Bois de rose. Kidnapping à Toamasina. Annie retrouvée morte. Arnaud liberé.

Toamasina.

Toamasina 2014

Toamasina mcm

KIDNAPPING : ANNIE RETROUVÉE MORTE, SON COU TORDU

www.sobikamada.com dimanche, 20 décembre 2015

Annie assassinée L’affaire kidnapping des deux mineurs à Toamasina vire au drame. Une triste nouvelle vient de tomber cette nuit. De source près des enquêteurs, Annie, la jeune fille de 14 ans, est retrouvée morte ce dimanche aux alentours de 20h. Son corps a été jeté par ses ravisseurs, dans le quartier de Verrerie, non loin de la maison de leurs parents, où elle a été enlevée le 23 novembre 2015 avec son cousin Arnaud, 17 ans. Annie aurait vécu ses derniers instants de sa vie très difficilement. Son cou est tordu, elle aurait été forcée de boire du gas-oil. Quelques heures avant cette découverte macabre, les flics ont mis la main sur le 4×4 Mitsubishi à bord duquel se trouvaient Arnaud et Annie au moment où le kidnapping s’est produit.

La voiture est retrouvée à Andranomadio, dans une propriété d’un employé du Tribunal de première instance de Toamasina. La voiture allait être repeinte en blanc, et porter un nouveau numéro d’immatriculation. Trois personnes sont arrêtées. Après cette nouvelle prise, le procureur de Toamasina a fait savoir que trois autres personnes connues sous le nom de Tida Kely, Fredo et Lejao ou Rajao font actuellement l’objet de recherche.

Les deux mineurs, enfants d’un opérateur économique à Maroantsetra opérant dans la filière bois, ont été enlevés par quatre hommes armés de kalachnikov en cours de route vers l’école, le matin du lundi 23 novembre 2015. La voiture 4×4 Mitsubishi double cabine, de couleur gris, les transportant a été barrée par une camionnette au passage d’un pont du quartier de la Verrerie. Les ravisseurs ont fait irruptions dans la voiture puis ils ont amené les deux enfants avec. Le jour même de l’enlèvement, les ravisseurs réclament une rançon de 4 millions d’euros en échange de leur libération.

Trois tentatives de versement de rançon auraient dû être organisées mais tournent court, peut-être en raison de la présence policière. 22 personnes ont été interpellées depuis leur enlèvement, 11 d’entre elles sont placées sous mandat de dépôt à Ambalatavoahangy. Arnaud est toujours en captivité. Écrit par  Britto
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11/01/2016

VAOVAO TSARA

Photo de Patrick Raharimanana.

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21 min ·

Kidnapping Toamasina: Arnaud libéré

Suite à une arrestation des 4 ravisseurs, Arnaud vient d’être libéré, saint et sauf, fatigué mais en bonne santé.

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Patrick Raharimanana

Otage de Toamasina : Arnaud retrouvé dans une maison appartenant à un magistrat

Ouf de soulagement de la famille de Arnaud ! L’otage de Toamasina est libéré celundi 11 janvier 2016 après une opération musclée menée par la Police de Toamasina pour l’extirper entre les mains de ses ravisseurs qui se sont réfugiés dans une maison appartenant à un magistrat, dans le quartier d’Andranomadio, Parcelle 1141.

Bilan de l’opération, libération de Arnaud sans effusion de sang ; cinq arrestations dont deux femmes, quatre fusils kalachnikov, une grenade sont saisis.

Arnaud retrouve sa famille, sain et sauf, mais visiblement traumatisé après cinquante jours de captivité.

De sources concordantes indiquent que Arnaud aurait dû être libéré dimanche 10 janvier 2016 contre paiement de rançon, mais le rendez-vous a fini en queue de poisson. Les ravisseurs auraient fixé un nouveau rendez-vous pour ce lundi, mais ce sont les flics qui débarquent en premier, sur base de renseignements. Résultat : Arnaud est libéré !

Pour rappel, Arnaud et sa cousine Annie ont été enlevés par quatre hommes armés de kalachnikov le matin du lundi 23 novembre 2015, alors qu’ils allaient à l’école. La voiture 4×4 Mitsubishi double cabine, de couleur gris, les transportant a été barrée par une camionnette au passage d’un pont du quartier de la Verrerie – Toamasina. Les ravisseurs ont fait irruption dans la voiture puis ils ont amené les deux enfants avec.

Le jour même de l’enlèvement, les ravisseurs réclament une rançon de 4 millions d’euros en échange de leur libération. Deux semaines plus tard, les ravisseurs ont révisé à la baisse leur rançon à 1,5 millions d’euros.

Ainsi, trois tentatives de versement de rançon auraient dû être organisées depuis, mais tournent court, peut-être en raison de la présence policière.

Dimanche 20 décembre 2015 vers 20h, une terrible nouvelle terrifie la famille. Annie, la jeune fille de 14 ans, est retrouvée morte. Son corps a été jeté par ses ravisseurs, dans le quartier de Verrerie, non loin de la maison de ses parents, où elle a été enlevée le 23 novembre 2015 avec son cousin Arnaud, 17 ans. Annie aurait vécu les derniers instants de sa vie très difficilement. Son cou est tordu, elle aurait été forcée de boire du gas-oil.

Quelques heures avant cette découverte macabre, les flics ont mis la main sur le 4×4 Mitsubishi à bord duquel se trouvaient Arnaud et Annie au moment où le kidnapping s’est produit. La voiture est retrouvée à Andranomadio, dans une propriété d’une greffière à la retraite. Celle-ci croupit à la Maison centrale d’Ambalatavohangy Toamasina avec son fils. La voiture allait être repeinte en blanc, et porter un nouveau numéro d’immatriculation.

70 personnes ont été interpellées dans cette affaire d’enlèvement, 20 d’entre elles sont placées sous mandat de dépôt à Ambalatavoahangy.

(Photo Archives Sobika Toamasina)
Maison où Arnaud et Annie ont passé plusieurs jours en captivité

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Kidnapping : Arnaud libéré !

Kidnapping---CopieUn ouf de soulagement pour sa famille et le tout Toamasina. Hier, vers la fin d’après-midi, les éléments de la police de Toamasina sont intervenus dans une villa située à Andranomadio, parcelle 11/42, et avaient comme mission la libération d’Arnaud. Ils ont reçu un renseignement, cette-fois-ci, fiable et l’opération n’a plus demandé de temps. Le périmètre bouclé, les éléments commençaient à pénétrer dans la villa. A l’intérieur, Arnaud dormait encore sur un matelas en rabane étalé à même le sol. Cinq personnes ont été arrêtées dans la foulée. Des armes de guerre, notamment quatre kalachnikovs garnies de munitions et une grenade, ont été saisies durant la fouille de la maison qui a alors servi pour la détention d’Arnaud. Le locataire de la maison, un couple, a été emmené avec les trois individus dont un pisteur, un gardien et un autre qui s’occupe de sa nourriture. Arnaud a été libéré sain et sauf. Mais il est exposé à des séquelles psychologiques après les cinquante jours de détention que lui seul peut décrire. Hier même, il a été emmené à l’hôpital Be pour un examen médical et aussi pour recevoir les soins d’usage. Le propriétaire de la maison, Mme H., est une particulière et non un magistrat comme bon nombre de personnes le croit, a-t-on appris d’une source informée. Cinquante jours, soit depuis le 23 novembre dernier, une vraie galère sécouait les parents et la famille d’Arnaud et de sa cousine Annie. « L’enfer sur terre »,  décrivait sa mère qui, elle aussi, a mobilisé touts son énergie afin de retrouver son fils. Sur cette affaire, les vrais auteurs et le cerveau du kidnapping courent toujours. L’enquête a commencé hier, pour la police, pour tenter de pister ces personnes. Soixante dix arrestations plus tard et 20 personnes placées sous mandat de dépôt, Arnaud a été finalement libéré de son calvaire. Le jeune de 17 ans a rejoint sa famille hier avec le sourire aux lèvres et les larmes aux yeux et beaucoup d’émotion. Il a été menacé de mort tous les jours sans le paiement d’une rançon de 1,5 millions d’euros. Une somme qui au final n’a pas été versée suite à l’intervention au bon moment et au bon endroit des forces de l’ordre. Jusque-là, c’est surtout la technique de profilage criminel notamment le pistage des auteurs par l’utilisation des informateurs qui a abouti à ce résultat. Seul le résultat compte, bien entendu, mais à notre époque, l’utilisation de la technologie aurait aidé à la localisation rapide de ces endroits. D’ailleurs, l’absence des négociateurs professionnels n’a pu que retarder tous les processus de libération. C’était toujours la mère d’Arnaud qui entrait en contact avec les ravisseurs. On peut ainsi imaginer la double douleur qui a pesé sur cette femme pendant ces cinquante jours. Heureusement que c’est une femme battante puisqu’elle-même a beaucoup contribué aux recherches de renseignements utiles pour retrouver son fils. Une page est tourné sur cette affaire, une autre est ouverte : celle de connaître et d’arrêter le cerveau…

D.R/Malala Didier  

Patrick Raharimanana

Fakana an-keriny : Nivoaka tamin’ny fahanginany ny rain’i Arnaud

Niantso mpanao gazety ny tonia mpampanoa lalàna ny fitsarana ambaratonga voalohany Toamasina, Rajaona Thierry, androany, nanazavany ny mikasika ny raharaha Arnaud, ilay tovolahy 17 taona, zanaka mpandraharaha nisy naka an-keriny niaraka tamin’i Annie, anabaviny, ny 23 novambra 2015. Nanotrona azy i Ramialiason Arlan, rain’i Arnaud.

Tamin’ny teny hentitra sy endrika malahelo no nilazan’ny rain’i Arnaud, ny tao am-pony fa “Aoka hijaona amin’ny fakana an-keriny an-janako ny tranga Fakana an-keriny eto, fa tsy azo ekena izany fitadiavam-bola amin’ny fanaovana takalon’aina olona izany. Hofongorina izao tambazotra izao, fa tsy azo ekena raha ao anatin’ny herintaona monja dia am-polony ny tranga nisy, fianakaviana maro no mitaintaina, ary misy mihitsy ny mamoy ny ainy”.

Nomarihany fa salama tsara ny zanany na somary mbola manahirana ihany aza ny miresaka aminy tamin’ny zavatra nahazo azy, na efa vita aza ny fakana am-bavany azy nataon’ny polisy. Nisaotra ireo mpitandro ny filaminana nanafaka an-janany teo ambany ziogan’ireo nihazona azy an-keriny, sy ireo vahoaka nifampizara ny vaovao taminy nahafahana nanafaka an-janany izao moa ny tenany.

Fitsikerana ny mpanao gazety kosa no nanombohan’ny tonia mpampanoa lalàna Rajaona Thierry, ny resany. “Tsy misy izany mpitsara tafiditra amin’ireo raharaha izao izany ! Tsy misy koa izany tranona mpitsara nahatrarana an’i Arnaud izany ! Tsy misy ihany koa izany fisavana tranona mpitsara izany, ary tsy tafiditra amin’izao raharaha izao ny mpitsara Jackie, koa aoka hilamina hatreo ny momba izany satria tsy mpitahiry jiolahy ny Fitsarana ary tsy jiolahy ny mpitsara eto Toamasina”, hoy izy tamin’ny teny hentitra.

Nambarany anefa fa tena tafiditra amin’ity raharaha ity i Freddy na mbola migadra ao Tsiafahy aza, satria voaray avokoa ny resaka nifanaovany tamin’i Borille Jean, mpandraharahan’ny fonja ao Toamasina nifandray tamin’ny mpaka an-keriny tamin’ny fitakiana ny vola. Toy izany koa ny an’ireo mpivady tompontrano nahatrarana an’i Arnaud tao Andranomadio Toamasina, Parcelle 11/41, sy ny zanak’izy ireo vavy, izay mpanatitra ny sakafon’i Arnaud nandritra izao fihazonana azy izao.

Mitohy ny fanadihadiana, mitohy ihany koa ny fitadiavana ireo mpiray tendro tao anatin’ity raharaha ity, hoy hatrany ny tonia mpampanoa lalàna.

Nolazainy kosa fa tsy hisy hahazo fahafahana vonjy maika izany amin’izao raharaha izao na dia hangataka aza izy ireo.

Tantara mitohy

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Rappel.

Kidnapping : Arnaud en danger, les kidnappeurs lancent un ultimatum de 24 heures

Vite dit

mardi 22 décembre 2015, par Bill

- Les ravisseurs d’Arnaud et Annie – les deux adolescents enlevés le 23 novembre dernier à Toamasina, donnent un ultimatum de 24h pour le paiement de la rançon de quatre (4) millions d’euros contre la libération de Arnaud. Ils ont tué Annie dans la nuit du dimanche et l’ont jeté près de l’enclos de ses parents.

Ils menacent de tuer Arnaud également si cette rançon de 4 millions d’euros ne leur est pas payée. Ce tragique événement suscite de nombreuses et profondes inquiétudes dans l’opinion à Toamasina mais aussi dans les forums des réseaux sociaux. Les capacités des forces de l’ordre voire l’intégrité de quelques-uns de ses éléments ne sont pas épargnées par les commentaires et les critiques.

M/car Tribune.

« Bois de rose : Un secteur qui génère des milliards d’Ariary, soit. Une histoire de réglements de comptes entre adultes, soit. Mais s’en prendre à des enfants, c’est le visage de la barbarie à l’état pur. Tout simplement inhumain » MCM de Paris.

Série de kidnappings – Commanditaire au Palais d’Etat ?


Il serait difficile de parler de la loi des séries, celle-là même qui fait qu’un phénomène (malheur ou bonheur) se met à se répéter durant un certain temps par le plus grand des hasards, c’est-à-dire sans aucune intervention humaine. Car on ne peut plus mettre sur le compte d’une coïncidence la succession de kidnappings observée ces derniers temps tant ceux-ci présentent trop de similitudes, non seulement en ce qui concerne leurs présumés exécutants mais aussi leurs issues qui, pour le moment, prennent toutes l’allure des affaires classées. La conclusion qui en découle – rejointe d’ailleurs par des bruits de couloir de plus en plus persistants – fait froid dans le dos: au moins un(e) commanditaire serait une personnalité dans les plus hautes sphères de l’Etat et son mobile ne serait autre que la constitution d’un trésor de guerre pour le compte du régime en place.

A l’instant présent en effet, pas moins de trois affaires de kidnapping occupent l’actualité, dont certaines sont encore en cours tandis que d’autres, si elles ont déjà connu une issue à travers la libération de l’otage, demeurent toujours non élucidées, les auteurs n’étant ni identifiés encore moins appréhendés. Au titre des cas encore en suspens, citons le dernier en date qui n’est autre que le rapt de Raoul, le fils d’un opérateur économique de la ville de Sambava du nom de Keyzar, intervenu vendredi dernier et perpétré par des hommes en treillis armés de kalachnikovs. Pour l’instant, les enquêteurs ne disposent encore de la moindre piste pouvant mener aux ravisseurs, lesquels auraient demandé une rançon de l’ordre de 4 milliards d’ariary.
Cet enlèvement survient peu après que le sort d’un ancien captif demeure encore incertain après que ses kidnappeurs, visiblement, aient voulu se débarrasser définitivement de lui. Il s’agit du cas de l’Indo-pakistanais Moustapha Azir qui, enlevé il y a près de deux mois, a été retrouvé entre la vie et la mort le lundi 30 novembre 2015 vers 19 heures avec une balle dans le cou. Rappelons que cet opérateur a été kidnappé à la porte de son magasin sis à Mangarivotra Sud (Toamasina) par des hommes armés de fusil d’assaut. La rançon demandée initialement s’élevait à 2 milliards d’ariary mais la famille du captif n’aurait finalement versé que la somme de 100 millions d’ariary. C’est ce qui expliquerait que les ravisseurs, dépités, aient voulu achevé l’otage.
La troisième affaire qui captive actuellement l’attention est celle d’Annie (14 ans) et Arnaud (17 ans), lesquels ont été kidnappés le lundi 23 novembre dernier par 4 hommes alors qu’ils étaient sur le chemin de l’école. Ces derniers réclament la faramineuse somme de 4 millions d’euros pour la libération des deux adolescents qui, pour information, sont les enfants d’Arland, un opérateur économique – malagasy cette fois-ci – œuvrant dans le secteur du bois de rose. Ici aussi, les autorités policières ne seraient pas encore en mesure de localiser l’endroit où sont détenus ces deux enfants qui, aux dernières nouvelles, auraient entamé une grève de la faim.
Manœuvres mafieuses étatiques

L’audace avec laquelle les malfaiteurs agissent ainsi que l’impunité dont ils semblent bénéficier après leur forfait, laissent soupçonner qu’ils ont l’assurance de pouvoir compter sur une protection efficace et qui les met à l’abri de toute éventuelle poursuite. A noter d’ailleurs que, jusqu’ici, la plupart, pour ne pas dire toutes les affaires de kidnapping qui ont défrayé la chronique n’ont pas abouti devant le juge. De là à dire que les enquêtes sont systématiquement court-circuitées bien avant le prétoire, il n’y a qu’un pas. Et pour pouvoir le faire, il faut nécessairement être suffisamment haut placé(e). Ce qui rejoint ce qui est colporté par les rumeurs selon lesquelles ce serait une personne évoluant dans l’entourage proche du Chef de l’Etat qui serait derrière cette vague d’enlèvements touchant de richissimes hommes d’affaires du moment ou les proches de ceux-ci. Le mobile de ces manœuvres mafieuses étatiques n’étant autre que la constitution de trésor de guerre en vue de faire face aux prochaines sénatoriales ou tout simplement aux dépenses induites par les incessants déplacements à l’extérieur de l’équipe présidentielle.
Quoi qu’il en soit, c’est la psychose qui s’installe actuellement au niveau des opérateurs économiques du pays, qu’ils soient étrangers ou malagasy. Si les soupçons émis ci-dessus sont avérés en effet, dorénavant, ils risquent d’être dans
le collimateur du (ou des) faucon(s) écumant le Palais d’Etat.
Hery Mampionona. La Vérité

Rappel.

 

Kidnapping d’Arnaud et d’Anny : Pourparlers entre les parents et les ravisseurs

Trois jours après l’enlèvement des deux enfants d’un opérateur en bois de rose à Toamasina, Arnaud et Anny, on apprend, hier, que des pourparlers seraient en cours entre les parents des victimes et les ravisseurs. Selon les informations qui nous sont parvenues, 4 millions d’euros, une somme énorme, sont difficiles à trouver pour la famille. Outre cela, elle ne connaît même pas l’état de santé des enfants encore entre les mains des kidnappeurs.

Pour les forces de l’ordre, des réunions ont eu lieu au niveau de l’Organe Mixte de Conception (OMC) pour voir un peu plus clair sur cet enlèvement. Et suite à cette rencontre qui s’est tenue entre les responsables, donc à huis clos, des bribes d’informations ont quand même été entendues par des oreilles indiscrètes. Et des noms ont été cités incriminant des policiers et un magistrat. Et pas plus tard qu’hier, deux autres policiers ont été cités comme instigateurs de ce rapt.

Par ailleurs, on apprend que des éléments du CSIS sont dépêchés dans le grand Port depuis mardi. Ils sont venus pour prêter main forte à la gendarmerie de Toamasina qui a déjà entamé enquêtes et recherches sur cet acte de banditisme. A pied d’œuvre hier, ces militaires venus de la capitale ont déjà procédé à six interpellations suivies d’enquêtes dans le milieu de négoce en bois de rose. Les informations font état d’une fausse manœuvre.

Le kidnapping des deux enfants n’aurait rien à voir à une quelconque vengeance entre ceux qui sont dans les affaires de ces bois précieux. Constat, c’est un enlèvement comme beaucoup d’autres qui ont secoué Toamasina cette année et les années précédentes. Acte de banditisme perpétré par un réseau jamais démantelé jusqu’à présent dans cette grande ville de l’est du pays.

Les observateurs suivent de très près cet événement malheureux d’autant plus que les forces de l’ordre, policiers et gendarmes, sont sur place pour avoir chacun de leur côté, des résultats.

Malala Didider/ r.s.

Kidnapping – Opération de rattrapage à Mahazoarivo

RAPT

23.12.2015 |

Le premier ministre Jean Ravelonarivo a réagi par rapport à l’affaire du kidnapping de Toamasina hier. Réaction après un mois du début de l’histoire, et la mort de l’un des deux adolescents enlevés.

Sortie médiatique assez décevante de Jean Ravelona­rivo hier. Convo­qués assez tard en milieu d’après midi, les journalistes s’attendaient pourtant à une déclaration, voire des révélations fracassantes de la part du chef du gouvernement, concernant l’affaire qui secoue la ville de Toamasina, et même du pays tout entier depuis un mois.
Il s’agit du kidnapping de deux adolescents de 14 et de 17 ans, proches d’un opérateur de la filière du bois précieux. Finalement, le Premier Ministre, entouré pour l’occasion des minis­tres responsables de la sécurité du pays, a surtout fait une opération de rattrapage, face à l’ampleur prise par l’affaire. De simples déclarations d’intention, après le rappel des faits et des actions entreprises, ont surtout marqué la rencontre avec la presse.
«Le gouvernement condamne fermement cet acte meurtrier perpétré par une association de malfaiteurs, dont onze membres et complices sont maintenant en détention. Nous poursuivons le déploiement de tous les moyens nécessaires afin que le captif ait la vie sauve, et que les auteurs encore en liberté soient arrêtés dans les plus brefs délais, et répondent de leurs actes au plus vite», a déclaré le Premier ministre lors de la rencontre avec la presse.

Refus
Après la découverte à Andranomadio  dimanche  matin d’un 4×4 de marque Mitsubishi Sportero, à bord duquel les victimes ont été enlevées, les ravisseurs ont tué dans la nuit l’un des adolescents enlevés pour se débarrasser de la dépouille à environ 500 mètres de la propriété de l’opérateur économique pris pour cible.
Ils ont, dans la foulée, donné un délai de 24 heures à la famille du captif, pour verser une rançon de 1,5 millions d’euros contre sa libération.

Les kidnappeurs ont, au passage, exigé à ce que les enquêteurs de la brigade criminelle, ainsi que les gendarmes d’élite du Groupe de Sécurité et d’Interventions Spéciales (GSIS), dépêchés à Toamasina dans le cadre de ce rapt, soient démontés.
Alors que l’ultimatum a expiré depuis avant-hier après-midi, les malfaiteurs n’ont pas encore reçu le moindre centime. Les hommes de la police criminelle et du GSIS sont encore sur place et des chiens pisteurs de la gendarmerie ont même été envoyés à Toamasina pour flairer les pistes de la bande. Sur le terrain, les dispositifs se renforcent, mais Arnaud, l’adolescent de dix-sept ans, reste toujours introuvable.
Trois suspects pris avec un téléphone utilisé lors des marchandages sur le montant de la rançon avec la famille des victimes ont été relâchés, après avoir été traduits devant le Parquet. Un évadé de prison ayant fait de la main-d’œuvre pénitentiaire pour un magistrat, ainsi que trois kidnappeurs notoires sont alors recherchés dans cette affaire.
Ils se sont fait coincer par la gendarmerie à Mora­manga avec deux 4×4, un pistolet chargé et près de 1,9 millions d’ariary.

Mahefa Rakotomalala / Seth Andriamarohasina. L’Expresmada

Kidnapping meurtrier : Emotion intense à Toamasina lors de l’enterrement de la petite Annie

Tamatave en deuil hier lors de l’enterrement d’Annie.
Tamatave en deuil hier lors de l’enterrement d’Annie.

Tout Tamatave a rendu hier un vibrant hommage au corps de la petite Annie qui a été sauvagement assassinée par ses ravisseurs presque un mois après sa prise d’otage.

Certains n’ont pas pu retenir  leurs larmes, d’autres ont dénoncé la barbarie des ravisseurs. C’est ce qu’on peut dire du dernier hommage rendu par tout Tamatave à Annie, une fillette de 14 ans qui a été sauvagement assassinée par ses ravisseurs. L’enterrement d’Annie a eu lieu hier au cimetière communal de Tanambao I.  Avant l’inhumation, le corps de la petite fille a fait l’objet d’un office religieux à l’église catholique Saint-Louis de Monfort. Sur deux voitures qui ont participé au cortège funèbre d’Annie, on lisait : « Stop kidnapping ! ». A rappeler que presque un mois après sa prise d’otage (23 novembre 2015), Annie a été retrouvée morte la nuit du dimanche 20 décembre non loin de la maison de ses parents, dans le quartier de Verrerie. Jusqu’ici, son cousin Arnaud, 17 ans, reste cependant introuvable. Après avoir assassiné la fillette, les ravisseurs qui ont donné un ultimatum de 24h, a réduit de 4 000 000 Euros à 1 500 000 Euros la rançon exigée. Des négociations auraient été engagées entre les ravisseurs et les parents d’Arnaud, mais n’ont pas encore abouti à un résultat. L’utilisation des chiens pisteurs n’a pas encore porté ses fruits.

Prise de responsabilités tardive. Pour bon nombre d’observateurs, les hauts dirigeants en charge du maintien de l’ordre n’ont pas pris les mesures qui s’imposaient dès que la prise d’otage s’est produite. Ils ont laissé la situation s’aggraver. Ils n’ont réagi à travers une conférence de presse à Mahazoarivo qu’après l’assassinat d’Annie. Conférence de presse au cours de laquelle le premier ministre, le ministre de la Défense Nationale, le ministre de la Sécurité Publique et le secrétariat d’Etat en charge de la Gendarmerie n’ont pas annoncé, contrairement aux attentes des observateurs, des mesures spéciales pour accélérer la recherche d’Arnaud. Visiblement, rien n’a évolué depuis que la voiture Tout terrain qui a disparu avec Annie et Arnaud le jour de leur prise d’otage a été retrouvée. A rappeler que le père d’Annie, Arlan Ramiliarison, est un opérateur économique originaire de Maroantsetra, investissant dans l’exploitation et la commercialisation de bois de rose. Pour certains analystes, le kidnapping meurtrier de Tamatave aurait  un lien avec les activités des parents des enfants kidnappés.

R. Eugène. Midi M/kara

Kidnapping : Stéphanie arrêtée par les policiers de l’USI

MIDI-MADAGASIKARA.MG

Evadée de prison, multirécidiviste et accusée de faire partie  des cerveaux  du double kidnapping d’Arnaud Ramiliarison et d’Annie Rajerison ainsi, que d’avoir perpétré  le meurtre de cette dernière, Stéphanie Roger Lala faisait l’objet d’un avis de recherche de la brigade criminelle depuis le 26 janvier dernier. « Après une filature serrée de trois jours, nous étions convaincus que la personne suivie était  Roger Lala Stéphanie. Mardi matin, les hommes de l’Unité Spécialisée d’Intervention (USI) ont bouclé le périmètre de Manjakaray pour procéder à son arrestation. Interceptée dans une petite ruelle du quartier, la personne avait avec elle son sac contenant des effets personnels et une perruque » a expliqué le commissaire Erick Michel, directeur de la Force d’Intervention de la Police (FIP). Son audition a commencé , hier même, après son transfert à Anosy auprès des enquêteurs de la brigade criminelle. Une autre source généralement informée a indiqué qu’oppressée par  son avis de recherche, Stéphanie avait le projet de prendre le large. Elle était sur le point de partir pour Nairobi, nous a confié cette source. Pour la famille des deux adolescents enlevés, ce rebondissement tant attendu, redonne  l’espoir  de  retrouver les cerveaux de l’affaire. « Il appartient maintenant à la police judiciaire de découvrir les énigmes et de mettre enfin la main sur les commanditaires. Je pense qu’ils ont maintenant  entre les mains toutes  les pièces nécessaires pour résoudre l’affaire. Il est tout à fait logique de connaître les têtes pensantes après l’arrestation de la principale prestataire de service » a insisté Bezandry Annie, la mère d’Arnaud et tante d’Annie. A Toamasina, Stéphanie Roger Lala  a la réputation d’être une personne influente au niveau des autorités locales. Elle fréquente la haute sphère du Grand Port. Elle a noué des relations avec des gens hauts placés et a mobilisé les grands moyens pour les entretenir. Son réseau de contacts intéressants est devenu  un atout qu’elle a su exploiter au point de devenir  intouchable malgré les crimes dans lesquels elle a trempé. La brigade criminelle fait savoir durant sa conférence de presse en janvier dernier que Stéphanie a un lourd passé  judiciaire. Alors qu’elle devait purger sa peine pour une affaire de ce genre, elle a pu encore, on ne sait comment, co-exécuter le kidnapping des deux adolescents. Rien ne filtre de la Cour suprême, mais la rumeur court que l’arrestation du juge Jacquis Rabehaja serait probablement liée à celle de Stéphanie. D’autres sources également informées indiquent la proche liaison de Stéphanie avec un commissaire de police travaillant dans une région en dehors de la capitale. Ce dernier  a abandonné son poste pour rejoindre la ville de Tamatave et cette période coïncide avec  celle du  kidnapping. L’enquête judiciaire n’a jamais fait état de cette situation au point que l’on commence à croire à un certain corporatisme dans le traitement de l’affaire. En tout cas, cette arrestation par l’USI  éclaire  l’affaire sous un autre angle. Ses aveux sont attendus à Anosy. La balle est dans le camp des limiers…

D.R 

 

Bois de rose b

 Bois de rose 2

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
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