Avis de recherche, bois de rose et kidnapping à Toamasina. Arnaud (retrouvé vivant) et Annie (décedée).

11/01/2016

VAOVAO TSARA

Photo de Patrick Raharimanana.

Patrick RaharimananaS’abonner

21 min ·

Kidnapping Toamasina: Arnaud libéré

Suite à une arrestation des 4 ravisseurs, Arnaud vient d’être libéré, saint et sauf, fatigué mais en bonne santé.

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Photo de Patrick Raharimanana.
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Patrick Raharimanana

Otage de Toamasina : Arnaud retrouvé dans une maison appartenant à un magistrat

Ouf de soulagement de la famille de Arnaud ! L’otage de Toamasina est libéré celundi 11 janvier 2016 après une opération musclée menée par la Police de Toamasina pour l’extirper entre les mains de ses ravisseurs qui se sont réfugiés dans une maison appartenant à un magistrat, dans le quartier d’Andranomadio, Parcelle 1141.

Bilan de l’opération, libération de Arnaud sans effusion de sang ; cinq arrestations dont deux femmes, quatre fusils kalachnikov, une grenade sont saisis.

Arnaud retrouve sa famille, sain et sauf, mais visiblement traumatisé après cinquante jours de captivité.

De sources concordantes indiquent que Arnaud aurait dû être libéré dimanche 10 janvier 2016 contre paiement de rançon, mais le rendez-vous a fini en queue de poisson. Les ravisseurs auraient fixé un nouveau rendez-vous pour ce lundi, mais ce sont les flics qui débarquent en premier, sur base de renseignements. Résultat : Arnaud est libéré !

Pour rappel, Arnaud et sa cousine Annie ont été enlevés par quatre hommes armés de kalachnikov le matin du lundi 23 novembre 2015, alors qu’ils allaient à l’école. La voiture 4×4 Mitsubishi double cabine, de couleur gris, les transportant a été barrée par une camionnette au passage d’un pont du quartier de la Verrerie – Toamasina. Les ravisseurs ont fait irruption dans la voiture puis ils ont amené les deux enfants avec.

Le jour même de l’enlèvement, les ravisseurs réclament une rançon de 4 millions d’euros en échange de leur libération. Deux semaines plus tard, les ravisseurs ont révisé à la baisse leur rançon à 1,5 millions d’euros.

Ainsi, trois tentatives de versement de rançon auraient dû être organisées depuis, mais tournent court, peut-être en raison de la présence policière.

Dimanche 20 décembre 2015 vers 20h, une terrible nouvelle terrifie la famille. Annie, la jeune fille de 14 ans, est retrouvée morte. Son corps a été jeté par ses ravisseurs, dans le quartier de Verrerie, non loin de la maison de ses parents, où elle a été enlevée le 23 novembre 2015 avec son cousin Arnaud, 17 ans. Annie aurait vécu les derniers instants de sa vie très difficilement. Son cou est tordu, elle aurait été forcée de boire du gas-oil.

Quelques heures avant cette découverte macabre, les flics ont mis la main sur le 4×4 Mitsubishi à bord duquel se trouvaient Arnaud et Annie au moment où le kidnapping s’est produit. La voiture est retrouvée à Andranomadio, dans une propriété d’une greffière à la retraite. Celle-ci croupit à la Maison centrale d’Ambalatavohangy Toamasina avec son fils. La voiture allait être repeinte en blanc, et porter un nouveau numéro d’immatriculation.

70 personnes ont été interpellées dans cette affaire d’enlèvement, 20 d’entre elles sont placées sous mandat de dépôt à Ambalatavoahangy.

(Photo Archives Sobika Toamasina)
Maison où Arnaud et Annie ont passé plusieurs jours en captivité

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Kidnapping : Arnaud libéré !

Kidnapping---CopieUn ouf de soulagement pour sa famille et le tout Toamasina. Hier, vers la fin d’après-midi, les éléments de la police de Toamasina sont intervenus dans une villa située à Andranomadio, parcelle 11/42, et avaient comme mission la libération d’Arnaud. Ils ont reçu un renseignement, cette-fois-ci, fiable et l’opération n’a plus demandé de temps. Le périmètre bouclé, les éléments commençaient à pénétrer dans la villa. A l’intérieur, Arnaud dormait encore sur un matelas en rabane étalé à même le sol. Cinq personnes ont été arrêtées dans la foulée. Des armes de guerre, notamment quatre kalachnikovs garnies de munitions et une grenade, ont été saisies durant la fouille de la maison qui a alors servi pour la détention d’Arnaud. Le locataire de la maison, un couple, a été emmené avec les trois individus dont un pisteur, un gardien et un autre qui s’occupe de sa nourriture. Arnaud a été libéré sain et sauf. Mais il est exposé à des séquelles psychologiques après les cinquante jours de détention que lui seul peut décrire. Hier même, il a été emmené à l’hôpital Be pour un examen médical et aussi pour recevoir les soins d’usage. Le propriétaire de la maison, Mme H., est une particulière et non un magistrat comme bon nombre de personnes le croit, a-t-on appris d’une source informée. Cinquante jours, soit depuis le 23 novembre dernier, une vraie galère sécouait les parents et la famille d’Arnaud et de sa cousine Annie. « L’enfer sur terre »,  décrivait sa mère qui, elle aussi, a mobilisé touts son énergie afin de retrouver son fils. Sur cette affaire, les vrais auteurs et le cerveau du kidnapping courent toujours. L’enquête a commencé hier, pour la police, pour tenter de pister ces personnes. Soixante dix arrestations plus tard et 20 personnes placées sous mandat de dépôt, Arnaud a été finalement libéré de son calvaire. Le jeune de 17 ans a rejoint sa famille hier avec le sourire aux lèvres et les larmes aux yeux et beaucoup d’émotion. Il a été menacé de mort tous les jours sans le paiement d’une rançon de 1,5 millions d’euros. Une somme qui au final n’a pas été versée suite à l’intervention au bon moment et au bon endroit des forces de l’ordre. Jusque-là, c’est surtout la technique de profilage criminel notamment le pistage des auteurs par l’utilisation des informateurs qui a abouti à ce résultat. Seul le résultat compte, bien entendu, mais à notre époque, l’utilisation de la technologie aurait aidé à la localisation rapide de ces endroits.

D’ailleurs, l’absence des négociateurs professionnels n’a pu que retarder tous les processus de libération. C’était toujours la mère d’Arnaud qui entrait en contact avec les ravisseurs. On peut ainsi imaginer la double douleur qui a pesé sur cette femme pendant ces cinquante jours. Heureusement que c’est une femme battante puisqu’elle-même a beaucoup contribué aux recherches de renseignements utiles pour retrouver son fils. Une page est tourné sur cette affaire, une autre est ouverte : celle de connaître et d’arrêter le cerveau…

D.R/Malala Didier   

Patrick Raharimanana

Fakana an-keriny : Nivoaka tamin’ny fahanginany ny rain’i Arnaud

Niantso mpanao gazety ny tonia mpampanoa lalàna ny fitsarana ambaratonga voalohany Toamasina, Rajaona Thierry, androany, nanazavany ny mikasika ny raharaha Arnaud, ilay tovolahy 17 taona, zanaka mpandraharaha nisy naka an-keriny niaraka tamin’i Annie, anabaviny, ny 23 novambra 2015. Nanotrona azy i Ramialiason Arlan, rain’i Arnaud.

Tamin’ny teny hentitra sy endrika malahelo no nilazan’ny rain’i Arnaud, ny tao am-pony fa “Aoka hijaona amin’ny fakana an-keriny an-janako ny tranga Fakana an-keriny eto, fa tsy azo ekena izany fitadiavam-bola amin’ny fanaovana takalon’aina olona izany. Hofongorina izao tambazotra izao, fa tsy azo ekena raha ao anatin’ny herintaona monja dia am-polony ny tranga nisy, fianakaviana maro no mitaintaina, ary misy mihitsy ny mamoy ny ainy”.

Nomarihany fa salama tsara ny zanany na somary mbola manahirana ihany aza ny miresaka aminy tamin’ny zavatra nahazo azy, na efa vita aza ny fakana am-bavany azy nataon’ny polisy. Nisaotra ireo mpitandro ny filaminana nanafaka an-janany teo ambany ziogan’ireo nihazona azy an-keriny, sy ireo vahoaka nifampizara ny vaovao taminy nahafahana nanafaka an-janany izao moa ny tenany.

Fitsikerana ny mpanao gazety kosa no nanombohan’ny tonia mpampanoa lalàna Rajaona Thierry, ny resany. “Tsy misy izany mpitsara tafiditra amin’ireo raharaha izao izany ! Tsy misy koa izany tranona mpitsara nahatrarana an’i Arnaud izany ! Tsy misy ihany koa izany fisavana tranona mpitsara izany, ary tsy tafiditra amin’izao raharaha izao ny mpitsara Jackie, koa aoka hilamina hatreo ny momba izany satria tsy mpitahiry jiolahy ny Fitsarana ary tsy jiolahy ny mpitsara eto Toamasina”, hoy izy tamin’ny teny hentitra.

Nambarany anefa fa tena tafiditra amin’ity raharaha ity i Freddy na mbola migadra ao Tsiafahy aza, satria voaray avokoa ny resaka nifanaovany tamin’i Borille Jean, mpandraharahan’ny fonja ao Toamasina nifandray tamin’ny mpaka an-keriny tamin’ny fitakiana ny vola. Toy izany koa ny an’ireo mpivady tompontrano nahatrarana an’i Arnaud tao Andranomadio Toamasina, Parcelle 11/41, sy ny zanak’izy ireo vavy, izay mpanatitra ny sakafon’i Arnaud nandritra izao fihazonana azy izao.

Mitohy ny fanadihadiana, mitohy ihany koa ny fitadiavana ireo mpiray tendro tao anatin’ity raharaha ity, hoy hatrany ny tonia mpampanoa lalàna.

Nolazainy kosa fa tsy hisy hahazo fahafahana vonjy maika izany amin’izao raharaha izao na dia hangataka aza izy ireo.

Tantara mitohy

(Sary Sobika Toamasina)

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RAPPEL

Christiane Ramian a partagé l’album de Rija Tahiana.

 Chasse à l’homme

Photo de Rija Tahiana.
Photo de Rija Tahiana.
Photo de Rija Tahiana.
Photo de Rija Tahiana.
Photo de Rija Tahiana.

Rija Tahiana  AVIS DE RECHERCHE

Raharaha kidnapping Arnaud & Annie. Nivoaka ireto avis de recherche ireto.
Izay manana vaovao momba ireo olona ireo dia angatahana hiantso ny 03451788 06 – 034 51 788 08 – 032 90 771 79 – 032 90 271 80

-RAMASY MICHAEL
-RAJAOFENO HARINAIVO
-RANDRIANJAKA MARCELLIN
-BOTO FREDO
-FREDDY

Patrick Raharimanana
Wanted Kidnapping Toamasina.

Voasambotra teo Barikadimy tamin’ny dimy ora hariva teo ilay hoe Marcelin, mpandraharaha avy any Antalaha, iray amin’ireo wanted karohina sy ahiana voaroiroy amin’ny raharaha Arnaud sy Annie.

I Arnaud moa dia mbola tsy hita hatramin’izao.

(Sary nindramina)

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Kidnapping Toamasina : Voasambotra i Marcellin, mpandraharaha ao Antalaha

MARCELLINKIDNMiditra amin’ny hafainganam-pandeha mafimafy kokoa ny fikarohana ireo andian’olona mihazona an-keriny an’i Arnaud, ataon’ny mpitandro ny filaminana sy ny fitsarana ao Toamasina. Misy anaran’olona dimy izao navoakan’ny tonia mpampanoa lalana ho fantam-bahoaka, izay karohina fatratra noho izy ireo isan’ireo tena atidoha nikotrika ilay fakana an-keriny ireo ankizy mianadahy. Karohina fatratra amin’izao, Ramasy Mickael Georvellien na Ramika, 37 taona nipetraka ao Ankirihiry atsimo P/elle 11/21, izay heverina fa namily ilay fiara Mitsubishi nitondrana ireo ankizy nitsoaka.

Eo koa i Boto Fredo na Fredo izay isan’ireo nitam-basy nanao ilay fakana an-keriny, niaraka tamin’i Rajao Fenoarinaivo na Lejo – Massaro – Ramasa, ary i Freddy izay tokony mbola mamita ny sazy mandra-pahafaty azony ao Tsiafahy.

Isan’ny tena nokarohina fatratra amin’izao raharaha izao koa ity mpandraharaha ara-toekarena tao Antalaha, Randrianjaka Marcellin, 37 taona, ary manana ny fiara Ford Ranger laharana 2877TAH, saingy efa tratra tamin’ny sabotsy hariva teo tao Barikadimy ny tenany, raha efa narahan’ireo mpitandro ny filaminana maso ny fivezivezeny eran’ny tanàna tao Toamasina taoriana nivoahan’ny anarany. Izy kosa dia isan’ireo atidoha mpanarama ireo mpaka an-keriny.

« Izaho no saika nosamborina ». Mazava ankehitriny fa diso paika ireo mpaka an-keriny azy mianadahy ny 23 novambra io. Araka ny angom-baovao natao dia ny rainy izay mpibizina andramena no nokendrena, izay efa nomanina tao Sambava sy Antananarivo ary Toamasina ny ho fisamborana azy, saingy tamin’ny fanomanana natao rehetra dia tsy teto an-tanindrazana izy fa namonjy fitsarana tany ivelany momba ny resaka fanagejana ny andramenany. Efa voaomana anefa ny tetika rehetra ny 23 novambra io ka natao ihany ka fakana an-keriny tsy fidiny azy mianadahy. “Tsy azo ekena ny fitadiavam-bola amin’ny fanaovana takalon’aina olona izany, tsy maintsy fongorina hatramin’ny fakany io tambajotra mpanao fakana an-keriny io” hoy ny rain’i Arnaud. “Mety manao sorona an-janako aho amin’izany, saingy tsy hilefitra kosa amin’ny fitakiana vola be amiko”, hoy hatrany izy.

Mpanolotsain’ny primatiora? Ny angom-baovao hatrany no nahalalana fa misy mpalotsain’ny primatiora izany miray tendro amin’ity tambajotra mpanao fakana an-keriny ity. Manahy, vokatra izany, ny maro fa sao izay no tsy hivoahan’ilay lisitra nataon’ny fanjakana frantsay momba ireo fakana an-keriny, izay niisa 15 tamin’ity taona ity ary ireo terataniny no betsaka. Eo koa anefa ity lisitra 50 pejy misy laharana finday mifaningotra amin’izao fakana an-keriny izao. Manahy anefa ny rain’i Arnaud fa misy mpiray tendro amin’ireo tambajotra ireo ny mpiasa amin’ireo orinasam-pifandraisana ireo, satria rehefa fantatra ny toerana misy ireo olona hosamborina dia votsotra hatrany izany, satria antso finday no ifandraisana, ka nahatonga ny mpitandro ny filaminana nampiasa fomba fifandraisana hafa.

Ankoatra izay dia olona miisa 8 indray no niakatra ilay “cellule” manokan’ny fitsarana misahana ity raharaha Arnaud ity ny sabotsy antoandro teo. Voalaza fa mifaningotra amin’ity raharaha ity izy ireo ka 6 no miandry fitsarana any am-ponja, ao anatin’izany ireo polisy roa lahy. 2 kosa nahazo fahafahana vonjimaika, ka isan’ny nahazo izany ilay mpiasan’ny fonjan’i Toamasina.

Malala Didier

Rapt à Toamasina – Deux policiers écroués et un fugitif arrêté

Huit arrestations fructueuses à Toamasina. Les restes sont encore à venir.

28.12.2015 | 8:22

Huit suspects ont été conduits devant le parquet samedi pour un double rapt suivi de meurtre commis à Toamasina.

La cellule chargée des investigations sur le rapt de deux proches d’un opérateur de la filière bois précieux à Toamasina, semble avoir décelé une piste sérieuse. Traduits devant le parquet du tribunal à Toamasina samedi, six des huit suspects entendus, ont été placés en détention préventive à la maison d’arrêt d’Ambalatavoahangy. Deux policiers montrés du doigt d’avoir trempé dans cette affaire, sont parmi les prévenus jetés en prison.
Suite à un avis de recherche émis, mardi, par le tribunal, l’un des cinq fugitifs dans le collimateur, s’est également fait cueillir à Barika­dimy Toamasina, samedi. Répondant au nom de Marcellin Randrianjaka, ce suspect, âgé de trente-sept ans, est natif d’Andapa.

Avant d’être mouillé dans cette affaire de kidnapping, il a vécu plusieurs années à Antalaha, en tant qu’homme d’affaires.
Deux évadés de prison figurent en outre parmi les quatre individus, encore en cavale. Il s’agit de Fenoari­naivo Rajao, alias Lejo, déclaré évadé le 23 novembre, jour du rapt, alors qu’il était censé effectuer une main d’œuvre pénitentiaire au bénéfice d’un magistrat. Le deuxième détenu qui s’est fait la belle est connu par son sobriquet Freddy. Condamné à perpétuité par la cour criminelle, il est censé purger ses peines à la maison de force de Tsiafahy.
Journal d’appel
Les deux derniers individus, encore introuvables, sont par ailleurs des enfants terribles du rapt contre rançon, connus des forces de l’ordre sous les noms de Boto Fredo et de Ramasy Mickael Georvellien. Ce dernier aurait été au volant de la Mitsubishi Sportero, abord de laquelle étaient enlevés les deux adolescents.
Actuellement, les enquêteurs sont en possession d’une historique d’appels comportant une cinquantaine de pages, délivrée par les compagnies de téléphonie mobile. Les communications relevées sont susceptibles d’avoir été effectuées pas des auteurs ainsi que des victimes de rapt.
Le père de Arnaud, le jeune homme de dix-sept ans, encore entre les griffes des ravisseurs enfonce le clou, face à l’interminable captivité de son fils. «En fait, j’étais la cible de l’enlèvement mais j’étais en déplacement à l’extérieur au moment des faits. Il faut faire en sorte de démanteler ce réseau de ravisseurs.», tonne-t-il.
Il indique au passage que les bandits semblent l’avoir pisté entre Antananarivo, Sambava et Toamasina, avant de s’en pendre à sa famille.
A Toamasina, la possible implication dans cette affaire d’un conseiller à la primature fait des vagues.Le captif a été enlevé avec sa sœur de quartoze ans, alors  qu’ils allaient être conduits à leurs collèges respectifs.
Le dimanche 20 décembre, après avoir violé et tué la pré-adolescente, les ravisseurs ont donné un ultimatum de 24 heures pour le paiement d’une rançon s’élevant à un million et demi d’euros, ainsi que le démantèlement des enquêteurs de la police criminelle venus de Tana, mais la  famille des victimes n’ont pas obtempéré. Au contraire, elle réclame justice.

Freddy Jean Mahatody, un taulard qui vit en opulence

Plusieurs dossiers brûlants font souvent l’objet de point de discorde entre les autorités juridictionnelles et les officiers de polices judiciaires, mais cette affaire de kidnapping, ayant jusqu’ici coûté la vie à Annie, une jeune fille à la fleur de l’âge à Toamasina, risque de faire tâche d’huile et pourrait prendre une tournure assez surprenante en faisant tomber des têtes d’une façon inattendue et imprévisible.

Condamné à perpétuité, à cause des lourdes charges qui pèsent sur lui, pour une autre affaire de kidnapping et d’escroquerie, l’attaché d’administration pénitentiaire, Freddy Jean Mahatody, devrait se trouver au bagne de Tsiafahy. Le lancement d’un avis de recherche contre Freddy Mahatody afférent à l’affaire de kidnapping d’Annie et Arnaud, suscite la curiosité, non seulement celle de certains hauts gradés au niveau de la Police Nationale, mais surtout au niveau des contribuables. Drôle de méthode, ou Freddy s’est-il volatilisé de sa maison de détention à Tsiafahy ?

Comment se fait–il qu’un détenu répertorié dans le registre des tribunaux, censé être incarcéré fait l’objet d’un avis de recherche ?

Une autre question troublante! Quel genre de traitement procure le service pénitencier de Tsiafahy à leur collègue Freddy Mahatody? Une semaine passée, son compte sur Facebook était encore actif après avoir changé trois fois de compte.

Le premier compte Facebook au nom de Mahatody Freddyhttps://www.facebook.com/freddy.mahatody?ref=ts&fref=ts

Le deuxième compte au nom de Jean Freddy Mahatody
https://www.facebook.com/mahatody.jeanfreddy?ref=ts&fref=ts

Et dernièrement il a enlevé toutes ses photos et changé le compte en Jim A Jim Jaona
https://www.facebook.com/profile.php?id=100009321600551

Surement des comptes Facebook pour pouvoir communiquer avec des personnes extérieures de la prison de force s’il s’y trouve encore. Ou d’autre personne ou ses proches utilisent son compte Facebook?

Ce n’était que samedi 26 décembre 2015 que son compte a été désactivé.
Avec son deuxième compte, Freddy montre qu’il vit en extase et en lisant ses conversations avec ses amis, il est tout sauf un détenu à perpétuité.

Il est difficile de croire que les enquêteurs en charge de cette affaire de kidnapping, même s’ils seraient sur leur premier grand dossier, ne comprennent pas que derrière Freddy il y a une couverture de taille. Souvent en contact avec un autre agent pénitencier mouillé sur cette affaire de kidnapping et qui est déjà mis sous mandat de dépôt, Freddy Mahatody est cité pour comparaître devant la cour d’assise à Toamasina. D’ailleurs une demande d’extraction de la maison de force de Tsiafahy a déjà été émise afin de le transférer à Toamasina pour le besoin de l’enquête suite à une perquisition téléphonique faite par les enquêteurs.

De source auprès d’un magistrat, Freddy Jean Mahatody dispose déjà un casier judiciaire très pesant malgré sa fonction et son titre. En 2003 il a été déjà impliqué dans une affaire louche de faux billets à Toliara, mais grâce aux couvertures de ses amis au niveau des tribunaux, Freddy a réussi à passer entre les mailles du filet. En 2009, il a récidivé à Antananarivo. En 2011 avec le concours d’un ancien Ministre qui est également une de ses proches familles, Freddy Mahatody a escroqué un ressortissant chinois sur une affaire de bois de rose qui n’existe même pas. Il a une fois été emprisonné, mais ses bras opérationnels au sein des tribunaux l’ont rétabli.

En collaboration avec ses trois autres frères et acolytes, Cyrille et Christian ainsi qu’un quatrième dont on ne connaît pas le nom, qui est d’ailleurs en cavale avec des paquets d’argent, Freddy a trois dossiers qui l’attendent aux tribunaux.

Ayant en sa possession des maisons à Antananarivo, Toamasina et à Mananjary, Freddy dispose aussi des camions et de différentes marques de voitures à son nom. Il a dernièrement vendu un SUV Toyota V8. En un mot Freddy Mahatody roule sur un tapis d’or et cette vie opulente lui permet d’acheter le silence de certains hauts dirigeants et certaines autorités judiciaires.

Le port d’arme illégale, l’affaire des membres du G6 à Toamasina, Freddy Mahatody y a aussi laissé ses empreintes.

(Photo FB)

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Photo de Patrick Raharimanana.
Photo de Patrick Raharimanana.
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Rapt à Toamasina – Les ravisseurs menacent de décapiter le deuxième captif

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26.12.2015 | 8:36

N’ayant pas encore reçu la rançon qu’ils ont réclamée, les ravisseurs des deux adolescents proches d’un opérateur de la filière bois précieux à Toamasina ont menacé de décapiter leur second otage. Une fusillade a éclaté lorsqu’une opération a été lancée.

Advienne que pourra. La famille des deux adolescents, tombés dans les griffes d’une bande de ravisseurs à Toama­sina, ne semble pas vouloir céder d’un iota, bien que l’un des otages, une fillette de quatorze ans, ait été violée et torturée, avant que ses bourreaux ne se débarrassent dimanche de son corps inerte, à proximité du lieu d’habitation de ses parents.
La veille de Noël, les kidnappeurs ont menacé de décapiter leur second otage, un jeune homme de dix-sept ans, et de balancer sa tête devant sa résidence familiale. Jouant leurs dernières cartes, les malfaiteurs ont menacé que la mère du jeune homme sera bientôt inscrite sur leur liste, si la rançon de un million et demi d’euros qu’ils réclament, n’est pas versée.
Offusqué par l’exécution de l’adolescente, qu’il avait élevée comme sa fille, l’opérateur de la filière bois précieux, cible de ce rapt qui vire en meurtre a signifié qu’il ne peut tolérer qu’on s’en prenne à sa famille.
Comme réponse du berger à la bergère, les forces de l’ordre ont frappé d’une main de fer. Dans la nuit du 24 au 25 décembre, une fusillade des plus violentes a secoué le quartier de Tsarakofafa, à Tanambao, lorsque trois suspects ont été débusqués. Selon les informations communiquées, les forces de l’ordre ont fait mouche lorsque des échanges de coups de feu ont éclaté.
Bien que blessés, les trois hommes recherchés ont réussi à se glisser à travers les mailles des filets de la police. Empor­tés par la panique, ils ont abandonné leur moto. Jusqu’au crépuscule, des éléments mixtes ont passé au peigne fin les lieux de l’affrontement. La traque s’est poursuivie jusqu’à hier soir, mais elles se sont avérées infructueuses.

Avis de recherche
De son côté, le Parquet est passé à la vitesse supérieure. Les noms et les photos de trois grands ravisseurs notoires de rapt contre rançon, sont de ce fait placardés dans les bureaux de la police et de la gendarmerie.
Parmi ces fugitifs figurent « Fredo », un ravisseur bien connu de la police criminelle, activement recherché depuis 2010. Un avis de recherche est également lancé contre son compère « Lejo », déclaré evadé de prison depuis le 23 novembre, jour où les victimes ont été la proie de la bande près du pont de Tanambao Verrerie. Lejo est montré du doigt pour avoir été parmi les auteurs de l’enlèvement. Avant son évasion, il a effectué une main d’œuvre pénitentiaire pour le compte d’un magistrat. Ra-Micka, ancien chauffeur d’une société d’exploitation minière, est également dans le collimateur.
Ce double kidnapping est devenu une affaire d’État, depuis dimanche, lorsque les bandits ont ôté la vie de la collégienne, et lancé un ultimatum de 24 heures. Un véhicule tout-terrain de marque Mitsubishi Sportero 4×4, à bord de laquelle ont été embarqués les otages, a été retrou­vé dans la propriété d’une employée du tribunal à la retraite, dans le quartier d’Andranomadio. Cinq suspects se sont fait cueillir au passage.
Mardi, le Premier ministre a tiré la sonnette d’alarme à Mahazoarivo, en condamnant avec véhémence l’acte meurtrier. Il a souligné que tous les moyens seront mis en œuvre pour que le captif ait la vie sauve, et que les auteurs, encore en liberté, soient arrêtés dans les plus bref délais pour répondre de leurs actes. Onze membres et complices sont déjà sous les verrous  d’après ses déclarations.

L’Expressmada

Rapt à Toamasina – Les ravisseurs divisent la rançon par trois cents

centre ville-Toamasina

29.12.2015 | 8:35

Le montant de la rançon exigée par les kidnappeurs à Toamasina, est passé d’un million et demi d’euros à soixante millions d’ariary. Les malfaiteurs semblent paniqués par une vague d’arrestations.

Les auteurs du rapt de deux proches d’un opérateur de la filière bois précieux, perpétré à Toamasina le 23 novembre, commencent à céder à la panique. A la lumière, des informations communiquées hier, la valeur de la rançon réclamée est en chute libre. Le montant est descendu jusqu’à soixante millions d’ariary, alors que les malfaiteurs ont exigé la somme faramineuse d’un million et demi d’euros, soit l’équivalent de 15,2 milliards d’ariary, il y a à peine une semaine.

Cette surenchère faisait suite à l’exécution de Annie Andréa Rajerison, une collégienne de quatorze ans, fille de l’opérateur pris pour cible. La bande, a dans la foulée, lancé un ultimatum de 24 heures à la famille de la défunte, pour que celle-ci verse la rançon, sous peine d’éxécution du deuxième otage, dont la vie est jusqu’à maintenant entre leurs mains. Âgé de dix-sept ans, ce captif est le fils biologique de l’opérateur économique.
La panique a gagné les bandits lorsque les proches des victimes n’ont pas obtempéré, malgré l’expiration de l’ultimatum. Au contraire, la cellule chargée des enquêtes, a intensifié les recherches. Jusqu’à samedi, dix-sept prévenus, dont deux policiers, sont mis en détention préventive à la maison d’arrêt d’Ambalatavoahangy, à Toa­masina.

Méfiance
En outre, une vague d’arrestations, menées par les forces de police et celles de la gendarmerie, continue à s’abattre sur les personnes, touchées de près ou de loin par cette affaire. Mardi, un avis de recherche a été lancé contre cinq fugitifs, dont deux évadés de prison. Samedi, l’un des suspects «wanted», un officier de la marine, est tombé dans les filets des forces de l’ordre à Barikadimy Toama­sina, aux côtés d’un agent pénitentiaire, pris en possession d’un téléphone portable, avec lequel les ravisseurs ont joint les parents des victimes au début des marchandages sur la rançon. Traduit devant le parquet hier, l’agent, pénitentiaire a bénéficié d’une mise en liberté provisoire.
Cette valse d’arrestations donne du grain à moudre à la bande, menacée de plus en plus  par un retour de manivelle. La ténacité du père du captif, qui persiste à réclamer justice, leur donne de surcroît du fil à retordre. «Les bandits sont pris entre deux feux. D’une part, ayant déjà injecté des millions d’ariary dans ce rapt, ils ne veulent pas lâcher le morceau et voudraient coûte que coûte en tirer profit. D’autre part, ils sont déjà démasqués, et commencent à se faire cueillir les uns après les autres. Les autres membres de la bande, s’obstinant à vouloir continuer, sont de ce fait, en mauvaise posture. Plus la captivité du dernier otage s’enlise, plus les recherches avancent. Voulant en finir au plus vite, au risque de se faire prendre, ils ont fini par diviser par trois cents la rançon», analyse une source auprès de la police judiciaire.
Réputés comme étant des personnes qui n’ont pas de parole, les kidnappeurs ne sont pas pour autant au bout de leurs peines. La famille des victimes reste, quant à elle, méfiante, selon les informations communiquées. Relâché en novembre au bout de deux mois de captivité, après paiement de rançon en deux tranches, un quincaillier a été abattu et laissé pour mort. Pour cinq cas de rapts, commis cette année, les kidnappeurs n’ont pas remis en liberté leurs otages,  malgré le versement de la rançon convenue, mais en ont réclamé davantage. Enlevé à Toamasina en juin 2013, le jeune Owne Alek, fils d’un autre opérateur économique, ne donne jusqu’à maintenant signe de vie, malgré le paiement de deux tranches de la rançon par sa famille.

Bois de rose a

 belle sculpture (100x35cm) non signée et datée approximativement du début des années 1950. Localisation : Sabotsy-Namehana.

belle sculpture (100x35cm) non signée et datée approximativement du début des années 1950.
Localisation : Sabotsy-Namehana.

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