Ratsiraka D. au Carlton « Rajoelina et moi avons renversé Ravalomanana en 2009 ». 11 Août 1991, le Gl Andriamahazo…109 + Didier R = 110.

2015

Carlton le 12/08/2015. Ph Midi M/car

Des révélations sur certaines zones d’ombre de l’histoire politique de Madagascar ont été faites hier par l’ancien président. L’ancien président Didier…
MIDI-MADAGASIKARA.MG

Didier Ratsiraka : « Rajoelina et moi avons renversé Ravalomanana en 2009 »

Des révélations sur certaines zones d’ombre de l’histoire politique de Madagascar ont été faites hier par l’ancien président.

L’ancien président Didier Ratsiraka a fait des révélations hier à l’occasion de la sortie du livre : « Didier Ratsiraka : Transition démocratique et pauvreté à Madagascar. » Revenant sur les années 70, « Deba » avait révélé qu’il avait été trois fois sollicité pour renverser Tsiranana Philibert et deux fois pour chasser du pouvoir le Général Gabriel Ramanantsoa. « J’ai refusé. », a-t-il martelé. Par contre, l’amiral Rouge a reconnu qu’en 2009, Rajoelina et lui avaient renversé Marc Ravalomanana suite au projet de ce dernier de vendre des terrains aux étrangers, mais il a affirmé qu’il n’avait pas fait un coup d’Etat.  D’après ses révélations, il y avait eu un deal entre lui et Andry Rajoelina comme quoi on allait renverser Marc Ravalomanana sans effusion de sang et on allait mettre en place une transition concertée. « Ce qui n’a pas été le cas. Je n’étais plus d’accord avec lui à partir du moment où il y avait eu effusion de sang. », a expliqué l’Amiral Didier Ratsiraka qui a insisté sur le fait qu’il n’avait pas tué le Col Richard Ratsimandrava et qu’il n’était pas responsable de mort d’hommes le 10 août 1991 à Iavoloha.

Pacte de responsabilité. Lors d’une interview qu’il a donnée hier aux journalistes au Carlton, l’ancien président a touché mot du fameux pacte de responsabilité en dénonçant que la HCC a outrepassé ses droits. « En recommandant un pacte de responsabilité, la HCC a répondu à une question qu’on ne lui a pas posée et qui n’a pas été posée. », estime-t-il. Interrogé sur sa position vis-à-vis du président de la République Hery Rajaonarimampianina, « Deba » n’a pas caché qu’il n’avait pas voté pour ce dernier lors des dernières présidentielles. Par contre, il a souligné qu’on doit procéder à une vraie réconciliation nationale pour asseoir la stabilité et l’apaisement. L’ancien président a par ailleurs demandé aux politiciens d’éviter la prise de pouvoir par la rue. « On peut faire un coup d’Etat par une élection juste et transparente. », propose-t-il. Midi M/kara

R. Eugène

D. Ratsiraka « Rajoelina et moi avons renversé Ravalomanana en 2009 ». Egal à lui-même avec un mélange d’arrogance et de mépris, insupportable pour les victimes du putsch.

Assassinat de Ratsimandrava – Ratsiraka oriente vers le général Andriamahazo

13.08.2015

Révélation. Chose promise, chose due. Le message a été martelé pour convaincre la presse et le public de braquer ses phares vers le Carlton Anosy, hier soir, pour la conférence de presse inaugurant la sortie du livre relatant son entretien autobio­graphique avec Cécile Lavrard Meyer. Didider Ratsiraka, ancien président, a fait des révélations sur l’assassinat du colonel Richard Ratsimandrava, entre autres. Et ceux qui étaient présents dans l’assistance à Anosy et les téléspectateurs ont été servis.

À entendre les dires de Didier Ratsiraka donc, les recherches et investigations concernant le meurtre du colonel Ratsimandrava devraient être orienté vers le général Gilles Andria­mahazo. « Tout le monde, presque toute la presse à l’époque, m’a accusé d’avoir assassiné ou commandité l’assassinat du colonel Ratsimandrava, jusqu’à ce qu’un journaliste* sorte le nom du général Gilles Andriamahazo (…) un assassinat nécessite un mobile. Et le général Andriamahazo est celui qui en avait un. Etant l’officier le plus haut gradé et le plus ancien à l’époque, c’était à lui que le général Rama­nantsoa aurait du remettre le pouvoir et non au colonel Ratsimandrava », a-t-il lancé.

Cuisiné par les Journa­listes Lova Rabary, Ismaël Razafinarivo et Johary Ravaojanahary sur le sujet, l’amiral retraité a affirmé n’avoir eu aucun mobile pour éliminer le colonel Ratsi­mandrava. A lui d’arguer, notamment, que deux jours avant la remise des pleins pouvoirs à l’officier de la gendarmerie, le général Gabriel Ramanantsoa, le Chef d’Etat sortant de l’époque lui aurait fait la proposition lors d’un tête-à-tête. « Mais j’ai refusé. Comment aurais-je pu assassiner une personne pour un pouvoir que j’ai refusé », s’est-il défendu. Seuls lui et le général Ramanantsoa, savent ce qui s’est réellement passé, lors de ce tête à tête. D’autant plus que pour clore le directoire militaire, il a accepté les pleins pouvoirs des mains du général Andriamahazo. Garry Fabrice Ranaivoson

L’Express de M/car

  • Latimer Rangers, qui fait référence à « Un ouvrage paru en 2010 chez Karthala de Françoise Raison-Jourde  et de Gérard Roy : « Paysans, intellectuels et populisme à Madagascar : De Monja Jaona à Ratsimandrava (1960-1975) »

FaceBook.

Ratsiraka -TV PLUS ventikevitra =  » izaho sy RAJOELINA no nanongana an’i‪#‎RAVALOMANANA‬ t@ 2009 , fa tsy nifanaraka izahay nohon’ny fisian’ny ra latsaka ( 26 janv sy 07 fevrier ) , ny lapam-panjakana dia ‪#‎zone_rouge‬ , tsy maintsy harovana … mety ho voafitaka angamba ny general Dolin … Tsy izaho no namono an’i RATSIMANDRAVA … izaho no nantsoin’i RAMANANTSOA roa andro talohan’ny RATSIMANDRAVA homeny ny fitondrana fa nolaviko … nisy ny fanonganam-panjakana nokotrehin’ny kolonely RAJAONARISON BRECHARD … efa imbetsaka aho no nisy niantso ny hanongana an’i RAMANANTSOA fa tsy nety aho … ka mety ho i GILLES RANDRIAMAHAZO no nitifitra an’i RATSIMANDRAVA … satria izy no tokony ho nanolorana ny fitondrana @ maha ambony grady azy indrindra … ( itohy )

FaceBook. 

Photo de Marcel Raveloarinanja.

Ratsiraka soliloque et fait scandale au Carlton !

Ratsiraka cite les morts pour se disculper et réécrire l’histoire à son avantage !

Il a cité sans vergogne les morts qui ne peuvent plus témoigner : Andriamahazo Gilles, Ramanantsoa Gabriel, Ratsimandrava Richard, Monja Jaona, Laha Gaston, Rakotonirainy Germain, Andriamanjato Richard et bien d’autres…

Et le comble de tout : l’intelligentsia semble être émerveillé par sa verve hypocrite et machiavélique : on peut citer Rakotovao Rivo, Ahmad, Rakotomanana Honoré, Zakariasy Patrick, Robinson Jean Louis, Rakotoniaina Pety et bien d’autres…

Le score ridicule de 1,02% que l’Arema a obtenu lors des communales est largement justifié et mérité par ce gourou en déliquescence et sa clique hurluberlue !

Révélations de Deba : La famille du Gal Andriamahazo réagit

La famille Andriamahazo voit une manipulation derrière les révélations récemment faites par l’ancien président Didier Ratsiraka sur l’assassinat du Col Richard Ratsimandrava. Dans un communiqué qu’elle a publié samedi dernier, cette famille de préciser : « Le Général Gilles Andriamahazo a fait partie du gouvernement Ratsimandrava en tant que ministre d’Etat alors que le capitaine de Frégate Didier Ratsiraka n’en faisait pas partie. Le 11 février 1975, le Col Richard Ratsimandrava est assassiné. Le 12 février 1975, le Directoire militaire est créé et dirigé par le Général Gilles Andriamahazo pour ramener le calme dans le pays. Il en est le président jusqu’au 15 juin 1975, date à laquelle le capitaine de Frégate Didier Ratsiraka reçoit le pouvoir du Directoire Militaire. Ce Directoire n’a duré que 4 mois. Le Général Gilles Andriamahazo revient dans le giron militaire et préside le Comité Militaire du Développement jusqu’à son départ à la retraite en 1976. »

Fait nouveau. Le communiqué d’ajouter : « Le Général Gilles Andriamahazo a été toujours le garant du retour au calme et nous sommes choqués de constater que sa mémoire est de nouveau bafouée par des propos tendancieux concernant des événements graves d’il y a 40 ans et dont la justice a déjà rendu un verdict. Si fait nouveau il y a, tel que cité par Didier Ratsiraka, il devrait s’adresser à la Justice et non émettre des affirmations publiques concernant le Général Gilles Andriamahazo. Les gens n’ont pas la mémoire courte, monsieur Didier Ratsiraka. » En tout cas, l’Amiral Didier Ratsiraka n’était pas le seul témoin de l’Histoire.

Recueillis par R. Eugène

 

Assassinat de Ratsimandrava : Les gens n’ont pas la mémoire courte, Monsieur Didier Ratsiraka !

17.08.2015

À la suite de l’article paru dans L’Express de Mada­gascar le jeudi 13 Août 2015 mettant en évidence les propos tenus par Didier Ratsi­raka lors de sa conférence de presse du mercredi 12 Août 2015, la famille Andriamahazo voit une fois de plus, l’Histoire manipulée (réf notre mise au point paru dans Midi Mada­gasikara et La Nation le 27 Novembre 2014) et se fait un devoir de faire un bref rappel de cette période.
Le général Gilles Andria­mahazo a fait partie du Gou­vernement Ratsiman­drava en tant que Ministre d’État alors que le capitaine de Frégate Didier Ratsi­raka n’en faisait pas partie. Le 11 fé­vrier 1975, le Colonel Richard Ratsiman­drava est assassiné.
Le 12 février 1975 le Direc­toire Militaire est créé et dirigé par le général Gilles Andria­mahazo pour ramener le calme dans le pays. Il en est le Prési­dent jusqu’au 15 juin 1975 date à laquelle le capitaine de Fré­gate Didier Ratsiraka reçoit le pouvoir du Directoire Militaire qui n’a duré que 4 mois !

Le général Gilles Andria­mahazo revient dans le giron militaire et préside le Comité Militaire du Développement jusqu’à son départ à la retraite en 1976. Il a toujours été le garant du retour au calme et nous sommes choqués de constater que sa mémoire est de nouveau bafouée par des propos tendancieux concernant des évènements graves d’il y a 40 ans et dont la justice a déjà rendu un verdict.
Si fait nouveau il y a, tel que cité par Didier Ratsiraka dans l’Article de l’Express de Madagascar du Jeudi 13 Août, il devrait s’adresser à la Justice et non émettre des affirmations publiques concernant le Général Gilles Andriamahazo.
Nous nous réservons le droit de donner une suite à ces affirmations.

La Famille Andriamahazo

L’Express de M/car

———–

Lire :

La famille du Gl Andriamahazo et les propos de Latimer Rangers.

Photo de Sitraka Andriantsalama Rawel.

Témoignage de Mme Lalao Rakotonirainy.

Koto Andri a partagé la photo de Ony Rambelo.
Photo de Ony Rambelo.

Satria RATSIRAKA dia mifototra amin’ny resak’olona ny fanambarana nataony…koa aoka samy mba milaza izay fantany…

SOURCES :

Mme Lalao RAKOTONIRAINY, femme du Colonel A. Rakotonirainy

Un soir qu’elle était au lit avec son mari, le Colonel A. RAKOTONIRAINY, Chef d’Etat-major reçut un coup de fil de RATSIRAKA vers 23h30. Mme Lalao prit l’écouteur et entendit RATSIRAKA donner l’ordre à son mari de tuer les Colonels RABETAFIKA et Rakotomanga MIJORO et le Général ANDRIAMAHAZO. Sur le refus du Colonel RAKOTONIRAINY, RATSIRAKA lui a fait savoir que ces autres précités « auront sa peau à lui ». Et le Colonel RAKOTONIRAINY fut tué dans l’accident d’hélicoptère (. 1978) ainsi que le Colonel Joël RAKOTOMALALA Premier Ministre de l’époque. Tous deux ont péri avec le Commandant RAMPANANA, hostiles à l’accord (—) militaire signé par RATSIRAKA et les Soviétiques (le 23 décembre 1975).

(—) de rappeler l’incendie criminel qui ravagea le palais du Premier Ministre RAINILAIARIVONY (Andafiavaratra) où était installé le bureau de Joël RAKOTOMALALA qui s’appropriait des dossiers relatifs à l’assassinat de RATSIMANDRAVA. Malheureusement pour le pyromane, ces dossiers étaient ailleurs, mais le patrimoine national est réduit à jamais en cendre.

Misaotra sy midera an’i Zouzie Lezo amin’ilay sary….

Des révélations sur l’ « accident » d’Ankazimiroatra

Le lieutenant-colonel Alphonse Rakotonirainy décédait lors du crash de l’Alouette III à Ankazomiriotra le 30 juillet 1976. Avec ce ministre du Développement rural et de la réforme agraire des premières années socialistes, d’autres officiers ont succombé après cet « accident », notamment le Premier ministre de l’époque Joël Rakotomalala. Des décennies plus tard, la fille du lieutenant-colonel Alphonse Rakotonirainy, Sylvia Malalanirina Rakotonirainy, décide de briser le silence et évoque des circonstances et des zones d’ombre, qui ont entouré ce sinistre « accident ». L’interview exclusive a été réalisée par le journaliste Lala Haingo Rajoarisoa du site d’information madaplus.info dont le journal La Nation juge opportun de republier dans ses colonnes.

Lala-Haingo Rajoarisoa (RLH) : Quelles étaient les principales victimes de ce crash aérien ?

Malala Sylvia (MS) : Sept personnes ont été les principales victimes de cet « accident » : le Premier ministre, le colonel Rakotomalala Joël, Monsieur Rajaonah Pierre, le ministre du Développement rural et de la réforme agraire, le lieutenant-colonel Rakotonirainy Alphonse, le chef de l’Etat-Major général de la défense nationale et des forces armées populaires, le commandant Rampanana Martin, directeur de cabinet militaire du Premier ministre, le sous-lieutenant Todisoa Angelison, pilote de l’hélicoptère, l’adjudant-chef Fernand Ndriamanato, mécanicien de l’hélicoptère et Monsieur Simon Randriantsoa, caméraman.

RLH : Quelles étaient les raisons de ce déplacement ?

MS : Les raisons de ce déplacement dans le Vakinankaratra étaient multiples et plusieurs points d’arrêt étaient prévus. Il y avait la visite de Befaka qui était un endroit pilote pour le gouvernement, où a été mis en place un programme d’intensification de la riziculture. Ensuite étaient prévues, la mise au point sur l’opération contre les voleurs de zébus opérée par la gendarmerie puis une cérémonie de sortie de promotion de Peloton des Cadres de Réserves (PCR) à l’Académie militaire d’Antsirabe. Enfin, une rencontre avec la compagnie de service civique de Mandoto.

RLH : A quel moment de leur périple le crash a eu lieu ?

MS : On sait qu’ils sont passés à Antanifotsy (au Nord Est d’Antsirabe) puis à Befaka – Fandriana (au Sud-Est d’Antsirabe) et c’est sur la route de Mandoto que le crash a eu lieu, vers midi. Ils ne sont jamais arrivés ni à Antsirabe, ni à Mandoto alors qu’ils devaient être de retour sur Antananarivo en fin de matinée.

RLH : D’après vous, que s’est-il passé?

MS : Il y a donc eu d’énormes retards dans le programme, ce qui me paraît surprenant car les déplacements militaires sont en général réglés à la minute près et mon père qui était un homme très ponctuel, aurait dû intervenir. Un mystère dont je n’ai pas encore la réponse…

RLH : Est-ce que les causes de cet accident sont établies ?

MS : Les causes de cet accident ne sont pas connues. L’hélicoptère Alouette III était peut-être vieux mais était bien entretenu, le sous-lieutenant Todisoa qui était à la manette était un pilote confirmé et expérimenté, et ce jour-là, les conditions météorologiques étaient bonnes.

RLH : N’y a t-il pas eu enquête en la matière ?

MS : Si, en effet, mais les résultats n’ont jamais été publiés. Une enquête préliminaire a été instruite par la circonscription régionale de la gendarmerie d’Antananarivo en liaison avec les autorités judiciaires d’Antsirabe. Une commission technique militaire avait été également désignée. Comme l’Alouette III est de manufacture française, des experts français sont arrivés le 2 août 1976 à Madagascar mais sous les ordres de la présidence, ils ont été empêchés d’aller sur le terrain et ont été assignés à rester dans leur hôtel en centre ville d’Antananarivo. Pendant ce temps, les autorités malgaches avaient déjà évacué les débris de l’hélicoptère et les avaient fait ramener à Antananarivo.

RLH : Qu’en est-il de l’expertise dans ces conditions ?

MS : Les experts français ont donc conduit leurs investigations sur la base de seules observations des morceaux présentés de l’appareil.

RLH : Est-ce la procédure normale ?

MS : Ce genre de procédure n’est pas commune à mon sens car de manière générale et universelle, les débris d’aéronef ne doivent pas être déplacés avant l’arrivée des experts, qui eux doivent se rendre sur les lieux du drame pour relever tous les indices et faire une reconstitution des faits. C’est étrange, même le commandant de la gendarmerie de l’époque, le général Rakotomanga Mijoro n’avait pas été informé des résultats de l’enquête alors qu’il n’avait quitté ce poste qu’un an après le drame. Il dit dans son livre « ne préjugeant en rien des résultats de ces enquêtes dont je ne connais pas les conclusions depuis mon départ de commandement ».

RLH : Quelles en ont été les conclusions ?

MS : Les autorités ont conclu que ce crash fut « un simple accident » sans d’autres explications.

RLH : Cette conclusion vous paraît donc erronée ?

MS : Les mesures prises autour de cet accident semblent inhabituelles, à mon sens.

RLH : Quelles étaient donc ces mesures inhabituelles ?

MS : Le ministère des Affaires étrangères malgache avait envoyé une note aux ambassades qu’aucune délégation étrangère n’était officiellement invitée à venir au stade de Mahamasina pour honorer les morts ni pour assister aux cérémonies.

Durant les jours de deuil, les autorités malgaches ont informé les transporteurs aériens qui desservent Madagascar, qu’à l’exception des résidents permanents, aucune entrée sur le sol malgache n’était autorisée pour les étrangers. Il en était de même de ceux qui détenaient des passeports diplomatiques ou de service. Par contre, les personnes qui voulaient quitter le territoire pouvaient partir librement. Ces restrictions pour un soi-disant « simple » accident me paraissent disproportionnées.

RLH : Y a-t-il eu des précédents où des restrictions similaires ont été mises en place ?

MS : Le même scénario avait été appliqué durant six semaines lors de l’assassinat du colonel Ratsimandrava en février 1975. En comparant ces deux évènements et les actions qui en découlent, faut-il alors croire que ces restrictions ne sont pas anodines et que cet accident d’hélicoptère n’était pas aussi banal que ce qu’on voulait nous faire croire ?

RLH : Cette suspicion repose-telle sur quelque chose de concret ?

MS : Tout ce que je peux dire, c’est que durant les dernières semaines avant ce drame, mon père était très inquiet concernant sa sécurité et nous avait demandé d’être vigilants. Lui-même avait changé ses habitudes, ne se déplaçant plus à son bureau qu’en voiture au lieu de s’y rendre à pied. Il va sans dire que tant qu’on ne publiera pas de manière claire, les résultats de ces enquêtes, les doutes subsisteront et donneront raison aux rumeurs. Etait-ce un sabotage ?

RLH : Qui était Rakotonirainy Alphonse ?

MS : Il est de la promotion Maréchal Bugeaud de Saint-Cyr dont la particularité fut d’avoir été formée pour la guerre d’Algérie. Mon père fut, quant à lui, affecté au 12ème bataillon de Chasseurs Alpins, stationné sur la frontière algério-tunisienne. Et c’est de là qu’en 1961, le Colonel Ramanantsoa Gabriel, chef d’Etat- Major, l’avait fait appeler pour rejoindre la nouvelle armée malgache, née avec l’Indépendance. Après les généraux Ramanantsoa et Ramarolahy, mon père devient le troisième chef de l’Etat-major de l’Armée malgache. Il n’a jamais accepté de poste politique car il disait que l’armée, indépendante, devrait rester dans les casernes et s’atteler à sa mission première, la défense militaire du pays.

Alors qu’il est chef de l’Etat-major général des forces armées, Rakotonirainy Alphonse sera parrain de la 8ème promotion de l’Académie militaire malagasy 1975-1977, promotion Richard Ratsimandrava. Et en 1980, la 13ème promotion avait décidé de porter le nom de Rakotonirainy Alphonse. Mon père avait ce trait particulier, qu’il s’impliquait énormément dans toutes les tâches qui lui incombaient et donc, c’est naturellement qu’il s’occupait beaucoup de ses filleuls de la 8ème, qui étaient accueillis à la maison comme des fils. Et d’ailleurs, même après son décès, la 8ème fut toujours auprès de la famille, comme la 13ème aussi d’ailleurs. En ce jour de souvenir de ce drame, je voudrais juste rappeler ce que mon père avait écrit dans le livre-album de la 8ème promotion.
Rakotonirainy Alphonse était un homme hors du commun de part sa compétence, sa grande culture, son humanisme selon ses contemporains. Sa grande simplicité, sa générosité naturelle et son grand sens de l’humour, étaient parmi les nombreux traits de sa personnalité qui le faisait apprécier de tous. Il avait pourtant des tas de principes rigides : honneur, loyauté, respect, travail et discipline, mais qui ne l’empêchaient pas d’avoir des relations très simples avec autrui. « Le travail comme loi, l’honneur comme guide » sont les devises de l’école militaire interarmes qu’il a pris pour siennes.

RLH : Pourquoi avez-vous tenu à en parler 38 ans après ?

MS : La mort de mon père et de ses compagnons d’infortune, ne mérite pas de rester inexpliquée et ce ne serait que justice si tous ces mystères ayant entouré cet accident du 30 juillet 1976 trouvent enfin des réponses claires.

Propos recueillis par Lala Haingo Rajaoarisoa

La Nation.

Richard Andriamaholison.

Emprisonné par Ratsiraka de 1977 à 1990 (1990:  « le commandant Andramaholison Richard, le Capitaine Rakotonirina Marson et le Capitaine Rkoto Abel sont libérés après 13 ans de détention pour avoir milité pour la libération de leur pays »). Taniko.

LES CONFIDENCES DU GÉNÉRAL
RICHARD ANDRIAMAHOLISON

Propos recueillis par
Noro Razafimandimby – ROI Madagascar Février 2001

« Ecoutez, ce n’est pas parce qu’on répète inlassablement, chaque année, pendant plus de deux décennies Qui a tué Ratsimandrava ?, qu’on réussira à ôter cette grosse épine et à faire avancer les affaires du pays. Ce que je peux dire maintenant n’est pas un simple enjeu de mémoire. Ce qu’on doit écrire sur Madagascar, sur les 40 dernières années, est un problème politique qui doit ouvrir un oeil sur l’avenir pour l’éclairer. L’Histoire est le seul vrai chemin capable de diriger et de contrôler un développement authentique (Développement intégral de l’homme et de tout l’homme, selon le pape Paul VI dans son encyclique Populorum progressio). Elle fonde l’identité d’un peuple. Parler de Ratsimandrava, c’est déjà avancer vers la connaissance de cette identité. Aucun peuple ne peut vivre sans ses racines historiques. Une jeunesse sans mémoire est une jeunesse motte. La culture est la matrice du développement, et en voulant faire renaître cette culture par le fokonolona traditionnel, le Colonel Richard Ratsimandrava a voulu gagner la bataille du développement d’une manière assurée.

Les grands choix à faire exigent pour réussir de grands caractères. Richard Ratsimandrava a fait un grand choix en voulant conduire la bataille du développement par le fokonolona, pour le fokonolona et avec le fokonolona, qui est une institution authentiquement malgache (chez les merina, il est plutôt démocratique, monarchique chez les Sakalava, oligarchique en pays Tsimihety et aristocratique ailleurs…) ».

DISSOLUTION DU GOUVERNEMENT RAMANANTSOA:
« Richard, Didier, vous retournez à la caserne ! »

« Lorsque, fin janvier, le Général Gabriel Ramanantsoa était contraint de dissoudre son gouvernement, il a tenté à trois reprises de le reformer. Tiraillé de tous les côtés, il a subi de nombreuses pressions. On est allé jusqu’à exiger l’exclusion du ministre des Affaires Etrangères, le Capitaine de frégate Didier Ratsiraka, et du ministre de l’Intérieur, le Colonel Richard Ratsimandrava. Les deux officiers ont été notifiés de cette décision par le Général : Richard, Didier ; vous retournez à la caserne !

Le Commandant Soja était pressenti pour .succéder au Colonel au ministère de l’Intérieur. Ce dernier avait déjà donné l’ordre à son équipe de faire les cartons et de déménager à La Catalane. Pour une bonne partie de l’opinion, ces deux ministres étaient les plus brillants de l’équipe. Autour d’eux, de nombreuses personnalités se sont mobilisées dont celles du CNPD (Conseil National Populaire pour le Développement) qui voulait se transformer en Assemblée constituante. C’est à cette époque qu’est né le rapprochement entre les deux officiers, dénommé, à tort ou à raison de Front, de gauche.

Madagascar était inondé de tracts en faveur des deux. Manandafy Rakotonirina et le MFM étaient dans ce groupe. Vu la gravité de la situation, le ministre de l’intérieur a accepté de s’effacer devant le ministre des Affaires Etrangères. Mais les choses ont évolué très vite. Le Général, n’ayant pas pu former son gouvernement, a jeté les gants. »

LE CHOIX DE SON SUCCESSEUR

« Le dauphin inscrit était Albert Zafy »

« Bien qu’il était encore à son apogée, le Général Gabriel Ramanantsoa a cru bon de mettre, quelque part, le nom de son dauphin. Le bloc merina croyait que c’était un des siens. Les originaires des provinces pensaient également que le Chef de l’État sera correct dans son choix surtout qu’il a démontré à travers la composition de son gouvernement qu’il respectait l’élite côtière. Plus tard, lorsque le gouvernement a commencé à épuiser son capital d’état de grâce, quelques-uns ont tout fait pour vérifier l’identité du dauphin et ont été déçus en y découvrant le nom d’Albert Zafy. Depuis ce moment, l’ambiance a changé à Ampahibe. C’était, désormais, le règne dit chacun pour soi. Les conseillers du Général Ramanantsoa, tels que les Salomon Rahatoka (Affaires sociales), Bréchard Rajaonarison ( Affaires militaires) par qui on avait l’habitude de passer, ont été superbement ignorés. Les répliques ne se sont pas fait attendre avec les affaires Denizet, Toamasina, Ihosy.. »

DIDIER RATSIRAKA OU RICHARD RATSIMANDRAVA ?

« Si un petit capitaine de frégate ose te poser de telles conditions, qu’en sera-t-il plus tard ? ». « L’Histoire est un éternel recommencement. En 1972, le Président Philibert Tsiranana avait également pensé remettre les pouvoirs au Général Gilles Andriamahazo et non au Général Gabriel Ramanantsoa. D’ailleurs, ne l’avait-il pas nommé, peu de temps avant, à la tête du Gouvernorat militaire de la Place de Tana. Ce qui contraria le Général Ramanantsoa qui s’est confié au Président de la République Je suis le plus ancien, il est Général de brigade, je suis Général de division comment allons-nous nous comporter hiérarchiquement ? Gilles Andriamahazo n’a pas su saisir la balle au rebond. Quand les manifestants étaient au porte d’Andafiavaratra, Philibert Tsiranana a convoqué le Général Ramanantsoa et lui a confié le pouvoir afin qu’il rétablisse l’ordre. Il n’y a jamais eu de pacte secret entre les deux personnalités (NDLR: allusion aux interrogations de E.D. Andriamalala dans « Maty ve Ratsimandrava ? »). Ce pouvoir brûlait la main du Général, il en avait peur. L’armée n’a pas pris le pouvoir, il l’a ramassé dans la rue. C’est Richard Ratsimandrava qui lui a suggéré : Mon Général, exigez, les pleins pouvoirs, nous .sommes avec vous !

Tout comme Philibert Tsiranana, le Général Gabriel Ramanantsoa, dans un premier temps, pensait remettre les pouvoirs, en vertu de l’article 3 de la loi référendaire, à son ministre des Affaires Étrangères. C’était par dépit, semble-t-il, qu’il s’est tourné vers le Colonel Richard Ratsimandrava. Le 5 février à l1h, il téléphone au Colonel et lui annonce : Richard, je te passe le pouvoir, ton gouvernement doit être impérativement prêt demain, pour 16h à Ampahibe.

Le Chef de l’Etat confia è Richard Ratsimandrava : Quand j’ai annoncé d mon épouse que j’ai décidé de passer le flambeau d Didier Ratsiraka et que celui-ci a posé cinq conditions, elle m’a fait de véhémentes reproches en me disant : si un petit Capitaine de frégate ose te poser de telles conditions, qu’en sera-t-il plus tard ?

Parmi ces conditions, citons en passant quelques unes:

– Je ne veux pas voir Richard Ratsimandrava à Madagascar. Dans un premier temps je vais le nommer Ambassadeur à Pékin.
– Je ne veux pas de ce fokonolona qui est une institution spécifiquement merina.

Notons que Richard Ratsimandrava avait, lui aussi, émis une condition avant d’accepter de faire partie du gouvernement Ramanantsoa : Je garde le commandement de la Gendarmerie, tant en étant ministre de l’Intérieur avec la police et l’administration territoriale ». Lorsque le Colonel Richard Ratsimandrava a formé son gouvernement, pendant la nuit du 5 au 6 février, il a demandé à certains de ces collègues du précédent gouvernement de continuer à travailler avec lui. On peut citer Didier Ratsiraka, Daniel Rajakoba, Joël Rakotomalala. Certains ont accepté, quelques-uns ont refusé.

QUI A TUÉ RATSIMANDRAVA ?

« De nombreux groupes ou individus isolés, toutes provinces confondues, civils et militaires avaient peur de
lui et avaient intérêt à l’éliminer »

« Beaucoup de gens se demandent qui a tué Ratsimandrava. Il faut d’abord bien situer le contexte pour y voir clair. Au moment où Richard Ratsimandrava accéda à la magistrature suprême, dans les sphères du pouvoir on était plus ou moins déçus, alors que le peuple était content. De nombreux groupes ou individus isolés, toutes provinces confondues, civils et militaires avaient peur de lui et avaient intérêt à l’éliminer.

Si vous le permettez, je voudrais revenir un peu plus en arrière. Juste après sa nomination comme Ministre de l’Intérieur et sa confirmation en tant que Commandant de la Gendarmerie en mai 1972, il a reçu des menaces relatives en sa qualité de gendarme et à son origine raciale. A cette date j’étais encore membre de la CSC (Commission Spéciale d’Enquête créée par décret du Président de la République sur l’affaire Resampa) et membre de l’État Major du gouvernorat militaire de Tana au titre de la Gendarmerie (tous les corps, sauf la marine, y étaient représentés. Les capitaines Randria et Zino Paul Bert y siégeaient, respectivement au nom du service civique et de l’armée de terre). Quelques jours après ma prise de fonction, en tant que directeur de cabinet du ministre de l’intérieur, en remplacement du commandant Désiré Rakotoarijaona, je commençais à recevoir, tout comme mon patron, des lettres de menace m’accusant de servir une caste inférieure. Les menaces reçues par Richard Ratsimandrava concernaient deux points :

– Un officier de gendarmerie ne doit pas commander à l’administration territoriale et à la police.
– Il était trop prétentieux pour sa modeste origine pour cumuler deux grandes fonctions. En fait, pour les auteurs des lettres anonymes à l’écriture contrefaite, les pleins pouvoirs qu’il a suggérés au Général, c’est lui qui les détenait ».

RATSIMANDRAVA ET LE POUVOIR

« Alakaosy hono ny satan’I Madagasikara, Alahamady ny tonon’androko, zakako tsara ny fitondrana »

« On peut citer quelques causes ou quelques mobiles, ou motivations, à l’origine de la condamnation à mort du Colonel. Les deux premières relèvent de l’ésotérisme.

Quand le gouvernement Ramanantsoa a commencé à battre de l’aile, le colonel Richard Ratsimandrava a voulu savoir son thème astral et celui de Madagascar. Il a donc rencontré à son bureau des grands prêtres spécialistes, conduits par feu le Dr Joseph Rakotonirainy.

Lorsque, trois parmi eux sont revenus et ont communiqué à mon patron leur vision. Celui-ci m’a dit après leur départ : Alakaosy hono ny satan’i Madagasikara, Alahamady ny tonon’androko, zakako tsara ny fitondrana (Madagascar est sous le signe d’Alakaosy, comme thème astral je suis Alahamady. Je peux diriger le pays sans incompatibilité).

C’est depuis cette date qu’il a négligé quelque peu les questions de sécurité, tellement il était star de son destin. Lorsque je suis venu le voir pour l’informer que j’avais rendez-vous avec Joël Rakotomalala pour notre passation, je lui ai dit : Faites récupérer la Mercedes blindé du Président Philibert Tsiranana. Il m’a répondu : Ne vous inquiétez pas, tout se déroule selon la vision astrale !

Ampahibe aussi avait consulté des astrologues. C’est cette vision des oracles qui aurait été à l’origine du bref délai (24h) donné au nouveau Chef de l’État pour former son gouvernement. »

CONSEILS DE MINISTRES TRÈS TENDUS

« Mon Général, si rien ne marche , c’est à cause de vos ministres »

« Autre mobile, le discours de Soalala. Le ministre de l’Intérieur s’en est pris ouvertement aux multinationales et aux ambassades étrangères qui, semble-t-il, s’immisçaient dans les affaires malgaches,. notamment par des sabotages économiques, depuis l’instauration du contrôle des changes par le gouvernement Ramanantsoa.

Au cours d’un Conseil des ministres, à Ampahibe, le Général a dit à ses collaborateurs qu’il n’était pas satisfait de leur travail. C’est ainsi, qu’il a fait procéder à des enquêtes par différents services officiels et a demandé qu’on fasse des écoutes téléphoniques. Plus tard, à un autre conseil, mêmes observations. Le Colonel réplique : Mon général, c’est à cause de vos ministres, il y en a qui font des affaires.

Levée de boucliers, mécontentements de certains ministres. Ils suivirent le Colonel jusqu’à son bureau à Anosy, pour demander des preuves. Ce soir là, vers 20h, je le vois arrivé, escorté par plusieurs ministres civils et militaires, venus directement d’Ampahibe et là, ils ont auditionné une cassette des écoutes téléphoniques ».

LE CHOIX DU LIEU DE L’EMBUSCADE N’EST PAS INNOCENT:

« Stopper son ascension vers le Palais des Rois »

« L’autre cause indirecte qui relève de l’ésotérisme est un critère racial. A Madagascar, il y a beaucoup plus de critères locatifs que raciaux. N’empêche, beaucoup ont classé Ratsimandrava avec un critère racial inférieur : problème de caste. C’est cet aspect ésotérique qui explique le choix du lieu de l’embuscade : une marche vers le palais des Rois.

Beaucoup de versions et de suppositions existent autour de cet assassinat. Une hypothèse croit que le Colonel Richard Ratsimandrava était déjà mort, arrivé au lieu de l’embuscade, et que le corps du FRS Zimbo y a été transporté pour la circonstance. Une autre version avance qu’il fallait seulement enlever le Chef de l’ Etat et que le commando ne devait se servir des armes qu’en cas d’imprévu. Un coup de feu ayant été entendu, les membres du commando qui n’étaient pas des professionnels se sentirent menacés et ont ouvert le feu juste au moment du passage du cortège. C’est ce qui explique pourquoi la 404 du Colonel a été criblée de balles. »

DÉNOUEMENT DE L’AFFAIRE DU GMP

« Le Chef de l’État m’a même confié qu’il verrait bien le Colonel Bréchard Rajaonarison Premier ministre si..:’

« Pendant que Richard Ratsimandrava formait son gouvernement dans la nuit du 5 au 6 février, des ray aman-dreny , émissaires originaires du Sud-Est de Madagascar étaient envoyés au camp du GMP. Ils étaient accompagnés, entre autres, du Dr Razanabahiny Marojama et du magistrat Sambson Gilbert. Directeur de la Police Nationale qui allait être nommé ministre de l’Intérieur du gouvernement Ratsimandrava.

Vu le temps limité accordé par le Général Rarnanantsoa au Colonel Ratsimandrava, environ 24 heures, le gouvernement présenté à Ampahibe pour le transfert des pouvoirs, n’était pas définitif. Le nouveau Chef d’Etat avait prévu un remaniement ministériel, au plus tard, un mois après, le temps de régler les affaires courantes. Il devait rencontrer le Colonel Bréchard Rajaonarison, d’une manière imminente, le lendemain ou le surlendemain de son assassinat car il n’y avait plus de problèmes entre eux. Je pense même que cet ancien conseiller militaire du Général Ramanantsoa allait faire partie du prochain gouvernement. Le Colonel Richard Ratsimandrava, une fois, m’a même confié, qu’il verrait bien Bréchard Rajaonarison, Premier ministre si sa notion de décentralisation n’était pas trop outrancière, car dans cette optique, cette décentralisation serait en harmonie avec le fokonolona traditionnel, considéré comme facteur socio-organisationnel spécifiquement malgache. »

COOPTATION AU SEIN DU DIRECTOIRE MILITAIRE

« Elle a eu lieu le 9 mai et non le 14 juin comme on l’a laissé entendre jusqu’à maintenant ! »
« Des officiers en dehors du Directoire militaire, constitué la nuit du 11 février 1975, avaient eu vent que les 18 membres de cette instance allait faire une cooptation. Tous les grands Chefs militaires n’avaient pas confiance aux 18 et ont revendiqué que le directoire soit élargi car n’était pas représentatif de l’armée. Celui-ci a tenu réunion, des officiers ont exigé que n’importe qui pouvait se porter candidat.

Trois officiers supérieurs de la gendarmerie proche du colonel Richard Ratsimandrava, les Commandants Richard Soja et Désiré Rakotoarijaona ainsi que moi, se sont réunis au bureau du ministre de l’Économie et des Finances, le plus âgé de nous trois. D’un commun accord nous avons décidé qu’il fallait que l’un de nous se présente .C’est dans ce sens que j’ai rédigé la politique générale en dix points et la loi fondamentale du Conseil Suprême de la Révolution, qu’il fallait une majorité de deux tiers pour être élu.

Le Directoire Militaire a court-circuiter l’armée, en procédant à la cooptation le 9 mai 1975 et non le 14 juin. J’ai dirigé la séance à la demande de Joël Rakotomalala. Le Capitaine de frégate Didier Ratsiraka en est sorti vainqueur. »

Serasera Malagasy

L’Histoire retiendra :

Incendies. Le Palais d’andafiavaratra, le Rova. Tiko, Magro, Rnm, Mbs, TVM et d’autres batiments publiques et privés (2009).

Des centaines de décés (crimes avérés) : 26 Janvier 2009, 7 Février 2009, les victimes d’accidents d’avions ou par balles et tortures (1991, 2002, 2009), etc…

Victime oubliée : Mr  Ranaivoson.

Hommage au commissaire Ranaivoson

37ans, jour pour jour que le colonel Richard Ratsimandrava a été assassiné. Chaque 11 février, on se souvient de son nom et de son histoire malheureuse. Le colonel Richard Ratsimandrava mérite cette pensée.

Cette fois, un autre nom, victime de l’affaire Ratsiman­drava ne doit pas être ni oublié ni négligé. Il s’agit du commissaire Ranaivoson, un homme de principe, lui aussi a été assassiné, le lendemain de la mort du colonel Richard Ratsimandrava. Comme étant dirigeant de l’enquête pour le meurtre du colonel Ratsimandrava, il a déclaré à l’époque qu’il allait faire tout son possible pour trouver l’auteur de cet acte criminel. Cette déclaration lui a coûté la vie, il a été assassiné dans son bureau du 2è arrondissement à Ankorahotra, le 12 février vers 14 h 30. Après cette tragédie les membres de sa famille ont subi eux aussi à des menaces de toutes sortes. C’est la raison pour laquelle la famille n’a pas pu porter l’affaire en justice. L’espoir de la famille s’est porté donc sur l’enquête faite par l’État mais classée sans suite.

« L’histoire reste, on peut oublier cette histoire mais on doit vivre la leçon du passé, que l’épisode Ratsiman­drava ne se reproduise plus. Qu’on n’assassine plus quelqu’un ni pour une fin politique ni pour une raison personnelle » : tel est le message de la famille Ranaivoson en ce jour de commémoration.
Le commissaire Ranaivoson a été un homme fort, intègre et déterminé, assoiffé de vérité pour éclaircir l’affaire Ratsimandrava. Ces motivations l’ont conduit à la mort. Au nom de ses qualités, la famille Ranaivoson lui rend hom­mage. Elle a décidé de célébrer avant 2015 le quarantième anniversaire de cet homme fort. Ainsi la famille demande à l’État d’accorder un endroit pour ériger une stèle de commémoration au nom du commissaire Ranaivoson.
Mbinintsoa Ranaivoson

Samedi 11 février 2012
L’express Madagascar.

Photo de Faly Claude Andriany.

12/08/2015. Il se dit « innocent », mais accuse les morts sans la moindre preuve… Malade et criminel à la fois.

Laza Razafiarison.
20/03/2016.

Photo de Laza Razafiarison.
Laza Razafiarison

Col Ratsimandrava Richard : Sous son commandement, 3000 tuléariens (ethnie confondue) ont été tué en avril 1971 sous l’ordre du Régime Tsiranana afin d’éradiquer le mouvement mené par le Nationaliste Monja Jaona (mon modèle de combatant).

Je ne suis pas fier de cet Officier Superieur même si on nous fait croire que c’est lui le père du fokonolona, alors qu’on avait déjà eut le vrai FOKONOLONA dans la royauté Merina ou autre .

Par contre, je condamne son assassinat et ferai mon possible pour trouver le responsable pour le compte de la vérité afin de pouvoir changer drastiquemet notre système.

Raharaha “kung-fu”, Antananarivo fahirano … Nodian-dRatsiraka Didier fanina

14.08.2015

Raha tsy heno mihitsy ny Amiraly Ratsiraka nandritra ny fifidianana Ben’ny tanàna sy ny mpanolotsina farany dia nivoaka tamin’ny fahita lavitra roa tsy miankina teto an-drenivohitra ny tenany nanao fanambarana nanaitra toy ny fanaony.

Na dia tsy hisy vokany firy amin’ny fiainam-pirenena firy intsony aza ny raharaha nahafaty ny jeneraly Ratsimandrava Richard dia somary nanaitra indrindra ireo manamboninahitra ambony sy jeneraly ary ny fianakaviany ihany ny fanambarana fa ny jeneraly Andriamahazo Gilles no namono ny Jeneraly Ratsimandrava Richard ka nambarany fa Atoa Latimer Rangers izay mpanao gazety no namoaka ny vaovao. Na ho inona na inona lazainy dia tsy ho afa-miala ny Amiraly Ratsiraka fa tsy maintsy hotsarain’ny tantara daholo izay nandalo teo amin’ny fitondrana teto Madagasikara.

Tsy noresahina nandritra ny fandaharana omaly ny nanaovana fahirano an’Antananarivo tamin’ny taona 2002 sy ny nanapoahana ireo tetezana lehibe rehetra sy nanana ny toerany lehibe teo amin’ny fifamoivoizana teto Madagasikara, ny raharaha kung-fu tamin’ny taona 1985, kanefa tsy midika izany fa hadino tsy akory na dia azo atao tsara aza ny mifamela. Ny tantara mipetraka foana. Misy ihany koa ny milaza fa te hanao pi-maso farany amin’ny filoha am-perinasa Ratsiraka hametrahany sonia farany eo amin’ny fanaovana politika kanefa azo eritreretina ihany koa hoe efa manao resaky ny nahazo taona ihany koa ny tenany.

Andry Ratovo

http://www.tiatanindrazana.com/…/raharaha-kung-fu-antananar…

Photo de Malagasy Noverezina ZO.

MANDAINGA RATSIRAKA … quand l’amiral ment..où va le navire ? tsy ataoko hoe valan dresaka ho an’ny mpanao gazety fa dinidiniky Lova, Isamel ary i Johary tamin’i Amiraly FTA Ratsiraka ! Rehefa tahaka ireny dia maka fotoana tsara hihainoana , naveriko indroa mihitsy ilay izy ahitako tsara ny nuance rehetra sy ny fihetsika … ao anatin’ny fikarohana zataoko tokoa ny sociologie du leadership sy étude des trajectoires et de représentation des leaders! TSy fantako aloha na mpikaroka mahafehy tsara sehatra ny mpanortara ny Boky fa isan’ny tena nahaliana ahy io essai voalohany io !

Betsaka ny teboka tsikaritro raharaha RAtsimandrava , raharaha 10 Aout , raharaha 2009 fa ilay 2009 no tena nahavariana ahy ny fahasahian’i Amiraly nandainga tsotra fotsiny izao ! SATRIA OHATRA TSOTRA IRAY : Hoy ny amiraly Vao nisy nandatsa-drà dia tapitra hatreo ny fiarahana! 07 Fev ny ra nolazainy fa latsaka voalohany ( somary adinony ny faty olona anjatony 26 Janvier) FA ILAY TOHINY NO TENA LOZA ,

Rehefa nanontaniana izy hoe ahoana ny nanampianao, dia ireny ny miaramila hoy izy .. dia nitariny hoe rehefa nanontanian’zareo aho dia hoy aho hoe  » DIDINO encrecler ao Iavoloha .. dia ampitahoro  » – ADINON’NY AMIRALY FA TAORIAN’NY 07 Fevier ,  zany hoe ny fiandooghan’ny volana MARTSA 2009 no nanafihana an’IAVOLOHA ary ny alin’ny 06 Mars alina no nitifiarana RPG ny lapa ! zany hoe MANDAINGA RATSIRAKA! RAha nilaz afa tapitra 07 fevrier ny fiarahana nefa MARS 2009 mbola manome instriuction .. mbola azo inona ve ny 600 pejy hafa ??? Saika hanao commande an’ilay Boky tao amin’ny Khartala aho dia nandiinika kely an’ilay 32 Euros .. tss aleo ranga hanaovan foruniture scolairen’ny zaza kamboty ah !
MOMBA NY RAHARAHA RATSMANDRA , jerevo tsara ity vidéo io ! TOUT EST DANS CETTE VIDEO émoticône grin

Premier conseil des ministres du gouvernement Ratsimandrava

6 février 1975, rencontre entre le colonel Richard Ratsimandrava (chef du gouvernement et de l’Etat) et les membres du conseil supérieur des…
FLAH-MADAGASCAR.ORG

La Communauté Internationale avait oublié Didier.En fait ils étaient 110… 

109 + Didier Ratsiraka = 110

 Malagasy Noverezina ZO
Ratsiraka 2

Sur la journée du 10 Août 1991. Ph Madagate.

Ratsiraka 3

CCI-Ivato. 2015

Ratsiraka 1

Didier Ratsiraka aux présidentielles de 1997 © Pierrot Men

Publicités

A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
Galerie | Cet article, publié dans Non classé, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s