Bois de rose. Un colonel et un commissaire. Mr Rakotomamonjy, Mr Beboarimisa ! Ils sont tous impliqués…

Filière bois de rose – Un colonel et un commissaire cloués au pilori

BOIS de ROSE 5

28.12.2015 | 8:20

Un gendarme, un policier et deux prétendus conseillers du président de l’Assemblée nationale,
ont été arrêtés à Antalaha pour racket d’opérateurs de la filière bois de rose.

Coup de théâtre à Antalaha. Un colonel, un commissaire de police et deux prétendus conseillers d’un vice-président à l’Assemblée nationale se retrouvent cloués au pilori, pour affaire de bois de rose.
Dans la soirée du 24 décembre, les deux soi-disant conseillers à la Chambre basse, ont été arrêtés dans un hôtel, où ils étaient descendus à Antalaha, accompagnés d’un gendarme hors classe détaché à la présidence, envoyé par un colonel incriminé. Un inspecteur de police, en service au commissariat de police, à Anala­mahitsy, est également mouillé dans cette affaire.
Celui-ci affirme représenter un commissaire de police, également soupçonné d’y être trempé, selon les informations recueillies sur place. L’inspecteur incriminé avait, de surcroît, en sa possession un pistolet automatique. L’arme en question a été saisie par la police, à Tana, à la lumière des premières investigations.
Venus à Antalaha pour contrôler le stock de bois de rose, selon leurs explications, les quatre individus sont poursuivis pour tentative de racket d’opérateurs économiques.

Désaveu magistral
Désavoués par le président de l’Assemblée nationale, les deux prétendus conseillers sont, en outre, accusés de faux et usage de faux, aggravés, d’usurpation de fonction.
Les incriminés avaient affrété spécialement un avion privé pour rejoindre Antalaha. Après leur arrivée à l’aéroport, jeudi en fin de matinée, ils n’ont pas daigné effectuer de visites de courtoisie aux autorités, ce qui a mis la puce à l’oreil­le du commissaire de police de la ville d’Antalaha, ainsi qu’au commandant de la compagnie territoriale de la gendarmerie.
Sitôt arrivés, les suspects se sont d’emblée présentés au bureau du cantonnement de l’Environnement Forêt, où ils ont réussi à tromper les responsables, après leur avoir montré leur ordre de mission, portant une fausse signature du président de l’Assemblée Nationale.
« Je n’ai jamais signé un pareil ordre de mission. Il est du ressort de l’exécutif de faire le contrôle du stock de bois de rose, et non du parlement. Ce qui vient d’être porté au grand jour est tout simplement un faux et usage de faux. L’application de la loi à l’endroit des faussaires ne serait que trop juste », lâche le président de l’Assemblée nationale Jean Max Rakotomamonjy.

N’y ayant vu que du feu, les employés du cantonnement de l’Environnement Forêt ont, quant à eux, cédé l’un de leurs bureaux aux suspects. Ces derniers y ont convoqué quelques opérateurs économiques, lesquels leur ont faussés compagnie pour s’en remettre aux forces de l’ordre. Jeudi, en début de soirée, la bande s’est fait cueillir dans leur hôtel. Le lendemain l’avion léger a été autorisé à repartir sans ses passagers, lesquels sont jusqu’à maintenant soumis au feu roulant des questions. Les deux soi-disant conseillers possèdent des cartes professionnelles, dont l’authenticité fait l’objet d’une véri­fication. Affaire à suivre.

A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

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