Alain Moyon. TV Plus du 1er Juillet 2015.

—-

Assist développement : Alain Moyon dans la tourmente

mercredi 1er juillet 2015, par Léa Ratsiazo
Madagascar Tribune

Éléments à l’appui, le très controversé Alain Moyon, président du conseil d’administration du groupe Assist Développement, riposte contre ce qu’il qualifie de campagne médiatique de diffamation lancée par son associé Geoffrey Tassinari de la société MEDP à son encontre. « En principe, il s’agit d’une affaire commerciale et elle aurait dû se régler devant les autorités compétentes, dont les tribunaux, mais notre adversaire a décidé autrement en lançant une campagne médiatique de diffamation à notre encontre. Donc, nous ripostons et mettons à la disposition de l’opinion publique et des autorités toutes les preuves en notre possession » explique le PCA du groupe Assist développement. La campagne médiatique en question a commencé avec l’annonce dans la presse de son expulsion de la Grande Île avec Llinares Lucien, un de ses proches collaborateurs. Or, deux jours après, le ministère de l’intérieur et de la décentralisation est revenu sur sa décision et a décidé qu’ils ne seront pas expulsés. Le ministre de tutelle aurait expliqué qu’au moment où on a mis sous ses yeux ce dossier, il n’avait pas tous les éléments.

« Escroquerie économique, vol, fraude, faux et usage de faux, spoliation de propriété d’autrui, non –paiement de créances, corruption de haut vol des dirigeants, détournement, affaire de mœurs, condamnation à l’île de la Réunion pour détournement de fonds et escroquerie… » ce sont autant de maux dont les accuse leur associé-adversaire et sur lesquels Alain Moyon entend répondre point par point. « D’un, je n’ai jamais travaillé à La Réunion ; si j’y vais c’est pour me faire soigner. Qu’il apporte les preuves de ce qu’il avance au lieu de diffamer gratuitement » riposte-t-il. Et de deux, sur le plan commercial, il met en avant des verdicts des tribunaux sur l’affaire qui l’oppose à son associé. Le dernier en date, le 23 avril 2015, lui donne raison sur l’affaire qui l’oppose à son associé Geoffrey Tassinari.

Le fonds de l’affaire serait une affaire commerciale sur l’immeuble Assist à Ivandry (ex-Pullman). Cet immeuble, à l’abandon depuis 28 ans a été repris et réhabilité par Alain Moyon et ses associés en 2006. Alain Moyon a assuré les travaux et la recherche de clients et Geoffrey Tassinari représenté par la société MEDP a apporté 2,5 millions US$. La part des actions de chacun aurait été fixée à 49% pour MEDP et 51% pour Alain Moyon. Mais il aurait été entendu au départ que MEDP a droit à 75% des actions contre 25% pour Alain Moyon jusqu’au remboursement des mises de MEDP avec les intérêts. Toujours selon Alain Moyon, MEDP aurait déjà été remboursé intégralement avec les intérêts et les dossiers de la banque BOA le confirmeraient, mais MEDP refuserait de revenir à l’accord initial de 49% pour MEDP et 51% pour Alain Moyon. Ce dernier a ainsi porté l’affaire devant les tribunaux. « Dès le début du conflit, nous avons fait appel à un contrôleur financier et à un administrateur mais notre associé a tout fait pour les renvoyer » selon l’explication d’Alain Moyon. « Le Conseil d’arbitrage aussi n’a pas pu saisir notre dossier car l’accord sur le point de litige a été signé avant notre engagement de faire appel au CAMM en cas de conflit. Le tribunal nous a donné raison sur ce litige portant part des actions de chacun dans la société et c’est à ce moment que la campagne médiatique et les manœuvres pour nous expulser ont commencé » précise le responsable d’Assist développement.

Cependant, dans l’affaire portée à l’opinion, ce sont surtout des opérateurs malgaches qui l’accusent de tous les maux. « Effectivement, reconnaît Alain Moyon, car en tant qu’étranger, notre associé ne peut pas demander de nous expulser. Raison pour laquelle, il fait appel à des nationaux qui ont des dents contre nous. Or, il se trouve que tous ces noms parus dans la presse ont effectivement eu des affaires avec nous et nous doivent de l’argent et non le contraire » affirme l’opérateur économique.

Il affirme que même son plus farouche adversaire, Maminiaina Rasolondraibe, a été plusieurs fois débouté et condamné par la justice malgache.

Mais le feuilleton judiciaire ne s’arrête pas pour autant, après le dernier verdict de la Cour d’Appel donnant raison à Alain Moyon, son associé a porté l’affaire en cassation le 06 mai 2015 et en même temps la ministre de la Justice a signé un pourvoi dans l’intérêt de la loi. Alain Moyon conteste cet acte de la ministre de la Justice pour de nombreuses raisons. Pour lui, du point de vue légal, le pourvoi dans l’intérêt de la loi ne peut être formé qu’une fois la décision devenue définitive, c’est-à-dire soit contre un arrêt de la Cour d’Appel qui n’a pas fait l’objet d’un pourvoi en cassation soit contre un arrêt de la Cour de cassation. Et le pourvoi en cassation interrompt le délai de prescription du pourvoi dans l’intérêt de la loi qui est de 3 ans.

Alain Moyon affirme avoir fait « une demande de rétractation de ce pourvoi dans l’intérêt de la loi à la Ministre de la Justice. Nous attendons sa décision mais elle ne peut pas refuser la réparation d’une erreur grave envers la loi ; le problème est qu’elle le fasse vite, de suite.  » Selon lui, cet acte de la ministre de la Justice bloque le fonctionnement de la société Assist dans la mesure où son adversaire a refusé la mise en place de l’administrateur et de l’expert en finances. L’immeuble avec ses 42 locataires et plus de 1500 personnes, se trouverait dans une situation de blocage de tous les prestataires ; y compris la Jirama qui risque de couper l’énergie explique Alain Moyon.

Cet imbroglio juridico-commercial politique ne semble pas prêt de s’arrêter.

Cité nommément par Alain Moyon, Maminiaina Rasolondraibe a été joint par nos soins au téléphone et explique qu’il n’a rien à voir dans cette affaire d’expulsion. Il considère que c’est de la pure diffamation et qu’il prend note. Sans s’étaler sur le fond de l’affaire évoquée par Alain Moyon, Maminiaina Rasolondraibe résume que les dossiers traités en Première instance et en Appel lui ont permis de recouvrer les traites sans pour autant condamner ni l’une ni l’autre partie. En tout cas, conclut-il, ce n’est pas la première fois qu’Alain Moyon a fait l’objet de mesure d’expulsion.

Madagascar Tribune

—-

A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
Galerie | Cet article, publié dans Non classé, est tagué , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s