CPI-la Haye : Révélations sur le rôle de la France « Il n’y a rien de sérieux contre Gbagbo » (Fatou Bensouda).

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Coup de théâtre CPI – Fatou Bensouda avoue le complot contre Gbagbo:« Il n’y a rien de sérieux contre Gbagbo ». »Je subis les pressions de la France ». »Je ne peux rien y faire ».

Révélations d’un journal sud-africain et de Shannon E(15/02)

Coup de théatre CPI – Fatou Bensouda avoue le complot contre Gbagbo et accuse la France: »Il n’y a rien de sérieux contre Gbagbo ». »Je subis les pressions de la France ». »Je ne peux rien y faire ». Révélations d’un journal sud-africain et de la journaliste Shannon Ebrahim.
http://www.iol.co.za/capetimes/gbagbo-why-iccs-impartiality-is-questione…

‪Les Confidences de Bensouda: « IL N’Y A RIEN DE SÉRIEUX CONTRE GBAGBO, C’EST JUSTE UNE PRESSION POLITIQUE VENANT DE LA FRANCE ET JE NE PEUX RIEN FAIRE »

La CPI s’est discréditée lorsque les pays comme la France, craignant la perte de leur emprise sur les économies de l’Afrique de l’Ouest, la manipulent.
Je me suis récemment retrouvée assise dans un café en plein air à Kigali, dans la capitale du Rwanda, sirotant du vin sud-africain en ressassant les problèmes du continent. Mon compagnon de déjeuner est un haut fonctionnaire de la MONUSCO, la force de l’ONU pour le maintien de la paix dans l’Est de la RDC. Il a passé la plus grande partie de sa carrière en mission de maintien de la paix en Afrique centrale. Après avoir combattu le viol quotidien des femmes dans le Kivu pendant des années et ayant réalisé l’incapacité de l’ONU à mettre fin à ce fléau, mon collègue de l’ONU s’est donné la mission de faire en sorte que les auteurs de violations des droits de l’Homme sur le continent répondent de leurs crimes.
Mais nous savions tous les deux que dans quelques jours le Sommet de l’UA rallierait ses États membres à prendre des mesures concrètes pour se retirer de la Cour Pénale Internationale (CPI). C’est ce qui s’est exactement passé le 30 Janvier par la voix du président kényan Uhuru Kenyatta, lui-même visé par la CPI, qui engagea la bataille. Bien que mon collègue de l’ONU et moi déplorons le contournement de la justice par la CPI, nous restons convaincus du fait que cette institution ayant ainsi perdu sa crédibilité, les Africains n’ont plus foi en sa capacité de rendre justice de façon impartiale.
Il ne s’agit pas seulement de ce que seuls les Africains sont ciblés par cette institution, mais aussi du fait que les grandes puissances, la France en particulier, ont sérieusement réussi à manipuler la CPI et à l’utiliser pour leurs propres intérêts stratégiques sur le continent.
L’ouverture à la Haye du procès de l’ancien président Ivoirien, Laurent Gbagbo, le mois dernier, après cinq ans d’incarcération, a mis à nu cette manipulation de la CPI par la France. Mon collègue de l’ONU et moi avons discuté de toute la manigance que la France avait mise en place dans le but de neutraliser Gbagbo qui est pourtant venu au pouvoir par des élections démocratiques en 2000, mais qui a cherché à réduire le contrôle de la France sur son ancienne colonie. Gbagbo est ainsi devenu la plus grande menace pour la domination de la France, non seulement sur la Côte-d’Ivoire, mais sur toute la région, étant donné que sa lutte pour le délitement de l’emprise des sociétés françaises sur l’économie de son pays pourrait faire tâche d’huile dans toute la sous région ouest africaine.
La France aurait planifié cinq coups contre Gbagbo qui ont tous échoué. Elle a finalement procédé par le bombardement de sa résidence présidentielle en utilisant les forces spéciales françaises qui ont par la suite capturé le président, sa femme et son fils pour les remettre à «leur homme», Alassane Ouattara; soutenu par les rebelles qui sont formés et armés par la France. L’ancien président français Nicolas Sarkozy aurait fait pression pour que Gbagbo soit transféré à La Haye en 2011. Pendant cinq ans, les procureurs de la CPI enquêtent sur les accusations portées contre lui. Certains éléments de preuve retenus contre lui par l’accusation dans les audiences préliminaires ont été prouvés fabriqués donc irrecevables. Une des vidéos diffusées et tenues comme preuves des massacres perpétrés par ses partisans serait en réalité une scène filmée d’un homme brulé vif au Kenya. Mon compagnon de déjeuner m’a informée qu’il n’est de secret pour personne que George Soros, un important bailleur de fonds de la CPI, est un ami proche de Ouattara et que la France a financé en grande partie les enquêtes de la CPI contre Gbagbo.
Un candidat à la présidence de la République centrafricaine, Pascal Bida Koyagbele, m’a dit qu’il avait rencontré le procureur en chef de la CPI, Fatou Bensouda en octobre de l’année dernière lors d’un dîner de remise de prix aux Pays-Bas, cérémonie au cours de laquelle Pascal Bida lui-même recevait le prix de leadership africain. A cette occasion donc, M. Koyagbele a demandé à Fatou Bensouda son avis sur le cas Gbagbo. Selon Koyagblele toujours, elle a donné la réponse suivante :
>
Koyagbele soutient que Bensouda avait sollicité le soutien de la France pour sa nomination comme procureur en chef de la CPI.

La raison de la nécessité pour la France de neutraliser la force politique qu’est Gbagbo est qu’il était déterminé à défaire l’emprise de la France sur la banque, l’assurance, le transport, le commerce de cacao et sur la politique de l’énergie en Côte-d’Ivoire. Durant le court laps de temps de son régime, il avait invité des entreprises d’autres pays à participer aux appels d’offres pour les projets du gouvernement. Gbagbo était dépassé par les coûts très élevés des projets exécutés par les entreprises françaises. Par exemple, pour la construction d’un pont, les français demandaient 200 milliards de francs Cfa. Gbagbo s’est donc détourné des Français au profit des chinois qui ne demandaient que 60 milliards de francs Cfa et ceci en 2002.
Plus important encore, jusqu’à ce jour, la France maintient son pacte colonial avec ses anciennes colonies. Selon les termes de ce pacte, le Trésor français a le contrôle de leur monnaie, des réserves de capitaux et des politiques commerciales et d’investissement. Selon l’accord entre la France et ses anciennes colonies sur la création du franc CFA, les banques centrales de ses anciennes colonies sont obligées de garder 80 pour cent de leurs réserves de change dans un compte d’opérations tenue au trésor français. Cela a rendu impossible pour ces pays africains la mise en place de leurs propres politiques monétaires.
Le défi que Gbagbo a opposé à cette situation d’esclavage a été en fait le plus grand défi qu’a connu la domination française dans cette région depuis la période post coloniale. Son incarcération à La Haye est donc une solution de dernier recours, quand tous les autres moyens pour le neutraliser ont échoué.
Telle est la mission assignée à la CPI dans la dispensation de la justice en ce qui concerne le cas Gbagbo.
(Source : Capetimes et The Star du 12 février 2016)
Une traduction en français par le camarade Athanase Sessegnon, porte parole de la représentation FPI d’Afrique du Sud. Remerciement spécial a l’ambassadeur Abié Zogoué,
‪Kakry‬ Khaza. Ivoirebusiness

01.02.2016 –

Le procès de Gbagbo a repris lundi à La Haye

La défense de Laurent Gbagbo a affirmé lundi que son rival, le président Alassane Ouattara, s’était emparé du pouvoir « par la force » avec l’aide de la France. La bataille d’Abidjan est la mise en oeuvre de cette stratégie », a déclaré l’avocat de M. Gbagbo.

Emmanuel Altit s’est exprimé au troisième jour du procès de l’ex-président ivoirien devant la Cour pénale internationale (CPI), à La Haye. Rappelant que son client a été arrêté en avril 2011 après des bombardements français, l’avocat a soutenu que « la France ne voulait pas d’une paix négociée » entre les deux rivaux de la présidentielle de fin 2010.

Il a accusé Paris, l’ancienne puissance coloniale, d’avoir préparé « en sous-main » l’offensive ayant mené à la chute de l’ex-président. Cela notamment en fournissant des armes aux forces pro-Ouattara malgré un embargo décrété par l’ONU.

L’ex-président, 70 ans, et son coaccusé Charles Blé Goudé, 44 ans, ex-chef de milice, sont poursuivis pour leur rôle dans la crise née du refus de M. Gbagbo de céder le pouvoir à Alassane Ouattara. Ce dernier a été reconnu vainqueur par la communauté internationale de l’élection présidentielle de 2010. Les violences avaient fait plus de 3000 morts en cinq mois dans les deux camps.

M. Gbagbo est le premier ex-chef d’Etat poursuivi par la CPI. Son procès pour crimes contre l’humanité, qui doit durer entre trois et quatre ans, est un test pour la Cour, entrée en fonction en 2003. A l’ouverture du procès jeudi, la procureure Fatou Bensouda avait accusé M. Gbagbo de s’être accroché au pouvoir « par tous les moyens ».

Lecture « partielle » des faits

Mais l’avocat de Laurent Gbagbo a accusé le bureau du procureur de faire une lecture « partielle » des événements ayant secoué la Côte d’Ivoire et de peindre « à grands traits un camp du bien et un camp du mal ». Le dossier présenté par l’accusation « n’est que la reprise pure et simple, sous des habits juridiques, d’un narratif de nature politique », a soutenu Me Altit.

« Peut-être veut-on faire oublier les crimes, dont les pillages et les viols, dont s’étaient rendus coupables dès décembre 2010 soldats et mercenaires pro-Ouattara? », s’est-il interrogé. bluewin.ch

CÔTE-D’IVOIRE

Dans l’ombre du procès Gbagbo à la CPI, l’actuel pouvoir à Abidjan rattrapé par la justice ?

Par Maria Malagardis 1 février 2016 à 11:02
Laurent Gbagbo et son avocat Emmanuel Altit, le 28 janvier, attendent le début du procès devant la Cour pénale internationale de La Haye.
Laurent Gbagbo et son avocat Emmanuel Altit, le 28 janvier, attendent le début du procès devant la Cour pénale internationale de La Haye. Photo Peter Dejong.AFP

Alors que Laurent Gbagbo est jugé à la Cour pénale internationale à La Haye, celle-ci reste souvent critiquée pour ne pas avoir achevé ses enquêtes sur le camp de l’actuel président Alassane Ouattara. Mais son numéro deux, Guillaume Soro, est désormais dans le collimateur de la justice, à Paris et à Ougadougou.

La parole est à la défense : ce lundi, c’est au tour des avocats de prendre la parole, lors du plus important procès jamais organisé par la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye aux Pays-Bas : celui de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et de son ministre de la jeunesse Charles Blé Goudé, qui a démarré jeudi.

Le procès se concentre sur la crise post-électorale qu’a connue la Côte d’ivoire entre fin 2010 et avril 2011, date à laquelle Gbagbo a été arrêté. Une période qui ne fait toujours pas consensus, une partie des Ivoiriens continuant à considérer que Gbagbo avait bien remporté les élections et que les forces de son challenger Alassane Ouattara, aujourd’hui au pouvoir à Abidjan, se sont, elles aussi, rendues coupables de graves exactions. La procureure de la CPI, Fatou Bensouda, s’est engagée à enquêter également sur les exactions commises par le camp Ouattara, et affirme même que les investigations sont déjà en cours (lire Libération du 27 janvier).

Des déclarations qui laissent sceptiques les fidèles du camp Gbagbo :«Le mandat de la procureure se termine dans cinq ans, en 2021. Il lui a fallu quasiment cinq ans pour aboutir au procès de Laurent Gbagbo. Comment croire qu’elle pourra amorcer un procès visant le camp adverse, au pouvoir à Abidjan, dans un délai similaire ?»souligne sarcastique un proche de l’ancien président ivoirien. Comme un lancinant effet miroir, l’absence de poursuites contre le camp Ouattara va certainement empoisonner de façon récurrente le procès Gbagbo à La Haye, prévu pour durer trois ou quatre ans.

Pourtant en marge de la procédure en cours à la CPI, des nuages inquiétants s’amoncellent sur le camp Ouattara, et plus particulièrement sur l’un des protagonistes de la crise post-électorale : Guillaume Soro, ex-chef rebelle et aujourd’hui président du Parlement à Abidjan. Ce qui en fait de facto le second responsable de l’Etat (en cas de vacance du pouvoir c’est lui qui assure l’intérim).

Fils Gbagbo

L’information est passée quasiment inaperçue, mais Guillaume Soro est aujourd’hui de facto mis en examen par la justice française et risque d’être arrêté, dès qu’il pose le pied sur le sol français. Une situation particulièrement gênante pour le numéro 2 du pouvoir ivoirien, dont la femme vit dans la banlieue parisienne. En cause : précisément son rôle dans certains événements qui ont suivi l’arrestation de Laurent Gbagbo le 11 avril 2011 à Abidjan. Car dans la famille Gbagbo, il y a aussi le fils Michel, 46 ans, arrêté en même temps que son père, violemment molesté et emprisonné au nord de la Côte-d’Ivoire pendant un an, alors qu’il n’a joué aucun rôle politique pendant cette période tragique.

Michel Gbagbo, qui a la nationalité française (sa mère est française) avait porté plainte en France en 2012 «pour traitements inhumains et dégradants» avant même la fin de sa détention. Une plainte, jugée recevable à Paris et qui a conduit la juge d’instruction Sabine Khéris à convoquer Guillaume Soro à plusieurs reprises, sans succès. Après plusieurs reports, elle apprend début décembre que Soro est en France et délivre un mandat d’amener. Mais les policiers ne le trouvent pas à son domicile parisien et dressent un PV de «vaines recherches» (lireLibération du 7 décembre 2015) .

L’affaire frôlera l’incident diplomatique entre Paris et Abidjan, mais conduit surtout à la mise en examen de facto de l’intéressé (selon l’article 134 du code de procédure pénale, même sans notification officielle). Pourtant dans les médias, la thèse d’une «levée du mandat d’amener» s’impose. Et personne n’évoquera la mise en examen de Soro. «On ne peut juridiquement pas lever un mandat d’amener»,soupire-t-on au parquet de Paris.

«Voyage privé»

Embarrassées, les autorités ivoiriennes avaient commencé par dévoiler (après la divulgation du mandat d’amener) «un ordre de mission» justifiant la présence de Soro à Paris en décembre (et son immunité) dans le cadre de la COP21. Alors même que Soro lui-même avait affirmé sur Twitter être à Paris «en voyage privé». Mais à l’issue de la période concernée par cet ordre de mission, «sa mise en examen intervient automatiquement», affirme-t-on de source judiciaire.

Les grandes manœuvres ont donc commencé à Abidjan, où l’on a d’abord prétendu n’avoir jamais reçu de commission rogatoire concernant le président de l’Assemblée avant de rétropédaler, lorsque l’ambassade de France sur place a confirmé avoir bien transmis la commission rogatoire aux autorités ivoiriennes. Le 12 janvier, le président Ouattara a viré deux de ses ministres, accusés de ne pas avoir fait leur travail. Invitée depuis à venir entendre Soro à Abidjan, la juge française a pour l’instant décliné, quelque peu échaudée, selon certains, par la campagne au vitriol orchestrée sur place contre l’ingérence de la justice française. Ce qui n’a pas empêché Soro de porter plainte lui aussi en France pour «diffamation», contre Michel Gbagbo.

Mais le malaise à Abidjan est peut-être plus profond encore : la semaine dernière, une fuite orchestrée par Nord Sud, un journal ivoirien connu pour être proche de Soro, affirmait que Hamed Bakayoko, actuel ministre de l’intérieur à Abidjan, était lui aussi visé par une commission rogatoire. Or en réalité, seuls cinq de ses subordonnés sont visés par cette nouvelle commission rogatoire. Laquelle a été délivrée dans le cadre d’une seconde plainte déposée en 2014 par Michel Gbagbo, qui avait été empêché de quitter la Côte-d’Ivoire et détenu pendant 24 heures par la Direction de la sécurité du Territoire (DST), lorsqu’il avait voulu se rendre en France pour rencontrer la juge parisienne.

De notoriété publique, Guillaume Soro et Hamed Bakayoko sont les deux prétendants rivaux à la succession de Ouattara. Leurs relations sont jugées «exécrables» par la presse locale. Est-ce ce qui explique cette étrange intox ? Dans l’immédiat, Bakayoko n’a toujours pas réagi.

Mais pour Soro, les ennuis ne se limitent pas à Paris. Dans le petit pays voisin, le Burkina Faso, la justice militaire a elle aussi très envie de l’entendre et a même lancé un mandat d’arrêt international le concernant. En cause : son rôle dans le coup d’état manqué fomenté en septembre par des ex-membres de la garde présidentielle restés fidèles au président déchu Blaise Compaoré (chassé du pouvoir par une insurrection populaire fin novembre 2014 et réfugié.en Côte d’Ivoire).

Depuis plusieurs mois, des enregistrements clandestins de conversations téléphoniques impliquant Soro circulent, accréditant les soupçons sur son implication dans ce putsch raté. D’ores et déjà l’ex numéro 2 de Compaoré, le général Gilbert Diendéré a été arrêté à Ougadougou.

Depuis l’époque de la rébellion contre le régime de Laurent Gbagbo, Soro est proche de Compaoré et de Diendéré. Il possède même une villa à Ouagadougou, laquelle a été perquisitionnée.

Les policiers y auraient trouvé un étrange trésor : 300 gilets pare-balles et des grenades. Plus récemment, des militaires burkinabés auraient également impliqué Soro, dans une tentative de fournir des grenades lacrymogènes et de l’argent aux insurgés.

Le Président de l’Assemblée ivoirienne avait récemment déclaré qu’aucun ex-rebelle du camp Ouattara n’irait jamais à la CPI. Peut-être. Mais mis en examen à Paris, recherché par Ougadougou, il n’a plus besoin de regarder uniquement vers La Haye.

Maria Malagardis. Libération.

18/01/2012. Le politologue, universitaire et journaliste français Michel Galy explique combien en pensant humilier, discréditer et détruire le président ivoirien élu, Laurent Gbagbo (arrêté par la France et remis aux forces rebelles de ouattara), les médias et politiques occidentaux n’ont fait en définitive que renforcer et densifier son aura… au point d’avoir fait de lui en quelques mois la nouvelle icône du panafricanisme et de la démocratie bafouée…
Situations sous enquêtes et Examens préliminaires

« C’est l’armée française qui nous a remis aux forces de Ouattara » – Gbagbo à la CPI – 5/12/2011

 

Desmond tutu rencontre Gbagbo à la Haye
2 mai 2011

Gbagbo annan tutu caméra www.legrigriinternational.com

Gbagbo Anan Tutu B 2 4 2011

Gbagbo Anan Tutu B 2 5 2011

Gbagbo Anan Tutu C 2 5 2011

Photo de Malcolm africa révolution.
Photo de Malcolm africa révolution.
Photo de Malcolm africa révolution.

Malcolm africa révolution

 

LAURENT GBAGBO.
Il a toujours été un homme pondéré. Quand il était en exil en France et qu’il fréquentait les cercles militants noirs il parlait avec calme mesure mais détermination. Militant dans l’âme on ne compte plus le nombre de fois où Houphouët l’a fait enfermer puis exiler puis fait revenir au pays pour tenter de le corrompre. Mais Gbagbo avait une vision claire de ses opinions qu’il exposa juste après avoir été élu démocratiquement le 26 octobre 2000. Il souhaitait electrifier son pays jusque dans ses recoins les plus reculés. Rendre l’école gratuite. Mettre en place un système de sécurité sociale. A terme frapper une monnaie ivoirienne. Rien de bien original ou de révolutionnaire en somme. Juste un programme d’émancipation pour les masses ivoiriennes. Mais un programme qui allait à l’encontre des intérêts de la France qui a toujours considéré ses ex-colonies comme son arrière-cour d’où elle tirait toutes les ressources nécessaires au bon fonctionnement de son économie. Alors le 19 septembre 2002, alors qu’il est en déplacement en Italie Gbagbo apprend à sa grande surprise qu’une rébellion armée menée par un charlatan-aventurier du nom de Guillaume Soro partie du Burkina descendait sur Abidjan pour renverser son régime. La France préférant appliquer la politique de la terre brûlée plutôt que de laisser un pays pourtant nominalement indépendant assumer par lui-même son destin. Désormais et pendant 9 ans ce sont les armes surtout qui parleront de part et d’autres. Jamais Gbagbo ne renoncera à exercer ses droits régaliens de président élu démocratiquement sous la pression de la France . Comme de nombreux cadres d’Afrique il est allé à l’université il connaît l’histoire de son pays celle de l’Afrique ( et pour cause il est prof d’histoire) il est conscient et politisé. Il lui était donc inpensaable de flancher. Il dira au cours de ses mandats que jamais il n’avait imaginé que les armes pouvaient avoir une telle importance dans un pays africain francophone dit démocratique.


Devant sa résistance à toute épreuve les médias français ont tenté de le salir. Personnellement je balaye du revers de la main la mort de Jean Hélène le journaliste français de rfi qui a été assassiné en cote-d’Ivoire, tout comme celle de Guy-André Kieffer. Quand on aura jugé le cas de tous les ivoiriens assassinés par le colonialisme et le néo-colonialisme français on pourra alors parler du cas de ces deux-là. Toute vie étant une vie.


Les français ont traité Gbagbo de tribaliste et de raciste alors que sa première femme est blanche sa deuxième du Sud et catholique et sa troisième du Nord et musulmane.
Gbagbo s’est même laissé convaincre de laisser Outtara revenir en Cote-d’Ivoire par Thabo Mbeki. Et il a gagné les élections de 2011 comme l’a reconnu Sarkozy le nain qui a déclaré en novembre 2015 avoir fait chasser Gbagbo au profit de Outtara.
Demain s’ouvre à la Haye le procès de Gbagbo qui ne sera qu’une mascarade. Fatou Bensouda avait demandé son report parce qu’elle sait que son dossier est vide. Et il l’est tellement qu’en Avril elle compte redescendre en Cote-d’Ivoire pour trouver de « nouveaux témoins à charge ».
Pendant ce temps Gbagbo se meurt à petit feu dans une cellule de la Haye pour avoir voulu le bien de son peuple.

Ahmede Nougbo

Ajoutée le 13 janv. 2016

#Mélenchon ira chercher #Gbagbo à La Haye !

Le 11/01/2016, au siège du Parti communiste français, Jean-Luc Mélenchon, responsable du front de gauche, a renouvelé ses positions favorables au président ivoirien Laurent Gbagbo et pris l’engagement s’il était élu d’aller chercher Laurent Gbagbo à La Haye, où il est emprisonné, depuis presque 5 ans, dans une non-situation « préventive », traité plus mal que le dernier des violeurs d’enfants, en attendant un illégitime et immoral « procès », intenté par une Cour qui n’est ni pénale ni internationale, mais bien politique et occidentale…

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

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