Le nom du ministre Narson Rafidimanana figure sur la liste de l’ancien PM Beriziky : Bois de rose.

Bois de rose

Dossiers bois de rose à Madagascar, des nouveaux milliardaires

Le bois de rose, source d’argent et commerce illégal très lucratif à Madagascar. La forêt risque de disparaître sous peu.

Grand reportage sur place. Audio de RFI (Septembre 2014).

RFI: BOIS DE ROSE. du 6 Octobre 2014.

Le Grand reportage aujourd’hui nous emmène dans l’Océan indien, à Madagascar. La Grande île est un « hot spot » mondial de la biodiversité. 80% des espèces y sont endémiques, c’est-à-dire qu’elles n’existent nulle part ailleurs. Mais, cette richesse naturelle est menacée, notamment par les trafics. Nous nous intéressons aujourd’hui au trafic de bois de rose.

Ce bois précieux, lourd et dur est très prisé en Chine pour la fabrication de meubles traditionnels de luxe qui se vendent des centaines de milliers d’euros. Seulement à Madagascar, la coupe, le transport, et l’exportation de ce bois sont interdits par la loi depuis 2010. Il existe même un embargo international sur le bois de rose malgache depuis que la ruée incontrôlée a causé d’importants dégâts dans les forêts. Mais, malgré ces interdictions, le trafic continue.
Dans le nord-est de Madagascar, c’est toute une économie mafieuse qui s’est imposée. Reportage dans la région d’Antalahade Marie Audran.

Pour écouter le reportage, cliquer sur « Télecharger cette édition »

http://www.rfi.fr/emission/20141006-madagascar-trafic-bois-rose-antalaha/

Les noms des personnes sociétés et entreprises également dont la Justice Malgache avait déjà engagé des poursuites ou enquêtes sérieuses car leur implication dans le trafic des bois précieux est avérée. Certains trafiquants sont déjà arrêtés et mis sous les verrous, mais beaucoup de commanditaires gros bonnets, faute  de preuves, malgré de fortes suspicions à leur égard (les anciens ministres et les financiers -malgaches et étrangers- du putsch de 2009 (foza) ne sont nullement inquietés… pour le moment. Aussi nous n’avons pas le droit de citer leurs noms tant que la Justice et les autorités compétentes ne les poursuivent légalement. Que les gouvernants actuels nous montrent l’exemple  : Nul n’est au dessus de la loi et l’impunité n’existe pas dans un ETAT DE DROIT.

2004-2008. Historique et organisation de la filière boisEn 2000, sous le régime de Didier Ratsiraka, l’exploitation du « bois précieux » a été suspendue, officiellement pour permettre à l’État d’assainir la filière.

Quelques années plus tard, soit en 2004 et sous le régime de Marc Ravalomanana, Madagascar a été frappé par deux cyclones, Elitaet Gafilo. Ces deux cataclysmes naturels ont fortement éprouvé la population mais également la nature, notamment les vastes zones forestières de la région SAVA situées dans le Nord Est du pays.

Parmi les dégâts constatés, on compte le déracinement de plusieurs milliers d’arbres dont une grande partie de bois précieux. À la suite de quoi, au mois d’octobre de la même année, le gouvernement de Jacques Sylla a promulgué un arrêté ministériel (n°17939/2004, du 21 septembre 2004 portant réorganisation des exportations de bois stipule dans son article premier que  » sont autorisés à l’exportation, les produits principaux de forêts d’essence de 2e, 3e, 4e et 5e catégories sous forme de bois semi travaillé ou travaillé”. On entend par “bois semi travaillé ” tout bois avivé raboté sur les quatre faces pour les bois de 2e catégorie, dont le palissandre, le bois de rose et le bois d’ébène, d’une part, et tout produit de sciage et de façonnage pour ceux des autres catégories (3e, 4e, 5e), d’autre part. On qualifie “de bois travaillé”tout bois façonné, transformé pour une utilisation définitive ne pouvant plus subir de modification (meubles, objets d’art, portes et fenêtres, parquets modernes), autorisant quelques opérateurs économiques du secteur à collecter, commercialiser et exporter le bois arraché lors des deux cataclysmes.

L’autorisation d’exploitation a cependant pris fin, officiellement le 30 mars 2005. Mais malgré cette décision, la collecte, la commercialisation et l’exportation du bois précieux se sont poursuivies, mais cette fois-ci de façon illégale si l’on en croit le nombre de saisies effectuées par le Ministère des Eaux et Forêts depuis 2005 (voir tableau ci-dessous). Depuis, le gouvernement parle désormais d’un trafic illicite dans la filière de l’exportation de bois de rose.

Bizarrement toutefois, cette note a été brutalement annulée le 10 janvier 2008.

À travers ces différents exemples on devrait pouvoir tirer deux leçons. D’abord que l’État se préoccupe réellement de ce qui ressemble à un trafic à grande échelle, et que d’autre part, il existe bel et bien des opérateurs économiques véreux qui agissent illégalement dans la filière bois…

Filière Bois de rose : Entre mythe et réalité.http://www.madagasikara-soa.com/filiere-bois-de-rose-entre-mythe-et-realite/

2014. Rapport sur les bois de rose.                   La rédaction de la Nation s’y attendait plus ou moins : plusieurs de nos lecteurs ont réagi à propos des publications sur ce feuilleton que certaines personnes concernées au plus haut point dans leurs comptes en banque aimeraient censurer voire même classé dans un placard. Malheureusement pour eux, comme un pavé dans la mare le rapport accablant du Premier ministre Jean Omer Beriziky, grâce à la magie de l’informatique a fait le tour du globe. Les réactions dans la toile des hyperliens d’Internet ont exigé des médias qu’on ne se laisse pas manipuler par la rétention d’informations sûrement calculé d’une source « officielle sûre et digne de foi ».

A titre de rappel, il faut revoir la partie la plus importante de ce rapport que la presse mondiale avait diffusé en boucle. En substance cette dénonciation institutionnelle sur des infractions forestières aggravées par des exportations illégales des bois de rose se présentait comme suit : « En dépit de ces efforts, des défis importants restent à relever car on constate d’une part une recrudescence manifeste du trafic de bois de rose comme il est signalé par les observateurs et les collectivités locales sur le terrain, et d’autre part, un relâchement généralisé de l’Administration à tous les niveaux. » Et il publie des « exemples flagrants » avec des noms.

Il ressort clairement de ce document que malgré les quelques noms des délinquants récidivistes cités, le Chef de gouvernement a fait pratiquement preuve d’une forme d’accusation sélective qui exclue d’une façon qu’il pourra difficilement justifier une liste de trafiquants notoires. Ces exportateurs marrons ont toujours bénéficiés d’une faveur pourtant inconciliable avec l’esprit de l’effort envisagé et appliqué à l’endroit de leurs activités. Il montre pratiquement d’un doigt accusateur une certaine Noeline,Labe, Roger et Eugène, Eddy Maminirina, Labiny, l’homme d’affaire indo-pakistannais très connu Lucky Nazaraly, Victorien dit Toto et d’autres qui ne sont pas des menus fretins dans le secteur de la prohibition.

On s’étonne par contre de constater que les identités des parrains intouchables de ces trafics très juteux sont couvertes par un silence pudique pour ne pas dire complice. Les observateurs ne veulent pas admettre que les oublis du Premier ministre Jean Omer Beriziky obéissent à des raisons que la raison morale ne connaît pas. Serait-ce parce que le député Laisoa Jean Pierre dit Jaovatoavant de devenir parlementaire bénéficiait déjà d’une immunité ? Parce que d’un bout à l’autre du littoral qui va du Cap Masoala aux alentours de Taolagnaro en passant par Farafangana et Vangaindrano, l’exportation des bois précieux n’a jamais été aussi florissante qu’avant l’arrivée du Président Hery Rajaonarimampianina au pouvoir. Les Jaovato, les Thunam, lesSam-sam Yok et les Arlan les pionniers dans ce commerce qui ne respectent aucune loi avaient amassé des milliards et des milliards d’Ariary à partir des paiements en dollars encaissés à partir des embarquements de plusieurs milliers de tonnes de ces produits interdits.

Chacune de ces personnes a déjà fait l’objet de poursuites pénales aux charges très lourdes, mais au grand désespoir des verbalisateurs et enquêteurs et même de quelques juges intègres, ils ont toujours eu la faveur d’échapper aux rigueurs de la loi. La corruption aidant, capables de payer des centaines de millions d’Ariary ou même des sommes à 10 chiffres, ces malfaiteurs en col blanc qui roulent dans des véhicules de luxe, iles sont considérées comme des citoyens au-dessus de tous soupçons et des lois. Les mauvaises langues affirment aussi que les oublis de l’ancien Chef de gouvernement n’a rien de nouveau, parce qu’avant lui d’autres locataires de Mahazoarivo avaient préféré composer avec eux plutôt que les voir consacrer leur largesse ailleurs. On raconte aussi qu’un procureur de la République très impliqué dans la protection de ces trafiquants serait un proche parent de l’ex-Premier ministre, ce qui selon certaines sources explique une complicité certaine efficace en faveur des milliardaires des bois de rose. Avec un magistrat de ce niveau, aucun officier de police, de la gendarmerie ou de la police ne pourra faire du zèle…Dans ce cas, comment voulez-vous «marquer la volonté de l’Etat de combattre le fléau lié au trafic de bois de rose» comme il l’a proposé au Président de la République, dans ce rapport portant n°054-14/MEF ce Chef de gouvernement qui adore faire des virées dans les zones où l’on trafique le bois de rose impunément.

Si ce n’est pas faire preuve de duplicité, qu’il explique pourquoi on n’a jamais tenucompte d’une liste de trafiquants, pourtant parue dans la presse dénonçant :

. Angelin Befototo à Antalaha. 7 conteneurs « exportés », soit 1.400.000$ de bénéfice.

Victor Be à Sambava. Il tient l’hôtel Victoria et il collecte le bois de rose pour Jeannot Ranjanoro.

Victor, de Sambava, où il tient l’hôtel Bel Air.

Maurice Paula à Antalaha où il tient l’hôtel Ocean Momo et collecte le bois de rose pour le compte de Roger Thunam.

Jacky Manambola, d’Antalaha « relayeur ».

Claudia Bezokiny, à Sambava collecte le bois de rose pour Roger Thunam.

Germaine Fenozanany, d’Antalaha elle où tient l’hotel Melrose, belle-sœur de Ranjanoro. Elle collecte le bois de rose pour lui.

• Abdouramane, de Sambava. Il a collecté le bois de rose pour Thunam. Présumé dangereux, il a été arrêté et devrait (le conditionnel est de rigueur actuellement) se trouver en prison.

Rachid Patel d’Antalaha. • Eric Foeng d’Antalaha. • Jao Hasy d’Antalaha, ex-agent du Département des Eaux et Forêt. (Années 2004-2006).

Jean Galbert Betsiaroana à Antalaha. Il prétend qu’il a « nettoyé » la forêt de Sahamalaza, et que les arbres de bois précieux ont été arrachés par un cyclone.

Eugène Sam Som iock de Tamatave. 300 conteneurs « exportés », avec un bénéfice de 60.000.000 $ • Roger Thunam d’Antalaha, 103 conteneurs « exportés », soit 20.600.000 $ de bénéfice. Considéré comme « une des têtes pensantes du réseau».

Jean-Pierre Laisoa d’Antalaha, 81 conteneurs « exportés », soit 16.200.000 $ de bénéfice.

Claude Bezokiny, également à Antalaha, 33 conteneurs « exportés », soit 9.800.000 $. Propriétaire gérant de l’hôtel Palissandre.

Patricia Soa (Lo Seing), d’Antalaha, 42 conteneurs « exportés », soit 8.400.000 $ de bénéfice. Elle est la sœur de Jeannot Ranjanoro

• Thierry Body, ’Antalaha, 38 conteneurs « exportés », soit 7.600.000 $ de bénéfice.>>>>> C’est lui qui a été pris en flagrant délit le dimanche 17 février 2013 à Antalaha.

Ramialison Arland, habitant d’Antalaha, 28 conteneurs « exportés », soit 5.600.000 $ de bénéfice.

• Michel Malohely, d’Antalaha, 21 conteneurs « exportés », soit 4.200.000 $ de bénéfice.

Martin Bamatana, habitant d’Antalaha. 17 conteneurs « exportés », soit 3.400.000 $ de bénéfice.

Chan Lane d’Antalaha, 30 conteneurs « exportés », soit 9.400.000 $ de bénéfice.

• Grégoire Ndahiny d’Antalaha. soit 1 600 000 $ de bénéfice. »

Le bouquet est le cas de Laisoa Jean Pierre dit Jaovato, actuellement parlementaire jouissant maintenant de l’immunité et qui ne peut être poursuivi sans l’aval d’un Bureau Permanent qu’il a aidé à mettre en place, alors que dans une juridiction, il y a encore une affaire pénale.

Ci-après, la liste des personnes et des sociétés ayant exporté du bois de rose en 2009. Les noms en italiques sont ceux des«nouveaux venus», qui n’étaient pas inclus dans l’arrêté n°003/2009 du 28 janvier 2009.

ANONA Etienne (Antalaha), BEKASY Johnfrince (Antalaha), BEMATANA Martin (Antalaha), BETSIAROANA Jean Galbert (Antalaha), BEZOKINY Christian Claude (Antalaha), BODY Thierry Antalaha, CHAN HOY LANE Kara (Antalaha), DESIRE (Antalaha), GUERRA William (Antalaha), LAISOA Jean-Pierre (Antalaha), MALOHELY Jean-Michel (Antalaha), MBOTIFENO SAO KUNE Edith (Antalaha), NDAHINY Grégoire (Antalaha), PATRICIA Soa (Antalaha), RAKOTOARIVONY Nosiarivony (Antalaha), RAMIALISON Arland (Antalaha et Toamasina), RANJANORO Jeannot (Antalaha), RASOANIRINA Joséphine (Sambava), SAM SOM MIOCK Eugène (Toamasina), SOA Elia Rolaine (Antalaha), THUNAM Roger (Antalaha), TOTOBE Eric (Antalaha),SUPERWOOD Sarl (Antananarivo).

Ci-après, les demandes de création de société, d’agrément d’exportation et/ou de constatation de stock de bois précieux.

(Les demandes dont les noms sont marqués d’un *

présentent de fortes similitudes de formes et de dates de rédaction. Il s’agit probablement de sociétés crées en série autour d’un même noyau familial. Celles qui sont marquées de deux ** sont situées à la même adresse à Antananarivo. Même conclusion.)

PAULA Anouschka*, Antalaha (12 octobre 2009, 6 conteneurs déjà prêts à Vohémar), RASOANAIVO*, Antalaha (12 octobre 2009), COMPAGNY SEA AND SUN Sarl*, Antalaha (19 octobre 2009), Société HERY* Antananarivo (12 octobre 2009), ISLAND WOOD*, Antananarivo (13 octobre 2009), RAZAKAMAHEFA Heritiana Jacquis ** MCO TRADE, Antananarivo (30 avril 2009), TOANDRO Honoré Velondrazana **AGRI-BUSINESS COMPANY -ABC-, Antananarivo (13 octobre 2009, 12 conteneurs déjà prêts à Vohémar), MAHARITSY Josie Noe France Nita, Toamasina (19 août 2009), RANAIVOJAONA J-P, Antalaha (03 novembre 2009), RAZAFISOAMANDIMBY, Antalaha (03 novembre 2009), MAGNAT MATER MINING Sarl -3M-, Antalaha (15 octobre 2009), SOCIETE NOUVELLE D’EXPLOITATION DES PRODUITS Sarl, Sambava (27 septembre 2009), BADADY Serge, Antalaha (25 conteneurs déjà prêts à Vohémar), BEFOTOTO Angelin, Antalaha (25 conteneurs déjà prêts à Vohémar), JAOTOTO Chantal Bhana (25 conteneurs déjà prêts à Vohémar), RAELISON (3 conteneurs déjà prêts à Vohémar), RASOANIRINA Joséphine (2 conteneurs déjà prêts à Vohémar), SEGUY Andriafidy (25 conteneurs déjà prêts à Vohémar), SOLOFONIRINA Roberto Faciane (25 conteneurs déjà prêts à Vohémar), SUN TUNG Rita Antalaha (1 conteneur déjà prêt à Vohémar).

Les acheteurs de bois précieux malgache à Vohémar en 2009 :Tous des Chinois, sauf trois :SHANGHAI TAN TAN TRADE (1 628 tonnes), n°4058 Caoan Road, Shanghai, Chine, OCEAN TRADING (1 033 tonnes), Room 1702, Kwai Hung Holding Centre, 89 King’s Road, North Point, Hong Kong, Chine, ZHANG JIAGANG (862 tonnes), Jiang Hai Mid Road, Jingang Town Zhang, Jiagang, Chine, FOSHAN EVERLASTING (777 tonnes), 31 floor Jinghua Building, 18, Jihua Road, Foshan, Guangdong, Chine, CHINA KEY WIN (686 tonnes), room 2, 12 floor, Lucida Industrial Building, Ville 43-17 Wang Lung street, Tsuen wan, Hong Kong, Chine, ZHEJIANG WILLING (685 tonnes) n°368 North Zhou Shan Road, Hangzhou, Chine, HIGH HOPE (669 tonnes), 2105 High Hope Building, Nanjing, Chine, BEIJING YINTUO (630 tonnes), Room 1602 Kwai Hung Holdings Centre, 89 King’s Road, North Point, Hong Kong, Chine, WUXI GUANGMING (564 tonnes), Yunbe East road n°148, Wuxi, Jiangsung Lung, Chine, CHINA ARTEX (486 tonnes), 9/F Fortune Building, 168, Hundong Road, Fuzhou, Chine, ZHANG JIANGANG JIANGSU SKYRUN (414 tonnes), Hongxin Building, 100 Jianye Road, Nanjing, Chine, SHANGHAI SHENJI (398 tonnes), 16/F Jincheng House, n°511 Tanmu-West Road, Shanghai, Chine, CHINA MEHECO (385 tonnes), room 2101/8 n°18 Guangming, Zhong Jie Chong Wen District, Beijing, Chine, DALIAN RISING (367 tonnes), 12 D China Bank Plaza, n°15 Renmin Road, Dalian, Chine, CHINA TUSHU SHANGHAI PUDONG (350 tonnes), 15/F Shanghai Bund International Tower, 99 Huanpu Road, Shanghai, Chine, FOSHAN NANHAI GUCHENG (323 tonnes), n°338 Dong Er Joncun Gucheng Nanhei Foshan, Guangdong, Chine, XIAMEN HIGH WATER (274 tonnes), room 1206 Senhui Building Huli, Xiamen, Chine, HH INTERNATIONAL (253 tonnes), A-1702 Hengwa Building Pagu, South Road, Tianjin, Chine, DONGGUAN SILVER DRAGON (252 tonnes), 6th floor, Block A, Industrial & Commercial Building, Gang Kou road, Humen, Dongguan, Guangdong, Chine, HEROWISE ENGINEERING (133 tonnes), Shop n°41, g/f Golden Court 1A, Laosin Street, Causeway Bay, Hong Kong, Chine, WUXI SHI ZHOU YE (120 tonnes), Wen Lizhong, Room 22042 Door Yinchun Apartments, Changjiang Road, Wuxi, Chine

SHANGHAI KING TIRD (116 tonnes), n°880 Dong Da Ming Road, Shanghai, Chine, SHANGHAI SHANG FU (106 tonnes), Room 1907, n°578 Tianbao Rd, Piaoying Centre Building, Shanghai, Chine, SHANGHAI TONG SHENG (99 tonnes), n°1906 flat 3 Yangpu District, Kong Jiangroad, Guofu Garden, Shanghai, Chine, CHANGSHU JINBIAN CRAFT (96 tonnes), 103 Renmin Road, Haiyu Town, Changsu, Chine, CHINA JILIN FOREST (90 tonnes), n°4036 Renlin street, Chan Chun, Chine, DALIAN YULIN (90 tonnes), Xinghai Square B3 Yi Pin Xian Hai 22-2-501, Shakekou District, Dalian, Chine, JILIN HAITIANXIA (90 tonnes), 500, Nanhu Avenue, Economic & Technical Development Zone, Chan Chun, Chine, SHENZHEN CITY XUAN LONG (90 tonnes), CH District 6th Floor, Commodity Exchange Building, Badan North Road, Luo-Hu District, Shenzhen, Chine, HONGTAI WOOD (88 tonnes), Flat C, 8/F Wan Fong Height, 15, Shing Fong Street, Kwai Chung, Hong Kong, Chine, TEK’ASIA (87 tonnes), 3rd Floor, Fook Hong Industrial Building n°19, Sheng Yuet Road, Kowloon Bay, Kowloon, Chine, CHINA NATIONAL FOREST (72 tonnes), SHIJI XI YUAN 606 room n°20, Anyuan Street, Beijing, Chine, CHANGSHA WEICHU SEED (61 tonnes), Co Kay Yuan Xinge Building 1 Dong 27 Level C, Zone Economic development, Changsha, Chine, CECEIEC TIANJIN (54 tonnes), 4 floor, n°305 Nanjing Road, Tianjin, Chine, THEODOR NAGEL Gmbh (49 tonnes), 118, Billstrasse,PO box 28 02 66 / D – 205 15, Hambourg, Allemagne, JIANGSU BOSHENG (45 tonnes), room 318, Huanghe Road n° 275, Changshu, Chine,JIANGSU GUOTEI (43 tonnes), 9/F Guotai Times Plaza, Building A n°5 Renmin road, Zhangjiagang, Chine, YICK PO 41 (tonnes), 23 B Flat Room B Blk 5 23/F Residence Oasis, Tseung Kwan, Hong Kong, Chine, JIANG YIN HUA QUAN (40 tonnes), Jiangyin, Chine, CITIC INTERNATIONAL (38 tonnes), Room 4507, Capital Mansion, n°6 Xinyuannan Lu, Chaoyang District, Beijing, Chine, SANGHAI HONG SHENG (tonnes), 34 Room 201 n°70 lane 999, Lou Shan Guan Road, Shanghai, Chine, SHANGHAI SILK (34 tonnes), 283 Wu Xing Road, Shanghai, Chine, SUNOVER SIZE (20 tonnes), Port-Louis, Maurice, DALIAN SK (20 tonnes), room 809 n°3 Gangwan Street, Zhongsan District, Dalian, Chine, HONG KONG KING CHUNG (20 tonnes), Hong Kong, Chine, TIANJIN WINSTAR (20 tonnes), n°2 Xun Yuan Xili, The Second Street Teda, Tianjin, Chine, JIANGSU LIGHT INDUSTRIAL (19 tonnes), n°100 Jianye Road, Nanjing, Chine GUANGZHOU PEIJIA (18 tonnes), room 2118, III Baiyun Building, Baiyun Road, Guangzhou, Chine, FLAVOUR HANDLING LLC (zero tonne), 113 Barksdale Professionnal Center,Newark, DE19711-3258, USA.

Les banques

Trois banques locales soutiennent les exportations de bois de rose. Il s‘agit de :

Bank of Africa (BOA) : au moins onze exportateurs y ont leurs comptes.

BNI-Crédit Lyonnais (BNI-CL) (Ndrl : devenue BNI-CA ou Crédit Agricole): le principal exportateur y a un compte.

BFV-Société Générale (BFV-SG) : les deux plus gros exportateurs y ont leurs comptes.

Il est intéressant de noter que la BOA compte parmi ses actionnaires l‘Agence Française de Développement, le Groupe de la Banque mondiale (à travers l‘International Finance Corporation), la Netherlands Development Finance Company et la Banque Marocaine du Commerce Extérieur. Les banques interviennent dans les opérations d‘exportation à plusieurs niveaux :

-la domiciliation bancaire : une banque locale certifie qu‘un exportateur possède un compte en devises dans une de ses agences. Cette opération est imposée par le ministère des

Finances et sert à contrôler l‘obligatoire rapatriement des devises au pays. Elle n‘est donc valable que pour une seule opération d‘exportation et doit être renouvelée en permanence.

-l‘octroi de crédits pour financer l‘extraction du bois de la forêt, son acheminement jusqu‘au port d‘exportation, le paiement des taxes et amendes préalables à l‘exportation.

Répartition du marché du bois précieux entre ces banques. Ces chiffres ne constituent évidemment qu‘une estimation basse, car ils ne prennent pas en compte tous les mécanismes par lesquels les banques gagnent de l‘argent dans ces opérations (placement à terme, vente de devises, etc.). Ils n‘incluent que les frais de domiciliation et les commissions sur le change.

Les compagnies maritimes

Avant l‘exportation, les difficultés du transport terrestre dans le Masoala (inexistence ou impraticabilité des routes) favorisent le transport maritime intérieur pour le bois de rose. Le bois coupé dans le Parc National de Mananara, dans le Parc Naturel du Makira et dans la partie sud du Masoala est évacué par des caboteurs vers Toamasina (le plus fréquent) ou parfois vers Antalaha. Le bois venant de la partie nord du Masoala est évacué par piste vers Antalaha ou, lorsque la situation l‘exige, par cabotage vers Toamasina. Le bois venant du Marojejy est toujours évacué par la route vers Vohémar ou Antsiranana.

Les navires côtiers ci-dessous ont fait des rotations de bois de rose entre Maroantsetra et Toamasina, Mananara et Toamasina, Antalaha et Toamasina :

El Betela IV, Savannah, Esperance, Red Rose, Voromahery, Anissa II, Trucha, l‘Orient, Mellino, Maroa IV. La fréquence des rotations était d‘un navire par jour au départ de Maroantsetra au plus fort de l‘activité (mars-septembre 2009), elle est tombée à un navire par semaine en janvier 2010.

Les compagnies maritimes internationales qui transportent les conteneurs vers l‘Asie sont :

au départ de Vohémar : UAFL (et sa filiale Spanfreight), Delmas (groupe CMA-CGM), Safmarine ; au départ de Toamasina : Delmas, Safmarine et PIL ; au départ d‘Antsiranana : Delmas, Safmarine et MSC.

Seules UAFL, Safmarine et Delmas ont chargé du bois précieux en 2009. PIL et MSC, sollicitées, n‘ont pas voulu répondre aux questions de Herizo et Zhou, quant à leur implication dans ce trafic.

Répartition du marché du bois précieux entre les compagnies maritimes

Les porte-conteneurs ci-après ont fait des rotations de bois de rose en 2009 au départ de Vohémar :

Delmas : Ultima (Ndlr : Ultimate) (03 février 2009, 15 février 2009, 27 février 2009, 08 mars 2009, 20 mars 2009, 27 mars 2009), -CMA CGM- Léa (04 mai 2009), Consistence (04 juillet 2009) ;UAFL : Providence (17 février 2009, 06 mars 2009, 27 mars 2009), Mauritius (30 mai 2009)

La compagnie Safmarinea transporté 32 conteneurs de 40 pieds en février et mars 2009 au départ de Toamasina (Safmarine à Schuurman In litt.). Dès avril, elle a décidé d‘arrêter

out transport de bois depuis Madagascar, pour une période indéfinie. Des trois compagnies incriminées, elle s‘est montrée la plus responsable.

La compagnie UAFL a arrêté de son plein gré le transport du bois de rose dès qu‘elle a pris conscience de son origine douteuse au plan légal et des atteintes à l‘environnement que ces exportations représentaient (UAFL à Schuurman In litt. 23 octobre 2009). Son dernier voyage a été effectué le 30 octobre 2009 avec le Mauritius. Il est vrai qu‘il lui a tout de même fallu huit mois pour s‘inquiéter. En outre, le navire Ultima lui appartient, mais il a été affrété par Delmas pour les rotations mentionnées ci-dessus. La part d‘UAFL est donc en réalité un peu supérieure à celle de la figure ci-dessus, car ces chiffres n‘incluent pas les frais d‘affrètement de l‘Ultima.

La compagnie Delmas n‘a arrêté de prendre du bois précieux à Madagascar qu‘à partir du 4 décembre 2009, sous la pression des médias. Son discours officiel n‘a jamais varié : elle se retranche derrière l‘apparente légalité des documents administratifs nécessaires à l‘exportation (S. Goddart, CMA CGM à L. Wilmé In litt., communiqué de presse du 16 mars de CMA CGM.

http://www.cmacgm.fr/AboutUs/PressRoom/PressReleaseDetail.aspx?Id=9126&

Les atteintes à l‘intégrité des aires protégées la laissent insensible. Il a en fait fallu l‘épisode rocambolesque (et coûteux) du Léa le 4 octobre 2009 pour qu‘elle commence à se poser des questions sur la solidité juridique des documents que les exportateurs lui présentaient. Ce navire a en effet chargé 101 conteneurs à Vohémar le 2 octobre 2009. Il semblerait, selon des sources judiciaires, qu‘en fait 12 conteneurs ne disposaient d‘aucun document, ce qui ressemble fort à de la contrebande.

La fraude

Dans cette filière, plusieurs types de fraude ont pu être mis en évidence : la fraude sur l‘origine du bois, sur la taille des rondins, sur la taxation des poids à l‘exportation, sur les amendes, sur le rapatriement des devises, sur les documents administratifs, la contrebande, et enfin, omniprésente, la corruption qui fausse tous les mécanismes de contrôle de l‘État. On peut estimer que pour 2009, la fraude se situe aux environs de 4,6 millions de dollars (9,2 milliards d‘ariary) et de 52 millions de dollars (104 milliards d‘ariary) de devises non rapatriées.

La corruption – La « Tax Force »

Dans une filière aussi chaotique que celle du bois de rose, et qui génère des revenus aussi importants, il est évident que la corruption tient une place de premier choix. Elle semble s‘exercer à tous les niveaux de la filière : dans la forêt, lors du transport terrestre, lors des formalités administratives, lors des contrôles, lors des procès de délinquants et surtout, lors des activités de lobbying pour influencer les décisions gouvernementales.

Ce 20 février 2013, le nouveau Directeur de la Sécurité du Territoire (DST), le Commissaire Samy Harison Olivier -désigné en juillet 2012-, a donné une conférence de presse à son bureau à Ambohitsorohitra pour apporter une version officielle concernant le flagrant délit de trafic de bois de rose qui a eu lieu à Antalaha le dimanche 17 Février dernier :

« Le samedi 16 février, nous avons reçu des informations émanant d’un habitant d’Antalaha faisant état d’une tentative d’exportation illicite de bois de rose se déroulant dans cette ville. Immédiatement, nous avons pris des mesures en y dépêchant nos éléments. Arrivés sur les lieux le dimanche 17 Février vers 23h30, ces agents de la DST ont appréhendé des véhicules terrestres et maritimes déjà chargés de rondins de bois de rose dans le village d’Ambodiampana, Commune Ampohibe. Au total, 5 boutres, 3 voitures (un Camion Hyundai, une voiture 4×4 et un tracteur avec remorque) remplis de ces bois, ainsi que 224 rondins en attente d’embarquement ont été saisis. Je suis aussitôt allé à Antalaha pour contacter sans attendre les autorités compétentes locales. Avec la DIREF (Direction Régionale des Eaux et Forêts qui est l’entité responsable en matière de délits forestiers) et les responsables de la Task Force, nous avons commencé nos enquêtes ».

Ainsi, dans le cadre de ces enquêtes, onze personnes, toutes de nationalité malagasy, ont été interpellées.

Interrogé sur l’identité du principal auteur présumé de cette tentative ratée d’exportation illicite de bois de rose, le Commissaire Samy a révélé qu’il s’agit d’un opérateur économique, de nationalité malagasy, répondant au nom deThierry BODY. Qui était sur les lieux lors du flagrant délit.

Puis, ce nouveau Directeur de la Sécurité du Territoire de déclarer que «des sanctions sévères seront appliquées à l’encontre de tous trafiquants de bois de rose, afin de mettre un terme à ce genre de fléau étant donné que la coupe, le transport, la vente et l’exportation de ce type de bois précieux demeurent formellement interdits ». Bravo ! Mais ce n’est pas la première fois que l’on entend ce même son de cloche.

Néanmoins, la DST -entité créée en 2010-, bien qu’ayant pour mission originelle les renseignements généraux suivis d’investigations, n’a eu cesse de lutter contre les trafics en tous genres, incluant celui du bois de rose. Pour être plus explicite, le Commissaire Samy a tenu à rappeler que « la Direction de la Sécurité du Territoire a une compétence nationale, c’est-à-dire couvrant tout le territoire malgache et peut constater des infractions en tout genre. En terme d’enquêtes, la DST agit dans le strict respect du code pénal et du code de

procédure pénale. Dans ce cadre, elle collabore avec diverses entités tout en restant dans les limites définies par les codes suscités. Dans cette affaire, la mission principale de la DST est la saisie de ces bois de rose. Pour ce qui est de l’enquête, elle sera diligentée en étroite collaboration avec les autorités compétentes sur place ».

Pour l’aider dans sa tâche, qui ne sera pas une sinécure face aux richissimes parrains aux bras longs, ci-après une liste parue dans Madagascar Tribune en ligne en date du 18 décembre 2009. Soit il y a plus de trois ans.

Le DST Samy Harison Olivier fera-t-il mieux que tous ses prédécesseurs -qui ont tous tenu le même langage puis ont classé l’affaire sans suite.

Bois de rose, la lettre de Madagascar Matin. Quelle lettre ? Celle qui a rendu FOUS les FOUZS.Publié le 24 juillet 2014 parMouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Les Messieurs du Bois De Rose

Les loups sont bel et bien dans la place, le bois de rose aura été leur cheval de Troie. Hery Rajaonarimampianina se f…t-il de la gueule du monde ? En tout cas, le président de la nouvelle république semble prendre les Malgaches pour des lémuriens comme son fidèle conseiller Leloup Patrick les a traités auparavant de Babakoto. La « réunion » HVM n’a pas drainé du monde samedi malgré le grand tamtam orchestré sur un « meeting » de militants HVM au gymnase couvert de Mahamasina.

On comprend les Tananariviens. Dans certaines circonstances on ne peut décemment pas s’aligner avec des ripoux ou des mafiosi. Etre présent au gymnase, pourrait être perçu comme une caution à un cartel mafieux et des patrons du trafic de bois de rose. Avant de quitter la primature, Jean Omer Beriziky aura au moins laissé une bombe, certes à retardement, mais une bombe quand même : La LISTE, la fameuse liste de noms, qui fait tout l’intérêt du dossier officiel sur le trafic de bois de rose. Il en a laissé un exemplaire au président élu qui, après son tonitruant discours d’investiture contre les corrompus et les trafiquants des richesses nationales au stade de Mahamasina, semble s’être dépêché d’enterrer une mine par trop anti-personnel pour ses hommes de confiance. Il y a de quoi.

Deux ministres, un sur la tribune et un autre au premier rang, puis un… « Karana » figurent dans la liste Beriziky mais ils ne s’en montrent pas gênés pour autant. Il est vrai que jusqu’ici, ils dorment la conscience tranquille. En attendant que le nouveau régime prenne ses responsabilités, que le nouveau Président honore ses promesses du 25 Janvier et lance une enquête judiciaire sur la base du dossier Beriziky, beaucoup du beau monde continuera à caracoler dans l’actualité, politique, surtout.

A titre d’exemple : Narson Rafidimanana, Coco pour les intimes, et ministre du commerce, que Mr Nazaraly n’hésite pas à qualifier de« mon poulain dans ce gouvernement », et d’un, et de deux, Anthelme Ramparany, qui est devenu entre-temps un ami intime de Sieur Coco et de Nazarali, ministre de l’Environnement, de l’écologie et des forêts, qui a eu cette idée géniale de brûler les stocks de bois de rose pour qu’ils disparaissent à jamais, au profit de qui svp ?… Cerise sur le gâteau, le sieur Nazaraly, comme un« karana » de service, arbore la cravate bleue et la chemise blanche de ses amitiés politiques particulières. C’est bien la première fois qu’un « Karana » s’affiche en militant politique. Là aussi, il y a de quoi. Sa présence dans la LISTE ne fait que confirmer ce que tous les salons économiques savent. Nazaraly est souvent cité dans les affaires de bois de rose ou de blanchiment d’argent.

Près de six mois, la moitié d’une année, rien n’évolue sur cette question…arboricole contre laquelle le gouvernement Beriziky s’est cassé les dents. On commence à comprendre pourquoi et comment. Le grand J.O.B. travaillait avec une équipe mangée des mites ou plutôt des termites d’une espèce spéciale qui s’alimentent sur l’imputrescible bois de rose. Intouchables et comme tous les intouchables, assurés de l’impunité, ils ne font plus montre de la moindre prudence et pavoisent au grand jour, affichant leurs relations.

Il y a des circonstances lors desquelles, la présomption d’innocence est une mauvaise blague qui insulte les citoyens. Ils sont dans la liste Beriziky et les voilà qui batifolent au milieu des hiérarques de la HVM, le futur parti présidentiel. On comprend alors que l’on n’ait jamais rendu public le dossier fourni par Jean Omer Beriziky. Et pourtant, rien qu’une simple convocation pour enquête pourrait suffire (pour un temps) à prouver que le discours d’investiture de Hery

Rajaonarimampianina n’était pas du vent. Cela aurait permis aux« présumés » trafiquants de se défendre contre les « rumeurs » et prouver dans le prétoire ou sur la place publique qu’ils sont blancs comme neige, n’ont rien à voir avec cette « sale affaire » et de proclamer qu’ils sont victimes de diffamation. L’ouverture du dossier

aurait permis au président Rajaonarimampianina d’échapper aux graves suspicions de complicité. Pour l’instant, son régime se f…de la gueule du monde. Pire, de la gueule de ses électeurs à qui pendant la campagne électorale, l’on a promis monts et merveilles de la transparence, de la pureté des moeurs politiques, et de la lutte contre la corruption, de la bonne gouvernance enfin. Et que dire ce comité interministériel dont tous les membres civils sont des membres actifs du HVM.

Il ne reste plus qu’à y intégrer RaBekonetaka (Rivo Rakotovao), un autre porte valise d’Eric Nazaraly sur les affaires douanières du temps où il était conseiller de Hery Rajaonarimampianina et la boucle est bouclée. La sagesse des nations est valable dans les circonstances. « Dis-moi qui tu hantes et je te dirai ce que tu es ! ». Mirado RASOLOFOMANANA Sociologue.

Mediapart.

Eric Yakata Nazaraly sur la liste, que fait l’Etat ?

Panama papers a

Juste des escrocs…

« Quand vous ne payez pas les impôts dans le pays où vous vivez. Et que par le biais des manipulations financières frauduleuses vous déposez fortunes et avoirs dans ces lointains « paradis fiscaux » (Stés offshore), en voilà des procédés pas très catholiques … Pour faire court, ne tournons pas autour du pot, cela veut dire quoi exactement ? : Fraudes fiscales n’est-ce pas ? donc vous êtes des ESCROCS tout simplement. Opérateurs économiques, banquiers,  joailliers, trafiquants en tout genre,  etc… Argent mal acquis et  maintenant pris la main dans le sac (Panama papers), vous avez des comptes à nous rendre. Par vos actes réprehensibles et criminels, vous avez volé les richesses de notre pays « . MCM.

La suite : Madagascar « Juste des escrocs », ceux cités dans la liste (Palmares papers).

Lire :

 

Liberté pour l’écologiste Armand Marozafy !

À Madagascar, des hommes se battent pour préserver ce qui reste d’un patrimoine naturel exceptionnel. Armand Marozafy est de ceux là. Mais il est en prison pour avoir eu le courage de dénoncer le trafic illégal de bois de rose dans les parcs nationaux du pays. Mobilisons-nous pour obtenir sa libération.

Armand Marozafy, militant écologiste, guide touristique et président du comité d’orientation et de soutien des aires protégées dans la région de MasoalaEn 2010, Armand Marozafy était au centre d’un reportage de la BBC consacré à l’abattage illégal de bois de rose dans les forêts de Madagascar ( © BBC.co.uk )

Madagascar est une île unique au monde. Elle abrite les seules populations sauvages de lémuriens et la moitié des espèces de caméléons de la planète. La majeure partie de sa flore est endémique.

L’île, dont 80% de la forêt originelle a déjà disparu, est chaque jour un peu plus menacée par les incendies, la conversion des terres forestières aux usages agro-pastoraux et l’exploitation forestière illégale.

Depuis 2009 et le coup d’état contre Marc Ravalomana, les institutions du pays ont été grandement fragilisées. Profitant de cette situation, de nombreux trafiquants ont commencé à exploiter le bois de rose, y compris dans les espaces protégés comme le Parc National de Masoala, un site naturel classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Le bois de rose issu du trafic prend la direction de l’Asie et plus particulièrement de la Chine, son premier consommateur mondial. Il est utilisé dans la marqueterie de luxe et la fabrication de guitares.

Sur place, l’écologiste Armand Marozafy a eu le courage de dénoncer ce trafic. Mais cela a eu un prix pour le guide touristique : depuis le 27 avril 2015, il est emprisonné pour une douteuse histoire de diffamation.

Il y a quelques mois, le collectif Free Forest a lancé un appel pour demander au gouvernement malagasy la libération et l’abandon des charges contre Armand ainsi que la protection des militants écologistes. Un appel auquel Francis Hallé, Yann Arthus Bertrand, Thierry Lhermitte et d’autres personnalités attachées à Madagascar se sont joints.

Mais rien n’y fait, Armand est toujours en prison. Toutes ses demandes de liberté conditionnelle ont été rejetées par le tribunal.

Armand Marozafy a besoin du soutien de la communauté internationale. Défendre les forêts n’est pas un crime ! Merci de signer et de diffuser cette pétition pour obtenir sa libération

Sauvons la forêt.

lavi-dingana

bagarre

Aoka izay

 

 

 

 

 

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