Réaction tardive de la FIDH (Féderation Internationale des Droits de l’Homme) : « Les forces armées brutalisent et exécutent sommairement la population civile »

MADAGASCAR – : La FIDH dresse un sévère réquisitoire contre les tueries commises par les forces armées.

Voici la déclaration sans appel de la FIDH qui condamne le régime HVM concernant les graves exactions commises par les forces armées sur la population civile et ce, sur l’ensemble du territoire. Les termes utilisés sont graves : brutalisations, exécutions sommaires, usage disproportionné de la force,…On voit bien que ce régime ne contrôle plus rien en ce qui concerne les affaires du pays et ne peut que gouverner par la force. N’était-ce pas prévisible, non ? Etant donné que ce sont des anciens putschistes.

« D’après nos informations, de plus en plus d’exécutions sommaires de civils seraient perpétrées par les forces armées malgaches dans le cadre de l’opération Fahalemana. Ces allégations sont d’une extrême gravité et devraient pousser les principaux partenaires de Madagascar à tirer la sonnette d’alarme. Si les présumés responsables ne sont pas traduits en justice, une Commission internationale d’enquête devrait également être mise en place pour faire la lumière sur ces actes, et le cas échéant, l’Union africaine, l’Union Européenne, l’Organisation Internationale de la Francophonie, le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale, le Système des Nations Unies et les autres partenaires de Madagascar devront prendre des mesures pour faire respecter les libertés et les droits fondamentaux du peuple malgache. », a déclaré Andrianirainy Rasamoely, coordinateur de la CNPFDH-Madagascar.

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Madagascar : Les forces armées brutalisent et exécutent sommairement la population civile

La FIDH, la Confédération Nationale des Plates-formes des Droits de l’Homme (CNPFDH-Madagascar) et le collectif GTZ (collectif d’associations de la région d’Ihorombe dans le sud de Madagascar), s’inquiètent d’allégations d’exécutions sommaires de civils dans le sud du pays et de la répression violente de manifestations dans la capitale ces dernières semaines et appellent les autorités en place à poursuivre les auteurs de ces crimes et de ces violences.

Le 31 août 2015, des éléments de la gendarmerie malgache ont réprimé dans la violence une manifestation des étudiants de l’université d’Ankatso à Antananarivo, capitale de l’île de Madagascar. Un étudiant, Jean-Pierre Randrianamboarina, a été passé à tabac par une dizaine de gendarmes, traîné jusque dans un pick-up et conduit à la gendarmerie alors qu’il n’était pas armé. Au cours des dernières semaines, des éléments des forces armées de l’opération « Fahalemana 2015 » se seraient livrés à des exactions, y compris des exécutions sommaires de villageois, dans le sud du pays. La FIDH condamne fermement ces graves violations des droits humains, exhorte les autorités malgaches à enquêter, poursuivre et punir les présumés responsables, et à faire respecter strictement le droit international des droits humains et le Code de conduite des forces armées, qui oblige ces dernières à « respecter les obligations, les règles et principes des Droits de l’Homme ».

« Au cours des dernières semaines, des éléments de la gendarmerie ont fait preuve d’un usage disproportionné de la force tandis que l’armée se serait rendue responsable de crimes graves à l’encontre de la population civile. Le tabassage d’un étudiant à Antananarivo et les allégations d’exécutions sommaires au sud du pays, témoignent des graves défaillances dans la gestion et des dérives des forces de sécurité malgaches. Les autorités du pays doivent faire preuve d’une grande fermeté à l’égard des présumés responsables de ces actes et diligenter au plus vite des enquêtes crédibles et transparentes pour que de telles violations des droits humains ne se reproduisent pas et que l’impunité des forces de l’ordre ne se pérennise pas », a déclaré Dismas Kitenge, Vice-président de la FIDH.

A l’occasion d’une manifestation des étudiants de l’université d’Ankatso – dont les professeurs sont en grève depuis plus de deux mois – et qui réclamaient la reprise des cours, un face à face a eu lieu entre les manifestants et les forces de l’ordre, le 31 août 2015. Ces dernières ont cherché à disperser les manifestants en procédant à des tirs de gaz lacrymogène, en utilisant des matraques et des bâtons électriques et en poursuivant les étudiants sur le campus de l’université, en violation de la franchise universitaire qui interdit aux forces de l’ordre de pénétrer dans l’établissement sans l’aval des autorités universitaires. Elles ont fait preuve d’un usage excessif de la force en rouant de coups de pieds et de matraque un des meneurs de la manifestation, Jean-Pierre Randrianamboarina. D’après les informations recueillies, l’étudiant a plusieurs fractures et traumatismes mais ses jours ne sont pas en danger. Il a comparu le 2 septembre dernier devant le Tribunal d’Anosy pour un certain nombre de chefs d’accusation dont l’incitation à des troubles à l’ordre public et au renversement du gouvernement. Il a finalement été condamné à six mois de prison avec sursis.

Il semble que certains manifestants aient effectivement cherché à perturber l’ordre public en tentant de mettre le feu à un taxi phone et en jetant des pierres sur des éléments de la gendarmerie. Néanmoins, rien ne justifie un usage aussi disproportionné de la force, d’autant que l’article 8 de la Constitution malgache de 2010 précise que « nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants » et que Madagascar a ratifié la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines et traitements cruels, inhumains ou dégradants, le Pacte International sur les Droits Civils et Politiques et la Charte africaine des droits de l’homme, qui interdisent ces pratiques.

Les autorités malgaches, en la personne du président, du Ministre d’État et du Secrétaire d’État à la gendarmerie, ont condamné publiquement ces violences. Elles doivent maintenant passer des paroles aux actes et faire respecter la liberté d’expression et de manifestation, faire appliquer les lois nationales, se conformer à leurs obligations internationales et appeler les forces de l’ordre à la plus grande retenue. Elles doivent également condamner les déclarations de certains hauts responsables des autorités malgaches, tels que le président de la Commission Sécurité de l’Assemblée Nationale et du Général en charge de la formation des forces de l’ordre, qui ont respectivement justifié les actes des gendarmes et indiqué que ces pratiques étaient conformes au Manuel de formation des forces de sécurité.

Par ailleurs, la presse nationale et les organisations de la société civile malgache dénoncent depuis la fin du mois d’août et le début du mois de septembre 2015 une escalade de la violence et la multiplication de cas d’exactions et d’exécutions sommaires perpétrées par les forces armées déployés dans le cadre de l’opération « Fahalemana 2015 » au sud de la grande île et par les Détachements Armés de Sécurité (DAS) qui contribuent à l’opération. Cette vaste opération militaire a été lancée à la mi-août 2015 pour enrayer le phénomène de vol de bovidés par les « dahalos » (« voleurs de zébus » en malgache).

Les dahalos mènent des attaques meurtrières, terrorisent la population villageoise et se livrent à un important trafic de bovidés. De nombreux affrontements ont eu lieu entre les dahalos et les forces armées ces dernières semaines. Huit militaires ont trouvé la mort dans ces affrontements le 26 août 2015, dans une embuscade à Ankazoabo-Sud. Depuis, les assassinats de civils semblent se multiplier et les forces armées sont soupçonnées de mener des attaques indiscriminées contre des groupes qu’ils supposent être des dahalos, notamment dans les régions de la Betsiboka, de l’Androy et du Bongolava. De nombreux villageois se seraient réfugiés dans les bois proches de leurs villages.

« D’après nos informations, de plus en plus d’exécutions sommaires de civils seraient perpétrées par les forces armées malgaches dans le cadre de l’opération Fahalemana. Ces allégations sont d’une extrême gravité et devraient pousser les principaux partenaires de Madagascar à tirer la sonnette d’alarme. Si les présumés responsables ne sont pas traduits en justice, une Commission internationale d’enquête devrait également être mise en place pour faire la lumière sur ces actes, et le cas échéant, l’Union africaine, l’Union Européenne, l’Organisation Internationale de la Francophonie, le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale, le Système des Nations Unies et les autres partenaires de Madagascar devront prendre des mesures pour faire respecter les libertés et les droits fondamentaux du peuple malgache. », a déclaré Andrianirainy Rasamoely, coordinateur de la CNPFDH-Madagascar.

L’Union Européenne notamment, principal partenaire de Madagascar, devrait faire pression sur les autorités malgaches – qui sont tenues par l’article 9 de l’accord de Cotonou de respecter les droits de l’homme et l’État de droit sur l’ensemble du territoire – pour qu’elles honorent leurs engagements. En effet, alors que les forces armées sont censées mettre un terme aux exactions des dahalos, il semble que certains de ses éléments se livrent aux mêmes pratiques. D’après des sources locales, 14 individus soupçonnés de fournir des armes à des voleurs de bœufs auraient été sommairement exécutés par des militaires dans la nuit du dimanche 30 au lundi 31 août 2015, dans la commune rurale d’Ankiliabo, au sud-ouest de Madagascar.

Cet incident aurait plongé la zone dans une profonde tension au point que des affrontements auraient éclaté entre des militaires et des gendarmes, lesquels se seraient élevés contre ces exécutions. 15 militaires de l’opération Fahalemana auraient également fusillé de façon extra-judiciaire, le 2 septembre dernier, trois villageois, Razafimahatratra, Ranantsa et Valy, à la suite d’un contrôle de fiches individuelles de bovidés et d’autorisations de port d’arme dans le village de Tsarazaza Maevatanana, dans la commune rurale de Mahatsinjo. Les militaires auraient emporté 70 zébus avant que la compagnie territoriale de la gendarmerie nationale n’intervienne.

Sur la base d’informations récoltées par Mr. Razafindremakam, président de la GTZ, la CNPFDH a récemment déclaré que deux voleurs de bétail ont été arrêtés le 3 septembre 2015 par les forces de l’ordre d’Ihosy, dans le village d’Andiolava sur la route nationale 7. Les forces de l’ordre les auraient emmenés au camp militaire d’Ihosy puis à l’aérodrome d’Ihosy où ils auraient été exécutés par balles puis brûlés à l’aide de pneus enflammés. Cet événement a été relaté par une station de radio locale « Avec » et des habitants de la zone ont assisté à la scène. Les organisations de la société civile disent avoir chercher à interpeller les autorités administratives et judiciaires ainsi que les responsables de la sécurité, restés « étrangement injoignables », selon leurs déclarations. Les autorités militaires ont quant à elles déclaré par la suite que deux civils avaient en effet été tués dans des circonstances troubles. Des émissaires auraient été envoyés sur le terrain pour attester de la véracité de ces faits.

L’opération Fahalemana compte environ un millier d’hommes et constitue la plus vaste opération militaire déployée sur le territoire depuis plus de dix ans. Elle devrait prendre fin en décembre 2015. Les hauts responsables des forces armées et du gouvernement devraient agir au plus vite pour que cette opération ne déstabilise davantage les zones qu’elle est censée sécuriser.

fidh (Organisation des Droits de l’Homme)

L'injustice

Gtt Inter Geneve.

Efa ela ny GTT Inter Ge no nisintona ny sain’ny maro momba ity resaka « Dahalo » ity amin’ny filazana ny zava-misy sy marina momba ny tetika any Atsimo. Betsaka ireo nolazaina momba ny famonoana vahoaka sy ny fandrobana izay hanerena ny mponina hiala ny taniny, mba hitavanan’ireo orinasa « prédateurs » vahiny ny harena misy. Tsy nitsahatra ny nampahafantatra ny CI ny fanosihosena ny zon’olombelona any Atsimo izahay.

Nisy « dossier » momba izany nampitaina any amin’ny ONU. Koa tsy gaga izahay ary manohana ny fanakianana sy fanamelohana ataon’ny mpiandraikitry ny PNUD. Anjaran’ny mpitondra no mandray andraikitra fa tsy hanao ny any Atsimo ho « tany lavitra andriana ».

https://www.facebook.com/GTTINTERGE/posts/438948226308336

24 Mai 2014.

MADAGASCAR: Un génocide silencieux dans le Sud – Le GTT International – Genève demande une enquête indépendante de l’ONU.

Gtt Int Ge

Malagasy Mandresy, Madagasikara Afaka

Peuple Malagasy Gagnant. Madagasikara Libre

Winner Malagasy People. Free Madagasikara

MADAGASCAR : Un génocide silencieux dans le Sud

Le GTT International – Genève demande une enquête indépendante de l’ONU.

Devant l’extrême gravité de la situation qui prévaut actuellement dans le Sud du pays, nous, GTT International-Genève, voulons exprimer notre très vive inquiétude et interpeller l’ensemble de la Communauté internationale sur la tournure que prennent les événements.

En effet, sous couvert du classique vol de zébus par des « Dahalo » (bandits voleurs de zébus),  des bandes lourdement armées pillent, violentent et surtout tuent les villageois livrés à eux-mêmes. La situation s’est transformée en un violent affrontement inter-villages dont le bilan est très lourd:

On assiste à de véritables massacres d’une rare violence et d’actes terroristes qui contraignent les villageois survivants, terrorisés, à abandonner leurs terres pour se réfugier dans les grandes villes, en l’occurrence à Amboasary, Chef-lieu de District. Tandis que les corps des victimes sont dévorés par les chiens.

Cette situation n’est pas nouvelle. En novembre 2012, Amnesty International avait déjà vigoureusement dénoncé les nombreuses exactions commises par les forces spéciales du régime putschiste, dont est issu M. Rajaonarimampianina, dans le cadre de la désastreuse et médiatique opération « Tandroka ». Notons qu’Amnesty International, dans son rapport, parle “d’exécutions extrajudiciaires présumées” et de“violations massives” en précisant que les responsables présumés se trouvent parmi les hauts gradés du FIS. Si bien que l’ONG a demandé la mise en place d’une enquête indépendante de l’ONU concernant ces atrocités.

Cette fois-ci, le mode opératoire est sensiblement différent mais l’objectif reste inchangé. En effet, ce sont les villageois qui sont incités à s’entretuer pour montrer l’apparence d’un conflit ethnique.

Derrière ces actes abominables, se dessine une véritable opération terroriste de déplacement forcé de population dans le but de s’emparer du riche sous-sol de la Région. Rappelons que le Grand sud de Madagascar regorge d’importantes ressources minières qui intéressent nombre de prédateurs nationaux et étrangers sans foi ni loi, guidés par leurs seuls intérêts. On assiste toujours à cette logique de pillage systématique et généralisé des richesses nationales.

Actuellement, l’insécurité est en train de se propager dans tout le pays, notamment àToamasina (la grande ville portuaire de l’est du pays), avec de nombreuses habitations incendiées dans plusieurs quartiers de la ville. Tout dernièrement, la presse a fait état de la découverte dans un quartier résidentiel d’une bombe artisanale qui, heureusement, n’a pas explosé. Selon des témoignages, les habitants ne se sentent plus en sécurité, ils sont pris par la terreur et ne sortent plus la nuit.

Du côté du pouvoir, la réaction n’est point à la hauteur de la gravité de la situation. Au lieu de rétablir l’ordre, le pouvoir parle de « catastrophe naturelle » ( !) et envoie des dons aux victimes. Au lieu de prendre des mesures idoines, les dirigeants sont plutôt préoccupés à marchander leur traitement et avantages qui s’y rattachent. Non seulement, c’est une marque de mépris total vis à vis des victimes mais surtout une irresponsabilité flagrante de la part de l’Etat qui ne remplit pas son rôle premier de protéger sa population. Aussi, on peut légitimement l’accuser de non-assistance à population en danger mais également complice d’un génocide silencieux.

En tout cas, plus de 4 mois après les pseudo-élections qui ont légitimé le putschiste Rajaonarimampianina, Madagascar est loin de retrouver la paix sociale. Au contraire, la situation est très grave et évolue dangereusement vers une guerre civile, si ce n’est déjà le cas.

Aussi, nous mettons la Communauté Internationale, celle qui a imposé au peuple Malagasy la légitimation des putschistes en foulant aux pieds l’Accord de Cotonou, devant sa responsabilité:

  • que des mesures urgentes soient prises par l’ONU pour assurer la sécurité des biens et des personnes dans le sud de Madagascar.
  • qu’une enquête indépendante, au même titre que celle qu’a demandée Amnesty International, soit menée urgemment par l’ONU afin d’identifier les vrais responsables de ce drame humain.

Genève, le 24 mai 2014.

Madagascar, un pays à l’agonie

Madagascar, un pays à l’agonie

Insécurité, pauvreté en croissance exponentielle, délestages, corruption banalisée. Des mots pour désigner l’agonie actuelle de Madagascar.

Madagascar a connu de nombreuses crises par le passé, mais l’année 2015 semble être la fusion de toutes les crises avec une intensité maximale. Et le fait qu’elle passe totalement inaperçue aux yeux du monde est encore plus dramatique.

Un diner aux chandelles

On pourrait créer une liste de plusieurs kilomètres pour expliquer les raisons des délestages à Madagascar. Infrastructure vétuste, manque d’eau dans les barrages, impayés de l’Etat. On dirait que les responsables de la Jirama sont surtout responsables de créer des listes d’explications aussi inutiles que farfelues dès que le délestage frappe les différentes villes du pays. Actuellement, Antananarivo connait sa pire crise de délestages depuis plusieurs années. Au-delà de la fréquence quotidienne, c’est surtout la durée puisqu’elle dépasse 10 heures par jour, soit toute la journée de travail. Tous les quartiers ne sont pas touchés, mais les environs de Tana sont en miettes sur le plan économique. Et aucun des responsables n’a les couilles pour dire vraiment ce qui se passe.

Les impayés de l’Etat doivent jouer un grand rôle puisque les entreprises de carburant sont de moins en moins conciliantes. Et si on ajoute l’état catastrophique de l’équipement, on peut dire que la boucle est bouclée. La privatisation de la Jirama progresse doucement, mais lentement. Les dirigeants peuvent dire ce qu’ils veulent, mais cette privatisation aura bien lieu. Et une privatisation regarde le profit avant toute chose et on risque d’assister à une paupérisation entre ceux qui pourront se payer de l’électricité et de l’eau 24 h/24 et ceux qui devront apprendre à alimenter leurs télés avec une bougie. Mais le plus ahurissant est que ni les responsables de la Jirama ou les dirigeants gouvernementaux ne veulent endosser la responsabilité de ce désastre. Est-ce que cela signifie que ce sont les citoyens qui sont responsables du désastre de la Jirama ?

Joyeux massacres dans le sud

On croyait qu’on avait résolu le problème des Dahalos dans le sud. Mais si, est-ce qu’on ne se souvient pas de l’opération Mihova Foa comme si une grâce pouvait changer des criminels par magie. Cette année, les forces de l’ordre répondent avec toute la force qui est à leur disposition. Les ordres semblent clairs. Il faut mater cette insécurité par tous les moyens et si les taches de sang font la taille d’une ville, alors ainsi soit-il. Les organisations des droits de l’homme rapportent des cas de torture qui sont perpétrés par les forces de l’ordre. Depuis le régime de la transition, le gouvernement central n’a jamais pu combattre l’insécurité dans le sud parce qu’il n’a jamais compris le problème de base.

Ces personnes ne sont pas devenues des Dahalos par plaisir, mais par nécessité. La sécheresse et la pauvreté sont une combinaison dangereuse pour une population qui peut à peine survivre dans de bonnes conditions. Si la survie devient quasi impossible, alors ces personnes succombent au désespoir et on ne peut pas leur en vouloir de déverser leur haine sur ceux qu’ils estiment responsables de leur malheur.

La période de soudure devient une banalité

Et pour ajouter à tous ces problèmes, on a la corruption et la morosité économique. Pendant une semaine, nous avons parcouru la ville de Tana. Les magazines étaient aussi vides que leurs étals. Personne n’achète et ne vend, mais c’est surtout cette rage intérieure qui nous a surpris. On a failli assister à une émeute à la Petite Vitesse pour une simple question de priorité sur la route. Les gens sont sur les nerfs et certains attendent même que ça explose pour évacuer la pression. Le régime en place nous promettait un avenir économique digne d’intérêt, mais les investisseurs étrangers ne veulent pas venir. Et on ne peut pas leur en vouloir. Comment peuvent-ils travailler dans une ville qui n’a pas d’électricité à raison de 10 heures par jour ? Les indicateurs sont au rouge et le régime n’aucune explication à donner.

C’est à se demander si le gouvernement sait vraiment ce qui se passe ou qu’il se contente d’espérer que ça va tenir le coup comme la famille dans la petite maison dans la prairie. Mais ce climat de faiblesse est très propice aux trafics en tout genre. Le trafic de bois de rose bat son plein. Un rapport nous apprend que 100 tonnes d’or ont été produites à Madagascar, mais la majorité est sortie illégalement du pays.

Et le pire est encore à venir

En général, la période de mars à septembre est plutôt calme à Madagascar. Et c’est même une bonne période puisque c’est la saison touristique qui est suivie de l’hiver. La saison touristique a été détruite à cause de l’incompétence caractérisée d’Air Madagascar. Dès que la saison touristique a pris fin, les employés en grève se sont remis au travail par magie. Vous aurez dû dire clairement que c’était une décision politique plutôt que de prendre les voyageurs et des cons pour des touristes patentés. Aux États-Unis et en Europe, les voyageurs, qui ont été lésés par leur compagnie aérienne, peuvent porter plainte pour dommages et intérêts. Mais on ne recommande pas aux voyageurs d’Air Madagascar de porter plainte, car c’est eux qui risquent de se retrouver en prison.

Alors qu’on aurait dû vivre une période tranquille, les délestages, l’insécurité et la pauvreté s?est accumulé pendant ces derniers mois. Et le pire est encore à venir. Car bientôt, on aura la saison des pluies qui va débarquer, ensuite, on aura les cyclones. Et comme le gouvernement n’a rien foutu une fois de plus contre les criquets, alors on va aussi les revoir plus affamés et nombreux que jamais. La peste a déjà fait 2 victimes même si la propagation a pu être endiguée. Mais en général, la peste débarque en janvier et février après l’insalubrité provoquée par la saison des pluies. On a également le choléra qui peut refaire son apparition si les conditions s’y prêtent.

On peut dire que Madagascar est vraiment le paradis des emmerdes perpétuelles.

Houssenia Writing

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Des voix s’élèvent pour réclamer l’arrêt des opérations dans le Sud… Génocide !!!

Armée, gendarmerie, dahalos. Scènes de guerres dans le Sud. Com du GTT International-Genève.

Vers une suppression ? La main criminelle de nos gendarmes.

Henatra ho anareo miaramila, matoa manaonao foana dia satria tsy misy intsony ny fanarahan-dalana sy fepetra mifehy.

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La déroute de l’armée dans le Sud. Dahalos et civils tombent sous les balles « incontrolées » de nos vaillants guerriers .

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Raharaha kapiteny Falihery Andriatiana. Iza no namono ?

Andramena (Bois de rose). Ny mpitondra sy ny miaramila ary zandary . Ino Vaovao. Bekasy, Muneera

GTT International-Genève.

Miaramila-Atsimo 2015.ph Cortez Komanda‎

Miaramila-Atsimo 2015.ph Cortez Komanda‎

Ph. Midi M/kara

Ph. Midi M/kara

militaires b

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