Des voix s’élèvent pour réclamer l’arrêt des opérations dans le Sud… Génocide !!!

Opérations dans le Sud: Des voix réclament leur arrêt

Catégorie : La UnePublié le lundi 21 septembre 2015

Vives pressions sur le régime et sur l’Armée: de plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer l’arrêt des opérations dans le Sud.

Il est vrai que les informations en provenance des zones d’opérations font état d’exécutions sommaires et de massacres. Notamment, depuis la récente embuscade d’Ankazoabo-Sud qui a coûté la vie à huit militaires. Pour l’instant, ceux qui réclament la fin des opérations sont ceux qui vivent dans leur chair les exactions et les bavures : les natifs du Sud.

Citons, en premier lieu, Mara Niarisy, député d’Ankazoabo-Sud et ancien vice-président de l’Assemblée nationale, qui rapporte les méfaits des militaires dans sa circonscription. A Berenty, à Marohova et à Ampasy selon lui, les soldats font irruption dans les villages, fracassent les portes et tirent sur certains suspects. Les villageois, continue-t-il, sont en proie à la terreur et fuient dans les bois.

De son côté Tsiavaliky Célestin, originaire de Betioky-Sud, enseignant-chercheur à l’Université de Fianarantsoa et fondateur de la Société Malgache de Mathématiques, demande l’arrêt des opérations au nom de la réconciliation nationale. Il s’agit, selon lui, d’une opération d’extermination dirigée contre les populations du Sud. Bientôt certainement, des voix vont dénoncer un génocide et suggérer la comparution des dirigeants de l’exécutif et de l’Armée devant une cour internationale…

Plus inquiétant, est le communiqué du Collectif des Jeunes Officiers et du Collectif des Sous-Officiers. On ignore l’authenticité du document qui n’est pas signé. Il reste que les auteurs de l’écrit sont très bien renseignés sur le fonctionnement de l’Armée et proviennent certainement des rangs de la Grande Muette. Le communiqué trouve inadmissible la qualification d’ « ennemis publics » accolée aux dahalo, source d’exactions et d’excès. Il pointe le doigt sur le style de commandement qui ouvre la porte aux abus et aux bavures. Il soutient les officiers pilotes d’hélicoptère qui ont refusé de servir dans le Sud, indiquant que celui actuellement à la barre de l’appareil est un retraité de l’Armée (ndlr : selon des informations émanant du Sud, au dessus de la forêt d’Andriry où se sont repliés les dahalo et leurs bœufs, on mitraille à partir d’un hélicoptère).

Le communiqué appelle les militaires en opération à rentrer et à abandonner la mission aux gendarmes, lesquels sont mieux indiqués pour prendre en charge la « pacification » du Sud. On mettra cet écrit sur le compte de personnes hostiles à la poursuite des opérations dans le Sud, certainement des éléments de l’Armée qui appellent leurs frères d’armes à la désobéissance.

Notons que la proposition de confier les opérations aux seuls gendarmes n’est guère judicieuse. Notamment, car ce corps a une solide réputation de brutalité et ne manquera d’accentuer les rumeurs d’exactions. Il importe surtout de donner des ordres stricts afin que le discernement préside aux opérations dans le Sud. Les éléments déployés devraient toujours avoir en vue les règles qui régissent l’usage des armes, mais aussi le code de conduite qui permet de fuir les exactions. Si c’est le sentiment d’humanité et non la bestialité qui inspire les militaires, la clameur d’indignation tombera d’elle-même. A.R. La GazetteR.

Fahalemana 2015 – Des militaires lèvent le camp de Midongy du Sud

midongy

23.09.2015 | 8:35 Actualités

Une soixantaine de militaires de l’opération « Fahalemana », a quitté le district, après que l’un d’eux a abattu un homme. Condamné par les chefs coutumiers, le peloton a pris le large.

Vive tension à Midongy du Sud. Dans la soirée d’avant-hier, plus d’une soixantaine de militaires dépêchés dans ce district pour contrecarrer l’insécurité, ont été contraints de lever le camp. Ayant affaire à des centaines de villageois enragés, unis par un pacte coutumier, ces éléments des forces armées ont évacué les lieux en pleine nuit, à bord de trois camions double pont. Hier, ils étaient encore en route pour Vangaindrano.
Ce peloton militaire a été condamné par les dignitaires coutumiers à verser deux millions d’ariary ainsi que cinq zébus à une veuve et à ses proches. Cette sentence a été prononcée après une bavure commise par un soldat de première classe du Corps des Personnels et des Services Administratifs et Techniques (CAPSAT), faisant partie des éléments des forces armées dépêchés à Midongy du Sud dans le cadre de l’opération « Faha­lemana ». Le militaire à la gâchette facile a froidement abattu devant son épouse Pecheni Ravelomanga, un homme de trente-deux ans, après de vaines avances à la femme de celui-ci. La victime habitait dans la commune rurale de Maseseno où se sont implantées les forces armées.
Selon les informations recueillies sur place, le soldat incriminé avait pour habitu­de d’acheter à crédit des cigarettes à l’épicerie du couple.

Refus de l’armée
Dans la soirée du mardi 15 septembre, il se serait permis de faire des gestes déplacés à l’endroit de la jeune femme, sous les yeux et à la barbe du mari. La tension serait montée d’un cran lorsque le chef de famille l’a remis à sa place. Furieux
d’avoir perdu la face, le militaire l’a froidement fusillé.
Pris en chasse par le fokonolona après l’homicide, le fuyard est tombé dans un ravin. Livré à la brigade de la gendarmerie, il a été ensuite placé aux bons soins de son supérieur hiérarchique, qui l’a, sans tarder, conduit à Vangaindrano pour sa sécurité. Bien que le soldat de 1ère classe fût placé en lieu sûr, l’atmosphère restait délétère à Midongy du Sud.
Le défunt est le jeune frère du chef de la circonscription scolaire de Midongy du Sud, lequel a pignon sur rue dans le district. Réclamant justice, ce dernier s’en était remis aux notables et aux chefs coutumiers. Ces dignitaires ont du coup infligé à l’armée un cinglant camouflet la condamnant à verser de l’argent et des zébus.
« Une enquête est ouverte dans cette affaire. Le soldat incriminé sera traduit devant la justice, seule habilitée à trancher sur son sort », lance le général de brigade Théophile Rakoto­nirina, directeur des opérations et des renseignements auprès de l’État major général de l’armée malgache.
Cet officier général affiche une position affirmée contre l’application des sanctions coutumières.
« L’acte commis est isolé. Il ne doit pas compromettre l’opération Fahalemana », enchaîne le directeur des opérations et des renseignements.

Les dessous d’une guerre larvée entre militaires, « dahalo » et… gendarmes

Dossier – « Fahalemana »


Depuis mi-août, une vaste opération de sécurisation rurale a été lancée par l’armée malgache. Un millier d’hommes, appuyés par des patrouilles aériennes, sous le commandement de l’Etat-major général de l’Armée, sont déployés simultanément dans 18 zones d’intervention sous couvert du nom « Fahalemana 2015 ». C’est l’une des plus grandes opérations menées depuis près de 10 ans. Mais depuis son lancement, elle apporte son lot de polémiques…


« Ho an’ny Tanindrazana » (Pour la patrie). C’est la dernière phrase que cet officier nous lâche au bout des 30 minutes qu’aura duré notre entretien téléphonique. Bien évidemment, au vu du contexte sécuritaire particulier qui prévaut, et au regard du respect strict des règles hiérarchiques dans l’armée, il nous demande de taire son identité, son grade et sa zone d’intervention. Juste à titre d’information, son lieu d’intervention est situé dans l’une des zones rouges « foncées » de la Grande île. Nous n’allons utiliser que son initial MR.

Détresse de la population

D’emblée, on lui fait savoir la teneur de la conférence de presse conjointe du général Dominique Rakotozafy, ministre de la Défense nationale, du général Béni Xavier Rasolofonirina, chef d’État-major général de l’armée Malagasy (CEMGAM) et du général de division Rodin François Rakoto, Commandant de la Gendarmerie nationale avant-hier. Le commandement de la Grande muette avait adopté un ton plus mesuré devant les incartades sinon les écarts pris par l’opération « Fahalemana ». Opération lancée par l’Etat qui vise la sécurisation. Pour MR, ce changement de langage est un acte politique bien éloigné des réalités sur le terrain. « C’est une véritable tragédie qui s’opère dans les territoires où les dahalo sévissent. Quoi que l’on dise, ils s’apparentent à des zones de guerre », lâche-t-il. Pour cet officier, la mission que l’Etat a confiée à l’armée équivaut à celle d’une pacification dans un pays en guerre. Les ravages des dahalo envers la filière bovine sont connus de tous. Des villages entiers sont pillés, la subsistance ou la survie de nombreuses familles menacée sans parler des pertes en vie humaine.Depuis un mois, notre officier est sur terrain. Il témoigne avec force de la détresse des populations locales et des difficultés que ses éléments et lui-même rencontrent au quotidien. « Nous avons en charge la couverture de trois communes, dont l’une est particulièrement redoutée. Elle sert de zone de transit pour les zébus volés entre une région et une autre. La résistance y a été particulièrement forte. Au prix d’intenses combats, nous avons pu peu à peu rétablir l’autorité de l’Etat et pacifier la zone à 80 % ». Car il s’agit bien de restaurer l’autorité de l’Etat dans ces zones de non-droit.

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Durant les opérations menées, MR et ses hommes ont pu restituer une centaine de têtes de zébus et arrêter des présumés dahalo en leur confisquant près de 150 kg de talismans. « Je n’ai jamais cru au pouvoir des talismans jusqu’à ce que l’on fasse ces rencontres inattendues. Lors de l’arrestation des dahalo, nous avons même retrouvé un manuel d’utilisation de ces grigris ! » La procédure veut qu’une fois que les zébus aient été retrouvés, on les remet aux autorités locales dont les responsables de la région et la gendarmerie. « C’est parfois durant cette phase que des situations inadmissibles surviennent », déplore-t-il en évoquant à demi-mot la complicité des gendarmes. Pour notre interlocuteur, c’est une véritable épine dans les pieds. « Il ne faut pas se voiler la face. Certains éléments de la gendarmerie sont corrompus. Et ils sont même complices des dahalo. Alors que l’union sacrée devrait être décrétée devant cette mission, nous constatons que ce n’est pas le cas actuellement », continue-t-il. Ces déclarations soutiennent la véritable guerre larvée en cours entre d’un côté l’armée – soutenue le plus souvent par la population locale – et la gendarmerie, dont certains éléments sont mouillés dans les trafics de zébus. Cette défiance en sourdine se transforme parfois en véritable affrontement. Ainsi, au début du mois, gendarmes et militaires ont failli en venir aux mains à Sakaraha. Notre interlocuteur avoue qu’« il nous est très difficile de collaborer avec la Gendarmerie nationale. Nous avons une culture trop différente et des valeurs qui ne sont pas communes ». L’homme avoue qu’il y a des clashs fréquents entre lui et le commandement local de la gendarmerie.

Chantiers sécuritaires

Pour « pacifier » sa zone d’intervention, l’officier MR s’est inspiré des méthodes onusiennes.« Comme je l’ai dit, les zones rouges doivent être considérées comme des zones de conflit. Il faut y appliquer les procédures de maintien de la paix. D’abord, dans un premier temps, imposer et maintenir la sécurité. En second lieu, procéder au désarmement puis clore par la phase de réinsertion ou de reconstruction ». Pour lui, il est important de miser sur la continuité des actions. Le mandat du « Fahalemana » court jusqu’à la fin de l’année, mais ce sera probablement insuffisant au regard des chantiers sécuritaires en perspective. En ce qui concerne les accusations d’exaction et d’exécution sommaires, MR émet également son avis.« Ce sont les dahalo eux-mêmes qui incitent à accuser l’armée », il s’interrompt puis poursuit. « Parfois l’on mêle politique et sécurité ». Notre homme nie en bloque les accusations envers l’armée. « Mes hommes sont sur terrain. Ils combattent de manière courageuse ».

Culture tactique

En ce qui concerne le cas des villages entiers rasés et brûlés, il explique qu’il faut « casser » la spirale de l’insécurité. « Contrairement à ce qui est relayé, les villages qui ont été rasés sont des repaires de dahalo. Il faut que nous arrivions à les dissuader de revenir. La destruction des habitations est un des moyenscertes radicaux – mais efficaces pour y parvenir. Mais ce n’est pas une action systématique ». L’officier nous fait également part des capacités techniques des dahalo. « Ils ont une culture tactique impressionnante. Ils connaissent sur le bout des ongles le terrain. Ils avancent en terrain conquis. Même si nous avons en notre possession des cartes, il nous faut avancer avec extrêmement de prudence », nous confie-t-il.

Mandat

MR sera encore sur terrain pour les prochains mois à venir mais il préconise déjà des solutions pour que les actions initiées à travers l’opération « Fahalemana » ne soient pas que des feux de paille. « Il faut mettre en place des structures qui incluraient aussi bien les autorités que les forces de l’ordre. Une cellule d’intervention avec des éléments limités qui continueront à pacifier la zone dans les prochains mois voire durant les prochaines années. Ces cellules réactives auront le mandat d’agir rapidement afin d’annihiler toute volonté d’attaque des dahalo. La mise en place d’un tel dispositif relève de la politique ». L’un des chantiers auxquels aussi bien les autorités locales que l’Etat devraient s‘atteler, est le contrôle des armes à feu qui pullulent dans les zones rouges. C’est un véritable problème qui pèse lourd dans la balance. Pour MR, Antananarivo et la politique paraissent bien loin au regard de la détresse de la population. Les gènes du « tandroka aron’ny vozona » y sont intimement gravés… D’où ces sentiments profonds de rébellion… Toujours est-il que l’on devrait sortir des conflits en rejetant la vengeance, l’agression et l’esprit de revanche. Suivez mes yeux.

Rwt. Le Madagascar.mg

Gtt Inter Geneve.

Efa ela ny GTT Inter Ge no nisintona ny sain’ny maro momba ity resaka « Dahalo » ity amin’ny filazana ny zava-misy sy marina momba ny tetika any Atsimo. Betsaka ireo nolazaina momba ny famonoana vahoaka sy ny fandrobana izay hanerena ny mponina hiala ny taniny, mba hitavanan’ireo orinasa « prédateurs » vahiny ny harena misy. Tsy nitsahatra ny nampahafantatra ny CI ny fanosihosena ny zon’olombelona any Atsimo izahay.

Nisy « dossier » momba izany nampitaina any amin’ny ONU. Koa tsy gaga izahay ary manohana ny fanakianana sy fanamelohana ataon’ny mpiandraikitry ny PNUD. Anjaran’ny mpitondra no mandray andraikitra fa tsy hanao ny any Atsimo ho « tany lavitra andriana ».

https://www.facebook.com/GTTINTERGE/posts/438948226308336

24 Mai 2014.

MADAGASCAR: Un génocide silencieux dans le Sud – Le GTT International – Genève demande une enquête indépendante de l’ONU.

Gtt Int Ge

Malagasy Mandresy, Madagasikara Afaka

Peuple Malagasy Gagnant. Madagasikara Libre

Winner Malagasy People. Free Madagasikara

MADAGASCAR : Un génocide silencieux dans le Sud

Le GTT International – Genève demande une enquête indépendante de l’ONU.

Devant l’extrême gravité de la situation qui prévaut actuellement dans le Sud du pays, nous, GTT International-Genève, voulons exprimer notre très vive inquiétude et interpeller l’ensemble de la Communauté internationale sur la tournure que prennent les événements.

En effet, sous couvert du classique vol de zébus par des « Dahalo » (bandits voleurs de zébus),  des bandes lourdement armées pillent, violentent et surtout tuent les villageois livrés à eux-mêmes. La situation s’est transformée en un violent affrontement inter-villages dont le bilan est très lourd:

On assiste à de véritables massacres d’une rare violence et d’actes terroristes qui contraignent les villageois survivants, terrorisés, à abandonner leurs terres pour se réfugier dans les grandes villes, en l’occurrence à Amboasary, Chef-lieu de District. Tandis que les corps des victimes sont dévorés par les chiens.

Cette situation n’est pas nouvelle. En novembre 2012, Amnesty International avait déjà vigoureusement dénoncé les nombreuses exactions commises par les forces spéciales du régime putschiste, dont est issu M. Rajaonarimampianina, dans le cadre de la désastreuse et médiatique opération « Tandroka ». Notons qu’Amnesty International, dans son rapport, parle “d’exécutions extrajudiciaires présumées” et de“violations massives” en précisant que les responsables présumés se trouvent parmi les hauts gradés du FIS. Si bien que l’ONG a demandé la mise en place d’une enquête indépendante de l’ONU concernant ces atrocités.

Cette fois-ci, le mode opératoire est sensiblement différent mais l’objectif reste inchangé. En effet, ce sont les villageois qui sont incités à s’entretuer pour montrer l’apparence d’un conflit ethnique.

Derrière ces actes abominables, se dessine une véritable opération terroriste de déplacement forcé de population dans le but de s’emparer du riche sous-sol de la Région. Rappelons que le Grand sud de Madagascar regorge d’importantes ressources minières qui intéressent nombre de prédateurs nationaux et étrangers sans foi ni loi, guidés par leurs seuls intérêts. On assiste toujours à cette logique de pillage systématique et généralisé des richesses nationales.

Actuellement, l’insécurité est en train de se propager dans tout le pays, notamment àToamasina (la grande ville portuaire de l’est du pays), avec de nombreuses habitations incendiées dans plusieurs quartiers de la ville. Tout dernièrement, la presse a fait état de la découverte dans un quartier résidentiel d’une bombe artisanale qui, heureusement, n’a pas explosé. Selon des témoignages, les habitants ne se sentent plus en sécurité, ils sont pris par la terreur et ne sortent plus la nuit.

Du côté du pouvoir, la réaction n’est point à la hauteur de la gravité de la situation. Au lieu de rétablir l’ordre, le pouvoir parle de « catastrophe naturelle » ( !) et envoie des dons aux victimes. Au lieu de prendre des mesures idoines, les dirigeants sont plutôt préoccupés à marchander leur traitement et avantages qui s’y rattachent. Non seulement, c’est une marque de mépris total vis à vis des victimes mais surtout une irresponsabilité flagrante de la part de l’Etat qui ne remplit pas son rôle premier de protéger sa population. Aussi, on peut légitimement l’accuser de non-assistance à population en danger mais également complice d’un génocide silencieux.

En tout cas, plus de 4 mois après les pseudo-élections qui ont légitimé le putschiste Rajaonarimampianina, Madagascar est loin de retrouver la paix sociale. Au contraire, la situation est très grave et évolue dangereusement vers une guerre civile, si ce n’est déjà le cas.

Aussi, nous mettons la Communauté Internationale, celle qui a imposé au peuple Malagasy la légitimation des putschistes en foulant aux pieds l’Accord de Cotonou, devant sa responsabilité:

  • que des mesures urgentes soient prises par l’ONU pour assurer la sécurité des biens et des personnes dans le sud de Madagascar.
  • qu’une enquête indépendante, au même titre que celle qu’a demandée Amnesty International, soit menée urgemment par l’ONU afin d’identifier les vrais responsables de ce drame humain.

Genève, le 24 mai 2014. GTT International-Genève.

Raharaha kapiteny Falihery Andriatiana. Iza no namono ?

Armée, gendarmerie, dahalos. Scènes de guerres dans le Sud. Com du GTT International-Genève.

 –

Ireo zaza sy tanora

la publication de Barri Ralaivaoavy.

21 Septembre 2015.

Photo de Barri Ralaivaoavy.
Photo de Barri Ralaivaoavy.

Barri Ralaivaoavy 

IZAO NO ECOLE NY ZAZA GASY
ATY ANDROY MBA METY MITONDRA
GOUTE VE RY ZAREO?

Photo de Niriko Rosalien Tsirenge.

Niriko Rosalien Tsirenge 

EPP Bekopaky

25 des 185 jeunes de Tsihombe empochent leur baccalauréat

Vous souvenez-vous des 185 jeunes de Tsihombe qui devaient faire 60 kilomètres jusqu’à Ambovombe pour pouvoir passer les épreuves du baccalauréat? 25 seulement ont pu réussir leur examen…
…….

25 seulement des 185 jeunes de Tsihombe empochent leur baccalauréat. Pour rappel, ils avaient dû faire 60 kilomètres pour passer leur examen, faute d’infrastructures dans leur district. Leur histoire a particulièrement ému sur la toile et les réseaux sociaux.

Pour ‪#‎Tsihombe‬, les résultats du baccalauréat ne sont pas plus bons que pour les autres localités de Madagascar. Une baisse notable est enregistrée par rapport à ceux de la précédente session. En effet, 25 jeunes sur les 185 qui se sont déplacés à Ambovombe afin de passer leur examen seulement ont décroché le bac. Des résultats prévisibles, dirait-on , vu leurs conditions. Comme aucun centre d’examen n’a été mis en place dans leur district, les 185 jeunes devaient se rendre à Ambovombe et se réfugier dans un bâtiment précaire pour réviser et pour dormir pendant toute la période de l’examen. Un cas qui n’est pas isolé, mais qui mérite d’être soulevé à l’heure où le taux de réussite au baccalauréat ne cesse de diminuer pour l’ensemble de la Grance île , depuis quelques années.

A Tsihombe ; ce n’est pas vraiment la volonté des élèves qui manque, mais ils sont en quelque sorte limités par les moyens mis à leurs dispositions. Ils espèrent un la bénéficier de meilleures conditions et disposer d’un centre d’examen dans leur district pour la prochaine session du baccalauréat.

L’éducation, un secteur à valoriser

Malgré les bonnes initiatives de l’Etat à travers le programme éducation inclusive, il semble que Madagascar ne valorise pas assez l’éducation. Ce qui est évident malgré le soutien de différents partenaires , c’est que les ressources financières nécessaires pour répondre aux besoins d’éducation manquent. En effet, faute de ressources, l’Etat débourse plus en dépenses courantes qu’en investissements publics.

Le manque d’infrastructure, de moyens humains et matériels affectés au secteur de l’éducation, ainsi que les mauvaises conditions de l’environnement scolaire contraignent pourtant à un abandon scolaire massif, et ont un effet négatif sur le niveau des élèves.

En outre, la pauvreté est un facteur non négligeable des difficultés et de l’échec scolaire. La plupart des familles sont précarisées sur le plan économique et social , surtout dans le milieu rural. Un enfant scolarisé devient plus un fardeau qu’un privilège auprès de nombreux ménages.

L’État devra ainsi améliorer les conditions sociales de la population pour encourager la scolarisation des enfants et des jeunes.

Par ailleurs, une large campagne de sensibilisation devra être effectuée pour remédier à la mauvaise perception de l’éducation. Les parents devraient être suffisamment informés pour estimer ce que peut rapporter l’investissement qu’est l’éducation de leurs enfants, tout comme les dirigeants devraient savoir qu’une enfance et une jeunesse bien éduquées, sont la garantie d’une nation forte.

ZHN
orange-madagascar / http://bit.ly/1Orpl0G

Photo de Toliara tsy miroro.

La Gazette

Ph. Info.re. Violence dans le sud

Ph. Info.re. Violence dans le sud

Miaramila Atsimo

Miaramila any Atsimo

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