Accords de coopération Franco-malgaches. Qui a signé ?

4 juin 1973, signature au ministère des affaires étrangères de France à Paris des nouveaux accords de coopération franco-malgaches dans le domaine militaire,…
FLAH-MADAGASCAR.ORG
Voici la cause des causes…de l’aliénation culturelle etc, du peuple malagasy et de nos malheurs. Sur le continent (Africain) c’est exactement pareil….
« 4 juin 1973, signature au ministère des affaires étrangères de France à Paris des nouveaux accords de coopération franco-malgaches dans le domaine militaire, culturel, l’assistance technique par le capitaine de frégate Didier Ratsiraka (ministre des affaires étrangères de Madagascar) et Jean-François Deniau (secrétaire d’État aux affaires étrangères chargé de la coopération) »
  • http://www.flah-madagascar.org/…/ratsira…/item/41-new-accord

    1972

    Les flammes ont embrasé le ciel de la capitale ce 13 Mai 72.

    Ph. R. Standley

    13 MAI 1972. Les jeunes lycéens Malgaches et les Accords de Coopération.

    Les Lycéens. Dès le mois de décembre 1971, quelques jeunes des trois Lycées de la capitale (Galliéni, J. Ferry et J. Rabearivelo), se sont  entendus pour constituer le noyau du début. Par groupe de trois (un ou une représentante par établissement) et douze lycéens en tout, ces jeunes (de 16 à 21 ans) n’ont pas hésité à sillonner la ville et frapper à toutes les portes pour expliquer et  démontrer l’absurdité de ces « accords de coopération franco-malgache », qui freinent et rendent impossible le développement du pays (intelectuellement, économiquement …).

    –  L’enseignement en français et le programme scolaire (primaire, secondaire et universitaire)  furent vigoureusement dénoncés, car  facteurs d’aliénation « mentale » selon  nos lycéens.

    La présence massive de la France dans tous les domaines, publiques et privés -secteurs économiques et militaires- était ressentie comme une forme d’asservissement qui ne dit pas son nom. Bref, remontés et véritables « petits guerriers » révolutionnaires et idéologues, nos jeunes étaient encensés et respectés par la majorité . Paradoxe de la situation : ils étaient de surcroit « bien élevés » et « éduqués » (à la malgache). Jamais ils n’ont mis en avant leurs identités et ne le feront pas. A partir du mois d’avril (grèves et manifestations), et le seul que tout le monde connait -un étudiant (capacitaire) de la Faculté de Droit- était le « préposé au micro » pour animer les manifestants : Le chef du service d’ordre du mouvement. Une sorte de DJ à cette époque.

    La presse (Gazety Hehy, Imongo, Basy vava, Sahy, Maresaka, Gazety vaovao…),  les associations, collectifs, comités, clubs et même les ministères les avaient reçus « gentiment ». Intrigués, les interlocuteurs adultes les écoutaient calmement. Le message était clair mais  ces derniers  n’accordaient guère de crédit et d’importance aux demandes et revendications de ces jeunes : « Ces accords qui nous lient à la F/ce doivent être « revus, eradiqués ». Vous les adultes,  pourriez vous nous aider, car un mouvement est en marche et demande l’adhésion et le soutien de tout le monde… ». Tous les établissements secondaires et autres lycées, techniques et professionels furent visités, sollicités. Deux délégués pour chaque établissement étaient désignés et ils feront partie de la  Grande Assemblée Générale des Etudiants (1ère Réunion à Ambohijatovo, l’actuel ministère des Sports).

    Et les jeunes du debut, débordés par l’ampleur du succès, et l’enthousiasme général, ont fait appel à leurs ainés (Ankatso, Befelatanana) pour continuer ensemble la lutte. D’inquiétants personnages, des profiteurs et plus tard des traitres s’immiscèrent d’une manière insidieuse au sein de la Direction. Ils furent tout de même repérés mais c’était trop tard.

    « Expliquer  et convaincre » tout le monde, avec des communiqués, des messages et tracts sans équivoque qui sonnent la Révolte de la jeunesse de la capitale. La Société Civile, les politiques (sauf le parti du pouvoir, le psd), les populations, les jeunes comme les adultes ont suivi et accepté les arguments. Tous ont finalement compris l’urgence des mesures à prendre pour couper les liens bilatéraux « économique, militaire… » avec la France. Un appel en faveur d’une prise de conscience citoyenne des malgaches, épris de justice et d’une vraie liberté.

    Car l’indépendance (1960) n’est en réalité, pour ces jeunes audacieux, qu’une vitrine bien lisse et propre pour cacher les bases de la politique Françafricaine.

    Qualifiée de « néo colonialisme »,  cette indépendance était effectivement « virtuelle », car des conditions et des « chantages » furent imposées aux malgaches (et les anciennes colonies africaines), ce sont les fameux « accords de coopération ».  Des accords abjetcs  et humiliants  (tena fanandevozana : véritable esclavagisme) qui conduisirent à la Révolte de Mai 1972.

    Nosy Lava. Quatre (4) des douze lycéens du début furent arrêtés, avec environ deux cent autres délégués, lors de la réunion du 12 Mai au soir à Ankatso, et déportés à Nosy Lava. Le jour du 13 Mai, ils étaient ailleurs (Arivonimamo, Antsohihy, Analalava, Nosy Lava). De retour le 16 Mai au soir, les délégués déportés déclinaient chacun à tour de rôle leur identité… devant l’hotel de ville encore fumante.

    Les pyromanes malgaches venaient de montrer leurs visages, hideux et criminels. Plus tard ils recommencèrent : Le Rova en 1995, puis le Palais d’Andafiavaratra. En  Janvier 2009, tous les magasins Tiko et Magro à travers le pays, des bâtiments publics, des magasins et locaux privés. En 2012 (Octobre-Novembre), dans le SUD de l’île lors de l’opération tandroka  » 21 villages composés de quelques 400 toits ont été anéantis par le feu. Les habitants ,  dont les bébés et les femmes enceintes ont été obligés de se réfugier dans la forêt... » tous brûlés par les contre révolutionnaires à la solde de L’ARGENT ROI… Ces traitres qui vendent nos terres et nos richesses aux étrangers, et à l’heure où nous écrivons (Mai 2014) ils sont toujours actifs. Vous les connaissez.

    MCM de Paris le 13 Mai 2014.  

    Forum Mouvance Ravalomanana.
    Envoyé par: Fano (Adresse IP journalisée)
    Date: ven. 23 mai 2014 10:57:30

    Ny 13 Mai tao Arivonimamo.

    Nifandimby niainga ireto fiaramanidina, misy aza niverina rehefa avy nanatitra ireo mpianatra (tany Antsohihy)… Fiaramanidina DC3 sy ny an’ireo miaramila.Ireo fiaramanidina kely ihany mantsy no zakan’ny « piste » ao Analalava ka mifindra « avion » ao Antsohihy… Nampiasaina tao koa ny an’i Tsiranana (Jet tsara tarehy izay)… Vazaha daholo ny mpitondra (pilotes).
    Tokony teo aminy roa na telo ora teo (14h ou 15h) tsy dadidiko tsara : Efa lasa ny ankabezan’ireo mpianatra ka vitsy kely sisa no farany tao Arivonimamo. Malaina (sy matahotra !) ka ahemotra ny fihaingana sao mba miova ny toe-javatra.Teo aminy roa polo (une vingtaine) izany no niandry teo ivelany.
    Tsy hay izay mitranga, ho ankaiza ireto fiaramanidina ary manao ahoana ny ao Iarivo. Tampoka tampoka teo dia namahana ny basiny avy ireo FRS… kay ry zareo mahazo vaovao avy ao Tanà (misy maty ny namany… kianjan’ny ny 13 Mai) ka tena romotra sy maimbo rà. Raha mbola gaga sy nivandravandra fotsiny ireo mpianatra (tsy mahalala n’inon’inona) dia tampoka be koa dia teo anolohana, nanelanelana ny zandary maro, tonga niaro ny mpianatra. Nahazo baiko malaky angamba ka nanao « barrage » dia ny zandary indray no nanatrika ireto FRS. Tena sary mihetsika. Ny tadidy, nolazain’ireo zandary taminy FRS : « Ankizy, zaza ireo… ». Nasain’ireo zandary nihiditra tany anaty trano… ka saika nihazakazaka mihintsy niakatra ny fiaramanidina. Io fiaramanidina farany io no nisy koa an’ilay mopera Rémy Ralibera, izay nalaina tany an-tranony tany. Asa raha mba misy afaka manamarina io tantara kely io. Asa ? Efa ela ihany sady efa manodidina ny enim-polo taona daholo ireo « ankizy sy zaza » tamin’izany fotoana izany.

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    Quelques dates et témoignages

    – 1er Avril 1971 : Mouvement des populations du Sud, dirigé par Monja Jaona (Monima). Répression par la Gendarmerie… Un millier de morts.

    – Décembre 1971 :  Début du Mouvement des trois grands Lycées de la Capitale (voir plus haut)

    – Janvier : Grève de L’Ecole de Médecine de Befelatanana et début d’un mécontentement généralisé.

    – 30 Janvier 1972 . Tsiranana est réelu président, avec 90% des suffrages.

    – 6 Mars 1972 : Négociations Etudiants-Autorités (M Ramalanjaona Gabriel).  Grève partielle des étudiants de la Capitale.

    – 8 Mars : Grève Générale des étudiants (Lycéens, collégiens) de la Capitale.

    – Les étudiants d’Ankatso rejoignent le Mouvement.

    – Le Préfet d’Antananarivo, M Radavindrason, ferme l’Ecole de Médecine-Pharmacie  de Befelatanana. Les pensionnaires renvoyés.

    – Réunions diverses des étudiants à Ankatso, Antsahamanitra, Entretien avec des responsables étatiques pour trouver des solutions. Avec le ministre de la Santé, M. Ramangasoavina, le 23 Mars.

    – Le ministre de la Défense français, M. Michel Debré,  s’invite les 24 et 25 Mars à Antananarivo.

    – Réunion le 4 Avril de quelques  délégués des établissements de la Capitale à Antsahamanitra.

    – La Grève générale continue, et les étudiants de Befelatanana, durant le mois d’Avril, manifestent tous les jours.

    – Le 22 Avril, le Mouvement se durcit et le 24 Avril tous les établissements, sans exception, même privés, catholiques, protestants… y participent.

    – Le mardi 24 Avril, les étudiants décident de manifester en dehors de leurs établissements. La première grande manifestation en plein air avait lieu dans le jardin d’Ambohijatovo. Les pompiers arrosaient les manifestants, tandis que les éléments armés (FRS) encerclaient Ambohijatovo. Puis  marche jusqu’à la Gare de Soarano, et ce fut la Première aussi.

    – Le mercredi 25 Avril : La première grade marche des étudiants. Départ à la gare de Soarano et arrivée dans le stade d’Alarobian’Amboniloha. Apparition des banderolles, telles que «  Où en est la démocratie dans l’Enseignement, Aoka hanjaka ny rariny sy ny hitsiny, union force… ». Très très grande manifestation, et à l’arrivée dans le stade d’Alarobia… la présence du ministre Botokeky. Discours du ministre et présentation des révendications et doléances des jeunes. Tensions et huées. Du côté des manifestants et publiquement les demandes sont directes… « Rejet total, donc arrêt des accords de Coopération entre la France et Madagascar ». M. Botokeky « Inona ao anatin’ny accord de Coopération no tianareo ovana ? ». Huées des manifestants car on demandait « l’Indépendance totale, sans main mise de la France sur les affaires malgaches.

    Dia nirava maina. Fin de la manifestation. Nulle solution, car chaque partie ne voulait pas céder.

    Les partis politiques emboitent le pas et soutiennent le Mouvement : Akfm (Henri Andrianasolo), l’UDECMA (Randriamarosata Solo), etc..

    – Le samedi 29 Avril : Grande Réunion à Ankatso (Stade). Tous les étudiants de Fianarantsoa et d’Antsirabe rejoignent le Mouvement (grève générale).

    – 1er Mai : Investiture de Tsiranana.

    –  2 Mai : Grève générale des étudiants à Ambatolampy, Ambositra, Ambalavao, Miarinarivo. Heurts violents à Ambalavao entre policiers et jeunes manifestants, devant le CEG. Quelques jeunes filles étaient blessées.

    – Le mercredi 3 Mai : Grève générale suivie par les étudiants de Toamasina, Mananjary, Ifanadiana, Amlbihimahasoa, Fandriana, et dans le calme.

    – Le jeudi 4 Mai, la ville de Majunga rejoint le Mouvement.

    –  Le vendredi 5 Mai. Appels en boucle -sur les ondes- du ministre Johasy pour que cesse immédiatement les grèves des étudiants. Le président Tsiranana se repose à Ranomafana (Ifanadiana).

    – Le samedi 6 Mai : Réunion à la place de la Goulette des deux parties, les délégués des étudiants et le ministre Johasy de l’Intérieur (lehibean’ny Ati-tany). Réunion qui s’est soldée par un échec. Les étudiants n’ont pas cédé.

    – Toujours le 6 Mai, Grande Marche pour rejoindre le Stade d’Ankatso (30 000 manifestants environ). Les parents étaient conviés. Une manifestation de Deuil -décés d’un manifestant à Ambalavao- sans autre précision sur le nom du défunt. En fait il était malade mais pas encore décedé.

    – Le dimanche 7 Mai, Botokeky est de nouveau nommé ministre de l’Enseignement. Ce qui provoqua la colère des étudiants.

    – Le Lundi 8 Mai : L’annonce officielle de la mort d’un collégien-manifestant. Décès à Ambalavao de Modeste Randrianarisoa, âgé de 17 ans et 1/2. Arrêté le 2 Mai par la Police avec quatre camarades, il fut victime de coups et blessures de la part des policiers mais relaché, il pouvait rentrer chez lui. Le 7 Mai, fièvre et choc psychologique sans doute. Car ce jour là trois policiers sont venus le voir (malgré le refus de la famille)  pour l’interroger, au sujet des manifestations. Décès le 8 mai, et autopsie le 9 Mai. Constat Médical de décés « Forme maligne de la Fièvre ». Acte de décés « permis d’inhumer » car décés qui n’est pas causé par une maladie « transmissible ». Et le corps DOIT ETRE ENTERRE TRES VITE… « Tsy maintsy alevina anio talata 9 Mey eto Ambalavao » (Autorités).

    – Le 11 Mai : Discours de Tsiranana « Remaniement gouvernemental après la nouvelle constitution, en cours d’élaboration ». Le parti Psd demande à tous les étudiants de réintegrer leurs écoles, car les examens approchent. Mais la grève s’intensifie dans toute l’île.

    –  Le 12 Mai : Réunion politique, le parti PSD d’Antananarivo et d’Ambohimanarina exhorte les grévistes à cesser le Mouvement, et pour la Securité de la Nation demande aux autorités de prendre leurs responsabilités  dans ce sens « dia hanatrika ny adidiny hampitandro ny filaminam-bahoaka amin’izay ny fanjakana ».

    – Le 12 Mai : Grève des collégiens de Maevatanana.  Ceux de Marovoay et Tsaratanana les ont précedés.

    Anecdote : Toujours ce jour là  (vendredi 12 Mai), la population de la Capitale était de très mauvaise humeur. L’angoisse des parents concernant l’avenir de leurs enfants. Et puis la veille un Match de rugby avait opposé l’équipe de Dijon aux internationaux malgaches. L’arbitre étant français, d’où la lourde défaite des locaux (10-0)… selon tout le monde.

    Le soir du 12 Mai : Réunion exceptionnelle à Ankatso car les sujets à traiter sont nombreux. Dont la préparation de la grande marche prévue pour le lendemain. Chaque collège, lycée, école, faculté avait envoyé leurs délégués (2 de chaque).

    – Le 13 Mai : Vers 1 heure et 1/2 du matin et en pleine réunion, un étudiant pris de panique annonçait « Ankatso est encerclé par des éléments armés, des FRS, des gendarmes, policiers… ».

    Au courant de leur venue, nous les attendons avec appréhension. Une entrée fracassante, presque barbare des Forces de l’ordre… Nous demandant de se coucher (par terre) avant de nous demander de s’asseoir en vue de dresser un procés verbal, établi par plusieurs policiers en civil : Nom, date et lieu de naissance, établissement… etc…

    Puis dans la nuit noire, embarqués dans des voitures militaires, nous avons chanté pour conjurer nos peurs, avec deux FRS armés dans chaque voiture, inutile de faire le « héros » pour une évasion « rêvée ».

    A Nosy Lava, plus de FRS ni gendarmes, les requins « de vrais » gardaient les lieux tout autour, et sur nos bateaux à l’aller comme au retour, nous les avons croisés.

    – Le mardi 16 Mai. Retour de tous les exilés de Nosy Lava. 10 avions militaires et civils étaient mobilisés pour les ramener, et envoyés à Antsohihy et à Analalava. Et d’Ivato à Tana, il a fallu 25 cars…  Arrivée vers 20h devant l’Hotel de Ville (en ruines).

    MCM de Paris. 13 Mai 2015.

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    En conclusion.  D’un 13 mai à l’autre

    13 mai 12:49, par sorajavona

    1972 est un mouvement à part qui ne peut être assimilé à ceux de 1991, 2002 ou 2009 sauf à travestir les réalités des époques par des analyses aussi simplistes que paresseuses. Ce qui distingue déjà ce mouvement de mai est le rôle marginal joué par les politiques professionnels.

    Le contexte néocolonial est également un élément de différenciation. L’armée française campait dans nos murs. Les conseillers techniques français pullulaient dans les ministères. Et le massacre de nos compatriotes du sud en 1971 était encore brûlant dans les mémoires. Il n’était nullement question pour les meneurs de 1972 de prise de pouvoir. Il s’agissait surtout de mettre fin à un système qui ne laissait aucune perspective à la majorité des malgaches. Ce qui s’ensuivit est de la responsabilité des politiciens qui se sont succedés aux commandes de l’Etat et non de ceux qui se sont révoltés contre un système inique et aliénant. Forum-M/car Tribune.

    1973 et Ratsiraka.

    4 juin 1973, signature au ministère des affaires étrangères de France à Paris des nouveaux accords de coopération franco-malgaches…
     « 4 juin 1973, signature au ministère des affaires étrangères de France à Paris des nouveaux accords de coopération franco-malgaches dans le domaine militaire, culturel, l’assistance technique par le capitaine de frégate Didier Ratsiraka (ministre des affaires étrangères de Madagascar) et Jean-François Deniau (secrétaire d’État aux affaires étrangères chargé de la coopération) »
    • http://www.flah-madagascar.org/…/ratsira…/item/41-new-accord

       

      Forum TIM-Ravalomanana.

      Re: Fantaro ihany aloha ny Tantara e !

      TSARA HO FANTARINA TOKOA ALOHA NY TANTARA …

      SOMARY MANAHIRANA IHANY KOA NO MAMANTATRA TSARA NY TANTARA POLITIKAN’I MADAGASIKARA VOASORATRA AMIN’NY TENY FRANTSAY SATRIA MARO NY TENY FRANTSAY MIKASIKA NY POLITIKA NA NY FIRAFITRY NY FIARAHA-MONINA MBANY FOMBA FISAINANA MALAGASY TSY MIFANENTANA AMIN’NY TOE-JAVA MISY.

      Envoyé par: lys-norine (Adresse IP journalisée)

      Date: lun. 17 août 2015 18:32:09

      ER Écrivait:
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      > Na dia niasa ho an’ny frant..ay aza ny Jeneraly
      > dia tsy nety noandevozina sahala a@ hafa (lepoaka
      > ohatra!) NALEONY NODY nanasoa ny tanindrazany
      > araka ny voalazan’io rohin’i Menja io! […]

      1°-Tsara ho fantarina tokoa aloha ny Tantara :

      – Tsahivina fa « conseiller militaire »-n’i Tsiranana notendren’ny governemanta frantsay ny « COLONEL Ramanantsoa » taorian’ny nitsanganan’ny « Repoblika Malagasy » tao anatin’ny « Communauté » tamin’ny 14 ôktôbra 1958.

      – Koa, nony mba NANARAKA ny « Fédération du MALI » koa i Tsiranana hifampiraharaha amin’i Frantsa amin’ny ahazoana FAHALEOVANTENA (Desambra 1959), dia ny KÔLÔNELY Ramanantsoa, manamboninahitra frantsay (tsy mbola nisy izany hoe tafika malagasy izany tamin’izany fotoana izany) no nisahana ny momba ny « ACCORDS DE DÉFENSE» rehetra tamin’i Frantsa tao amin’ny «délégation malgache » niantomboka tamin’ny Febroary 1960.

      – Eto dia MAHATSIKAIKY ihany ny nivatravatran-dRatsiraka momba ny fanamboarana na fanavaozana io « Accords de Défense » io izay novana anarana fotsiny hoe « Accords de coopération militaire), satria ny lehibeny, ny «chef de gouvernement », ny jeneraly Ramanantsoa, ihany no niara-namolavola tamin’ny governemanta frantsay io «accords de défense » tamin’ny 1960 io izay NOKIANINA mafy dia mafy tamin’ny 1972 io !

      – Koa tsy mahagaga raha TSY NIOVA ny VOTOATIN’io fifanarahana io. Horakoraka fotsiny no betsaka nataon’ny mpanao pôlitika sy ny mpanao gazety teto Antananarivo fa tsy nisy akory nahavatra NAMAKY, NANDINIKA tsara ary NAMPITAHA ny Accords de Défense tamin’ny 1960 sy ny Accords de Coopération militaire tamin’ny 1975.

      – Ny ENDRIKA IVELANY, fialan’ny Frantsay teto Antananarivo, Ivato, ny fandraisana ny tranon’ny tafika frantsay sns., dia aoka hazava tsara fa EFA HATRY NY ELA ny Frantsay no saika handao an’ireo fa ny GOVERNEMANTA MALAGASY no nangataka ny hijanonany aloha satria hanahirana azy ny hanome asa ny Malagasy niasa tamin’ireo. Efa fahasahiranana izaitsizy manko no nitadiavany toerana ho an’ireo Malagasy very antom-pivelomana niasa tao amin’ny « Intendance » (tetsy amin’ny Toby Randriamaromanana ankehitriny), nony nakaton’ny Frantsay izy io.

      -Tsara homarihina kely koa fa ny Malagasy no nanendry an-dRamanantsoa ho jeneraly (de brigade) amin’ny tafika malagasy, na dia mbola kôlônely frantsay foana izy. Araky ny loharanom-baovao azonay antoka (100% !) dia nitarainy izy fa ny Frantsay namany niara-nivoaka ho miaramila taminy, dia efa saika « général de division » daholo tamin’ireny fotoana ireny (1960-1961). Nony izy efa lasa lehiben’ny governemanta Malagasy vao notendren’ny Frantsay ho jeneraly de réserve» izy.

      – Momba ny « fanavaozana » ny fifanarahana tamin’i Frantsa tamin’ny 1960 izany dia TSY NISY NILANA AZY rehefa fanovana famindra eo amin’ny fifandraisana amin’i Frantsa no teny filamatra: NORAVANA fotsiny ny « Accords de cooperation» REHETRA natao tamin’i Frantsa tamin’ny 1960, dia fifandraisana tsotra tahaka ny amin’ny firenen-kafa rehetra no foto-pitsipika hitondrana ny pôlitika fa tsy nilaina ny nanao « SINEMA ».

      2°- Tsy MARINA velively arak’izany fampahatsiahivana rehetra izany ny filazan’i « ER» hoe : « NALEONY NODY nanasoa ny tanindrazany ».

      – Teto Madagasikara foana i Ramanantsoa hatramin’ny naha « conseiller militaire » an’i Tsiranana azy (détaché de l’armée française), ka hatramin’ny nahalasa azy lehiben’ny tafika malagasy vao noforonina taorian’ny fiverenan’ny fahaleovantena tamin’ny 26 Jona 1960.

      – Handeha HODY ANY FRANTSA hisotro ronona izy raha nipoaka ny raharaha tamin’ny Mey 1972. Efa voakarakara daholo, VOLANA MAROMARO MIALOHA, ny fanamboarana ny trano tany Frantsa sy ny famindrana ny entany. Ny rahalahiny rahateo, ny « commandant pharmacien » Ramanantsoa, tao amin’ny tafika frantsay, moa dia efa hatramin’ny 1961 no niverina tany Frantsa , ary efa tafakatra jeneraly frantsay izy no nandeha nisotro ronono. Ny zanany Bernard Ramanantsoa – directeur-n’ ny HEC teo aloha-dia vao haingana no nanamafy hoe :

      fa ATAO INONA MOA IZANY FAHALEOVANTENA IZANY ?

      « Pourquoi un pays a-t-il envie d’être indépendant ?, s’interroge aujourd’hui son neveu . Qu’est-ce que cela veut dire ? C’est quoi, l’identité ? »
      « HEC : la fin des années « Rama  » »

      http://www.lemonde.fr/…/hec-la-fin-des-annees-rama_4674874_…

      LE MONDE | 08.07.2015

      3°-Somary manahirana ihany koa no mamantatra tsara ny tantara pôlitikan’i Madagasikara voasoratra amin’ny TENY FRANTSAY satria maro ny teny frantsay mikasika ny pôlitika na ny firafitry ny fiaraha-monina mbany fomba fisainana malagasy tsy mifanentana amin’ny toe-java misy.

      Misy ohatra kely roa raisinay amin’ilay lahatsoratra tao amin’ny gasikar-histo.e-monsite.com

      (a) Fantatra noho ny « CONSERVATISME » ny jeneraly Ramanantsoa hoy ilay lahatsoratra. Tsy azonay loatra ny tena tian’ilay mpanoratra tondroina amin’izany fa raha tafiditra amin’izany ny hoe fitsimbinana fatratra ny maha-Malagasy sy ny tenin-drazana Malagasy dia TSY TAO AMIN’NY JENERALY RAMANANTSOA mihits izany angamba NANDRITRA ny ampolo taona maro NANOMPOANY NY TAFIKA FRANTSAY amin’ny naha-manamboninahitra frantsay azy.

      Nandritra ny naha-voatendry azy teto Madagasikara, dia tsy nety niteny malagasy tamin’ny malagasy izy fa… nampiasa mpandika teny !

      Ny hany azo marihina angaha dia izao : raha vao nivoaka ny sekoly fianarana ho manam-boninahitra izy (St-Cyr), ka nitady vady, dia nampitady safiotra ho vadiny satria TSY TE-HANAMBADY VAZAHA, kanefa haha-ratsy ny fisondrotany raha Malagasy no novadiny.

      (b) Milaza indray ilay mpanoratra ao amin’ny gasikar-histo.e-monsite.com
      fa fianakaviana « ARISTOCRATE » no fihavian’ny jeneraly Ramanantsoa. Raha ny teny gasy « andriana » no tondroiny amin’izany dia TSY MARINA satria Hova ny jeneraly Ramanantsoa !

      Tokony homasahana tsara tokoa aloha ilay lohahevitra hoe : « Fantaro ihany aloha ny Tantara e ! »

      La Françafrique, un mécanisme machiavelique. Les accords de Coopération.

      La FRANCAFRIQUE.

      Expliquée par François-Xavier Verschave (2011).

      .

      Pillage et néocolonialisme, dénoncé par J Chirac (2011).

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      Un mécanisme machiavelique

      Patrick Benquet déconstruit ici rigoureusement ce réseau occulte qu’est la françafrique, transcendant les partis politique et soumis à aucun contrôle parlementaire. Les témoignages des principaux responsables sont édifiants: le PDG de Elf, Albin Chalandon (généreux mécène des principales campagnes électorales, en France et dans les anciennes colonies), Robert Bourgi (le « fils spirituel » de Jacques Foccart, et le conseiller de l’ombre pour l’Afrique de Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy), Eva Joly (la juge d’instruction qui démonta les mécanismes de la corruption et les financements occultes dans l’affaire Elf) et bien d’autres, reviennent sur cette histoire complexe et tragique.

      Dailymotion :

      ► 59:25
      http://www.dailymotion.com/video/xhxtr4_francafrique-1-la-raison-d-etat_news2 avr. 201159 min

      -2e partie.  http://www.dailymotion.com/video/xhxts9_francafrique-2-la-raison-d-etat_news

                          Les accords de Coopération.

                                          Ou les règles entre la France et ses anciennes colonies.

      Par Mawuna Koutonin . (Extrait)

      « … La France a accepté une « indépendance sur le papier » pour ses colonies, mais a signé en parallèle des accords de coopération », précisant la nature de leurs relations avec la France, en particulier les attaches envers la monnaie (le Franc), le système éducatif français, les ententes militaires et les préférences commerciales.

           

      Voici les 11 principales composantes  :

      1- La dette coloniale  pour les avantages de la France colonisation
      Les pays nouvellement « indépendants » doivent payer pour l’infrastructure construite par la France dans le pays pendant la colonisation…

      2- Confiscation automatique des réserves nationales. Les pays africains doivent déposer leurs réserves monétaires nationales en France à la banque centrale… La finalité reste : Les pays africains n’ont pas accès à cet argent… La France leur permet d’accéder à seulement 15 % de leur argent par an. S’ils ont besoin de plus, les pays africains doivent emprunter, à des taux commerciaux, sur les 65% de leur argents détenu au Trésor français… Si les pays ont besoin d’emprunter plus de 20% de leur propre argent, la France a un droit de veto.

      L’ancien président français Jacques Chirac a récemment parlé de l’argent des pays africains dans les banques en France. “Nous devons être honnêtes et reconnaître qu’une grande partie de l’argent dans nos banques viennent précisément de l’exploitation du continent africain”.

      3- Droit de priorité sur toute ressource brute ou naturel découvert dans le pays.
      La France a la priorité en matière d’achats de toutes les ressources naturelles de la terre de ses ex- colonies. C’est seulement un refus de celle-ci que les pays africains sont autorisés à chercher d’autres partenaires.

      4- Priorité aux intérêts et aux entreprises françaises dans les marchés publics et constructions publiques
      Dans l’attribution des marchés publics, les entreprises françaises doivent être considérées en premier lieu, et seulement après les marchés étrangers sont considérés. Le fait que les pays africains pourraient obtenir une meilleure offre financière ailleurs n’est pas pris en compte.

      En conséquence, dans la plupart des ex- colonies françaises, toutes les plus grosses compagnies et acteurs économiques sont dans la main des expatriés français. En Côte d’Ivoire, par exemple, les entreprises françaises possèdent et contrôlent tous les grands services publics – eau, électricité, téléphone, transports, ports et les grandes banques. Idem dans le commerce, la construction et l’agriculture…

      5- Droit exclusif de fournir des équipements militaires et de former les officiers militaires des pays.
      Grâce à un système sophistiqué de bourses, de subventions, et les « accords de défense » attachés au pacte colonial, les africains doivent envoyer leurs officiers supérieurs de formation en France ou dans des infrastructures militaires françaises.
      La situation sur le continent est telle que la France a formé et nourri des centaines, voire des milliers de traîtres...

      6- Droit pour la France de pré-déployer des troupes et intervenir militairement dans le pays pour défendre ses intérêts Sous la dénomination « Accords de défense » attachés au pacte colonial. La France a le droit d’intervenir militairement dans les pays africains, et aussi de stationner des troupes en permanence dans des bases et installations militaires, entièrement gérées par les Français…

      7- Obligation de faire du français la langue officielle du pays et de la langue pour l’éducation.Oui, monsieur. Vous Devez parler français, la langue de Molière ! La langue française ! Et une organisation de la diffusion de la culture a été créée. Appelée « Francophonie » elle regroupe avec plusieurs branches et organisations affiliées, toutes contrôlées par le ministre français des Affaires étrangères…

      8- Obligation d’utiliser la l’argent de la France coloniale le FCFA
      C’est la véritable vache à lait pour la France, un tel système maléfique, est dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d’environ 500 milliards de dollars en provenance de l’Afrique, et ce par année…

      9- Obligation d’envoyer le rapport annuel France du solde et de réserve
      Sans le rapport, pas d’argent. Quoi qu’il en soit le secrétaire des banques centrales des ex- colonies, et le secrétaire de la réunion bi-annuelle des ministres des Finances des ex- colonies est effectué par la France banque centrale / du Trésor…

      10- Renonciation à entrer en alliance militaire avec tout autre pays, sauf autorisation par la France
      Les Pays africains en général sont ceux avec le moins d’alliance militaires inter-état. La plupart des pays ne disposent que d’alliances militaires avec leurs ex- colonisateurs ! ( drôle, mais vous ne pouvez pas faire mieux ! ).

      11- Obligation de s’allier avec la France en situation de guerre ou de crise mondiale
      Plus d’un million de soldats africains se sont battus pour la défaite du nazisme et du fascisme pendant la seconde guerre mondiale…

      Mawuna Koutonin .http://www.madagascar-tribune.com/Le-saviez-vous-14-pays-africains,19894.html

      [DOCUMENTAIRE] JACQUES FOCCART LE PÈRE DE LA FRANÇAFRIQUE


      [DOCUMENTAIRE] JACQUES FOCCART LE PÈRE DE LA FRANÇAFRIQUE

       Avec l’indépendance de l’Algérie en 1962, la France perd l’exploitation du pétrole saharien. Charles de Gaulle, pour qui il n’y a pas de grande puissance sans indépendance énergétique, décide donc de se tourner vers les pays de l’ancien Empire colonial français en Afrique, qui regorgent de richesses minières et pétrolières. L’exploitation de ces ressources, qui s’effectue sur des cycles longs de 5 à 10 ans entre la découverte des gisements et la mise en service de l’exploitation, requiert dans les pays concernés une authentique stabilité politique si bien qu’est décidée une politique de soutien très active aux dirigeants particulièrement francophiles et dociles de ces pays devenus indépendants de la France en 1960.

      .FOCCette volonté politique forte est confortée par le souhait des pays de l’OTAN, dans le contexte de la Guerre froide, de barrer la route de l’Afrique au communisme. Ainsi, la France est investie implicitement du rôle de « gendarme de l’Afrique », en échange de quoi son activisme énergétique particulièrement autoritaire est toléré.Les méthodes de Jacques Foccart s’avèrent extrêmement directives et expéditives, visant à rendre les Chefs d’États dépendants de la France pour exercer et se maintenir au pouvoir. À l’instar des mouvements de Résistance dont il fut un acteur majeur, il met en place une structure centralisée et cloisonnée, de façon à en rester l’unique ordonnateur. Cette organisation en réseau est une organisation de terrain, entièrement tournée
      vers l’efficacité opérationnelle.
      FOCC
      Ces réseaux sont à la fois des réseaux de renseignement et d’action. Concernant l’information, ils puisent naturellement dans les rangs des services de renseignement, des services secrets et de la diplomatie, mais, aussi, dans ceux des hommes d’affaires et notables œuvrant localement (les « correspondants »). Pour l’action, aux côtés des services secrets sont fréquemment mobilisés des mercenaires.
      FOCCC
      Ce système d’influence de la France en Afrique, appelé couramment « Françafrique » par ses détracteurs – terme emprunté à Houphouët-Boigny, repris par François-Xavier Verschave dans son ouvrage La Françafrique, le plus long scandale de la République -, qu’il a fondé, puis, profondément installé, est encore en vigueur aujourd’hui, poursuivi sous les présidences successives de Valéry Giscard d’Estaing (qui remplace Foccart, mais garde son adjoint René Journiac, ancien magistrat dans les colonies), François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, chacun confirmant l’existence même de la cellule africaine de l’Élysée, indépendante des autorités du Premier ministre et du ministère des Affaires étrangères et confiant le pilotage de celle-ci à un proche. L’avocat d’affaires franco-libanais, Robert Bourgi, a prétendu succéder à Jacques Foccart mais ne faisait que la transmission de messages entre certains dirigeants africains et français et le portage de valises.

      NegroNews

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      La députée française Eva Joly

      Nous ne résistons pas à l`envie de publier pour nos lecteurs ces extraits du dernier livre de la députée française Eva Joly, détaillant les «crimes» de la France en Afrique en général et au Cameroun en particulier; elle parle notamment du massacre des Bamilékés par son pays.

      Je n`avais rien compris à ce que l`écrivain Slimane Zeghidour appelle «le secret de famille de la République».

      Lorsque j`ai pris en charge l`instruction de l`affaire Elf, j`avais en face de moi les puissants du pétrole français, je n`aimais pas leur arrogance, la façon qu`ils avaient de se servir dans les caisses, mais lorsqu`ils invoquaient les intérêts supérieurs du pays, j`étais prête à les croire.

      Je sortais de plusieurs années en détachement au Ministère des Finances, entourée de hauts fonctionnaires intègres, d’une compétence absolue.

      J`avais confiance dans les institutions de mon pays d`adoption. Je n`imaginais pas que la finalité des dirigeants des sociétés nationales du pétrole fut autre chose que le bien commun. Je traquais les dérives et non le système lui-même.

      Pourtant au fil de mon enquête, j`ai découvert un monde souterrain. Magistrate, limitée par le cadre de ma saisine et des compétences nationales, je devais m`arrêter sur le seuil de certaines portes, qui menaient vers l`étranger.

      Je découvrais des chemins qu`il aurait été passionnant de remonter, des connexions qui m`ahurissaient. Avec des chiffres, des comptes, nous avions sous nos yeux le déchiffrage d`un vaste réseau de corruption institutionnalisé, dont les fils étaient reliés en direct à l`Elysée.

      Ce n`était pas mon rôle d`en tirer les conclusions politiques, mais j`en ai gardé l`empreinte. Nous avions dessiné alors un vaste schéma, que j`ai toujours avec moi. Il fait huit mètres une fois déplié.

      Il serpente depuis le bureau d`un directeur des hydrocarbures d`Elf, jusqu`à des comptes obscurs alimentés par le Gabon, aux mains d`Omar Bongo: quarante ans de pouvoir et une difficulté récurrente à distinguer sa tirelire et sa famille d`une part, le budget de l`Etat et le Gouvernement d`autre part.

      J`emporte souvent ce schéma avec moi, au fil des rendez-vous. Je l`étale sur les tables, un peu comme un capitaine au combat sort ses vieilles cartes.

      Les positions ont sans doute varié, les techniques de camouflage se sont sophistiquées, mais le système est là: les tyrans sont des amis que la France a placés au pouvoir et dont elle protège la fortune et l`influence par de vastes réseaux de corruption; en échange ils veillent sur les intérêts et les ressources des entreprises françaises venues creuser le sol. Tout ce beau monde a intérêt à ce que rien, jamais, ne stimule ni les institutions ni l`économie des pays.

      La France aide à appauvrir le Gabon.

      Et si je m`arrête un instant au Gabon, qu`est-ce que j`y vois? Un pays riche qui exporte plus de treize milliards de dollars de pétrole brut par an et affiche un PIB par habitant largement au-dessus de la moyenne africaine (6 397 $)? Ou un pays pauvre où l`espérance de vie est estimée à 55 ans pour les femmes et 53 pour les hommes, ce qui leur laisse un an de moins que les Malgaches nés sur un sol sans pétrole? Le taux de mortalité infantile est au Gabon particulièrement élevé, le taux de vaccination contre la rougeole est de 40% contre une moyenne de 79% dans les pays en développement.

      Voilà où en est le Gabon, chasse gardée de la France, fournisseur des trésors du pétrole et de l`uranium, fief de Total-Elf, la première capitalisation boursière française.

      Si les habitants de Libreville n`ont pas bénéficié de la richesse de leur pays, c`est parce que la France s`est accaparée ses ressources minières, avec la complicité d`un Président, enrôlé dès son servicemilitaire par l`armée française et ses services secrets, placé à la tête du pays à 32 ans par Paris, il était alors le plus jeune Chef d`Etat du monde. La France contrôle son armée, ses élections et protège sa fortune.

      En retour, Omar Bongo fait table ouverte plusieurs fois par an, Avenue Foch ou l`Hôtel Crillon, où il reçoit les hommes politiques, des publicitaires et les journalistes français qui comptent. Chacun se presse à ces audiences.

      Dans les années 1990, un homme politique français de premier plan, alors en fonction, bénéficiait en parallèle d`un contrat de «consultant» signé par Omar Bongo et largement rémunéré. De Roland Dumas, le Président gabonais dit qu`il est un «ami intime». Prévoyant, il apprécie aussi NicolasSarkozy, venu «prendre conseil» en tant que candidat à l`élection présidentielle.

      Lorsqu’au cours de l`instruction, nous avons perquisitionné au siège de la FIBA, la banque franco-gabonaise, nous avons consulté le listing des clients qui paraissait tenu à la plume sergent-major. C`était une sorte de Who`s Who de la France en Afrique, qui en disait long sur l`envers de la République et des médias.

      La France fait semblant d`aider des pays qui sont riches en matières premières.

      A ceux qui croient encore à l`aide désintéressée de la France en Afrique, il suffit de consulter les chiffres du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement). La corrélation est régulière entre le montant de l`aide française et la richesse en matières premières.

      En clair, celui qui n`a rien dans son sous-sol ne doit pas attendre grand-chose de Paris. Il n`est pas étonnant de retrouver le Gabon comme l`un des premiers bénéficiaires de l`aide publique française au développement. Le résultat est affligeant en termes de système de santé et d`éducation. L`argent s`est perdu en route. Il est justement fait pour cela.

      Il ne s`agit pas d`une dérive mais d`une organisation cohérente et raisonnée. Dans chaque audition durant notre instruction, nous entendions parler de pressions physiques, d`espionnage permanent et de barbouzes.

      Les perquisitions dans la tour Elf à la Défense livraient une moisson de documents révélant la confusion des genres, nous les transmettions au Parquet de Nanterre, qui se gardait bien d`ouvrir des enquêtes. Car Elf hier, Total aujourd’hui, est un Etat dans l`Etat, conçu par Pierre Guillaumat, un ancien Ministre de la Défense, patron des services secrets et responsable du programme nucléaire français afin de servir les intérêts géopolitiques de Paris.

      La Norvège a utilisé son pétrole pour construire et assurer le paiement des retraites futures. La France se sert d`Elf Total pour affirmer sa puissance.

      La compagnie intervient dans le Golfe de Guinée, au Nigeria, au Congo-Brazzaville, en Angola… Tous ces pays ont connu la guerre civile et la dictature, derrière laquelle la main française s`est fait sentir. Le chaos, lorsqu`il se produit, ne trouble pas le système. Il n`est qu’à voir l`Angola en guerre pendant des dizaines d`années, mais dont aucune goutte de pétrole, jamais, n`a raté sa destination.

      Pendant la guerre, les affaires continuaient…les banques françaises, Bnp-Paribas en tête, ont même profité de l`occasion pour élaborer des montages financiers destinés aux pays en guerre, à des taux affolants, tout en sachant qu`elles ne prenaient pas le moindre risque. L`argent, là aussi, n`a pas été perdu pour tout le monde. C`est un miroir dans lequel il ne faut pas trop souvent regarder les élites françaises.

      Depuis que j`ai ouvert le dossier Elf dans mon bureau de la galerie financière, j`ai voyagé physiquement et intellectuellement bien loin de la Seine et de ses quais gris et bleus…j`ai appris en marchant. A l`arrivée, le tableau est effrayant.

      L`Afrique a refait de moi une Norvégienne, fière de l`être. Mon pays est riche, mais, il se souvient avoir été pauvre, un peuple d`émigrants regardant vers le nouveau monde américain.

      Son esprit de conquête, ses allures vikings sont des traces d`un passé très lointain, vinrent ensuite les tutelles danoise puis suédoise, dont il fallut se libérer, Il envoya vers l`Afrique des missionnaires protestants, personnages austères au visage buriné, taillé par la parole chrétienne et l’œuvre humanitaire, plutôt que des nouveaux colons, comme on les croise encore dans les quartiers d`expatriés blancs.

      Pendant que la France fondait Elf, la Norvège mettait en place l`exploitation des ressources de la mer du Nord, accumulant un fonds de réserve, aussitôt placé pour les générations futures et soigneusement contrôlé. Ce petit pays des terres gelées est devenu la première nation donatrice en dollars par habitant.

      Bien sûr, les pétroliers norvégiens ne sont pas des enfants de chœur. De récentes enquêtes ont montré que certains d`entre eux ont versé des commissions et que la tentation d`abuser de leur pouvoir est permanente. Mais la Norvège n`a pas à rougir de ce qu`elle a fait de son pétrole. Ce que j`ai vu, les rapports internationaux qui l`attestent, est une œuvre d`espoir.

      La République française, à la même époque, a mis en place en Afrique un système loin de ses valeurs et de l`image qu`elle aime renvoyer au monde. Comment des institutions solides et démocratiques, des esprits brillants et éclairés, ont-ils pu tisser des réseaux violant systématiquement la loi, la justice et la démocratie? Pourquoi des journalistes réputés, de tout bord, ont-ils toléré ce qu`ils ont vu? Pourquoi des partis politiques et des ONG, par ailleurs prompts a s`enflammer, n`ont-ils rien voulu voir?

      L`Occident a fermé les yeux sur les crimes de la France

      Je ne condamne pas. J`ai partagé cet aveuglement. J`étais comme eux, avant de glisser l`œil dans le trou de la serrure et de prendre la mesure de ce secret de famille: la France reste un empire et ne se remet pas de sa puissance perdue. L`indépendance politique a été largement une mascarade en Afrique de l`Ouest.

      L`Occident a fermé les yeux, car la France se prévalait d`être le «gendarme» qui défendait la moitié du continent contre le communisme. Les Français ont laissé faire, car astucieusement, De Gaulle et ses successeurs ont présenté leur action comme un rempart contre l`hydre américaine. Elf était l`une des pièces maîtresses de cette partie géopolitique.

      Le double jeu a été facilité par la certitude, ancrée dans les mentalités, que «là-bas, c`est différent». Là-bas, c`est normal la corruption, le népotisme, la guerre, la violence. Là-bas, c`est normal la présence de l`armée française, les proconsuls à l`ambassade ou à l`état-major, les camps militaires. Là-bas, c`est normal l`instruction des gardes présidentielles. Là-bas, c`est normal la captation des richesses naturelles.

      D`ailleurs, «tout le monde fait pareil». Jeune ou vieux, de gauche ou de droite, nul Français ne songe à s`offusquer de voir nos soldats mener, presque chaque année, une opération militaire en Afrique, au Tchad, en Côte d`Ivoire, au Rwanda, quand tous se gaussent de cette Amérique venue faire la police en Irak, en maquillant d`un fard démocratique les intérêts géopolitiques et pétroliers de Washington. Il y a pourtant bien des symétries.

      J`ai vu récemment un documentaire sur la guerre du Biafra, quatre ou cinq demi-heures de témoignage brut des principaux acteurs, sans commentaires. Je suis restée sans voix. A ceux qui sont nés après 1970, le Biafra ne dit rien. Dans cette région du Nigeria, riche en pétrole, une ethnie, chrétienne et animiste armée par la France, réclama l`indépendance. S`ensuivit une guerre meurtrière de trois ans, révolte financée depuis l`Elysée via des sociétés suisses.

      La télévision française aimait alors montrer les enfants affamés que les militaires français ramenaient par avion pour les soigner, jamais elle ne laissait voir la cargaison de l`aller, remplie d`armes. A l`image maintenant, les anciens collaborateurs de Jacques Foccart, repus dans leurs fauteuils Louis XV, détaillent sans émotion ces montages illégaux. Les officiers, lieutenants d`alors, généraux d`aujourd`hui, racontent ce bon tour le sourire aux lèvres. Fin du documentaire. Pas un mot, pas une ligne dans les livres d`histoire.

      La France au cœur de la guerre du Biafra et du massacre des Bamilékés au Cameroun

      Des drames comme celui-ci, l`Afrique en contient des dizaines, soigneusement passés sous silence. Les massacres des Bamiléké au Cameroun par la France du Général De Gaulle, le génocide des Tutsi commis par un régime soutenu par François Mitterrand, les assassinats d`opposants, les manipulations d`élections.. Le passif de la France sur le continent africain n`a rien à envier à l`impérialisme américain en Amérique latine ou au Moyen-Orient.

      Il est à la mode parmi les intellectuels français de se plaindre du mouvement de repentance qui s`est répandu depuis quelques années. Les bienfaits de la colonisation, à inscrire dans les manuels scolaires, ont même fait l`objet d`une proposition de loi, largement soutenue par les députés.

      Bien sûr, l`histoire de la France en Afrique ou en Asie du sud-est a compté aussi des aventuriers sincères, exportateurs, instituteurs ou pionniers, qui ont fait corps avec les pays qu`ils ont découverts. A Madagascar, les Vazas, ces pieds noirs malgaches, ne cessent de louer devant moi l`état des routes et des infrastructures françaises au moment de l`indépendance.

      Mais les peuples sont comme les familles. On ne peut pas faire le tri de la mémoire. Il est des secrets soigneusement cachés dont l`onde portée va bien au-delà d`une ou de deux générations. Les enfants héritent de tout: du malheur comme du bonheur, de la richesse comme des dettes.

      La République française paie aujourd`hui la facture de son passé. Il suffit de dérouler la liste des appellations officielles des Maghrébins nés dans un département français avant 1962 ou sur le sol hexagonal depuis les années 1970. Par la loi, ils furent et sont des Français comme les autres.

      Les gouvernements successifs n`ont pourtant cessé d`inventer des périphrases : «indigène musulman», «sujet africain non naturalisé», «JFOM» (Jeune français originaire du Maghreb), «jeune issu de l`immigration», «fils de harkis», «jeune des quartiers», «Arabo-musulman», «Français d`origine arabe», «Français musulman»…

      La France vit encore comme si en Afrique, elle était chez elle, et comme si, ses enfants d`ascendance africaine n`étaient pas Français. Le développement de la Françafrique, notre tolérance vis-à-vis des réseaux, tout ramène à ce secret colonial, cet empire qui hante les esprits comme un fantôme. Oui, Total, la première entreprise française, est riche et prospère.

      Mais la manière dont la firme s`est bâtie fait partie de l`héritage. Qui osera un jour rendre au Nigeria, au Cameroun, au Gabon, au Congo-Brazzaville ce que la France leur doit? Qui contestera les contrats conclus par Areva pour l`uranium du Niger ou ceux des mines d`or de Sadiola au Mali, deux pays parmi les plus pauvres du globe, qui ne touchent qu`une part dérisoire des richesses prélevées dans leur sol? La République a contracté une dette qu`il lui faudra bien honorer.

      Notre prospérité est nourrie de richesses que nous détournons. A certains de ces sans-papiers qui risquent leur vie pour gagner l`Europe, il pourrait-être versé une rente au lieu d`un avis d`expulsion. Je rêve pour ce pays que j`aime, d`un réveil collectif.

      Une France digne de son idéal et de son héritage de 1789 est incompatible avec la Françafrique: ce qu`une génération a fait, une autre peut le défaire. C`est possible.

      Extrait de :
      La force qui nous manque
      Eva Joly. Editions des Arènes (Paris) 190 pages.
      Les intertitres sont de la rédaction .

      Regard sur l’Afrique

      Lire aussi : 29-30 Novembre Sommet de la Francophonie à Dakar. Madagascar candidat pour 2016… La Françafrique est bien vivante. Dossier « Les Origines du Mal ».

      13 MAI 1972. Les jeunes lycéens Malgaches et les Accords de Coopération.


      GTT INT Genève.

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      La France en Afrique, Mugabe accuse « coups d’état et pillages des ressources naturelles »

       Robert Mugabe: «l’Afrique n’est indépendante qu’à moitié»

      10/04/2015

      Mugabe

      Au terme de sa visite d’Etat de deux jours effectuée en Afrique du Sud, le président du Zimbabwe, s’en est pris aux Occidentaux, et notamment à la France l’accusant d’avoir fait main basse sur l’Afrique.

      Robert Mugabe était allé à Pretoria pour négocier une coopération économique entre le Zimbabwe et l’Afrique du Sud. L’économie du Zimbabwe, mal en point, a besoin d’être relancée. Lors de sa visite, le président Robert Mugabe s’en est pris aux Occidentaux, à l’ONU, à la France. Répondant à ceux qui le critiquent pour sa réforme agraire, il a estimé que la lutte d’indépendance a justifié les invasions de fermes détenues par les Occidentaux.

      Mugabe n’a pas manqué l’occasion de dénoncer le pillage de ressources naturelles du continent africain par les occidentaux. S’adressant à des chefs d’entreprises jeudi à Pretoria, le président Mugabe a justifié sa politique de nationalisation des entreprises, rappelant que les ressources naturelles de l’Afrique appartiennent à l’Afrique.

      Le Président en exercice de l’Union Africaine a appelé les pays francophones à reprendre leur indépendance économique, notamment de la France soulignant que l’indépendance n’a été obtenue qu’à moitié dans la plupart des pays africains.

      «Certains ne contrôlent même pas leurs ressources naturelles. Allez au Gabon, toute la richesse du sous-sol est détenue par la France. C’est l’accord qui a été passé, et c’est la même chose dans la plupart des pays francophones. Ils découvrent du pétrole, c’est pour la France. Ils découvrent des diamants, c’est pour la France. Et les mineurs bien entendu français. Et qu’est-ce que vous obtenez en échange ? 12%, peut-être 15% des revenus ? Et c’est pour cela que ces pays sont victimes de tentatives de coup d’Etat l’un après l’autre. Mais malheureusement les Espagnols, les Français, tous sont derrière ces coups d’Etat», a déploré Robert Mugabe au micro de Rfi.

      Par ailleurs, le président zimbabwéen a demandé à l’Afrique du Sud de contribuer au développement de la région et exhorte les hommes d’affaires sud-africains à venir investir au Zimbabwe.

      «Nous nous sommes battus pour vous, pour que vous ayez la liberté de pouvoir utiliser les ressources naturelles comme actifs dans vos affaires. Je peux vous assurer que le Zimbabwe est ouvert pour les affaires», a-t-il déclaré.

      Mugabe n’entend pas abandonner sa politique d’indigénisation, qui prive les entreprises étrangères du contrôle de leurs filiales locales et qui inquiète fortement les investisseurs étrangers.

      Le voyage en Afrique du Sud lui a permis d’appeler la diaspora zimbabwéenne à revenir investir au pays.

      «La politique de diaspora nationale entend créer des opportunités pour les Zimbabwéens à l’étranger pour qu’ils puissent contribuer via leur investissement, leur expertise, au développement économique du pays», a-t-il annoncé.

      En Afrique du Sud, on compte plus d’un million de Zimbabwéens ayant fui la pauvreté et les violences politiques qui ont cours dans leur pays.

      Oeil d’Afrique

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      Les dictateurs africains, installés par la France.

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      40% des dictateurs africains ont été installés par la France tandis que les Etats-Unis sont aux aguets

      06/04/2015

      La campagne « Tournons la page » entend inciter la société civile, les forces non-partisanes et non-violentes, les citoyens, les artistes, les intellectuels, les responsables religieux, les associations, les syndicats, à faire pression sur les dynasties et les régimes dictatoriaux pour aller vers l’alternance démocratique comme ce fut le cas au Nigeria, au Ghana et en Afrique du Sud.

      La campagne « Tournons la page » entend inciter la société civile, les forces non-partisanes et non-violentes, les citoyens, les artistes, les intellectuels, les responsables religieux, les associations, les syndicats, à faire pression sur les dynasties et les régimes dictatoriaux pour aller vers l’alternance démocratique comme ce fut le cas au Nigeria, au Ghana et en Afrique du Sud.

      C’est une sage résolution mais encore faudrait-il aussi faire pression sur les gouvernements impérialistes occidentaux qui ont mis en place bon nombre des dictateurs qui sévissent actuellement en Afrique.

      Sur les 14 dynasties et régimes totalitaires sévissant en Afrique (recensés par la campagne « Tournons la page »), six ont été installés par l’Etat français soit plus de 40%. Nous nous sommes cantonnés à cette liste bien sûr (voir la carte ci-dessus).

      A savoir la dynastie gabonaise des Bongo, la dynastie togolaise des Eyadéma après le meurtre françafricain du président élu démocratiquement Olympio, le dictateur Déby installé au pouvoir par l’armée et les services français au Tchad, le règne de l’ex-dictateur burkinabé Compaoré installé par les services franco-étatsuniens et exfiltré par l’armée française à la demande du « chef de guerre » François Hollande, le règne du dictateur camerounais Biya installé par la France à la suite d’Ahidjo et d’une terrible guerre menée par la France au Cameroun, et le régime du dictateur Sassou Nguesso qui fut installé en 1997 au prix d’une terrible guerre civile par Elf, l’ELysée et l’Etat-major français.

      A noter que tous ces dictateurs en place depuis des dizaines d’année sont régulièrement reçus par le « chef de guerre » qui officie à l’Elysée dans le silence complice de l’immense majorité des médias français (libres ou traditionnels) qui les rebaptisent « président » et participent à l’anesthésie de l’opinion publique française.

      Il est vrai que face à la force militaire française, face au pouvoir d’aliénation d’une grande partie des médias français, la société civile n’a que peu de marge de manoeuvres, l’exemple de la Côte d’Ivoire et la manière dont la France a installé son pion Ouattara en est un triste paradigme.

      Et pour ne pas être accusé de partialité, nous n’oublierons pas le soutien inconditionnel des Etats-Unis et d’Israël au dictateur ougandais Museveni, au dictateur rwandais Kagamé qui devrait à priori quitter le pouvoir en 2017.

      Il en va de même pour le chaos généré par les forces atlantistes (USA, Israël, France, Grande-Bretagne) – sur fond de montée économique des BRICS en Afrique – en Libye, en Somalie, au Soudan et ailleurs…contre lesquels la société civile est souvent réduite à ne faire que de la figuration là où les forces militaires occidentales déchaînent la fureur des armes et divisent pour mieux imposer leurs intérêts et leur règne prédateur sans se préoccuper du moins du monde des populations locales. Au nom du lobby militaro-industrio-financier, et… des valeurs de l’Occident ! L’horreur, l’horreur !

      Blog Sam La Touche

      Cameroonvoice

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      Allez au Gabon, toute la richesse appartient à la France

      Vidéo

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      Comment la France pille ses anciennes colonies en Afrique

      A chaque fois qu’un président français ou ses ministres visitent les anciennes colonies françaises, ils sont généralement accueillis par les protestations de la foule. Chaque protestation est différente, mais le sentiment général est le pillage continu de la France sur ses anciennes colonies.

      La faillite monétaire

      Avant que la France n’accepte les demandes pour l’indépendance dans les années 1960, elle a bien organisé ses anciennes colonies (qu’on appelle les pays du CFA) dans un système de solidarité obligatoire qui consiste à obliger 14 pays africains à mettre 65 % de leurs réserves de devises étrangères dans le Trésor français et 20 % sur leur viabilité financière.

      Cela signifie que ces pays africains ont accès seulement à 15 % de leur argent. Et s’ils ont besoin de plus d’argent, alors ces pays doivent l’emprunter aux français aux taux d’intérêts commerciaux. Et c’est le cas depuis 1960.

      Mais il y a pire

      La France a le premier droit d’acheter ou de rejeter les ressources naturelles trouvés dans les pays francophones. Donc, même si les pays du CFA bénéficient de meilleurs prix sur le marché, ils ne peuvent pas vendre leurs ressources jusqu’à ce que la France déclare qu’elle n’a pas besoin des ressources.

      Dans les contrats gouvernementaux, les compagnies françaises sont prioritaires et ensuite seulement, les pays africains peuvent choisir d’autres entreprises étrangères. Les présidents de la zone CFA qui ont tentés de quitter le système ont subi une pression abominable de la part des présidents français. Dans les cas les plus extrêmes, cela s’est terminé par un Coup d’Etat organisé par la France.

      Aucune échappatoire à la zone CFA

      De ce fait, ces Etats africains sont des contribuables français et ils sont imposés à des taux exorbitants. Pourtant, les citoyens de ces pays ne sont pas considérés comme des français et ils n’ont accès à aucun des services qui sont financés par leurs taxes. On demande aux zones CFA de fournir des financements privés aux politiciens français pendant les élections en France.

      Le pacte colonial

      Le pacte colonial est à l’origine de la monnaie dans les pays francophones qui est le Franc CFA. C’est ce pacte colonial qui exige que les pays africains mettent 65 % de leurs finances dans le Trésor français.

      Et les pays africains ne peuvent pas emprunter plus de 20 % du crédit qu’ils avaient demandés l’année précédente. De plus, les accords du CFA sont gérés par le Trésor français qui enquête sur les finances des pays africains au nom de la Bourse de Paris.

      Le propriétaire des ressources naturelles

      C’est également le pacte colonial qui donne la priorité des ressources à la France. C’est également les entreprises françaises qui ont la priorité dans les accords gouvernementaux. Et ces entreprises françaises ne se privent pas pour exiger des sommes astronomiques. Un audit indépendant sur la construction d’un pont à Abidjan a révélé que l’entreprise française qui avait obtenu le contract avait facturé avec une majoration de 354 % par rapport au prix du marché de cette construction. Et le paiement doit se faire obligatoirement en dollar et en euros.

      Une entreprise chinoise avait proposé un prix bien plus intéressant pour la construction de ce pont et elle acceptait le paiement en cacao dont la Cote d’Ivoire est l’un des producteurs mondiaux. Les Français ont mis le véto sur cet accord en refusant l’accès à l’entreprise chinoise.

      Le crime international de la colonisation

      Dans n’importe quelle situation, la France serait sur le banc des accusés pour colonialisme et esclavagisme moderne, mais tout le monde semble trouver son bonheur. Les français ont mis des hommes acquis à leurs causes dans les systèmes politiques des pays du CFA et de ce fait, chaque décision gouvernementale suit les directives de la France.

      Pendant les 50 dernières années, les pays du CFA ont perdus des milliards de dollars à cause ce pacte colonial. On estime que l’évasion fiscale des entreprises françaises est évalué à 854 milliards de dollars. La population française sait-elle que son train de vie est entièrement financé par les anciennes colonies de la France tandis que la population de ces pays crève de faim. Bien sûr qu’elle le sait, mais elle s’en fout totalement.

      Traduction de l’article source

      2009

      Les Mediamensonges de Madagascar: Ravalomanana, l’homme à abattre ?

      Quelle image avez-vous de Madagascar ? Celle d’un beau pays, peuplé d’animaux endémiques et de plantes aux formes incroyables. Celle aussi d’un pays pauvre, l’un des plus pauvres du monde en fait. Si vous êtes un observateur un peu intéressé vous saurez également que la si belle nature malgache subit depuis de nombreuses années les effets de l’augmentation drastique de la population. Si vous êtes allé sur place, vous gardez alors également toujours à l’esprit l’accueil chaleureux de cette population malgache, ses sourires, sa disponibilité, malgré les difficultés de la vie quotidienne.
      mediamensonges-madagascar2.jpg

      Cette image est cependant tronquée. Derrière le décor se jouent des luttes de pouvoir qui ne s’expliquent que par la richesse même de cette île-continent. Pendant que Didier Ratsiraka était au pouvoir, de 1975 à 2001, rares étaient les reportages relatant ces richesses. De l’or, il y en avait très peu, des pierres peut-être mais semi-précieuses. Les exportations officielles de matières premières étaient extrêmement réduites. Quelques années avant que Didier Ratsiraka soit chassé du pouvoir, sa famille était à la tête de mines de saphir gardées jour et nuit par des milices armées. Pendant ce temps là, le pays s’endettait pour devoir, en 2002, plus de 4 milliards de dollars.

      Prenons donc comme acquis que Madagascar est riche en matières premières, en biodiversité, en sites touristiques, en immenses espaces cultivables, en main-d’œuvre, etc. La qualité de son université jouit même d’une bonne renommée régionale. La position géostratégique de l’île en fait aussi un atout.

      Trois types de personnes ont donc avantage à maîtriser le pouvoir pour que le développement politique et économique de Madagascar n’ait jamais lieu : les grandes entreprises étrangères qui peuvent profiter de l’exploitation des richesses naturelles à moindre coût ; la mafia malgache constituée de grandes familles s’entraidant pour maîtriser des réseaux de marché noir ; et les individus qui peuvent, en maîtrisant la corruption, faire fructifier leurs petites affaires pour obtenir à moindre frais une qualité de vie qu’ils ne retrouveraient pas ailleurs.

      Ce sont ces intérêts-là qui maîtrisent les médias et qui, depuis le début de la crise et même avant, forgent notre vision.

      Ravalomanana, l’homme à abattre ?

      En 2002, un industriel hors des cercles habituels est parvenu à se faire élire grâce à sa notoriété, notoriété accumulée au travers de ses produits laitiers distribués dans tout le pays. Il devait aussi son élection à sa fortune qui lui a permis d’envoyer des émissaires dans tous les bureaux de vote pour déjouer les systèmes de manipulation des résultats.

      Alors que l’ensemble de l’opposition contestait son élection depuis le début mais également après que son parti ait gagné les législatives puis les communales, les médias français l’ont tout de suite dépeint comme un arriviste, un nouveau-riche sans envergure.

      Ravalomanana est pourtant l’un des très rares industriels malgaches ayant fait prospérer une industrie dans le pays. Il est l’un des seuls, sinon le seul, à ré-investir dans ce pays. Elu maire de la capitale, il est parvenu à transformer son visage en quelques années.

      Après avoir finalisé les accords permettant à Madagascar d’effacer une grande partie de ses dettes, Marc Ravalomanana a très tôt mis sur pied un système de gestion et de contrôle des actions du gouvernement d’une rare qualité : le Madagascar Action Plan (1). Qui en a parlé dans nos médias ?

      Durant son premier mandat, Marc Ravalomanana a déjà essuyé une tentative d’assassinat orchestrée par Pety Rakotoniaina, alors maire de Fianarantsoa, et par le général Randrianafidisoa dit « Fidy », le 18 novembre 2006, à la veille des élections présidentielles (2).

      Cette tentative de coup d’État fut soutenue par de nombreux « opposants » qui pour la plupart n’obtiendront même pas le minimum de voix pour se voir retourner leur caution. Ce sont ces mêmes opposants que l’on retrouve autour de Andry Rajoelina aujourd’hui. Citons par exemple Monja Roindefo qui, après avoir obtenu 29 voix sur toute l’île en 2006, a été proclamé « Premier ministre » du « gouvernement de transition » de Rajoelina.

      Lire aussi: Monja Roindefo : « Il y a eu des tirs croisés le 7 février 2009 » – Empêchement de Lalao Ravalomanana : « Du jamais vu dans le monde »: PDG d’Air Link

      Andry Rajoelina, la dernière carte

      L’élection à la mairie d’Antanananarivo d’Andry Rajoelina en 2007 a été initialement saluée par de nombreux observateurs comme un signe de la pluralité politique à Madagascar. Les Tananariviens critiquaient la gestion de l’ancien maire du parti présidentiel. Ils ont massivement boudé les urnes.

      Jeune entrepreneur audacieux, ancien DJ de boite de nuit huppé, Andry Rajoelina jouissait d’une certaine popularité notamment auprès des jeunes. Plusieurs observateurs politiques ont cependant remarqué en 2008 un changement de comportement avec le retour sur le devant de la scène de plusieurs « vieux caïmans », proches de Didier Ratsiraka et des familles mafieuses. Les brouilles se sont multipliées jusqu’à la diffusion, à la mi-décembre et sur la chaîne privée appartenant au maire, d’une interview de l’ancien président en exil appelant à la désobéissance civile. Cette diffusion a été jugée comme portant atteinte à la sécurité de l’Etat et a conduit à la fermeture de la station.

      Les médias ont présenté cette fermeture comme une atteinte à la liberté de la presse. Mais ils se sont bien gardés d’indiquer ce qu’avait dit l’ancien président dans cette interview réalisée en France, pays dans lequel il est autorisé à séjourner sous réserve de s’abstenir de toute activité politique.

      Utilisant le prétexte de la fermeture de la télévision Viva, Andry Rajoelina a tout de suite émis un ultimatum auprès du pouvoir en demandant sa ré-ouverture et la démission de ministres sans quoi, « après le 13 janvier, il ne répondrait plus de ce qui allait arriver ». Parallèlement, une réellecampagne de diabolisation du Président était lancée profitant de deux autres faits divers : la prospection de terrain agraire par une société Sud-Coréenne et l’achat d’un nouvel avion présidentiel remplaçant l’ancien.

      Dans les médias, le mouvement d’Andry Rajoelina a été montré, depuis le début et jusqu’aux derniers rebondissements de la mi-mars, comme une contestation populaire du pouvoir, le cri d’un peuple voulant se débarrasser de son président.

      Si, jusqu’au 24 janvier, une partie de la population pensait encore participer à une manifestation contre la vie chère, cela n’était plus possible dès le 26, après que les manifestants eurent détruit des bâtiments stratégiques et pillé des magasins de produits de première nécessité. Les jours qui suivirent, le mouvement ne comptait plus que quelques milliers de partisans. Pourtantles journalistes français se pressaient au portillon pour interviewer le « jeune président », tout comme les diplomates et jusqu’à l’émissaire des affaires étrangères françaises, M. Joyandet.

      M. Joyandet et Andry Rajoelina

      Lire aussi: La Françafrique dans l’ombre d’Andry Rajoelina

      Toutes les dépêches et tous les reportages de la radio et des télévisons deFrance Monde (France 24, RFI…) étaient au diapason. Plusieurs interviews de Andry Rajoelina, plusieurs dizaines de minutes d’explication justifiant son mouvement. Quelques secondes seulement pour le véritable Président de la République, Marc Ravalomanana.

      Le parti présidentiel a organisé successivement deux meetings pacifiques regroupant jusqu’à 50 000 personnes au stade de Mahamasina (3). La seule explication présentée par le JT de France 2 : le président a payé l’assistance. « Témoignage » douteux. Pas de preuve.

      Lorsque le 7 février Andry Rajoelina enjoint ses partisans à prendre possession du palais présidentiel d’Ambohitsorohitra et que cette tentative se solde par la mort de plusieurs dizaines de personnes, les médias accusent aussitôt le Président d’avoir fait massacrer des manifestants. Si l’on peut regretter le résultats et condamner la manière dont les forces de l’ordre ont réagi, la mise en accusation du Président dans cette affaire est un raccourci trop facile. Tout le monde savait ce qui allait arriver. On se demandait seulement comment ? La presse n’a pas fait un large écho du fait que le Président a, dès le lendemain, demandé à ce qu’une commission d’enquête indépendante fasse la lumière sur les circonstances du drame.

      Les « causes officielles » de la crise

      Depuis le début de la crise, les reproches adressés par Andry Rajoelina sont présentés comme autant de vérités que les médias s’abstiennent de chercher à vérifier.

      Présentée comme un fait avéré, la nouvelle du prétendu « don » de 1.3 million d’hectares de terrain agraire à la société Daewoo a fait le tour du monde en quelques jours (4). Des démentis ont été publiés dès le lendemain par la Présidence et par la société Daewoo (5) mais ils n’ont pas eu le même écho. Cette affaire a été utilisée par Andry Rajoelina pour justifier son mouvement.

      L’achat d’un avion présidentiel de 60 millions de dollars a également fait grincer des dents. Ce qu’on oublie de dire, c’est que de nombreux pays possèdent de tels avions et que cela est d’autant plus utile à Madagascar qu’il y a très peu de routes et encore moins de voies aériennes internationales. Un avion est le seul moyen pour le Président de s’affranchir de la dépendance aux bailleurs de fonds ou à la France. Ce qu’on a oublié de dire également, c’est que l’avion précédent a été cédé à la compagnie aérienne nationale qui en avait un besoin urgent (6).

      Andry Rajoelina reproche également au Président de mélanger les affaires de l’État avec ses propres affaires, mais il se garde bien de dire clairement ce qu’il pourrait y avoir d’illégal dans les agissements du Président (et il pense encore moins ester en justice…)

      Finalement, la presse étrangère continue à faire l’impasse sur les réalisations du gouvernement ces dernières années (7). Ces réalisations restent cependant la meilleure carte du Président et la raison pour laquelle la population reste soudée derrière celui qu’elle considère comme un héros national. Des gens portent encore les T-shirts « électoraux » dans les rues…

      Le recours à la force

      La prise d’otages dans des écoles publiques puis au lycée français d’Antananarivo (8) a marqué un tournant dans la situation. Andry Rajoelina ne pouvait dès lors plus être considéré comme une carte valable. Après s’être caché plusieurs jours, il est réapparu « sous la protection de l’ONU, de la France et du Vatican » dans un joli imbroglio diplomatique : il aurait peur d’être arrêté.

      Quelques jours auparavant, dès le 4 mars, les forces de l’ordre avaient enfin commencé à faire leur devoir pour rétablir l’ordre. Plusieurs manifestants étaient arrêtés, des pillards désarmés. La presse françaiseparlait de « répression ».

      Ce que nous cachent encore les médias c’est que, depuis le début de la crise et de manière de plus en plus intense, ce sont les proches du Président qui font l’objet de menaces et qui sont obligés de vivre cachés : les journalistes de l’anicenne télévision du président, mise à sac le 26 janvier, les membres dirigeants du parti présidentiel, les ministres, le Président de la Délégation Spéciale ayant remplacé le maire déchu. La maison de ce dernier a récemment été incendiée par les partisans de Rajoelina(9). Aucune mention n’a été faite sur le fait que les artistes malgaches qui devaient se produire lors des meetings en faveur du président auraient reçu des menaces (10).

      Aucune mention sur le fait que, régulièrement, la radio d’Andry Rajoelina diffusait des menaces à peine voilées envers des personnes ciblées. Aucune enquête n’est faite auprès des familles malgaches qui vivent dans l’anxiété la plus totale depuis bientôt deux mois. Andry Rajoelina n’a donc rien à craindre du Président qui a promis plusieurs fois qu’il ne serait pas inquiété (11).

      Le jeudi 12 mars devait marquer le début d’assises nationales placées sous la médiation d’un émissaire de l’ONU et du conseil des églises chrétiennes. Le Président avait accepté d’y participer et d’écouter les doléances de l’opposition. Andry Rajoelina a fait savoir qu’il boycotterait ces assises (12). Pendant ce temps, une fraction de l’armée malgache se mutinait. La sécurité des biens et des personnes n’étaient plus assurées. Un meeting en faveur du Président se terminait mercredi soir par des tirs sur plusieurs manifestants poursuivis, selon des témoins, par des soldats mutins (13).Pas un mot dans les médias français.

      Ou presque. Mercredi soir, France 24 posait la question de savoir si les soldats mutins qui quadrillaient la ville poursuivaient les pillards ou les manifestants pro Ravalomanana. La télévision montrait le corps d’un manifestant tué par balles.

      (1) site officiel gouvernemental : http://www.map.gov.mg
      (2) http://en.wikipedia.org/wiki/2006_M…
      (3) http://www.topmada.com/2009/02/11/g… ainsi quehttp://www.topmada.com/2009/02/14/f…
      (4) « Daewoo to cultivate land for free », Financial Times, 19.11.09
      (5) source Ministère de l’Agriculture :http://www.maep.gov.mg/dossiers.html
      (6) http://www.midi-madagasikara.mg/mid…
      (7) rapport du MAP sur le site officiel du Ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie : http://www.meci.gov.mg/index.php?op…
      (8) http://www.topmada.com/2009/03/06/l…
      (9) http://www.topmada.com/2009/03/10/f…
      (10) http://www.madagascar-tribune.com/L…,11111.html
      (11) http://www.madagascar-tribune.com/S…,11198.html
      (12) http://www.topmada.com/2009/03/11/a…
      (13) http://www.topmada.com/2009/03/11/f…

      http://www.michelcollon.info/(12 mars 2009)

      2009-2015

      Puis les ténébres s’abattent de nouveau sur le pays.
      Le trio infernal (France-Ratsiraka-Rajoelina) joue les matadors.
      7 Février
      Madagascar à vendre
      gujarat Indiens
      La France à Madagascar

A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

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