Environnement au Guatemala, élimination physique. Madagascar, accaparement des terres et bois de rose !!!

L’ENVIRONNEMENTALISME AU GUATÉMALA

L'ENVIRONNEMENTALISME AU GUATÉMALA - Un prix mortel pour les peuples indigènes

Un prix mortel pour les peuples indigènes

espritcritique
le 04/09/2015

Neuf militants guatémaltèques opposés à des  mégaprojets énergétiques ont été tués cette année. Les écologistes en Amérique latine et en Asie continuent de payer leur résistance avec leurs vies.

Neuf militants ont été tuées depuis le début de 2015 au Guatemala, principalement dans l’opposition aux projets d’infrastructure et des communautés autochtones de l’exploitation minière, selon un rapport de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH). 337 autres attaques contre des militants écologistes et des défenseurs des droits de l’homme ont été enregistrés cette année, ce qui indique une augmentation de la violence contre ces dirigeants depuis que le président Otto Perez est arrivé au pouvoir en 2012.

Delfina Mux Caná, directeur de l’appui au programme pour les communautés autochtones au Guatemala ONG danoise IBIS, a déclaré qu’il s’agit d’une situation permanente dans son pays et que tous les meurtres sont clairement liés aux activités extractives. «Le seul moyen que les groupes autochtones ont à protéger leurs droits sont des mécanismes internationaux, parce que les gouvernements locaux ne supportent pas nos protestations», dit Delfina Mux Cana.

Pour Arlen Ribeira, gestionnaire COICA (Coordination des organisations autochtones du bassin de l’Amazone) plusieurs projets sont en cours de développement dans la région amazonienne, affectant directement les communautés autochtones qui réalisent alors ce qui se passe quand ils sont entouré de groupes industriels. Leur résistance est freinée par les forces militaires de l’État et les groupes paramilitaires formés autour des entreprises pétrolières, minières et forestières.

Plusieurs leaders indigènes ont été poursuivis et condamnés  pour avoir essayé de défendre les droits de leurs communautés contre des entreprises puissantes, dit Ribeira. « L’Etat ne fait pas assez pour nous protéger. » Le médiateur pour les droits de l’homme du Guatemala, Jorge Eduardo de Leon, a déclaré que ces dernières années, l’activisme environnemental est devenu une profession à haut risque. «Le gouvernement du Guatemala a échoué à protéger la vie et l’intégrité des militants, en particulier ceux qui participent à des manifestations contre les mégaprojets miniers et énergétiques. »

Selon la Convention 169 de l’OIT sur les peuples indigènes et tribaux, les peuples autochtones ont le droit de préserver leurs traditions et il est du devoir des gouvernements de les protéger contre l’érosion par la modernisation.

En outre, ces groupes ont le droit aux territoires qu’ils occupent et utilisent pour leur propre bénéfice et devraient être impliqués dans toute activité économique qui les concernent. Des pratiques telles que l’exploitation forestière, l’agriculture ou l’exploitation minière doivent avoir consultation et d’approbation des communautés autochtones avant, stipule l’accord ANQUE.

Cet accord ,le plus important  sur les peuples autochtones , reste inaccessible aux communautés vivant dans des villages reculés, en raison notamment de la répartition des terres à des entités privées, dans des conditions peu claires.

Au Paraguay, par exemple, les responsables gouvernementaux ont vendu des territoires traditionnellement habités par des groupes autochtones à des éleveurs de bétail qui déboisent la zone afin d’introduire des bovins. Environnement et Territoire (GAT) a signalé, à partir de photographies aériennes que la société brésilienne Yaguarete Pora  a déboisée plus de 10.100 hectares de terres ancestrales.

Un rapport mortel

Le rapport « Combien? », Publié par l’ONG Global Witness internationale en Mars 2015, reflète la façon dont la violence contre les militants de l’environnement est particulièrement aigue en Amérique latine et en Asie Pacifique.

Entre 2002 et 2013, 908 écologistes ont été assassinés dans 35 pays pour des raisons liées à leur travail. Cependant, 99 pour cent de ces cas restent impunis.

Le Brésil a été considéré comme le pays le plus dangereux pour les écologistes, avec 29 décès en 2014, suivie par la Colombie, avec 25 cas dans la même année. Toutefois, le Honduras est le pays avec le nombre le plus élevé par habitant des écologistes assassinés, avec 12 décès en 2014. MetaMag

Madagascar.

Le Sud de Madagascar. Sous couvert de vol de bétail, le permis de tuer pour tout le monde n’est pas un secret. Quand nos villages sont périodiquement incendiés, occasionant la fuite des habitants. Quand la terreur s’y est installée d’une manière durable, ce n’est plus fortuit. Des milices et même l’armée (le bras armé des grands groupes qui tirent les ficelles) oeuvrent dans ce sens, ce n’est pas un secret. Les décès liés aux pillages des bois de rose et des vols des terres sont nombreux, mais  sujets sensibles… mortels. MCM.

ACCAPAREMENTS DES TERRES À MADAGASCAR : LA SOCIÉTÉ CIVILE LANCE À NOUVEAU L’ALERTE!!!

Land grabbing

Madagascar, un des pays les plus pauvres au monde, avec 92% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté selon la Banque Mondiale (1), est aussi hautement doté en biodiversité et ressources naturelles. Il fait ainsi partie des pays les plus convoités actuellement par les industries minières et pétrolières, les investisseurs des secteurs touristique et de l’agrobusiness, mais aussi par les nouvelles puissances économiques et les pays émergents en quête de nouvelles terres de culture.

La société civile malgache veut justement alerter l’opinion publique, locale et internationale, devant l’ampleur de l’accaparement des terres à Madagascar et la multiplication des cas d’injustices sociales et environnementales qui en découlent. Le conflit politique qui perdure dans le pays depuis 2009 ne fait que renforcer cette situation, en raison notamment de l’opacité totale sur les contrats et les surfaces de terres réellement attribuées  aux investisseurs étrangers. Le phénomène s’accompagne d’ailleurs souvent de corruptions et met à mal la gouvernance du pays.

En moins de dix ans, les terres agricoles attribuées par le Gouvernement malgache, souvent de manière unilatérale et totalement opaque, représenteraient plusieurs centaines de milliers d’hectare (2). Dans un pays où plus de 70% de la population est rurale et où 1 paysan dispose en moyenne de seulement 0,15 ha de terre à cultiver (3), cela pose un vrai problème éthique. L’observatoire mondial des terres, Land Matrix, a enregistré 12 contrats signés par le Gouvernement malgache entre 2006 et 2013. D’autres organisations comme GTZ, GRAIN ou CIRAD évoquent plusieurs autres contrats supplémentaires. Voir plus bas le tableau qui présente les contrats d’acquisition des terres agricoles à Madagascar.

Le Collectif de Défense des Terres Malgaches (TANY), acteur très dynamique dans le lobbying institutionnel pour la transparence des contrats et l’implication systématique des populations locales dans les processus de négociation, craigne des conséquences lourdes pour la population locale déjà fragilisée par la pauvreté et parfois sans aucune protection juridique. En effet, la plupart des espaces convoités par les investisseurs sont des terres domaniales, donc appartenant à l’Etat. Les communautés peuvent donc à tout moment être expulsées. Le Collectif TANY rappelle d’ailleurs qu’en plus des terres agricoles octroyées aux investisseurs étrangers, les projets pétroliers et miniers, les réserves foncières touristiques ainsi que les « puits de carbone » et les aires protégées sont déjà autant de menaces pour la sécurité alimentaire du pays.

Ainsi, la société civile malgache appelle à une vigilance des différents acteurs à Madagascar, surtout que de probables nouveaux projets avec la Malaisie, pour la production d’huile de palme, viennent d’être révélés par les médias locaux (4). Rappelons que les Etats-Unis et la Malaisie sont les deux pays en tête des « accaparements de terres » en Afrique d’après un rapport de la Coalition internationale pour l’accès à la terrepublié en juin 2013. De plus, cette culture du palmier à huile est très controversée en raison des conflits sociaux et des conséquences environnementales dramatiques qu’elle peut entraîner. C’est le cas par exemple de l’Indonésie (5) et de la Malaisie elle-même où l’on a observé une déforestation massive, accompagnée d’une baisse importante de la biodiversité.

Il est urgent actuellement que des discussions autour de la pertinence de tous ces projets agricoles ou énergétiques soient lancées au niveau national, impliquant la société civile, le monde académique, le secteur privé et l’Etat malgache. Les populations locales devraient également être mieux informées du contenu exact de ces contrats et ainsi que des bénéfices et des risques potentiels qui en découlent.

(1) http://www.banquemondiale.org/fr/country/madagascar/overview

(2) http://www.landmatrix.org/get-the-detail/by-target-country/madagascar/

(3) Sources: FAO, INSEE-Eurostat, Statistiques mondiales Madagascar, INSTAT (2010)

(4)“La Malaisie s’intéresse à Madagascar”, article du 14 août 2013, La Gazette de la Grande Île:http://www.lagazette-dgi.com/index.php?option=com_content&view=article&id=33652:huile-de-palme-la-malaisie-sinteresse-a-madagascar&catid=45:newsflash&Itemid=58

(5) Lire: Pichler M., 2010, Austrian Journal of South-East Asian Studies, 3(2), «Agrofuels in Indonesia: Structures, Conflicts, Consequences, and the Role of the EU».

Tableau : Compilation de GTZ (2009), IFPRI (2009), GRAIN (2010), CIRAD (2011), Collectif TANY (2012), Land Matrix (2013), Land Deal Politics Initiative (2013)

La suite sur Madagascar one people one nation.

Insécurité – Le Sud sans toit, ni loi

leader

04.09.2015 | 8:41 Actualités,

Une situation désespérée. L’insécurité dans le Sud semble sans solution. Entre les dahalo et les forces de l’ordre, c’est l’éternelle vengeance. Le principe de l’œil pour œil, dent pour dent n’a jamais pu apporter la paix. Entre les deux, la population souffre le martyr. Edgard Razafindravahy et l’ADN sont passés pour apporter une nouvelle vision dans cet univers exaspérant. Il faut que la population prenne en main son avenir.

«Ne roulez surtout pas la nuit, notamment à Ambavatapia et à Ambalamanakana. La RN7 devient de plus en plus dangereuse ! ». Ce conseil d’un gargotier à Ambohimandroso annonce la couleur du trajet dans le Deep South. Comme un missionnaire qui a pour objectif non pas de prêcher l’Évangile mais plutôt de répondre à l’invitation des membres de l’Arche de la Nation (ADN) dans les régions Androy et Anosy, de promouvoir de nouvelles idées et une nouvelle philosophie afin de redonner de l’espoir aux habitants, oubliés par le pouvoir central depuis 55 ans, Edgard Razafindravahy, chef de file de ce parti politique, a avancé dans le fin fond du Grand Sud avec audace.
Mais la situation tend à se compliquer en prenant la RN 13. À cinq heures de la route d’Ihosy, dans la commune de Kelivaho, les malaso venaient de brûler une maison.
« Les bandits ont effectué trois assauts successifs dans notre commune, en une semaine. Nous n’avons pas dormi dans notre maison depuis plusieurs mois. Il faut fuir avec les enfants dans la brousse dès 17 h. Comment voulez-vous que nous puissions travailler   », se plaint Melfine Itasoa, mère de famille à Kelivaho.
Les forces de l’ordre semblent impuissantes face à ces dahalo armés de fusils de chasse, de fusils mitraillettes AK47, de haches et de sagaies. L’un d’entre eux s’était même caché derrière une maison pendant que le chef de file de l’ADN rencontrait la population. En fait, la pacification, solution avancée par les autorités centrales n’en constitue pas pour les habitants de Kelivaho.
« Ce sont les autorités même qui nous considèrent comme des malaso. C’est ainsi qu’aucune haute personnalité n’a pas voulu écouter nos doléances depuis la création de notre village. Elle est passé très vite, sous une forte escorte de forces de l’ordre, sans s’arrêter dans notre commune pour aller plus au sud », s’insurge Melfine Itasoa.
Lors de l’arrivée dans le chef-lieu du district de Betroka, une guerre civile semble se profiler à l’horizon. Un conflit datant de plusieurs années entre deux hautes personnalités du district risque de plonger la localité dans un bain de sang. Les deux hommes s’accusent mutuellement d’être à la tête de dahalos composés d’une centaine d’hommes armés. À entendre l’un d’entre eux, il serait prêt à mourir pour stopper l’acte de banditisme mené par son rival toujours accusé d’être le cerveau des bandits à Betroka. Les habitants piégés dans ce différend se sentent impuissants.

Message d’espoir
« Nous ne savons plus à quel saint se vouer. Nous ne pouvons que fuir vers la ville dès que les bandits sévissent dans notre village », a confié un opérateur économique de Betroka.

Les campagnes ne sont pas les seules à vivre dans la terreur. En plus des attaques à main armée, le délestage plonge également les « citadins » dans l’angoisse. Ainsi, dans la commune de Soanala, Edgard Razafindravahy a devisé avec les chefs fokontany dans le noir complet. L’électricité a été coupée depuis trois jours. Les armes blanches sont toutefois vendues comme des bonbons dans cette commune. Sortir dans le nuit après 20 h s’apparente alors à un suicide.
Les attaques perpétrées contre une épicerie et une gargote, à quelques kilomètres de Soanala, dans la commune de Beraketa, témoignent du vécu quotidien en matière de banditisme.
« Des bandits armés de haches et de sabres ont décapité un père de famille. Celui-ci aurait tenté de protéger son petit fonds de commerce. Les forces de l’ordre n’ont arrêté personne pour cet acte survenu au cœur même de Beraketa », a confié un gargotier de la ville.
La route de la délégation du parti politique ADN a continué malgré ces évènements effroyables. Lors de la traversée de la terre natale de Monja Jaona, la commune d’Antanimora, un épicier nous a conseillé de rouler seulement pendant le jour.
« Les coupeurs de route sont légion jusqu’à Ambovombe », martèle Grégoire Randriamazava, habitant à Antanimora.
L’insécurité ambiante n’a pourtant pas empêché Edgard Razafindravahy de motiver les habitants à prendre en main leur avenir afin de sortir du trou infernal de l’insécurité et de la pauvreté.
L’arrivée vers 20 h à Ambovombe s’est déroulée dans le calme. Peu d’habitants osent circuler durant la nuit. La cause de cette situation serait due à la libre vente d’arme blanche sur le marché. Renommés comme étant parmi les meilleurs forgerons de la Grande île, les Antandroy mettent en œuvre leur savoir-faire dans la ville. Il n’est donc pas étonnant de voir un garçon de 12 ans portant un long sabre derrière le dos.
« Une dispute se règle parfois à coups de hache et de couteau, notamment la nuit. Il faut faire très attention. Les habitants ont l’habitude de se battre avec les dahalo. Ils n’hésitent pas à vous étriper », affirme un agent de l’État en service dans ce chef lieu de l’Androy.
Mais le danger est permanent. Il faut rouler durant la journée sur la RN 13 menant à la ville de Tolagnaro. Le pire reste à venir sur la route menant vers la commune de Ranomafana. C’est l’endroit de prédilection des malaso. La commune d’Esira, les fokontany de Tsivory et d’Andranondambo ne sont qu’à quelques kilomètres des éléments de Remenabila, suspecté par les forces de l’ordre comme le « général de corps d’armée » des brigands dans cette région.
« Les bandits escaladent la montagne pour nous attaquer. Nous avons subi trois assauts, l’année dernière », a relaté Lahitokana Etienne Razafimahateza, maire de la commune de Ranomafana.
Plus à l’ouest, dans la région Atsimo-Andrefana, le droit coutumier semble faire ses preuves. Mais l’insécurité et les actes de banditisme demeurent les premières préoccupations de la population. Des habitants armés de sagaies et de fusils de chasse tentent de suivre la trace des dahalo le long de la RN7, en inspectant les bords de la chaussée, sous le regard des éléments de forces de l’ordre attendant avec impatience le passage d’un taxi-brousse et de camion pour être contrôlés.
Les messages du chef de file de l’ADN sont clairs face à la situation chaotique et déplorable en cette période du troisième Millénaire.
« Il faut que vous, les habitants, preniez en main votre avenir. Si vous attendez encore l’État pour les cinquante-cinq années à venir, vous serez encore déçus. Les malaso et les bandits sont nos enfants. Il faut cesser de s’entretuer. C’est la pauvreté qui pousse nos enfants à tuer les membres de leurs familles. Je suis prêt à partager mes expériences et mes compétences pour vous aider. C’est pourquoi j’ai quitté ma famille dans la capitale », a lancé le guide de l’ADN. Vonjy Radasimalala
L’Express de M/car

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