La Réunion, Madagascar. Ambalavelona. Phénomene de possesion. Videos.

La Réunion : des collégiens « possédés » par des esprits ?


le 16 février 2016 à 16h50 

Photo d'illustration.
Photo d’illustration. / Crédits : Thinkstock
NOTRE SOCIÉTÉLe collège Jean Lafosse à Saint-Louis, à La Réunion, est-il possédé par des esprits ? C’est en tout cas ce qu’affirment collégiens et parents d’élèves de cet établissement, qui demandent l’aide d’un exorciste.

Le corps agité de tremblements, les yeux révulsés, incapables de se tenir debout… 25 élèves du collège Jean Lafosse à Saint-Louis se disent depuis quelques jours victimes « d’esprits ». Des parents ont demandé à faire exorciser le collège, mais le principal de l’établissement souligne que les pompiers n’ont rien trouvé de « tangible » chez les élèves. Une cellule de soutien a cependant été mise en place au collège, composée d’une psychologue, d’une infirmière et d’une assistante sociale.

Les « esprits » se seraient manifestés pour la première fois le 10 février, mais les faits n’ont été révélés que ce mardi par Le Journal de l’Ile de La Réunion. Une première collégienne a commencé à trembler et à crier. D’autres jeunes filles ont suivi. Le personnel du collège les a prises en charge et les pompiers sont intervenus. « Ils nous ont dit qu’il n’y avait rien de tangible pour eux et donc qu’ils ne pouvaient rien faire médicalement, si ce n’est les mettre au repos », a expliqué Gervais Fontaine, principal de l’établissement, qui veut garder la tête froide.

Des collégiens, soutenus par leurs parents, ont pour leur part très vite identifié les auteurs des maux : des esprits vengeurs se déchaînant sur les adolescentes, selon eux. Les jours suivants, d’autres élèves ont été prises des mêmes symptômes. « Elles ne se contrôlent pas, elles ont des raideurs dans les membres, elles crient, hurlent », a raconté le principal, qui a été témoin de certaines de ces scènes.

Des parents veulent exorciser le collège

« Ce sont des esprits », a affirmé la mère d’une élève en accompagnant son enfant jusqu’aux grilles du collège mardi matin. « L’administration nous dit que les filles font des crises d’hystérie, mais ce n’est pas vrai. Ce qui se passe ici est surnaturel, on l’a vu », a renchéri une autre mère de famille. « Ma fille a peur d’aller à l’école, je veux rencontrer le principal pour qu’il me donne une explication logique », a exigé un autre parent.

Les « crises », qui n’ont concerné que des jeunes filles, quasiment toutes originaires de Mayotte, île voisine de La Réunion, ont toujours eu lieu en public, généralement dans la cour de l’établissement. Fait particulier, les « esprits » semblent peu enclins à quitter l’enceinte du collège. Les « crises » cessent dès que les adolescentes ont franchi les grilles de l’établissement.

Pour certains parents, une seule solution : il faut exorciser le lieu. Certains ont évoqué l’idée de faire appel à un prêtre catholique ou un religieux hindou. Mardi, un couple se présentant comme des exorcistes musulmans a tenté d’entrer au collège pour le bénir. Il en a été éconduit, non par les « esprits », mais par le personnel de l’établissement. « Nous sommes un établissement laïc, nous respectons les coutumes et les croyances mais cela ne doit pas empêcher ce collège de fonctionner sous les principes de la République », a rétorqué, intransigeant, le principal. A La Réunion, carrefour d’ethnies, de religions et de cultures, les esprits, revenants et autres fantômes sont très présents dans l’imaginaire collectif. My TF1 News

Ambalavelona : « Le neuropaludisme, une autre piste à explorer », suggère Philippe Rasoanaivo

L’« Ambalavelona », ce mal que beaucoup qualifient de « mystérieux » qui frappe les jeunes dans les écoles, collèges et lycées un peu partout dans la Grande Ile, n’a pas fini d’alimenter les conversations. On compte à ce jour autour d’un millier de cas sur l’ensemble du pays. Sujet de discussions dans la capitale comme dans les régions ces dernières semaines, cette maladie a été plus d’une fois abordée dans les médias, comme c’était le cas tout récemment lors d’un débat télévisé sur l’Ambalavelona sur une chaîne de télévision et qui a suscité diverses réactions.

Philippe Rasoanaivo, professeur à l’Ecole Supérieure Polytechnique d’Antananarivo et directeur de recherche à l’Association-Fondation Rakoto Ratsimamanga, , a un autre point de vue sur la question et ce après avoir suivi avec intérêt ce débat télévisé sur l’ambalavelona. « Lors de ce débat, trois causes principales ont été soulevées : médicale, métaphysique et psychologique. En tant qu’enseignant-chercheur je propose d’autres explications scientifiques. Car j’ai remarqué qu’on n’a pas mentionné le neuropaludisme comme cause possible de l’ambalavelona. Dans les années 1900, il y avait une épidémie appelée Ramanenjana à Antananarivo. Le docteur Andrianjafy, dans sa thèse de médecine intitulée « Ramanenjana chorémanie d’origine palustre » soutenue en 1902, évoque l’origine palustre de l’épidémie. Le neuropaludisme pourrait être (le conditionnel est de rigueur) une des causes de l’Ambalavelona », explique alors ce directeur de recherche à l’IMRA (Institut Malgache de Recherches Appliquées), qui, au regard de toutes les explications avancées jusqu’ici, estime qu’aucune hypothèse n’est à écarter. Et lui d’ajouter que « par ailleurs les Malgaches utilisent la fumée d’une plante appelée Maharoaka pour expulser les mauvais esprits qui entrent dans le corps. Sur la base de nos recherches scientifiques, nous avons montré au laboratoire que l’huile essentielle de cette plante peut calmer certaines crises convulsives ». Une autre piste à explorer dans le domaine du traitement.

Pour l’instant, il n’y a aucune certitude, du moins scientifique, quant à la véritable origine de l’Ambalavelona. Dans le domaine purement scientifique, pour éclaircir le « mystère », les chercheurs malgaches ont sans doute un grand rôle à jouer.

Hanitra R. Midi M/kara.

Un nouveau rebondissement

Affaire Kohen Rivolala


L’épisode sur l’accusation du Kohen Rivolala, le guide spirituel d’un mouvement religieux magico-kabbalistique, d’être à l’origine de l’Ambalavelona ayant touché 70 jeunes filles à Miandrivazo, n’est pas prêt de se terminer. L’enquête en cours a révélé que certains responsables, au sein des établissements scolaires, auraient été surpris d’être en possession de talismans ou autres amulettes.

Pour l’heure, rien ne permet de faire une conclusion hâtive sur une possible implication ou non des concernés. Mais à voir la situation à la loupe, cela risque quand même de mettre ces éducateurs de Miandrivazo de plus en plus sur le devant de la scène. Ainsi, les plaignants avaient-ils tort de poursuivre le guide spirituel et ses collaborateurs, au moment où leur passage dans cette localité du sud semblait coïncider avec la multiplication des crises d’Ambalavelona chez les jeunes filles ?

Certains voient, dans le développement de la situation actuelle, la main d’un ou de certains manipulateurs. Mais ce qui est sûr, c’est que Kohen Rivolala, qui purge une peine de 12mois ferme pour sorcellerie a fait appel. Ce qui fait donc que l’affaire devra être jugée à nouveau. Selon des sources dignes de foi, l’avocat de K.Rivolala se rendra bientôt à Toliara où une nouvelle audience l’attendra.

Naturellement, l’appel édicté par le guide entraînera la levée de facto de sa peine actuelle. En attendant de voir pour trancher sur le sort de ceux qui ont raison ou qui ont tort, les parents d’élèves ne voient que le père du procédé magico-kabbalistique derrière le mal.

La semaine dernière, ils ont rejoint la capitale, afin de mieux enfoncer Kohen jusqu’au bout, devant la presse. Simple ignorance de leur part ou une véritable volonté d’éviter à tout prix d’associer ces éducateurs, qui sont donc devenus les nouveaux suspects ? En attendant, les plaignants dans cette affaire croient dur comme fer que les 5 lieutenants et co-accusés de Kohen Rivolala, c’est-à-dire ceux qui ont obtenu une liberté continuent d’envoûter plus de 70 jeunes filles à Miandrivazo. L’un de ces plaignants a même avancé que l’incarcération du guide n’est qu’une mascarade. « Comme il croupit en prison, il cherche à persuader l’opinion sur le fait que quelqu’un d’autre que lui ou de ses collaborateurs, tirent les ficelles de l’Ambalavelona qui tourmente les pauvres adolescentes.

Tevambato Mikoyan. Le Madagascar.

La Réunion

Ajoutée le 28 oct. 2012
Les chrétiens évangéliques croient en l’importance du « combat spirituel » et en l’influence (pouvant aller jusqu’à la possession dans les cas les plus extrêmes) des démons (esprits mauvais) dans les vies de ceux qui leur ouvrent une porte par le biais de certaines pratiques condamnées par la Bible. Comment cela se manifeste-t-il ? De quelle manière un évangéliste chasse-t-il les démons ?

Dans cette vidéo, une caméra dynamique vous entraîne en plein coeur d’une séance de délivrance, présidée par l’évangéliste Remy Bayle ce samedi 27 octobre, à l’église « la Bonne Nouvelle de l’Evangile » (Tampon, Ile de la Réunion). Contextualisation : cette séance fait suite à un long moment de louange et à une prédication sur les « liens ancestraux ». Remy Bayle est notamment l’auteur du livre « les liens ancestraux dévoilés ».

Un reportage (sans commentaire) de Paul Ohlott.
http://www.actu-chretienne.net

Madagascar.

Ajoutée le 6 févr. 2013

Pendant l’année 2011 et 2012, une Ambalavelona attaque plusieurs jeunes filles de 12 à 16 ans dans la région de Nosy Varika, celà entraîne une fermeture des établissements publiques( EPP et CEG).
Après le passage des Groupes Apostoliques Iraka Fitsaharana ao amin’i Kristy, toutes les jeunes filles sont totalement délivrées (tous ceux qui assistent l’évangélisation) et les enseignements reprennent comme avant.

 

Ambalavelona : Les éclaircissements du ministère de la Santé

Sorcellerie, crise de possession, maladie psychiatrique, les nombreuses définitions et interprétations données à l’« ambalavelona » et ses manifestations hystériques n’ont pas rassuré face à l’incertitude qui les entoure.

« Il n’y a pas lieu de paniquer car cette maladie est parfaitement guérissable », a affirmé, hier, le ministre de la Santé publique, le Pr Mamy Lalatiana Andriamanarivo, à propos de l’« ambalavelona » qui a quelque peu agité l’opinion publique ces derniers temps. Face à cette situation de confusion, le ministre avance une définition qui reste dans le domaine scientifique en affirmant qu’elle n’est associée ni à des lésions organiques ni à des germes. Il fait, toutefois, référence à l’âme de l’individu. « L’ambalavelona est un symptôme résultant d’une grande détresse psychologique ou une profonde angoisse qui affecte à la fois le corps et l’esprit, voire l’âme de l’individu »,déclare-t-il face à la presse. Une description qui se veut scientifique, non sans toucher à l’extrascientifique. Aspect que le ministre n’a visiblement pas voulu ignorer en soulignant que la contribution des hommes d’église et des « dadarabe » (que le public associe aux guérisseurs et aux sorciers) dans la prise en charge de l’ambalavelona, a été bénéfique. « Les victimes de cette maladie ont besoin de sécurité et de calme, qu’elles ressentent lors des interventions de ces personnes », ajoute-t-il, tout en spécifiant que cette maladie est déjà connue depuis des siècles à Madagascar et dans d’autres pays et a, dans chaque région, une dénomination qui lui est propre comme « kasoa », « ambalapaingotra », « njarinintsy » ou encore « rajo». D’après les explications du ministre, l’ambalavelona pourrait se manifester de manière discrète, ou au contraire, compliquée telle des hallucinations, délires et instabilité. Quant aux victimes, il s’agit à 95% d’adolescentes. Là encore, le ministre de la Santé avance une explication : « les victimes sont principalement des filles de 10 à 17 ans, plus vulnérables car elles peuvent traverser à cet âge une période d’instabilité ». A ce jour, plus d’un millier de jeunes dans diverses régions de Madagascar, ont été victimes de l’ambalavelona et la plupart d’entre elles sont guéries, assure le ministère de la Santé publique. Rappelons qu’un culte « anti-ambalavelona » a déjà eu lieu dans un temple à Antananarivo tout récemment.

Hanitra R.

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

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