Amnesty International dénonce la gestion de la crise des migrants par les européens.

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Amnesty épingle l’Europe sur la crise des réfugiés

Rapport. L’organisation dénonce la gestion de la crise des migrants par les européens et la réaction de la France après les attentats.

Plutôt habituée à fustiger les dictatures pour leurs abus, l’organisation cible cette année le Vieux Continent, qui «se targue d’avoir le système de protection des droits le plus sophistiqué de la planète», selon son directeur pour l’Europe John Dalhusien.

«C’est toujours le cas mais les jours où on pouvait croire cela comme acquis sont révolus», a-t-il déploré devant la presse.

Position «honteuse»

Salil Shetty, le secrétaire général d’Amnesty, a qualifié de «honteuse» la position des pays européens face à la crise des migrants qui fuient la guerre au Proche-Orient.

«L’UE, qui compte plus de 500 millions d’habitants et qui constitue l’ensemble politique le plus riche de la planète, s’est singulièrement montrée incapable d’apporter une réponse cohérente, humaine et respectueuse des droits humains», insiste Amnesty dans son rapport.

Gestion des attentats de Paris fustigée

Amnesty critique aussi la réponse politique aux attentats sanglants qui ont frappé Paris en janvier et en novembre 2015.

Selon l’organisation, ces attaques ont donné une «nouvelle impulsion en France en particulier, mais également ailleurs en Europe, à toute une série de mesures représentant une menace pour les droits humains». (afp/nxp)

(Créé: 24.02.2016, 03h01)«Seule l’Allemagne a fait preuve d’une volonté politique à la mesure de l’importance du problème», estime l’ONG. «La plupart des dirigeants européens ont préféré prêter l’oreille aux discours tonitruants hostiles aux immigrés, motivés par la peur de l’insécurité et d’une perte de souveraineté nationale. Résultat: les seules mesures sur lesquelles ils ont pu s’entendre sont celles qui visaient à renforcer la «forteresse Europe», ajoute-t-elle. Tribune Genève.

Campagne pour l’accueil des réfugiés de Syrie

SYRIE. Quatre ans de conflit. Les civils sont les premières victimes : 11 millions de personnes ont dû quitter leur foyer et plus d’un tiers d’entre elles ont fui le pays.

 

La moitié des réfugiés de Syrie sont des enfants © Ali Alsheikh Khedr / Amnesty
La moitié des réfugiés de Syrie sont des enfants © Ali Alsheikh Khedr / Amnesty International

Cinq Etats accueillent à eux seuls 95% des réfugiés de Syrie .Jusqu’à présent la réponse de la communauté internationale face à la crise en Syrie est lamentable. Des pays, souvent parmi les plus riches, n’ont quasiment rien fait. Face à cette inaction, nous appelons les États à accueillir 380.000 personnes, réfugiées, parmi les plus vulnérables. Selon nos calculs, la France pourrait et devrait ainsi accueillir au moins 10 000 réfugiés vulnérables. Depuis 4 ans, elle n’en a accueilli à ce jour que 500.

QUE SE PASSE-T-IL EN SYRIE ?

Depuis le début du conflit, 11 millions de personnes, soit la moitié du pays, ont dû partir de chez elles. Ces personnes fuient les violences, la torture, les bombardements et les détentions arbitraires. Parmi elles, 4 millions sont réfugiées, c’est-à-dire qu’elles ont quitté la Syrie car leurs vies étaient en danger.
Réfugiées au Liban, en Turquie, en Jordanie, en Egypte et en Irak, elles vivent dans des conditions extrêmement dures, n’accédant qu’avec grandes difficultés aux denrées de base ou encore aux soins médicaux.

Victimes après le bombardement d'Alep juin 2015 © AFP/Getty ImagesVictimes après le bombardement d’Alep juin 2015 © AFP/Getty Images

QUE PEUT-ON FAIRE POUR CES PERSONNES ?

Parmi ces réfugiés, certains se trouvent dans une situation qui les rend particulièrement vulnérables. Il s’agit de femmes seules avec ou sans enfants, des victimes de torture qui ont besoin de soins et d’accompagnement, ou des personnes malades ou handicapées nécessitant un environnement adapté. Il y a aussi toutes les personnes qui ne sont pas en sécurité dans le pays où elles sont réfugiées, du fait de leur orientation sexuelle, de leur origine, ou de leur opinion politique.
Ces personnes, identifiées par le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR, agence de l’ONU) peuvent bénéficier de la procédure de réinstallation, ou d’admission humanitaire, qui leur permettra de trouver refuge dans un nouveau pays d’accueil. Cette procédure légale leur évitera de devoir prendre des routes dangereuses pour pouvoir se mettre en sécurité, comme celles de la Méditerranée,.

QUE FONT LES ÉTATS ?

En 2015, après 4 ans de guerre, seulement 2% des réfugiés ont obtenu la promesse d’être réinstallés.
En Europe, à l’exception de l’Allemagne qui a décidé d’accueillir 30 000 personnes, les 27 autres Etats membres n’ont promis que 6 305 places d’accueil.
En France, seules 500 personnes ont été réinstallées.
500 nouvelles personnes devraient bénéficier de la procédure, mais ce nombre est largement insuffisant au regard des capacités réelles du pays.

Réfugiés syriens sur l'île de Lesbos - Grèce 2015 © Michael S HoneggerRéfugiés syriens sur l’île de Lesbos – Grèce 2015 © Michael S Honegger

QUE DEMANDE AMNESTY INTERNATIONAL ?

Nous souhaitons que les États les plus riches montrent une plus grande solidarité vis-à-vis des réfugiés et des États voisins de la Syrie qui les accueillent. Les États peuvent et devraient offrir des places d’accueil aux 380 000 réfugiés de Syrie identifiés comme vulnérables. Selon nos calculs, la France pourrait accueillir près de 10 000 réfugiés de Syrie sans que cela ne soit un poids pour le pays. Amnesty International.

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Ph. Amnesty International. Mer égée.

« Jungle » de Calais: La Belgique rétablit temporairement des contrôles à sa frontière avec la France

Publication: 23/02/2016 
BELGIQUE FRONTIERES FRANCE

IMMIGRATION – La Belgique a annoncé mardi le rétablissement temporaire de contrôles à sa frontière avec la France, pour faire face à un éventuel afflux de migrants quittant la « jungle » de Calais, vaste camp situé près de l’entrée française du Tunnel sous la Manche.

« On a informé la Commission européenne qu’on va temporairement déroger à Schengen », a indiqué lors d’une conférence de presse le ministre belge de l’Intérieur, Jan Jambon, en référence aux règles de l’espace Schengen de libre-circulation.

Depuis plusieurs semaines, les autorités belges craignent un afflux de migrants aux abords du grand port de Zeebruges, d’où partent des ferrys pour la Grande-Bretagne. Les contrôles seront également renforcés dans la zone portuaire, selon M. Jambon.
« On veut éviter à tout prix des camps de tentes ‘à la Calais’ en Belgique. C’est une question de maintien de l’ordre », a déclaré Jambon.

Le ministre a justifié cette mesure par le démantèlement annoncé de la « Jungle » de Calais, que les migrants ont été sommés de quitter d’ici mardi soir par les autorités françaises. Les milliers d’occupants des abris de fortune de ce camp ont obtenu un répit, le temps que la justice française rende sa décision sur la légalité de l’opération, probablement mercredi ou jeudi selon une source proche du dossier.

« On va contrôler la frontière à différents lieux stratégiques »

Mais « le démantèlement de ce qu’on appelle la jungle est possible », a expliqué le ministre belge, indiquant qu’il craignait que les migrants se dirigent vers le littoral belge, alors que « la saison touristique va bientôt commencer ».

« On observe déjà un mouvement de migrants de transit. Hier, nous avons arrêté 32 personnes à Adinkerke », une localité situé du côté belge de la frontière, a expliqué Jan Jambon. « Le potentiel, ce sont des milliers de migrants. Pour la plupart, ce ne sont pas des demandeurs d’asile, ce sont des migrants de transit, ils ne veulent pas rester en France ou en Belgique mais voyager au Royaume-Uni », a-t-il poursuivi.

« On va contrôler la frontière à différents lieux stratégiques, sur des lieux utilisés par les passeurs et que la police a détectés », a-t-il expliqué. Les contrôles ont en fait commencé lundi soir et se sont renforcés mardi. Ils atteindront leur plein effet mercredi, avec « quelque 250 à 290 policiers » belges sur le terrain chaque jour, a précisé le ministre.

On compte désormais sept pays membres de l’espace Schengen de libre-circulation à avoir rétabli des contrôles temporaires à leurs frontières (Belgique, Danemark, Norvège, Suède, Autriche, Allemagne, France) comme ils y sont autorisés dans des situations exceptionnelles. Huffingtopost

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
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