Pillages de granit vers la Réunion suspendus !!! Et nous allons vous croire ?

Exportation de granit : Les activités de Colas suspendues

Plus de 200 000 tonnes de granit ont déjà été exportées par Colas à La Réunion. « Le permis environnemental qu’on lui a octroyé ne lui permet pas pour autant de faire cette activité. En effet, cette entreprise a obtenu un permis relatif à l’exploitation de granit pour le concassage utilisé pour la construction de routes à Madagascar. Mais elle avait aussi une autorisation d’exporter 400 000 tonnes de granit. Ses activités d’exportation sont ainsi suspendues jusqu’à nouvel ordre », a dénoncé Rakotoary Jean Chrysostome, le directeur général de l’ONE. « Nous lui avons en fait demandé une Etude d’Impact Environnemental supplémentaire pour rectifier son cahier de charge. Et Colas a déjà déposé son dossier en décembre dernier  pour ce faire», a-t-il conclu.

Navalona R.

Les responsables …

« … Par ailleurs, la société Colas, qui était chargée de l’exploitation, avait reçu des autorités malgaches toutes les autorisations pour l’exploitation et l’exportation de centaines de milliers de tonnes de granit. Le ministère des Mines avait, à un moment, hésité à autoriser l’exportation de grandes quantités de roches. Finalement, pour « des raisons diplomatiques », selon les propos du ministère lui-même, la transaction a été approuvée. Les autorités malgaches misent également sur les ristournes et les taxes que peut générer le projet… »

T.S.LExpresmada (05.01.2016). Texte plus bas.

granit 1

L’Express de Madagascar

Rappel.

Roches malgaches : le pillage en silence

Posté par le Jeudi 28 Janvier 2016.

Ce pourrait être une photo de carte postale. De la verdure à perte de vue digne des plus beaux paysages qu’a l’habitude de nous offrir Madagascar. Pourtant, au beau milieu de cette forêt se trouve  » un trou profond de 45 mètres étendu sur la surface de deux terrains de football « , relate Julien Sartre du Quotidien de La Réunion dans un article paru le ce mercredi 27 janvier 2016. Ce trou, c’est la carrière d’Ambokatra destinée à fournir les roches massives qui alimenteront le chantier de la Nouvelle Route du Littoral (NRL). Un pillage en silence au vue et au su des autorités françaises, dont la Région, et malgaches.

Contrairement à ce qu’avait affirmé Dominique Fournel, vice-président de la Région Réunion en charge de la NRL, 220 000 tonnes de galets malgaches alimenteront le chantier de la nouvelle route du littoral. Déjà plusieurs milliers de tonnes ont été livrées et d’autres cargaisons sont prévues d’arriver dans les prochaines semaines.

Si cette importation pose indubitablement la question de la pertinence des études qui ont été faites avant le lancement du chantier et l’attribution du chantier, ces roches malgaches soulèvent plusieurs autres interrogations :  » Cette goutte d’eau (220 000 tonnes de roches sur les 19 millions de tonnes prévues pour le chantier – NLR) n’est pas sans poser de nombreux problèmes environnementaux, éthiques et aussi politiques « , souligne le Quotidien.

Des problèmes environnementaux à plusieurs titres tout d’abord. Les photos publiées par le Quotidien le montrent, l’ancienne colline d’Ambokatra où jadis trônaient des arbres du voyageur est aujourd’hui défigurée avec  » un trou profond de 45 mètres étendu sur la surface de deux terrains de football « . Les villageois qui vivent non loin de la carrière ont quant à eux  » bien du mal à trouver le sommeil  » rapporte le journal qui décrit le va et vient des camions, la nuit, pour éviter  » de congestionner la circulation dans le centre-ville de Tamatave la journée « .

Plus inquiétant et qui concerne directement La Réunion, l’efficacité du processus de lavage des roches malgaches est mise en doute, et ce, alors que  le Préfet avait conditionné la possibilité de ces importations au le respect des réglementations sanitaires et environnementales en vigueur. Selon le Quotidien, deux bateaux sont missionnées afin d’arroser les chargements de galets, ce qui ne manque pas d’agacer le directeur général de la société du port autonome de Tamatave, Christian Avellin, qui ne cache d’ailleurs pas  » qu’il est plus que réservé sur l’efficacité du processus « .

Le Quotidien se penche aussi sur les autorisations d’extraction de ces roches, rappelant que le collectif pour Madagascar présidé par le docteur Philippe Andriatavy avait saisit le 18 novembre 2015 l’Office nationale de l’environnement malgache afin de demander la  » suspension de l’exploitation de la carrière d’Ambokatra – Toamasina pour usage non conforme au permis délivré  » ainsi qu’une  » étude d’impact environnemental et humain « .  » Cette carrière n’est pas faite pour exporter des roches massives. Elle existe depuis longtemps afin de fournir en graviers et en sable la région de Tamatave. Lorsqu’une multinationale paye seulement 0,5% de taxes alors qu’elle se sert du sol malgache pour construire une route à La Réunion, j’appelle cela du pillage de ressources « , s’emporte le président du Collectif pour Madagascar dans les lignes du Quotidien.

Cette requête est finalement restée  » classée « , selon le Quotidien qui parle de situation désormais  » clarifiée « , grâce notamment au système des  » ristournes « , un moyen légal d’  » acheter  » l’accord des autorités malgaches et de lever certaines barrières qui pourraient constitués des freins à la poursuite des extractions. Le Quotidien fait également référence à des  » ristournes occultes « , moyen bien connu à Madagascar où la corruption fait malheureusement rage.  » Nous avons fourni des tables et des chaises de seconde main au ministères des Mines  » reconnaît d’ailleurs Jean-Baptiste Guénet, le directeur général de Colas Madagascar, société en charge de l’exploitation de la carrière d’Ambokatra pour le compte du chantier de la nouvelle route du littoral.

Cet article pose plusieurs questions de fond. A La Réunion, les boucliers ne cessent de se lever face aux projets de carrière, à Bellevue, aux Lataniers ou encore à la Ravine du Trou. Rien de plus normal compte tenu de l’impact tant environnemental qu’économique et humain que de tels projets peuvent avoir. Pourtant, à Madagascar, la question de l’humain semble avoir été balayée d’un revers de la main, comme si la population malgache n’avait pas son mot à dire quant à ses inquiétudes et à ses interrogations relatives à son bien être. Est-ce parce que Madagascar est un des pays les plus pauvres au monde que la France, par l’intermédiaire de La Réunion, se permet d’ignorer l’intérêt du peuple malgache au profit d’un chantier dont le montage stratégique et financier montre déjà des signes de préoccupations ?

En ce qui concerne l’impact environnemental, ces images peuvent donner un avant goût de ce qui attend les Réunionnais dans les prochains mois. Comme le rappelle Julien Sartre, la carrière d’Ambokatra ne concerne  » que  » 220 000 tonnes de roches malgaches, une  » goutte d’eau  » comparé au 19 millions de tonnes nécessaires sur le chantier réunionnais. D’où la question que l’on pourrait se poser : l’impact environnemental, esthétique, économique et humain des carrières qui pourraient prochainement ouvrir a-t-il été véritablement évalué par les services de la Région et de l’Etat ?

Enfin, d’un point de vue éthique, peut-on se permettre de sacrifier les magnifiques paysages de Madagascar sur l’autel de l’avancement du chantier de la nouvelle route du littoral alors qu’aujourd’hui, et plus que jamais, la Région Réunion se targue d’être le chef de file d’une coopération régionale accrue, notamment dans le domaine touristique avec les Iles Vanilles dont Madagascar fait partie. Comment peut-on, d’un côté, défendre la cause du tourisme régional lorsque, de l’autre côté, on pille le territoire voisin ?

Alors que la convention de Rotterdam réglementant l’importation et l’exportation de produits dangereux a été élaborée pour protéger les pays du Tiers-Monde, le silence de la communauté internationale concernant le pillage de ressources (roche, fer, et autres matériaux précieux) à Madagascar  interpelle et pose la question de la valeur de ce pays et de sa population aux yeux du reste du monde…

www.ipreunion.com

Port de Toamasina. Les Galets pour La Réunion.

Galets Toamasina

Ile de La Réunion. Importation massive de granit malgache (Entreprise Colas). Historique.

La Réunion – Arrivée progressive des roches malgaches

 

roche

05.01.2016

Une nouvelle barge chargée de 9 000 tonnes de galets, en provenance de Toamasina, a encore été débarquée au port de la Pointe des Galets à la Réunion, selon la presse réunionnaise, hier.

45 000 tonnes de galets ont déjà été exporté, depuis le début de l’opération le 19 novembre dernier. Environ 150 000 tonnes de galets sont encore attendues d’ici la fin de la saison cyclonique.

D’après les explications d’un responsable au sein de la société COLAS Madagascar, chargé des opérations, environ une quinzaine de livraisons sont encore à venir.
Pour l’instant, cinq livraisons ont été effectuées.
Les pierres seront destinées à renforcer la digue de protection du chantier de la nouvelle route du littoral de l’île de la Réunion.

Le projet d’exportation de granit en provenance de Madagascar avait fait l’objet de vives polémiques à la Réunion en 2015. Les activistes de la protection de l’environnement avaient craint que les roches malgaches contiennent des espèces dangereuses pour la faune et la flore de la Réunion.

La préfecture réunionnaise avait un moment suspendu les importations. Celles-ci n’ont été autorisées qu’une fois des garanties sur le traitement des roches obtenues. Ainsi, des mesures de protection visant une réduction maximale du risque d’introduction d’espèces exotiques envahissantes, possibles menaces pour la santé humaine, l’agriculture et la biodiversité de La  Réunion ont été prises. Des contrôles et analyses en continu et à chaque opération de débarquement de barges de matériaux permettront également de s’assurer avec rigueur et de préciser l’exacte exécution des précautions sollicitées ainsi que de tracer des actions et vérifications effectuées.

Par ailleurs, la société Colas, qui était chargée de l’exploitation, avait reçu des autorités malgaches toutes les autorisations pour l’exploitation et l’exportation de centaines de milliers de tonnes de granit. Le ministère des Mines avait, à un moment, hésité à autoriser l’exportation de grandes quantités de roches. Finalement, pour « des raisons diplomatiques », selon les propos du ministère lui-même, la transaction a été approuvée. Les autorités malgaches misent également sur les ristournes et les taxes que peut générer le projet.

T.S.LExpresmada

Georges Ranaivomanana· Toutes les pertes et les merdes aux " Gasy ambany ", et tous les bénéfices et autres avantages énormes et gigantesques aux pilleurs occidentaux sans état d'âme et aux " Gasy ambony " !!!!!!! Ainsi va la vie dans la Grande Île !!!!!!!

NRL : l’importation de galets de Madagascar en suspens

 Le chantier de la Nouvelle route du Littoral sera-t-il réalisé avec 100 % de pierres issues de La Réunion ? C’est ce qui était prévu dans le projet initial. Mais les responsables du chantier se sont aperçus qu’ils avaient besoin assez rapidement de roches spécifiques. Plus grosses, plus solides, plus difficiles à trouver sur l’île.

« Le mandataire de l’opération digue, nous a fait savoir qu’il prospectait éventuellement, pour faire venir de Madagascar, -mais rien n’est fait, rien n’est signé, rien n’est acté-, d’une quantité infime de matériaux, environ 250 000 tonnes sur 18 millions de tonnes, ce qui représente un peu moins de 2 %. Pour un travail assez spécifique. En aucun cas on ne peut parler de millions de tonnes, comme cela a été dit ici ou là », explique Dominique Fournel, vice-président de la Région et délégué à la Nouvelle route du Littoral.

Ces roches seront implantées sous la partie digue de la route. Certains chefs d’entreprise se sont déjà positionnés pour acheminer ces 250 000 tonnes, au cas où une décision serait prise en ce sens.

« Les galets, il faudra bien les chercher quelque part. Il nous faut des galets de cinq tonnes pour réaliser le socle. À partir de La Réunion, il y a des galets, mais de cinq tonnes, nous n’en n’avons pas beaucoup. Alors il faut bien les trouver, comme à Madagascar, et il faut les amener, sans ça, le chantier va s’arrêter. Si le chantier s’arrête, les transporteurs seront parmi les pénalisés. Aujourd’hui nous avons compris que nous devons aller chercher ces galets. Nous avons déposé un dossier, qui est bouclé à 100 %, et nous attendons le résultat », poursuit le transporteur Joël Mongin.

Selon La Région, l’éventuel import de roches malgaches ne ralentirait pas le chantier. La livraison de la nouvelle route, est toujours prévue mi 2020 au plus tard.

LINFO.re

La Région ne veut pas de galets malgaches

Hier après-midi, la Région Réunion organisait un point sur l’avancement de la Nouvelle route du littoral, en présence du vice-président délégué à la Nouvelle Route du Littoral, Dominique Fournel, afin de mettre fin à la polémique récente autour de l’importation de roches de l’étranger, et par conséquent aux retards cumulés sur les chantiers.

Hormis la progression des chantiers, le sujet de la ressource en matériaux, considéré comme l’un des obstacles à l’avancement des travaux, a été abordé.

A ce sujet, alors que Dominique Fournel avait évoqué une possibilité de récupération de 250 000 tonnes de roches auprès de Madagascar, dans l’attente des procédures pour pouvoir en récupérer à La Réunion même. La Région a tenu à préciser cet après-midi que ce ne serait pas le cas. « Pas question de faire venir des roches de Madagascar », a-t-elle précisé cet après-midi, expliquant que La Réunion se contenterait des andains. Des andains dont il était prévu de récupérer 4 à 5 millions de tonnes dans nos champs.

Par ailleurs, le vice-président de Région a engagé la responsabilité du député-maire de Saint-Leu sur ce souci d’approvisionnement. Il estime en effet que si Thierry Robert n’avait pas bloqué le dossier des extractions à la Ravine du Trou à Saint-Leu, le problème n’aurait pas lieu d’être.

Le besoin était en effet estimé à plus de 18 millions de tonnes de roches. Sur ces 18 millions, 12 millions de tonnes de matériaux devaient provenir des 55 ha de la carrière de Bois Blanc à la Ravine du Trou.

En effet, ce dernier a déposé un recours, en cours d’examen, contre le schéma départemental des carrières, en novembre dernier. Si Thierry Robert était débouté, pas de problème considère la Région. En revanche, s’il obtenait gain de cause, voilà qui retarderait le chantier de la NRL, poursuit-elle.

Pas plus tard que lundi, le député-maire de Saint-Leu avait décidé de lancer une enquête publique auprès des Saint-leusiens, afin qu’ils donnent leur avis sur ce projet de carrière à Bois Blanc.

Clicanoo.re

2015

NRL : Le groupe malgache Sodiat prêt à livrer plus de 10 millions de tonnes de roches

Patrick Grondin :
Patrick Grondin : « Il faut protéger les gens qui vivent à proximité de ces carrières »

Plus de 10 millions de tonnes de roches massives en provenance de Madagascar peuvent être importées pour alimenter le chantier de la nouvelle route du Littoral. L’annonce a été faite ce jeudi par le groupe malgache Sodiat, par l’intermédiaire du directeur de la carrière de Fort-Dauphin, Patrick Grondin.

Ce dernier affirme que l’importation de ces millions de tonnes de roches est le seul moyen pour ne pas stopper le chantier de la NRL dans l’hypothèse où les carrières de la Réunion seraient bloquées après le recours intenté devant le Conseil d’Etat par Thierry Robert…

Pour rappel, le rapporteur public du Conseil d’État a estimé hier que les carrières du chantier, en particulier celle de la Ravine du Trou à Saint-Leu, étaient inexploitables.

Un mal pour un bien pour Patrick Grondin, qui rappelle que son groupe dispose de toutes les autorisations nécessaires du ministère des Mines malgache pour importer à La Réunion près de 400.000 tonnes de blocs par mois pour alimenter le chantier. Prix de la tonne de roche livrée dans notre île : environ 56 euros.

Patrick Grondin s’engage de plus à répartir une partie du bénéfice fait par la Sodiat envers différentes associations à Madagascar et à La Réunion.

Outre le problème du manque de roches dans notre département, leur importation depuis Madagascar pourrait régler le problème sanitaire que pourraient causer les carrières locales pour alimenter le chantier de la NRL. « Quand je vois ces chantiers à La Réunion, cela m’inquiète. Il faut protéger les gens qui vivent à proximité de ces carrières », déclare-t-il. « Je ne veux pas que mes enfants et petits-enfants me reprochent d’être resté les bras croisés alors qu’il y avait la possibilité d’exploiter une carrière à Madagascar », ajoute Patrick Grondin.

L’impact économique de ces « trous géants » dans notre département inquiète aussi ce dernier.

Il prend pour cela l’exemple de la carrière de Fort Dauphin dans le sud-est de la Grande île, qui a vidé la ville de ses touristes. Il appelle donc nos élus de ne pas commettre la même erreur. « Comment dire aux touristes de venir alors qu’il y a autant de nuisances ? »s’interroge-t-il, ajoutant qu’avec l’ouverture de carrières à La Réunion, « on risque de se retrouver avec un 35 tonnes toutes les deux minutes sur les routes pendant cinq ans ».

Patrick Grondin prévient que si « les élus (en particulier ceux de la Région, ndlr) ne comprennent pas « sa proposition, c’est « la population réunionnaise qui va décider » à la fin de l’année, au moment des élections régionales.

Jeudi 4 Juin 2015 – 17:42

Exportations suspendues jusqu’à quand ?

Corruption généralisée, trafic d’influence, enrichissement personnel, détournements de fonds, pillage des ressources naturelles, impunité totale, justice inexistante…Telles sont les tristes caractéristiques de la vie politique à Madagascar.
Le maître-mot qui vaille est l’argent. Tout le monde en est l’esclave à commencer par les dirigeants qui ne sont pourtant pas les plus nécessiteux. Tout peut s’acheter dans ce pays.
On apprend en effet que les ministres auraient soudoyé les députés pour obtenir leur soutien en vue du remaniement. La signature d’un député coûterait apparemment autour de 500 000 Ar.
C’est une pratique très grave, qualifiée même de « CRIMINELLE » par l’ONU et contre laquelle il faut absolument lutter. Aussi bien le corrupteur que le corrompu sont donc des criminels, ennemis de la Nation, qui doivent être très sévèrement sanctionnés.

« La corruption est un CRIME TRANSVERSAL qui sape la démocratie et la primauté du droit, entraîne des violations des droits de l’homme, érode la qualité de vie et permet la criminalité organisée, le terrorisme et d’autres menaces à la sécurité humaine de s’épanouir » (Extrait de la Campagne internationale de l’ONU contre la corruption – 2015).

Peste. Corruption, Famine, Crimes, Pillages…

Épidémie – Des élèves victimes de la peste à Manandriana

Ordure-Peste

18.02.2016 | 8:30

Nouveau cas de peste sur les Hautes terres. Elle tue à nouveau et ce sont les élèves qui en sont les nouvelles victimes.

Deux élèves ont été victimes de la peste dans deux communes du district de Manan­driana, région Amoron’i Mania en fin janvier et à la mi-février 2016, selon le député du district de Manan­driana, Fanome­zantsoa An­drianjanahary, hier.
La première victime, un élève de l’Ecole primaire publique (EPP) de Mahatoka, a eu de la chance et s’en est sorti indemne. « Un rat mort a été trouvé dans l’enceinte de l’Ecole primaire publique de Mahatoka, le 24 janvier et a été jeté dans les fosses des  toilettes de l’école. Une semaine après, l’un des écoliers est tombé malade. Selon les tests, il a été atteint de peste bubonique. Il a reçu les soins nécessaires à temps et a été guéri », explique ce député de Manandriana. Cette école a été aspergée d’insecticides et a été fermée pendant quelques jours, pour éviter la propagation de la maladie.
Une deuxième victime a eu moins de chance. Une élève âgée de 13 ans, du Collège d’enseignement général (CEG) d’Ambato­marina Talatan’i Vohimena, un village à une dizaine de kilomètres de Mahatoka.
« Cette adolescente a succombé le 10 février, suite à la peste bubonique, selon un test effectué sur sa dépouille. C’est dans son village qu’elle a contracté la maladie », poursuit Fano­mezantsoa Andrianjanahary.

Peur
Une autre personne habitant cette commune de Talatan’i Vohimena a, également, été atteinte de cette malade après le décès de cette collégienne, mais s’est rétablie, après les traitements, d’après encore notre source.
Le ministère de la Santé publique s’est retenu de donner des informations, quand on a contacté un responsable, hier. Un réflexe devenu habituel au niveau de ce département.« On n’est pas encore apte à donner des informations pour le moment. Tout ce qu’on peut dire, c’est que des opérations sont déjà effectuées dans la région d’Amoron’i Mania, actuellement », explique ce responsable.
Depuis août 2015, 69 personnes ont succombé à la peste sur les Hautes terres, si on rajoute ce cas de décès qui a eu lieu à Manandriana, selon les statistiques données par l’Orga­ni­sation mondiale de la Santé (OMS), le 3 février 2016.
Les craintes des touristes étrangers qui veulent visiter Madagascar commencent à se faire ressentir à cause de ce fléau. « Quelques uns de nos clients ont annulé leur réservation, après avoir entendu que la peste frappait Madagascar », déplore un opérateur touristique.

 

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
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