Message de Mme Moinaecha Youssouf. Fête Nationale des Comores (6 Juillet). Historique Union des Comores.

Message de Madame MOINAECHA YOUSSOUF DJILALI pour la Fête nationale de l’Union des Comores

Excellence Monsieur Le Président de l’Union des Comores,

Excellences membres du gouvernement,

Honorables députés, Hauts Fonctionnaires,

Officiers, Sous-Officiers Hommes de Troupe de l’Armée Comorienne, Forces de Police et de gendarmerie,

Sœurs et Frères Comoriens,

5 juillet 2015, 40éme anniversaire de notre Indépendance! Je suis particulièrement honorée de pouvoir par ces quelques lignes vous dire ce que je souhaite, ce que je veux pour le bien être de toute la population des Comores. Je voudrais vous dire que je suis très touchée par la chaleur que me témoigne tous les Comoriens que j’ai rencontrés. Vous savez que j’ai décidée de me présenter à l’élection Présidentielle de l’Union des Comores de novembre 2015 et 2016.Les défis sont aussi considérables que les opportunités, je ressens toujours la même douleur au spectacle répandu de la pauvreté et de la détresse qui sévissent de nombreux côtés de nos îles.Je vois une terre fertile qui n’est pas cultivée, je vois des jeunes et souvent des personnes éduquées qui ne trouvent pas de travail. Je constate aussi la situation actuelle où des politiciens de vergogne osent défier le pouvoir en place pour essayer de se placer de force et de ce fait créer les incidents unitaires.

Une des raisons importantes pour lesquelles j’ai décidée de me présenter à la Magistrature suprême, consiste à soutenir les processus et les initiatives qui ont pour but de relever ces défis, aussi je souhaite jouer un rôle important pour contribuer à instaurer la paix et à combattre la pauvreté. Je souhaite apporter mon engagement  pour l’équité et les droits des femmes.J’entends mener une politique étrangère féministe, et je ne crois vous faire une révélation en vous affirmant que l’équité entre les sexes est déjà depuis longtemps une question de la plus grande priorité dans tous les domaines de travail dans de nombreux Pays. Je suis convaincue qu’aucune société ne peut atteindre tout son potentiel politique, économique et démocratique, si les filles et les femmes n’obtiennent pas le même respect de leurs droits que les garçons et les hommes,  et l’accès équitable aux mêmes opportunités et aux mêmes ressources.

L’égalité entre les sexes est de toute évidence une question touchant tous les aspects de la société : politique, économique, justice. Mais c’est également une question centrale pour la paix et la sécurité. Voici maintenant 15 ans que le Conseil de Sécurité des Nations Unies adoptait la résolution 1325 sur les Femmes, la Paix et la Sécurité. Je veux croire que bien des progrès ont été accomplis pendant ces quinze années. Mais je me dois aussi de constater malheureusement que beaucoup de travail reste en chantier. Il est évident que je souhaite que les prochaines élections soient démocratiques, c’est surtout l’occasion de choisir son quotidien, – c’est-à-dire, le leader et les idées que l’on croit les meilleurs pour guider le pays vers l’avenir. C’est pourquoi il est aussi de la plus grande importance que les gens qui vont poursuivre l’édifice et vivre cet avenir – les jeunes ! – puissent faire entendre leurs voix et tenir leur place tant au cours des élections que dans les débats de société.

Excellences, Mesdames et messieurs, avant de terminer, je voudrais que nous tous nous observions une minute de silence à la mémoire des personnes qui ont perdu la vie dans les traversées hasardeuses sur des petites embarcations qui très souvent coulent créant des décès par dizaines puis pour tous ces passagers du Yeménia qui  s’est abimé en approche de Moroni. Il est douloureux de recevoir ces nouvelles répétées.

Excellences, Mesdames, Messieurs,

Je voudrais saisir l’occasion de ce courrier,pour assurer la population de l’Union des Comores, de ma détermination à poursuivre mon engagement fort en faveur de la paix, de la démocratie, de l’état de droit, d’une croissance au bénéfice de la population. Et très prochainement mon programme de Gouvernement et mes initiatives pour préserver l’Unité du Pays vous apporteront une confirmation de ma détermination.

Vive l’Union des Comores,vive la Communauté Internationale, vive la jeunesse comorienne que ce mois saint vous apporte la lumière des écrits du Saint Prophète et la sagesse de ses écrits.

MOINAECHA YOUSSOUF DJILALI

Mediapart

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40 ans d’indépendance sur fond de crises politiques, économiques…

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Lire : Commémoration La Courneuve (France)

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La fête de l’indépendance des îles Comores

 FÊTE NATIONALE – COMORES – JOUR FÉRIÉ

Les îles Comores fêtent son jour d’indépendance tous les 6 juillet en commémoration de la date de la proclamation de l’indépendance 6 juillet 1975.

Depuis En 1866, la France établit un protectorat sur Anjouan, le 24 juin 1886 le Sultan de Grande Comore réussit à unifier l’île et accepte sous pression de passer sous le protectorat français.

En 1904, le rattachement juridique officiel se fait entre les îles Comores et Madagascar. Il fut suivi, d’un second décret rattachant Mayotte et ses dépendances à Madagascar le 9 avril 1908.

En 1946, les Comores ne sont plus rattachées administrativement à Madagascar, ils deviennent une entité administrative indépendante (TOM).

La France proposa un référendum aux îles en 1973, mais c’est qu’au 6 juillet 1975 que le président Ahmed Abdallah déclare unilatéralement l’indépendance de la République fédérale islamique des Comores.

Source

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Membre à l’ONU.

COMMEMORATION DE L’ADMISSION

DES COMORES A L’ONU

12 Novembre 1975 – 12 Novembre 2011

À cette occasion, nous organisons une projection suivie d’un débat sur le contentieux franco-comorien concernant l’île comorienne de Mayotte, à l’aune de l’actualté sur cette île, en vue de dégager quelques pistes d’actions militantes en faveur de la cessation de l’occupation de l’île comorienne de Mayotte par la France, comme l’exigent les résolution de l’ONU, chaque année.

La conférence sera précédée par le visionnage d’un film documentaire tourné à Mayotte.Plus de 10.000 victimes comoriennes ont déjà péri entre Anjouan et Mayotte depuis 1995.

Génocide ? Crime de guerre ? Crime contre l’Humanité ?

Le samedi 12 Novembre 2011,

3, Place des Grès 75020 PARIS

A l’occasion de la conférence pour dénoncer la départementalisation formelle de l’île comorienne de Mayotte, les organisateurs (*) écrivaient, à juste titre, le texte ci-dessous. «En fin mars 2011, Mayotte a accédé au statut de Département, devenant ainsi le 101ème département français, comme annoncé lors de la consultation de mars 2009. Les Français l’ont appris «au JT de 20 heures», n’ayant jamais été associé à ce long processus d’annexion de territoire que le gouvernement de Monsieur Sarkozy vient de parachever.

Le référendum de mars 2009, tout comme ceux de 1976, restent illégaux au regard du Droit International qui reconnaît Mayotte, située à près de 9 000 kilomètres de la France, comme appartenant à l’état comorien. Les Comoriens se sont prononcés à plus de 95 % en faveur de leur indépendance, par un référendum organisé le 22 décembre 1974.

Les Comores ont été admises comme membre de l’ONU en vertu de la résolution 3385 du 12 novembre 1975, qui réaffirme «la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel des Comores, composé des îles d’Anjouan, de la Grande-Comore, de Mayotte et de Mohéli».

En accédant au statut de Département d’Outre-mer (DOM), Mayotte pourrait devenir ensuite une «Région Ultrapériphérique» (RUP) de l’Union Européenne (UE). Mais les chancelleries européennes vont – elles accepter de reconnaître ce nouveau statut de RUP à Mayotte, alors que leurs états ont voté presque toutes les 20 résolutions de l’ONU condamnant l’occupation illégale de l’île comorienne de Mayotte par la France ?

Pourquoi cet acharnement à «départementaliser» ce territoire, à l’heure où l’échec du statut des DOM s’est traduit par la généralisation des mouvements sociaux dans tous les outre – mers français (en 2009 : mouvements LKP en Guadeloupe & Martinique, grèves générales à la Réunion, «marche citoyenne» avec l’USTKE en Nouvelle Calédonie, …) ? »

Deux ans après la consultation de Mayotte, quel bilan tirer de cette expérience de recolonisation d’une partie d’un pays indépendant? Nous constatons :

  • Les Maorais ont suivi les mouvements de contestation des outre – mers, contre la vie chère, comme en témoignent le mouvement de décembre 2009, ou les marches de mars 2011 et depuis septembre jusqu’alors;

·         La solidarité des Peuples colonisés se confirme de jour en jour, comme l’exprime la «Déclaration des organisations politiques patriotiques, anticolonialistes et anti-capitalistes de la Guadeloupe », du 31 octobre dernier  (http://www.afrik.com/article24028.html);

·         Le «visa Balladur – Pasqua» instauré en 1995 continue de «justifier» les expulsions massives des Comoriens des autres îles (les tristes scores de 17 500 en 2009 et 16400 expulsions en 2008 ont été atteints, représentant près de 8% de la population de l’île) ;

·         Ce visa criminogène continue d’entraîner son cortège de morts dans le «plus grand cimetière marin» ; pour échapper aux sévisses de la Police aux Frontières (PAF) au large de Mayotte, plus de 10.000 Comoriens ont trouvé la mort dans le bras de mer entre Anjouan et Mayotte …

Pour développer toutes ces questions et entendre l’éclairage de femmes et d’hommes qui militent pour la liberté des Peuples, venez débattre avec nous pour trouver ensemble les voies et moyens de sortir du colonialisme.

En vous remerciant de confirmer votre participation.

 Pour le Collectif des Associations Comoriennes

Mail. comores1975@gmail.com

(*) Participent à cette rencontre des responsables des organisations suivantes :PCF, NPA, CADTM, SURVIE, ATTACK, AFASPA, LE CERCLE FRANZ FANON, LA PLATEFORME PANAFRICAINE,  SORTIR DU COLONIALISME, L’AMICALE PANAFRICAINE, D’AILLEURS NOUS SOMMES D’ICI, LE COLLECTIF DES ASSOCIATIONS COMORIENNES…

Collectif Afrique.

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LES SYMBOLES DE L’ETAT


UNION DES COMORES


Ngazidja
Grande Comore


Ndzuani
Anjouan


Mwali
Mohéli


Maore
Mayotte


Sceau National des Comores

HYMNE NATIONAL
UDZIMA WAMASIWA (Union des îles)

Au faîte le Drapeau flotte Appelle a là Liberté totale. La nation apparaît, Force d’une même religion au sein des Comores. Vivons dans l’amour réciproque dans nos îles, Les Comoriens issue de même sang, Nous embrassons la même idéologie religieuse. Les îles où nous somme nés !! Les îles qui nous ont prodigués la bonne éducation. Dieu y a apporté son aide. Conservons notre unité pour l’amour de la patrie, Amour pour la religion Et pour l’évolution.

Au faîte le Drapeau flotte Depuis le 6 du mois de Juillet La nation apparaît, Les îles devenues souveraines ; Maore – N’Dzuani – Mwali – et N’Gazidja. Gardons notre amour pour les îles.

Paroles : Said Hachim Sidi Abderemane Musique : Kamildine Abdallah et Said Hachim Sidi Abderemane (Adopté en 1978)


Symboles de l’État aux Comores.

Article écrit par DANIEL, Ahmed Abdouroihmane, dit Café

Cet article a pour objet les symboles de l’État aux îles Comores. En effet depuis le 6 juillet 1975 tout Comorien (ou toute Comorienne) naît citoyen (raîya, mwanantsi) pour la simple raison qu’il voit le jour dans un pays souverain qui a sa langue nationale (shikomori « langue comorienne » ou shimasiwa « langue des îles »), sa religion (dini), sa culture (ustaârabu) et ses institutions (shariâ mshindzi). Le rôle de la société comorienne est d’aider chaque citoyen à passer de cette citoyenneté de fait à une citoyenneté d’adhésion consciente, critique, appuyée sur une autonomie intellectuelle suffisante pour lui permettre de faire un choix réfléchi. On voit donc que la fonction du système éducatif des Comores n’est pas seulement d’apprendre aux jeunes Comoriens à lire, à écrire et à compter, mais qu’il convient surtout d’assurer un autre type d’enseignement sur les symboles « sacrés » de l’État (dawla).

Voyons maintenant ces symboles avec plus de précision et successivement.

1. Le drapeau comorien : origine et évolution

« Les symboles sont sacrés et l’un des plus chers à l’homme est le drapeau national. Profondément ancrée en nous, l’émotion qui monte à la gorge et amène les larmes nous pousse à suivre le drapeau et à mourir plutôt que de l’abandonner aux mains ennemies. Ce sentiment n’est ni nouveau, ni le fruit de quelques générations, c’est un héritage venu du fond des âges, avant même que commence l’Histoire. » (W. J. Gordon, 1975).

Le drapeau est une caractéristique des civilisations humaines. En effet, en regardant les divers drapeaux hissés aux sièges des organismes internationaux comme, par exemple, l’ONU (Organisation des Nations Unies) à New York aux États-Unis d’Amérique, nous constatons que les drapeaux de pays de différentes parties du monde ont souvent des dessins similaires. Cela car certains de ces drapeaux appartiennent à une famille. En ce qui concerne les Comores, le drapeau, très tôt, appartient à la famille suivante : le croissant musulman.

« Le croissant est l’un des plus anciens symboles. Associé au soleil, il figurait sur les sceaux akkadiens dès 2300 av. J.-C., et il représentait les dieux de la lune, Nanna à Sumer et Sin à Babylone, au moins 2000 ans av. J.-C., Sin étant la « Lampe du Ciel et de la Terre ». Le croissant était largement répandu au Moyen-Orient et, au VIIIe siècle, les Phéniciens l’exportèrent jusqu’à Carthage (aujourd’hui en Tunisie). Au XIIe siècle, il fut adopté par les Turcs et depuis lors, le croissant, souvent accompagné d’une étoile et mentionné dans la 53e sourate (chapitre) du Coran, est resté le principal symbole de l’Islam ». (A. Znamierowski, 1999 : 104).

Dès le départ (statut d’autonomie interne dans la République française, 1968), on trouve sur le drapeau (fond vert ou bleu) de l’Archipel des Comores le croissant blanc, symbole de l’Islam, et quatre étoiles blanches à cinq branches alignées diagonalement représentant les quatre îles de l’archipel des Comores : Ngazidja (Grande Comore), Ndzuwani (Anjouan), Maore (Mayotte) et Mwali (Mohéli).

Ce drapeau influença à son tour, au lendemain du 6 juillet 1975, les dessins du premier drapeau des Comores indépendantes qui était vert avec un croissant blanc et quatre étoiles symbolisant les îles Comores (avec deux versions).

(Drapeaux statut Comores indépendantes)

Le drapeau (œuvre de Dhoiffir Abdérémane ou Abdouroihmane Cheikh, Délégué à la Production), qui a été adopté, au lendemain du 3 août 1975 (pendant la période de la révolution d’Ali Soilihi, 1975-1978), combinait le vert de l’islam et le rouge et portait au guindant supérieur un croissant blanc et quatre étoiles blanches à cinq branches représentant l’archipel. Les couleurs du drapeau symbolisent l’Islam (croissant, étoile), la liberté (blanc), le progrès social ou l’espoir (vert) et la lutte pour l’indépendance ou la souveraineté (rouge).

(Drapeau statut République démocratique, laïque et sociale)

Pendant la période d’Ahmed Abdallah et de Saïd Mohamed Djohar (République Fédérale Islamique des Comores (1978-1995), le rouge disparaît. On retrouve le vert de l’islam, le croissant blanc tourné vers la droite et les quatre étoiles blanches à cinq branches alignées d’un bout à l’autre du croissant et qui symbolisent les quatre îles de l’archipel.

(Drapeau statut République Fédérale Islamique)

Pendant la période de Taki Abdoulkarim (République Fédérale Islamique des Comores – 1995-1998), on retrouve le champ vert et le croissant blanc de l’islam tourné vers la droite et les quatre étoiles blanches à cinq branches avec ajout sur le drapeau des mots suivants : Allah qui figure dans le battant supérieur (à droite) et Muhammad dans le guidant inférieur (à gauche).

(Drapeau statut République Fédérale Islamique)

Il existe, aujourd’hui, plusieurs représentations des drapeaux portant le croissant musulman dans les îles autonomes de l’Union des Comores. Ces sources présentent certaines différences quant aux couleurs des champs ou des croissants. Cependant, ces drapeaux des îles confirment l’usage très répandu du croissant et /ou de l’étoile :
-   Ngazidja ou Grande Comore (bleu, croissant blanc et quatre étoiles blanches à cinq branches alignées d’un bout à l’autre du croissant),

-   Mwali ou Mohéli (jaune et rouge),

-   Ndzuwani ou Anjouan (rouge, croissant blanc et une main droite blanche).

Le drapeau rouge d’Anjouan à un croissant blanc est le drapeau du sultanat de cette île au 18eme siècle. La paume de la main était le symbole du pouvoir du sultan.

Pour Maore ou Mayotte, son drapeau (ou plutôt armoiries), qui combine les couleurs tricolores (bleu, blanc et rouge) de la République française, présente deux hippocampes d’argent spécifiques à l’île (qui encadrent un écu évoquant l’établissement de l’administration française à Mayotte) et arbore finalement le croissant musulman d’argent et deux étoiles d’or représentant les fleurs d’ylang-ylang pour traduire la prospérité agricole de l’île et symbolisant aussi la qualité insulaire de Mayotte (grande terre et petite terre). Enfin la bordure symbolise le relief corallien (lagon) qui ceinture cette île.

Quant au drapeau de l’Union des Comores (depuis juin 2002), ces couleurs associent celles des drapeaux des îles autonomes sous forme de bandes, Ngazidja ou Grande Comore, Mwali ou Mohéli et Ndzuwani ou Anjouan (jaune, blanc, rouge et bleu) et celles de l’ancien drapeau vert avec le croissant blanc tourné vers la droite et les quatre étoiles blanches à cinq branches alignées d’un bout à l’autre du croissant dans un triangle isocèle en fond vert qui indique l’esprit d’entreprise (autonomie des îles) et la détermination du peuple comorien à s’unir pour développer les richesses de la terre et de la mer. Le triangle est aussi un symbole de liberté, égalité et fraternité.

2. L’hymne national

a) L’hymne national pendant la période Ali Soilihi (1975/1978) :Ungwana « La liberté, l’indépendance ».

b) Paroles et musique de Abou Shihabi

Ungwana ngasi nuo (La liberté nous l’avons), Si wakomori masiwa manne (Nous les Comoriens des quatre îles) : Maore Ndzuwani (Mayotte, Anjouan) Mwali Ngazidja (Mohéli et Grande Comore.) Hazi piya ngasi nizo (Nous accomplissons toutes les tâches) Rangu zamani (Depuis longtemps.) Dima ulozi (L’agriculture, la pêche,) Hazi za mihono (Les travaux manuels.)

Zinu harumwa mutsanganyiho (Nous les réalisons dans l’union) Wa niya za hatru (De nos esprits (bis).) Ridjitoa fidiya (Nous sacrifions nos vies) Riwanie mipaka ya Komori(Pour défendre l’intégrité des Comores.) Dayima ngasi tiyari(Nous sommes toujours prêts,) Si wanantsi wa Komori (Nous les citoyens des Comores,) Lazima ritre zedamu (S’il faut que nous versions notre sang) Isipoteye (Pour sauver notre pays.)

Ungwana ngasi nuo (La liberté nous l’avons,) Si wakomori masiwa manne (Nous les Comoriens des quatre îles 🙂 Maore Ndzuwani (Mayotte, Anjouan,) Mwali Ngazidja (Mohéli et Grande Comore.) Hazi piya ngasi nizo (Nous accomplissons toutes les tâches) Rangu zamani (Depuis longtemps.) Dima ulozi (L’agriculture, la pêche,) Hazi za mihono (Les travaux manuels.)

Shababi risihana piya (Toute la jeunesse est solidaire,)Waume na washe (Garçons et filles (bis).) Shababi risihana piya (Toute la jeunesse est solidaire) Waume na washe(Garçons et filles.) Ndo maesha ya usoni (C’est la vie dans le progrès) Ya hatru si wanantsi wa Komori (Pour nous, citoyens des Comores.)

c) L’hymne national de la République Fédérale Islamique (1978/1998) et de l’Union des Comores : Umoja wa Masiwa ou Umodja wa Masiwa « Union des Comores ». d) Paroles de Saïd Hachim Sidi Abdérémane et musique de Kamildine Abdallah et Saïd Hachim Sidi Abdérémane.

Iberamu isipepeza (Le drapeau flotte,) Inadi ukombozi piya(Il appelle à la liberté totale.) Idaula ivenuha (L’état apparaît.)Tasibabu ya idini (Force d’une même religion) Ivo yatrangaya hunu Komoriya (Au sein des îles Comores.)Narikeni na mahaba (Gardons notre amour) Ya huvendza ya masiwa yatru (Pour nos îles Comores.) Wasi wakomoro damu ndzima (Nous les Comoriens, issus du même sang,) Wasi wakomoro dini ndzima (Nous embrassons la même religion.)Yamasiwa radzaliwa (Les îles où nous sommes nés)Yamasiwa yarileya (Et qui nous ont prodigué la bonne éducation.) Mola ne arisayidia (Allah aussi a apporté son aide.)Narikeni na niya (Conservons notre unité) Rivendze uwatwaniya (Pour l’amour de la patrie) Mahaba ya dini na dunia (Pour l’amour de la religion et de l’évolution.)

Iberamu isipepeza (Le drapeau flotte,) Rangu mwezi sita wa juye (Depuis le 6 du mois de juillet) Idaula ivenuha (L’état apparaît.) Zisiwa zatru zipangiha (Les îles devenues souveraines 🙂 Maore na Ndzuwani (Mayotte, Anjouan,) Mwali na Ngazidja (Mohéli et Grande Comore.) Narikeni na mahaba(Gardons notre amour) Ya huvendza ya masiwa (Pour les îles Comores.)

3. La fête nationale

C’est le 6 juillet de chaque année depuis la déclaration unilatérale de l’indépendance des Comores en 1975. Dès l’année suivante, le 6 juillet a vu commémorer cet anniversaire par des fêtes nationales religieuses dans les îles pendant la période d’Ali Soilihi (1975-1978). Le 3 août 1975 était choisi comme grande fête révolutionnaire où toutes les forces nationales célébraient dans l’union des esprits les premiers accomplissements de la Révolution comorienne.

Depuis 1978, le 6 juillet est officiellement « fête nationale ». Elle réconcilie les Comoriens des îles et de l’étranger. Il y a, à chaque célébration, la levée des couleurs, la présentation des corps constitués et le discours du chef de l’État.

Il y a également une cérémonie religieuse. Ce jour-là, les Comoriens et les Comoriennes sont invités à pavoiser leur habitation aux couleurs du pays.

4. La devise nationale Depuis l’indépendance et selon le régime du pays, nous avons eu successivement les devises nationales suivantes :
-   « Unité Solidarité Travail » (République démocratique, laïque et sociale)
-   « Unité Justice Progrès » (République Fédérale Islamique des Comores),
-   « Unité Solidarité Développement » (Union des Comores).

Actuellement, tous les citoyens comoriens vivent selon la devise suivante : « Unité Solidarité Développement ». Unité : udzima ou umoja en comorien. Les Comores sont un archipel composé de quatre îles : Ngazidja (Grande Comore), Ndzuwani (Anjouan), Maore (Mayotte) et Mwali (Mohéli). Son territoire national est indivisible.

Justice : haki en comorien. Aujourd’hui, chaque citoyen comorien peut accéder aux plus hauts emplois s’il en est capable (titres, diplômes requis et expériences). Il participe à la vie politique du pays, en votant, ou, s’il le souhaite, en se faisant élire. Il est libre de ses opinions et de ses croyances et peut les exprimer publiquement. Chaque citoyen comorien est, également, libre de s’associer ou de se réunir.

La loi (sharia) est la même pour tous sans distinction et ne privilégie personne. Personne ne peut être condamné sans avoir été jugé auparavant en fonction de la loi.

Progrès ou Développement : usoni en comorien. Les citoyens comoriens sont les frères d’une même famille. Ils doivent travailler ensemble (Travail), être solidaires (Solidarité) et s’aider les uns les autres. Il n’y aura pas de progrès ou de développement sans solidarité, sans union (udzima ou umoja).

Les devises des îles autonomes :
-   « Solidarité Justice Travail » (Anjouan ou Ndzuwani),
-   « Honneur Solidarité Développement » (Grande Comore ou Ngazidja),
-   « Unité Solidarité Développement ( ?) » (Mohéli ou Mwali),
-   et « Ra Hachiri » signifiant « Nous sommes vigilants » pour Mayotte ou Maore.

5. Le passeport

Les Comores se présentent ainsi depuis l’accession à l’indépendance, en images officielles :
-   vignettes postales,

-   types monétaires (la monnaie d’abord franc CFA ensuite franc comorien KMF),
-   distinction (Ordre de l’étoile d’Anjouan,

-   L’Ordre est créé en 1874 par le sultan d’Anjouan (Ndzuwani), Mohamed Saïd Omar pour récompenser « ceux qui auront rendu des services tant à notre pays qu’à la France, notre protectrice ». Cet Ordre, qui comporte cinq classes, devint Ordre colonial en 1896 et fut attribué aux officiers des troupes coloniales et de la Marine ayant servi pendant une période de dix années dans les troupes de Madagascar ou de la Réunion ainsi qu’aux sous-officiers pour le grade de chevalier. (Source : Médailles militaires et décorations : http://www.military-photos.com.

Ordre de l’étoile de la Grande Comore, Croissant vert de la Grande Comore

Ordre de l’étoile de Mohéli, etc.),

-   sceau national (Armoiries) visible sur les documents officiels,

-   photos des chefs d’État dans les lieux publics,

ou entièrement documentaires (passeport ou carte d’identité).

Dès sa naissance, les parents doivent déclarer l’enfant à la préfecture ou, comme c’est le cas aujourd’hui, à la mairie de la commune, pour être inscrit sur le registre d’état civil. Sur ce registre d’état civil, sont inscrits les actes de naissance, de mariage et de décès. Le livret de famille résume l’ensemble de ces données.

Pour prouver son identité, chaque citoyen comorien a besoin d’une pièce d’identité (passeport ou carte d’identité). C’est ce qui fait de lui un citoyen avec des droits et des devoirs. Ces documents officiels sont « sacrés » car ils représentent non seulement l’identité du citoyen mais aussi l’autorité du pays.

(Images du passeport 1975-1978)

(Images du passeport 1978-1990)

(Passeport 1990-1999) (Images du passeport 1999-2004)

6. La patrie Les îles Comores sont : Ngazidja (Grande Comore), Mwali (Mohéli), Ndzuwani (Anjouan), et Maore (Mayotte). Leur intégrité territoriale doit être défendue et respectée. C’est la patrie, watwani en comorien.

7. La constitution

Les Comores ont besoin d’institutions fiables et définitives. La constitution est la base des institutions. C’est une loi fondamentale (shariâ mshindzi) qui est au-dessus des lois. Aucun chef d’État ne peut décider quoi que ce soit allant contre la constitution dans le pays sans consulter le peuple comorien par référendum.

On dénombre en tout cinq constitutions aux Comores :
-   constitution de la période Ali Soilihi (1975/1978),
-   constitution de la période Ahmed Abdallah (1978/1989),
-   constitution de la période Saïd Mohamed Djohar (1990/1995),
-   constitution de la période Taki Abdoulkarim (1995/1998),
-   constitution de l’Union des Comores (depuis 2001)
-   A ces cinq constitutions nationales, il fallait ajouter celles des îles autonomes depuis 2001.
-   constitution de l’Union des Comores (depuis 2009) qui met fin à l’instabilité institutionnelle.

Conclusion

En guise de conclusion, je dirais que la citoyenneté est un acte de responsabilité quotidien. Ainsi chaque Comorien doit comprendre que se comporter en citoyen est un acte qui concerne tous les moments de la vie en société (école, quartier, famille, solidarité nationale, responsabilités civile et/ou politique, etc.). Il doit également savoir que la citoyenneté implique des droits (éducation, sécurité, …) et des devoirs (servir le pays et les générations futures).

En vue de la découverte progressive de l’identité comorienne, cet article s’appuie sur la présentation et la reconnaissance des symboles de l’État comorien. Les occasions sont nombreuses pour permettre de susciter chez les Comoriens une prise de conscience de la signification civique de ces symboles : une cérémonie commémorative à l’occasion du 6 juillet, la visite d’un bâtiment public, l’exécution de l’hymne national, la restauration du patrimoine culturel national, etc.

Il y a bien peu de différences, aujourd’hui, entre ce que l’on considère comme les symboles de l’Union des Comores et ce que l’on considère comme les symboles des îles. Le drapeau actuel de l’Union des Comores, emblème national par excellence, a été créé en 2002, adopté et a obtenu le ralliement général. On pourrait en dire autant de l’hymne national ou de la fête du 6 juillet : eux aussi ont été longtemps perçus comme des manifestations partisanes selon le régime, et eux aussi sont désormais reconnus comme « l’hymne national » et la « fête nationale » de l’Union des Comores.

Le sceau (armoiries) du pays, visible sur les documents officiels reste inchangé depuis 1978. La monnaie est toujours frappée à l’effigie des images traditionnelles et des personnages du pays. S’agissant de la devise nationale, c’est un jeu de mots qui, en réalité, ne modifie pas grand-chose.

Le passeport reprend soit une distinction (Ordre de l’étoile d’Anjouan, Croissant vert de la Grande Comore, Ordre de l’étoile de Mohéli, etc.) soit le sceau avec la devise nationale du pays, soit un ancien modèle. Ce qui est le cas du nouveau passeport de l’Union qui a repris les images de celui de 1990-1999. Les pages sont aussi illustrées par la flore (ylang-ylang, etc.) ou par la faune (coelacanthe, gombesa, etc.). En effet, les Comores est un État en construction, selon le mot d’Abdou Djabir. Cela ne veut pas dire qu’il n’y avait pas d’institutions, ni que le temps des sultans était obscur et méprisable, ni que tous les chefs d’État étaient mauvais !

Les Comoriens savent comment l’histoire les apprécie et leur rend justice. Mais c’est un fait, aussi, que l’actuelle identité nationale doit beaucoup de ses éléments à l’expérience indépendantiste et à l’impulsion populaire insulaire, consolidée et traduite en institutions de l’Union lors du début du nouveau millénaire.

Enfin la promulgation par le chef de l’État de la loi référendaire sur la révision constitutionnelle (décret n° 09-066/PR du 23 mai 2009) ouvre une nouvelle ère aux Comores puisque cette nouvelle constitution va permettre au pays de mieux fonctionner.

Références bibliographiques
-   Abdou Djabir, Les Comores, un Etat en construction, Paris, L’Harmattan, 1993
-   W. J. Gordon, Flags of the world, Londres, Royaume-Uni, 1975
-   G. Nourault et F. Perrin, Mayotte, Encyclo-guide, guide touristique et culturel, Editions Orphie, 2003
-   Drapeaux et Hymnes des Comores depuis l’indépendance, MweziNet, 2003
-   Les drapeaux du Monde, Sélection du Reader’s Digest, S.A., Paris, 1994
-   Le billet de Banque des Comores, Banque Centrale des Comores, R.F.I.C.
-   Enseignement élémentaire – Programmes et instructions, Ministère de l’Education Nationale, des Enseignements technique et professionnel, R.F.I.C., février 1996.
-   A. Znamierowski, Encyclopédie mondiale des drapeaux, Genève, Suisse, 2000
-   Projet de Constitution du Nouvel Ensemble Comorien, Union des Comores, 2000
-   Constitution de l’Union des Comores,Union des Comores, 2009

Source

—-

Hymne National Des Comores

Publié le 01/03/2011 à 19:30 par hymnesnationaux
Hymne National Des Comores

Titre: Udzima wa ya Masiwa

 

Paroles en comorien

I beramu isi pepeza
i nadi ukombozi piya
i daula ivenuha
tasiba bu ya i dini voya trangaya hunu Komoriya
Narikéni namahaba ya huveindza ya masiwa
yatru wasiwa Komoro damu ndzima
wasiwa Komoro dini ndzima
Ya masiwa radzali wa ya masiwa yarileya
Mola neari sayidiya
Narikeni ha niya riveindze uwataniya
Mahaba ya dine na duniya.

I beramu isi pepeza
rangu mwesi sita wa Zuiye
i daula ivenuha
zisiwa zatru zi pangwi ha
Maore na Nzuani, Mwalina Ngaziya
Narikeni namahaba ya huveindza ya masiwa
I beraba ya huveindzor ya masiwa.

Paroles en français

Oui le Drapeau flotte
Appelle à la Liberté totale.

La nation apparaît,
Force d’une même religion au sein des Comores.

Vivons dans l’amour réciproque dans nos îles,
Les Comoriens issus de même sang,
Nous embrassons la même idéologie religieuse.

Les îles où nous sommes nés !
Les îles qui nous ont prodigué la bonne éducation.

Dieu y a apporté son aide.
Conservons notre unité pour l’amour de la patrie,
Amour pour la religion
Et pour l’évolution.

Source

Sources: Wikipédia

—-

Dr Ikililou Dhoinine, Président de l’Union des Comores

A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
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