Petra Laszlo… La Hongrie dresse des barbelés face aux réfugiés. La Croatie les accueille. Et l’Allemagne !

 

Repoussés en Hongrie, de plus en plus de migrants et de réfugiés vont vers la Croatie

Le Monde.fr avec AFP | 16.09.2015

Près de 300 de migrants et réfugiés sont entrés en Croatie depuis la Serbie, mercredi 16 septembre, après la fermeture totale par la Hongrie de sa frontière. Evitant le chaos et les arrestations provoqués par cette décision unilatérale, des hommes, femmes et enfants ont passé la frontière au niveau de Tovarnik, dans le nord-est de la Croatie, après avoir transité par la ville serbe de Sid, à 5 km de la frontière.

Selon le ministre croate de l’intérieur, Ranko Ostojic, « le nombre est de plus en plus important ». Le gouvernement croate, qui va se réunir à la fin de semaine pour parler de la gestion de la crise migratoire, a promis de permettre le passage sans encombre des migrants par son pays en direction de l’Europe occidentale. M. Milanovic, a déclaré au Parlement :

« Ils pourront passer par la Croatie et nous travaillons à ce propos (…). Nous sommes prêts à accepter ces gens, quelle que soit leur religion et la couleur de leur peau, et à les diriger vers les destinations où ils souhaitent se rendre, l’Allemagne et la Scandinavie »

La police croate a confirmé l’arrivée de migrants dans la région frontalière de Vukovarsko-Srijemska et dit son intention de les enregistrer puis de les transporter vers des centres d’accueil près de la capitale, Zagreb.

Des démineurs ont été envoyés dans le secteur frontalier où les migrants ont commencé d’arriver à pied, à la demande de la police qui redoute que des mines posées durant le conflit des Balkans, de 1991-1995, n’aient été oubliées et ne présentent un danger pour les arrivants.

Les autobus redirigés vers la frontière avec la Croatie

Des migrants marchent du côté serbe de la frontière avec la Croatie, près de la ville de Sid, le 16 septembre.

Pour décourager migrants et réfugiés, le gouvernement hongrois a annoncé que 367 personnes avaient été arrêtées mardi, au premier jour de l’entrée en vigueur d’une loi destinée à contrôler les arrivées dans le pays. Sur ces arrestations, 316 personnes sont poursuivies pour avoir endommagé la clôture barbelée érigée à la frontière serbe, et 51, pour l’avoir simplement franchie ; des délits désormais passibles respectivement de cinq et trois ans de prison.

Jusqu’à très récemment, la grande majorité des migrants et réfugiés qui avaient traversé successivement la Grèce et la Macédoine pour arriver en Serbie et tenter d’entrer dans l’Union européenne se dirigeaient vers la Hongrie. Les bus qui partent de la ville serbe de Presevo vont désormais vers la Croatie – membre de l’Union européenne mais pas de l’espace Schengen – moyennant 35 euros.

Selon les chiffres de Frontex, l’agence européenne chargée des frontières extérieures de l’espace Schengen, cette crise est belle et bien historique, puisque plus de 500 000 hommes, femmes et enfants ont été dénombrés aux frontières de l’Union européenne au cours des huit premiers mois de l’année, contre 280 000 sur l’ensemble de 2014. Des chiffres record ont été enregistrés pendant cinq mois consécutifs – 156 000 migrants sont ainsi entrés sur le sol européen en août, précise l’agence.

Lire sur Les Décodeurs : Comprendre la crise des migrants en Europe en cartes, graphiques et vidéos

Le Mode.

Le mur anti-migrants achevé entre la Hongrie et la Serbie

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La Croatie permettra le passage sans encombre des migrants

 
Le premier ministre croate, Zoran Milanovic, a assuré, lors d’une session au Parlement, que son pays allait permettre le passage sans encombre des migrants par son pays en direction de l’Europe occidentale :

« Ils pourront passer par la Croatie et nous travaillons à ce propos (...). Nous sommes prêts à accepter ces gens, quelle que soit leur religion et la couleur de leur peau, et à les diriger vers les destinations où ils souhaitent se rendre, l’Allemagne et la Scandinavie » .

Le Monde.

Migrants : la Hongrie autorise l’armée à employer des armes non-létales

Budapest – Le parlement hongrois a adopté lundi une nouvelle législation renforçant encore les pouvoirs de la police et de l’armée à l’encontre des migrants, autorisant notamment l’armée à faire usage, dans certaines circonstances, d’armes non létales.

Présentée par l’administration du Premier ministre populiste Viktor Orban, la nouvelle loi, qui nécessitait une majorité des deux tiers, a été adoptée par 151 voix contre 12 et 27 abstentions.

Le texte entérine la possibilité de déployer massivement des militaires aux frontières et autorise dans certaines conditions l’armée et la police à employer contre les migrants toute une batterie d’armes non létales.

Comme la police, (l’armée pourra faire usage) d’armes non létales : balles en caoutchouc, engins pyrotechniques, grenades lacrymogènes et fusils à filet, précise le texte.

L’armée est également autorisée à procéder à des contrôles d’identité, et à procéder à la garde-à-vue de migrants.

Le dispositif, qui complète une législation anti-migrants entrée en vigueur le 15 septembre, permet en outre à la police de perquisitionner tout domicile privé où des migrants sont soupçonnés de se trouver.

Ces dispositions s’appliquent dans les zones où a été déclaré l’état de crise due à une immigration massive, une mesure ad hoc mise en oeuvre dans six départements limitrophes de la Serbie, la Croatie, la Slovénie et l’Autriche.

Dans un discours prononcé devant le parlement avant l’adoption de la loi, M. Orban, un partisan de la ligne dure, a estimé que l’Europe était submergée par les migrants, un danger, selon lui, pour le continent et son mode de vie.

Nos frontières sont en danger (…) La Hongrie et toute l’Europe sont en danger, a-t-il souligné, à deux jours d’un sommet européen destiné à trouver une solution commune à la crise migratoire. On ne peut pas laisser entrer ceux qui nous submergent, a-t-il ajouté.

La Hongrie a vu transiter 225.000 migrants depuis le début de l’année, qui dans leur très grande majorité ont poursuivi leur route vers l’ouest de l’Europe.

Budapest a fait ériger une clôture barbelée sur les 175 km de sa frontière avec la Serbie, et a entrepris de faire de même sur des segments de ses frontières avec la Roumanie et la Croatie.

Plusieurs milliers de migrants ont continué à entrer dans le pays au cours du week-end, principalement depuis la Croatie, avant d’être conduits à la frontière autrichienne par les autorités hongroises.

(©AFP / 21 septembre 2015 18h22) Romandie.com

La police hongroise affirme avoir repris le contrôle de la situation à la frontière avec la Serbie au lendemain des affrontements avec les demandeurs d’asile. Les 367 migrants qui ont réussi à franchir la barrière ont immédiatement été arrêtés et risquent jusqu‘à 5 ans de prison. Inacceptable pour Montserrat Feixas Vihé, de l’agence onusienne pour les réfugiés.

“Je suis vraiment affligée de voir ces gens blessés, de voir des enfants pleurer parce qu’ils sont séparés de leurs parents. Nous en connaissons qui ont été séparés de leurs familles. C’est vraiment affligeant de voir un tel degré de violence qui aurait pu être évité.”

La police hongroise a fait usage de gaz lacrymogènes, de canons à eau et d’autres moyens controversés pour repousser les réfugiés.

Face à cette violence, les migrants sont de plus en plus nombreux à opter pour une autre voie afin d’entrer dans l’Union européenne. 1 300 personnes sont arrivées hier en Croatie, et plus précisément dans la ville de Tovarnik. Zagreb accepte de diriger les réfugiés vers les destinations qu’ils désirent, dont l’Allemagne et la Scandinavie, mais pas question de tous les accueillir sur son territoire. Seuls quelques milliers d’entre eux pourront demander asile directement aux autorités croates.

Avec AFP

El-Assad : «Si vous vous inquiétez des réfugiés, arrêtez de soutenir les terroristes» (VIDEOS)

Sa parole est distillée au compte-goutte. Pourtant, le président syrien a accordé une interview exclusive à plusieurs médias russes dont RT. Daesh, l’Occident, la crise migratoire, la politique. Bachar el-Assad s’est confié comme rarement. Alors que vous pouvez retrouver l’intégralité de l’échange sur notre site, nous vous avons préparé un résumé avec l’essentiel en 7 points clés.

Sur Daesh

«Ils représentent la troisième phase de la politique et du poison idéologique de l’Occident. L’Etat islamique est destiné à parachever ses objectifs politiques. Les Frères musulmans, au tournant du siècle dernier, constituaient une première phase. La deuxième a pris place avec Al-Qaïda luttant contre l’Union Soviétique en Afghanistan. Daesh, le front Al-Nosra et tous ces groupes extrémistes représentent la troisième phase. Qui sont les terroristes de l’Etat Islamique ? De tous ces groupes ? Ils sont simplement des extrémistes produits par l’Occident.»

Sur la crise des migrants

«Bien sûr que l’Europe est coupable. Elle est responsable parce qu’elle supporte le terrorisme comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises. Et elle continue de le faire et de couvrir les extrémistes. L’Europe continue de les appeler des modérés. Tous ces groupes présents en Syrie sont des extrémistes.» La Suite Mamafrika.tv

AFFAIRE PETRA LASZLO

L’ESPAGNE OFFRE L’ASILE AU RÉFUGIÉ VICTIME DU CROCHE-PIED

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Victime du croche-pied d’une journaliste hongroise, le réfugié syrien Osama Abdul Mohsen bénéficiera de l’asile politique en Espagne, a annoncé jeudi le ministre de l’Intérieur espagnol.

Il avait été la victime d’un geste honteux alors qu’il passait la frontière entre la Serbie et la Hongrie avec sa famille. Osama Abdul Mohsen, qui avait entraîné une équipe de première division en Syrie, est arrivé mercredi soir avec deux de ses enfants à Getafe, dans la banlieue de Madrid, sur l’invitation d’une école d’entraîneurs de football. Ancien entraîneur du club Al-Fotuwa, en première division syrienne, l’homme a ému Miguel Angel Galán, directeur du Centre national de formation d’entraîneurs de football (Cenafe).

«Je n’opposerai aucun obstacle ou objection à ce que cet homme, dont nous connaissons l’histoire et qui est entraîneur de football, puisse accueillir sa famille de Syrie, vivre à Getafe (banlieue de Madrid), refaire sa vie, s’intégrer en Espagne et être heureux avec sa famille», a affirmé le ministre, Jorge Fernández Díaz, à la radio nationale (RNE). «Le principe humanitaire prévaut sur toute autre considération» dans ce cas, a affirmé le ministre, qui a précisé qu’il s’agissait d’une «situation extraordinaire».

L’Espagne s’est engagée à accepter plus de 17.000 réfugiés sur les centaines de milliers arrivés depuis janvier en Europe fuyant la Syrie et d’autres pays en guerre.

LE CROCHE-PIED DE LA HONTE

Le 10 septembre dernier, la journaliste Petra Laszlo, caméra sur l’épaule, frappait des migrants avant de faire un croc-en-jambe sur un père et son fils qui fuyaient la police hongroise à la frontière du pays, à Roszke, près de la Serbie. L’indignation avait bien sûr été vive dans le pays, même si ce dernier est aujourd’hui politiquement aux mains d’un homme, Viktor Orban, aux idées proches de l’extrême-droite.

Les images ont choqué l’Europe et le monde entier. András Györfi, qui se définit comme un entrepreneur et un journaliste hongrois, avait dressé via une page Facebook, un mur de la honte, expliquant que son pays, la Hongrie, ne pouvait tolérer ce geste indigne. Depuis une enquête criminelle a été ouverte et la cadreuse a présenté ses excuses, expliquant avoir paniqué. Licenciée sur le champ par la chaîne qui l’employait, N1TV, proche de l’extrême-droite,Petra Laszlo se déclarait à son tour l’objet d’une chasse aux sorcières. «Je ne mérite ni la chasse aux sorcières dont je fais l’objet, ni les calomnies, ni les menaces de mort», indiquait la cadreuse dans sa lettre ouverte. Paris Match.

Petra Laszlo, the woman behind this deplorable incident Image from RVF website with CC BY-NC 4.0 license

Petra Laszlo, the woman behind this deplorable incident Image from RVF website with CC BY-NC 4.0 license

Dessin de Chimulus Dessinateur. Réfugiés : que faire face aux barbelés à la frontière hongroise ?

Dessin de Chimulus Dessinateur. Réfugiés : que faire face aux barbelés à la frontière hongroise ?

Une famille de migrants se faufile sous la clôture de barbelés installée à la frontière entre la Serbie et la Hongrie, le 28 août. ATTILA KISBENEDEK / AFP

Une famille de migrants se faufile sous la clôture de barbelés installée à la frontière entre la Serbie et la Hongrie, le 28 août. ATTILA KISBENEDEK / AFP

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