Kere any Atsimo. Misy fa afenina. Famine dans le sud, les preuves. Les larmes de Onitiana Realy !!!

Iza no tsy milaza ny marina?
Ny namana mpiara-miasa dia manohy ny fanadihadiana any an-toerana. Izao ny zava-misy any.

Photo de DAvid Ramarolahy.  Photo de DAvid Ramarolahy.
DAvid Ramarolahy  13 Février 2016.

 

Mba ampitapitao.
Tsy marina ny filazana fa tsy mis y kere aty antsimo
tena misy fa ininana afenina
Fokontany iray ao amin’ny kaominan Tsimananada* tsy rano tsy sakafo.

*Tsimanada, à 5 Km d’Ambovombe. Lire articles plus bas.

Fil d’actualité

Philippe Emile Razafimanantsoa a partagé l’album de Patrick Raharimanana.
13 Février 2016.
 
Photo de Patrick Raharimanana.
Photo de Patrick Raharimanana.
Photo de Patrick Raharimanana.

 

Tsy misy Kéré any atsimo ary azo sotroina ny rano.

Raha any amin’ny firenen-kafa dia mametra-pialana ireo mpitondra mandainga amin’ny firenena.
Ny eto amintsika dia mahasahy mihitsy ny mpitondra manamafy fa tsy misy izany kéré izany ary sary namboarina no afafy an-gazety.

Mandiniha tena fa ny vahoaka efa leo ny lainga afafinareo. Mijaly ny vahoaka ary misy ny marary sy maty noho ny tsy fandraisana andraikitra sy ny fitiavan-tenanareo.

Mialà fa efa mihoatra ny tafahoatra ny anareo.

(Sary Sobika tamin’ity herin’andro ity)

Patrick.

A Madagascar, la population fait face à la sécheresse et la faim depuis quatre mois.
© Getty Images/Friedrich Schmidt

Madagascar a connu trois sécheresses consécutives dans le sud de l’île où 1 million de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire. En malgache on appelle ça « kéré », littéralement « la faim ». La situation s’est empirée cette année, notamment avec l’impact d’El Niño qui a étendu la période de sécheresse. Le 11 février, le ministère de l’Education a distribué des vivres récoltés grâce à un Téléthon.
Bernadette et sa famille n’ont pas mangé depuis 24 heures. Bernadette, visage émacié et corps squelettique, a réussi à attraper une poignée de sauterelles pour nourrir ses quatre enfants. Epuisée par la faim, elle n’arrive presque pas à parler.

« Je suis le chef de famille, je suis en charge de leur survie, mais je n’arrive plus à assumer. Comme vous voyez, nous n’avons plus rien à manger. J’ai même un petit-fils qui est parti du village pour aller mendier. Deux membres de ma famille n’ont rien mangé pendant trois jours, puis ils sont morts, affamés », a déclaré Michel, le grand-père.

Le ministère de l’Education a distribué 70 tonnes de vivres achetés grâce à un Téléthon ayant récolté 30 000 euros. « C’est une initiative louable, mais c’est pour le geste. Il faut environ, ne serait-ce que pour intervenir de façon immédiate, 15 millions de dollars », a expliqué Blandine Legonou, consultante au Programme alimentaire mondial (Pam).

Sur un million de personnes en insécurité alimentaire, 400 000 sont en insécurité alimentaire sévère. Le principal problème reste l’accès à l’eau pour une population d’agriculteurs ruinée par la sécheresse.

Insécurité alimentaire : Trois décès à Ambovombe Androy

Concertation sur le Kéré – Désormais inutile

L’heure est grave pour des milliers d’habitants du sud, comme c’est le cas chaque année. Mais le gouvernement tente d’amoindrir la situation en parlant plutôt d’insécurité alimentaire pendant que d’autres évoquent la sécheresse (main-tany). Le kéré ou famine déclinée en insécurité alimentaire sévit de manière cyclique dans l’extrême sud et sud-est malgache dont la période a été allongée à cause du dérèglement climatique et de certaines actions humaines.

Ainsi, quoique les dirigeants puissent dire, la population de ces contrées n’a rien à manger mais surtout rien à boire. Ce problème pourrait être en partie résolu grâce à la mise en place d’infrastructures pour l’adduction d’eau potable mais au lieu de cela, les politiques se relayent dans cette partie de l’île pour emmener quelques litres d’eau et quelques vivres en qualité de solutions d’urgence.

Depuis que le kéré est devenu une affaire nationale, les dirigeants se plaisent toujours à organiser des concertations pour débattre de la question mais comme à chaque fois, aucune action concrète n’en découle. Ce sera le cas pour la concertation initiée prévue se tenir vers la fin de cette semaine à Ambovombe et, pour une fois qu’on peut être d’accord avec lui, Maka Alphonse a d’ores et déjà qualifié cette rencontre d’inutile. En effet, au lieu de discutailler dans une pièce pour faire croire qu’on cherche des solutions, les dirigeants feraient mieux de passer directement à l’action en se basant sur l’existant. Autrement dit, le gouvernement est en train de gaspiller un temps précieux pour la simple raison qu’elle peut déjà se concentrer sur les résultats des dizaines d’études et de concertations déjà organisées pour mobiliser les autres dirigeants et agir concrètement.

 

Aucune volonté politique réelle

Un quotidien de la place a titré qu’à Ambovombe Androy, trois enfants avaient succombé à cause de la faim. Un autre révèle que 42 autres ont été évacués à cause de la malnutrition. Bref, la situation est plus que grave dans le sud et sud-est du pays, et Maka Alphonse souligne même que les familles commencent même à vendre leurs biens ainsi que  leurs zébus à prix cassé. Il faut marcher des kilomètres pour trouver quelque chose à se mettre sous la dent et autant pour trouver un peu d’eau afin de se désaltérer. Toutefois, cette eau n’est pas gratuite et le prix du litre côtoie celui des bouteilles industrielles. Puisque cette partie de l’île manque terriblement d’eau, la solution serait donc naturellement l’adduction d’eau potable mais jusqu’à nos jours, ce projet vital est toujours resté sur le papier. Le coût de ce projet ne se chiffre qu’à quelques malheureux 60 millions de dollars mais il y a lieu de reconnaître que les dirigeants n’en font tout simplement pas leur priorité.

En comparaison, l’organisation du sommet de la Francophonie nécessite 80 millions de dollars tandis que l’extension de l’aéroport d’Ivato coûtera 150 millions de dollars. En d’autres termes, les dirigeants actuels n’ont pas de volonté politique réelle pour lutter contre le kéré, éviter de mettre des vies en péril, voire même en sauver des milliers. Laza Marovo; Madagascar Matin.

12-13-14 Février. Dons.

Atsimo-Andrefana – Succès du téléthon en faveur des victimes du « Kere »

téléthon

16.02.2016 | 8:2

Durant trois jours, la région Atsimo-Andrefana a initié un téléthon en faveur des enfants sinistrés dans la région Androy, en proie à l’insécurité alimentaire. La manifestation n’a pas laissé indifférentes la population tuléaroise et plusieurs associations qui ont apporté leur contribution respective, en numéraire ou en nature.
Le Sud du pays, notamment les régions Androy et Anosy, est à nouveau exposé à une grave famine et une sécheresse. Dans les deux régions, le problème de l’insécurité alimentaire déjà récurrent a été surtout accentué par la sécheresse qui frappe de plein fouet cette partie de l’ile depuis l’année dernière. C’est ce constat qui a poussé le chef de la région, le colonel Jules Rabe,  à lancer un téléthon en faveur des victimes de la famine.

Du vendredi 12 février au dimanche 14 février, des collectes de fonds et de dons en nature ont été réalisés. Simples citoyens, autorités, élus, associations, organisations non gouvernementales et communautés étrangères ou religieuses se sont ainsi donné la main, dans un élan de solidarité, pour apporter un soutien matériel à la population du Sud. Soixante sacs de riz, trente-deux sacs de pois secs, trente-et-un sacs de sel, cinquante- neuf sacs de vêtements, et une somme de 10 020 990 ariary ont été récoltés.
« L’argent que nous avons pu rcueillir, servira à acheter des denrées alimentaires, riz ou  maïs, que nous allons acheminer vers le Sud dans les prochains jours », a précisé Jules Rabe avant de promettre : « Le déroulement de cette opération se fera dans la transparence totale pour montrer aux yeux des donateurs que tout arrivera sans anicroches à bon port. »

F.R. L’Expressmada

Famine à Madagascar : Premières victimes dans la région Androy

La sécheresse et la malnutrition frappe de nouveau le sud de Madagascar. On rapporte déjà 3 morts, mais ce n’est que le début si on ne trouve pas des solutions très rapides.
La sécheresse ne fait qu’empirer dans le sud de Madagascar. Le ministère de la Population rapporte 3 morts qui ont été provoqué indirectement par la malnutrition. Chaque année, la sécheresse provoque des problèmes de malnutrition, mais l’année 2016 sera plus grave à cause du phénomène El Nino qui réduit considérablement les pluies, augmente les feux de forêt et la vulnérabilité des populations.

La FAO estime que Madagascar sera l’un des plus touchés par la malnutrition et l’organisation appelait déjà à des solutions dès le mois d’octobre 2015. Mais les autorités semblent avoir les bras ballants face à l’ampleur du problème. On peut lire que les autorités, les ONG, les associations et la présidence vont remettre sur table les divers plans de lutte contre le Kere déjà mis à l’étude ces dernières années ; de choisir une bonne fois pour toute, la meilleure stratégie à adopter et d’élaborer sa mise en œuvre effective, dans les meilleurs délais, afin de mettre la population à l’abri des problèmes d’insécurité alimentaire liés à la sècheresse.

Donc si on comprend bien, les différents responsables vont encore choisir la meilleure solution parmi celles qui sont disponibles et vu la lenteur de la politique, on peut dire qu’on aura une réponse l’année prochaine. La sécheresse dans le sud est un problème récurrent, mais personne n’a réussi à trouver des solutions pérennes pour la bonne et simple raison que le Sud est considéré comme étant secondaire par rapport aux autres régions. Si la famine frappait Nosy-Be ou Sainte-Marie, on peut penser que les autorités réagiraient au quart de tour puisque les touristes ne veulent pas voir des enfants qui n’ont que la peau sur les os.

Dans son livre Madagascar hier et aujourd’hui de 1947, Pierre Launois écrivait que les populations dans le sud de Madagascar ont énormément du mal à trouver de l’eau. Les habitants doivent faire plus de 20 km par jour pour puiser l’eau dans des sources d’eau qui se tarissent à toute vitesse. 1947, près de 69 ans plus tard, on se rend compte que le Sud de Madagascar semble figé dans le temps ou qu’il y a des personnes qui font en sorte que les choses n’avancent pas.

Les autorités doivent se bouger les fesses dans les plus brefs délais. Et ce n’est pas en lançant des appels aux dons que cela va résoudre le problème sur le long terme. Etant donné que la plupart des donations disparaissent mystérieusement dans la poche de quelques uns, elles ne font qu’empirer le problème. Par dépit ou par colère, ces populations se tournent vers le banditisme et à chaque fois que la sécheresse fait des ravages, le phénomène des Dahalos prend de l’ampleur. L’année dernière, les criquets avaient atteint la capitale pour que les autorités investissent dans la lutte anti-acridienne. Est-ce qu’il faudra que les populations du sud débarquent par milliers devant le Palais d’Anosy ou le Palais d’Iavoloha pour qu’on fasse enfin quelque chose ?

housseniawriting / http://bit.ly/1U72HMR

ACTUALITE.HOUSSENIAWRITING.COM
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Hery Rajaonarimam­pianina : « J’étais là-bas mais la situation n’est pas si dramatique comme le mentionnent certaines personnes… »

L’Expressmada du 09/02/2016.

Le PAM : « La faim guette 1.9 million de Malgaches ». Et 600 kg d’Or vers Dubai, E-Unis… selon l’ONU.

La faim guette 1.9 million de Malgaches

Nouveau triste classement pour Madagascar. Dans son dernier rapport, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) place la Grande ile à la deuxième position des pays les plus touchés par la faim. D’après les estimations de l’organisme, 1.9 million de Malgaches sont dans une situation jugée « alarmante ». Seul le Malawi fait pire avec 2.8 millions de personnes menacées. Le Zimbabwe complète ce podium affligeant avec 1.5 million.

Selon le PAM, au total 14 millions de personnes sont menacées par la faim sur le continent. Cette situation est essentiellement due au phénomène El Nino qui perturbe les conditions météorologiques avec des sècheresses intenses dans certaines régions et de graves inondations dans d’autres.

C’est justement ce qui se passe actuellement à Madagascar. Alors que le nord fait face à une pluviométrie anormalement élevée, le sud est totalement à sec. C’est justement dans le sud que la situation est la plus alarmante. Le chef de la région Anosy a d’ores et déjà déclaré que le Kere (famine) est en train de sévir.

Pour lutter contre l’insécurité alimentaire dans la Grande ile, la Commission de l’Océan Indien prévoit d’installer à Antananarivo une « Unité régionale de sécurité alimentaire et nutritionnelle ». Il s’agit d’une unité dont le rôle sera non seulement de recevoir l’appui technique et logistique de la FAO, mais également de coordonner les initiatives des autres bailleurs.

ATR. Agence de Presse de l’Océan Indien.

Onitiana Realy en larmes : Vers un record de commentaires

 

 

En l’espace de quelques heures, la ministre de la Population a fait le buzz sur les réseaux sociaux. Ses larmes à la fin de son discours d’ouverture de l’atelier de concertation nationale à Ambovombe Androy n’ont pas laissé les internautes indifférents.

C’était hier vers 16 heures que l’administrateur du compte facebook du ministère de la Population a publié un extrait de la vidéo de la prise de parole d’Onitiana Realy à Ambovombe où à la fin de la séquence, elle s’est fondue en larmes. Les réactions ont aussitôt fusé sur les réseaux sociaux. Moqueries, encouragements et félicitations, chaque facebooker y allait de son commentaire qui ne comptait pas que des « j’aime ».

Encouragement. « Comme elle est originaire du Sud, la situation l’affecte beaucoup », commente un facebooker. « Cette volonté de se concerter pour chercher une solution pérenne est déjà une victoire. On espère que les résolutions seront concrétisées », ajoute un autre. « Arrêtez-les critiques ! Cela dépasse la politique, il s’agit de la vie de plusieurs milliers de personnes dans le Sud », renchérit un troisième. « Ce n’est pas de la comédie, Onitiana n’est pas du genre à montrer publiquement ses émotions », selon un autre « j’aime ». Des commentaires sous forme d’encouragement à l’endroit de la ministre de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la Femme.

Moqueries. En revanche, d’autres facebookers n’hésitent pas à parler de sa vie privée. « Rien à cirer de ses pleurnicheries. C’est une comédienne », commente un internaute. « Ce sont des larmes de crocodiles, d’hypocrite », renchérit un autre. « Pourquoi, c’est juste à la veille d’un remaniement ?», demande un ami du premier. Bon nombre d’internautes de rappeler la polémique sur l’existence de « kere » ou pas dans le Sud. « Une personnalité a apporté des vivres à la population du Sud, mais vous vous êtes moqués de lui », lit-on. Avant de traiter la ministre de tous les « mots » et « maux ». En tout cas, avec les nombreux partages de la vidéo sur les autres pages de facebook, on s’attend à un record de commentaires sur l’ensemble des réseaux sociaux. Pour les internautes, c’est à en rire ou à en …pleurer.

T.H. 

  • R.Les crocodiles pleurent aussi!!! Si elle tient à ces gens du sud, elle aurait dû agir depuis belles lurettes du fait de son statut de MINISTRE DE LA POPULATION!!!!
  • D. P. C’est l’IMITATION des vraies larmes de Mr Barack OBAMA en pleins discours en 5/01/16 que nous a fait Mme O.REALY???? Je suis pas là pour juger les vraies aux
    Fausses larmes. Elle peut pleurer si elle veut pour la soulager, mais les souffrants de KERE sont tellement assécher par des années de famine et secheresse qu ‘ils n’ont plus de larmes à verser comme notre ministre. Au moment où elle fait son discours mme le Ministre, le peuple d’ androy étaient à jeun pendant X mois, pas 1 verre d’eau à boire comme Mme Le ministre, plus de feuille de cactus à manger comme plan de secours. Bref , plus rien à ramasser. Action et reaction Me le Ministre. U can do it if you really want.
  • b. Vehivavy tsy malala menatra mihitsy ity ramatoa ity ! Mody mitomany mba hitazomany ny sezany! shhh mialà !!!
  • G.Espérons que ce flot de larmes sera tari avant que d’endommager les sièges en cuir de sa rutilante voiture de fonction

Hafatra ho an-dRamatoa Minisitry ny mponina: Mody mitomany maka ny fon’ny vahoaka indray ve ianao io satria efa fantatrao fa tsy maintsy hihozongozona ny sezanao hatr@ faran’ity volana febroary ity raha ela indrindra mba tsy hilazako hoe @ herinandro ambony? Efa nandeha tany Atsimo koa anie ianao t@ 2015 nampiseho anay hoe niara-nihinana voan-draketa t@ ireo mponina Kere ireo ka naninona ianao t@ 2015 tsy nitomany fa ankehitriny efa malaza be hoe hiova ny governemanta dia araraotinao ny fahorian’ny vahoaka any Atsimo mba androtsahanao ny ranomasonao, izany hoe, raha tsorina ny resaka dia tena NANARARAO-PATY ianao. Koa aleo hazava ny resaka fa aza heverinao ho vendrana ny vahoaka satria tsy ilay vahoaka Kere any Atsimo no nampitomany anao fa ilay sezanao ho very: CINEMA fotsiny ireny.

Efa maty jiaby ny olo zay vao taitra !!!

 

Atelier de concertation ‪#‎nationale‬ à Ambovombe ‪#‎Androy‬ : «Obligation de résultats», dixit Onitiana Realy, MPPSPF. 20 Février 2016.

La tenue de cet atelier, une grande première, est comme un nouveau départ pour les populations vulnérables du Grand Sud. Hier, c’était le coup d’envoi pour…
MIDI-MADAGASIKARA.MG

Une aide empoisonée… installation sournoise de l’Islam.

Kere dans le Sud : Africa Muslim Agency apporte une aide directe

Le représentant de l’ONG koweitienne Allaoui Benaissa (avec un chapeau) et le député Alidy Bin Souffou (à l’extrême droite) supervisant la répartition de l’aide.

Comme son nom l’indique, Africa Muslim Agency (Direct Aid) dont le siège se trouve au Koweit, a apporté une aide directe à la population de l’Androy.

Allaoui Benaissa, représentant à Madagascar de l’Africa Muslim Agency s’est rendu les 25 et 26 février dernier dans les communes d’Ambazoa et d’Erada dans le district d’Ambovombe à la tête d’une délégation. Il a été accompagné pour l’occasion par le député Alidy Bin Souffou qui est touché par le sort de la population de l’Androy même s’il a été élu à Mitsinjo. Tout autant que l’Africa Muslim Agency qui œuvre dans le social, n’est pas resté indifférent face à la situation dans le Sud. Après s’être référée aux autorités étatiques dont le président de la République et la ministre de la Population, l’ONG basée au Koweit a convoyé une aide d’urgence aux 57 fokontany de la commune d’Ambazoa et aux 37 fokontany de la commune d’Erada.

Part de briques. 500 sacs de riz ; 416 cartons d’huile alimentaire ; 105 cartons de lait en boîte ; 142 sacs de haricots ; et 200 sacs de sucre. Ce sont les denrées octroyées par l’ONG koweitienne à la population des localités suscitées qui étaient réduites à se nourrir des fruits des cactus à cause de la sécheresse qui a détruit non seulement les cultures, mais aussi le bétail. Ce qui a amené Africa Muslim Agency à apporter sa « part de briques ». L’action de l’ONG ne se limitera pas à l’aide sus-détaillée, mais compte également distribuer des rations alimentaires aux élèves des localités concernées pour éviter le décrochage scolaire. Ayant constaté de visu la situation des élèves du CEG qui étudiaient à même le sol, le représentant d’Africa Muslim Agency a également promis de fournir 100 tables-bancs dans les 25 jours à venir et d’améliorer le bureau de la commune d’Ambazoa. Tout cela au nom du « voin-kava mahatratra » qui se décline aussi en musulman.

R.O 

Révélations des Nations unies : 600 kg d’or exportés illégalement

Les statistiques des importations des Etats-Unis et des Emirats Arabes Unis surtout à Dubaï, ont permis de découvrir que 250 millions USD d’or et de pierres précieuses ont été également importés de Madagascar en 2011.

La Banque Mondiale estime que les exportations d’or ont augmenté de façon spectaculaire depuis 2008, mais seulement une petite partie de ce métal jaune produit et exporté est déclarée. D’autant plus, l’exploitation et l’exportation aurifère illégales constituent un aspect frappant des petites mines.  La preuve, les révélations des Nations unies montrent que la valeur des exportations illicites de Madagascar a atteint 18 millions USD en 2012, et ce, malgré le fait que l’Etat ait interdit l’exportation de ce métal précieux. En tout, la production aurifère et de pierre précieuse échappe au contrôle de l’Etat. Willy Ranjatoelina, le Secrétaire Exécutif de la Chambre des Mines de Madagascar (CMM), l’a exposé lors d’une conférence-débat organisée par le projet Taratra au sein de la Conférence des Evêques de Madagascar au centre Arrupe à Faravohitra hier.

Tentative d’assainissement. « L’exploitation des mines et du pétrole à Madagascar pour le développement : gouvernance et transparence ? », était le thème débattu à cette occasion. Notons qu’aucune exportation d’or n’était officiellement enregistrée à Madagascar jusqu’au premier semestre 2012. « Durant cette période, l’administration minière a fait une tentative d’assainissement du secteur. Ce qui a permis d’enregistrer 150 kg d’or exportés légalement suite aux déclarations effectuées par de nombreux petits exploitants miniers. Ce qui a permis d’encaisser le double des redevances et des ristournes perçues  pour le mois d’avril 2012. Cependant, une décision du Conseil des Ministres a interdit l’exportation d’or, suite à cette expérience unique. Seule la Banque Centrale de Madagascar était autorisée à faire cette opération. Du coup, les transactions en contrebande continuent et 600 kg d’or ont été sortis illicitement de la Grande Ile alors que cela pourrait représenter plus de 790 millions d’Ariary de redevances pour l’Etat », a-t-il soulevé.

250 millions USD. Mais ce n’est pas tout ! « Les statistiques des importations des Etats-Unis et des Emirats Arabes Unis surtout à Dubaï, ont permis de découvrir que 250 millions USD d’or et de pierres précieuses ont été également importés de Madagascar en 2011 », a-t-il enchaîné.

Face à cette hémorragie de nos ressources naturelles non renouvelables, les sociétés civiles sont sollicitées à jouer pleinement leur rôle afin d’interpeller. En effet, l’impact du développement du secteur extractif reste encore marginal car cela ne représente encore que 2,13% du PIB (Produit Intérieur Brut) en 2013 contre 1% en 2012 même si c’est sur une pente ascendante. Quant à la contribution fiscale, cela devient de plus en plus significative en passant à 14 % des recettes de l’Etat en 2013 contre 9% en 2012.  « Le total des flux perçus par l’Etat en provenance des industries extractives au titre de l’exercice 2013 s’élève à 424 milliards d’Ariary soit 192 millions USD, d’après les sources de l’EITI », a fait savoir Willy Ranjatoelina.

Faux permis. Par ailleurs, Serge Zafimahova, membre du Comité consultatif sur l’élaboration du Code minier a dénoncé qu’il n’y a pas de bonne gouvernance dans ce secteur. La preuve, « 5 187 faux permis miniers ont été délivrés légalement. Ce qui nécessite avant tout un assainissement », a-t-il déclaré. Par contre, la Chambre des Mines de Madagascar déplore encore que le traitement de permis miniers est toujours en suspens. « Plus de 3 000 demandes de mutation de permis des compagnies déjà en exercice dans le pays et plus de 3 000 autres nouvelles demandes ne sont pas traitées en ce moment. Ce qui a un impact sur l’avenir du secteur, car toutes décisions d’investissement sont retardées sans compter les effets néfastes de la chute des cours des matières premières sur le marché international », a conclu Willy Ranjatoelina.

Navalona R. Midi M/kara

Association «Hoavinign’Anosy Miatriky» : Vers une levée de fonds pour appuyer la lutte contre la famine dans la région Anosy

L’Association «Hoavinign’Anosy Miatriky» est née après le grand rassemblement des natifs et amis de Fort-Dauphin à l’ANS Ampefiloha en 2015. C’est une association apolitique qui regroupe les natifs et amis de Fort-Dauphin. Les membres actifs comptent actuellement près d’une vingtaine, en plus des centaines de sympathisants répartis à Fort-Dauphin, à Antananarivo et à l’étranger (en Chine, en France, au Canada, à Genève et en Afrique du Sud). Elle se fixe ainsi comme objectif de promouvoir le développement de la région. Pour 2016, diverses perspectives sont au programme, à savoir: une levée de fonds pour agencer un filet de sécurité destiné à lutter contre la famine qui mine cette région, subventionner et financer des projets d’accès au service de base et organiser une journée de recrutement et de l’entrepreneuriat, une manifestation pour l’embellissement et l’assainissement de la ville de Fort-Dauphin et de ses environs sous le thème«Faradofay madio, Faradofay mifety».

Recueillies par Arnaud R. 

 

Repartition de la richesse

kere 1

Lasany vahiny

iles éparses

Fahaleovantena-Fahantrana

or-mayotte

Mcm
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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
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