Massacres dans le sud. Executions et bombardements. Déjà 11 morts (dahalo).

Opération anti-dahalo – Onze morts et trois sites bombardés à Betroka

15.03.2016 | 8:30

 

Retour de manivelle pour les armées de dahalo qui frappent et tuent à Betroka. Traqués jusque dans leurs derniers retranchements, les malfaiteurs ont encaissé onze pertes. Trois de leurs tanières ont été bombardées.

Triple opération militaire dans la région Anosy. Des assauts simultanés, lancés par les compagnies territoriales de la gendarmerie nationale à Betroka, Taolagnaro et Bekily, ont fait onze morts. Trois repaires de dahalo, autrefois imprenables, sont tombés entre les mains de la gendarmerie, suite à des bombardements à coups de fusils lance-grenades, dont l’explosion d’un seul obus peut tout raser dans un rayon de 60 mètres.
«L’opération a été lancée jeudi tôt le matin. À Betroka, huit gendarmes, appuyés par des villageois qui ont passé un pacte avec eux, ont pénétré dans les profondeurs des forêts de Marohary, dans la commune de Jangany, où ils se sont heurtés de plein fouet avec quinze bandits retranchés, armés de fusils. Dans les rangs des malfaiteurs, huit morts sont dénombrés, dont deux célébrissimes chef dahalo», lance le lieutenant-colonel Théodule Ranaivorison, commandant du groupement de la gendarmerie de la région Anosy, qui a mis au point le plan de bataille.
En parallèle, le commandant de la compagnie territo­riale de Taolagnaro a conduit vingt gendarmes et un groupe de dahalo repentis avec qu’ils ont marché sur Andranomiforitra Mahabo.

Embuscades
L’objectif était de décapiter le régiment de dahalo le plus redouté de cette zone. Le chef de la bande a réussi à glisser à travers les filets des gendarmes qui ont tenté de le prendre en tenailles. En revanche, trois de ces miliciens armés, ont péri sur le champ de bataille.
Par ailleurs, soixante gendarmes, sous les ordres des commandants de compagnie de Betroka et de Bekily, ainsi que trois cents villageois, ont pénétré à Isoanala pour braver la mort dans des abattoirs à gendarmes, enfouis dans les montagnes de l’Andriry, où le capitaine Jonah Tsiresindahy, ancien commandant de compagnie de Betroka et cinq de ses compagnons, ont été abattus par une armée de dahalo en 2012.
«S’aventurer dans cette zone équivaut à affronter la mort. C’est dans ces points névralgiques que la piste des troupeaux volés se perd. Les poursuivants y sont les plus souvent laminés. Il est grand temps de renverser la tendance, c’est pourquoi des éléments y ont été dépêchés avec des armes performantes», indique le colonel Théodule Ranaivoarison.
D’après ses explications, les bandits de grand-chemin qui pensaient y avoir régné en maître, se terrent dans quatre tanières, localisées à Mahilivoro, Nanarena, Ambalavato et Itroho.
« Nos hommes ont eu fort à faire. Ils se sont fait surprendre à plusieurs reprises dans des déluges de feu de dahalo embusqués pendant la longue marche de 50 kilomètres à vol d’oiseau qu’ils ont du parcourir pour atteindre leur cible. Avant la tombée de la nuit, ils ont néanmoins pu détruire les campements qui pullulent dans ces lieux de repli et de réorganisation de bandits », met-il en avant. Une opération encore plus musclée est annoncée. Seth Andriamarohasina

 LEXPRESSMADA.

 

ONU – 31ème Session du Conseil des droits de l’homme: Madagascar et les exécutions extra-judiciaires

Le 15 mars dernier, devant le Conseil des Droits de l’Homme à Genève, Madagascar a été fortement critiqué pour les exécutions extrajudiciaires perpétrées par les gouvernements successifs post-putsch. De l’opération « Tandroka » à l’opération « Fahalemena », les forces de l’ordre ont massacré, pillé, tué des milliers de civils dans la région Sud, prétextant une chasse aux dahalos. Des crimes abominables ont été commis. Malgré les protestations de certains tribus courageux, l’Etat Malgache vient de faire une opération de bombardement dans trois sites, tuant des dizaines de personnes.

 

Ci-après le texte de la déclaration ainsi que le lien vidéo de l’intervention

TG

Texte de la déclaration

Lien vidéo (CETIM – Chap. 23)

 

http://webtv.un.org/watch/item4-general-debate-contd-40th-meeting-31st-regular-session-human-rights-council/4802285094001

 

Arte. Madagascar : la guerre des zébus

Dans les étendues immenses et enclavées du Sud Malgache, les « dahalos« , ces voleurs de zébus, dérobent des milliers de bêtes et terrorisent les villageois.

Les légendes locales leur prêtent même des pouvoirs magiques. Le Premier Ministre a trouvé la réponse, ce sera la grande bataille, l’opération anti-voleurs de zébu. Un millier d’hommes sensés débarrasser l’île de ses hors-la-loi. Une campagne militaire qui atteint rarement son but et s’enlise. L’Etat de droit est bafoué, de bavures en exécutions extra-judiciaires, mettant en première ligne des populations déshéritées.

Video Arte. 

De Charles Emptaz, Pierre Creisson et Xavier Gaillard – ARTE GEIE / La Bonne Prod – France 2015

Audio. Interview

 

 Le zébu, richesse économique

A Madagascar, posséder un zébu est une richesse économique. En effet, la majorité des habitants vit avec moins de 40€ par mois. La vente d’un zébu rapporte environ 120€ à son propriétaire. Le zébu est par ailleurs un producteur de fumier, indispensable à l’agriculture car les prix des engrais chimiques sont comparables à ceux en Europe et donc hors de portée des agriculteurs.

 Le zébu, outil de travail

Le riz est la principale culture du pays. Elle occupe les trois-quarts de la population agricole. Le zébu y joue un rôle important, car il piétine les rizières qu’il faudrait bêcher sans sa présence. Posséder un zébu pour les travaux agricoles est par ailleurs hautement symbolique, car le bêchage était autrefois assigné aux esclaves par décret royal.

 Le zébu, animal de tous les rites

Que ce soit pour les funérailles, les mariages, les naissances ou pour demander la protection  des ancêtres, le zébu est l’animal sacrificiel par excellence. Sa viande est largement consommée lors des cérémonies et il existe des prescriptions strictes sur les caractéristiques des animaux sacrifiés. Certains sont très prisés comme le zébu à tête blanche, alors que d’autres sont considérés comme impropres au sacrifice.

Le zébu et le vol rituel

Dans certaines populations de Madagascar (chez les Bars), le vol de zébu est une tradition ! Pour entrer dans l’âge adulte et pouvoir se marier, les jeunes garçons doivent montrer leur courage en volant un zébu. Un acte de bravoure et de séduction qui n’a rien à voir avec le banditisme et la violence qu’a pris le phénomène depuis quelques années.

Le zébu, symbole de Madagascar en danger

On trouve le zébu un peu partout : sur le sceau du pays, sur les pièces de monnaie, les timbres… Or l’instabilité politique et économique du pays a des conséquences sur les cheptels qui diminuent depuis deux décennies. Une situation qui inquiète l’ordre national des vétérinaires de Madagascar, qui estime qu’à ce rythme, l’élevage de zébu pourrait disparaître de l’île d’ici quelques années.

– See more at: http://info.arte.tv/fr/madagascar-la-guerre-des-zebus#sthash.yedkxZAZ.dpuf

Rappel.

Armée, gendarmerie, dahalos. Scènes de guerres dans le Sud. Com du GTT International-Genève.

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A propos Mouvement des Citoyens Malagasy de Paris

Pour une prise de conscience citoyenne des Malagasy
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