Marina Razanasoa, Gilberto Moravelo en tournée.

Toliara tsy miroro

Mar’na & Berto chantent leur île

Le duo de Mar’na (Marina Razanasoa) et Berto (Gilberto Moravelo) s’est constitué en 2010, alors que Mar’na faisait paraître son premier album solo, « Marovoay », du nom de la ville de son enfance. Joli concert de folk malgache, samedi soir, en bas des halles. L’ordinaire, la famille, les coutumes encore vives, l’amour, le respect des « razakos » (les ancêtres), l’effervescence et les couleurs des marchés, mais aussi l’exil… Mar’na et Berto ont parlé de leur île, samedi soir. Pour elle, installée depuis 2010 à Douarnenez, le manque est là, comme un moteur qui la porte à vouloir transmettre et partager les parfums de son île et les chants omniprésents toute sa vie là-bas. « Quand j’imagine Madagascar, je sens les odeurs de la rue, de la terre… Là-bas, la musique est très présente, les gens chantent », indique-t-elle, fournissant quelques indices sur sa première éducation musicale.

Presque par hasard…
Une éducation qui s’est faite sans qu’elle s’en rende bien compte, car Mar’na se présente comme une autodidacte. C’est tout à fait par hasard, en 2003, que la jeune femme découvre cet univers, en chantant. Elle vit à Mayotte, des amis malgaches la sollicitent pour un concert. Alors, ce qui aurait pu n’être qu’une petite expérience de la scène prend de plus en plus de place dans sa vie. Tandis que Berto, lui, enseigne le « solfa » ? comme on dit là-bas ? elle se met à composer tout naturellement ses textes. Des histoires dans lesquelles elle donne volontiers voix à ceux qu’elle a croisés. Elle joue du ukulélé, d’abord, puis de la guitare.

Premier album en 2009
Les choses s’enchaînent : elle chante en duo, avant d’enregistrer, en 2009, son premier album solo. La jeune compositrice vient de Marovoay, dans le Nord-Ouest, et Berto de Taolagnaro, dans Sud de l’île. S’ils ont un dialecte commun parmi d’autres, ils n’ont pas du tout le même parcours : Berto est né dans la musique que sa mère, enseignante, lui a transmise. Il a un studio, participe à de nombreuses formations comme le Ny Malagasy Orkestra et voyage énormément. Ils se retrouvent chaque année pour composer et recomposer leur duo. Leurs différences mélangées donnent un patchwork qui célèbre toutes les traditions musicales de l’île.

La tournée commencée début décembre les mènera pendant deux mois, de cafés et d’écoles en festivals, de notre far-ouest à Aubenas, en Ardèche, en passant par le département de la Manche.

Prochaine date
Samedi, à 21 h, au café La peau de l’ours à Port-Louis (56).
©Le Télégramme / http://bit.ly/1mokIcr

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