar, le projet et l’idée reste très intéressante et peut être une belle opportunité pour la grande île.
Cela mettrait en œuvre une forme de complémentarité entre les deux îles peut être à développer sur bien d’autres sujets. Mais une réflexion publique semble être à poser sur la table : vendre ou non les terres malgaches ?
Ne serait-il pas temps d’assouplir cette loi pour l’intérêt et le profit de tous, au détriment certes d’avantages camouflés en faveur de quelques
privilégiés ?

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Azura Golf Resorts and Spa : Un nouveau complexe hôtelier aux normes internationales à Foulpointe

L’Azura Golf Resorts and Spa attire une clientèle aisée.
L’Azura Golf Resorts and Spa attire une clientèle aisée.

Une autre étape  dans la relance du tourisme à Madagascar. Les opérateurs économiques  malgaches peuvent réaliser du  très bon travail avec des investissements gagnants. Mamy Ravatomanga, le jeune PDG du groupe SODIAT l’a démontré à travers l’une de ses dernières réalisations. En l’occurrence, le complexe hôtelier Azura Golf Resorts and Spa  qui a été inauguré samedi dernier en grande pompe à Foulpointe, lors d’une soirée de gala qui a réuni le jet set aussi bien tananarivien que tamatavien.

Normes internationales. Une réalisation qui n’a pas à rougir face à celles des grands groupes internationaux, car Azura Golf Resorts and Spa  répond aux normes internationales des grands complexes hôteliers que l’on retrouve dans les sites touristiques de renommée.  Situé sur l’ancien Golfe de Foulpointe, Azura Golf Resorts and Spa occupe une surface totale de 37 ha et est  composé de 36 suites  4 étoiles, d’un restaurant bar, d’une piscine, d’un casino et surtout du fameux parcours de golf de 9 trous, qui a déjà fait le bonheur de ceux qui ont déjà pu le tester. Et bien évidemment des amateurs de ce sport, qui feront  le déplacement à Foulpointe pour le découvrir et en même  temps  profiter  de l’air marin, puisque Azura Golf Resorts and Spa a bien évidemment accès à la belle plage de Foulpointe. Mais les autres disciplines sportives ne sont pas en reste parce que le complexe dispose également de terrains de tennis, de mini-foot, de basket et de pétanque. Sans compter  les aires de jeux sécurisées pour les enfants. Ainsi que deux vedettes rapides  et un canoë kayak pour les férus de grande sensation. Un luxueux complexe hôtelier capable de satisfaire tous les besoins en somme.

Atout. En tout cas, la présence de l’Azura Golf Resorts and Spa est un atout pour le tourisme malgache en général et pour la Cote Est en particulier, puisque Foulpointe  demeure encore et toujours une destination touristique très prisée aussi bien des nationaux que des étrangers. D’ailleurs, dans son  discours, Mamy Ravatomanga, le PDG du groupe n’a pas manqué de sa détermination à œuvrer pour la relance  du tourisme à Madagascar. « Un patriotisme économique » loué par le Président de la Fédération malgache de golf dans le discours qu’il a prononcé au titre des opérateurs économiques.  Lesquels étaient venus passivement à Foulpointe pour marquer leur  solidarité envers  le PDG de SODIAT, un des investisseurs nationaux qui réussissent parfaitement ses investissements. En effet, le groupe SODIAT qui célèbre actuellement ses 25 années d’existence est constitué de 18 entreprises qui offrent  2500 emplois permanents et 1500 saisonniers.  On  peut citer entre autres : Auto-Diffusion, Azura, Cap Mada Voyages, LAM Distribution, MAM Assistance, MMP BTP, Polyclinique Ilafy, Rebt a Car, SMM SMC, SODIAT SA, Sodiatrans, TOA… Avec Azura Golf Resorts and Spa, ce nouveau complexe hôtelier aux normes internationales, le groupe SODIAT continue son aventure industrielle  pour prouver aux yeux de tout le monde que les opérateurs malgaches peuvent aussi réussir.  Même si dans certains cas, ils ne bénéficient pas de l’appui des autorités publiques.

R.Edmond. Midi M/kara

Singapour-Bois de rose… Interview de Mamy Ravatomanga.

Singapour, procès du bois de rose: «Que la vérité éclate», dixit Mamy Ravatomanga

La Vérité (LV): Le procès des bois de rose saisis à Singapour est pour bientôt. Avez-vous été convoqué à cette audience? Si oui, à quel titre?

Maminiaina Ravatomanga (MR): Je tiens à rappeler que cette affaire des bois de rose de Singapour remonte à 2013. Depuis qu’elle a éclaté, à aucun moment, je n’ai fait l’objet d’une quelconque convocation s’y rapportant, à quelque titre que ce soit. Que ce soit d’ailleurs de la part des autorités malgaches que de celles de Singapour. C’est pour vous dire que, depuis le début jusqu’à aujourd’hui, je n’ai été impliqué ni de près ni de loin par les enquêteurs locaux ou étrangers dans cette affaire. Pour répondre à votre question, je n’ai pas été convoqué pour ce procès, comme je ne l’ai pas été lors du premier.

LV: Vous n’avez donc aucune appréhension, quant à ce que pourrait être l’issue du procès de Singapour, ne serait-ce que des révélations qui sont susceptibles d’en ressortir.

MR: Aucune. Bien au contraire, je dirai « Que la vérité éclate », afin de ne plus laisser la part belle aux rumeurs et aux accusations malveillantes. J’irai même plus loin en exhortant les responsables, qu’ils soient Malgaches ou Singapouriens, à aller jusqu’au bout de leur démarche. Car, ce que je ne comprends pas, c’est que, à un stade de l’enquête sur cette affaire, il y a déjà eu des noms qui ont été révélés. Pourquoi s’abstient-on de creuser cette piste pour se mettre à orienter les regards vers une personne qui, pourtant, n’y a pas été citée à aucun moment?

LV: Que répondrez-vous alors à ceux qui affirment que vous êtes impliqué dans cette affaire, voire au centre de celle-ci?

MR: Vous faites sans doute allusion aux insinuations à peine voilées parues dans certaines presses ces derniers temps. Si les informations dont il y est fait état étaient basées, ne serait-ce que sur le moindre commencement de preuve, croyez-vous que les autorités actuelles hésiteraient une seule seconde à m’appréhender et à convoquer une conférence de presse pour médiatiser mon interpellation? A un moment, le Gouvernement avait envoyé un ministre pour attester la légalité de l’exportation de la cargaison de bois de rose saisie à Singapour. En me désignant comme étant impliqué dans ce trafic, insinue-t-on donc que j’avais le pouvoir de dépêcher à l’extérieur un membre du Gouvernement de cette quatrième République pour défendre la cause de «ma» cargaison ?

LV: Mais à quoi serait donc due, d’après vous, l’apparition de telles allégations?

MR : Personne n’est dupe. Le fait que les accusations auxquelles dont vous faites état aient été véhiculées simultanément dans plusieurs organes de presse, démontre clairement qu’il s’agit d’une opération de communication. Ceux qui en sont les commanditaires veulent détourner des vrais coupables l’attention de la population, pour la diriger vers une personnalité dont ils veulent détruire l’image auprès de l’opinion publique. D’une pierre deux coups, en somme.

LV: A part cette affaire des bois de rose de Singapour, certains vous soupçonnent aussi d’être derrière les mouvements de protestation qui éclatent ici et là actuellement. Pour dire les choses telles qu’elles sont, on vous prête l’intention de déstabiliser et de renverser le pouvoir en place.

MR: Soyons sérieux. Si l’on en croit ceux qui véhiculent de telles accusations, je serais donc derrière les marchands de rue qui protestent contre la Cua, les chauffeurs de taxi-be qui manifestent contre la cellule d’intervention routière, les habitants d’Ambatobe qui s’insurgent contre la vente de leur terrain de sport, des délogés de la route d’Ivato qui s’opposent à la destruction de leurs maisons, ou encore les habitants d’Isotry qui réclament l’arrêt des délestages… et j’en passe. Je suis un opérateur économique à la tête de nombreuses sociétés dont la gestion accapare toutes mes journées. Je n’ai pas le temps et je ne vais pas perdre mon temps à de telles manigances. Tous ces mécontents ont des raisons de protester. Ils n’ont pas besoin d’être orchestrés pour agir.

LV: Mais encore une fois, quelle serait l’origine de telles rumeurs?

MR : A qui profite le crime, dit-on. Il faut chercher qui, pour se disculper de son propre échec, cherche un bouc émissaire pour lui attribuer la responsabilité de sa déconfiture pour, soi-disant, lui avoir mis les bâtons dans les roues. Or, il se trouve que toutes les agitations qu’on observe actuellement font suite aux maladresses du pouvoir en place lui-même.

LV: Parlez-nous de l’interdiction de sortie du territoire (IST) dont vous avez fait l’objet. Quel est son motif et est-ce qu’elle est toujours maintenue?

MR : Cette IST date de l’année dernière, je tiens à le rappeler. Quelque temps seulement après son émission, cette mesure a été annulée par le Parquet général, justement parce qu’elle n’a aucune base légale. Mais en plus, par la suite, la même mesure a été aussi annulée par le Conseil d’Etat, toujours pour la même raison. Seulement, cette série de décisions prises au niveau de la Justice semble n’avoir aucun effet sur l’Exécutif. A ce jour, en effet, le ministère de l’Intérieur ne s’y est pas plié et n’a pas officialisé la levée de l’IIS. Pour résumer la réponse à votre question, L’IST n’a aucun motif, elle a été annulée pour cette raison par la Justice,mais elle est toujours maintenue. Actuellement, des démarches auprès d’instances internationales sont en cours face à cette situation de non-droit.

LV: Dernière question. Pourquoi avoir gardé le silence jusqu’ici et avoir choisi de rompre votre mutisme maintenant?

MR: Face à la désinformation à laquelle on assiste ces derniers temps, continuer à se taire serait coupable. Etant au centre de cette campagne de dénigrement, je me dois d’éclairer l’opinion publique sur certaines réalités que certains veulent déformer afin de se protéger de leurs propres agissements. Le procès de Singapour sera pour le public une occasion de juger par lui-même qui sème le mensonge dans cette affaire, comme dans d’autres.

Recueillis par Hery Mampionona

27 avril 2016

Lire :  MADAGATE AFFICHE.

2013

Hery Rajaonarimampianina: Le candidat de Mamy Ravatomanga et d’Andry Rajoelina

Catégorie : Archive Publication : 1 octobre 2013

La puissance financière et logistique du candidat Hery Rajaonarimampianina résulte, dit-on, du soutien indéfectible de Mamy Ravatomanga. D’ailleurs, le jet privé de la compagnie TOA de Mamy Ravatomanga est l’un des avions qu’utilise le milliardaire Hery Rajaonarimampinina dans ses déplacements. D’ailleurs, c’est grâce à l’amitié du PDG du Groupe SODIAT et du président de la Transition que Hery Rajaonarimampianina a été nommé ministre des Finances et du Budget en 2009. Il n’est donc pas étonnant que le candidat du « Hery Vaovao ho an’ny Madagasikara » soit le candidat des Mamy Ravatomanga et Andry Rajoelina.

Il est normal en effet que ces derniers manoeuvrent en vue protéger leurs intérêts respectifs. D’un côté, Mamy Ravatomanga bénéficiera du soutien et des largesses du futur locataire du palais d’Ambohitsorohitra pour développer ses entreprises, tandis qu’Andry Rajoelina pourra compter sur M. Rajaonarimampianina pour garder le secret sur sa gestion financière ces 5 ans de transition. LGDGI.

Jet privé et caisse bien garnie de Mamy.

Mamy Ravatomanga serait le seul  (vrai malgache) qui figure sur la liste des « fraudeurs » de la liste de Palmares papers … Milliardaire, oui, mais « escroc » aussi, quand on ne paye pas dans les règles ses impôts.

Mamy Ravatomanga – Lanto Rakotomanga : Frappés d’interdiction de sortie du territoire

Lanto Rakotomanga se trouve encore au service de la réanimation à la Polyclinique d’Ilafy.
Lanto Rakotomanga se trouve encore au service de la réanimation à la Polyclinique d’Ilafy.

L’affaire « contrôle de routine à Namontana » prend une nouvelle tournure. En   effet, les Forces de l’ordre entendent aller jusqu’au bout de leur investigation et refusent catégoriquement de classer le dossier. Hier en début de soirée, la Police de l’Air et des Frontières (PAF) a été notifiée d’une décision d’Interdiction de Sortie du Territoire (IST) prise à l’encontre de l’opérateur économique, Mamy Ravatomanga et de la députée du deuxième Arrondissement, Lanto Rakotomanga. Lundi dernier, les éléments spécialisés du GSIS, de la Brigade criminelle et de l’Emmoreg ont découvert une somme d’un milliard de Fmg dans la malle arrière de la voiture de cette dernière. Selon notre source, c’est le haut commandement au niveau de la Brigade criminelle qui a demandé cette IST lancée à l’encontre de deux personnalités proches de l’ancien président, Andry Rajoelina. Le document en question a obtenu l’aval du Procureur de la République. Certainement, cette décision a été prise afin que Lanto Rakotomanga ne puisse pas bénéficier d’une évacuation sanitaire. Au cours de leur conférence de presse organisée mardi dernier au Toby Ratsimandrava, les chefs militaires ont déjà laissé entendre qu’il y aura des arrestations suite à cette affaire. Il convient de rappeler que deux opérateurs indo-pakistanais, soupçonnés d’être impliqués dans cette affaire ont déjà été placés en garde à vue. Joint au téléphone hier soir, l’avocat de la députée du 2e Arrondissement a fait savoir que sa cliente se trouve encore au service de la réanimation à la Polyclinique d’Ilafy. Histoire à suivre.

Davis R

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Mamy Ravatomanga manazava 06/02/2013 (Audio)

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GRAND SUD: 600.000 PERSONNES TOUCHÉES PAR LA FAMINE

Famine dans le Sud

La situation est très grave dans le sud mais personne n’en parle. L’État est dans son impuissance. Le Ministère de la population, complètement débordé évite d’aborder le sujet en public. Le PAM essaie tant bien que mal d’apporter des solutions mais les actions restent aussi impuissantes devant l’aggravation de la situation.

Le PAM a encore besoin de Cinq Millions et demi de dollars pour pouvoir être à la hauteur de ses actions. La solution devra être durable réclame le responsables du Programme alimentaire mondiale car les solutions sporadiques ne résolvent rien.

Les problèmes du sud sont inhérents aux environnements géographiques hostiles et milieux naturels très ingrats. Cette situation de famine dans le sud qui touche 600.000 personnes avec 250.000 enfants en situation de sous alimentation aigüe relève de la sècheresse de 2014. Dans les zones touchées par la sècheresse, la population part en exode et vend tous les biens familiaux pour trouver de quoi se nourrir et la boucle de la pauvreté extrême est bouclée. Des centaines des gens meurent mais restent en dehors des statistiques officielles pour diverses raisons. Cette absence de pluie est très dévastatrice en matière d’activités agricoles pour mettre l’ensemble de la région dans une situation de précarité absolue. On ne parle plus de l’insécurité qui est un vécu quotidien dans le sud.

Le sud est laissé à son compte. D’ailleurs, il n’est pas le seul à souffrir car la pauvreté touche selon les statistiques officielles les 90% de la population malagasy. En ville comme en campagne, la pauvreté et l’insécurité sont les lots quotidiens de la population malagasy. Les dégringolades de niveau de vie sont  accentuées durant la crise et la classe moyenne a complètement disparu. La société malagasy est compartimentée en deux parties distinctes: la majorité qui croule dans la paupérisation sans précédent et une petite minorité des nantis qui contrôlent tout.

Le peuple malagasy a une énorme capacité d’encaissement. Dans d’autres pays cela aurait dû déjà autre chose.

Mg Planet

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La sous-alimentation touche huit millions de Malgaches

Le rapport 2015 sur l’état de l’insécurité alimentaire dans le monde fait le point des progrès accomplis. Les objectifs de réduction de la faim y sont définis.
LEXPRESSMADA.COM

Nutrition – Aggravation de la sous-alimentation

 05.06.2015

Le rapport 2015 sur l’état de l’insécurité alimentaire dans le monde fait le point des progrès accomplis. Les objectifs de réduction de la faim y sont définis.

L’objectif du millénaire pour le développement (OMD) n’est pas atteint pour Madagascar. Le nombre de personnes sous-alimentées ne fait qu’augmenter depuis 1990 selon le FAO dans le rapport de l’état de l’insécurité alimentaire dans le monde 2015 qu’il a publié sur son site-web.

En effet, si dans les années 1990, 3.3 millions de Malgaches étaient sous-alimentés, en cette année 2015, ce chiffre a atteint les 8 millions. D’après Andry Mahenika, un coordinateur de projet sur la sous-alimentation, « Madagascar n’a pas un climat favorable sur toute l’Ile pour l’agriculture, qui est l’une des solutions pour lutter contre la sous-alimentation, c’est pour cela que ce chiffre monte autant ». « La croissance accélérée du nombre de la population est la cause de la sous-alimentation », selon Aintsoa Benjamina, un responsable d’ONG spécialiste en nutrition. D’après ce rapport élaboré par le FAO, les causes de l’insécurité alimentaire et la sous-alimentation à Madagascar sont les catastrophes naturelles et l’instabilité politique. Dans ces contextes, les mesures destinées à protéger les populations vulnérables et à améliorer les moyens d’existence ont été difficiles à
mettre en œuvre ou ont été inefficaces.

Amélioration possible
Dans d’autres pays en voie de développement, des améliorations ont été obtenues, mais globalement, il reste encore beaucoup à faire pour éliminer la faim et instaurer la sécurité alimentaire dans toutes ses dimensions, notamment pour le cas de Madagascar.

Les facteurs qui, à ce jour, ont le plus contribué à une plus grande sécurité alimentaire et à une meilleure nutrition sont mis en avant. Ces facteurs sont notamment la croissance économique, qui doit être sans exclusion et offrir la possibilité d’améliorer les moyens d’existence des populations pauvres. Pour progresser dans ce domaine, il est essentiel d’améliorer la productivité et d’accroître les revenus des petites exploitations familiales.
La protection sociale qui contribue directement à la réduction de la pauvreté, de la faim et de la malnutrition du fait qu’elle permet d’améliorer la sécurité du revenu et l’accès à une meilleure nutrition, à de meilleurs soins de santé et à une meilleure éducation. D’après le rapport du FAO, « cette protection sociale rend les populations pauvres plus à même de participer à la croissance grâce à un meilleur accès à l’emploi en renforçant les capacités humaines et en atténuant les effets de chocs ». Enfin, les améliorations
sont possibles avec la qualité des régimes alimentaires, aux conditions d’hygiène et à l’accès à l’eau propre, surtout au sein des groupes de population les plus
démunis.

Ravo Manambitsoa

L’Express de M/car

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Indice des prix à la consommation à Antananarivo

Une variation considérable

Les prix à la consommation ont cru de 8,3% entre avril 2014 et avril 2015, à Antananarivo selon le dernier rapport de l’Institut National de la (…).

Une variation considérable

vendredi 5 juin 2015, par Randria M.

Les prix à la consommation ont cru de 8,3% entre avril 2014 et avril 2015, à Antananarivo selon le dernier rapport de l’Institut National de la Statistique. En variation trimestrielle, entre janvier et avril 2015, ces prix ont augmenté de 2,8%.

Cette hausse est due surtout à la forte augmentation de prix des « produits vivriers transformés », qui se sont élevés de 17,3%, entre avril 2014 et avril 2015, mais également les« produits vivriers non transformés », les « produits manufacturés industriels » et les « produits manufacturés artisanaux » qui ont augmenté respectivement de 7%, de 6,9% et de 7,1%. D’autre part, il y a les prix des produits pharmaceutiques pour la « santé » qui ont augmenté de 1,9% pour le mois d’avril.

Par contre, les prix de « l’ameublement, équipement ménager, entretien » ont connu une diminution de 0,6% le mois d’avril 2015 contre une hausse de 2,3% pour le mois de mars 2015. Quant aux prix des « produits locaux », des « produits alimentaires, boissons, et tabacs » ainsi que du transport, ils demeurent stables. C’est également le cas pour la viande de bœuf, l’huile de soja, le sucre blanc, entre le mois de mars et avril 2015. Le prix du riz a baissé de 0,8, durant cette période.

Toujours selon ce rapport, il y a un ralentissement de la hausse des prix à la consommation, entre mars 2015 et avril 2015. Si les prix ont augmenté de 1,6% entre février 2015 et mars 2015, cette hausse n’est que 0,1% entre mars et avril 2015.

Les variations s’enchainent mais la hausse des prix domine, car le pouvoir d’achat de la population n’est pas prêt de suivre et encore moins de devancer cette tendance à la hausse, vu le contexte dans lequel le pays se trouve actuellement. « Je regrette de ne pas avoir rassemblé mes matériaux l’an dernier, à cette époque, le prix d’une pièce de carreau de 30cm ne coutait que 1400 ariary, aujourd’hui elle coûte 2000 à 2200 ariary » dixit un père de famille, qui s’apprête à rénover sa maison.

Tribune M/car

 fmi

Le FMI pessimiste

vendredi 5 juin 2015, par Léa Ratsiazo

Le Fonds monétaire international (FMI) qui vient d’achever sa mission à Madagascar et n’a pas caché son inquiétude face à la conjoncture économique qui prévaut dans la Grande Ile. Ainsi, le FMI constate que “La situation économique actuelle est difficile. La faiblesse des cours des produits de base et des conditions climatiques sévères – cyclone, inondation et sécheresse qui ont frappé une grande partie de Madagascar au début de cette année – ont eu d’importantes conséquences négatives sur les perspectives de croissance de 2015. Cet affaiblissement de l’activité économique affecte la mobilisation des recettes, restreignant la capacité de l’Etat à assurer la fourniture des services de base aux publics au niveau envisagé dans la Loi de Finances de 2015.

« L’utilisation judicieuse des ressources publiques » est soulignée par le FMI ainsi que « l’accompagnement de la croissance soutenue du secteur privé, créatrice d’emplois. ». Le FMI rappelle les indispensables « réformes de l’appareil judiciaire pour garantir le respect de l’État de droit, ainsi que celles des grandes entreprises publiques, telles que Air Madagascar et JIRAMA. »

Le FMI note « le niveau de recouvrement des recettes à Madagascar qui demeure très faible au regard des besoins du pays. Les principales sources de cette faiblesse sont l’importance du secteur informel et la pratique largement répandue de non paiement des impôts qui s’est développée au cours de la période de transition. »

Une autre mission du FMI est prévue au mois d’août et qui pourra aboutir à un accord sur un programme de réformes financés par le FMI.

Tribune M/c ar

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
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