« Mayotte xénophobe »… Les Comoriens s’entretuent.

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Mayot’ News. 28/04/2016.

Immigration clandestine : Mayotte, lagon de la xénophobie selon l’Humanité.

Avec l’inquiétante augmentation de l’insécurité dans l’ile et la participation active de nombreux immigrés clandestins dans ce fléau, plusieurs milices se sont formés dans des villages de Mayotte pour expulser de leur case les personnes impliquées dans les différents délits (cambriolages, violences, vandalisme…). Dernier exemple en date ce mercredi à M’tsangaboua dans le nord, où les villageois ont procédé à deux opérations d’expulsion à l’encontre de deux domiciles qui hébergeaient deux ressortissants impliqués dans des cambriolages et des violences verbales. En écho à cette situation, le média national « L’humanité » a rédigé sur son site un article accusant les mahorais de xénophobie. Nous reproduisons ci-dessous intégralement l’article. Chacun se fera sa propre opinion :

 » Sur l’île, des groupes violents se sont constitués et mènent une véritable chasse aux étrangers sous le regard complice des autorités françaises. Les associations tirent la sonnette d’alarme.

Un ouragan de xénophobie est en train de frapper Mayotte, l’île comorienne devenue département français, depuis 2009. Depuis le début de l’année, plusieurs centaines de comoriens originaires d’autres îles de l’archipel subissent harcèlements et expulsions de la part de groupes mahorais violents. «Du côté de la préfecture, silence radio. Indique la Cimade. Elle laisse perdurer une situation d’impunité totale et ne remplit pas ses missions de préservation de l’ordre public. Cette absence de réaction de l’État est honteuse et dangereuse pour les habitants de Mayotte.»

– Femmes, enfants, vieillard jetés à la rue –

En décembre, dans un village du sud de l’île, un premier groupe s’est constitué en «collectif des habitants de Tsimkoura». Il adresse alors un courrier aux autorités et fixe un ultimatum aux propriétaires afin qu’ils expulsent les étrangers à qui ils louent leur habitation.

Les 10 et 17 janvier entre 200 et 300 personnes sont violemment expulsées de leurs bangas par ces groupes xénophobes. Des femmes, des enfants, des vieillards en situation régulière ou non sont jetés à la rue en pleine période de pluie.

Le 22 février, la violence monte encore d’un cran, avec l’incendie de plusieurs habitations. Au mois de mars, le vent de la haine souffle sur d’autres villages. Le 17 mars, Solutions éducatives, une association comorienne du village de Poroani, adresse un courrier au préfet, à la mairie, à la gendarmerie et au procureur en sollicitant leur intervention. «La seule réaction publique a été de renforcer la présence de gendarmes sur place, déplore l’association. Mais ces derniers étaient uniquement chargés de veiller à ce qu’il n’y ait pas de violences sur les personnes. Ils ne sont donc pas intervenus pendant les expulsions.» Plusieurs dizaines d’habitants ont été chassées de chez eux.

Dans cette autre partie de l’île, une deuxième vague d’expulsions a eu lieu le dimanche 27 mars. «Les gendarmes filmaient les destructions des habitations mais n’intervenaient pas», explique encore Solutions éducatives.

– Les autorités complices –

A l’inaction des pouvoirs publics s’ajoutent les déclarations du premier adjoint du chef-lieu de l’île, parlant de «guerre de libération», ainsi que l’appel du directeur de publication d’un hebdomadaire mahorais à «envoyer l’armée pour nettoyer les bidonvilles des clandestins».

La Cimade lance un cri d’alarme et «appelle le gouvernement à repenser sa politique mahoraise, à en finir avec le régime dérogatoire du droit des étrangers outre-mer». Renforcement du contrôle de la frontière avec les Comores, maintien du «Visa-Balladur», augmentation des expulsions, négation du droit du sol…

La logique sécuritaire qui sévit depuis trop longtemps dans cette enclave coloniale française, rend les autorités doublement complices de cette tempête xénophobe.  »

(humanite.fr)

Mayot’ News. 9 Mai 2016.

Immigration clandestine : Chasse aux clandestins à Choungui et Koungou.

Les expulsions des sans-papiers se poursuivent et se multiplient dans les différents villages de Mayotte.

Opérées par les villageois eux-mêmes, ces actions de force ont notamment pour but de les expulser des cases qu’ils ont illégalement construites sur des terrains appartenant à la population mahoraise.

Pour les expulsés, il s’agit essentiellement de comoriens en situation irrégulière. A Choungui ce dimanche, c’est une cinquantaine de cases qui a été détruite et ses anciens occupants priés de quitter le village.

A Koungou hier, la population a également mené des opérations similaires à l’encontre de clandestins venus d’Anjouan qui ont été expulsés de la commune. Pour le porte-parole du collectif de Koungou, il s’agit d’une « lutte pour récupérer les terres spoliées illégalement par une population en situation irrégulière qui est devenue au fil du temps indésirable ».

A noter que les forces de l’ordre ont assisté à ces différentes opérations d’expulsion mais ne sont pas intervenues.

A souligner également qu’un collectif des habitants de Bouéni a vu le jour dernièrement et qu’il entend procéder à son tour à des expulsions de clandestins dans la semaine.

Mayot’ News. 10/05/2016.
Immigration clandestine : Les expulsés de Choungui sont à la rue.

Nous le relations hier, une cinquantaine de cases construites et occupées illégalement par des clandestins à Choungui ont été détruites ce dimanche. D’autres opérations de destructions ont également eu lieu dans la nuit de lundi à mardi.Ces expulsions qui sont opérées par les villageois ont désormais pour conséquence le regroupement de ces plusieurs familles de clandestins tout le long de la route principale menant à Choungui.

Femmes et enfants pour la plupart se retrouvent sans domicile mais surtout sans direction fixe tandis que le Maire de la commune de Kani-Kéli, Ahmed Soilihi, dit ne pas avoir les moyens de reloger ces personnes en situation irrégulière.

Selon le Premier Magistrat, il appartient au Préfet de Mayotte de proposer des solutions durables qui permettraient à toutes ces personnes de sortir de la rue.

(image : ktv)

Les Comoriens expulsés

La Chasse aux étrangers à Mayotte

Video des expulsés

 –

Lire aussi : Mayotte, la chasse aux étragers par la population est ouverte . HabarizaComores.

La Honte Hugues Le Malgache

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