Vers une suppression ? La main criminelle de nos gendarmes.

« Suppression» de la gendarmerie: Effervescence chez les officiers

 

Publié le jeudi 10 septembre 2015 06:00

Effervescence et même panique chez les officiers de la Gendarmerie nationale, depuisles annonces de ces derniers jours sur la dissolution ou la suppression de leur corps.

Les exactions répétées des éléments de la gendarmerie, ces dernières semaines, ont conduit à une multiplication des déclarations de ce genre. Chez les tenants de cette thèse, le plus offensif est le député Mapar d’Ikongo, Jean Brunelle Razafitsiandraofa, dont les propos sont les suivants : « Dissolvez la gendarmerie car elle devient une force de répression qui s’en prend surtout à la population… ».

Réaction épidermique du député de Betroka, Randrianasolo Jean-Nicolas, ex-gendarme et actuellement président de la Commission Défense et Sécurité à l’Assemblée nationale : « Je mets en garde ceux qui réclament la suppression de la gendarmerie. Car ce corps a été mis en place de la façon la plus légale par un décret de 1960… ». Le secrétaire d’Etat à la Gendarmerie, le général Didier Paza, intervient dans le débat d’une manière plutôt modérée : « Il ne faut pas lancer à la légère de tels propos. Car suite à cela dans nos casernes, les officiers et les sous-officiers se réunissent ici ou là… ».

De fait, les renseignements indiquent que dans les camps et ailleurs, les officiers de gendarmerie se réunissent et débattent de la situation de leur corps. En premier lieu, cette question de la suppression qui les plonge dans le désarroi car met en cause l’existence même de leur corps. Mais aussi les « nouveautés » qui surviennent actuellement et qui annoncent des lendemains incertains pour les membres de la gendarmerie, tous grades confondus : gendarmes arrêtés et traduits devant la justice pour délits (trafic d’armes, kidnapping, braquage, etc.), ou devant le conseil de discipline pour insubordination, faute professionnelle ou intempérance (excès de boisson).

En tant qu’auxiliaires de la justice, les gendarmes jouissaient jusqu’ici d’une certaine impunité et les tribunaux passaient volontiers la main sur leurs infractions. A présent, une ère lourde de menaces et de danger semble s’ouvrir devant eux… Comme les rassemblements actuels, plus ou moins dissimulés, pourraient faire passer les officiers et les sous-officiers pour des comploteurs, la hiérarchie devrait organiser des séminaires qui leur permettraient de se pencher sans risque sur leur sort. En effet, les temps nouveaux font naître chez eux des préoccupations tout à fait justifiées.

Il serait abusif de tirer parti des brutalités récentes pour revendiquer la dissolution de la gendarmerie. D’autant que la hiérarchie entreprend actuellement de châtier les fauteurs d’excès, et donc d’éliminer ces violences odieuses. Néanmoins, la suppression de la gendarmerie ne devrait pas être un sujet tabou. Par exemple, est-il profitable de maintenir côte à côte deux corps qui font doublon, la gendarmerie et la police ?

N’est-il pas mieux indiqué de rompre avec une situation héritée de la colonisation, et de fusionner, par exemple, ces deux corps qui ont les mêmes missions et les mêmes attributions ? Comme c’est le commissaire de Police Razafitsiandraofa Jean Brunelle qui réclame la fin de la gendarmerie, et comme ce sont des policiers qui ont, la semaine dernière, confondus deux gendarmes trafiquants d’armes, la situation ne risque-t-elle pas de     déboucher sur une confrontation entre les deux corps ?

Voilà des questions qui devraient se poser à l’Armée, à la Gendarmerie et à la Police, mais aussi à tous les citoyens soucieux de l’intérêt national. A. R. La Gazette de la Grande Ile.

Affaire Jean-Pierre : « Des mesures disciplinaires seront prises », dixit Gal Rakotozafy Dominique

Le ministre de la Défense nationale, le général Rakotozafy Dominique au micro.
Le ministre de la Défense nationale, le général Rakotozafy Dominique au micro.

Les hauts responsables des Forces de l’ordre et des Forces armées sont montés au créneau, lors d’une conférence de presse qu’ils ont tenue, à Ampahibe. Il s’agit du ministre de la Défense nationale, le général Rakotozafy Dominique, du secrétaire d’Etat à la gendarmerie nationale, le général Paza Didier, du CEMGAM le général Béni-Xavier Rasolofonirina et du commandant de la gendarmerie nationale, le général Rakoto François.

Le cas de Jean-Pierre a été notamment soulevé, le secrétaire d’Etat à la gendarmerie nationale condamne la maltraitance portée à l’encontre de cet étudiant, lors de son arrestation. « Des mesures disciplinaires seront prises », a-t-il souligné.

Allusion. En ce qui concerne le Sud en particulier le phénomène Dahalo, CEMGAM a tenu à préciser que la réalité malgache ne correspond pas à celle d’autres pays. Faisant sans doute allusion aux propos tenus par le conseiller aux droits de l’Homme du bureau de la Coordinatrice résidente du Système des Nations Unies. Ce conseiller a notamment dit qu’il faudrait savoir discerner « qui est « Dahalo » et qui ne l’est pas, sinon on va tuer des innocents ». Il dénonce par ailleurs ce qu’il qualifie « de moyens exagérés et disproportionnés » pour éradiquer le phénomène « Dahalo ». Par ailleurs, sur les déclarations d’un député qui revendique la suppression de la gendarmerie nationale, cet élu n’est pas actuellement en activité au sein de la police nationale.

Recueillis par Dominique R. Midi M/kara

la photo de Cedric Mevalaza

Photo de Cedric Mevalaza.

Cedric Mevalaza avec Feo Iray

POURQUOI LA HIERARCHIE DE LA GENDARMERIE A T -ELLE PEUR DE LIMOGER LE GÉNÉRAL « Florens Rakotoma­hanina »?

Une tête tombe au sein de la gendarmerie après la violence sur Jean-Pierre Randria­namboarina. Les gendarmes ont remis les pendules à l’heure avant de limoger l’un de leurs commandants.

Retour de manivelle pour les gendarmes accusés d’abus et de violence. Après l’arrestation musclée à l’université d’Ambohitsaina, du jeune meneur de grève Jean-Pierre Randrianamboarina, le 1er septembre, la compagnie territoriale de la gendarmerie d’Antananarivo ville se retrouve décapitée.

Le chef d’escadron Faniry Randria­mahery a été démis, mercredi de ses fonctions, après avoir été aux commandes de cette compagnie pendant un peu moins d’un an. Son successeur est le chef d’escadron Marinkaja Andriamizana, commandant du Groupe de Sécurité et d’Interventions Spéciales (GSIS) à Ivato.

Des pratiques militaires qualifiées d’actes de barbarie pure et simple par l’opinion publi­que ont fait des vagues après l’arrestation du meneur de manifestation estudiantine.
Tombé dans les griffes d’une escouade de gendarmes qui l’a capturé dans l’enceinte même de l’université, l’étudiant en première année de la filière Malagasy Jean-Pierre Randrianamboarina, a été piétiné à coups de brodequins, matraqué à la tête puis électrocuté avec une matraque électrique, avant d’être traîné à même le bitume jusqu’à un pick-up. Jeté dans le caisson du tout-terrain, il a été ensuite écrasé sous un banc métallique en dessus duquel se sont ensuite assis d’un geste brusque les gendarmes qui avaient usé de violence sur lui.

Malgré des vidéos et des photos accablantes diffusées par les médias, le général de brigade Florens Rakotoma­hanina, commandant de la Circonscription Inter-Régionale de la Gendarmerie Nationale (CIRGN), s’est attiré les foudres de l’opinion publique, en justifiant les agissements de ses éléments. Sidérés, le Syndicat des Enseignants-chercheurs et Chercheurs-enseignants de l’Enseignement Supérieur (Seces), l’ambassade des États unis, les députés, l’Union nationale malgache pour les droits de l’homme, ainsi que diverses associations, ont dénoncé des abus militaires.

Fusible
Alors que la gendarmerie était en chute libre dans l’estime de la population après ces événements, le général de division François Rodin Rakoto, commandant de la gendarmerie nationale, a rectifié le tir, quarante-huit heures après les scènes de violence, en annonçant l’ouverture d’une enquête. Alors que des prémisses du limogeage du chef d’escadron Faniry Randriamahery, chef hiérarchique direct des gendarmes incriminés pour bavure, se dessinaient, le commandant de la gendarmerie nationale a fait une visite inopinée jeudi en début de matinée, au siège de la CIRGN à Ankadilalana. Il avait alors resserré la vis sur le professionnalisme, le respect de la déontologie ainsi que des droits de l’homme.

Dans l’après-midi, lors d’une conférence organisée au ministère de la Défense nationale à Ampahibe, le général de corps d’armée, Didier Gérard Paza, secrétaire d’État chargé de la gendarmerie nationale, a, quant à lui, soulevé la prise de mesures à l’encontre des gendarmes critiqués pour violence dans l’affaire Randrianamboarina.
«De pareils agissements entache la répution de la gendarmerie par les citoyens», se désole le secrétaire d’État. Joint au téléphone hier, il a signifié d’un ton évasif que la gendarmerie ne reste pas les bras croisés dans cette affaire. Le chef d’escadron Faniry Randriamahery n’était pas sur terrain au moment des faits. À défaut du commandant de la CIRGN, le plus chahuté et le plus impopulaire dans cette histoire, le jeune officier supérieur est le fusible qui saute.

Seth Andriamarohasina.

Nesorina.

Alfa Malagasy

VAOVAO , ZANDARMARIA : tahorian’ny fisamborana niaro herisetra natao t@lay mpianatra teny ankatso dia nosoloina ny komandin’ny compagnie territoriale d’Antananarivo Ville , ny komanda Faniry Randriamahery ary nosoloina ny Komanda Marinkanja Andriamizana .
Nanao fitsidihana tampoka ny tobin’ny CIRGN etsy ANKADILALANA ny komandin’ny Zandarmaria ary nanome baiko ny hanoloana ny lehibe mpibaiko mivantana ireo zandary nanao herisetra . Araka ny vaovao dia mbola mety hisy ny fanoloana hafa ato ho ato , ary mitohy ny famotorana .
@Alfa_Malagasy

Rappel.

samedi 24 mai 2014

MADAGASCAR: Un génocide silencieux dans le Sud – Le GTT International – Genève demande une enquête indépendante de l’ONU.

Malagasy Mandresy, Madagasikara Afaka

Peuple Malagasy Gagnant. Madagasikara Libre

Winner Malagasy People. Free Madagasikara

MADAGASCAR : Un génocide silencieux dans le Sud

Le GTT International – Genève demande une enquête indépendante de l’ONU.

Devant l’extrême gravité de la situation qui prévaut actuellement dans le Sud du pays, nous, GTT International-Genève, voulons exprimer notre très vive inquiétude et interpeller l’ensemble de la Communauté internationale sur la tournure que prennent les événements.

En effet, sous couvert du classique vol de zébus par des « Dahalo » (bandits voleurs de zébus),  des bandes lourdement armées pillent, violentent et surtout tuent les villageois livrés à eux-mêmes. La situation s’est transformée en un violent affrontement inter-villages dont le bilan est très lourd:

On assiste à de véritables massacres d’une rare violence et d’actes terroristes qui contraignent les villageois survivants, terrorisés, à abandonner leurs terres pour se réfugier dans les grandes villes, en l’occurrence à Amboasary, Chef-lieu de District. Tandis que les corps des victimes sont dévorés par les chiens.

Cette situation n’est pas nouvelle. En novembre 2012, Amnesty International avait déjà vigoureusement dénoncé les nombreuses exactions commises par les forces spéciales du régime putschiste, dont est issu M. Rajaonarimampianina, dans le cadre de la désastreuse et médiatique opération « Tandroka ». Notons qu’Amnesty International, dans son rapport, parle “d’exécutions extrajudiciaires présumées” et de “violations massives” en précisant que les responsables présumés se trouvent parmi les hauts gradés du FIS. Si bien que l’ONG a demandé la mise en place d’une enquête indépendante de l’ONU concernant ces atrocités.

Cette fois-ci, le mode opératoire est sensiblement différent mais l’objectif reste inchangé. En effet, ce sont les villageois qui sont incités à s’entretuer pour montrer l’apparence d’un conflit ethnique.

Derrière ces actes abominables, se dessine une véritable opération terroriste de déplacement forcé de population dans le but de s’emparer du riche sous-sol de la Région. Rappelons que le Grand sud de Madagascar regorge d’importantes ressources minières qui intéressent nombre de prédateurs nationaux et étrangers sans foi ni loi, guidés par leurs seuls intérêts. On assiste toujours à cette logique de pillage systématique et généralisé des richesses nationales.

Actuellement, l’insécurité est en train de se propager dans tout le pays, notamment à Toamasina (la grande ville portuaire de l’est du pays), avec de nombreuses habitations incendiées dans plusieurs quartiers de la ville. Tout dernièrement, la presse a fait état de la découverte dans un quartier résidentiel d’une bombe artisanale qui, heureusement, n’a pas explosé. Selon des témoignages, les habitants ne se sentent plus en sécurité, ils sont pris par la terreur et ne sortent plus la nuit.

Du côté du pouvoir, la réaction n’est point à la hauteur de la gravité de la situation. Au lieu de rétablir l’ordre, le pouvoir parle de « catastrophe naturelle » ( !) et envoie des dons aux victimes. Au lieu de prendre des mesures idoines, les dirigeants sont plutôt préoccupés à marchander leur traitement et avantages qui s’y rattachent. Non seulement, c’est une marque de mépris total vis à vis des victimes mais surtout une irresponsabilité flagrante de la part de l’Etat qui ne remplit pas son rôle premier de protéger sa population. Aussi, on peut légitimement l’accuser de non-assistance à population en danger mais également complice d’un génocide silencieux.

En tout cas, plus de 4 mois après les pseudo-élections qui ont légitimé le putschiste Rajaonarimampianina, Madagascar est loin de retrouver la paix sociale. Au contraire, la situation est très grave et évolue dangereusement vers une guerre civile, si ce n’est déjà le cas.

Aussi, nous mettons la Communauté Internationale, celle qui a imposé au peuple Malagasy la légitimation des putschistes en foulant aux pieds l’Accord de Cotonou, devant sa responsabilité:

  • que des mesures urgentes soient prises par l’ONU pour assurer la sécurité des biens et des personnes dans le sud de Madagascar.
  • qu’une enquête indépendante, au même titre que celle qu’a demandée Amnesty International, soit menée urgemment par l’ONU afin d’identifier les vrais responsables de ce drame humain.

Genève, le 24 mai 2014

GTT INTERNATIONAL – GENEVE

Collectif des Patriotes Malagasy

15, rue des Savoises

1200 Genève – SUISSE

Mainty Vazaha (FBook).

O ry Vahoaka ah!dia mahasahy milaza ve ireo mpitandro ny filaminana ireo fa tena madio @ izao raharahampirenena ambony ambany izao, ireo zandary ireo ve natao hiaro ny vahoaka ny ny fananany sa natao hiaro ireo karana sy frantsay miaraka @ fananany ary ny fanaparapahefana isatokony hatrany @ barette 1 izay milaza fa manampahefana, fijaliany vahoaka mandady harona indrindra ny any ambanivohitra lavitra any aoka ny miaramila no hisahana ny asanjiolahy ary ny polisy ho any renivohitra esory ataovy tsy misy ny zandary fa mandany ny volambahoaka, jereo akaiky ireny teny Ankatso ireny raharaha ( Jean Pierre) ny raharaha maloto rehetra, dia miainga avy ao @ zandary daholo koa, miangavy ny ANP sy ny Fitondrana mahefa foano any io zandary io.

Ph. Patrick Raharimanana

Ph. Patrick Raharimanana

Dahalo niova fo 2

Dahalo « niova fo » !!!

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Madagascar. La « main criminelle » de nos gendarmes : tortures, corruption, tueries…

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Un abcès qu’il faut crever tôt ou tard. Nos gendarmes sont des « hors la loi ». Trop c’est trop.

Ils sévissent au grand jour. Racket envers les automobilistes -chauffeurs des transports en commun-  sur toute l’étendue de l’île. Derrière les attaques des bandits armés, dans nos campagnes comme dans les villes… des gendarmes qui fournissent les armes. Kidnappings, braquage de banques, vols de zébus, voyageurs détroussés… encore des gendarmes (participation après enquête et emprisonnement). Des centaines de villages incendiés, environ 500 victimes et des milliers de personnes déplacées, dans le Sud, lors des Opérations de pacification de 2012/2013 (Tandroka et Coup d’Arrêt)… toujours des gendarmes. A Mananjary récemment, ils ont tiré sur la foule (5 morts). Sans parler des exactions directes envers les populations civiles pour les terroriser… comme en témoigne les quelques photos ci-dessous.

L’armée d’un côté, qui n’a pas levé le moindre petit doigt pour aider les sinistrés lors des dernières intempéries et ces gendarmes donc  qui méritent d’être traduits devant la CPI. Voilà les deux corps d’armées qui gangrènent notre société. La crise économique et politique ont renforcé leur pouvoir maléfique : « LA LOI DU PLUS FORT ». Pire que la Peste et les cyclones… leurs armes et leurs cerveaux deréglès font plus de dégâts que les maladies et autres phénomènes surnaturels, qui hélas, nous sont devenus familiers.

MCM de Paris. (4/3/2015)

31 Août 2015

Kidnapping – Un général et trois officiers supérieurs incriminés

31.08.2015 | 

Huit suspects sont sous les verrous pour le rapt du patron du magasin Conforama et d’un opérateur chinois à Toamasina. Des indices convergent vers des hauts gradés.

L’étau se resserre autour d’un général et de trois officiers supérieurs après un retour de manivelle contre des gangs de kidnappeurs. Traduits devant le parquet en fin de semaine, huit individus pris dans les mailles des filets de la police criminelle ont été jetés en prison. Incriminés dans le rapt à Toamasina le 19 juin de
l’opérateur économique chinois, Lao Jean Claude, cinq prévenus sont depuis samedi placés en détention préventive à la maison d’arrêt d’Ambalatavoahangy. Cette quintuple arrestation a mis la police sur les traces d’un général en exercice, montré du doigt d’être le cerveau de la vague d’enlèvements qui a sévi. Également soupçonné d’être le pourvoyeur d’armes, celui-ci aurait, sous sa coupe des éléments des forces d’ordre.
Les trois autres prévenus sont, pour leur part, placés sous mandat de dépôt à la maison de force de Tsiafahy, après avoir été entendus vendredi par le juge d’instruction. Ils sont incriminés dans l’enlèvement du patron du magasin Conforama, Rafik Jafarraly, commis au collège Saint-Michel à Amparibe le  12 août. Deux des prévenus  se sont déjà retrouvés impliqués dans un double rapt contre rançon perpétré en  2012. Leur arrestation a permis aux enquêteurs de remonter de fil en aiguille à un officier supérieur. Récem­ment incriminé dans un vol de véhicule tout-terrain, il est, de surcroît, soupçonné d’avoir tiré les ficelles dans une série de kidnappings ayant provoqué un séisme dans plusieurs villes. L’enlè­vement de l’opérateur français d’origine indienne à la tête de Conforama est le dernier à être mis sur son compte.
Deux autres officiers supérieurs se retrou­vent également cloués au pilori. L’un a été trahi par des caméras de surveillance tandis que le deuxième a été  reconnu par une victime de kidnapping pendant sa captivité.

Indices accablants
Bénéficiant de la protection de hauts responsables au sein de leur corps qui se partageraient avec eux le butin, les deux hauts gradés demeurent néanmoins intouchables. Outre les huit individus placés à l’ombre,  une dizaine d’autres suspects sont en cavale.

Cinq d’ entre  eux sont dans le collimateur de la police pour le kidnapping du Chinois Lao Jean Claude tandis que six autres sont recherchés pour l’affaire Conforama.
Des liens sont relevés entre l’enlèvement de Lao Jean Claude au mois de juin, de Rafik Jafarraly le 12 août, et du jeune Owne Alek, fils d’un opérateur indien ayant pignon sur rue à Toamasina. Tombé dans les griffes des ravisseurs en juin 2014, ce dernier demeure jusqu’à présent introuvable.
Des coïncidences mettent  la puce à l’oreille pour les  trois rapts. Les informations communiquées révèlent que le  grand manitou lâche des accents semblables dans ses communications. En outre, le mode opératoire est le même. Pour les kidnappings de Owne Alek et de Lao Jean Claude, les malfaiteurs ont attiré les proches des victimes à Tsarakofafa Toamasina pour la livraison de la rançon.

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 Face Book.

Financement des Karana, et la France qui cautionne, puis le pays entre les sales mains des putschistes incompétents, quelques uns des « maffieux » notoires (Bois de rose, or, diamant, zébus..), depuis 2009. Nos forces de l’ordre dirigées par des généraux et officiers, payés à ne rien faire, paresseux, incultes et inconscients qui noient leurs déboires (hais par le peuple) dans l’alcool. Si certains, depuis belle lurette ont perdu tout bon sens et « âme » (fanahy), d’autres pataugent dans un exercice de pouvoir indécent qui nous rappelle l’esprit de « l’homme des cavernes », fort mais le cerveau malade comme ce monsieur en treillis.

Liste noire des Etats-Unis ?

Il paraît que le gouvernement des Etats-Unis n’affectera plus des aides à destination de la gendarmerie nationale. Les différentes violations répétées des droits de l’homme semblent faire reculer les Américains sur l’appui à la réforme dans la gendarmerie nationale.

La gendarmerie nationale malgache est un mauvais élève quant au respect des droits de l’homme. Durant l’opération Tandroka, menée dans le sud du pays dans le cadre du rétablissement de l’ordre, plusieurs cas de violations répétées des droits de l’homme sont constatés par les organisations non-gouvernementales internationales, comme l’Amnesty International.

Les témoignages recueillis par cette ONG pèsent lourd contre le régime transitoire, et en particulier contre la gendarmerie nationale qui a dirigé l’opération sur place. Le gouvernement américain avait alors pris acte les déclarations accablantes de cette ONG d’envergure internationale pour renforcer ses investigations locales menées par les agents de l’ambassade et les enquêtes menées par la presse. La gendarmerie nationale est pointée du doigt dans l’affaire « opération Tandroka » et mise au banc des accusés, semble-t-il pour les chancelleries étrangères comme celle des Etats-Unis. Elle figure dans la liste noire.
Mais l’actuel régime n’a pas pu réparer les dégâts, ni rappeler à l’ordre la troupe de la gendarmerie nationale en matière de respect des droits de l’homme dans le cadre de sa mission, et ce malgré les efforts déployés. Les violations des droits de l’homme se répètent encore. Durant les opérations de rétablissement de l’ordre dans le sud, on compte beaucoup de morts dont certains auraient été exécutés sommairement par les éléments de la gendarmerie.

A Mananjary, récemment, la gendarmerie nationale a tabassé à mort un quartier mobile, responsable de la sécurité civile dans le village, et a tiré sur des manifestants en provoquant au moins 4 morts. Le bilan du non-respect des droits de l’homme pèse alors sur le dos de la gendarmerie nationale. Ainsi, malgré les appels incessants du gouvernement américain sur le respect des droits de l’homme dans le pays, la gendarmerie nationale n’a jamais pu redresser sa situation dans ce cadre ni redorer son blason. Du coup, elle méritait la réticence des représentations diplomatiques, comme celle des Etats-Unis. La gendarmerie est accusée alors de violation répétée des droits de l’homme.

A Moramanga, il y l’Ecole de la Gendarmerie et une caserne militaire, et pourtant.
Qui fournissent les armes à ces bandits dont  « Certains d’entre eux portaient des vêtements militaires et des cagoules »

Attaque meurtrière à Moramanga : Deux morts, la maison du maire incendiée

uneDeux individus abattus, quatre autres personnes dans un état critique, six maisons réduites en cendres et des millions d’ariary dérobés. C’est le bilan d’une attaque meurtrière, perpétrée par une escouade de bandits lourdement armés, dans la commune rurale d’Antaniditra et de Mandialaza, à Moramanga lundi dernier. Le maire de l’une de ses communes figurait parmi les victimes ainsi que certains opérateurs économiques de la région.L’attaque a eu lieu dans la nuit du lundi dernier, dans onze villages différents. Les bandits étaient munis d’armes de guerre.« Certains d’entre eux portaient des vêtements militaires et des cagoules » a-t-on appris des représentants des victimes de cet assaut, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue hier à Ambatonakanga à Moramanga. « Ils (les bandits) ont tout pris, tout saccagé sur leur passage, en mettant chaque village à feu et à sang » d’après les explications de Mr Breo Ramanampisoa, maire nouvellement élu de la commune d’Antaniditra, mais aussi victime de cette attaque. Terrorisant la population avec des tirs en rafales, les bandits ont massacré certains villageois. Comme ce qui s’est passé dans les villages d’Ankarefo et de Madera : deux personnes ont été abattues de sang-froid. Quatre autres, dont une petite fille de 3 ans, ont été grièvement blessées.

«Une situation pire que celle que nous avons vécue en 1947 » se désole un des « raimandreny » habitant le village d’Amparihimena. Les villageois vivent dans la terreur, d’après les dires du maire. Ce dernier poursuit que « certains d’entre eux n’osent plus rentrer chez eux de peur que les brigands reviennent à l’assaut. Pour cela, ils s’offrent des abris de fortune dans les champs ». Une nuit tragique, qui reste gravée dans les mémoires de ces gens. « L’attaque s’est déroulée aux environs de 17 heures, à Amparihimena, une localité enclavée au nord de la commune. De village en village, ils ont continué leur avancée jusqu’au fin fond de la commune, dans la localité de Madera, limitrophe de celle de Mandialaza ». Toujours d’après ses explications, ces lieux se trouvent à des kilomètres du poste avancé de la gendarmerie nationale le plus proche. Une manière pour lui de dire que les bandits ont bien choisi et bien planifié cette attaque.

L’on apprend, toujours d’après cette conférence de presse, que les victimes soupçonnent une attaque commanditée. Selon notre source, les bandits avaient une liste en leur possession, mentionnant les noms des notables et non moins riches propriétaires de cette localité. « On dirait qu’ils ont été bien informés de la situation financière des gens. Les opérateurs économiques, les individus possédant de grosses sommes d’argent, ont été leurs principales cibles » explique-t-il.

Les éléments de la gendarmerie, dirigés par le commandant de compagnie de Moramanga, se sont dépêchés sur place après cette attaque. Une enquête est déjà ouverte et la chasse aux brigands a été entreprise. Toutefois, les victimes lancent un appel de détresse aux différentes instances.

m.L Midi M/kara

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Bonne gouvernance

La gendarmerie et la justice, « les plus corrompues »

samedi 4 octobre 2014, par Léa Ratsiazo

La gendarmerie et la justice arrivent en tête des institutions les plus corrompues, selon les statistiques du Cajac (centre d’action juridique et d’action citoyenne). Les plaintes déposées au niveau de ce centre pour cause de corruption concernent en premier lieu les gendarmes (21,8%) puis les magistrats (15%), viennent ensuite la Commune, l’éducation nationale et le service foncier.

Comme le système judiciaire apparait le plus corrompu, la majorité des victimes, n’osent pas aller jusqu’au bout des démarches auprès du Cajac, de peur des représailles. Seules 10,25% des victimes qui se présentent osent dénoncer officiellement l’action de ces éléments corrompus. Les hommes sont plus actifs que les femmes pour dénoncer et prendre des conseils même s’ils ne vont pas forcément jusqu’au bout. Ce sont les plus démunis et les personnes ignorantes des procédures administratives et judiciaire qui approchent ce centre juridique sachant que ses conseils et actions sont gratuits.

La méfiance de la population envers les institutions étatiques en général et les institutions judiciaires en particulier est telle que, malgré les appuis et assurances donnés par ce genre d’organe, rares sont les victimes qui osent affronter ceux qui ont le pouvoir et/ou l’argent. La population d’une manière générale est sûre que les éléments de la gendarmerie et les corps de la magistrature vont défendre ses pairs si jamais on dépose une plainte contre l’un d’eux. Si vous n’avez ni le pouvoir ni l’argent, ce n’est même pas la peine de osent déposer plainte d’une manière générale et surtout pas contre un ou des éléments du système judiciaire. Si vous le faites quand même, cela va sûrement se retourner contre vous, il faut s’attendre aux représailles de la part de la personne impliquée ou de ses collègues. Et ce n’est pas seulement le plaignant qui sera visé mais également ses proches. Il arrive même que ce soient les plaignants qui finissent derrière les barreaux car ils n’ont pas assez d’argent ! Pour la majorité, victime ou non, il vaut mieux ne pas avoir affaire avec « ces gens là ».

Tribune M/car.

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Mananjary

Émeutes à Madagascar : quatre manifestants tombent sous les balles des gendarmes. Mananjary 26/03/2015.

Dans la nuit du mardi 24 au mercredi 25 mars 2015, des affrontements entre gendarmes et émeutiers ont fait quatre morts parmi les manifestants dans la ville malgache de Mananjary. À l’origine de ces troubles, le décès suspect d’un membre du comité local de sécurité qui aurait été battu à mort par des gendarmes, déclenchant l’attaque de la caserne locale par la foule... (suite)

Ankizy voan ny lakromozena (My Dago)

Voan'ny lakrimozena ny ankizy

Village incendié dans le sud.

AFP/Province d’Anosyy pr

La violence dans les campagnes du sud de la Grande Ile s’accentue ces derniers jours. Des accrochages meurtriers ont eu lieu dimanche 2 septembre 2012 entre forces de l’ordre et voleurs de bœufs à Betroka. . RFI.

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Braquage et Kidnapping.

zandary tratra

Antsirabe, 11/04/2015.

Antsira 10

Antsira 7

Antsira 4

Antsirabe 8

Antsirabe et la Gendarmerie :

« .. Ici, je tiens également à dénoncer l’hypocrisie et les mensonges des éléments de la Gendarmerie. Au début, ils m’ont autorisé à prendre la parole si toutefois, la réunion se déroule dans une salle. Pourtant, lorsque j’étais au Tiko Top pour rencontrer les candidats du TIM dans la Région Vakinankaratra, ils n’ont pas tenu leur promesse, puisque j’ai de nouveau été interdit de parole. Pour ce qui est de la rencontre au Magro, le Colonel Ravoavy ne m’a donné son feu vert pour se rendre sur le lieu qu’en début de soirée, c’est-à-dire, lorsque la manifestation a déjà pris fin.

Pour moi donc, le Directeur du Cabinet de la Présidence, Henry Rabary-Njaka qui a déclaré que cette affaire n’est qu’un malentendu, est un menteur. Cette mesure a certainement été prise d’en haut lieu, sinon, le responsable de l’Emmoreg n’aurait pas affirmé qu’il attende les ordres venant d’Antananarivo ». Marc Ravalomanana

Voir :

http://www.midi-madagasikara.mg/…/processus-de-reconciliat…/

https://mcmparis.wordpress.com/2015/04/14/incompetent-et-menteur-henry-rabary-njaka/

Ambositra 10/04/2015.

Ambositra 2

Ambositra 5

Ambositra 3

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FANAMPARAM-PAHEFANA ANY NOSY BE : Voatonontonona ny Fitsarana sy Zandary

Mampiaka-peo ny mponigny agny Nosy Be noho ny fanaparam-pahefana ataon’ny tompon’andraikitra sasantsasany. Agnisan’izegny ny ao amin’ny Fitsarana sy ny zandarimaria.

7 avril 2015

Nandesin-dreo nagnamafy ny fitaraignan-dreo ny zaka niseho ny alakamisy faha 26 marsa teo manoloagna ny « super marché Akam Olivier » ao Ambonara. « Lehilahy araiky nitôndra fiara 306 mena tapaka « câble embrayage » manoloagna ny « super marché Akam Olivier » tamin’igny herigny alakamisy rôso igny.

Tsy mibahagna na misakagna fifamoivoizana ny fiarany. Minitra vitsivitsy tonga ny filohan’ny Fitsarana ambaratonga voalohany ary najanony tamin’izegny toeragna izegny ny fiarany. Avy hatrany niantso ny lietnà ao amin’ny Zandary iray izy. Tsy ela akory tonga niaraka tamin’ny Zandary miisa enina ilay lietnà izay nilaza fa nahazo baiko hampiditra ny fiaran’ity tovolahy ity anaty trano fanagiazana entana sy hanambotra ity farany”. Taorian’izay dia 15 minitra ny fe-potoana nomen’ilay lietnà an’ilay tompon’ny fiara hanatitra ity farany agny amin’ny tobin’ny Zandary. Tsy lany ologno tsara fagnahy aty Nosy Be, ka maro no nagnampy ilay tompon’ny fiara nanosika ity farany », hoy ny fagnazavagna nataon’ny mponigny agny an-toeragna.

« Fantatra fa nandeha tany an-tragnony ilay tompon’ny fiara nangala ny taratasy sasantsasany takian’ilay lietnà Zandary taminy, ka nagnararaotra ny fiboahany izy mba nagnano fialan-tsigny na dia tsy misy fahadisoagna nataony, tamin’ny filohan’ny Fitsarana. Tsy te hahalala ity farany ary nasainy mifampiraharaha amin’ilay lietnà. Tsy te hahalala koa ity farany ary nambarany fa hotazominy mandritra 10 ao amin’ny « violon » ny tenany ary ampidirigny « fourrière » ny fiarany », hoy hatrany izy ireo. Nampidiriny tao amin’ny « violon » tokoa ilay tompon’ny fiara 306 ary raha tsy nisy nanao « intervention » dia mety tao nagnanaovany fetin’ny Paska. Efatra andro taty aoriana kosa no azony noraisina ny fiarany.

Araka ny nambaran’ny mponigny agny an-toeragna, « misy ologno tsy manan-tsigny na niadiady sambôriny Zandary agny Nosy Be ary tanagna ao amin’ny « violon » mandritra andro maromaro, 5 andro faran’ny hely ».

Nitifitra ologno

« Leo, tsy ekenay intsony ny fanaparam-pahefagna ataon’ny filohan’ny Fitsarana sy ry zareo eo agnivon’ny Zandarimaria fa indrindra ity lietnà ity. Marihinay fa ity farany no nitifitra ny havanay tamin’iregny sakoroka nahafatesagna teratany vahiny aroe farany igny. Tsy vitan’izegny, sendra misy sambo mitôndra mpizaha tany iregny mandalo eto aminay, tsy maintsy vadiny aloha no mahazo alalagna mangala ny mpizaha tany ary tsy miraharaha ny mpitatitra ara-dalàna nahazo « agrément » », nambaran’izy ireo hatrany.

« Izegny ve toetra mendrika tômpon’andraikitra ? Takianay ny hamindragna ity lietnà ity sy ny filohan’ny Fitsarana amin’ny toeragna hafa. Kajo izahay ndraiky fanaparam-pahefagna ataon-dreo », hoy izy ireo farany.

A.Lepêcheur

Ino vaovao ? 

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Fournisseur d’armes et auteur d’attaque : Un gendarme et un policier placés à Tsiafahy

Il a fallu quelques semaines pour recouper l’information, tellement elle a été classée confidentielle par les sources dites officielles. Le 25 mars dernier, un bon mercredi, une bande de malfrats armée de kalachnikov et de pistolet automatique  – les deux types de fusils qui sont fréquemment utilisés d’ailleurs pour le cas du genre – a opéré en plein jour à Alakamisy-Fenoarivo. Après l’acte, ils ont essayé de prendre la périphérie du village pour espérer s’évaporer sur la route nationale numéro un. Une tentative qui a tourné court pour l’un de ses membres. Il a pris un raccourci, un terrain de basket auquel une équipe locale s’y était entraînée. Une bien mauvaise option pour le malfrat puisque les jeunes sportifs s’étaient lancés tout naturellement à  sa poursuite. Il a alors ouvert le feu pour couvrir la fuite. L’un des projectiles a atteint l’un de ses détracteurs. Ce qui a encore plus rendu furieux les jeunes qui ont tout fait pour appréhender le malfrat, et ils l’ont réussi.

Une enquête a été aussitôt ouverte par les forces de l’ordre locales. Très suivies par les gens de la localité, toutes les procédures se sont faites suivant les règles de l’art. Une grande surprise pour les enquêteurs lorsque le malfrat a indiqué ses complices dans la réalisation du vol à main armée. Il a avoué la présence d’un policier comme fournisseur d’armes de la bande et d’un gendarme comme co-auteur de l’attaque. Le tribunal a décérné un ordre de poursuite entraînant l’arrestation et l’ouverture d’enquête des deux hommes. Après leur déferrement au parquet à Anosy, ils ont, tous deux, été placés sous mandat de dépôt à la maison de force de Tsiafahy. L’implication des hommes de la force de sécurité dans des affaires louches semble devenue monnaie courante. Il n’y a aucun doute puisque l’usage des kalachnikovs et de P.A (diminutif de pistolet automatique) relève seulement des éléments des forces de sécurité. Quasiment toutes les attaques qui se sont déroulées dans la capitale et ses périphéries, de jour ou de nuit, ont été réalisées avec l’utilisation de l’une de ces types d’armes. Si le public aura à décider sur la priorisation du Rapid Result Initiativ (RRI) initié par le gouvernement, ce serait, pour les forces de sécurité, l’inventaire strict des armes ainsi que leur traçabilité. C’est d’ailleurs le minimum dans un pays bien gouverné, sauf que cela n’a jamais été fait…

Midi M/car.

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Automobilistes. Surtout les taxi-brousse et taxi-be victimes des gendarmes. Les mille raisons (lois en vigeur) qui leur permettent de vous « soutirer » de l’argent.

Délits Routiers

Délits (Sanctions)

Conduite en état d’ivresse sans accident….(PV+proposition de retrait de permis de conduire)
Délit de fuite …..(Enquête BAC+déferrement+ proposition de retrait de permis de conduire)
Conduite en état d’ivresse avec accident…(Enquête BAC+déferrement+ proposition de retrait de permis de conduire)
Conduite sans avoir un Permis de Conduire…(Enquête+déferrement)
Non respect de la barrière de pluie….(PV+sanction administrative)

Infractions courantes au Code de la route

Infractions courantes amendes

Franchissement ou chevauchement d’une ligne continue……………………….(Ar 1 000)
Changement de direction sans avertir… (Ar 2 500)
Stationnement interdit….(Ar 2 500)
Embarras sur la voie publique….(Ar 2 500)
Conducteur effectuant un demi-tour dans une agglomération…………….(Ar 1 000)
Non respect du stop…..(Ar 2 500)
Usage abusif de signale sonore…(Ar 500)
Stationnement en double file….(Ar 2 500)
Abandon d’un véhicule par suite d’une panne mécanique ……………………..(Ar 1 000)
Véhicule mal garé ….(Ar 2 500)
Stationnement à un emplacement réservé pour bus et taxis…………………..(Ar 2 500)
Inobservation des indications données par les Agent de Police……………….(Ar 1 000)
Non-respect d’une flèche directionnelle.……..(Ar 2 500)
Défense de tourner à gauche ou à droite …….(Ar 2 500)
Plaque d’immatriculation non-conforme……….(Ar 1 000)
Usage projecteur non-conforme, phare blanc.…(Ar 1 000)
Défaut de plaque d’immatriculation.…………..(Ar 1 000)
Bandage pneumatique lisse………………………(Ar 2 500)
Lavage sur la voie publique…………………….(Ar 2 500)
Usage d’un sens interdit………………………..(Ar 2 500)
Emission d’une fumée opaque………………… (Ar 1 000)
Emission de bruit gênant ………………………(Ar 1 000)
Défaut d’essuie glace au pare-brise………….( Ar 1 000)
Défaut d’inscription « Taxi-be ».…………….( Ar 2 500)
Voyageurs débout en nombre excédant du nombre indique…….(Ar 2 500)
Chargement mal amarré………..(Ar 1 000)
Permis de conduire illisible………( Ar 1 000)
Défaut de présentation de permis de conduire….(PV)
Conduite de véhicule non afférent à la catégorie du P.C(PV)
Défaut de renouvellement de certificat médical afférent au P.C..(PV)
Absence de lumière à un véhicule……………..(Ar 2 500)
Portière non fermée en marche…………………(Ar 1 000)
Refus d’obtempérer à la sommation d’arrêter.…..(PV)
Stationner devant les poubelles………………..Ar 1 000
Inobservation des panneaux de signalisations placés par arrêtés municipaux……………………………………..(Ar 2 500)
Insécurité des passagers…….(Ar 1 000)
Dépassement dans les virages, au sommet des côtes…(Ar 2 500)
Vitesse excessive dans les cas où elle doit être limitée…..(Ar 2 500)
Usage de l’avertisseur malgré l’avertissement de l’A.M. dans l’agglomération……….(Ar 500)
Stationnement devant garage, passage à piéton….(Ar 1 000)
Stationnement sur la chaussée matérialisée……..(Ar 1 000)
Stationnement sur le trottoir…………………………(Ar 1 000)
Absence d’un triangle de pré-signalisation la nuit…..(Ar 2 500)
pour véhicule poids lourds en dehors des agglomérations…………………(Ar 2 500)
Défaut de miroir de rétroviseur ……………………(Ar 1 000)
Défaut de feux de position.………………………….(Ar 1 000)
Défaut de roue de secours ………………………….. (Ar 1 000)

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Nos Gendarmes, des bonnets d’âne sur leurs têtes.

La gendarmerie en tête, selon CAJAC. Le Centre d’Assistance Juridique et d’Action Citoyenne (CAJAC) de Transparency International a présenté son rapport d’activités, hier au Café de la Gare. Ce centre offre plus d’opportunités aux citoyens à dénoncer les cas d’abus ou de corruption dont ils étaient victimes. Selon un des responsables du CAJAC, Rakotondrasoa Landy, lors d’une enquête que ce centre a menée sur la corruption, la gendarmerie nationale vient en tête, suivie par le tribunal, l’éducation publique, la police nationale et le service foncier.

Représailles. Toujours d’après ce responsable, les gens hésitent à porter plainte, du fait qu’ils ont peur des représailles. En un mot, ils n’ont pas confiance à l’administration. Toujours est-il que la plupart des gens qui consultent le CAJAC sont des paysans et des gens qui excellent dans les petits métiers. Dans tous les cas, ce centre entend mener une campagne de sensibilisation pour les inciter à dénoncer toute forme de corruption. Notons que les conseils et l’assistance juridique du CAJAC sont gratuits.

Par Dominique R. http://www.midi-madagasikara.mg/politique/2014/10/04/corruption-gendarmerie-en-tete-selon-cajac/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=corruption-gendarmerie-en-tete-selon-cajac

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ETAT DE DROIT ? NON. UN PAYS DIRIGE PAR DES MAFFIEUX.
LES GENDARMES POINTES DU DOIGT (pourtant protecteurs de nos biens et des populations). CE N’EST PAS UNE BLAGUE ET LES CITOYENS NE SONT PAS DUPES, NI AVEUGLES. MAIS TOUS LES MINISTERES SONT TOUCHES, DONT LA JUSTICE, L’EDUCATION NATIONALE, LE DOMAINE FONCIER… TOUS POURRIS EN SOMME.
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AU CHOIX : RIRE OU PLEURER
Une opération de gendarmerie de grande ampleur est en cours depuis hier dans le Nord-Est de Madagascar. De nombreux militaires sont déployés sur le terrain pour arrêter en flagrance l’exportation illicite de plusieurs tonnes de bois précieux vers un bateau suspect stationné au large des côtes, dans la région de Sava. Des pirogues et autres embarcations se relaient depuis la terre ferme pour approvisionner le navire en mer.Le bois de rose, espèce protégée et menacée d’extinction, est au cœur d’un trafic prohibé à destination de l’Asie, malgré l’interdiction d’abattage et d’exportation par décret, promulgué en 2010.Les trafiquants exploitent un juteux marché parallèle où le kilo de bois précieux se négocie à 500 dollars (377 euros).
 Jeudi 27 Décembre 2012 – 09:33

Général Paza Didier Gérard : « Pas de place pour les brebis galeuses dans la Gendarmerie »

Le Secrétaire d’Etat à la Gendarmerie, le général Paza Didier Gérard fait partie des membres du gouvernement qui ont honoré hier l’invitation de l’Ambassadeur de Chine à Madagascar.

Présent à la célébration hier du 65e anniversaire de la République Populaire de Chine à Nanisana, le Secrétaire d’Etat à la Gendarmerie nous a accordé une petite interview, entre un verre de jus et un morceau de « koba » façon chinois.

Exécution sommaire dans le District de Beloha Androy (Androy) ; braquage d’un hôtel à Brickaville ; kidnapping sur fond(s) de corruption à Ankazomiriotra ; tabassage à mort d’un « quartier mobile » à Port-Bergé… Les exactions perpétrées par des éléments de la Gendarmerie se sont multipliées ces derniers temps. Selon la formule consacrée, les enquêtes sont en cours.

14 000 gendarmes. « Tolérance zéro pour tout dérapage et autres bavures commis par des gendarmes, quel que soit leur grade », déclare le Secrétaire d’Etat à la Gendarmerie. Avant de réaffirmer sa détermination de redorer le blason des bérets noirs.« Pas de place pour les brebis galeuses dans la Gendarmerie », tonne le général de Division Paza Didier Gérard. A son avis, quelques brebis galeuses ne doivent pas gâter tout le troupeau. « Ny fandoto iray tandroka tsy tokony aleo ny fandio iray barika », estime-t-il. Une manière de dire que ce ne sont pas quelque ripoux qui vont salir l’uniforme des 14.000 gendarmes.

Radiation. « Les sanctions peuvent aller jusqu’à la radiation de la Gendarmerie, sans exclure les poursuites pénales qui sont susceptibles de déboucher sur des emprisonnements  », fait savoir le SEG. Réitérant ainsi sa volonté d’assainir les rangs. C’est pour cela qu’il est d’ailleurs pour « le système de la méritocratie » dans le recrutement des gendarmes. « Les reçus sont ceux qui ont obtenu les meilleures notes », soutient-il. En rappelant au passage que la Fonction Publique et le Bianco apportent leur collaboration pour l’organisation des concours. En tout cas, le général Paza Didier Gérard a tenu à dire qu’il est contre le système du contingentement. Un message clair lancé à l’endroit de ceux qui pensent avoir droit à des quotas pour le recrutement dans les rangs de la Gendarmerie.

Vaky fasana. Il a également tenu à expliquer qu’ il n’y a point de bombardements aériens dans l’opération coup d’arrêt dans le Sud. « Ce sont les « kizo », c’est-à-dire les repaires des « dahalo » qu’on fait sauter avant de larguer les éléments héliportés », rapporte-t-il. Avant d’ajouter que face à la recrudescence du phénomène, la Gendarmerie prépare aussi une opération contre les « vaky fasana ». C’est dire que les voleurs et profanateurs risquent de tomber sur un …os.

Propos recueillis par R.O

http://www.midi-madagasikara.mg/a-la-une/2014/09/27/general-paza-didier-gerard-pas-place-les-brebis-galeuses-gendarmerie/

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Etat d’esprit de la population : La fureur est partout

 Excédés, ne pouvant plus contenir davantage leur colère, les gens comme le constate et le déplore à juste titre le communiqué de l’Episcopat Catholique, « aveuglés par l’argent, les gens s’entretuent et s’exterminent. C’est la dignité de la vie qui est bafouée. L’homme serait-il donc devenu une bête ? Si l’on en est arrivé à ce stade c’est sans doute parce que beaucoup rejettent Dieu». Mais cette haine est surtout dirigée contre les tenants du pouvoir actuels. La population a plus qu’assez d’attendre des promesses qui ne sont pas tenues.

La critique fait place à la haine. Les gens s’emportent très facilement. Ils sont passés de la simple observation à l’hostilité. Et lorsqu’on écoute les personnes communiquant par téléphone durant les émissions de « phoning » de certaines stations privées, on se rend compte combien les gens sont à bout et exacerbés. Ils ne cessent de manifester leur haine viscérale à l’endroit des responsables incapables qui n’ont pas pu réaliser leurs engagements.

C’est surtout les inconvénients dus au délestage qui indignent le plus, outre l’insécurité et le chômage. En outre, un peu partout, d’un bout à l’autre de l’île, la vindicte populaire prend la place de la juridiction des tribunaux en qui, presque plus personne n’accorde qu’une confiance de principe. A cause de ces grandes fortunes qui crie sur les toits et ne cachent pas que tant que les billets de banques ont une valeur, les riches n’iront jamais en prison et on n’envoie là-bas que les pauvres types.

Ici, c’est un voleur de produits agricoles sur pieds qu’on tue froidement à coups manches de bêches, là-bas c’est un duo de bandits des grands chemins qu’on brûle hors du village, aux portes de la capitale un voleur de bœufs décapité et sa tête empalée à une sagaie sera promené dans toute la ville… Des scènes d’horreur d’une cruauté aussi insupportable se passent jour après jour au grand jour dans les agglomérations périphériques aussi bien qu’en province. Il arrive aussi parfois qu’une foule en colère se lance à l’assaut des endroits qui représentent pour eux l’image du mal que subissent les habitants. Cibles de choix des émeutes les bureaux de Jirama, des quelques gendarmes et policiers qui aux yeux de la population servent plutôt les malfaiteurs et les protecteurs de ces derniers.

Une fois déjà, des manifestants avaient déposé devant la porte du parquet d’un Tribunal le cadavre d’un parent assassiné par le Procureur avait relâché le tueur pour des raisons connues de lui seul. Le corps n’a été enterré que lorsque le magistrat impliqué a fait ses valises et quitté les lieux en catimini… Les villes de ce pays fourmillent d’exemples de ce genre. C’est comme si désormais, la loi du Talion est de règle. La dernière histoire en date est celle de ce juge de la Cour d’Appel à la retraite qui a failli être brûlé vif pendant son sommeil. La police ouvre une enquête pour savoir la cause exacte de l’incendie et le mobile probable de l’acte s’il s’agit d’une intention criminelle…

Nous reproduisons ici, une conclusion d’IFRI, un organisme de référence, pour que tout le monde médite. « Bien plus que les médias papiers, les radios constituent le vecteur principal de mobilisation dans un contexte pré-crise, (…) les délestages électriques dans la capitale, s’ils venaient à durer plusieurs mois, pourraient être de nature à embraser la situation. Sachant que la fourniture d’énergie à la compagnie nationale d’électricité Jirama dépend d’opérateurs économiques (à commencer par Abdoul Rassoul, patron de l’entreprise Edelec) qui ont par le passé été proches du régime de transition, une instrumentalisation politique des délestages destinée à fragiliser le régime en place n’est pas à écarter. Cela ne doit toutefois pas occulter une donnée beaucoup plus structurelle, tenant au fait que l’État doit 120 milliards d’Ar à l’entreprise Galana, raison pour laquelle cet opérateur pétrolier a cessé ses approvisionnements. Un autre événement mobilisateur pourrait être lié aux Iles Éparses, bien que, nous le verrons, ce sujet peine à mobiliser l’opinion publique. Enfin, la hausse généralisée des prix frappe très directement le pouvoir d’achat des populations dans tous les secteurs vitaux et/ou dépendants des importations (transports publics, riz, médicaments, huiles alimentaires, etc.), en premier lieu les populations les plus vulnérables dans les bas quartiers de la capitale. Le contexte est donc propice à la récupération politique… ».

Sans vouloir jouer les prophètes de mauvaise augures, sauf erreur de notre part, le Président Hery Rajaonarimampianina ferait mieux d’ouvrir grand les yeux parce tous les voyant sont au rouge.

Les observateurs ne se trompent guère quand ils affirment dans leurs colonnes. « Le FFKM qui a pris une initiative importante pour tourner la page de cette crise et cette situation dramatique, ce moment est l’accomplissement d’une mission: le Réveil des consciences endormies, il faut impérativement définir un nouveau cap positif qui doit susciter l’adhésion de tous et être porteur d’une nouvelle espérance. Il faut poser les bonnes questions: que voulez-vous? Qui êtes-vous? Où vous voulez aller? Pour relever le défi du troisième millénaire, chaque Malgache, doit renouveler ses pensées, ôter la haine et la violence et rendre prioritaire l’amour, la solidarité, la paix, la justice et l’unité nationale. Voilà les clés qui ouvriront le chemin du Changement et l’accès au progrès et au développement … ».

(Lanation.mg)

 

Les étrangers pourront-ils sauver le président ?

« … La majorité écrasante des Malgaches sont désormais persuadés que le régime HVM est incapable de développer le pays. Car, depuis onze mois, on ne constate pas de résultat convaincant qui puisse conduire le pays dans ce sens. Les Malgaches savent que ce régime corrompu et impopulaire ne peut pas améliorer leurs conditions de vie à bref délai. Ils savent déjà que ce qui prime pour les dirigeants, c’est de trouver les moyens d’améliorer leurs conditions de vie. La population ne peut rien espérer, avec cette équipe au pouvoir.

A travers la coopération avec les partenaires étrangers, le plus important pour les dirigeants actuels, c’est d’asseoir leurs autorités, de faire comprendre que ce sont eux qui dirigent le pays. La population peut attendre pour espérer de meilleures situations. Mais le régime HVM doit comprendre qu’aucun dirigeant de ce pays n’a été sauvé par la coopération étrangère quand la roue tournait. Il est temps de voir la réalité en face ».

Les étrangers pourront-ils sauver le président ?

J.Nantenaina. (Lanation.mg). 09/12/2014.

 

Des faits montrent l’insécurité où on voit l’Exécutif défait

Gendarmes tués, casernes attaquées, civils mutilés… Arrêtons-là l’énumération macabre. Chaque jour qui passe nous livre son lot d’atrocités. L’insécurité n’a plus de frontières : villes ou campagnes, à domicile ou en plein air, tous égaux devant cette calamité. Foroches à Antananarivo. Ce 18 août, un gendarme livre aux journalistes cette information. On a toujours entendu dire que les foroches sévissent à Antsiranana. Aussi, cette déclaration venant des responsables des forces de l’ordre ne peut que nous interpeller. Les foroches ? Ce sont ces jeunes ados de 12 à 15 ans qui agissent dans la ville d’Antsiranana. Ils conjuguent au présent viol et vol. Ils agressent passants et résidents. Jeunes sans foi ni loi. Pourquoi cette migration ? On ignore les raisons de cette présence. On s’étonne.

Les gendarmes nous ont aussi informés, au début du mois d’août, de l’existence d’une bande de 600 individus qui s’apprêtent à semer le chaos à Antananarivo. L’information en elle-même fait froid au dos. Les gendarmes indiquent que ces mercenaires arrivent par vague de dix individus. Venant des régions. “Ils sont équipés d’armes blanches, à savoir des machettes et des couteaux. Des chauffeurs de taxi-brousse ont affirmé que certains de ces hommes armés sont déjà sur place” précise le colonel FlorensRakotomahanina,commandant de la Circonscription de la gendarmerie d’Antananarivo en même temps leader de l’Emmo-far. L’information est-elle véridique ? Comment peut-on douter de l’information venant des agents des forces de l’ordre ? L’existence de ce doute montre combien la confiance aux forces de l’ordre n’est plus totale. Normale si cette confiance n’est plus là depuis l’affirmation que Remenabila sera pris d’ici peu. Déclaration faite en 2011. Des années après, on ignore si Remenabila est toujours en vie ou non. Les forces de l’ordre ont failli à leur promesse (lors de l’opération Tandroka). Promesse tenue du temps de la Transition dira-ton. Promesse quand même. De même, pour cette histoire toute récente d’opération “coup d’arrêt”. Les forces de l’ordre annoncent qu’ils vont agir. Les “dahalo” ne sont pas fous ou sourds. Après l’annonce effectuée par les responsables des forces de l’ordre, ils ont laissé le champ libre à ces envoyés spéciaux de l’Etat. Une fois l’opération “coup d’arrêt” stoppée (retrait des forces de l’ordre), les “dahalo” ont repris la maîtrise du terrain. Tout récemment, ils ont tué un chef de la brigade de gendarmerie et son adjoint. Le bilan macabre fait état de 13 dahalos tués au cours d’un autre affrontement entre bandits et gendarmes soutenus par les villageois. Le premier affrontement qui a vu les deux gendarmes abattus s’est déroulé à Tranomaro (près d’Amboasary-sud). Lors de cet affrontement les dahalos étaient au nombre de 80 à peu près. Le second affrontement s’est passé à Mahaly. Cette fois-ci, les dahalos se comptaient par centaine. Les gendarmes n’étaient que six. Depuis le début de l’année deux “camps” de gendarmerie ont été attaqués par une foule en colère, l’un à Sambava dans la région Sava et l’autre dans la région Vakinankaratra. Aucun lien entre ces deux attaques. On pet rendre honneur aux gendarmes d’avoir défendus les personnes qi étaient sous leur protection au détriment de leurs familles. Toutefois, on voit dans ces exemples la défaillance de l’autorité de l’Etat représenté par les gendarmes.

Mara Niarisy, au nom des députés élus dans le sud ont dénoncé la façon d’agir des forces de l’ordre. “On n’annonce pas aux bandits qu’on va surveiller tel endroit à telle heure” s’insurge-t-il. Par ailleurs, il a rappelé que l’envoi des forces de l’ordre ne suffisait pas. Il fallait associer à cet envoi des décisions annexes, comme l’interdiction de convoyer des zébus par camion durant le temps des opérations.

En ville comme en campagne

Cela se passe à des centaines de kilomètre du centre de prise de décision. On peut comprendre le retard des réactions de l’Exécutif. Mais quand en pleine ville, de jour comme de nuit, les bandits peuvent agir à leur guise on ne peut que conclure que l’Exécutif est défait. Aucune explication ne peut satisfaire cette défaillance des forces de l’ordre en ville. La victoire contre l’insécurité passe forcément par l’adhésion populaire. La légitimité reçue après les élections ne s’est pas transformée en autorité morale et garantir cette adhésion populaire. Les nombreuses absences du chef de l’Etat, l’absence de personnalité des premiers responsables des forces de l’ordre (intérieur, sécurité publique, gendarmerie, forces armées…) donnent de l’audace aux bandits. Ils s’enhardissent face à l’incapacité des responsables à traduire en justice les gros bonnets (trafics de bois de rose….) et arrêter les kidnappeurs (un autre aspect de l’insécurité actuelle).Y a pas à dire ces faits récents comme passé lointain nous montrent que montrent que l’insécurité s’incruste en ville comme en campagne et où on voit l’Exécutif défait et défaillant ne protégeant pas les biens et les personnes.

Tout récemment, on a vu un billeteur de la Commune urbaine de Toamasina qui a été attaqué et tué sur le perron du Palais de la ville. En pleine ville et en plein jour. Il avait en sa possession plus de 55 millions d’ariary représentant la paie des employés de la commune. Les bandits savaient à la minute près son programme. Ils l’ont attendu. L’employé s’est débattu. Les bandits lui ont tiré deux balles à la tête. On a vu un peu plus haut les mésaventures des représentants de l’Etat central. Ici on l’exemple des employés d’une collectivité décentralisée. Point de protection rapprochée. Bis repetita : “ l’Exécutif défait et défaillant ne protégeant pas les biens et les personnes tout comme les responsables des collectivités décentralisées”. Pour le cas particulier de l’employé de la commune urbaine de Toamasina, on ne peut que s’étonner du fait de déposer de l’argent liquide dans les locaux de la municipalité la veille d’un long week-end. L’attaque contre le billeteur s’était déroulée le 14 août vers midi. Des défaillances manifestes…

Milliardaire et simples gens au même plan

On constate que les malfaiteurs ne font plus la différence entre milliardaires et pauvres gens. Les riches comme les pauvres sont victimes des pickpockets dans les marchés. De même, le kidnapping n’est plus réservé aux gens riches. Des familles démunies récemment ont été victimes d’un kidnapping qui s’est mal fini. On voit sur les panneaux publicitaires géants, actuellement à Antananarivo comme à Toamasina, des affiches offrant une récompense de 40 000 000 ariary à toute personne permettant de retrouver un karana qui a été kidnappé depuis 5 semaines. Et l’Ambassade de l’inde s’y met. Elle demande, diplomatiquement, aux responsables malagasy d’assurer la protection des karanas. Une séance de travail s’est effectuée entre l’ambassade et les forces de l’ordre en vue de renforcer la protection des ressortissants karana.

Notre société devient violente. On remarque des violences physiques à longueur de journée. Il suffit de lire les pages d’accueil des quotidiens, voire leur Une, pour s’en convaincre : viol, vol, attaque à main armée, attaque par bande, dahalo… Il y a aussi les violences verbales exprimées per nos politiciens : des menaces directes ou voilées, convocation aux forces de l’ordre, plaintes… tant d’exemples qui ne plaident pas en la faveur du Fampihavanana qu’on claironne. Une notion galvaudée. A méditer.

(En dernière minute avant l’insertion de cet article, on sait que le gouvernement a été convoqué par les députés sur cette question d’insécurité. Une demande d’explication… A sui

Lakroan’i Madagasikara.

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LE 19 MAI dans le village de BESAKOA (Amboasary ) : Les gendarmes violentent les habitants… 300 personnes. Vidéo (10mn). Enquête en cours.

Les forces  de l’ordre accusées d’exactions

A Madagascar, les forces de l’ordre sont accusées d’exactions en marge de l’opération « coup d’arrêt » lancée pour rétablir la sécurité dans le Sud contre les « dahalos », les voleurs de zébus. Des citoyens originaires de la région de Fort Dauphin font état de pillages et d’agressions par ceux-là même qui sont censés les protéger. La gendarmerie assure qu’une enquête va être ouverte.

Il y a dix jours, le 19 mai, un groupe de gendarmes entre dans le village isolé de Besakoa, à 80 kilomètres du chef-lieu de district d’Amboasary Sud. Selon Lim Justin, dont la famille habite dans ce village, les gendarmes s’en prennent violemment aux habitants : « C’était épouvantable, ils ont tabassé trois cents personnes, femmes, enfants, vieillards… On a envoyé une délégation là-bas le lendemain pour voir vraiment ce qui s’est passé ».

La délégation envoyée le lendemain va recueillir des témoignages. La vidéo a été transmise hier à la presse. On y voit des habitants qui affirment avoir été frappés. Ils montrent des maisons et des commerces cambriolés. On voit aussi le corps d’un homme inconnu au village et abattu de sang froid par les forces de l’ordre, selon les témoins.

Contacté par RFI, le commandant de la gendarmerie nationale, le général Rakoto, affirme qu’une enquête sera faite et que des mesures seront prises s’il y a eu effectivement une bavure. Le responsable de la gendarmerie au niveau régional n’exclue pas une « erreur » d’un de ses éléments. Mais il précise que le village est un repère de dahalos, des voleurs de bœufs. « Un village très dangereux qui accueille beaucoup de malfaiteurs », affirme-t-il…

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Les évenements du Sud, gendarmes-dahalo-populations, par Latimer Rangers. Vidéo (l’invité du Zoma). Dossier.

Panoramique et gros-plan sur l’operation coup d’arret Un grand Reportage de Latimer Rangers

Dahalo14 Novembre 2014. Le Premier ministre Kolo Roger a regagné récemment à Amboasary-Sud afin d’assister à la cérémonie de ce que l’on a qualifié de « reddition des dahalo contre nourriture ! ». De nombreux observateurs avisés ne croient pas à cette farce qui relève plutôt de la mise en scène, sinon de la bouffonnerie. Certes, tout le monde est plus ou moins d’accord pour admettre que la persistance de l’insécurité dans le Sud, est une épine dans le pied du gouvernement, qu’il convient d’arracher au plus vite, autant que faire se peut. Car il y va de son aura et de sa crédibilité vis-à-vis des bailleurs de fonds qui ne sont pas légion à se bousculer au portillon.

Les finances de l’Etat étant à sec, tous les ingrédients ont été mis en branle, explorés les voies et moyens pour éteindre ce récurrent et lointain incendie. Les séminaires, les colloques, et les ateliers n’ont pas été d’un quelconque secours pour éteindre le brasier. Bien avant son accession à la primature, j’ai eu d’excellentes relations de franche camaraderie avec M. Kolo Roger et avec son grand-frère Kolo Roland, le sénateur. Et c’est justement à sa demande à titre officieux, et aussi pour mon propre compte, que les mois d’août, septembre et toute la première quinzaine d’octobre 2014, que je me trouvais dans le Sud, pour enquêter sur le déroulement de l’Opération « coup d’arrêt ». Il m’a gratifié de 380 litres de gas-oil pour lui apporter des informations de première main. Sa sollicitation n’a rien de quoi surprendre, et ce n’est certes pas qu’il ne fait pas confiance en ses éminents conseillers, en ses experts-spécialistes chevronnés en matière de défense et de renseignement, loin s’en faut, mais plutôt simplement parce que le morondavien de Namahora pense que, étant natif du coin, je pourrai apporter un éclairage tout à fait autre par rapport à ceux qu’on lui a ressassés à satiété. Toute proportion gardée, à vue d’œil, et ceci n’engage que mon humble personne, – je trouve que M. Kolo Roger est un Premier ministre « très entouré », croulant sous le poids d’un collège de conseillers pléthoriques.  A quoi faudrait-il imputer cette fringale d’être ainsi entouré ? Peut-être pour informer le PM du sens des réalités immédiates du pays, dont il semble a priori n’apercevoir que la surface, sans en pénétrer plus avant les causes et les origines lointaines, pour avoir été absent il y a plus de 30 ans. Mais qu’à cela ne tienne, M. Kolo Roger, en multipliant tournées et randonnées, a prouvé que celles-ci n’ont en quoi que ce soit sa détermination, surtout face au contexte ambiant et à la fronde des parlementaires de l’opposition qui ne lui accordent aucun répit. Certes il nous donne l’impression d’être infatigable, mais on ne peut l’être que jusqu’à certain âge où l’on peut encore lire la presse imprimée et écouter l’audio. A ce stade, le morondavien Kolo Roger se trouve à mon sens dans la position du coureur de fond, terriblement seul, avec à ses trousses une meute qui s’est jurée d’avoir sa peau. Mais assez parlé ! C’est donc à bord de notre camionnette 4×4 Toyota 9355-TAG que je me suis rendu dans les communes rurales d’Ampamata, Andalantanosy, Jafaro, Antanimora-Sud et Ambovombe-Androy, pour vous livrer le reportage que voici :

DES VILLAGES, DES SENTIERS ET DES COLLINES A L’HEURE DU COUCHANTLE REGNE DE L’IMPUNITE Nous nous trouvons à Antanimora-Sud, chef-lieu d’arrondissement administratif et commune rurale, distante de 62 km à l’Ouest d’Ambovombe, district et chef-lieu de région. Cela fait 950 km, 3 jours et 2 nuits de parcours en autocar d’Antananarivo, par la RN-13. Ce pays des « renevavey » qui a vu mourir ses héros de la résistance à l’occupation coloniale française Tsikanda, fusiller Gike et enterrer Dada Monja, n’entend plus le « loahanay vy ‘-zo manda ‘-zao ! » (nous enfoncerons ce fort à coups de lances !). Même pas à l’occasion de la circoncision cyclique (tous les 7 ans comme aux temps de l’antiquité juive). Droit devant, la montagne Andrambinta dresse toute sa masse au-dessus du désert, promenant en long traveling échevelé ses pierres levées et étageant ses tombes hiératiques. C’est ici que cela se passe, ou du moins c’est à partir de cette localité que le grand tambour des « hazolava » bat à tout rompre, tous les jours et toutes les nuits. Bourgade délabrée, parcourue en tous sens par des cochons et des chiens errants, la ville, étale ostensiblement ses rues défoncées, saignées de ravines et de trous béants, sert de réceptacle et des cris de détresse des réfugiés ayant abandonné leurs maisons brûlées, leurs villages incendiés, leurs champs dévastés. Le père Marouto, de nationalité italienne est tout le temps sur le pied de guerre. La mission catholique qui possède, en plus d’un CEG et d’un lycée, un collège d’enseignement primaire tenu par les sœurs, et dont les salles de classe sont transformées la nuit tombée en dortoirs, c’est là que sont accueillis les réfugiés, hommes, vieillards, femmes et enfants, tandis que les moutons, les chèvres, et les bœufs, eux, sont parqués dans la grande cour de récréation, d’où ils ne sortiront qu’au lever du jour. Dans un pays où plus de 85% de la population sont non seulement des ruraux mais surtout des analphabètes, – et si ce n’est souvent pas le cas, – atteints d’illettrisme, – les gendarmes et les fonctionnaires sont rois, ce qui les expose à accepter n’importe quoi pour éviter d’être arrêtés sans motif, ou encore d’être gardés à vue indéfiniment, enfin pour tout résumer, de ne pas être victimes du non-droit. Car ici, plus que partout ailleurs, du fokontany au maire, du maire au délégué administratif, de la secrétaire de celui-ci aux gendarmes et aux policiers, de ces derniers à la direction de l’administration territoriale, de la sous-préfecture à la chefferie de région, du commandant de brigade à celui du groupement de gendarmerie, de là au procureur, de ce dernier au juge d’instruction, de celui-là au président du tribunal, et tout à l’autre bout de la chaîne, le directeur de l’administration pénitentiaire (pour les repas et les visites des détenus à la maison d’arrêt), toute une corporation de fonctionnaires véreux se donne la main, se ligue, en un combat sans merci, pour dépecer le malheureux paysan-cultivateur-éleveur, celui-là même qui « à travers la pluie noire des champs » dirait Paul Fort, trime et crève pour nourrir par son labeur les adeptes de la civilisation de l’écrit. La carte d’identité nationale n’est délivrée que moyennant 5 000 ariary ; on imagine aisément ce que pourraient coûter les papiers de vaccination, d’attestation d’origine, des passeports de bovidés dont les imprimés sont commandés, achetés à l’Imprimerie Nationale à Antananarivo par le chef de région, qui en donne au chef de district, qui en offre aux délégués administratifs des communes rurales. Et les policiers et les gendarmes qui font le P.B au bord des routes ne peuvent que constater que tous les papiers sont en règle lorsque passent les camions et les convois de troupeaux de bovidés montant sur Antananarivo. Ainsi le vol commence dès le bureau sous le sceau de la légalité. Trafic ou commerce juteux et florissant si l’on en juge par la quotidienne noria des camions et la cadence des troupeaux convoyés. Les commanditaires continuent toujours de jouir d’une confortable et opaque impunité. Car avoir du pouvoir, c’est quoi exactement ? Ne serait-il pas la capacité d’obtenir qu’une décision soit prise ou empêchée ? En tout cas, pour l’heure rien n’indique qu’une solution pérenne ait été trouvée, exceptée peut-être la grande farce de la reddition de dahalo clamée à l’envi sur tous les modes et sur tous les tons. Personne n’y croit, sauf bien sûr les gendarmes qui, aiguillonnés par l’obligation de résultat, organisent toute la mise en scène d’un spectacle pour maquiller leur déconfiture, pour justifier les bavures d’une répression qui continue de creuser un fossé profond de haine entre le pouvoir et son peuple, toute haine ravalée fait sien l’adage arabe qui dit :« embrasse la main que tu ne peux pas couper ! ». Lanza del vasto dans son ouvrage « Les Fléaux » (Tome 2) – l’a énoncé d’une manière éloquente : « il n’y a rien de tel que le Droit, car les lois sont les clefs et les leviers du pouvoir et de la Richesse. Celui qui sait les manier est au-dessus du blâme. Il tient le couteau par le manche. Et qui a condamné Jésus et l’a d’ailleurs mis entre deux larrons, sinon les gens de bien, les magistrats, les juges, les prêtres, le gouverneur, le roi, les soldats, et les autres serviteurs de la loi ? ». Et s’étant rendu compte que les institutions de l’Etat qui sont sensées les protéger ainsi que leurs biens, ne sont là que pour les dépouiller, les Antandroy ont décidé de voler pour de bon, en sachant que ceux qui s’y adonnent sont toujours relâchés immédiatement. « Et lorsque l’espace d’une seule nuit, on m’a dépossédé de mes 135 têtes de bétail s’entend, nous réplique Manambala d’Ampamata, 48 ans, père de 13 enfants, 3 épouses, avec quoi, pensez-vous que je pourrai les nourrir et les élever ! Non, je n’accepte pas à ce qu’on me prêche la morale ! ». Il s’arrête de parler et me montre du doigt, un gendarme circulant à moto et ajoute : « Tenez celui-là par exemple, il s’appelle N… il est toujours là, nullement inquiété outre mesure, alors qu’il se trouve à l’origine de la mort d’un chevrier d’Antsakoamaro-Kamisy, un certain Monja Mandilisoa, qu’il a attaché derrière sa moto et l’a traîné ainsi pendant des kilomètres. Le jeune homme trépassa la nuit même de son internement dans une maison à Jafaro. L’affaire du policier sud-africain qui a traîné avec sa voiture le ressortissant mozambicain fait des émules ici chez nous. C’était en 2013. Le mort, dans l’attente du verdict du tribunal d’Ambovombe, n’a pas encore été enseveli. Comme cela n’a pas l’air de plaire aux gendarmes d’Antanimora-Sud, ils somment la famille de la victime pour l’enterrer. « Qui viendra donc au secours des pauvres et des faibles. Personne, plus personne depuis le décès de Dada-Monja, et les forces de l’ordre rééditent ici la sanglante répression de 1971, conduite par le Colonel Ratsimandrava ».  Le déficit de confiance de la population envers la justice explique les débordements et les morts par immolation par le feu tant à Ambovombe en 2011 qu’à Antanimora en 2011. Et le président de fokontany d’Erada – Tsimagnato a bien raison en affirmant : « Les gendarmes nous reprochent souvent de ne pas leur livrer les dahalo. C’est vite dit ! Pour que ces dahalo se retournent contre nous quelques jours après leur déferrement. » Car tout se joue à ce stade précis du processus. Car les gendarmes tiennent le raisonnement suivant : puisque de toute manière, ils seront relâchés aussitôt après leur déferrement, pourquoi nous gêner, en nous servant nous-mêmes dès l’amont de la procédure. La brigade de gendarmerie d’Antanimora- Sud ne dispose que de 12 soldats armés de Kalachnikov ; faute de moyen de locomotion, elle n’est jamais en opération, refuse de poursuivre les dahalo à condition que les victimes fournissent eux-mêmes le véhicule, le carburant et le viatique. Ce qui équivaut à l’abandon total de la poursuite. Elle s’est donc effacée pour laisser place aux contingents de l’Opération coup d’arrêt, pour la plupart des jeunes de 25 à 35 ans, sans connaissance du pays et du terrain, puisés au pied levé un peu partout à Tsiombe, Beloha, Amboasary, Ambovombe, Bekily, sous la houlette d’un commandant de groupement qualifié par la population de brute sanguinaire, et qui aux dires de hauts fonctionnaires de Tsiombe, Beloha, du député d’Ambovombe, du maire d’Andalantanosy, foulerait aux pieds les principes élémentaires du respect des droits humains et de la présomption d’innocence. La consigne donnée repose sur le postulat que tout porteur d’amulette au cou, aux bras ou aux poignets est un dahalo, que tout possesseur de charme en corne de bœuf, en fiole, en tabatière, doit être assimilé comme tel, quand bien même l’individu incriminé ne fait que remplir ses fonctions de « mpisoro » (sacrificateur) de« hazomanga », ou de devin-guérisseur (ombiasa), home-médecine dit-on pour les Amérindiens. Mieux encore si le quidam aurait été surpris en transes de « tromba » et de « doany ». En somme une vision négative de la culture de l’autre. Comme si un curé pourrait exercer son sacerdoce sans bible, sans chapelet, sans encensoir, sans croix latine et j’en passe.

« Je ne crois pas à la farce de la reddition contre nourriture » Cette délirante dérive a valu à Itratsoa (26 ans), et à sa femme Ivoloazee (22 ans), Imbehosoa (24 ans), Magnambintsoa (23 ans), Mamisoa (48 ans), et à Longomana Benjamin, des coups de crosse de Kalachnikov, dans les côtes, le fémur, les tibias. J’ai été témoin d’une scène similaire lors d’une cérémonie de havoria au lieu dit Marosoritsy, du ressort de la commune rurale de Jafaro. J’ai surpris le lieutenant J…, un betsileo de moins de 30 ans, imbu de sa personne, et sûr de toute impunité, certain d’opérer chez les bêtes et non des hommes. Je l’ai surpris assenant des coups de pieds et des coups de crosse de fusil à un homme d’une quarantaine d’années qu’il accusait d’avoir pris la fuite pendant qu’il défouraillait à balles réelles comme un forcené sans distinction aucune sur la foule paniquée et en débandade des « mpamonjy havoria ». Apprenant par l’un de ses camarades que j’ai pu au téléobjectif le prendre en photo ainsi que ses camarades, il m’a vainement supplié à genoux de lui remettre la pellicule. Devant mon refus obstiné, il m’a prié, pour justifier son acte, de photographier ses prétendues pièces à conviction, qu’il a prises, des mains du doany Itratsoa d’Andragnanivo (Betaranta) dont : un petit pistolet en bois, des amulettes, et des charmes, contenus dans de cornes de bovidés, des fioles, à ce lot, M. J… a voulu ajouter une lance taillée dans du fer rond de 6, mais je n’avais plus de pellicule argentique ; il a fait des pieds et des mains pour récupérer la pellicule jusqu’à solliciter la médiation des notabilités du lieu. Et lorsqu’il a appris que trois petits-fils du grand-frère de Latimer Rangers se trouvaient dans les locaux de la gendarmerie d’Antanimora-Sud en instance de déferrement au parquet du tribunal de première instance d’Ambovombe, il s’en était lui-même chargé, avait sollicité le concours de la télévision locale pour en diffuser la photo. Un de ses collègues, estimant que la coupe n’était pas assez pleine, a cru bon de gifler encore les malheureux avant leur embarquement pour Ambovombe, après avoir été internés pendant près de trois semaines (alors que le délai de garde à vue, est de 18 heures) dans le cagibi-cellule de la brigade d’Antanimora-Sud. Pourquoi un si long temps ? Les enquêteurs auraient-ils reçu du procureur une ordonnance ? Rien du tout, répond celui-ci, lequel, à l’analyse, ne paraissait pas être en très bons termes avec le président du tribunal qu’il accuse de tout laisser courir. Le but du déferrement différé n’a rien d’autre secret que de permettre aux familles des détenus de pouvoir vendre des bovidés aux marchés hebdomadaires des jeudi et samedi, ce qui sous-entend que pas mal d’affaires ne parviennent jamais au parquet. Ici, le pauvre, l’analphabète sont aux yeux des gendarmes, sans droit. Et c’est ce que je me suis évertué à expliquer au lieutenant J…, premier adjoint de l’opération coup d’arrêt, lorsque j’ai été témoin de la torture infligée à deux jeunes hommes, sommés de coucher sur le dos. Les bras en croix, à même le sol, et à qui on a enjoint de regarder le soleil dans les yeux, dans cette position, sous une chaleur de plomb, pendant une durée illimitée. Je suis horrifié en entendant les explications éculées que l’on me servait d’une manière désinvolte, comme si le spectacle qui s’offrait à mes yeux, relèvement du domaine de la banalité, ça ne répond qu’ils (les deux jeunes hommes) auraient refusé d’être fouillés, – ou encore, – parce qu’ils n’avaient que leur carte d’identité nationale et que leur carnet de passeport ne portait pas la mention visée par leur président de fokontany, qu’ils devaient se rendre aujourd’hui au marché, an-tsena. Les deux jeunes hommes habitent un fokontany distant de 2 kms du chef-lieu de la commune rurale d’Antanimora-Sud pendant que ces incidents se déroulent au dehors, le brigadier de permanence m’introduisit chez le lieutenant que je trouvai attablé devant un alignement de bouteilles de castel, aux côtés de ses collègues vezo, betsileo, antandroy. Je leur fis part de mon indignation pour la torture infligée aux deux jeunes gens du dehors. Le lieutenant J… prend la parole pour se justifier : « la vérification d’identité est le seul moyen à notre possession pour connaître si un tel est ou non malaso ! » Ce à quoi je réplique : « en recourant à la torture de personnes innocentes, qu’en attendez-vous ? Car j’ai la conviction que vous n’oserez y recourir s’il s’agissait de citoyens de Mahasoabe, ou d’Imerintsiatosika : Ici vous vous le permettez parce que toutes les personnes que vous avez arrêtées, pour la plupart ne savent ni lire ni écrire ». Je sortis, pour ne plus entendre le reste de leur argumentation. C’était comme si ces gendarmes n’étaient pas des enfants de ce pays. Sans vouloir paraphraser G.Bernanos, je dirai avec lui : « Telle est peut-être l’explication surnaturelle de l’extraordinaire résignation des multitudes. Et s’il arrivait par impossible, qu’une dictature impitoyable, servie par une armée de fonctionnaires, d’experts, de statisticiens, s’appuyant eux-mêmes sur des millions de mouchards et de gendarmes, réussissait à tenir en respect, sur tous les points du monde à la fois, les intelligences carnassières, les bêtes féroces et rusées, faites pour le gain, la race d’hommes qui vit de l’homme, car sa perpétuelle convoitise de l’argent n’est sans doute que la forme hypocrite, de l’inavouable faim qui la dévore, le dégoût viendrait vite de l’aurea mediocritas ainsi érigée en règle universelle, et l’on verrait refleurir partout les pauvretés volontaires. Aucune société n’aura raison du pauvre. Les uns vivent de la sottise d’autrui, de sa vanité, de ses vices. Le pauvre, lui, vit de la charité ! Quel mot sublime !… Georges Bernanos, – Journal d’un curé de campagne, 313 pages, Blon, 1936, 1974 Après tout, ce pays n’en est pas à une farce près : n’a-t-on pas fait endosser la mort du Colonel Richard Ratsimandrava, aux malheureux soldats du GMP Laza Petit Jean, Mara Seta et Zimbo, alors qu’il a été d’une balle de revolver dans son bureau à Anosy-Ampefiloha par un Général quelques heures auparavant, selon Mme Françoise Raison-Jourde, Professeur à l’université de Paris-7, dans son ouvrage intitulé « Pouvoir et Bible à Madagascar ». Information qui n’a été jusqu’à présent démentie par aucun de nos dirigeants anciens ou actuels. « Il n’y a rien de plus dangereux que l’ignorance agissante, disait Gœthe, et rien n’est aussi dangereux que la certitude d’avoir raison », ajoutait F.Jacob. A l’atelier destiné à trouver les voies et moyens pour mettre un terme à l’insécurité récurrente dans le Sud, j’espérai voir le Premier ministre Kolo Roger donner la parole enfin aux pauvres, aux victimes, à ceux qui souffrent de sévices, de brimades, de tortures. Les fonctionnaires, conseillers, militaires, gendarmes, policiers, se sont arrangés de telle sorte pour leur en barrer la route. Parce que je ne crois pas à la farce de la reddition contre nourriture. A mon sens, elle relève de toute une mise en scène, et de la bouffonnerie, toute une manœuvre cousue de fil blanc et qui ne trompe que ceux qui ne cherchent pas, comprendre. Il faudrait peut être y croire. Tant qu’on n’ose pas s’attaquer aux racines du mal, le problème demeure en l’état, car il n’en saurait pas être autrement, et il ne saurait y avoir de vérités moyennes. Car s’il devait y avoir justice, la justice entre les mains des puissants n’est qu’un instrument de gouvernement comme les autres. Pourquoi l’appelle-t-on justice ? Disons plutôt l’injustice, mais calculée, efficace, basée entièrement sur l’expérience effroyable de la résistance du faible, de sa capacité de souffrance, d’humiliation et de malheur. L’injustice maintenue à l’exact degré de tension qu’il faut pour que tournent les rouages de l’immense machine à fabriquer les riches, sans que la chaudière éclate. Toujours Bernanos. Le temps étant l’ennemi de ce qui doit être, espérons que les faits me démentiront. Latimer RangersMidi Madagascar.

 

KTS KOTRO TONGA SAINA. DAHALO NIOVA FO TANY ATSIMO

INVITE DU ZOMA DU 14 NOVEMBRE 2014   :Latimer Rangers

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COOPERATION BILATERALE. FRANCE-MADAGASCAR.

Un accord de dupes. En vertu des engagements signés (Accord de Coopération), comme se plaisent à nous signaler les interessés, c’est la France qui s’occupe de la formation de nos gendarmes (sur place à Madagascar, à la Réunion, et à Melun). Ainsi, l’ancienne puissance coloniale forme et arme notre gendarmerie et l’armée,  garants donc de notre souveraineté, le premier devoir est de protèger la population de l’île et de ses biens. Mais la France est surtout le propriétaire des îles éparses « malgaches », et nos gendarmes, armées, et autorités… ferment les yeux sur ce vol éhonté de nos territoires. MCM.

Formation d’une unité malgache à la lutte contre la piraterie (1)

Formation d’une unité malgache à la lutte contre la piraterie (2)

Les Forces armées (françaises) en zone sud de l’Océan Indien (FAZSOI). Formation d’une unité malgache à la lutte contre la piraterie.

Du 6 au 17 février 2012, sur l’Ile de la Réunion, les parachutistes du 2e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMa) ont encadré un détachement d’instruction opérationnelle (DIO) sur la lutte contre la piraterie au profit d’une soixantaine de fusiliers marins appartenant au 2e régiment des forces d’intervention (RFI) malgache à Diego Suarez. (Source)

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La Réunion : instruction opérationnelle à Madagascar

Instruction opérationnelle à Madagascar (1)

Cette action de coopération s’effectue en préparation des opérations de maintien de la paix et dans le cadre du renforcement des capacités malgaches au profit de la « Forces africaines en attente » (FAA) et opérations de maintien de la paix (OMP).

Ce DIO était l’occasion de poursuivre la reprise de la coopération bilatérale interrompue en 2008 et pour la première fois de la mener sur le sol malgache. L’objectif était de former le 1er régiment des forces d’intervention (RFI) basé à Ivato, ville distante d’une quinzaine de kilomètres de Tananarive, aux missions de maintien de la paix dans le cadre de sa participation aux Forces africaines en attente ou aux éventuelles OMP.

L’instruction, dispensée à 7 sections, soit près de 200 militaires malgaches, a permis de faire des rappels sur les actes élémentaires du combattant puis d’enseigner les savoir-faire liés aux opérations de maintien de la paix. Ainsi les habitants d’Ivato ont pu voir des sections en patrouille, en escorte de convois ou établir des points de contrôle. Une initiation au combat en zone urbaine a également été dispensée. L’équipe médicale a formé l’ensemble des stagiaires au sauvetage au combat de 1er niveau. Cette formation a donné lieu à un exercice de synthèse du niveau compagnie au cours duquel les soldats malgaches ont pu montrer à leurs instructeurs l’assimilation des enseignements reçus.

Depuis la reprise de la coopération, le 2ème RPIMa accueille régulièrement sur l’Ile de La Réunion des sections malgaches afin d’entretenir leurs savoir-faire techniques et tactiques.[lien] Les échanges de février 2012 sur le sol malgache ont permis de continuer cette formation. Ce DIO en terre malgache relance une série d’activités conjointes entre le 2èmeRPIMa et son régiment frère le 1er RFI. Un stage commun au centre national d’entraînement commando (CNEC) malgache est programmé ainsi que l’exercice de lutte contre l’insécurité maritime franco-malgache La Buse à Diégo-Suarez en juin 2012. En 2011, les FAZSOI ont formé 160 malgaches à la Réunion et prévoient la formation de 1000 militaires à Madagascar en 2012.

(Source)

Aucun changement…

La France à Madagascar

Actualités récentes.

Les étudiants ne sont pas des dahalos . Les excations des hommes en treillis continuent, des images « insoutenables ».

Antsiranana. Zandary ireo namono ilay konsily Italiana. Ary zandary mpangalatra tratra.

Gendarmerie Malagasy. Crimes, corruption et incompétence.

8/09/2015 Emoreg Analamanga

8/09/2015 Emoreg Analamanga

AFFAIRE JEAN PIERRE .

Le Général de division de la Gendarmerie nationale, François Rodin Rakoto, a fait une déclaration ce matin. Il a finalement admis que les éléments de l’Emmo Reg ont eu tort d’avoir fait acte de violence excessive à l’endroit de l’étudiant manifestant, Jean Pierre. Il a souligné qu’une enquête sera ouverte et des décisions seront prises à l’issu des résultats. La gendarmerie va de ce fait prendre en charge les soins de Jean Pierre. Dernière modification le jeudi, 03 septembre 2015 12:51

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Harlay Ramanana

Harlay Ramanana

NHeninkaja VH Rakotomanantsoa

NHeninkaja VH Rakotomanantsoa

Ph. Patrick Raharimanana

Ph. Patrick Raharimanana

Dahalo niova fo 3

Les dahalo « niova fo » ou milices ?

Bois de rose

Bois de rose. De quel côté sont les gendarmes ?

zandary tratra

Ambatolampy 8

Alefaso mamboly, mba miaro ny vahoaka sy manara-maso ireo vahiny mandroba ny harena. Na RAVAO.

 

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
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Un commentaire pour Vers une suppression ? La main criminelle de nos gendarmes.

  1. Honoré Pascal RANAIVOARIVELO Esperance dit :

    qu’on supprime ce corps! ravalomanana aurait dû la faire

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