« Eux et nous », Christiane Ramian. Migrations en Europe. M/car et la F/ce…

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Eux et nous.

 

Ils empêchent ces hommes
De traverser ces pays
Ils les mettent « dans les zones »
Tout leur est interdit.
Pourtant eux ont droit de venir
Dans tous les endroits de l’univers
Ils n’ont besoin d’acquérir
Un visa pour fouler nos terres

Ils imposent leur langue et culture
Ils distinguent par race et couleur
Ils leur laissent les métiers très durs
Ils ont fini avec les ingrats labeurs
Pareils quand ils viennent ailleurs
C’est à leurs hôtes de s’y adapter
Leurs langues sont à l’honneur
Tant pis si tu n’as pas capté

Il y a à peine cent ans passés
Ces gens là s’installaient partout
Ils se permettaient de coloniser
Traitant les indigènes de zoulous
Ils se croient toujours tout permis
Ils décident de nos façons de vivre
Ils gèrent comme en pays conquis
Ici ou là on n’est plus si libre

Leur dieu devenait le nôtre
Quand on y croit ils imposent la laïcité
Nous sommes devenus des apôtres
Avec les lois qu’ils ont façonnées
Leur Dieu est désormais l’argent
Peu importe la manière de l’avoir
Certains de nous se prosternent devant
Pour un bout d’honneur et pouvoir

‪#‎Eux_et_nous‬

Photo de Christiane Ramian.

01/02/2016. Christiane Ramian

A ce stade, cela s’apparente à des meurtres. Les migrants, à qui la faute ?

Hommes, femmes et enfants fuient les guerres, de Lybie, de Syrie, d’Irak, de la Turquie, et des nombreux pays d’Afrique. Les pillages de leurs ressources naturelles (pétrole, pierres précieuses, bois de rose…), les guerres… sont les causes de cette fuite éperdue, mortelle. Les Djihadistes de Daech, le Boko Haram africain, les bombes des occidentaux, bref, les conflits et la pauvreté ont fini par détruire toute vie « saine » dans ces contrées jadis prospères et paisibles. L’esprit guerrier (meurtrier surtout) des religieux fondamentalistes, le profit à outrance des grands groupes financiers et opérateurs sans scrupules,  les spéculations malhonnêtes de la mondialisation au niveau des puissants gouvernements occidentaux, sans oublier cet esprit de domination (la Françafrique) couvert par les instances internationales (l’ONU en l’occurence) ont eu raison du peu d’humanité qui nous restait… On s’entretue sur terre. MCM.

 

Eric Collin

Les causes occultées de la « crise des migrants » : pillage de l’Afrique et guerres néocoloniales

Par Saïd Bouamama

[article écrit en mars dernier sous le titre « Le mur meurtrier de la Méditerranée : L’assassinat institutionnel de masse de l’Union européenne ». Le nombre de migrants morts en mer s’est encore accru par rapport à l’année dernière…]

3419 migrants sont morts en 2014 en tentant de traverser la Méditerranée selon l’agence de Nations-Unies pour les réfugiés(1) . Ce chiffre macabre fait de la Méditerranée la frontière la plus meurtrière, le nombre total de décès pour le monde entier étant de 4272. Sur une durée plus longue ce sont plus de 20 000 migrants qui ont perdu la vie depuis l’an 2000. La tendance est de surcroît à une hausse permanente, l’année 2014 ayant battu tous les records en laissant loin derrière le précédent pic qui était de 1500 décès en 2011. Les discours politiques et médiatiques construisent chaque nouveau drame comme des catastrophes imprévisibles sur lesquelles les gouvernements européens n’auraient aucune prise et aucune responsabilité. Le discours de la catastrophe cache un processus d’assassinat de masse de l’Union Européenne.

Les angles morts sur les causes structurelles

Le premier angle mort des discours politiques et médiatiques est celui des causes économiques poussant des dizaines de milliers d’Africains à risquer leurs vies dans des traversées qu’ils savent meurtrières. Depuis les indépendances politiques de la décennie 60, d’autres mécanismes que l’occupation militaire directe sont venus prendre le relais pour assurer la reproduction du « pacte colonial » c’est-à-dire la construction des économies africaines selon les besoins de l’Europe et non selon les besoins des peuples africains. Sans être exhaustif rappelons quelques-uns de ces mécanismes.

Les accords de coopération économique, financière et monétaire que les différents pays européens imposent aux pays africains impliquent une vente des matières premières à des coûts inférieurs à celui du marché mondial et interdisent la taxation des produits importés d’Europe. Prenons l’exemple du dernier accord signé entre l’Union Européenne et les 15 États de l’Afrique de l’Ouest dit « Accord de partenariat économique » (APE). Cet accord interdit la taxation des 11, 9 milliards d’euros de produits importés par l’Union Européenne en 2013. Il met ainsi l’agriculture vivrière locale en concurrence avec l’agriculture industrielle européenne poussant à la misère des centaines de milliers de paysans. Les conséquences coulent de source :

« Cet Accord renforcera une migration massive de populations privées d’avenir dans leur pays, dans une situation où la population d’Afrique de l’ouest fera plus que doubler d’ici 2050, atteignant 807 millions d’habitants (contre 526 millions pour l’UE à la même date), et dans un contexte de réchauffement climatique particulièrement accentué dans cette région.(2) »

Le caractère exploiteur de ces accords est tel que le professeur Chukwuma Charles Soludo, déclare le 19 mars 2012 que l’APE d’Afrique de l’Ouest constitue un (AO) « second esclavage (3). Mais l’APE n’est que la systématisation à grande échelle de logiques de mises en dépendance antérieures comme « l’aide liée » imposant le recours aux entreprises françaises en échange d’un financement de projets d’aménagement, les Plans d’Ajustement Structurel imposant des réformes libérales en échange d’un crédit ou d’un report de remboursement d’une dette, ou pire encore l’institution du Franc CFA qui permet le contrôle des politiques monétaires de la zone franc. Ces causes directes de la paupérisation africaine et de la pression migratoire sont tues par le discours politique et médiatique dominant. Elles démentent l’idée d’une catastrophe imprévisible sur laquelle l’homme n’aurait aucune prise.

Le discours médiatique de la catastrophe n’est qu’un processus de masquage des causes économiques structurelles.

Bien sûr de tels mécanismes ne sont possibles que par le recours direct ou indirect à la force allant de l’assassinat des opposants à ces politiques en passant par les coups d’Etats ou les guerres ouvertes. C’est la raison de la fréquence des interventions militaires européennes directes ou indirectes en Afrique. Si la France est la plus présente dans ces aventures guerrières en Afrique c’est sur la base d’une délégation européenne. Face à la montée des puissances émergentes, face à la concurrence économique états-unienne et chinoise, l’Europe mandate ainsi la France pour la défense des intérêts de l’ « Eurafrique » c’est-à-dire pour la consolidation d’un néocolonialisme socialisé à l’échelle de l’Union Européenne. Cette « Eurafrique » économique et militaire est un vieux projet de certaines fractions du capital financier européen. Elle a été freinée par les concurrences entre les différents pays européens qui tendent à être mises au second plan du fait de l’exacerbation de la concurrence liée à la mondialisation capitaliste. Voici comment Aimé Césaire alertait déjà en janvier 1954 sur l’Eurafrique en se trompant uniquement sur la nationalité du soldat :

« Je le répète : le colonialisme n’est point mort. Il excelle, pour se survivre, à renouveler ses formes ; après les temps brutaux de la politique de domination, on a vu les temps plus hypocrites, mais non moins néfastes, de la politique dite d’Association ou d’Union. Maintenant, nous assistons à la politique dite d’intégration, celle qui se donne pour but la constitution de l’Eurafrique. Mais de quelque masque que s’affuble le colonialisme, il reste nocif. Pour ne parler que de sa dernière trouvaille, l’Eurafrique, il est clair que ce serait la substitution au vieux colonialisme national d’un nouveau colonialisme plus virulent encore, un colonialisme international, dont le soldat allemand serait le gendarme vigilant(4). »

Ces guerres directes ou indirectes(5) sont la seconde cause de la pression migratoire. Ce n’est pas seulement pour survivre économiquement que des milliers d’africains risquent leurs vies en méditerranée mais pour fuir les guerres européennes et leurs conséquences en termes d’installation de régimes dictatoriaux ou pire encore le chaos comme en Lybie ou au Congo avec l’installation de « seigneurs de guerres » avec lesquels le commerce peut continuer. Le discours médiatique de la catastrophe masque également la responsabilité européenne vis-à-vis de cette cause des migrations contemporaines.

Frontex ou la création des conditions d’un assassinat de masse

Si les causes évoquées ci-dessus suffisent pour comprendre la hausse de la pression migratoire, elles ne suffisent pas à expliquer l’augmentation du nombre de décès au cours de la migration. Pour cela il faut orienter le regard vers les réponses de l’Union Européenne à cette pression migratoire. Ces réponses se concrétisent depuis 2005 par l’action de l’agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l’Union européenne (FRONTEX). Le statut d’agence offre une autonomie importante qui a été encore renforcée le 10 octobre 2011 en l’autorisant à posséder désormais son propre matériel militaire. Les moyens financiers mis à disposition de FRONTEX sont en augmentation constante : 19 millions d’euros en 2006 et 88 millions d’euros en 2011(6).

Concrètement l’agence organise des patrouilles militaires afin de refouler les migrants vers des pays voisins d’une part et signe des accords avec des États tiers pour qu’ils fassent barrage en amont sur les candidats à la migration d’autre part. Pour mener à bien sa première mission, l’agence dispose de moyens militaires en constante augmentation mis à disposition par les États membres ou en possession propre : plus d’une quarantaine d’hélicoptères et d’avions, d’une centaine de bateaux et environ 400 unités d’équipement tels que des radars, des sondes, des caméras, etc(7). Nous sommes bien en présence d’une logique de guerre contre les migrants. De tels moyens militaires permettent à l’agence d’assurer en particulier des patrouilles fréquentes dans les eaux territoriales des États membres mais également dans les eaux internationales. La Ligue belge des droits de l’homme décrit à juste titre l’agence comme une « véritable armée au service de la politique migratoire d’une Europe forteresse, menant à armes inégales une guerre aux migrants qui n’ont rien de soldats(8) ». Cette logique de guerre conduit les candidats à la migration à des prises de risques de plus en plus importantes pour échapper à la surveillance des patrouilles de FRONTEX. La hausse du nombre de décès n’est pas le fait d’une catastrophe imprévisible mais le résultat de décisions prises en toute conscience des conséquences meurtrières.

La seconde mission de FRONTEX consistant en la signature d’accords avec les pays africains riverains de la méditerranée n’est rien d’autre qu’une externalisation du « sale boulot » pour reprendre une expression de la juriste Claire Rodier(9). Les conséquences de cette externalisation sont logiques :

« Cette externalisation qui consiste, pour les Etats européens, à sous-traiter la gestion de l’immigration irrégulière aux pays limitrophes (Maghreb, Europe de l’Est) a plusieurs avantages : d’une part, elle opère un transfert du « sale boulot » (déportations de masse, détentions arbitraires, tortures) dans des pays dont les standards sont moins élevés qu’en Europe, en permettant de s’affranchir des obligations que les lois européennes imposent en matière de respect des droits de l’homme ; d’autre part, elle participe du rapport de dépendance que l’UE entretient avec son voisinage proche. Car, aux pays concernés, on promet, en échange de leur collaboration, le financement d’actions de coopération ou des contreparties de nature politique ou diplomatique(10). »

Aux morts de ma méditerranée, il convient donc d’ajouter les sévices, les brutalités et les morts de la sous-traitance. Ce rôle d’installation des conditions de l’assassinat institutionnel de masse est, bien entendu, absent des reportages que nos médias diffusent à chaque naufrage meurtrier.

Le discours médiatiques sur les passeurs

Ayant occulté les causes structurelles de la hausse de la pression migratoire et les causes de sa traduction en décès dans la méditerranée, il ne reste au discours médiatiques qu’à ne se centrer que sur les passeurs. Ceux-ci seraient les seuls responsables de la situation et la lutte contre les réseaux de passeurs est présentée comme la solution. Le centrage des discours politiques et médiatiques sur les seuls passeurs contribue une nouvelle fois à occulter les véritables raisons des drames réguliers de la méditerranée.

Nous n’avons, bien entendu, aucune sympathie pour ces passeurs. Nous devons néanmoins rappeler que tant qu’il y a une demande de migrants, il y aura une offre de passages clandestins. C’est le propre des politiques qui ne veulent pas s’attaquer aux causes d’un problème social que de n’aborder que l’offre et d’occulter la demande. S’attaquer aux seuls dealers sans s‘interroger sur la demande de « paradis artificiels » d’un nombre grandissant de citoyens, adopter une politique prohibitionniste en matière d’alcool sans s’attaquer aux causes de l’alcoolisation, etc. Les exemples sont nombreux de ces politiques hypocrites prétendant agir sur les conséquences alors que les causes restent occultées.

Confrontés à une hausse des risques de contrôle, les passeurs sont incités à se débarrasser de leurs cargaisons encombrantes le plus tôt possible et par n’importe quel moyen. « De nouveaux éléments recueillis, mardi 16 septembre, par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) sont venus confirmer la thèse selon laquelle ce sont bien les passeurs qui ont volontairement embouti le bateau de centaines de migrants avant que celui-ci ne coule » souligne Elise Vincent dans l’édition du Monde du 16 septembre 2014. Si ces criminels doivent être poursuivis et jugés, il n’en demeure pas moins que de telles pratiques ne sont possibles que parce que la politique européenne en crée les conditions.

Ces mêmes orientations politiques créent une occasion de profit en or pour la mafia par l’exploitation de ceux qui ont pu échapper à la mort. Le journaliste de l’agence Reuter décrit comme suit cette nouvelle « poule aux œufs d’or » de la mafia à Lampedusa :

« Ici, à huit heures de bateau de la Sicile, la mafia fait déjà ses affaires en accueillant des migrants dans des centres exploités par des sociétés privées sur délégation de l’Etat. C’est toujours les mêmes qui gagnent les appels d’offre depuis des années. Un migrant rapporte en subvention une trentaine d’euros par jour. Avec ces dizaines de milliers de migrants, c’est un business en or, plus rentable même que le trafic de drogue, de l’aveu d’un gangster, piégé par des écoutes téléphoniques lors d’une enquête sur la corruption à Rome. Ce qui est vrai dans la capitale sera vrai partout en Italie. Une illustration de cette organisation, c’est le scenario, toujours le même, qui précède les secours. A bord des rafiots pourris partis de Libye, il n’y a rien à manger ou à boire, pas d’essence, mais un téléphone satellitaire pour appeler au secours. Un équipement bien trop coûteux pour les passeurs. A terre, les migrants fournissent une main d’œuvre à bon marché. Dans l’agriculture pour les hommes, dans la prostitution pour les femmes. Un véritable trafic d’esclaves, et les esclavagistes sont Africains et Italiens(11). »

Les travaux de recherche sur les discriminations considèrent qu’une des formes de celles-ci est la discrimination systémique c’est-à-dire étant la conséquence d’un système et non d’une décision volontaire de discriminer. Nous pouvons emprunter le même concept en ce qui concerne les morts de la méditerranée. Certes l’assassinat de ces migrants n’est pas direct. Il est en revanche le résultat inéluctable des politiques de l’Union Européenne tant dans sa politique africaine que dans sa politique migratoire, tant dans la hausse de la pression migratoire que dans sa traduction en décès à grande échelle.

Source : http://www.michelcollon.info/Le-mur-meurtrier-de-la.html

Notes

(1)http://www.unhcr.fr/54871a45c.html,
(2)Communiqué de presse, Non à la signature de l’Accord de Partenariat Économique UE-Afrique de l’Ouest par le Conseil de l’Union européenne !, 11 décembre 2014,http://www.solidarite.asso.fr/IMG/p…,
(3)Jacques Berthelot, Il est urgent d’arrêter d’imposer les APE, 16 janvier 2013,http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/po…,
(4)Aimé Césaire, Le colonialisme n’est pas mort, La nouvelle critique, n° 51, janvier 1954, p. 28.
(5)Conférer pour aller plus loin, Raphaël Granvaud, Que fait l’armée française en Afrique, Agone, Marseille, 2009.
(6)Frontex, le bras armé de l’Europe Forteresse, demain le Monde, n° 18, mars-avril 2013.
(7)Ibid.
(8) Frontex : guerre aux migrants » – le document audio, http://www.liguedh.be/les-fichiers-…,
(9)Claire Rodier, Xénophobie Business, à quoi servent les contrôles migratoires, La Découvertes, Paris, 2012.
(10)Interview de Claire Rodier dans Libération du premier octobre 2012.
(11)Antonio Parrinello, Reuters du 17 janvier 2015.

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Méditerranée : déjà 2000 migrants morts en 2015, la plupart vers l’Italie

04 Août 2015, 19h00 | MAJ : 04 Août 2015, 

 

Des migrants dans un bateau des garde-côtes italiens, le 2 mai 2015.
Des migrants dans un bateau des garde-côtes italiens, le 2 mai 2015. (AFP PHOTO/GUARDIA COSTIERA.)

Le cap des 2 000 migrants et réfugiés morts cette année en Méditerranée a été franchi ce week-end, un bilan humain tragique, supérieur à celui de la même période de l’année 2014. Quelque 1 607 migrants avaient alors péri dans leur traversée hasardeuse de la Méditerranée, 3 279 sur l’année entière.

Morts africains en Méditerranée : Cherchez le pyromane !

Des migrants rescapés à Catania, Italie, 23 avril 2015.

Comment ne pas être agacé par toute cette soudaine et nouvelle surmédiatisation qu’on fait ces derniers jours des morts de la Méditerranée ? Certes, c’est l’actualité et une mise en agenda s’impose. Mais la vague, hélas, passera et bientôt, on parlera d’autres choses. Et c’est ce qui est bien dommage, car cette tragédie au sud de l’Europe dure au moins depuis 15 ans ! Je n’étais pas encore en Europe que j’entendais déjà parler des candidats à la migration qui mouraient dans le ventre de la l’Atlantique en tentant de rejoindre les Îles Canaries.

Lampedusa n’était pas encore à la mode. Au Cameroun, les ados de mon âge disaient alors un peu bêtement : « fait-quoi-fait-quoi, coûte que coûte, j’iraimoi aussi en Mbeng. Même en pirogue ! » Près de vingt ans plus tard, rien n’a changé.

On convoque la énième réunion d’urgence, une minute de silence, pour se jurerque jamais plus cela n’aura lieu, pour se gargariser de belles déclarations humanistes et accessoirement se lancer des piques : Le Nord de l’Europe toise le Sud. On compte les morts, on leur offre un cercueil, un tombeau dans un cimetière où reposent également les plus grands de la noblesse sicilienne. Quel lot de consolation ! Les familles des victimes n’auront jamais le corps de leurs fils. Si elles veulent faire leur deuil, elles n’ont qu’à se mettre à la plongée sous-marine pour rassembler les restes d’un rêve déchu.

À chaque naufrage de grande ampleur, lorsque plusieurs centaines de migrants meurent d’un coup, on parle de crimes contre l’humanité. Les plus véhéments osent même le terme de génocide. Ah bon ? ! On écrit des articles de journaux et parfois des romans, on tourne des reportages, on se retrouve dans des palaces somptueux, et puis on décide de ne rien décider.

Personne ne veut de ces gens-là. Est-ce que la misère se partage ? On préfère recevoir les marchandises : pétrole, cacao, café, uranium, etc. Lepétrole ! La Libye ! Immense passoire, un trou béant où règne le chaos depuis la mort de Kadhafi, le vilain méchant dictateur ! Combien sont-ils encore de vilains méchants dictateurs à être en poste sur ce continent-là, sur la planète ? Où sont donc passés les faux marchands de paix et de démocratie ? Ils continuent d’entretenir des relations commerciales et financières avec les régimes les plus douteux, mais eux, ces migrants-là, non, ils peuvent creverdans leurs pays.

COMME QUOI LES NOIRS NE SERAIENT NULLE PART CHEZ EUX, MÊME PAS EN AFRIQUE.

Qui peut reprocher à l’Europe de ne pasvouloir ni pouvoir encaisser tout ce flux migratoire ? Qui peut reprocher à l’Europe sa crainte d’appel d’air ? L’expression « ces étrangers-là », « ces gens-là » qu’il fautrenvoyer « chez eux » n’est pas propre à l’Europe. Je l’ai souvent entendue, petit, au Cameroun, lorsqu’on parlait des Nigérians qui, pour nous, étaient tous des Biafrais ; il fallait qu’ils rentrent chez eux. On l’a entendu récemment, lorsque quelques Sud-Africains ont affiché une fois de plus au grand jour leur effroyable xénophobie, en chassant « ces gens-là »qu’ils trouvent trop noirs ! Et la liste est longue et noire. Comme quoi les Noirs ne seraient nulle part chez eux, même pas en Afrique. Le désir de sauvegarderses intérêts est humain. Ce désir est aussi humain que le rêve et l’espoir d’accéder à une vie meilleure.

Détrompons-nous ! Avec ou sans passeur, les migrants continueront de braverla Méditerranée. La tête haute et avec beaucoup de dignité. On appelle cela l’instinct de survie. N’avez-vous donc jamais vu des gens qui sautent par la fenêtre du cinquième étage d’un immeuble en feu, croyant ainsi sauver leur vie ? Eh bien, c’est la même chose avec ces migrants. Ils sont plus que jamais conscients des risques énormes qu’ils prennent en payant pour des embarcations de fortune. Le proverbe ne dit-il pas que qui ne tente rien n’a rien ?

AVEC OU SANS PASSEUR, LES MIGRANTS CONTINUERONT DE BRAVER LA MÉDITERRANÉE.

Toutes ces personnes, toutes ces familles, toutes ces femmes et enfants essayent de fuirl’incendie sociopolitico-économique et même écologique chez eux. Mais cherchons donc le pyromane au lieu d’envoyer l’armée contre les passeurs qui, de toute façon, existent dans tout type d’immigration clandestine. Ils sont affreux, ces passeurs, certes, mais n’en faisons pas des boucs émissaires. Le problème est ailleurs.

Allez chercher le pyromane politique qui soutient ou cautionne tacitement ou même ouvertement les régimes les plus corrompus et barbares. Cherchez le pyromane économique qui pille sans le moindre scrupule et spécule sur tout, même sur l’air et le vent. Trouvez donc le pyromane écologique qui vous dira qu’il faut sauver les places de travail… en Occident ! Où est passé le pyromane social qui corrompt à grande échelle, immoralement et en toute impunité parce que son action n’est pas illégale ? Lorsque nous aurons trouvé le pyromane, alors nous pourrons réduire cette tragédie.

Le Monde.

Plus de 10 000 enfants migrants auraient disparu depuis deux ans

Par LIBERATION, avec AFP 31 janvier 2016 
Des migrants et des réfugiés reçoivent de la nourriture alors qu'ils patientent pour traverser la frontière entre la Grèce et la Macédoine, le 21 janvier.
Des migrants et des réfugiés reçoivent de la nourriture alors qu’ils patientent pour traverser la frontière entre la Grèce et la Macédoine, le 21 janvier. Photo Sakis Mitrolidis. AFP

L’agence policière Europol craint que ces enfants soient en grande partie exploités, notamment sexuellement, par le crime organisé.

Plus de 10 000 enfants migrants non accompagnés ont disparu en Europe sur les 18 à 24 derniers mois, selon l’agence policière Europol, craignant que nombre d’entre eux soient exploités, notamment sexuellement, par le crime organisé. Ces chiffres ont été révélés sur internet par l’hebdomadaire britannique The Observer.

Selon Brian Donald, un responsable d’Europol cité par le journal, le chiffre avancé concerne les enfants dont toute trace a été perdue après leur enregistrement auprès des autorités européennes. Environ la moitié d’entre eux ont disparu en Italie. «Il n’est pas déraisonnable d’estimer que nous parlons ici en tout de plus de 10 000 enfants», explique Brian Donald. «Mais tous ne seront pas exploités à des fins criminelles, il y en a qui auront rejoint des membres de leur famille. C’est juste que nous ne savons pas où ils sont, ce qu’ils font et avec qui».

Environ un million de migrants sont arrivés en Europe en 2015 dans le cadre de la pire crise migratoire en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, estime Europol, citée par The Observer. Quelque 27% d’entre eux sont des enfants. «Ils ne sont pas tous non accompagnés, mais nous avons des preuves montrant qu’une grande partie d’entre eux pourraient l’être».

Selon Brian Donald, une «infrastructure criminelle» paneuropéenne sophistiquée vise désormais les migrants à diverses fins. En Allemagne et en Hongrie, notamment, un grand nombre de criminels ont été pris alors qu’ils exploitaient des migrants. Des groupes criminels actifs dans la traite d’êtres humains sont par ailleurs maintenant actifs dans les filières d’immigration illégale afin d’exploiter des migrants, a souligné Brian Donald. Des organisations travaillant sur la «Route des Balkans» ont en outre indiqué à Europol voir l’exploitation d’enfants migrants comme un «grand problème», selon la même source.

LIBERATION avec AFP

La Suède, terre promise des migrants, s’apprête aux expulsions

Le ministère de l’Intérieur suédois a annoncé que les autorités entendaient expulser jusqu’à 80 000 migrants arrivés sur son sol en 2015. L’année dernière, 163 000 réfugiés ont déposé une demande d’asile dans le pays.

Le dessin sur urtikan.net : http://www.urtikan.net/…/la-suede-terre-promise-des-migran…/

Photo de Urtikan.net.
Dessin de Lasserpe

France-Madagascar.

 

Un futur gouvernement de techniciens concocté à Paris ?
Un an et puis s’en va ? Le gouvernement Ravelonarivo n’a pas bénéficié de la confiance des bailleurs, ni de la stabilité (Ph. Mahazoarivo)

Un futur gouvernement de techniciens concocté à Paris ?

« Allo Paris, ici Antananarivo. Est-ce que le nouveau gouvernement de Madagascar est prêt ? » Un tel dialogue ne serait imaginable que dans une fiction politique. Mais il n’est pas aussi loin de la réalité du moment. Selon une source bien informée, des consultants politiques français ont été chargés de sélectionner les ministres qui vont intégrer le gouvernement de celui qui va remplacer un Jean Ravelonarivo poussé au départ. Des malgaches ont toutefois participé à ce casting pas comme les autres.

Le discours sur la souveraineté nationale n’est que fanfaronnade puisque nos dirigeants ne peuvent que plier face à la volonté implacable des bailleurs de fonds. Oui, on peut se pavaner et crier sur les toits que le pays a reçu un financement de l’ordre de 900 millions de dollars. Il faut toujours se poser la question : sous quelles conditions ? Evidemment, les partenaires de Madagascar ne veulent pas que l’argent payé par leurs contribuables soit dilapidé. Depuis deux ans, les dirigeants malgaches n’ont pas pu ou voulu entamer les réformes nécessaires et exigées, encore empêtrés dans un calcul politique pour stabiliser ou renforcer le régime.

Un premier ministre et un gouvernement adoubés par les bailleurs de fonds

Le tandem Rajaonarimampianina – Ravelonarivo devrait être reconnu comme le garant de la stabilité politique, étant donné que les deux chefs de l’exécutif ont survécu à la fronde des députés. Presque par magie, les deux ont su faire exister une majorité virtuelle mais qui reste instable. La rivalité latente entre le président et le premier ministre est considéré comme une source potentielle d’instabilité. L’annonce tardive du général Ravelonarivo de son intention de ne pas se présenter aux présidentielles de 2018 n’a pas convaincu. Celui-ci est poussé à renoncer à son poste, même si l’hypothèse d’un changement de gouvernement est plus probable que celui d’une démission.

Alors que les deux têtes de l’exécutif se rejettent la faute sur le fait que le pays n’avance pas, la formation d’un nouveau gouvernement de Madagascar se trame sous d’autres yeux. L’identité du futur premier ministre a fuité depuis quelques temps. Il s’agit du colonel Angelo Rakotonirina qui est aussi un diplômé dans le domaine de l’administration. Ce dernier est le candidat qui a la confiance des bailleurs de fonds. Son gouvernement sera formé de techniciens recrutés sur CV. Les partenaires de Madagascar ne veulent pas d’un président de parti politique dans l’exécutif.

Il est exclu de donner l’opportunité à un parti de se constituer un trésor de guerre à partir des financements des bailleurs. Cette règle vise deux ministres qui occupent un portefeuille richement dotés, à savoir le ministère chargé des projets présidentiels et le ministère des Travaux publics. Par ailleurs, les bailleurs de fonds n’apprécient pas qu’un ministère soit à la charge de tous les projets présidentiels. Il y aura juste des projets qui seront attribués aux ministères concernés. Le président Rajaonarimampianina pourra-t-il s’en approprier à des fins de propagandes comme l’avaient fait ses prédécesseurs, l’avenir nous le dira.

L’article 54 de la Constitution qui est sujet à toutes les interprétations est aux oubliettes. Le premier ministre ne sortira pas d’une majorité relative à l’Assemblée nationale. Le gouvernement façonné par les bailleurs de fonds, la France en tête, donnera la priorité à l’économie. Au lieu d’un ministre d’Etat, le numéro 2 serait un vice-premier ministre en charge de l’Economie. Ce ministère a été dépouillé de sa substance par le département de Rivo Rakotovao qui s’est accaparé de la conduite du Plan national de développement que le gouvernement Ravelonarivo n’a pas pu mettre en œuvre. La nomination des membres du Sénat tombe à pic pour les frustrés du gouvernement.

A. Herizo Madonline

 

La charte de l’impérialisme/servitude… les fondements de l’apartheid, du colonialisme, de la françafrique.

Madagascar-Afrique. La présente « charte » a été élaborée à Washington pendant la « traite négrière », ensuite discrètement négociée à la « conférence de Berlin en 1885 » pendant que les puissances Occidentales se partageaient l’Afrique ; renégociée secrètement à Yalta au moment du partage du monde en deux blocs après la deuxième guerre mondiale et pendant la création de la « Société des Nations », l’ancêtre de l’« ONU ». Source : « Musée de Tervuren [*]

I. DISPOSITION GÉNÉRALE

Article 1° :
De la Devise : – Devise  de  l’impérialisme : Gouverner le monde et contrôler les richesses de la planète ; Notre politique est de diviser pour mieux régner, dominer, exploiter et piller pour remplir nos banques et faire d’elles les plus puissantes du monde.

Article 2° :
Aucun pays du tiers-monde ne constitue un Etat souverain et indépendant.

Article 3° :
Tout pouvoir dans les pays du tiers-monde émane de nous, qui l’exerçons par la pression sur les dirigeants qui ne sont que nos marionnettes. Aucun organe du tiers-monde ne peut s’en attribuer l’exercice.

Article 4° :
Tous les pays du tiers-monde sont divisibles et leurs frontières  déplaçable selon notre volonté. Le respect de l’intégrité territoriale n’existe pas pour le tiers-monde.

Article 5° :
Tous les dictateurs doivent mettre leurs fortunes dans nos banques pour la sécurité de nos intérêts. Cette fortune servira des dons et crédits accordés par nous comme assistance et aide au développement aux pays du tiers-monde.

II. DU RÉGIME  POLITIQUE

Article 6° :
Tout pouvoir et gouvernement établi par nous est légal, légitime et démocratique. Mais tout autre pouvoir ou gouvernement qui n’émane pas de nous est illégal, illégitime et dictatorial, quelle que soit sa forme et sa légitimité.

Article 7° :
Tout pouvoir qui oppose la moindre résistance à nos injonctions perd par le fait même sa légalité, sa légitimité et sa crédibilité. Il doit disparaître.

III. DES TRAITES  ET  DES  ACCORDS

Article 8° :
On ne négocie pas les accords et les contrats avec les pays du tiers-monde, on leur impose ce qu’on veut et ils subissent notre volonté.

Article 9° :
Tout accord conclu avec un autre pays ou une négociation sans notre aval est nulle et de nul effet.

IV. DES DROITS  FONDAMENTAUX

Article 10° :
Là où il ya nos intérêt, les pays du tiers-monde n’ont pas de droit, dans les pays du sud, nos intérêts passent avant la loi et le droit international.

Article 11° :
La liberté d’expression, la liberté d’associations et les droit de l’homme n’ont de sens que dans le pays où les dirigeants s’opposent à notre volonté.

Article 12° :
Les peuples du tiers-monde n’ont pas d’opinion ni de droit, ils subissent notre loi et notre droit.

Article 13° :
Les pays du tiers-monde n’ont ni culture ni civilisation sans se référer à la civilisation Occidentale.

Article 14° :
On ne parle pas de génocide, de massacre ni des « crimes de guerre » ou des « crimes contre l’humanité» dans les pays où nos intérêt sont garantis. Même si le nombre des victimes est très important.

V. DES FINANCES PUBLIQUES

Article 15° :
Dans les pays du tiers-monde, nul n’a le droit de mettre dans leurs  banques un plafond d’argent fixé par nous. Lorsque la fortune dépasse le plafond, on la dépose dans l’une de nos banques pour que les bénéfices retournent sous forme des prêts ou d’aide économique au développement en espèce ou en nature.

Article 16° :
N’auront droit à l’aide précitée, les pays dont les dirigeants font preuve d’une soumission totale à nous, nos marionnettes  et nos valets.

Article 17° :
Notre aide doit-être accompagnée des recommandations fortes de nature à empêcher et briser toute action de développement des pays du tiers-monde.

VI. DES TRAITES  MILITAIRES

Article 18° :
Nos armées doivent être toujours plus fortes et plus puissantes que les armées des pays du tiers-monde. La limitation et l’interdiction d’arme des destructions massive ne nous concerne pas, mais les autres.

Article 19° :
Nos armées doivent s’entraider et s’unir dans la guerre contre l’armée d’un pays faible pour afficher notre suprématie et se faire craindre par les pays du tiers-monde.

Article 20° :
Toute intervention militaire a pour objectif de protéger nos intérêts et ceux de nos valets.

Article 21° :
Toute opération d’évacuation des ressortissants des pays Occidentaux cache notre mission réelle, celle de protéger nos intérêts et ceux de nos valets.

VII. ACCORDS INTERNATIONAUX

Article 22° :
L’ONU est notre instrument, nous devons l’utiliser contre nos ennemis et les pays du tiers-monde pour protéger nos intérêts.

Article 23° :
Notre objectif est de déstabiliser et détruire les régimes qui nous sont hostiles et installernos marionnettes sous la protection de nos militaires sous la couverture des mandats des forces de l’« ONU ».

Article 24° :
Les résolutions de l’« ONU » sont des textes qui nous donnent le droit et les moyens de frapper, de tuer et de détruire les pays dont les dirigeants et les peuples qui refusent de se soumettre à nos injonctions sous la couverture des résolutions du Conseil de Sécurité de l’« ONU ».

Article 25° :
Notre devoir est de maintenir l’Afrique et d’autres pays du monde dans le sous-développement, la miser, la division, les guerres, le chaos pour bien les dominer, les exploiter et les piller a travers les « Missions » de «Nations-Unies ».

Article 26° :
Notre règle d’or est la liquidation physique des leaders et dirigeants nationalistes du tiers-monde.

Article 27° :
Les lois, les résolutions, les cours et tribunaux des « Nations-Unies » sont nos instruments de pression contre les dirigeants et les leaders des pays qui défendent les intérêts de leurs peuples.

Article 28° :
Les dirigeants des puissances Occidentales ne peuvent être poursuivis, arrêter ni incarcérer par les cours et tribunaux de l’« ONU », même s’ils commettent des « crimes de guerre », de « génocide » ou des « crimes contre l’humanité ».

NOTE :

[*] À Tervuren se trouve le « Musée royal de l’Afrique centrale », Tervuren (anciennement Tervueren et également en français) est une commune néerlandophone de Belgique située en Région flamande dans la province du Brabant flamand. C’est la seule commune périphérique de la Région de Bruxelles-Capitale à être située dans l’arrondissement de Louvain (les autres sont situées dans l’arrondissement de Hal-Vilvorde). Elle compte environ 20 600 habitants.

LA CHARTE DE L’IMPÉRIALISME 3 La charte de l’impérialisme: Voici le document exclusif élaboré à Washington en pleine traite négrière et négocié à la conférence de Berlin en 1885, mediaafrik.com

 

La charte de l’impérialisme élaborée à Washington en pleine traite négrière, puis ensuite négociée à la Lu autour du partage du gâteau africain a quelque chose à voir avec la Cour Pénale Internationale aujourd’hui. Aussi à Yalta, fut-elle renégociée secrètement au moment d’un autre  partage du monde en deux blocs. A peine deux siècles après sa mise sous fonts baptismaux que les pontes issues de  la double conférence, de Berlin et Yalta, respectivement en SDN (Société Des Nations) et l’ONU (Organisation des Nations Unies), la situation des pays du tiers monde  et la mentalité des impérialistes occidentaux n’ont véritablement pas évolué.

Ainsi, cette charte se déclinera-t-elle en 28 articles d’un cynisme sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Au demeurant,  nous mettrons pour l’heure un zoom sur l’article premier d’une série de 28 articles qui seront examinés de près au cours d’une succession d’analyses.  Les dispositions générales sont composées de cinq articles, dont le premier est libellé comme suit: « De la devise : de l’impérialisme : gouverner le monde et contrôler les richesses de la planète. Notre politique est de diviser pour mieux régner, dominer, exploiter et piller pour remplir nos banques  et faire d’elles les plus puissantes du monde ».

Ainsi verrons-nous les différents actes qui  motivent leurs besoins effrénés de suprématie sur le monde entier et comment effraient-ils les pays pauvres avec la CPI en remplissant et rendant fortes leurs institutions financières.

Une véritable administration terrestre qui ne dit pas son nom est celle établie secrètement par l’occident pour s’approprier tous les biens de ce monde et dominer tous les hommes qui ne sont de leur race. En quelque sorte une copie satanique de l’administration saine voulue par Dieu le créateur de l’univers.

En installant leur décor dont seuls ils ont le secret, les occidentaux affichent désormais leur mépris pour toutes espèces humaines ne leur ressemblant pas et qui osent les défier dans leur cheminement impérialiste. Les faits qui expliquent leurs actes sont légion. D’aucuns ont qualifié l’assassinat de Patrice Lumumba au Congo-belge en 1961 de fait banal. Or en réalité ce fut le premier Africain qui avait véritablement défié ce « gouvernement du monde » en affirmant en face du roi belge que le Congo traiterait d’égal à égal désormais avec la Belgique, pays souverain comme le Congo.

Et retenez bien que c’est la CIA (Central Intelligence Agency) par le truchement de l’ambassadeur américain au Congo, Timberlay qui avait manigancé et ordonné l’arrestation et la mise à mort de Lumumba par les forces onusiennes sous ordres américain. Après lui, Kwamé N’krumah lui aussi était victime de ce gouvernement mondial pour avoir fait montre d’une gestion rationnelle du Ghana au point que le pays était en passe de se passer des aides sataniques du fonds monétaire international et de la banque mondiale.

Ces deux banques, organes de pression sur les pays pauvres ont été sévèrement dénoncés en 1986 par Thomas Sankara les qualifiant de « structures de conception de la pauvreté africaine ». La suite on la connait. Sur ordre de ses maitres, Félix Houphouet-Boigny de Côte d’Ivoire mit en marche le plan de suppression physique du jeune capitaine trop dérangeant. Ce fut chose faite en octobre 1987, installant l’homme de leur réseau, Compaoré, au pouvoir au Burkina Faso. Leurs récentes victimes en Afrique sont Kadhafi et Gbagbo.

Car Kadhafi a posé deux actes majeurs pour l’émergence de l’Afrique. Le satellite Africain RASCOM1 et le fonds monétaire africain. Le satellite permettrait de baisser les couts des communications et ferait perdre 500 millions de dollars que l’Europe encaisse jusqu’aujourd’hui par an sur les conversations téléphoniques même à l’intérieur du même pays africain, pour le transit des voix sur les satellites européens comme Intelsat.

L’autre acte c’est d’établir la mouture du fonds monétaire africain. C’est ce fonds qui enrayerait les effets négatifs des banques occidentales qui a précipité son assassinat par les forces de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord), une armée occidentale coalisée pour mettre hors d’état de nuire tout Etat pauvre ou un président du tiers monde s’opposant à l’impérialisme occidental. Malheureusement le président Gbagbo leur a déclaré la guerre en demandant le démantèlement et le rapatriement des bases militaires onusiennes et françaises en décembre 2010 du sol ivoirien. Ce crime de lèse-majesté ne lui sera jamais pardonné.

Koné Katina, ministre du budget sous Gbagbo, soutient que la côte d’ivoire voudrait sortir du colonialisme financier, raison pour laquelle elle projetait de créer une monnaie commune avec le voisin ghanéen. Selon lui,  ces deux pays détiennent plus de 60% de la production mondiale du cacao. Ce qui a poussé la même armée occidentale coalisée à bombarder tout le pays et même la résidence officielle de Gbagbo, à la grande satisfaction des occidentaux et leurs suppôts. Son internement à la CPI aujourd’hui n’est que l’exécution logique de la charte occidentale qui méprise tout homme opposé à leurs intérêts.

Désormais la formule toute trouvée pour décourager les pays pauvres de s’opposer à leurs intérêts c’est la Cour Pénale Internationale. La tactique c’est de fomenter des tueries dans les nations du tiers monde où leurs intérêts sont menacés, faire intervenir leur armée coalisée et arrêter les leaders, s’ils ne sont pas tués, qui luttent pour l’affranchissement de leur pays.

Pour ce faire les impérialistes suscitent des opposants fantoches qu’ils arment pour créer la chienlit dans tout le pays. Cette tactique a été appliquée en Côte d’Ivoire de 2002 à 2011. D’abord, ils profitent du cafouillage pour voler et piller les ressources minières du pays.

Ce sont ces mêmes occidentaux, auteurs d’embargo sur l’or, le diamant, le manganèse, le binôme cacao-café…ivoiriens transitant par le Burkina Faso arrière base de déstabilisation devant satan  qui sont les premiers acheteurs de ces matières premières interdites. C’est vraiment en divisant conformément à leur charte qu’ils règnent, exploitent, pillent et remplissent leurs banques les rendant puissantes (FMI,BM,club de paris…). Aujourd’hui la CPI n’est qu’une tactique très raffinée de ce manège datant plus de cent ans. Vivant sur des sols et sous-sols pauvres, les occidentaux ont en mémoire leur triste passé fait de misère extrême en telle enseigne que dès le 15e siècle, ayant acquis le savoir chinois en armement leur conférant une suprématie certaine,  ils avaient cherché des contrées pour apporter des bouées de sauvetage à leur grande pauvreté.

De Christophe Colomb (génocidaire de plus d’un million de Taïnos-mayas) au gouverneur Angoulvant(génocidaire des ivoiriens au début du 20ème siècle) l’objectif est resté inchangé : exterminer les indigènes pour s’approprier leurs richesses. De nos jours le pétrole de Benghazi en Lybie leur revient gratuitement comme butin de guerre après leur forfait commis sur Kadhafi. De même Gbagbo à la CPI c’est à cœur joie que les français et américains s’adonnent au pillage des richesses ivoiriennes.

Pour preuve, la grande misère sévit en ce moment même en Côte d’Ivoire malgré la disposition de l’entièreté du territoire et les promesses de pluies de milliards de francs par Ouattara aux ivoiriens.

La charte de l’impérialisme reste sans conteste la matrice d’action des pays occidentaux dans des contrées qu’ils qualifient eux-mêmes de tiers monde. C’est elle qui justifie les crimes de sang et crimes économiques qu’ils ne cessent de commettre çà et là. Des femmes et des enfants impunément massacrés en Afghanistan, en Lybie, en Côte d’Ivoire… ne pourront jamais constituer de crimes contre l’humanité. Puisqu’ils ne font pas partie de la race que la charte de l’impérialisme protège.

Et d’ailleurs la CPI n’est pas faite pour les occidentaux. Comme il serait saugrenue de déporter un leader du tiers monde aujourd’hui d’une colonie à l’autre, cf. Samory Touré(Gabon), Behanzin(aux Antilles), Aniaba, roi Abouré(Togo), déportation des résistants Abbeys(Congo et Centrafrique), la CPI devient la forme raffinée de l’application de la charte de l’impérialisme. Et le FMI et la banque mondiale, usuriers et vampires des richesses du tiers monde.

Claude Fernando Ayewa

 Source: moacinter

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http://mediaafrik.com/la-charte-de-limperialisme-voici-le-document-exclusif-elabore-a-washington-en-pleine-traite-negriere-et-negocie-a-la-conference-de-berlin-en-1885/

pompe afrique

                    Les accords de Coopération.

              Ou les règles entre la France et ses anciennes colonies.

Par Mawuna Koutonin . (Extrait)

« … La France a accepté une « indépendance sur le papier » pour ses colonies, mais a signé en parallèle des accords de coopération », précisant la nature de leurs relations avec la France, en particulier les attaches envers la monnaie (le Franc), le système éducatif français, les ententes militaires et les préférences commerciales.

     Voici les 11 principales composantes  :

1- La dette coloniale  pour les avantages de la France colonisation
Les pays nouvellement « indépendants » doivent payer pour l’infrastructure construite par la France dans le pays pendant la colonisation…

2- Confiscation automatique des réserves nationales. Les pays africains doivent déposer leurs réserves monétaires nationales en France à la banque centrale… La finalité reste : Les pays africains n’ont pas accès à cet argent… La France leur permet d’accéder à seulement 15 % de leur argent par an. S’ils ont besoin de plus, les pays africains doivent emprunter, à des taux commerciaux, sur les 65% de leur argents détenu au Trésor français… Si les pays ont besoin d’emprunter plus de 20% de leur propre argent, la France a un droit de veto.

L’ancien président français Jacques Chirac a récemment parlé de l’argent des pays africains dans les banques en France. “Nous devons être honnêtes et reconnaître qu’une grande partie de l’argent dans nos banques viennent précisément de l’exploitation du continent africain”.

3- Droit de priorité sur toute ressource brute ou naturel découvert dans le pays.
La France a la priorité en matière d’achats de toutes les ressources naturelles de la terre de ses ex- colonies. C’est seulement un refus de celle-ci que les pays africains sont autorisés à chercher d’autres partenaires.

4- Priorité aux intérêts et aux entreprises françaises dans les marchés publics et constructions publiques
Dans l’attribution des marchés publics, les entreprises françaises doivent être considérées en premier lieu, et seulement après les marchés étrangers sont considérés. Le fait que les pays africains pourraient obtenir une meilleure offre financière ailleurs n’est pas pris en compte.

En conséquence, dans la plupart des ex- colonies françaises, toutes les plus grosses compagnies et acteurs économiques sont dans la main des expatriés français. En Côte d’Ivoire, par exemple, les entreprises françaises possèdent et contrôlent tous les grands services publics – eau, électricité, téléphone, transports, ports et les grandes banques. Idem dans le commerce, la construction et l’agriculture…

5- Droit exclusif de fournir des équipements militaires et de former les officiers militaires des pays.
Grâce à un système sophistiqué de bourses, de subventions, et les « accords de défense » attachés au pacte colonial, les africains doivent envoyer leurs officiers supérieurs de formation en France ou dans des infrastructures militaires françaises.
La situation sur le continent est telle que la France a formé et nourri des centaines, voire des milliers de traîtres...

6- Droit pour la France de pré-déployer des troupes et intervenir militairement dans le pays pour défendre ses intérêts Sous la dénomination « Accords de défense » attachés au pacte colonial. La France a le droit d’intervenir militairement dans les pays africains, et aussi de stationner des troupes en permanence dans des bases et installations militaires, entièrement gérées par les Français…

7- Obligation de faire du français la langue officielle du pays et de la langue pour l’éducation.Oui, monsieur. Vous Devez parler français, la langue de Molière ! La langue française ! Et une organisation de la diffusion de la culture a été créée. Appelée « Francophonie » elle regroupe avec plusieurs branches et organisations affiliées, toutes contrôlées par le ministre français des Affaires étrangères…

8- Obligation d’utiliser la l’argent de la France coloniale le FCFA
C’est la véritable vache à lait pour la France, un tel système maléfique, est dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d’environ 500 milliards de dollars en provenance de l’Afrique, et ce par année…

9- Obligation d’envoyer le rapport annuel France du solde et de réserve
Sans le rapport, pas d’argent. Quoi qu’il en soit le secrétaire des banques centrales des ex- colonies, et le secrétaire de la réunion bi-annuelle des ministres des Finances des ex- colonies est effectué par la France banque centrale / du Trésor…

10- Renonciation à entrer en alliance militaire avec tout autre pays, sauf autorisation par la France
Les Pays africains en général sont ceux avec le moins d’alliance militaires inter-état. La plupart des pays ne disposent que d’alliances militaires avec leurs ex- colonisateurs ! ( drôle, mais vous ne pouvez pas faire mieux ! ).

11- Obligation de s’allier avec la France en situation de guerre ou de crise mondiale
Plus d’un million de soldats africains se sont battus pour la défaite du nazisme et du fascisme pendant la seconde guerre mondiale…

Mawuna Koutonin .http://www.madagascar-tribune.com/Le-saviez-vous-14-pays-africains,19894.html

Peuple non instruit et privé de ses richesses naturelles.

Depuis la naissance de l’écriture et la découverte de la numerotation, nous ne cessons d’apprendre et d’innover. Privilèges énormes : l’instruction et l’éducation. Mais la masse, volontairement laissée pour compte, demeure analphabète. Peu regardant et les neuronnes qui tendent à s’appauvrir davantage, le peuple est malléable à souhait.

D’où cette aliénation grandissante vis à vis des classes dites favorisées. Celles-ci sans souci des valeurs humaines les plus simples (le bon sens, la solidarité, la morale), se comportent en  véritables « maîtres ». Nous voilà dans une société qui se laisse guider par l’argent, le but ultime étant le profit à tout prix. Des langues oubliées, des traditions qui se perdent, les religions des ancêtres écartées… Les populations dépouillées de tout, même de leur dignité.

Des armes à profusion pour que l’on s’entretue, de l’argent utilisé à tort pour écraser nos voisins, nos semblables. Les deux grands vecteurs des inégalités et surtout la voie royale vers une dictature (Pouvoir, argent). Mais qui fabriquent et nous vendent ces engins de morts ? Et qui vident le « continent noir » et mon pays de toutes les richesses naturelles ?

QUI ? Les prédateurs pardi ! MCM.

Jacques Chirac

… L’ancien président Français Jacques Chirac a récemment déclaré lors d’une interview :

Il faut être honnête et reconnaitre qu’une grande partie de l’argent de nos banques est précisément issu de l’exploitation du continent Africain. En 2008, il a expliqué que sans l’Afrique, la France serait reléguée au rang de puissance du tiers-monde.

En savoir plus sur http://finalscape.com/?p=4634#mQqFbKIVdFtCpEkF.99

Ocean Indien Mad

Zanahary

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
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