Juin 2015. « La pauvreté qui dérange ». Video-Production FMI.

fmi

Le FMI pessimiste

Le Fonds monétaire international (FMI) qui vient d’achever sa mission à Madagascar et n’a pas caché son inquiétude face à la conjoncture économique qui prévaut dans la Grande Ile. Ainsi, le FMI constate que “La situation économique actuelle est difficile. La faiblesse des cours des produits de base et des conditions climatiques sévères – cyclone, inondation et sécheresse qui ont frappé une grande partie de Madagascar au début de cette année – ont eu d’importantes conséquences négatives sur les perspectives de croissance de 2015. Cet affaiblissement de l’activité économique affecte la mobilisation des recettes, restreignant la capacité de l’Etat à assurer la fourniture des services de base aux publics au niveau envisagé dans la Loi de Finances de 2015.

« L’utilisation judicieuse des ressources publiques » est soulignée par le FMI ainsi que « l’accompagnement de la croissance soutenue du secteur privé, créatrice d’emplois. ». Le FMI rappelle les indispensables « réformes de l’appareil judiciaire pour garantir le respect de l’État de droit, ainsi que celles des grandes entreprises publiques, telles que Air Madagascar et JIRAMA. »

Le FMI note « le niveau de recouvrement des recettes à Madagascar qui demeure très faible au regard des besoins du pays. Les principales sources de cette faiblesse sont l’importance du secteur informel et la pratique largement répandue de non paiement des impôts qui s’est développée au cours de la période de transition. »

Une autre mission du FMI est prévue au mois d’août et qui pourra aboutir à un accord sur un programme de réformes financés par le FMI.

Tribune M/c ar

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World bank

Résumé – Evolution économique récente, Deuxième trimestre 2015

Le fort rebond économique espéré ne s’est pas réalisé le premier trimestre 2015. Plusieurs indicateurs témoignent de la faiblesse de la reprise, comme le nombre de création d’entreprise (3289 nouvelles entreprises enregistrées) qui a baissé de 30% par rapport à la même période en 2014. De plus, il n’y a pas eu d’augmentation d’emploi en conséquence, d’après le nombre de travailleurs enregistrés à la caisse de retraite du secteur privé (CnaPs) qui est resté stable. Le volume de consommation de produits pétroliers a décliné, en particulier le Jet fuel, baromètre des activités du secteur touristique.

Les deux tempêtes tropicales Chedza et Fundi et les fortes précipitations, détruisant des zones agricoles, des infrastructures et des habitations, ont été un autre fardeau pour l’économie et ont causé un lourd bilan humain. Les coûts de long terme des dégâts provoqués et de la reconstruction requise sont toujours en cours d’estimation. L’impact immédiat des pertes de produits agricoles est l’augmentation de l’inflation, qui atteint 7.9% en mars après avoir été stable à 6% environ pendant un an et demi. La hausse de l’inflation a détérioré le pouvoir d’achat des ménages, surtout des pauvres qui dépensent une proportion plus élevée de leur revenu pour la nourriture. Le pouvoir d’achat plus faible a des effets de cascades sur d’autres activités, freinant ainsi la reprise économique.

La Banque Centrale de Madagascar a maintenu une politique monétaire prudente pendant le premier trimestre 2015. L’Ariary, la monnaie locale, s’est fortement dépréciée par rapport au Dollar en mars, après une période de stabilité depuis mi-décembre 2014. L’Ariary a connu une tendance à l’appréciation face à l’Euro depuis le début de décembre 2014, qui reflète la dépréciation de l’Euro par rapport au Dollar. Ces mouvements relativement larges s’expliquent en partie par le fait que le marché des devises est étroit et peut être influencé par les activités de quelques participants. La Banque centrale est intervenue sur le marché des changes seulement pour limiter la volatilité et a préservé ses réserves internationales à un niveau légèrement supérieur au trimestre précédent.

Des nouvelles économiques positives ont aussi eu lieu au premier trimestre 2015. En premier lieu, les recettes fiscales ont augmenté de 20% au premier trimestre par rapport à la même période en 2014. En second lieu, le déficit commercial s’est réduit. La valeur des importations a diminué de 17% au premier trimestre 2015, grâce à la baisse des cours mondiaux de l’énergie et la baisse des importations de riz. La valeur des exportations a augmenté de 12% car l’augmentation du volume d’exportation de nickel et de cobalt a plus que compensé la baisse des prix, et aussi grâce à de bonnes productions et prix du girofle et de la vanille. La performance de ces produits a plus que compensé la baisse de la valeur des exportations de crevettes, de tons et de textile, qui sont les produits phares de la zones franches.

Malgré un lent départ, l’économie peut encore rebondir au cours de l’année 2015. Le Plan National de Développement (PND) et son plan de mise en œuvre  prévoient de nombreux investissements qui pourraient dynamiser l’économie, à la condition que le financement puisse être identifié, en majorité de la part du secteur privé et de l’aide internationale. Pour réaliser la vision présentée dans le PND, des signaux forts de la part du gouvernement en faveur de la mise en œuvre des réformes prioritaires seront clef.

L’annexe de ce rapport présente de nouveaux résultats issus du 7ème et dernier round de l’enquête «A l’écoute de Madagascar», portant sur la satisfaction de vie et l’évolution du bien-être des ménages. Ces enquêtes innovantes par téléphone mobile sont mises en œuvre conjointement par l’Instat et la Banque mondiale. Les rounds précédents portaient sur l’inclusion financière, l’éducation, la fiscalité et gouvernance, l’électricité et transport des ménages, la santé, eau et assainissement, et la nutrition et sécurité alimentaire. D’après le 7ème round, les mesures de bien-être subjectif confirment les indicateurs quantitatifs. La majorité des enquêtés se déclarent insatisfaits de leur niveau de vie et jugent que leurs revenus sont trop faibles pour couvrir leurs besoins. Presque la moitié des ménages pensent que leur bien-être s’est dégradé par rapport à 2008, essentiellement à cause du coût de la vie. ..

Lire la suite  :  Rapport trimestriel de la Banque mondiale – Evolution économique récente, Deuxième trimestre 2015

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Conjoncture : Pas de reprise économique mais un espoir de relance selon la Banque Mondiale

Si les troubles politiques ne viennent pas tout compromettre, l’année 2015 pourrait encore être celle de la reprise économique.

Selon le dernier rapport économique de la Banque, le premier trimestre de l’année 2015 n’a pas connu de forte reprise de l’activité économique. « Les tempêtes tropicales Chedza et Fundi et les fortes intempéries ont détruit des surfaces agricoles, des infrastructures et des habitations, en plus du lourd bilan humain. Les destructions de produits agricoles ont accéléré l’inflation, qui atteint 7,9% en mars. Le pouvoir d’achat des ménages a été érodé et l’activité économique a plutôt ralenti. Après une période de stabilité, l’Ariary s’est fortement déprécié en mars dans un contexte d’appréciation du dollar ». 

Bonnes perspectives. Ce rapport d’indiquer toutefois que l’année 2015 pourrait encore être celle de la reprise économique grâce à la mise en œuvre du Plan National de Développement.  « De nombreux investissements prévus dans le Plan de mise en œuvre du PND doivent être financés par des financements extérieurs et par le secteur privé. Afin de réaliser ce potentiel, des signaux forts de la part du gouvernement en faveur de la mise en œuvre des réformes prioritaires seront clef ».  Les perspectives sont en tout cas bonnes dans le domaine des recettes publiques.  « Deux évolutions positives peuvent néanmoins être notées. Les recettes fiscales collectées au premier trimestre ont augmenté de presque 20% par rapport à 2014. Le déficit commercial s’est réduit car la baisse des cours mondiaux de l’énergie a diminué le coût des importations alors que les exportations ont été moins touchées par la légère baisse des prix des matières premières et des produits agricoles ».  Il reste à espérer que les actes de déstabilisation perpétrée par certains politiciens ne viennent pas remettre en cause, cet  espoir de reprise économique. Midi M/kara

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Développement, Madagascar devra rattraper des décennies de retard

Economie | 22/06/2015

L’année 2015 est celle de la fin des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), qui ont mobilisé le monde entier en septembre 2000 autour d’un programme commun visant à s’affranchir du joug de la pauvreté avant fin 2015. Huit objectifs ont été posés, et Madagascar n’atteindra aucun des objectifs.

Madagascar à l’occasion de rattraper son retard à travers le nouveau programme de développement qui doit s’appliquer à tous les pays. Les Objectifs de développement durable (ODD) doivent en effet finir le travail commencé par les OMD.

Helen Clark, Administratrice du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a expliqué ce 22 juin à Antananarivo, qu’il est important pour Madagascar de poursuivre l’agenda de développement. « Un certain nombre d’objectifs de base tel que la nutrition, l’éducation et les femmes, qui étaient déjà inscrites dans les objectifs du millénaire pour le développement (OMD), vont devoir basculer dans le nouvel agenda des ODD » explique-t-elle.

Par ailleurs, Helen Clark se dit satisfaite des récentes dispositions prises par l’Etat malgache afin de prioriser le développement humain, et le développement durable de Madagascar. « En investissant dans les gens et dans la capacité du pays à maintenir cet investissement, Madagascar va jeter les bases d’un développement inclusif et durable » indique-t-elle.

La Coordinatrice résidente du Système des Nations Unies à Madagascar et Représentante résidente du PNUD, Fatma Samoura, a quant à elle insisté sur le fait que tous souhaitent que Madagascar rompe le cycle de crise et d’instabilité politique pour rejoindre la liste des pays à revenus intermédiaires de la région.

« Madagascar a le potentiel d’atteindre cet objectif, et la population malagasy a la volonté d’accompagner les efforts de développement du gouvernement malagasy » estime Fatma Samoura.

La représentante résidente du PNUD souhaite que Madagascar saisisse l’opportunité des Objectifs de développement durable (ODD), et l’agenda post 2015 « afin de rattraper les décennies de retard sur les autres pays de la région et se tourner résolument vers l’émergence d’un changement transformationnel sur le plan politique, économique et social ». Orange mg

22.06.2015 – Visite de l’Administrateur du PNUD à Madagascar : Mme Clark entourée des membres du corps diplomatique
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Zaza Antsirabe 1

Antsirabe enfants

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Antsirabe, Antananarivo.Sary MCM 2014

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
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