Toamasina, incompétence et violences. Midi M/kara.

Commune Urbaine de Toamasina : Le pouvoir laisse pourrir la situation

Le pouvoir joue avec le feu qui risque d’embraser tout le pays.
Le pouvoir joue avec le feu qui risque d’embraser tout le pays.

Le Préfet de Région Benandrasana Cyrille renvoie la …balle aux deux parties protagonistes au sein de la Commune Urbaine de Toamasina (CUT).

« C’est à eux de trouver un terrain d’entente », répond le Préfet de Région, alors que la situation dégénère au fil des jours. On est en droit – au propre comme au figuré – de se demander si ce n’est pas une carence de la part du représentant de l’Etat auprès de la CUT. A ce titre, il représente même le Premier ministre qui, selon la Constitution, « assure la sécurité, la paix et la stabilité sur toute l’étendue du territoire national dans le respect de l’unité nationale. A cette fin, il dispose de toutes les forces chargées de la police, du maintien de l’ordre, de la sécurité intérieure et de la défense ».

Ordre public. En ce qui le concerne, le Préfet de Région a la charge du respect des lois et de l’ordre public. A l’instar du chef du gouvernement, il dispose, dans les limites de sa compétence territoriale, de toutes les forces de police. Il a le pouvoir de requérir les unités de la gendarmerie et de l’armée stationnées dans sa circonscription. En tout cas, il est le seul compétent pour prendre les mesures relatives à l’ordre public. Bon nombre de citoyens se demandent pourquoi le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation ne rappelle-t-il pas à l’ordre (public) le Préfet de Région qui est placé sous son autorité hiérarchique.

Souveraineté. D’aucuns pensent même, à tort ou à raison, que le pouvoir central laisse pourrir la situation dans le but inavoué de cueillir la mairie en nommant un PDS à la place du maire qui avait battu le candidat du HVM aux dernières communales. Et ce, au mépris de l’article 5 de la Constitution qui dispose que « la souveraineté appartient au peuple, source de tout pouvoir, qui l’exerce par ses représentants élus au suffrage universel direct ou indirect ou par la voie du référendum. Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’attribuer l’exercice de la souveraineté ». Quid alors de la légitimité et de la légalité des grévistes de la CUT, qui demandent le remplacement du maire élu par un PDS ?

Affrontement entre « gros bras » et employés grévistes :Une dizaine de blessés à la Mairie de Toamasina

Un affrontement virulent entre « gros bras » et grévistes a eu lieu.
Un affrontement virulent entre « gros bras » et grévistes a eu lieu.

Aussitôt, le « sakoroka » a viré à un virulent combat avec des jets de pierre et des coups de bâtons.

A qui profite le crime ? C’est la question qui se pose face à la situation actuelle au niveau de la Commune Urbaine de Toamasina. En effet, bon nombre d’observateurs se demandent qui tire profit du blocage total de l’Administration au niveau de la Mairie du Grand Port. Certains soupçonnent une implication des tenants du régime HVM derrière cette situation chaotique. « Un maire MAPAR ne peut pas diriger la capitale économique du pays ». Depuis quelque temps, les employés grévistes commencent à réclamer le remplacement du Maire, Elysée Ratsiraka par un Président de la Délégation Spéciale (PDS). Hier, un affrontement a eu lieu entre les partisans du Premier Magistrat de la Ville de Toamasina et les employés grévistes. D’après les informations, des partisans du Maire, 70 hommes et femmes environ, dirigés entre autres par le Premier Adjoint au Maire, le Directeur du Personnel et le Directeur du Cabinet de la commune ont accompagné Elysée Ratsiraka, alors que ce dernier a prévu de rejoindre son bureau vers 10 heures. A leur arrivée devant la Mairie, des altercations avec les agents de la commune qui se sont réunis au sous-sol du bâtiment se sont éclatées. Alors que les employés grévistes ont bloqué leur passage, les « gros bras » ont pour leur part forcé l’entrée. Aussitôt, les affrontements ont viré à un virulent combat avec des jets de pierre et des coups de bâtons. Bilan : une dizaine de blessés dont un grave parmi les employés. De sources locales ont même laissé entendre que le pronostic vital est engagé pour ce dernier. On recense également quelques blessés dans les rangs des partisans d’Elysée Ratsiraka.

« Grève illégale ». Après le « sakoroka », les deux camps se sont renvoyés la responsabilité. Pour sa part, le Maire Elysée Ratsiraka est sorti de son mutisme après avoir joué la carte de la discrétion depuis le début de la grève des employés. Selon ses dires, « la grève est illégale et ne respecte pas les principes démocratiques. Et ce, dans la mesure où les conditions et la procédure de grève ne sont pas remplies ». Il n’y aurait pas de préavis de grève déposée au préalable. « J’ai déjà payé deux mois de salaires impayés, par ailleurs, le paiement des deux mois restants aura lieu la semaine prochaine », a-t-il déclaré. Une manière au Premier Magistrat de la Ville du Grand Port d’exprimer sa bonne volonté de résoudre ce conflit afin de permettre la mise en œuvre des actions de développement dans cette localité. Il convient de noter que la Commune Urbaine de Toamasina affiche un manque à gagner de 6 à 10 millions d’Ariary par jour depuis le début de cette grève, soit 300 000 000 millions d’Ariary par mois.

Négociations. Pour mettre fin à l’affrontement d’hier, les éléments de l’Emmo-Sécurité dirigés par le Commandant du Groupement de la Gendarmerie de la Région Atsinanana étaient obligés d’intervenir. Ils ont enlevé les banderoles des deux parties protagonistes installés devant la Mairie. De sources bien informées, les Forces de l’ordre ont également dirigé une médiation afin d’encourager les partisans d’Elysée Ratsiraka et les employés grévistes à revenir sur la table des négociations. Pourtant, rien n’a filtré de cette rencontre qui a duré plusieurs heures. Ce jour, Toamasina reste encore une ville sous tension. Le risque d’un nouvel affrontement n’est pas à écarter. Les agents de la commune sont encore très remontés face à leur collègue qui lutte entre la vie et la mort suite à ses blessures. Histoire à suivre.

Davis R

R.O Midi M/kara

publication deChristophe Morestin.
Photo de Christophe Morestin.

Toamasina – 25 ireo naratra ary iray ahiana mafy ny ainy : mandratra sy mamono olona ny « gros bras  »

10/12/2015
Raikitra ny fifandonana sy ny savorovo tao amin’ny kaominina Toamasina, omaly. Nifanehatra ireo mpiasa mitokona sy ireo andiana « Gros bras », miandany sy mpanohana ny ben’ny Tanàna, Ratsiraka Elysée. Vokany, 25 ireo naratra iray hafa ahina ny ainy.

Nitarika ireo andiana « gros bras », niandahy miambavy, mihitsy ny lefitra voalohany ny ben’ny Tanàna, Din Van Ricky, ary nidina tao amin’ny faritra nivorian’ ireo mpiasa mitokona. Nandravarava sy namely ireo nifanandrify aminy izy ireo, niaraka amin’ny hazo sy vato. Vokany, maro ireo mpiasa naratra raha mbola miady amin’ny fahafatesana ao amin’ny efitrano famelomana aina ny iray hatramin’ny fotoana nanoratanay. Narahin’ ireo milisy enin-dahy mirongo hazo izy io ary nodarohana teo anoloan’ny hopitaly kely raha efa hamonjy ny fodiany tamin’ny 12 ora sy 15 minitra. Nisy fahasimbana ny fotodrafitrasan’ny kaominina.

Tsy mipetraka amin’ny maha raiamandreny azy

Voalaza fa efa nahazo baiko avy amin’ny ben’ny Tanàna, Ratsiraka Elysée, sy ny lefiny, ireto andiana « gros bras » ireto amin’izao herisetra niseho izao. Efa mifehy sy manjaka ao amin’ny lapan’ny Tanàna rahateo izy ireo raha tokony ho ny polisy kaominaly no ho eo an-toerana.

Ankoatra izany, heno tamin’ireo andian’olona ireo fa tsy maintsy mamono mpiasa iray amin’ ireo mitokona izy ireo mialoha ny hialan’ny ben’ny Tanàna eo amin’ny
toerany. Nanamafy kosa ny lefitra voalohan’ny ben’ny tanana, Din Van
Ricky, fa raha esorin’ny fanjakana eo amin’ny toerany Ratsiraka Elysée, izy ireo indray no hitarika korontana ho an’ i Toamasina.

Tsiahivina fa niseho teo imason’ ny ben’ny Tanàna avokoa izany fifanjevoana izany saingy tsy nandray ny fepetra ny tenany. Tokony hipetraka amin’ny maha olobe azy eo an-tanàna ? Nampirisika ireo mpiandany aminy aza no nataony.

Milisy karamaina hiaro ny sezan’ny mpitondra

Anisan’ny niandohan’izao savorovoro izao ny tsy naneken’ny mpitantana vaovaon’ny kaominina handoa ny karaman’ny mpiasa, trosa talohan’ny nandraisany ny fahefana. Matoa anefa nandray ny andraikitra sy nilatsaka hofidina, efa mivonona ho amin’izany fa tsy hanilika amin’ny hafa sy ny teo aloha, ho fialana bala. Fitohizan’ny asam-panjakana !

Tahaka ireo ben’ny Tanàna hafa, toy ny any Mahajanga tantanan’ny Mapar na koa ny Tim mitondra eto Antananarivo Renivohitra. Niatrika sy nivonona amin’ny olana, itovian’ny ankamaroan’ny kaominina ka tsy tonga amin’ny tranga tahaka izao.

Etsy andaniny, mbola manaiky hatao fitaovana sy karamain’ny mpanao politika amin’ny vola sy zavatra tsy mahavita taona ihany ireo andian’olona sasany. Afaka manangana karazana « milisy » tahaka izany eto amintsika rehefa hiaro seza na toerana ? Tiana ho toy ny any Afrika ny eto amintsika ? Fanjakan’i baroa sy tsy tan-dalàna ?

Tsy hita taratra koa anefa ny fandraisana andraikitry ny mpitandro filaminana, manoloana izao raharaha izao. Inona ny antony ? Aiza ny olana ? Tahaka izany ireo tompon’andraikitra miahy ny kaominina ka hatraty amin’ny fitondrana foibe. Tsy heno, ho amin’ny fampitoniana sy ny fanelanelanana. Iandrasana faty olona sy ra mandrika vao handray andraikitra ?

Raha mitohy izao, ahiana ny hifanafihana hatrany anaty fokontany rehetra any, ary hiteraka ady an-trano, tsy hifankahitana. Vao mainka hihasarotra ny raharaha. Mizaka ny vokany hatrany ny vahoaka.

Sajo sy Synèse R.

KAOMININA TOAMASINA : Tafiditra resaka politika ny fitokonan’ny mpiasa

Voaporofo raha nambaran’ireo mpiasa mbola manohy ny asany ao amin’ny Kaominina fa efa nivaona ny fitokonana ataon’ireo ampahany amin’ny mpiasa.11 décembre 2015

“Efa tsy hita soritra intsony ny maha fitokonana amin’ny tombontsoan’ny mpiasa, fa efa miharihary ny fidiran’ny resaka politika”, hoy hatrany ireto mpiasa manohy ny asany ireto.
Raha fitakiana tsotra ny amin’ny karama, izay trosa tsy voaloan’ny mpitantanana teo aloha no niaingan’ny fitokonana dia efa zavatra hafa no takiana amin’izao dia ny fanesorana ny Ben’ny tanàna, izay lanin’ny vahoaka maro an’isa teto Toamasina. Ny momba ny karama izay notakiana teny am-boalohany dia efa miezaka ny Ben’ny tanàna mandoa izany.

Araka izany, fitakiana politika no misy, hoy hatrany ny fanazavana azo. Anarana mpanao politika telo no re eny an-dalan-tsara eny no ao ambadika sy mandrehitra ity afom-pitokonana ity, ka hita eo ihany ny ho tohin’ity raharaha ity.

Ravo Ino Vaovao

Le pouvoir joue avec le feu qui risque d’embraser tout le pays.

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
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