Pollution-Région Androy. Le bateau New Mykonos va couler.

Navire échoué à Faux cap – La pollution marine se fait plus menaçante

petrolier

 

11/03/2016.

Selon un communiqué publié par l’APMF, hier, le navire échoué à Faux cap risque de « perte » du bâtiment. La missive « avise », aussi, d’une menace imminente de pollution de la mer et du littoral.

Menace imminente. C’est le terme que l’Agence portuaire, maritime et fluviale (APMF), annonce sur le risque d’une pollution de la mer et du littoral de l’extrême sud de Madagascar. Par le biais d’un communiqué de presse publié, hier, l’entité en charge de la surveillance et régulation du commerce et trafic maritime avertit que la « perte » du navire échoué au large de Faux cap, dans la région Androy, est à craindre.

« L’APMF informe le public que suite à la dégradation des conditions météorologiques, les opérations nécessaires au déséchouage du vraquier M/V New Mykonos au large de Faux cap, région Androy, n’ont pas pu être effectuées à ce jour », rapporte le communiqué.

« Le ministère du Tourisme, des transports et de la météorologie, l’APMF, l’Organe de lutte contre l’évènement de pollution marine (OLEP) et les autorités locales se préparent à faire face à la perte probable du navire. Les riverains sont ainsi alertés de la menace imminente de pollution de la mer et du littoral qui résulterait de ce malheureux évènement », ajoute la missive.

 

Information

Étant donné la situation, l’équipage et le personnel des autorités malgaches présentes sur le navire ont été évacués. Seule une équipe de la société SMIT « salvage », mandatée par l’armateur, serait encore à bord pour effectuer une dernière tentative d’enlèvement du carburant prisonnier dans le navire échoué « afin de réduire le risque de pollution ».

Le bâtiment battant pavillon panaméen, parti d’Afrique du Sud le 26 février pour joindre l’Inde, s’est pris dans le bourbier des mers territoriales malgaches, au large de Faux cap, trois jours après son départ du port sud-africain. D’une dimension de 280 mètres de long et 35 mètres de large, le vraquier porte une cargaison de 160.000 tonnes de charbon de terre et 2.500 tonnes de carburant nécessaire au voyage. Malgré un premier communiqué d’un ton optimiste la semaine passée, l’APMF est, cette fois-ci, d’humeur alarmante.

« La perte du bateau pourrait signifier que le bâtiment pourrait couler », indique une source militaire. Une autre au sein du ministère de l’Environnement explique que « Étant donné la nature de sa cargaison, le charbon de terre serait le premier à s’échapper et risque de causer le plus de dégât. Le carburant dépend du fait de l’étendue existante ou non de la fissure de la coque du bateau ».

La source ministérielle s’étonne, toutefois, du communiqué de l’APMF, étant donné, qu’une équipe de technicien malgache, composé justement des éléments de l’APMF et de l’OLEP sont encore sur la route pour joindre les lieux de l’échouage. « C’est la raison pour laquelle nous ne pouvons communiquer aucune information pour le moment. Il faudra attendre le rapport de cette équipe descendue sur place », ajoute-t-elle.

La source ministérielle qui affirme ne pas être au courant du communiqué de l’APMF déclare, par ailleurs, qu’une telle initiative, étant donné la teneur, devrait émaner du ministère de l’OLEP ou du ministère de l’Environnement, lui-même. Joint au téléphone, Roland Rakotondrasata, directeur général de l’OLEP a indiqué que l’équipe dépêchée sur place est encore sur la route, à 300 kilomètres du site et ne pourra probablement renseigner sur ce qui se passe au large de Faux cap que ce vendredi.

Le ministère de l’Environ­nement et l’OLEP ne semble pas souhaiter être trop alarmant sans connaître, au préalable, le rapport de l’équipe envoyée sur place, contrairement à l’APMF qui affirme sans équivoque une « menace imminente de pollution de la mer et du littoral ». Il semblerait que les deux entités ne sont pas au même niveau d’information.

Garry Fabrice Ranaivoson / lexpressmada

Un gros porteur s’échoue – Une catastrophe écologique plane sur Faux Cap

Menace d’une grave pollution au Faux Cap, dans la région Androy. Un vraquier panaméen, chargé de 160 000 tonnes de charbon et de 2 500 tonnes de carburant, a buté contre un monticule.

Une catas­trophe écologique menace de s’abattre sur l’extrême Sud de Madagascar, dans la région Androy. Lundi, le MV New Mykonos, un gros-porteur battant pavillon panaméen, s’est échoué dans les mers territoriales malgaches au large de Faux Cap, avec 160 000 tonnes de charbon de terre à son bord. Des éléments de la région militaire de Toliara ont été les premiers à signaler un risque imminent de pollution.
Des techniciens du ministère de l’Environnement, de l’écologie, de la mer et des forêts, dépêchés sur les lieux, ont confirmé cette menace avérée sur la faune et la flore marine.
Pour sa part, l’Agence Portuaire, Maritime et Fluviale (APMF) de Madagascar, souligne dans un communiqué, un quelconque signe de pollution à la surface de l’eau, n’ont été constatés.
«Ce vraquier n’est point fissuré. Aucun carburant ne s’échappe et sa cargaison
est intacte. Avec la charge qui pèse, une partie de sa coque est immergée sur 17mètres. Il s’est retrouvé immobilisé après avoir buté contre un monticule sablonneux, où la profondeur des eaux ne dépasse pas les 13 mètres, bien qu’elle soit de 25 mètres autour », éclaircit Roland Rakotondrasata, directeur général de l’Organe de lutte contre les événements de pollution marine par les hydrocarbures (OLEP), rattaché au ministère de l’Environnement, de l’Écologie, de la Mer et des Forêts.

 

Opération difficile
À l’entendre, le remorqueur Raptor a appareillé à Taolagnaro avant-hier tôt le matin, avec cinq spécialistes, dont trois Sud-Africains et deux experts pour rejoindre l’endroit où s’est échoué le vraquier. Ces derniers auront pour mission de vérifier l’état de la structure du bateau, d’analyser les données hydrauliques et d’effectuer des calculs cruciaux pour la procédure d’allègement du gros-porteur avant remorquage.
Le gros-porteur en détresse transporte non seulement du charbon de terre. Près de 2 500 tonnes de carburant, nécessaire pour faire tourner les machines pendant sa longue traversée, sont encore piégées dans ses réservoirs. À la lumière des premières études et investigations, « une vidange pourrait s’avérer nécessaire», évoque le directeur général de l’OLEP.
L’armateur a mandaté deux sociétés pour s’atteler aux opérations de sauvetage. Le remorqueur Mermaid Vanquish a été envoyé sur les lieux pour appuyer le Raptor, et un troisième remorqueur, baptisé Peridot, est  prévu les renforcer. Pour le transbordement, le tanker MT Anuket Topaz a déjà jeté l’ancre sur le site, et un autre navire viendra encore à la rescousse.
Cet imposant vraquier panaméen de 280 mètres de long et 35 mètres de large a levé l’ancre au port de Richard Bay en Afrique du Sud, le vendredi 26 janvier. Il faisait cap sur l’Inde lorsqu’il s’est prise dans les eaux territoriales malgaches, sur le littoral du Cap Est, tout au Sud de Tsihombe, au bout de trois jours de traversée.
Le bateau plein à craquer de charbon de terre naviguait à vue sur la pointe Sud de la Grande île quand il s’est retrouvé coincé sur le banc de sable.

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-Pollution marine à Faux cap – Du charbon de terre s’échappe d’un gros-porteur

12.03.2016 | 8:30 Actualités

Des dépôts de produits miniers sont relevés et des poussières de charbon commencent à se répandre de la coque brisée du navire panaméen échoué au large de Faux Cap. 

L’heure est grave dans la pointe sud de Madagascar,  au large de Faux Cap, dans la région Androy.  Douze jours après l’échouage du  gros-porteur panaméen MV New Mykonos, une pollution marine commence à se répandre au large. « Le MV New Mykonos est chargé de 160 000 tonnes de charbon de terre. La coque  de ce navire s’est brisée au niveau de la partie immergée de proue, lorsqu’il a buté contre le banc de sable où il s’est échoué. Des poussières de charbon sont remontées  à la surface et des dépôts sont relevés dans les fonds. En revanche, les granulats sont toujours à bord », lance l’un des techniciens dépêchés sur place dans le cadre des opérations de déséchouage.
Les près de 2 500 tonnes de carburant, destinés à faire tourner les machines pendant la longue traversée de ce gros-porteur, sont en revanche, toujours piégés dans ses réservoirs. Pour l’heure, aucune nappe de fuel ne souille le large à Faux Cap, bien que l’épée de Damoclès soit suspendu sur l’ensemble de l’écosystème du site du sinistre. « Les réservoirs du MV New Mykonos sont intacts. Les carburants  sont toujours  stockés dans la partie de la poupe de vraquier et il n’y a pas de pollution par hydrocarbures, bien qu’un déploiement de dispositif de prévention  soit déjà effectif », affirme Roland Rakoton- drasata, directeur général de l’Organe de lutte contre les événements de pollution marine par les hydrocarbures (OLEP), rattaché au ministère de l’Environnement, de l’écologie, de la mer et des forêts.
À entendre ce responsable, le pompage du fuel stocké dans les réservoirs du navire avait déjà commencé, hier.

Sophistiqués
«Cela devrait prendre à peu près 25h, mais nous faisons tout pour que cela se fasse le plus rapidement possible et pour éviter que du carburant ne s’échappe du bateau», ajoute-t-il. Il estime que si les conditions météorologiques ne dégénèrent pas, le pompage du fuel devrait se terminer au plus tôt, et « tout danger serait alors écarté ».
Des conditions climatiques hostiles n’ont pas joué ces derniers jours, en faveur de l’opération de déséchouage. « Toute la logistique et les moyens humains sont déjà sur place. Nous allons passer à la vitesse supérieure dès que le climat sera plus favorable. Par ailleurs, des échantillons du charbon de terre que transporte le navire seront prélevés et testés en laboratoire afin d’évaluer les risques écologiques que peuvent présenter toute la cargaison», poursuit Roland Rakotondrasata
Dans un communiqué conjoint, l’OLEP ainsi que l’Agence portuaire, maritime et fluviale (APMF) relatent, par ailleurs, que les tentatives de déséchouage faites par l’équipe du SMIT Salvage, mandatée par l’armateur, sont toujours en cours. De surcroît, les risques de pollution, d’une part par les hydrocarbures, et d’autre part par la cargaison de charbon de terre, ne sont pas encore à écarter, vu la présence de voies d’eau dans la double coque épaisse du MV New Mykonos.
Cet imposant vraquier panaméen de 280 mètres de long et 35 mètres de large a levé l’ancre au port de Richard Bay en Afrique du Sud, le vendredi 26 janvier. Il faisait cap sur l’Inde et voguait  sur les mers territoriales malgaches, à seulement huit kilomètres au large de Faux Cap, lorsque qu’il a percuté  à plein gaz, le 29 février, une sorte de monticule sablonneuse enfouie sous les eaux, dont l’existence semblait avoir échappé à l’équipage, malgré les matériels de navigation hyper sophistiqués à sa disposition. Seth Andriamarohasina. LExpressmada

NEW MYKONOS : 1 milliard USD de manque à gagner pour l’Etat

 De la pollution venant des cales autour du M/V NEW MIKONOS.

 

3 mois après l’échouement du navire à 5 mille marins de la commune rurale de Faux Cap, dans le district de Tsihombey, l’affaire est au point mort.

La plainte déposée par l’APMF auprès du tribunal de première instance d’Ambovombe dans le ressort duquel relève le dossier, est toujours en instance. La boîte noire n’a été obtenue qu’après maintes pressions, sur conseil de l’avocat malgache préconisant une analyse immédiate qui ne pourra plus se faire après plus de 2 mois actuellement. Les 2 remorqueurs immobilisés, toujours sur conseil de l’avocat, ont été changés en un seul bateau plus petit et sans les conditions administratives légales. Et ce, alors qu’il y a péril en la demeure à cause de la pollution provoquée par la cargaison qui a coulé avec le navire M/V NEW MYKONOS. Les 160 000 tonnes de charbon de terre ont forcément des impacts nocifs sur la faune marine et sur la population qui se nourrit des fruits de mer pêchés dans la zone polluée, selon un rapport de scientifiques de l’Université de Malmö.

Avocat. Malgré les lanceurs d’alerte, l’affaire (au sens juridique du terme) est restée sans suite. Du moins jusqu’à présent. En revanche, l’affaire (au sens de « business) attise les convoitises. Certains voudraient même remplacer l’avocat malgache constitué dans l’affaire, par un membre du barreau de Paris dont les honoraires ne sont pas à la portée du budget de l’APMF. Il serait aussi question de recourir aux conseils d’un Israélien qui ne pourrait pas non plus être payé en Franc Mofo Gasy. Du …coût, force est de se demander s’il n’y a pas derrière tout ça, une histoire de commissions ou de rétrocommissions. A la mesure même du fond(s) de l’affaire dont les dommages sont chiffrés entre 750 millions et 1 milliard de dollars US par les experts, selon le principe du « pollueur payeur ».

« mimi ». En somme, c’est le cas de le dire, un manque à gagner considérable pour les caisses de l’Etat si le propriétaire grec du navire battant pavillon panaméen venait à échapper aux filets de la justice malgache. Contrairement au vraquier, à la cargaison et à l’équipage qui auraient été déjà indemnisés par leur assureur basé à Londres, la partie malgache pourrait ne ramasser que des miettes par la faute de quelques responsables qui feraient justement ou plutôt injustement des « mimi » auprès de l’armateur. Au détriment de l’intérêt national qui risque de couler comme le M/V NEW MYKONOS. Et d’aggraver la pollution marine dans cette partie de la Grande Ile où un autre navire, en l’occurrence, le Gulserana s’était déjà échoué en 2009. Sans que les caisses de l’Etat n’aient été renflouées en conséquence alors que 200 millions de dollars auraient été empochés par les « mpibizina ». Si rien n’est fait, le M/V MIKONOS serait un bis repetita au risque de faire tomber à l’eau, la promesse présidentielle tenue à Sydney d’augmenter la superficie des aires marines protégées.

R.O.  

Escale au Havre en 2011

A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

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