Bois de rose. Kidnapping à Toamasina. Annie retrouvée morte. Arnaud liberé.

Toamasina.

Toamasina 2014

Toamasina mcm

KIDNAPPING : ANNIE RETROUVÉE MORTE, SON COU TORDU

www.sobikamada.com dimanche, 20 décembre 2015

Annie assassinée L’affaire kidnapping des deux mineurs à Toamasina vire au drame. Une triste nouvelle vient de tomber cette nuit. De source près des enquêteurs, Annie, la jeune fille de 14 ans, est retrouvée morte ce dimanche aux alentours de 20h. Son corps a été jeté par ses ravisseurs, dans le quartier de Verrerie, non loin de la maison de leurs parents, où elle a été enlevée le 23 novembre 2015 avec son cousin Arnaud, 17 ans. Annie aurait vécu ses derniers instants de sa vie très difficilement. Son cou est tordu, elle aurait été forcée de boire du gas-oil. Quelques heures avant cette découverte macabre, les flics ont mis la main sur le 4×4 Mitsubishi à bord duquel se trouvaient Arnaud et Annie au moment où le kidnapping s’est produit.

La voiture est retrouvée à Andranomadio, dans une propriété d’un employé du Tribunal de première instance de Toamasina. La voiture allait être repeinte en blanc, et porter un nouveau numéro d’immatriculation. Trois personnes sont arrêtées. Après cette nouvelle prise, le procureur de Toamasina a fait savoir que trois autres personnes connues sous le nom de Tida Kely, Fredo et Lejao ou Rajao font actuellement l’objet de recherche.

Les deux mineurs, enfants d’un opérateur économique à Maroantsetra opérant dans la filière bois, ont été enlevés par quatre hommes armés de kalachnikov en cours de route vers l’école, le matin du lundi 23 novembre 2015. La voiture 4×4 Mitsubishi double cabine, de couleur gris, les transportant a été barrée par une camionnette au passage d’un pont du quartier de la Verrerie. Les ravisseurs ont fait irruptions dans la voiture puis ils ont amené les deux enfants avec. Le jour même de l’enlèvement, les ravisseurs réclament une rançon de 4 millions d’euros en échange de leur libération.

Trois tentatives de versement de rançon auraient dû être organisées mais tournent court, peut-être en raison de la présence policière. 22 personnes ont été interpellées depuis leur enlèvement, 11 d’entre elles sont placées sous mandat de dépôt à Ambalatavoahangy. Arnaud est toujours en captivité. Écrit par  Britto
www.sobikamada.com

Rappel.

 

Kidnapping d’Arnaud et d’Anny : Pourparlers entre les parents et les ravisseurs

Trois jours après l’enlèvement des deux enfants d’un opérateur en bois de rose à Toamasina, Arnaud et Anny, on apprend, hier, que des pourparlers seraient en cours entre les parents des victimes et les ravisseurs. Selon les informations qui nous sont parvenues, 4 millions d’euros, une somme énorme, sont difficiles à trouver pour la famille. Outre cela, elle ne connaît même pas l’état de santé des enfants encore entre les mains des kidnappeurs.

Pour les forces de l’ordre, des réunions ont eu lieu au niveau de l’Organe Mixte de Conception (OMC) pour voir un peu plus clair sur cet enlèvement. Et suite à cette rencontre qui s’est tenue entre les responsables, donc à huis clos, des bribes d’informations ont quand même été entendues par des oreilles indiscrètes. Et des noms ont été cités incriminant des policiers et un magistrat. Et pas plus tard qu’hier, deux autres policiers ont été cités comme instigateurs de ce rapt.

Par ailleurs, on apprend que des éléments du CSIS sont dépêchés dans le grand Port depuis mardi. Ils sont venus pour prêter main forte à la gendarmerie de Toamasina qui a déjà entamé enquêtes et recherches sur cet acte de banditisme. A pied d’œuvre hier, ces militaires venus de la capitale ont déjà procédé à six interpellations suivies d’enquêtes dans le milieu de négoce en bois de rose. Les informations font état d’une fausse manœuvre.

Le kidnapping des deux enfants n’aurait rien à voir à une quelconque vengeance entre ceux qui sont dans les affaires de ces bois précieux. Constat, c’est un enlèvement comme beaucoup d’autres qui ont secoué Toamasina cette année et les années précédentes. Acte de banditisme perpétré par un réseau jamais démantelé jusqu’à présent dans cette grande ville de l’est du pays.

Les observateurs suivent de très près cet événement malheureux d’autant plus que les forces de l’ordre, policiers et gendarmes, sont sur place pour avoir chacun de leur côté, des résultats.

Malala Didider/ r.s.

Kidnapping – Opération de rattrapage à Mahazoarivo

RAPT

23.12.2015 |

Le premier ministre Jean Ravelonarivo a réagi par rapport à l’affaire du kidnapping de Toamasina hier. Réaction après un mois du début de l’histoire, et la mort de l’un des deux adolescents enlevés.

Sortie médiatique assez décevante de Jean Ravelona­rivo hier. Convo­qués assez tard en milieu d’après midi, les journalistes s’attendaient pourtant à une déclaration, voire des révélations fracassantes de la part du chef du gouvernement, concernant l’affaire qui secoue la ville de Toamasina, et même du pays tout entier depuis un mois.
Il s’agit du kidnapping de deux adolescents de 14 et de 17 ans, proches d’un opérateur de la filière du bois précieux. Finalement, le Premier Ministre, entouré pour l’occasion des minis­tres responsables de la sécurité du pays, a surtout fait une opération de rattrapage, face à l’ampleur prise par l’affaire. De simples déclarations d’intention, après le rappel des faits et des actions entreprises, ont surtout marqué la rencontre avec la presse.
«Le gouvernement condamne fermement cet acte meurtrier perpétré par une association de malfaiteurs, dont onze membres et complices sont maintenant en détention. Nous poursuivons le déploiement de tous les moyens nécessaires afin que le captif ait la vie sauve, et que les auteurs encore en liberté soient arrêtés dans les plus brefs délais, et répondent de leurs actes au plus vite», a déclaré le Premier ministre lors de la rencontre avec la presse.

Refus
Après la découverte à Andranomadio  dimanche  matin d’un 4×4 de marque Mitsubishi Sportero, à bord duquel les victimes ont été enlevées, les ravisseurs ont tué dans la nuit l’un des adolescents enlevés pour se débarrasser de la dépouille à environ 500 mètres de la propriété de l’opérateur économique pris pour cible.
Ils ont, dans la foulée, donné un délai de 24 heures à la famille du captif, pour verser une rançon de 1,5 millions d’euros contre sa libération.

Les kidnappeurs ont, au passage, exigé à ce que les enquêteurs de la brigade criminelle, ainsi que les gendarmes d’élite du Groupe de Sécurité et d’Interventions Spéciales (GSIS), dépêchés à Toamasina dans le cadre de ce rapt, soient démontés.
Alors que l’ultimatum a expiré depuis avant-hier après-midi, les malfaiteurs n’ont pas encore reçu le moindre centime. Les hommes de la police criminelle et du GSIS sont encore sur place et des chiens pisteurs de la gendarmerie ont même été envoyés à Toamasina pour flairer les pistes de la bande. Sur le terrain, les dispositifs se renforcent, mais Arnaud, l’adolescent de dix-sept ans, reste toujours introuvable.
Trois suspects pris avec un téléphone utilisé lors des marchandages sur le montant de la rançon avec la famille des victimes ont été relâchés, après avoir été traduits devant le Parquet. Un évadé de prison ayant fait de la main-d’œuvre pénitentiaire pour un magistrat, ainsi que trois kidnappeurs notoires sont alors recherchés dans cette affaire.
Ils se sont fait coincer par la gendarmerie à Mora­manga avec deux 4×4, un pistolet chargé et près de 1,9 millions d’ariary.

Mahefa Rakotomalala / Seth Andriamarohasina. L’Expresmada

Kidnapping meurtrier : Emotion intense à Toamasina lors de l’enterrement de la petite Annie

Tamatave en deuil hier lors de l’enterrement d’Annie.
Tamatave en deuil hier lors de l’enterrement d’Annie.

Tout Tamatave a rendu hier un vibrant hommage au corps de la petite Annie qui a été sauvagement assassinée par ses ravisseurs presque un mois après sa prise d’otage.

Certains n’ont pas pu retenir  leurs larmes, d’autres ont dénoncé la barbarie des ravisseurs. C’est ce qu’on peut dire du dernier hommage rendu par tout Tamatave à Annie, une fillette de 14 ans qui a été sauvagement assassinée par ses ravisseurs. L’enterrement d’Annie a eu lieu hier au cimetière communal de Tanambao I.  Avant l’inhumation, le corps de la petite fille a fait l’objet d’un office religieux à l’église catholique Saint-Louis de Monfort. Sur deux voitures qui ont participé au cortège funèbre d’Annie, on lisait : « Stop kidnapping ! ». A rappeler que presque un mois après sa prise d’otage (23 novembre 2015), Annie a été retrouvée morte la nuit du dimanche 20 décembre non loin de la maison de ses parents, dans le quartier de Verrerie. Jusqu’ici, son cousin Arnaud, 17 ans, reste cependant introuvable. Après avoir assassiné la fillette, les ravisseurs qui ont donné un ultimatum de 24h, a réduit de 4 000 000 Euros à 1 500 000 Euros la rançon exigée. Des négociations auraient été engagées entre les ravisseurs et les parents d’Arnaud, mais n’ont pas encore abouti à un résultat. L’utilisation des chiens pisteurs n’a pas encore porté ses fruits.

Prise de responsabilités tardive. Pour bon nombre d’observateurs, les hauts dirigeants en charge du maintien de l’ordre n’ont pas pris les mesures qui s’imposaient dès que la prise d’otage s’est produite. Ils ont laissé la situation s’aggraver. Ils n’ont réagi à travers une conférence de presse à Mahazoarivo qu’après l’assassinat d’Annie. Conférence de presse au cours de laquelle le premier ministre, le ministre de la Défense Nationale, le ministre de la Sécurité Publique et le secrétariat d’Etat en charge de la Gendarmerie n’ont pas annoncé, contrairement aux attentes des observateurs, des mesures spéciales pour accélérer la recherche d’Arnaud. Visiblement, rien n’a évolué depuis que la voiture Tout terrain qui a disparu avec Annie et Arnaud le jour de leur prise d’otage a été retrouvée. A rappeler que le père d’Annie, Arlan Ramiliarison, est un opérateur économique originaire de Maroantsetra, investissant dans l’exploitation et la commercialisation de bois de rose. Pour certains analystes, le kidnapping meurtrier de Tamatave aurait  un lien avec les activités des parents des enfants kidnappés.

R. Eugène. Midi M/kara

Kidnapping : Stéphanie arrêtée par les policiers de l’USI

Evadée de prison, multirécidiviste et accusée de faire partie  des cerveaux  du double kidnapping d’Arnaud Ramiliarison et d’Annie Rajerison ainsi, que d’avoir perpétré  le meurtre de cette dernière, Stéphanie Roger Lala faisait l’objet d’un avis de recherche de la brigade criminelle depuis le 26 janvier dernier. « Après une filature serrée de trois jours, nous étions convaincus que la personne suivie était  Roger Lala Stéphanie.

Mardi matin, les hommes de l’Unité Spécialisée d’Intervention (USI) ont bouclé le périmètre de Manjakaray pour procéder à son arrestation. Interceptée dans une petite ruelle du quartier, la personne avait avec elle son sac contenant des effets personnels et une perruque » a expliqué le commissaire Erick Michel, directeur de la Force d’Intervention de la Police (FIP). Son audition a commencé , hier même, après son transfert à Anosy auprès des enquêteurs de la brigade criminelle. Une autre source généralement informée a indiqué qu’oppressée par  son avis de recherche, Stéphanie avait le projet de prendre le large. Elle était sur le point de partir pour Nairobi, nous a confié cette source. Pour la famille des deux adolescents enlevés, ce rebondissement tant attendu, redonne  l’espoir  de  retrouver les cerveaux de l’affaire. « Il appartient maintenant à la police judiciaire de découvrir les énigmes et de mettre enfin la main sur les commanditaires. Je pense qu’ils ont maintenant  entre les mains toutes  les pièces nécessaires pour résoudre l’affaire. Il est tout à fait logique de connaître les têtes pensantes après l’arrestation de la principale prestataire de service » a insisté Bezandry Annie, la mère d’Arnaud et tante d’Annie. A Toamasina, Stéphanie Roger Lala  a la réputation d’être une personne influente au niveau des autorités locales.

Elle fréquente la haute sphère du Grand Port. Elle a noué des relations avec des gens hauts placés et a mobilisé les grands moyens pour les entretenir. Son réseau de contacts intéressants est devenu  un atout qu’elle a su exploiter au point de devenir  intouchable malgré les crimes dans lesquels elle a trempé. La brigade criminelle fait savoir durant sa conférence de presse en janvier dernier que Stéphanie a un lourd passé  judiciaire. Alors qu’elle devait purger sa peine pour une affaire de ce genre, elle a pu encore, on ne sait comment, co-exécuter le kidnapping des deux adolescents. Rien ne filtre de la Cour suprême, mais la rumeur court que l’arrestation du juge Jacquis Rabehaja serait probablement liée à celle de Stéphanie. D’autres sources également informées indiquent la proche liaison de Stéphanie avec un commissaire de police travaillant dans une région en dehors de la capitale. Ce dernier  a abandonné son poste pour rejoindre la ville de Tamatave et cette période coïncide avec  celle du  kidnapping. L’enquête judiciaire n’a jamais fait état de cette situation au point que l’on commence à croire à un certain corporatisme dans le traitement de l’affaire. En tout cas, cette arrestation par l’USI  éclaire  l’affaire sous un autre angle. Ses aveux sont attendus à Anosy. La balle est dans le camp des limiers…

D.R 

 

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

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