Le maître mot qui vaille est… l’argent : corruption généralisée, pillage.

Tout peut s’acheter.

Corruption généralisée, trafic d’influence, enrichissement personnel, détournements de fonds, pillage des ressources naturelles, impunité totale, justice inexistante…Telles sont les tristes caractéristiques de la vie politique à Madagascar.Le maître-mot qui vaille est l’argent. Tout le monde en est l’esclave à commencer par les dirigeants qui ne sont pourtant pas les plus nécessiteux. Tout peut s’acheter dans ce pays.

On apprend en effet que les ministres auraient soudoyer les députés pour obtenir leur soutien en vue du remaniement. La signature d’un député coûterait apparemment autour de 500 000 Ar.

C’est une pratique très grave, qualifiée même de « CRIMINELLE » par l’ONU et contre laquelle il faut absolument lutter. Aussi bien le corrupteur que le corrompu sont donc des criminels, ennemis de la Nation, qui doivent être très sévère> « La corruption est un CRIME TRANSVERSAL qui sape la démocratie et la primauté du droit, entraîne des violations des violations des droits de l’homme, érode la qualité de vie et permet la criminalité organisée, le terrorisme et d’autres menaces à la sécurité humaine de s’épanouir » (Extrait de la Campagne internationale de l’ONU contre la corruption – 2015).

GTM-INT-Geneve . https://www.facebook.com/GTTINTERGE/?fref=ts-

Corruption. Payer très cher pour monter en grade.

Malagasy Tia Tanindrazana 12 mars 2016. LGDGI.

80 millions de fmg ou 16 millions Ar pour obtenir le grade de général, 75 millions de fmg ou 15 millions Ar pour entrer dans un centre de formation militaire, le même montant pour devenir magistrat, commissaire… Les chiffres font exploser les calculettes. Mais nombreux sont les supposées victimes consentantes ou ceux qui auraient bien voulu tenter leurs chances à parler de ces chiffres.

S’agit-il de simples rumeurs ou de faits qui ont quelques fondements ? Des subalternes avancent avoir découvert le pourquoi de la montée en grade inexplicable de leurs supérieurs qu’ils qualifient de « généraux valopy » ou littéralement de « généraux enveloppe ». Ce contenant suppose le gros pot-de-vin glissé pour obtenir le grade en question. Sinon, des éléments des forces de l’ordre, censés monter en grade n’ont pas tout simplement bénéficié d’un avancement, faute d’espèces sonnantes et trébuchantes. Si sous la Transition, un ministre de la Sécurité publique était connu pour avoir sur son bureau «les tarifs » à payer pour l’avancement, il n’en est plus question maintenant. Tout se fait en sourdine quel que le soit le secteur évoqué.

Quoi qu’il en soit, la corruption est généralisée et handicape de plus en plus les pauvres. Il faut aussi remarquer que les riches, qui peuvent se payer les dessous-de-table, n’ont pas toujours les compétences requises pour occuper les postes concernés. Ils « volent » ainsi les pauvres dont certains devraient être les hbommes et les femmes qu’il faut à la place qu’il faut. Auparavant, les concours d’entrée dans tel ou tel corps de fonctionnaires civils et militaires étaient les plus concernés par la corruption.

Depuis quelques temps, même l’avancement dans la carrière professionnelle au sein de l’administration est monnayé. C’est fort probablement l’une des raisons pour lesquelles le pays s’enfonce dans la pauvreté. En effet, la plupart des postes de responsabilités est confiée à des pistonnés et non aux vraies compétences. Quant à la grande majorité des postes politiques, elle se fait à coup de copinage, de favoritisme et de népotisme. Or, une partie de ces postes est connectée à l’élaboration et à la mise en œuvre de stratégies de croissance et de développement.

C’est la raison pour laquelle des formateurs chevronnés s’interrogent, par exemple, sur les compétences de ceux qui ont élaboré le système éducatif actuel. Mais si on jette un coup d’œil sur le Plan national de développement (PND), les critiques pleuvent : plus de la moitié de ce plan ne fait que recenser les erreurs des régimes précédents et selon des économistes, des étudiants en 2ème en économie peuvent faire nettement mieux pour le reste du document !

Pourtant, le PND est la politique nationale en matière de développement social et de croissance économique. Et à sa 2ème année de mise en œuvre, même le gouvernement en parle rarement.

Fanjanarivo. LGDGI.

 

A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
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